La peine de mort dans le monde — Ministère des Affaires Etrangères belge https://www.peinedemort.org/rss/organisation?id=57 Ministère des Affaires Etrangères belge : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2018 Tue, 20 Feb 2018 16:22:39 +0100 Thu, 11 Jan 2018 17:56:23 +0100 120 M. Reynders plaide auprès de son homologue iranien pour que le professeur de la VUB ne soit pas exécuté https://www.peinedemort.org/document/9708 Le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, a exprimé jeudi auprès de son homologue iranien, Mohammad Javad Zarif, son espoir que la peine de mort prononcée en Iran contre l'universitaire irano-suédois Ahmadreza Djalali pour espionnage au profit d'Israël « ne soit pas exécutée ». « Nous (la Belgique) sommes contre la peine de mort, nous plaidons (en faveur de son abrogation) », a-t-il affirmé à la presse à l'issue d'un entretien au palais d'Egmont à Bruxelles avec le chef de la diplomatie iranienne. « J'ai encore demandé aujourd'hui (à M. Javad Zarif) que la peine de mort (prononcée contre le Dr Djalali) ne soit pas exécutée », a ajouté M. Reynders. M. Reynders a révélé que le Premier ministre Charles Michel avait adressé une lettre en ce sens au président iranien Hassan Rohani. M. Djalali, un spécialiste de la médecine d'urgence résidant en Suède et qui été professeur invité à l'Université flamande de Bruxelles (VUB, Vrije Universiteit Brussel), a été arrêté en avril 2016 sous l'accusation d'intelligence avec le Mossad, le service du renseignement extérieur israélien. Selon Téhéran, il serait lié à l'assassinat de deux responsables du programme nucléaire iranien tués par des bombes collées à leur voiture il y a quelques années. Il a été condamné à mort le 21 octobre dernier au terme d'un procès jugé non équitable par quatre rapporteurs de l'ONU, qui ont appelé en décembre l'Iran à annuler « immédiatement » cette condamnation à mort et à une remise en liberté l'universitaire iranien. Sa peine a toutefois été confirmée début décembre par la Cour suprême iranienne en dépit d'un vaste mouvement de soutien en Belgique.
« J'ai encore demandé aujourd'hui (à M. Javad Zarif) que la peine de mort (prononcée contre le Dr Djalali) ne soit pas exécutée », a ajouté M. Reynders.

M. Reynders a révélé que le Premier ministre Charles Michel avait adressé une lettre en ce sens au président iranien Hassan Rohani.

M. Djalali, un spécialiste de la médecine d'urgence résidant en Suède et qui été professeur invité à l'Université flamande de Bruxelles (VUB, Vrije Universiteit Brussel), a été arrêté en avril 2016 sous l'accusation d'intelligence avec le Mossad, le service du renseignement extérieur israélien. Selon Téhéran, il serait lié à l'assassinat de deux responsables du programme nucléaire iranien tués par des bombes collées à leur voiture il y a quelques années.

Il a été condamné à mort le 21 octobre dernier au terme d'un procès jugé non équitable par quatre rapporteurs de l'ONU, qui ont appelé en décembre l'Iran à annuler « immédiatement » cette condamnation à mort et à une remise en liberté l'universitaire iranien.

Sa peine a toutefois été confirmée début décembre par la Cour suprême iranienne en dépit d'un vaste mouvement de soutien en Belgique.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9708 Thu, 11 Jan 2018 00:00:00 +0100 Belga - Agence Télégraphique Belge de Presse
Didier Reynders rencontre le Ministre iranien des Affaires étrangères Zarif https://www.peinedemort.org/document/9710 Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Didier Reynders a rencontré aujourd'hui le Ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif au Palais d'Egmont à Bruxelles. Il a notamment soulevé le cas de Ahmadreza Djalali et insisté auprès du Ministre Zarif pour que la peine de mort ne lui soit pas appliquée. Didier Reynders a répété la position de principe de la Belgique contre la peine de mort et pour le respect d'un procès équitable. Le cas de Hamid Babaeï et d'autres questions relatives aux droits de l'Homme ont également été abordés. Les deux ministres ont également discuté de la mise en œuvre de l'accord nucléaire JCPOA. Plus tôt dans la journée, le Ministre Zarif avait déjà eu des contacts à ce sujet avec l'Union Européenne et avec ses collègues allemand, français et britannique. Le Ministre Reynders a souligné l'importance du JCPOA. Selon lui, toutes les parties doivent se tenir aux conditions de cet accord. Néanmoins, ceci n'enlève rien au fait que d'autres sujets de préoccupation comme le programme de missiles balistiques et le rôle régional de l'Iran doivent être examinés de manière critique. Didier Reynders a appelé son collègue à faire bon usage de l'influence de l'Iran dans la région, notamment en exerçant une pression sur le régime Syrien pour qu'il participe de manière constructive au processus de négociation de Genève sous la direction de l'Envoyé Spécial Staffan De Mistura. Les évènements récents en Iran, au cours desquels des milliers d'iraniens ont manifesté contre la situation économique et sociale, ont également été soulevés par le Ministre Reynders. Il a plaidé auprès de son homologue pour la liberté d'expression et le droit de manifester pacifiquement. Les ministres ont discuté enfin des relations entre la Belgique et l'Iran et du besoin de renforcer ces liens notamment sur le plan économique.
Les deux ministres ont également discuté de la mise en œuvre de l'accord nucléaire JCPOA. Plus tôt dans la journée, le Ministre Zarif avait déjà eu des contacts à ce sujet avec l'Union Européenne et avec ses collègues allemand, français et britannique. Le Ministre Reynders a souligné l'importance du JCPOA. Selon lui, toutes les parties doivent se tenir aux conditions de cet accord. Néanmoins, ceci n'enlève rien au fait que d'autres sujets de préoccupation comme le programme de missiles balistiques et le rôle régional de l'Iran doivent être examinés de manière critique. Didier Reynders a appelé son collègue à faire bon usage de l'influence de l'Iran dans la région, notamment en exerçant une pression sur le régime Syrien pour qu'il participe de manière constructive au processus de négociation de Genève sous la direction de l'Envoyé Spécial Staffan De Mistura.

Les évènements récents en Iran, au cours desquels des milliers d'iraniens ont manifesté contre la situation économique et sociale, ont également été soulevés par le Ministre Reynders. Il a plaidé auprès de son homologue pour la liberté d'expression et le droit de manifester pacifiquement. Les ministres ont discuté enfin des relations entre la Belgique et l'Iran et du besoin de renforcer ces liens notamment sur le plan économique.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9710 Thu, 11 Jan 2018 00:00:00 +0100 Ministère des Affaires Etrangères belge
Belgique : "Des contacts réguliers avec l'Iran" au sujet du prof de la VUB https://www.peinedemort.org/document/9661 "Le ministre et notre ambassade suivent l'affaire en permanence", a réagi lundi matin le porte-parole du ministre des Affaires étrangères Didier Reynders après qu'il soit clairement apparu, comme le rappelait dimanche soir la VUB, que l'avocat du professeur Ahmadreza Djalali n'avait pas fait appel de la condamnation à mort de son client. L'exécution du docteur Djalali semble dès lors inéluctable. "Il y a des contacts réguliers avec les autorités iraniennes." L'ambassade belge à Téhéran collabore sur place avec l'ambassade suédoise et les diplomates européens, le professeur ayant également résidé en Suède. Le porte-parole de Didier Reynders rappelle que le ministre "a plaidé dans ses contacts politiques pour une abolition ou un moratoire sur la peine de mort." L'ambassade belge a également réclamé à la demande du ministre Reynders "un procès équitable." La VUB avait appelé dimanche soir les hommes politiques, diplomates, scientifiques et autres citoyens à dénoncer fermement cette situation. Depuis avril 2016, le professeur irano-suédois Ahmadreza Djalali - également actif à la VUB dans le domaine de la médecine de catastrophe - est détenu à Téhéran. Le mois dernier - après 19 mois d'emprisonnement - il a été condamné à la peine capitale. Le professeur a alors chargé son avocat de faire appel de la sentence. Cet appel devait être introduit dans les trois semaines, mais il semble qu'il ne soit jamais parvenu à la Cour Suprême. "La seule explication de cette erreur légale est que le soi-disant avocat d'Ahmadreza est de connivence avec le juge Salavati du Tribunal révolutionnaire iranien, qui a condamné le Dr. Djalali à la peine de mort après torture physique et psychologique, et sans procès équitable ou public", explique le professeur Gerlant van Berlaer de l'UZ Brussel. L'ambassade belge à Téhéran collabore sur place avec l'ambassade suédoise et les diplomates européens, le professeur ayant également résidé en Suède.

Le porte-parole de Didier Reynders rappelle que le ministre "a plaidé dans ses contacts politiques pour une abolition ou un moratoire sur la peine de mort." L'ambassade belge a également réclamé à la demande du ministre Reynders "un procès équitable."

La VUB avait appelé dimanche soir les hommes politiques, diplomates, scientifiques et autres citoyens à dénoncer fermement cette situation.

Depuis avril 2016, le professeur irano-suédois Ahmadreza Djalali - également actif à la VUB dans le domaine de la médecine de catastrophe - est détenu à Téhéran. Le mois dernier - après 19 mois d'emprisonnement - il a été condamné à la peine capitale. Le professeur a alors chargé son avocat de faire appel de la sentence. Cet appel devait être introduit dans les trois semaines, mais il semble qu'il ne soit jamais parvenu à la Cour Suprême.

"La seule explication de cette erreur légale est que le soi-disant avocat d'Ahmadreza est de connivence avec le juge Salavati du Tribunal révolutionnaire iranien, qui a condamné le Dr. Djalali à la peine de mort après torture physique et psychologique, et sans procès équitable ou public", explique le professeur Gerlant van Berlaer de l'UZ Brussel.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9661 Mon, 11 Dec 2017 00:00:00 +0100 Belga - Agence Télégraphique Belge de Presse
15ème Journée européenne et mondiale contre la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/9581 C'est aujourd'hui la 15ème Journée européenne et mondiale contre la peine de mort. Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Didier Reynders saisit cette occasion pour rappeler explicitement l'engagement de la Belgique en faveur de l'abolition universelle de la peine de mort. La peine de mort est une violation grave de la dignité humaine. Le Ministre déplore le fait que certains pays continuent à appliquer la peine de mort, y compris pour des formes particulières de conduite telles que l'apostasie, le blasphème, l'adultère et les relations sexuelles entre personnes de même sexe. Le thème de cette 15ème journée internationale contre la peine de mort est la pauvreté et la peine capitale. Ce thème correspond à la résolution que le Conseil des Droits de l'Homme a adoptée récemment à l'initiative de la Belgique. Cette résolution porte sur le droit à l'égalité et à la non-discrimination. Selon les experts onusiens sur les droits de l'Homme, la peine de mort est en réalité une peine réservée aux personnes appartenant à des groupes socio-économiques défavorisés. L'impact disproportionné de la peine de mort sur les personnes démunies montre que la peine de mort viole non seulement le droit à la vie, mais souvent aussi un certain nombre d'autres normes internationales, telles que le droit à un procès équitable et le droit à la non-discrimination. L'objectif final de la Belgique et de l'Union européenne est l'abolition complète de la peine de mort. Il s'agit d'un travail à long terme, mené sur différents fronts. C'est dans ce contexte que notre pays accueillera, avec l'Union européenne, le Septième Congres Mondial contre la Peine de Mort à Bruxelles en février 2019.
La peine de mort est une violation grave de la dignité humaine. Le Ministre déplore le fait que certains pays continuent à appliquer la peine de mort, y compris pour des formes particulières de conduite telles que l'apostasie, le blasphème, l'adultère et les relations sexuelles entre personnes de même sexe.

Le thème de cette 15ème journée internationale contre la peine de mort est la pauvreté et la peine capitale. Ce thème correspond à la résolution que le Conseil des Droits de l'Homme a adoptée récemment à l'initiative de la Belgique. Cette résolution porte sur le droit à l'égalité et à la non-discrimination. Selon les experts onusiens sur les droits de l'Homme, la peine de mort est en réalité une peine réservée aux personnes appartenant à des groupes socio-économiques défavorisés. L'impact disproportionné de la peine de mort sur les personnes démunies montre que la peine de mort viole non seulement le droit à la vie, mais souvent aussi un certain nombre d'autres normes internationales, telles que le droit à un procès équitable et le droit à la non-discrimination.

L'objectif final de la Belgique et de l'Union européenne est l'abolition complète de la peine de mort. Il s'agit d'un travail à long terme, mené sur différents fronts. C'est dans ce contexte que notre pays accueillera, avec l'Union européenne, le Septième Congres Mondial contre la Peine de Mort à Bruxelles en février 2019.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9581 Tue, 10 Oct 2017 00:00:00 +0200 Ministère des Affaires Etrangères belge
Didier Reynders se félicite que le Conseil des droits de l'homme ait accepté la résolution de la Belgique sur la peine capitale https://www.peinedemort.org/document/9574 Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Didier Reynders se félicite que le Conseil des droits de l'homme à Genève ait adopté aujourd'hui une nouvelle résolution belge concernant la peine de mort. Cette initiative, prise avec le Bénin, le Costa Rica, la France, le Mexique, la Mongolie, la Moldavie et la Suisse, a été soutenue par une soixantaine de pays des 5 continents. La résolution porte sur le droit à l'égalité et à la non-discrimination. Dans les pays où la peine de mort est toujours appliquée, ce sont les personnes appartenant à des groupes minoritaires ou les personnes vulnérables qui en sont le plus souvent victimes. La résolution condamne également l'application de la peine de mort en tant que sanction pénale pour certaines formes de conduite telles que l'apostasie, le blasphème, l'adultère et les relations sexuelles entre des personnes du même sexe. Elle prévoit également une table ronde de haut niveau sur le droit à l'égalité et à la non-discrimination pendant la session de mars 2018 du Conseil des droits de l'homme. Cette initiative montre l'engagement continu de la Belgique pour protéger et promouvoir les droits de l'homme, avec une attention particulière à la lutte contre la peine capitale. C'est dans ce contexte que notre pays organisera ensemble avec l'Union européenne le Septième Congrès mondial contre la Peine de Mort à Bruxelles en février 2019.
Cette initiative, prise avec le Bénin, le Costa Rica, la France, le Mexique, la Mongolie, la Moldavie et la Suisse, a été soutenue par une soixantaine de pays des 5 continents.

La résolution porte sur le droit à l'égalité et à la non-discrimination. Dans les pays où la peine de mort est toujours appliquée, ce sont les personnes appartenant à des groupes minoritaires ou les personnes vulnérables qui en sont le plus souvent victimes. La résolution condamne également l'application de la peine de mort en tant que sanction pénale pour certaines formes de conduite telles que l'apostasie, le blasphème, l'adultère et les relations sexuelles entre des personnes du même sexe. Elle prévoit également une table ronde de haut niveau sur le droit à l'égalité et à la non-discrimination pendant la session de mars 2018 du Conseil des droits de l'homme.

Cette initiative montre l'engagement continu de la Belgique pour protéger et promouvoir les droits de l'homme, avec une attention particulière à la lutte contre la peine capitale. C'est dans ce contexte que notre pays organisera ensemble avec l'Union européenne le Septième Congrès mondial contre la Peine de Mort à Bruxelles en février 2019.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9574 Fri, 29 Sep 2017 00:00:00 +0200 Ministère des Affaires Etrangères belge
La Belgique au sein de l'alliance mondiale contre le commerce de biens utilisés pour la peine capitale et la torture https://www.peinedemort.org/document/9575 Le Vice Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Didier Reynders a pris part aujourd'hui, en marge de l'ouverture de la 72ème session de l'Assemblée Générale des Nations-Unies à New York, à l'évènement de lancement de l'alliance mondiale pour mettre fin au commerce de biens utilisés pour infliger la peine capitale et des tortures. Cette alliance encouragera d'autres pays à suivre l'exemple de la réglementation avancée de l'UE en la matière. Cette réglementation prévoit une interdiction du commerce de biens qui peuvent être utilisés pour infliger la peine capitale et des tortures. Elle impose aussi des contrôles à l'exportation des biens qui peuvent être utilisés à cette fin. Le Ministre Reynders a profité de cette occasion pour annoncer que le Septième Congrès Mondial contre la Peine de Mort aura lieu en février 2019 à Bruxelles.
Cette alliance encouragera d'autres pays à suivre l'exemple de la réglementation avancée de l'UE en la matière. Cette réglementation prévoit une interdiction du commerce de biens qui peuvent être utilisés pour infliger la peine capitale et des tortures. Elle impose aussi des contrôles à l'exportation des biens qui peuvent être utilisés à cette fin.

Le Ministre Reynders a profité de cette occasion pour annoncer que le Septième Congrès Mondial contre la Peine de Mort aura lieu en février 2019 à Bruxelles.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9575 Tue, 19 Sep 2017 00:00:00 +0200 Ministère des Affaires Etrangères belge