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    <title>La peine de mort dans le monde — Afghanistan</title>
    <link>https://www.peinedemort.org/rss/pays/AFG</link>
    <description>Afghanistan : tous les documents concernant la peine de mort.</description>
    <language>fr</language>
    <copyright>Sophie Fotiadi &amp;lt;sophie.fotiadi@peinedemort.org&amp;gt;, 2026</copyright>
    <pubDate>Sun, 05 Apr 2026 12:57:06 +0000</pubDate>
    <lastBuildDate>Mon, 19 Jan 2026 19:57:30 +0000</lastBuildDate>
    <ttl>120</ttl>
    <item>
      <title>Peine de mort : davantage d'exécutions dans certains pays malgré la tendance à l'abolition</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12556</link>
      <description>Alors que le monde semblait s'engager vers l'abolition universelle, 2025 marque un recul brutal : Iran, Arabie saoudite, États-Unis, Chine, Afghanistan… quelques États intensifient les exécutions, notamment pour des délits liés à la drogue, et font grimper le compteur mondial.&#13;
&#13;
Le Bureau des droits de l'homme de l'ONU indique avoir constaté une « hausse alarmante » du recours à la peine capitale en 2025, en particulier pour des infractions qui ne répondent pas au critère des « crimes les plus graves » requis par le droit international, « la poursuite des exécutions de personnes condamnées pour des crimes commis lorsqu'elles étaient mineures, ainsi que le secret persistant qui entoure les exécutions ».&#13;
&#13;
« Cela est non seulement incompatible avec le droit international, mais également inefficace pour dissuader la criminalité », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk.&#13;
&#13;
Outil d'intimidation&#13;
&#13;
Si le Haut-Commissaire alerte sur ces dérives, des pays comme l'Iran montrent, chiffres à l'appui, la réalité de cette tendance inquiétante. Dans ce pays, au moins 1.500 personnes ont été exécutées, dont 47 % pour des délits liés à la drogue. &#13;
&#13;
« L'ampleur et le rythme des exécutions suggèrent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État », a observé Volker Türk. &#13;
&#13;
En Arabie saoudite, 356 personnes ont été exécutées, dépassant le record de 2024, dont 78 % pour des infractions liées à la drogue. Parmi elles, au moins deux étaient mineures au moment des faits.&#13;
&#13;
Aux États-Unis, 47 exécutions ont été réalisées, le niveau le plus élevé en 16 ans, avec la généralisation de l'asphyxie au gaz, suscitant des inquiétudes sur la cruauté des peines. &#13;
&#13;
En Afghanistan, des exécutions publiques ont perduré, quatre personnes ayant été tuées par les proches des victimes le 11 avril 2025.&#13;
&#13;
Chine et Corée du Nord&#13;
&#13;
Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour. En Chine et en Corée du Nord, le secret autour de la peine de mort empêche d'obtenir des chiffres fiables. Enfin, en Biélorussie, le champ des crimes passibles de la peine capitale a été élargi dans le cadre des lois sur la sécurité nationale et le terrorisme.&#13;
&#13;
Alors que certaines régions restent marquées par l'opacité ou l'expansion de la peine de mort, d'autres pays, comme Israël et le Hamas à Gaza, attirent l'attention en raison de projets et pratiques ciblant des populations spécifiques.&#13;
&#13;
En Israël, des projets de loi visent à étendre la peine de mort aux Palestiniens, suscitant de sérieuses inquiétudes sur le respect du droit international et des procès équitables. Selon l'ONU, des exécutions menées par le Hamas à Gaza constituent également des violations des droits de l'homme.&#13;
&#13;
Des États freinent le recours aux exécutions&#13;
&#13;
En revanche, quelques États montrent des signes de progrès, réduisant le recours à la peine capitale et limitant les crimes passibles d'exécution. C'est le cas du Vietnam, qui a réduit le nombre d'infractions passibles de la peine de mort. &#13;
&#13;
Le Pakistan a supprimé deux infractions passibles de la peine capitale, tout en en conservant 29. Le Zimbabwe a aboli la peine de mort pour les crimes de droit commun fin 2024, et le Kenya a entamé une révision législative de la peine capitale.&#13;
&#13;
En Malaisie, plus de 1.000 personnes ont été retirées du risque d'exécution grâce à la révision des peines. Au Kirghizistan, la Cour constitutionnelle a confirmé l'interdiction de la peine de mort, jugeant inconstitutionnel un projet de loi visant à la réintroduire.&#13;
&#13;
Ces avancées mettent en lumière l'écart avec d'autres pays. Le chef des droits de l'homme de l'ONU appelle à instaurer un moratoire sur les exécutions, à commuer toutes les condamnations à mort et à s'engager vers l'abolition totale.&#13;
&#13;
« La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et elle peut conduire à l'exécution de personnes innocentes. Dans la pratique, la peine de mort est aussi souvent appliquée de manière arbitraire et discriminatoire, en violation des principes fondamentaux d'égalité devant la loi », a fait valoir M. Türk.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Alors que le monde semblait s'engager vers l'abolition universelle, 2025 marque un recul brutal : Iran, Arabie saoudite, États-Unis, Chine, Afghanistan… quelques États intensifient les exécutions, notamment pour des délits liés à la drogue, et font grimper le compteur mondial.<br />
<br />
Le Bureau des droits de l'homme de l'ONU indique avoir constaté une « hausse alarmante » du recours à la peine capitale en 2025, en particulier pour des infractions qui ne répondent pas au critère des « crimes les plus graves » requis par le droit international, « la poursuite des exécutions de personnes condamnées pour des crimes commis lorsqu'elles étaient mineures, ainsi que le secret persistant qui entoure les exécutions ».<br />
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« Cela est non seulement incompatible avec le droit international, mais également inefficace pour dissuader la criminalité », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk.<br />
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Outil d'intimidation<br />
<br />
Si le Haut-Commissaire alerte sur ces dérives, des pays comme l'Iran montrent, chiffres à l'appui, la réalité de cette tendance inquiétante. Dans ce pays, au moins 1.500 personnes ont été exécutées, dont 47 % pour des délits liés à la drogue. <br />
<br />
« L'ampleur et le rythme des exécutions suggèrent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État », a observé Volker Türk. <br />
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En Arabie saoudite, 356 personnes ont été exécutées, dépassant le record de 2024, dont 78 % pour des infractions liées à la drogue. Parmi elles, au moins deux étaient mineures au moment des faits.<br />
<br />
Aux États-Unis, 47 exécutions ont été réalisées, le niveau le plus élevé en 16 ans, avec la généralisation de l'asphyxie au gaz, suscitant des inquiétudes sur la cruauté des peines. <br />
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En Afghanistan, des exécutions publiques ont perduré, quatre personnes ayant été tuées par les proches des victimes le 11 avril 2025.<br />
<br />
Chine et Corée du Nord<br />
<br />
Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour. En Chine et en Corée du Nord, le secret autour de la peine de mort empêche d'obtenir des chiffres fiables. Enfin, en Biélorussie, le champ des crimes passibles de la peine capitale a été élargi dans le cadre des lois sur la sécurité nationale et le terrorisme.<br />
<br />
Alors que certaines régions restent marquées par l'opacité ou l'expansion de la peine de mort, d'autres pays, comme Israël et le Hamas à Gaza, attirent l'attention en raison de projets et pratiques ciblant des populations spécifiques.<br />
<br />
En Israël, des projets de loi visent à étendre la peine de mort aux Palestiniens, suscitant de sérieuses inquiétudes sur le respect du droit international et des procès équitables. Selon l'ONU, des exécutions menées par le Hamas à Gaza constituent également des violations des droits de l'homme.<br />
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Des États freinent le recours aux exécutions<br />
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En revanche, quelques États montrent des signes de progrès, réduisant le recours à la peine capitale et limitant les crimes passibles d'exécution. C'est le cas du Vietnam, qui a réduit le nombre d'infractions passibles de la peine de mort. <br />
<br />
Le Pakistan a supprimé deux infractions passibles de la peine capitale, tout en en conservant 29. Le Zimbabwe a aboli la peine de mort pour les crimes de droit commun fin 2024, et le Kenya a entamé une révision législative de la peine capitale.<br />
<br />
En Malaisie, plus de 1.000 personnes ont été retirées du risque d'exécution grâce à la révision des peines. Au Kirghizistan, la Cour constitutionnelle a confirmé l'interdiction de la peine de mort, jugeant inconstitutionnel un projet de loi visant à la réintroduire.<br />
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Ces avancées mettent en lumière l'écart avec d'autres pays. Le chef des droits de l'homme de l'ONU appelle à instaurer un moratoire sur les exécutions, à commuer toutes les condamnations à mort et à s'engager vers l'abolition totale.<br />
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« La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et elle peut conduire à l'exécution de personnes innocentes. Dans la pratique, la peine de mort est aussi souvent appliquée de manière arbitraire et discriminatoire, en violation des principes fondamentaux d'égalité devant la loi », a fait valoir M. Türk.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12556</guid>
      <pubDate>Mon, 19 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Organisation des Nations Unies</author>
    </item>
    <item>
      <title>« Augmentation alarmante » du recours à la peine capitale dans le monde en 2025, alerte l'ONU</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12557</link>
      <description>Le recours à la peine capitale dans le monde connaît une « augmentation alarmante », a alerté lundi le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, manifestant sa préoccupation face à la situation en Iran, en Arabie Saoudite ou aux États-Unis notamment.&#13;
&#13;
« Alors que la tendance mondiale générale continue d'évoluer vers l'abolition universelle de la peine de mort, le nombre d'exécutions a fortement augmenté en 2025, principalement en raison d'une hausse significative dans un petit nombre d'États qui la maintiennent », a souligné lundi Volker Türk dans un communiqué publié à Genève. « Mon bureau a constaté une augmentation alarmante du recours à la peine capitale en 2025, notamment pour des infractions ne répondant pas au critère des +crimes les plus graves+ requis par le droit international », a déclaré le responsable onusien.&#13;
&#13;
En Iran, où au moins 1.500 personnes auraient été exécutées en 2025, selon M. Türk, « l'ampleur et le rythme des exécutions évoquent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État ». En Arabie saoudite, au moins 356 personnes, dont au moins deux mineurs, auraient été exécutées en 2025, « dépassant ainsi le précédent record établi en 2024 ». Aux États-Unis, 47 exécutions ont eu lieu en 2025, soit le nombre le plus élevé en 16 ans, selon le Haut-Commissariat. « Le recours à l'exécution par asphyxie au gaz, introduit aux États-Unis en 2024, s'est généralisé, suscitant de vives inquiétudes quant à d'éventuelles pratiques de torture ou des châtiments cruels », a-t-il encore relevé.&#13;
&#13;
En Afghanistan, les exécutions publiques se sont poursuivies, en violation du droit international, ajoute M. Türk, mentionnant les exécutions en avril de quatre personnes « par les proches des victimes dans des stades des provinces de Badghis, Nimroz et Farah ». Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour, et en Chine et en Corée du Nord, « le recours à la peine de mort demeure opaque, ce qui rend difficile l'obtention de chiffres précis ».&#13;
&#13;
M. Türk a également indiqué qu'en Israël, plusieurs propositions législatives visent à « étendre le recours à la peine de mort en introduisant des dispositions de peine capitale obligatoire qui s'appliqueraient exclusivement aux Palestiniens ». « Ceci soulève de graves préoccupations quant à la violation de leurs droits à une procédure régulière », a-t-il souligné tout en dénonçant dans le même temps les « exécutions perpétrées par le Hamas à Gaza », qui selon lui « constituent également des violations flagrantes des droits de l'homme ».&#13;
&#13;
M. Türk a enfin salué les mesures encourageantes prises cette année au Vietnam, au Pakistan, au Zimbabwe, au Kenya ou en Malaisie pour limiter le recours à la peine de mort. « La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et peut conduire à l'exécution d'innocents », a déclaré M. Türk, appelant tous les États qui maintiennent la peine de mort à « instaurer un moratoire immédiat sur les exécutions, commuer toutes les condamnations à mort existantes et s'orienter vers son abolition complète ».</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le recours à la peine capitale dans le monde connaît une « augmentation alarmante », a alerté lundi le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, manifestant sa préoccupation face à la situation en Iran, en Arabie Saoudite ou aux États-Unis notamment.<br />
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« Alors que la tendance mondiale générale continue d'évoluer vers l'abolition universelle de la peine de mort, le nombre d'exécutions a fortement augmenté en 2025, principalement en raison d'une hausse significative dans un petit nombre d'États qui la maintiennent », a souligné lundi Volker Türk dans un communiqué publié à Genève. « Mon bureau a constaté une augmentation alarmante du recours à la peine capitale en 2025, notamment pour des infractions ne répondant pas au critère des +crimes les plus graves+ requis par le droit international », a déclaré le responsable onusien.<br />
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En Iran, où au moins 1.500 personnes auraient été exécutées en 2025, selon M. Türk, « l'ampleur et le rythme des exécutions évoquent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État ». En Arabie saoudite, au moins 356 personnes, dont au moins deux mineurs, auraient été exécutées en 2025, « dépassant ainsi le précédent record établi en 2024 ». Aux États-Unis, 47 exécutions ont eu lieu en 2025, soit le nombre le plus élevé en 16 ans, selon le Haut-Commissariat. « Le recours à l'exécution par asphyxie au gaz, introduit aux États-Unis en 2024, s'est généralisé, suscitant de vives inquiétudes quant à d'éventuelles pratiques de torture ou des châtiments cruels », a-t-il encore relevé.<br />
<br />
En Afghanistan, les exécutions publiques se sont poursuivies, en violation du droit international, ajoute M. Türk, mentionnant les exécutions en avril de quatre personnes « par les proches des victimes dans des stades des provinces de Badghis, Nimroz et Farah ». Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour, et en Chine et en Corée du Nord, « le recours à la peine de mort demeure opaque, ce qui rend difficile l'obtention de chiffres précis ».<br />
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M. Türk a également indiqué qu'en Israël, plusieurs propositions législatives visent à « étendre le recours à la peine de mort en introduisant des dispositions de peine capitale obligatoire qui s'appliqueraient exclusivement aux Palestiniens ». « Ceci soulève de graves préoccupations quant à la violation de leurs droits à une procédure régulière », a-t-il souligné tout en dénonçant dans le même temps les « exécutions perpétrées par le Hamas à Gaza », qui selon lui « constituent également des violations flagrantes des droits de l'homme ».<br />
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M. Türk a enfin salué les mesures encourageantes prises cette année au Vietnam, au Pakistan, au Zimbabwe, au Kenya ou en Malaisie pour limiter le recours à la peine de mort. « La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et peut conduire à l'exécution d'innocents », a déclaré M. Türk, appelant tous les États qui maintiennent la peine de mort à « instaurer un moratoire immédiat sur les exécutions, commuer toutes les condamnations à mort existantes et s'orienter vers son abolition complète ».]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12557</guid>
      <pubDate>Mon, 19 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Afghanistan: un homme condamné pour meurtre exécuté publiquement dans un stade</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12526</link>
      <description>Un homme condamné pour meurtre a été exécuté mardi dans un stade à Khost, dans l'est de l'Afghanistan, portant à 12 le nombre de personnes tuées publiquement depuis le retour des talibans au pouvoir en 2021, selon un décompte de l'AFP. La Cour suprême a annoncé dans un communiqué que ce condamné avait été exécuté « en présence de nombreux responsables et un grand nombre » d'habitants de la ville.&#13;
&#13;
Lundi, les autorités locales avaient appelé la population à « participer à l'événement », tout en interdisant, comme à leur habitude, tout appareil photo ou téléphone portable pour empêcher la diffusion d'images. Le bureau en charge des médias de la province de Khost avait précisé que le condamné était « un meurtrier » lié à un incident survenu en janvier dans le district d'Alisher: 10 personnes dont trois femmes, tous membres de la même famille, avaient été tuées. Il a été exécuté après que la famille de la victime a refusé de lui pardonner, en vertu du principe islamique de « qisas », ou loi du talion, selon la Cour suprême.&#13;
&#13;
« Cruelles »&#13;
&#13;
Des témoins ont indiqué à l'AFP que trois balles avait été tirées par un proche de la victime et que des milliers de personnes avaient assisté à la scène. Pour Mujib Rahman Rahmani, ces exécutions peuvent « s'avérer être positives »: « personne n'osera tuer quelqu'un à l'avenir », a dit à l'AFP cet habitant de Khost présent sur place.&#13;
&#13;
Selon la Cour suprême, deux autres « criminels » doivent subir la peine de mort dans la même affaire mais leur exécution a été reportée. Si les exécutions publiques étaient courantes sous le premier pouvoir taliban, entre 1996 et 2001, elles ont été drastiquement réduites depuis leur retour aux commandes.&#13;
&#13;
Jusqu'à présent, 11 hommes avaient été tués par balles dans diverses provinces du pays, dont quatre en une seule journée en avril dernier. Le rapporteur spécial de l'ONU sur les droits humains en Afghanistan, Richard Bennett, a rappelé mardi, avant l'exécution, que celles-ci étaient « inhumaines, cruelles et sont une peine inhabituelle, contraire au droit international ». « Elles doivent cesser », a-t-il appelé, dans un message publié sur X.&#13;
&#13;
Depuis août 2021, les autorités procèdent régulièrement à des flagellations publiques pour d'autres crimes, comme le vol, l'adultère ou la consommation d'alcool. Les ordres d'exécution sont signés par le chef suprême des talibans, l'émir Hibatullah Akhundzada, qui vit reclus dans son fief méridional de Kandahar et gouverne le pays par décrets ou instructions.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Un homme condamné pour meurtre a été exécuté mardi dans un stade à Khost, dans l'est de l'Afghanistan, portant à 12 le nombre de personnes tuées publiquement depuis le retour des talibans au pouvoir en 2021, selon un décompte de l'AFP. La Cour suprême a annoncé dans un communiqué que ce condamné avait été exécuté « en présence de nombreux responsables et un grand nombre » d'habitants de la ville.<br />
<br />
Lundi, les autorités locales avaient appelé la population à « participer à l'événement », tout en interdisant, comme à leur habitude, tout appareil photo ou téléphone portable pour empêcher la diffusion d'images. Le bureau en charge des médias de la province de Khost avait précisé que le condamné était « un meurtrier » lié à un incident survenu en janvier dans le district d'Alisher: 10 personnes dont trois femmes, tous membres de la même famille, avaient été tuées. Il a été exécuté après que la famille de la victime a refusé de lui pardonner, en vertu du principe islamique de « qisas », ou loi du talion, selon la Cour suprême.<br />
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« Cruelles »<br />
<br />
Des témoins ont indiqué à l'AFP que trois balles avait été tirées par un proche de la victime et que des milliers de personnes avaient assisté à la scène. Pour Mujib Rahman Rahmani, ces exécutions peuvent « s'avérer être positives »: « personne n'osera tuer quelqu'un à l'avenir », a dit à l'AFP cet habitant de Khost présent sur place.<br />
<br />
Selon la Cour suprême, deux autres « criminels » doivent subir la peine de mort dans la même affaire mais leur exécution a été reportée. Si les exécutions publiques étaient courantes sous le premier pouvoir taliban, entre 1996 et 2001, elles ont été drastiquement réduites depuis leur retour aux commandes.<br />
<br />
Jusqu'à présent, 11 hommes avaient été tués par balles dans diverses provinces du pays, dont quatre en une seule journée en avril dernier. Le rapporteur spécial de l'ONU sur les droits humains en Afghanistan, Richard Bennett, a rappelé mardi, avant l'exécution, que celles-ci étaient « inhumaines, cruelles et sont une peine inhabituelle, contraire au droit international ». « Elles doivent cesser », a-t-il appelé, dans un message publié sur X.<br />
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Depuis août 2021, les autorités procèdent régulièrement à des flagellations publiques pour d'autres crimes, comme le vol, l'adultère ou la consommation d'alcool. Les ordres d'exécution sont signés par le chef suprême des talibans, l'émir Hibatullah Akhundzada, qui vit reclus dans son fief méridional de Kandahar et gouverne le pays par décrets ou instructions.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12526</guid>
      <pubDate>Tue, 02 Dec 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Nouvelle exécution publique en Afghanistan</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12528</link>
      <description>Un homme condamné à mort pour meurtre a été exécuté en public en Afghanistan. L'exécution par balles a eu lieu dans un stade à Khost.&#13;
&#13;
Selon le décompte de l'AFP, il s'agit de la douzième exécution publique sous le régime des talibans : une en décembre 2022, une en juin 2023, trois en février 2024, une en novembre 2024, quatre en avril 2025 et une en octobre 2025. </description>
      <content:encoded><![CDATA[Un homme condamné à mort pour meurtre a été exécuté en public en Afghanistan. L'exécution par balles a eu lieu dans un stade à Khost.<br />
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Selon le décompte de l'AFP, il s'agit de la douzième exécution publique sous le régime des talibans : une en décembre 2022, une en juin 2023, trois en février 2024, une en novembre 2024, quatre en avril 2025 et une en octobre 2025. ]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12528</guid>
      <pubDate>Tue, 02 Dec 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Sophie Fotiadi</author>
    </item>
    <item>
      <title>Afghanistan. Exécution publique d'un homme condamné pour meurtres</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12497</link>
      <description>Un homme a été exécuté jeudi matin dans un stade bondé du nord-ouest de l'Afghanistan, portant à 11 le nombre de condamnés tués publiquement depuis le retour des talibans au pouvoir en 2021, selon un décompte de l'AFP.&#13;
&#13;
La Cour suprême a annoncé dans un communiqué qu'un homme condamné pour deux meurtres avait été tué à Qala-I-Naw, la capitale de la province de Badghis, « en présence d'habitants » de la ville. « Le meurtrier avait tué deux personnes, un homme et son épouse enceinte de sept ou huit mois », a déclaré à l'AFP Matiullah Muttaqi, en charge de l'information pour la province de Badghis. « L'exécution a été décidée après trois, quatre ans, après avoir été examinée par trois tribunaux. Elle a ensuite été soumise au bureau du chef suprême (des talibans) qui l'a autorisée », a-t-il ajouté.&#13;
&#13;
D'après un témoin joint par un correspondant de l'AFP, plusieurs dizaines de milliers de personnes étaient dans le stade. L'homme a été tué de trois balles tirées par la famille des victimes après qu'elle a refusé de lui pardonner, en vertu du principe islamique de « qisas », ou loi du talion, selon cette source. « Beaucoup de gens sont venus voir l'exécution, dont la famille des victimes, qui a appliqué le droit qui leur revient (de tuer le meurtrier) d'après la loi islamique », a témoigné Juma Khan, 36 ans, après avoir assisté à l'exécution.&#13;
&#13;
La veille, les autorités avaient appelé sur les réseaux sociaux les habitants à « participer à l'événement », tout en interdisant, comme à leur habitude, tout appareil photo ou téléphone portable pour empêcher la diffusion d'images. Si les exécutions publiques étaient courantes sous le premier pouvoir taliban, entre 1996 et 2001, elles ont été drastiquement réduites depuis leur retour à Kaboul à l'été 2021. Jusqu'à présent, 10 hommes avaient été tués par balles dans diverses provinces du pays, dont quatre en une seule journée en avril dernier.&#13;
&#13;
« Les talibans mènent des exécutions publiques à répétition, or c'est une violation flagrante de la dignité humaine et du droit international », alertait en avril l'ONG Amnesty International, exhortant la communauté internationale à faire pression sur Kaboul pour que cessent ces châtiments. Depuis août 2021, les autorités procèdent régulièrement à des flagellations publiques pour d'autres crimes, comme le vol, l'adultère ou la consommation d'alcool. Les ordres d'exécution sont signés par le chef suprême des talibans, l'émir Hibatullah Akhundzada, qui vit reclus dans son fief méridional de Kandahar et gouverne le pays par décrets ou instructions.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Un homme a été exécuté jeudi matin dans un stade bondé du nord-ouest de l'Afghanistan, portant à 11 le nombre de condamnés tués publiquement depuis le retour des talibans au pouvoir en 2021, selon un décompte de l'AFP.<br />
<br />
La Cour suprême a annoncé dans un communiqué qu'un homme condamné pour deux meurtres avait été tué à Qala-I-Naw, la capitale de la province de Badghis, « en présence d'habitants » de la ville. « Le meurtrier avait tué deux personnes, un homme et son épouse enceinte de sept ou huit mois », a déclaré à l'AFP Matiullah Muttaqi, en charge de l'information pour la province de Badghis. « L'exécution a été décidée après trois, quatre ans, après avoir été examinée par trois tribunaux. Elle a ensuite été soumise au bureau du chef suprême (des talibans) qui l'a autorisée », a-t-il ajouté.<br />
<br />
D'après un témoin joint par un correspondant de l'AFP, plusieurs dizaines de milliers de personnes étaient dans le stade. L'homme a été tué de trois balles tirées par la famille des victimes après qu'elle a refusé de lui pardonner, en vertu du principe islamique de « qisas », ou loi du talion, selon cette source. « Beaucoup de gens sont venus voir l'exécution, dont la famille des victimes, qui a appliqué le droit qui leur revient (de tuer le meurtrier) d'après la loi islamique », a témoigné Juma Khan, 36 ans, après avoir assisté à l'exécution.<br />
<br />
La veille, les autorités avaient appelé sur les réseaux sociaux les habitants à « participer à l'événement », tout en interdisant, comme à leur habitude, tout appareil photo ou téléphone portable pour empêcher la diffusion d'images. Si les exécutions publiques étaient courantes sous le premier pouvoir taliban, entre 1996 et 2001, elles ont été drastiquement réduites depuis leur retour à Kaboul à l'été 2021. Jusqu'à présent, 10 hommes avaient été tués par balles dans diverses provinces du pays, dont quatre en une seule journée en avril dernier.<br />
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« Les talibans mènent des exécutions publiques à répétition, or c'est une violation flagrante de la dignité humaine et du droit international », alertait en avril l'ONG Amnesty International, exhortant la communauté internationale à faire pression sur Kaboul pour que cessent ces châtiments. Depuis août 2021, les autorités procèdent régulièrement à des flagellations publiques pour d'autres crimes, comme le vol, l'adultère ou la consommation d'alcool. Les ordres d'exécution sont signés par le chef suprême des talibans, l'émir Hibatullah Akhundzada, qui vit reclus dans son fief méridional de Kandahar et gouverne le pays par décrets ou instructions.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12497</guid>
      <pubDate>Thu, 16 Oct 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Exécution publique en Afghanistan</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12527</link>
      <description>Un homme condamné à mort pour meurtres a été exécuté devant des milliers de personnes en Afghanistan, dans un stade à Qala-I-Naw.&#13;
&#13;
Selon le décompte de l'AFP, il s'agit de la onzième exécution publique annoncée sous le régime des talibans : une en décembre 2022, une en juin 2023, trois en février 2024, une en novembre 2024, et quatre en avril 2025. </description>
      <content:encoded><![CDATA[Un homme condamné à mort pour meurtres a été exécuté devant des milliers de personnes en Afghanistan, dans un stade à Qala-I-Naw.<br />
<br />
Selon le décompte de l'AFP, il s'agit de la onzième exécution publique annoncée sous le régime des talibans : une en décembre 2022, une en juin 2023, trois en février 2024, une en novembre 2024, et quatre en avril 2025. ]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12527</guid>
      <pubDate>Thu, 16 Oct 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Sophie Fotiadi</author>
    </item>
    <item>
      <title>En Afghanistan, trois nouvelles exécutions publiques dans des stades bondés</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12398</link>
      <description>Trois hommes condamnés pour meurtre ont été exécutés vendredi dans des stades remplis de monde en Afghanistan, portant à neuf le nombre d'exécutions publiques depuis le retour au pouvoir des talibans en 2021, selon un décompte de l'AFP. &#13;
&#13;
Les autorités locales avaient exhorté la veille responsables et citoyens à venir «participer à l'événement» tout en interdisant, comme à l'habitude, tout appareil photo ou portable pour éviter la diffusion d'images.&#13;
&#13;
Deux hommes ont été exécutés devant environ 20 000 personnes rassemblées dans un stade de Qala i Naw, la capitale de la province de Badghis dans le nord-ouest du pays, en vertu du principe islamique de «qisas» ou loi du talion, a annoncé la Cour suprême.&#13;
&#13;
Un troisième homme a été exécuté dans la ville de Zaranj, la capitale de la province de Nimroz. Là aussi, l'exécution a eu lieu en public et dans un stade bondé.&#13;
&#13;
Les familles des victimes de meurtre avaient été consultées afin de savoir si elles accordaient leur pardon aux condamnés mais elles ont refusé de le faire, a ajouté la Cour suprême.&#13;
&#13;
À Qala i Naw, une arme a été remise à un homme de chacune des familles des victimes. Ils ont tiré une demi-douzaine de fois sur les assassins de leurs proches, ont rapporté des témoins à l'AFP.&#13;
&#13;
Les ordres d'exécution ont été signés par le chef suprême des talibans, l'émir Hibatullah Akhundzada, qui vit reclus dans son fief méridional de Kandahar et gouverne le pays par décrets ou instructions, précise le communiqué de la Cour suprême.&#13;
&#13;
Des tribunaux de différentes instances avaient examiné au préalable «très minutieusement et à plusieurs reprises» les dossiers, selon la même source.&#13;
&#13;
«Responsabilité jusqu'à la mort»&#13;
&#13;
Si les exécutions publiques étaient courantes sous le premier régime taliban, entre 1996 et 2001, celles-ci ont été drastiquement réduites depuis le retour des talibans à Kaboul à l'été 2021.&#13;
&#13;
Depuis cette date, six hommes ont été exécutés pour «meurtre»: un en novembre, trois en février 2024, un en juin 2023 et un premier en décembre 2022.&#13;
&#13;
L'une des images les plus choquantes des exécutions menées par le premier régime taliban reste celle de Zarmina, une Afghane en burqa, tuée de plusieurs balles dans la tête devant des milliers de personnes dans un grand stade de Kaboul, en 1999. Elle avait été reconnue coupable d'avoir tué son époux.&#13;
&#13;
Depuis août 2021, les autorités procèdent régulièrement à des flagellations publiques pour d'autres crimes, comme le vol, l'adultère ou la consommation d'alcool.&#13;
&#13;
L'émir Hibatullah Akhundzada avait affirmé en août pour le troisième anniversaire de la prise de Kaboul, que l'application de la loi islamique était «une responsabilité jusqu'à la mort».&#13;
&#13;
Peu après, les autorités annonçaient une nouvelle loi de «propagation de la vertu et de la répression du vice» régissant tous les aspects de la vie sociale et privée des Afghans selon une interprétation ultra-rigoriste de la loi islamique.&#13;
&#13;
Ce texte de 35 articles ne précise toutefois pas les peines prévues pour chaque infraction, des zones d'ombres jugées inquiétantes par les défenseurs des droits humains.&#13;
&#13;
La dernière exécution en public en Afghanistan avait eu lieu dans un stade du nord du pays en novembre 2024, en présence de plusieurs hauts responsables talibans dont le ministre de l'Intérieur, Sirajuddin Haqqani.&#13;
&#13;
Au niveau mondial, selon un rapport d'Amnesty International publié mardi, «le nombre d'exécutions a atteint en 2024 son plus haut niveau depuis 2015, avec plus de 1500 personnes exécutées par les autorités de 15 pays».&#13;
&#13;
La Chine, l'Iran et l'Arabie saoudite sont responsables de la majeure partie de ces exécutions, d'après l'ONG.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Trois hommes condamnés pour meurtre ont été exécutés vendredi dans des stades remplis de monde en Afghanistan, portant à neuf le nombre d'exécutions publiques depuis le retour au pouvoir des talibans en 2021, selon un décompte de l'AFP. <br />
<br />
Les autorités locales avaient exhorté la veille responsables et citoyens à venir «participer à l'événement» tout en interdisant, comme à l'habitude, tout appareil photo ou portable pour éviter la diffusion d'images.<br />
<br />
Deux hommes ont été exécutés devant environ 20 000 personnes rassemblées dans un stade de Qala i Naw, la capitale de la province de Badghis dans le nord-ouest du pays, en vertu du principe islamique de «qisas» ou loi du talion, a annoncé la Cour suprême.<br />
<br />
Un troisième homme a été exécuté dans la ville de Zaranj, la capitale de la province de Nimroz. Là aussi, l'exécution a eu lieu en public et dans un stade bondé.<br />
<br />
Les familles des victimes de meurtre avaient été consultées afin de savoir si elles accordaient leur pardon aux condamnés mais elles ont refusé de le faire, a ajouté la Cour suprême.<br />
<br />
À Qala i Naw, une arme a été remise à un homme de chacune des familles des victimes. Ils ont tiré une demi-douzaine de fois sur les assassins de leurs proches, ont rapporté des témoins à l'AFP.<br />
<br />
Les ordres d'exécution ont été signés par le chef suprême des talibans, l'émir Hibatullah Akhundzada, qui vit reclus dans son fief méridional de Kandahar et gouverne le pays par décrets ou instructions, précise le communiqué de la Cour suprême.<br />
<br />
Des tribunaux de différentes instances avaient examiné au préalable «très minutieusement et à plusieurs reprises» les dossiers, selon la même source.<br />
<br />
«Responsabilité jusqu'à la mort»<br />
<br />
Si les exécutions publiques étaient courantes sous le premier régime taliban, entre 1996 et 2001, celles-ci ont été drastiquement réduites depuis le retour des talibans à Kaboul à l'été 2021.<br />
<br />
Depuis cette date, six hommes ont été exécutés pour «meurtre»: un en novembre, trois en février 2024, un en juin 2023 et un premier en décembre 2022.<br />
<br />
L'une des images les plus choquantes des exécutions menées par le premier régime taliban reste celle de Zarmina, une Afghane en burqa, tuée de plusieurs balles dans la tête devant des milliers de personnes dans un grand stade de Kaboul, en 1999. Elle avait été reconnue coupable d'avoir tué son époux.<br />
<br />
Depuis août 2021, les autorités procèdent régulièrement à des flagellations publiques pour d'autres crimes, comme le vol, l'adultère ou la consommation d'alcool.<br />
<br />
L'émir Hibatullah Akhundzada avait affirmé en août pour le troisième anniversaire de la prise de Kaboul, que l'application de la loi islamique était «une responsabilité jusqu'à la mort».<br />
<br />
Peu après, les autorités annonçaient une nouvelle loi de «propagation de la vertu et de la répression du vice» régissant tous les aspects de la vie sociale et privée des Afghans selon une interprétation ultra-rigoriste de la loi islamique.<br />
<br />
Ce texte de 35 articles ne précise toutefois pas les peines prévues pour chaque infraction, des zones d'ombres jugées inquiétantes par les défenseurs des droits humains.<br />
<br />
La dernière exécution en public en Afghanistan avait eu lieu dans un stade du nord du pays en novembre 2024, en présence de plusieurs hauts responsables talibans dont le ministre de l'Intérieur, Sirajuddin Haqqani.<br />
<br />
Au niveau mondial, selon un rapport d'Amnesty International publié mardi, «le nombre d'exécutions a atteint en 2024 son plus haut niveau depuis 2015, avec plus de 1500 personnes exécutées par les autorités de 15 pays».<br />
<br />
La Chine, l'Iran et l'Arabie saoudite sont responsables de la majeure partie de ces exécutions, d'après l'ONG.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12398</guid>
      <pubDate>Fri, 11 Apr 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Quatre exécutions publiques en Afghanistan</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12400</link>
      <description>Quatre hommes condamnés à mort pour meurtre ont été exécutés en public en Afghanistan.&#13;
Les exécutions ont eu lieu dans des stades devant des milliers de personne. Deux d'entre elles dans un stade de Qala i Naw, la capitale de la province de Badghis, une à Zaranj, la capitale de la province de Nimroz, et la quatrième à Farah, la capitale de la province de Farah.&#13;
&#13;
Selon le décompte de l'AFP, six précédentes exécutions publiques avaient été annoncées en Afghanistan sous le régime des talibans : une en décembre 2022, une en juin 2023, trois en février 2024 et une en novembre 2024.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Quatre hommes condamnés à mort pour meurtre ont été exécutés en public en Afghanistan.<br />
Les exécutions ont eu lieu dans des stades devant des milliers de personne. Deux d'entre elles dans un stade de Qala i Naw, la capitale de la province de Badghis, une à Zaranj, la capitale de la province de Nimroz, et la quatrième à Farah, la capitale de la province de Farah.<br />
<br />
Selon le décompte de l'AFP, six précédentes exécutions publiques avaient été annoncées en Afghanistan sous le régime des talibans : une en décembre 2022, une en juin 2023, trois en février 2024 et une en novembre 2024.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12400</guid>
      <pubDate>Fri, 11 Apr 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Sophie Fotiadi</author>
    </item>
    <item>
      <title>En Afghanistan, quatre exécutions dans des stades bondés en une journée</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12402</link>
      <description>Quatre hommes condamnés pour meurtre ont été exécutés vendredi dans des stades remplis de monde en Afghanistan, doublant quasiment en une journée le nombre d'exécutions publiques depuis le retour au pouvoir des talibans en 2021, selon un décompte de l'AFP.&#13;
&#13;
Jusqu'alors, six hommes avaient été tués par balles dans diverses provinces du pays. Vendredi, quatre l'ont été de nouveau sous les yeux de dizaines de milliers de spectateurs dans trois villes d'Afghanistan. Il s'agit du plus grand nombre d'exécutions en une journée depuis 2021.&#13;
&#13;
Les autorités locales avaient exhorté la veille responsables et citoyens à venir "participer à l'événement" tout en interdisant, comme à l'habitude, tout appareil photo ou portable pour empêcher la diffusion d'images.&#13;
&#13;
Deux hommes ont été exécutés devant environ 20.000 personnes rassemblées dans un stade de Qala-I-Naw, la capitale de la province de Badghis, dans le nord-ouest du pays, en vertu du principe islamique de "qisas" ou loi du talion, a annoncé la Cour suprême.&#13;
&#13;
Mohammed Iqbal Rahimyar, 48 ans, était dans le public.&#13;
&#13;
Les deux condamnés "ont été assis et nous tournaient le dos", raconte-t-il à l'AFP à la sortie du stade. "Des proches de victimes étaient derrière et leur ont tiré dessus avec des pistolets", dit-il encore.&#13;
&#13;
"Le premier avait tué trois personnes, le second une", a indiqué à l'AFP Matioullah Muttaqi, un porte-parole du gouvernorat.&#13;
&#13;
- "Pardon refusé" -&#13;
&#13;
"Leurs proches ont tenté de s'excuser et ont proposé une compensation financière", a-t-il poursuivi, "mais les familles des victimes ont refusé de leur accorder leur pardon".&#13;
&#13;
Dans ce cas, des armes leur sont remises et un homme de chacune des familles des victimes peut tirer sur le condamné.&#13;
&#13;
A Qala-I-Naw, ont rapporté des témoins à l'AFP, ils ont tiré une demi-douzaine de fois.&#13;
&#13;
Zabihoullah, qui était lui aussi dans les gradins, assure qu'il aurait "préféré que la famille pardonne". "Mais comme ce n'était pas le cas, c'est un ordre divin et il devait être accompli", poursuit cet Afghan de 35 ans.&#13;
&#13;
Javid, un autre spectateur de 30 ans, se félicite que "l'Emirat islamique (le nom donné par les autorités talibanes à leur Etat reconnu par aucun pays au monde, NDLR) montre sa politique et qu'il soit fort".&#13;
&#13;
M. Muttaqi a précisé que ces exécutions publiques étaient les premières dans la province depuis le retour des autorités talibanes au pouvoir.&#13;
&#13;
Un troisième homme a été exécuté dans la ville de Zaranj, la capitale de la province de Nimroz, dans le sud-ouest du pays.&#13;
&#13;
Et un quatrième à Farah, capitale de la province éponyme dans l'ouest.&#13;
&#13;
Là aussi, les exécutions ont eu lieu en public et dans des stades bondés.&#13;
&#13;
"Les talibans mènent des exécutions publiques à répétition, or c'est une violation flagrante de la dignité humaine et du droit international", dénonce Amnesty International, exhortant la communtauté internationale à faire pression sur Kaboul pour que cessent ces exécutions.&#13;
&#13;
Tous les ordres d'exécution ont été signés par le chef suprême des talibans, l'émir Hibatullah Akhundzada, qui vit reclus dans son fief méridional de Kandahar et gouverne le pays par décrets ou instructions, précise le communiqué de la Cour suprême.&#13;
&#13;
Des tribunaux de différentes instances avaient examiné au préalable "très minutieusement et à plusieurs reprises" les dossiers, selon la même source.&#13;
&#13;
Si les exécutions publiques étaient courantes sous le premier régime taliban, entre 1996 et 2001, celles-ci ont été drastiquement réduites depuis le retour des talibans à Kaboul à l'été 2021.&#13;
&#13;
Depuis cette date, six hommes ont été exécutés pour "meurtre": un en novembre, trois en février 2024, un en juin 2023 et un premier en décembre 2022.&#13;
&#13;
- "Responsabilité jusqu'à la mort" -&#13;
&#13;
L'une des images les plus choquantes des exécutions menées par le premier régime taliban reste celle de Zarmina, une Afghane en burqa, tuée de plusieurs balles dans la tête devant des milliers de personnes dans un grand stade de Kaboul, en 1999. Elle avait été reconnue coupable d'avoir tué son époux.&#13;
&#13;
Depuis août 2021, les autorités procèdent régulièrement à des flagellations publiques pour d'autres crimes, comme le vol, l'adultère ou la consommation d'alcool.&#13;
&#13;
L'émir Hibatullah Akhundzada avait affirmé en août pour le troisième anniversaire de la prise de Kaboul, que l'application de la loi islamique était "une responsabilité jusqu'à la mort".&#13;
&#13;
Peu après, les autorités annonçaient une nouvelle loi de "propagation de la vertu et de la répression du vice" régissant tous les aspects de la vie sociale et privée des Afghans selon une interprétation ultra-rigoriste de la loi islamique.&#13;
&#13;
Ce texte de 35 articles ne précise toutefois pas les peines prévues pour chaque infraction, des zones d'ombres jugées inquiétantes par les défenseurs des droits humains.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Quatre hommes condamnés pour meurtre ont été exécutés vendredi dans des stades remplis de monde en Afghanistan, doublant quasiment en une journée le nombre d'exécutions publiques depuis le retour au pouvoir des talibans en 2021, selon un décompte de l'AFP.<br />
<br />
Jusqu'alors, six hommes avaient été tués par balles dans diverses provinces du pays. Vendredi, quatre l'ont été de nouveau sous les yeux de dizaines de milliers de spectateurs dans trois villes d'Afghanistan. Il s'agit du plus grand nombre d'exécutions en une journée depuis 2021.<br />
<br />
Les autorités locales avaient exhorté la veille responsables et citoyens à venir "participer à l'événement" tout en interdisant, comme à l'habitude, tout appareil photo ou portable pour empêcher la diffusion d'images.<br />
<br />
Deux hommes ont été exécutés devant environ 20.000 personnes rassemblées dans un stade de Qala-I-Naw, la capitale de la province de Badghis, dans le nord-ouest du pays, en vertu du principe islamique de "qisas" ou loi du talion, a annoncé la Cour suprême.<br />
<br />
Mohammed Iqbal Rahimyar, 48 ans, était dans le public.<br />
<br />
Les deux condamnés "ont été assis et nous tournaient le dos", raconte-t-il à l'AFP à la sortie du stade. "Des proches de victimes étaient derrière et leur ont tiré dessus avec des pistolets", dit-il encore.<br />
<br />
"Le premier avait tué trois personnes, le second une", a indiqué à l'AFP Matioullah Muttaqi, un porte-parole du gouvernorat.<br />
<br />
- "Pardon refusé" -<br />
<br />
"Leurs proches ont tenté de s'excuser et ont proposé une compensation financière", a-t-il poursuivi, "mais les familles des victimes ont refusé de leur accorder leur pardon".<br />
<br />
Dans ce cas, des armes leur sont remises et un homme de chacune des familles des victimes peut tirer sur le condamné.<br />
<br />
A Qala-I-Naw, ont rapporté des témoins à l'AFP, ils ont tiré une demi-douzaine de fois.<br />
<br />
Zabihoullah, qui était lui aussi dans les gradins, assure qu'il aurait "préféré que la famille pardonne". "Mais comme ce n'était pas le cas, c'est un ordre divin et il devait être accompli", poursuit cet Afghan de 35 ans.<br />
<br />
Javid, un autre spectateur de 30 ans, se félicite que "l'Emirat islamique (le nom donné par les autorités talibanes à leur Etat reconnu par aucun pays au monde, NDLR) montre sa politique et qu'il soit fort".<br />
<br />
M. Muttaqi a précisé que ces exécutions publiques étaient les premières dans la province depuis le retour des autorités talibanes au pouvoir.<br />
<br />
Un troisième homme a été exécuté dans la ville de Zaranj, la capitale de la province de Nimroz, dans le sud-ouest du pays.<br />
<br />
Et un quatrième à Farah, capitale de la province éponyme dans l'ouest.<br />
<br />
Là aussi, les exécutions ont eu lieu en public et dans des stades bondés.<br />
<br />
"Les talibans mènent des exécutions publiques à répétition, or c'est une violation flagrante de la dignité humaine et du droit international", dénonce Amnesty International, exhortant la communtauté internationale à faire pression sur Kaboul pour que cessent ces exécutions.<br />
<br />
Tous les ordres d'exécution ont été signés par le chef suprême des talibans, l'émir Hibatullah Akhundzada, qui vit reclus dans son fief méridional de Kandahar et gouverne le pays par décrets ou instructions, précise le communiqué de la Cour suprême.<br />
<br />
Des tribunaux de différentes instances avaient examiné au préalable "très minutieusement et à plusieurs reprises" les dossiers, selon la même source.<br />
<br />
Si les exécutions publiques étaient courantes sous le premier régime taliban, entre 1996 et 2001, celles-ci ont été drastiquement réduites depuis le retour des talibans à Kaboul à l'été 2021.<br />
<br />
Depuis cette date, six hommes ont été exécutés pour "meurtre": un en novembre, trois en février 2024, un en juin 2023 et un premier en décembre 2022.<br />
<br />
- "Responsabilité jusqu'à la mort" -<br />
<br />
L'une des images les plus choquantes des exécutions menées par le premier régime taliban reste celle de Zarmina, une Afghane en burqa, tuée de plusieurs balles dans la tête devant des milliers de personnes dans un grand stade de Kaboul, en 1999. Elle avait été reconnue coupable d'avoir tué son époux.<br />
<br />
Depuis août 2021, les autorités procèdent régulièrement à des flagellations publiques pour d'autres crimes, comme le vol, l'adultère ou la consommation d'alcool.<br />
<br />
L'émir Hibatullah Akhundzada avait affirmé en août pour le troisième anniversaire de la prise de Kaboul, que l'application de la loi islamique était "une responsabilité jusqu'à la mort".<br />
<br />
Peu après, les autorités annonçaient une nouvelle loi de "propagation de la vertu et de la répression du vice" régissant tous les aspects de la vie sociale et privée des Afghans selon une interprétation ultra-rigoriste de la loi islamique.<br />
<br />
Ce texte de 35 articles ne précise toutefois pas les peines prévues pour chaque infraction, des zones d'ombres jugées inquiétantes par les défenseurs des droits humains.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12402</guid>
      <pubDate>Fri, 11 Apr 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
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