La peine de mort dans le monde — Bangladesh https://www.peinedemort.org/rss/pays/BGD Bangladesh : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2021 Fri, 22 Jan 2021 06:07:31 +0000 Thu, 15 Oct 2020 21:47:07 +0000 120 Les auteurs de viol doivent être tenus responsables mais la peine de mort et la torture ne sont pas la solution, selon Michelle Bachelet https://www.peinedemort.org/document/11054 « Le viol est un crime monstrueux et les auteurs doivent rendre des comptes, la peine de mort et la torture ne sont toutefois pas la solution », a estimé jeudi la Cheffe des droits de l'homme de l'ONU. « Aussi tentant qu'il puisse être d'imposer des punitions draconiennes à ceux qui commettent des actes aussi monstrueux, nous ne devons pas nous permettre de commettre de nouvelles violations », a affirmé dans un communiqué la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet. Cette sortie de Mme Bachelet intervient alors que de nombreux rapports ont fait état ces dernières semaines, « de viols horribles » dans différentes régions du monde, notamment en Algérie, au Bangladesh, en Inde, au Maroc, au Nigeria, au Pakistan et en Tunisie. « Nombreux sont ceux qui se sont indignés à juste titre et demandent que justice soit rendue pour les victimes et que des mesures soient prises pour prévenir les agressions sexuelles », a déclaré Mme Bachelet. A cet égard, la Haut-Commissaire a cité l'amendement juridique promulgué le 16 septembre dans l'État de Kaduna, au nord-ouest du Nigeria. Cette nouvelle disposition prévoit la castration chirurgicale pour les hommes auteurs de viols et la salpingectomie bilatérale (ablation chirurgicale des trompes de Fallope) pour les femmes. Des mesures adaptées à la peine de mort, lorsque la victime a moins de 14 ans. Aucune preuve que la peine de mort dissuade le viol Au Bangladesh, le Président a publié ce mardi une ordonnance modifiant la loi portant sur la prévention de la répression des femmes et des enfants. L'objectif est « d'introduire la peine de mort pour viol ». Au Pakistan, des appels ont été également lancés en faveur de la pendaison publique et de la castration. « Et dans de nombreux autres pays, des appels ont été lancés pour la peine de mort », a alerté Mme Bachelet. « Le principal argument avancé pour justifier la peine de mort est qu'elle dissuade le viol », a-t-elle ajouté, relevant toutefois qu'il y a en fait, « aucune preuve que la peine de mort dissuade le crime plus que d'autres formes de peine ». Si elle dit partager l'indignation et exprime sa solidarité avec les survivants et ceux qui demandent justice, la Cheffe des droits de l'homme s'inquiète ces appels. Elle rappelle qu'à certains endroits, des lois sont déjà en adoption - pour l'instauration de peines cruelles et inhumaines et de la peine de mort pour les auteurs de ces crimes. « Il est prouvé que la certitude de la peine, plutôt que sa sévérité, dissuade le crime », a déclaré Mme Bachelet. Pour la Haut-Commissaire Bachelet, la peine de mort ou les peines comme la castration chirurgicale et la salpingectomie bilatérale ne résoudront aucun de ces problèmes, ni les nombreux autres obstacles empêchant l'accès à la justice. De telles dispositions « ne joueront pas non plus un rôle préventif », a insisté Mme Bachelet. « La peine de mort discrimine systématiquement et de manière disproportionnée les pauvres et les personnes les plus marginalisées …et elle entraîne souvent de nouvelles violations des droits de l'homme », a fait valoir la Haut-Commissaire, ajoutant que « la castration chirurgicale et la salpingectomie violent l'interdiction absolue de la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants prévue par le droit international relatif aux droits de l'homme ». Adopter une approche centrée sur les victimes pour lutter contre le fléau du viol D'une manière, le problème principal dans la plupart des pays est que les victimes de violences sexuelles n'ont pas accès à la justice au départ - que ce soit en raison de la stigmatisation, de la peur des représailles, des stéréotypes liés au genre et des déséquilibres de pouvoir profondément enracinés. Il y a aussi « le manque de formation de la police et des juges, des lois qui tolèrent ou excusent certains types de violence sexuelle ou le manque de protection accordé aux victimes ». Pour remédier à de tels dysfonctionnements, la Cheffe des droits de l'homme a donc appelé les gouvernements du monde entier à améliorer l'accès à la justice et à des réparations pour les victimes, et garantir rapidement des enquêtes criminelles et des poursuites contre les auteurs de ces crimes. Il s'agit ainsi de « redoubler d'efforts pour prévenir le viol et les autres formes de violence sexuelle ». Dans ce combat, elle exhorte donc les États à adopter une approche centrée sur les victimes pour lutter contre le fléau du viol et autres violences sexuelles. « Il est essentiel que les femmes participent activement à la conception de mesures visant à prévenir et à combattre ces crimes, et que les responsables chargés de l'application des lois et les fonctionnaires judiciaires reçoivent la formation nécessaire pour traiter de tels cas », a fait remarquer Mme Bachelet. A noter que le Haut-Commissariat et autres mécanismes relatifs aux droits de l'homme de l'ONU ont élaboré des recommandations claires sur les méthodes permettant de lutter efficacement contre la violence sexuelle. Les services de Mme Bachelet se disent prêts « à fournir des conseils aux États sur les mesures à prendre afin de prévenir les violences sexuelles et mettre fin à l'impunité pour de tels crimes ». « Aussi tentant qu'il puisse être d'imposer des punitions draconiennes à ceux qui commettent des actes aussi monstrueux, nous ne devons pas nous permettre de commettre de nouvelles violations », a affirmé dans un communiqué la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet.

Cette sortie de Mme Bachelet intervient alors que de nombreux rapports ont fait état ces dernières semaines, « de viols horribles » dans différentes régions du monde, notamment en Algérie, au Bangladesh, en Inde, au Maroc, au Nigeria, au Pakistan et en Tunisie.

« Nombreux sont ceux qui se sont indignés à juste titre et demandent que justice soit rendue pour les victimes et que des mesures soient prises pour prévenir les agressions sexuelles », a déclaré Mme Bachelet.

A cet égard, la Haut-Commissaire a cité l'amendement juridique promulgué le 16 septembre dans l'État de Kaduna, au nord-ouest du Nigeria. Cette nouvelle disposition prévoit la castration chirurgicale pour les hommes auteurs de viols et la salpingectomie bilatérale (ablation chirurgicale des trompes de Fallope) pour les femmes. Des mesures adaptées à la peine de mort, lorsque la victime a moins de 14 ans.

Aucune preuve que la peine de mort dissuade le viol

Au Bangladesh, le Président a publié ce mardi une ordonnance modifiant la loi portant sur la prévention de la répression des femmes et des enfants. L'objectif est « d'introduire la peine de mort pour viol ».

Au Pakistan, des appels ont été également lancés en faveur de la pendaison publique et de la castration.
« Et dans de nombreux autres pays, des appels ont été lancés pour la peine de mort », a alerté Mme Bachelet.

« Le principal argument avancé pour justifier la peine de mort est qu'elle dissuade le viol », a-t-elle ajouté, relevant toutefois qu'il y a en fait, « aucune preuve que la peine de mort dissuade le crime plus que d'autres formes de peine ». Si elle dit partager l'indignation et exprime sa solidarité avec les survivants et ceux qui demandent justice, la Cheffe des droits de l'homme s'inquiète ces appels. Elle rappelle qu'à certains endroits, des lois sont déjà en adoption - pour l'instauration de peines cruelles et inhumaines et de la peine de mort pour les auteurs de ces crimes.

« Il est prouvé que la certitude de la peine, plutôt que sa sévérité, dissuade le crime », a déclaré Mme Bachelet.

Pour la Haut-Commissaire Bachelet, la peine de mort ou les peines comme la castration chirurgicale et la salpingectomie bilatérale ne résoudront aucun de ces problèmes, ni les nombreux autres obstacles empêchant l'accès à la justice. De telles dispositions « ne joueront pas non plus un rôle préventif », a insisté Mme Bachelet.

« La peine de mort discrimine systématiquement et de manière disproportionnée les pauvres et les personnes les plus marginalisées …et elle entraîne souvent de nouvelles violations des droits de l'homme », a fait valoir la Haut-Commissaire, ajoutant que « la castration chirurgicale et la salpingectomie violent l'interdiction absolue de la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants prévue par le droit international relatif aux droits de l'homme ».

Adopter une approche centrée sur les victimes pour lutter contre le fléau du viol

D'une manière, le problème principal dans la plupart des pays est que les victimes de violences sexuelles n'ont pas accès à la justice au départ - que ce soit en raison de la stigmatisation, de la peur des représailles, des stéréotypes liés au genre et des déséquilibres de pouvoir profondément enracinés.

Il y a aussi « le manque de formation de la police et des juges, des lois qui tolèrent ou excusent certains types de violence sexuelle ou le manque de protection accordé aux victimes ».

Pour remédier à de tels dysfonctionnements, la Cheffe des droits de l'homme a donc appelé les gouvernements du monde entier à améliorer l'accès à la justice et à des réparations pour les victimes, et garantir rapidement des enquêtes criminelles et des poursuites contre les auteurs de ces crimes. Il s'agit ainsi de « redoubler d'efforts pour prévenir le viol et les autres formes de violence sexuelle ».

Dans ce combat, elle exhorte donc les États à adopter une approche centrée sur les victimes pour lutter contre le fléau du viol et autres violences sexuelles.

« Il est essentiel que les femmes participent activement à la conception de mesures visant à prévenir et à combattre ces crimes, et que les responsables chargés de l'application des lois et les fonctionnaires judiciaires reçoivent la formation nécessaire pour traiter de tels cas », a fait remarquer Mme Bachelet.

A noter que le Haut-Commissariat et autres mécanismes relatifs aux droits de l'homme de l'ONU ont élaboré des recommandations claires sur les méthodes permettant de lutter efficacement contre la violence sexuelle.

Les services de Mme Bachelet se disent prêts « à fournir des conseils aux États sur les mesures à prendre afin de prévenir les violences sexuelles et mettre fin à l'impunité pour de tels crimes ».]]>
https://www.peinedemort.org/document/11054 Thu, 15 Oct 2020 00:00:00 +0000 Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU
Bangladesh: cinq hommes condamnés à mort pour un viol collectif https://www.peinedemort.org/document/11055 Un tribunal spécial a condamné à mort jeudi au Bangladesh cinq hommes pour le viol d'une adolescente de 15 ans en 2012, dans un climat de colère croissante contre les violences sexuelles envers les femmes. Le tribunal spécial avait été constitué dans le district septentrional de Tangail pour juger les violences sexuelles envers les femmes et les enfants. Selon le procureur Nasim Ahmed, le petit ami de l'adolescente l'a emmenée au bord de la rivière où il l'a violée avec ses amis. "Tous les cinq ont été jugés coupables et ont été condamnés à mort", a précisé M. Ahmed à l'AFP. Il s'agit des premières condamnations depuis que le viol est devenu passible de la peine capitale sur décision en début de semaine de la Première ministre Sheikh Hasina après d'importantes manifestations contre les violences sexuelles. Le viol collectif était déjà passible de la peine de mort auparavant, mais pas le viol commis par un seul auteur qui était jusqu'alors puni de l'emprisonnement à perpétuité. La semaine dernière, des manifestations indignées se sont multipliées dans tout le pays après la diffusion d'une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux montrant plusieurs hommes déshabillant et attaquant une femme. Sheikh Hasina faisait face à des critiques au sein de son propre parti, la Ligue Awami, et des manifestants avaient appelé à sa démission, une démonstration inhabituelle de défiance envers le gouvernement. La colère couvait depuis septembre après l'arrestation de plusieurs membres de l'aile étudiante du parti au pouvoir, accusés du viol collectif d'une femme dans la ville de Sylhet (Nord). Les manifestants à Dacca et dans d'autres villes réclamaient l'alourdissement des peines et un jugement plus rapide pour mettre fin à ce qu'ils perçoivent comme une culture de l'impunité pour les auteurs de violences sexuelles envers les femmes. Seulement 3% environ des affaires de viol donnent lieu à des condamnations, selon des estimations. Sur les neuf premiers mois de l'année, au moins 208 viols collectifs ont été rapportés, selon l'association locale Ain o Salish Kendra. Le Bangladesh (168 millions d'habitants) a exécuté 23 personnes depuis 2013, avec 1.718 condamnés au moins en attente d'être exécutés, selon un groupe militant local. La décision de rendre le viol passible de la peine capitale a été critiquée par des défenseurs des droits de l'homme qui l'estiment inefficace. "Cette décision rétrograde constitue une feuille de vigne pour détourner l'attention du manque d'action réelle pour lutter contre la brutalité abjecte à laquelle font face tant de femmes bangladaises", a déclaré Amnesty International. "Les exécutions perpétuent la violence, elles ne l'empêchent pas".
Le tribunal spécial avait été constitué dans le district septentrional de Tangail pour juger les violences sexuelles envers les femmes et les enfants.

Selon le procureur Nasim Ahmed, le petit ami de l'adolescente l'a emmenée au bord de la rivière où il l'a violée avec ses amis. "Tous les cinq ont été jugés coupables et ont été condamnés à mort", a précisé M. Ahmed à l'AFP.

Il s'agit des premières condamnations depuis que le viol est devenu passible de la peine capitale sur décision en début de semaine de la Première ministre Sheikh Hasina après d'importantes manifestations contre les violences sexuelles.

Le viol collectif était déjà passible de la peine de mort auparavant, mais pas le viol commis par un seul auteur qui était jusqu'alors puni de l'emprisonnement à perpétuité.

La semaine dernière, des manifestations indignées se sont multipliées dans tout le pays après la diffusion d'une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux montrant plusieurs hommes déshabillant et attaquant une femme.

Sheikh Hasina faisait face à des critiques au sein de son propre parti, la Ligue Awami, et des manifestants avaient appelé à sa démission, une démonstration inhabituelle de défiance envers le gouvernement.

La colère couvait depuis septembre après l'arrestation de plusieurs membres de l'aile étudiante du parti au pouvoir, accusés du viol collectif d'une femme dans la ville de Sylhet (Nord).

Les manifestants à Dacca et dans d'autres villes réclamaient l'alourdissement des peines et un jugement plus rapide pour mettre fin à ce qu'ils perçoivent comme une culture de l'impunité pour les auteurs de violences sexuelles envers les femmes.

Seulement 3% environ des affaires de viol donnent lieu à des condamnations, selon des estimations.

Sur les neuf premiers mois de l'année, au moins 208 viols collectifs ont été rapportés, selon l'association locale Ain o Salish Kendra.

Le Bangladesh (168 millions d'habitants) a exécuté 23 personnes depuis 2013, avec 1.718 condamnés au moins en attente d'être exécutés, selon un groupe militant local.

La décision de rendre le viol passible de la peine capitale a été critiquée par des défenseurs des droits de l'homme qui l'estiment inefficace.

"Cette décision rétrograde constitue une feuille de vigne pour détourner l'attention du manque d'action réelle pour lutter contre la brutalité abjecte à laquelle font face tant de femmes bangladaises", a déclaré Amnesty International. "Les exécutions perpétuent la violence, elles ne l'empêchent pas".]]>
https://www.peinedemort.org/document/11055 Thu, 15 Oct 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Augmentation du champ d'application de la peine de mort pour viol au Bangladesh https://www.peinedemort.org/document/11056 Le Président du Bangladesh, Abdul Hamid, publie une ordonnance modifiant la loi portant sur la prévention de la répression des femmes et des enfants afin d'y introduire la peine de mort pour viol. Cette extension du champ d'application de la peine capitale a été annoncée la veille par la Première ministre Sheikh Hasina, suite à une réunion du gouvernement. Jusqu'à présent le viol simple était passible de prison à perpétuité. [À confirmer : en cas de décès de la victime ou de viol collectif le code pénal prévoyait la peine de mort.]
Jusqu'à présent le viol simple était passible de prison à perpétuité.
[À confirmer : en cas de décès de la victime ou de viol collectif le code pénal prévoyait la peine de mort.]]]>
https://www.peinedemort.org/document/11056 Tue, 13 Oct 2020 00:00:00 +0000 Sophie Fotiadi
Au Bangladesh, le viol sera passible de la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/11053 Le Bangladesh va rendre le viol passible de la peine de mort, après une série d'agressions sexuelles qui suscitent depuis plusieurs jours des manifestations indignées dans tout le pays, a annoncé lundi le gouvernement. Un décret en ce sens amendant la peine maximale prévue pour viol, jusqu'alors la prison à perpétuité, a été approuvé lors d'une réunion de cabinet par la Première ministre Sheikh Hasina, sous pression y compris de membres de son propre parti. Le président va promulguer le décret "qui prend effet demain" mardi, a déclaré à l'AFP le ministre de la Justice Anisul Huq. Ces derniers jours, des manifestations se sont multipliées, à Dacca et dans d'autres villes pour réclamer la fin de ce qui est perçu comme une culture d'impunité, après la diffusion d'une vidéo devenue virale montrant plusieurs hommes déshabillant et attaquant une femme d'une communauté défavorisée. Une petite proportion seulement des victimes de viol obtient justice, selon des militants des droits des femmes. La colère couvait depuis la semaine précédente après l'arrestation de plusieurs membres de l'aile étudiante du parti au pouvoir, accusés du viol collectif d'une femme dans la ville de Sylhet (Nord). Certains manifestants ont lancé des appels à la démission de Mme Hasina, démonstration inhabituelle de défiance dans un pays où de telles critiques ouvertes du gouvernement sont rares. Les manifestations se sont poursuivies lundi à Dacca, rassemblant des centaines de personnes malgré de fortes pluies de mousson. L'arrestation de quatre dirigeants étudiants durant le week-end a renforcé le mécontentement des manifestants. Le Bangladesh (168 millions d'habitants) exécute régulièrement des condamnés malgré les critiques des groupes de défense des droits de l'homme. Depuis 2013, 23 personnes ont été pendues et le nombre de personnes attendant leur exécution s'élève à 1.718 au moins, selon un groupe militant local.
Un décret en ce sens amendant la peine maximale prévue pour viol, jusqu'alors la prison à perpétuité, a été approuvé lors d'une réunion de cabinet par la Première ministre Sheikh Hasina, sous pression y compris de membres de son propre parti.

Le président va promulguer le décret "qui prend effet demain" mardi, a déclaré à l'AFP le ministre de la Justice Anisul Huq.

Ces derniers jours, des manifestations se sont multipliées, à Dacca et dans d'autres villes pour réclamer la fin de ce qui est perçu comme une culture d'impunité, après la diffusion d'une vidéo devenue virale montrant plusieurs hommes déshabillant et attaquant une femme d'une communauté défavorisée. Une petite proportion seulement des victimes de viol obtient justice, selon des militants des droits des femmes.

La colère couvait depuis la semaine précédente après l'arrestation de plusieurs membres de l'aile étudiante du parti au pouvoir, accusés du viol collectif d'une femme dans la ville de Sylhet (Nord).

Certains manifestants ont lancé des appels à la démission de Mme Hasina, démonstration inhabituelle de défiance dans un pays où de telles critiques ouvertes du gouvernement sont rares.

Les manifestations se sont poursuivies lundi à Dacca, rassemblant des centaines de personnes malgré de fortes pluies de mousson. L'arrestation de quatre dirigeants étudiants durant le week-end a renforcé le mécontentement des manifestants.

Le Bangladesh (168 millions d'habitants) exécute régulièrement des condamnés malgré les critiques des groupes de défense des droits de l'homme. Depuis 2013, 23 personnes ont été pendues et le nombre de personnes attendant leur exécution s'élève à 1.718 au moins, selon un groupe militant local.]]>
https://www.peinedemort.org/document/11053 Mon, 12 Oct 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Un des meurtriers du père fondateur du Bangladesh a été pendu https://www.peinedemort.org/document/10892 Un ex-officier qui avait été condamné pour l'assassinat en 1975 du père fondateur du Bangladesh a été pendu dimanche, quelques jours après son arrestation au terme de 25 années de cavale, ont annoncé les autorités. Père de l'actuelle Première ministre Sheikh Hasina, Sheikh Mujibur Rahman avait été tué avec presque toute sa famille le 15 août 1975, près de quatre ans après avoir mené le Bangladesh, qui faisait auparavant partie du Pakistan, vers l'indépendance. En 1998, Abdul Majed avait été condamné à mort par contumace pour homicide, en même temps qu'une dizaine d'autres officiers. La Cour suprême confirma cette décision en 2009 et cinq des meurtriers furent exécutés quelques mois plus tard. Abdul Majed a été arrêté mardi matin dans un rickshaw à Dacca par la police antiterroriste. L'administration pénitentiaire a procédé dans la nuit de samedi à dimanche à son exécution, peu après le rejet d'une demande de grâce présidentielle. "Il a été pendu dimanche à 00H01 (samedi 18H01 GMT)", a déclaré à l'AFP le ministre de la Justice Anisul Huq, en précisant que cette exécution avait eu lieu dans la plus grande prison du pays, à Keraniganj, au sud de la capitale. M. Majed avait vraisemblablement fui en Inde en 1996. Il était revenu le mois dernier au Bangladesh. Le Bangladesh célèbre cette année le centenaire de la naissance de Sheikh Mujibur Rahman, mais les festivités ont été très réduites en raison de l'épidémie de coronavirus. Sheikh Hasina, elle, se trouvait au moment de l'assassinat en 1975 en Europe avec sa soeur. Dans une vidéo, le ministre bangladais de l'Intérieur a estimé cette semaine que l'arrestation de M. Majed était "le plus beau cadeau possible pour l'année du centenaire". Le traitement judiciaire de l'assassinat de 1975 fut particulièrement long, et l'affaire continue d'empoisonner la vie politique bangladaise. Les gouvernements militaires qui contrôlèrent le pays après ce meurtre récompensèrent les assassins avec, notamment, des postes diplomatiques. Plusieurs d'entre eux furent même autorisés à former un parti et à concourir aux élections dans les années 1980. Une loi d'amnistie empêcha toute poursuite pendant 21 ans jusqu'à l'arrivée au pouvoir de Sheikh Hasina en 1996. Celle-ci accusa longtemps Ziaur Rahman, président de 1977 jusqu'à son assassinat en 1981, d'avoir commandité le meurtre de son père. Mais la veuve de Ziaur Rahman, Khaleda Zia, qui fut Première ministre de 1991 à 1996 et de 2001 à 2006, a toujours démenti ces accusations. Ancienne alliée de Sheikh Hasina, elle en est devenue l'ennemie et a été condamnée en 2018 pour corruption, des poursuites qu'elle juge montées de toute pièce.
Père de l'actuelle Première ministre Sheikh Hasina, Sheikh Mujibur Rahman avait été tué avec presque toute sa famille le 15 août 1975, près de quatre ans après avoir mené le Bangladesh, qui faisait auparavant partie du Pakistan, vers l'indépendance.

En 1998, Abdul Majed avait été condamné à mort par contumace pour homicide, en même temps qu'une dizaine d'autres officiers.

La Cour suprême confirma cette décision en 2009 et cinq des meurtriers furent exécutés quelques mois plus tard.

Abdul Majed a été arrêté mardi matin dans un rickshaw à Dacca par la police antiterroriste.

L'administration pénitentiaire a procédé dans la nuit de samedi à dimanche à son exécution, peu après le rejet d'une demande de grâce présidentielle.

"Il a été pendu dimanche à 00H01 (samedi 18H01 GMT)", a déclaré à l'AFP le ministre de la Justice Anisul Huq, en précisant que cette exécution avait eu lieu dans la plus grande prison du pays, à Keraniganj, au sud de la capitale.

M. Majed avait vraisemblablement fui en Inde en 1996. Il était revenu le mois dernier au Bangladesh.

Le Bangladesh célèbre cette année le centenaire de la naissance de Sheikh Mujibur Rahman, mais les festivités ont été très réduites en raison de l'épidémie de coronavirus.

Sheikh Hasina, elle, se trouvait au moment de l'assassinat en 1975 en Europe avec sa soeur.

Dans une vidéo, le ministre bangladais de l'Intérieur a estimé cette semaine que l'arrestation de M. Majed était "le plus beau cadeau possible pour l'année du centenaire".

Le traitement judiciaire de l'assassinat de 1975 fut particulièrement long, et l'affaire continue d'empoisonner la vie politique bangladaise.

Les gouvernements militaires qui contrôlèrent le pays après ce meurtre récompensèrent les assassins avec, notamment, des postes diplomatiques. Plusieurs d'entre eux furent même autorisés à former un parti et à concourir aux élections dans les années 1980.

Une loi d'amnistie empêcha toute poursuite pendant 21 ans jusqu'à l'arrivée au pouvoir de Sheikh Hasina en 1996.

Celle-ci accusa longtemps Ziaur Rahman, président de 1977 jusqu'à son assassinat en 1981, d'avoir commandité le meurtre de son père.

Mais la veuve de Ziaur Rahman, Khaleda Zia, qui fut Première ministre de 1991 à 1996 et de 2001 à 2006, a toujours démenti ces accusations. Ancienne alliée de Sheikh Hasina, elle en est devenue l'ennemie et a été condamnée en 2018 pour corruption, des poursuites qu'elle juge montées de toute pièce.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10892 Sun, 12 Apr 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP