La peine de mort dans le monde — Chine https://www.peinedemort.org/rss/pays/CHN Chine : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2019 Sat, 16 Nov 2019 03:25:01 +0100 Wed, 13 Nov 2019 20:22:57 +0100 120 Chine : neuf personnes condamnées pour production et trafic de fentanyl https://www.peinedemort.org/document/10731 SHIJIAZHUANG, 7 novembre (Xinhua) -- Neuf trafiquants de drogue ont été condamnés jeudi pour production et trafic de fentanyl, un analgésique opioïde, dans la province chinoise du Hebei (nord). Les deux principaux criminels, Liu Yong et Jiang Juhua, ont respectivement été condamnés à mort avec deux ans de sursis et à une peine de prison à vie pour trafic et production de drogue, selon le Tribunal populaire intermédiaire de Xingtai, ville du Hebei. Le tribunal a indiqué qu'ils avaient fabriqué et vendu environ 11,86 kg de fentanyl, près de 3,4 kg de nordazépam, 41,9 g de diazépam et plus de 5 kg d'alprazolam. En outre, sept autres accusés reconnus coupables de trafic illégal de drogue ont été condamnés à des peines d'emprisonnement allant de six mois à la réclusion à perpétuité. Les stupéfiants, les matières premières pour la production de drogue et les outils impliqués dans cette affaire seront saisis, tout comme l'ensemble des gains illégaux, selon le tribunal.
Les deux principaux criminels, Liu Yong et Jiang Juhua, ont respectivement été condamnés à mort avec deux ans de sursis et à une peine de prison à vie pour trafic et production de drogue, selon le Tribunal populaire intermédiaire de Xingtai, ville du Hebei.

Le tribunal a indiqué qu'ils avaient fabriqué et vendu environ 11,86 kg de fentanyl, près de 3,4 kg de nordazépam, 41,9 g de diazépam et plus de 5 kg d'alprazolam.

En outre, sept autres accusés reconnus coupables de trafic illégal de drogue ont été condamnés à des peines d'emprisonnement allant de six mois à la réclusion à perpétuité.

Les stupéfiants, les matières premières pour la production de drogue et les outils impliqués dans cette affaire seront saisis, tout comme l'ensemble des gains illégaux, selon le tribunal.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10731 Thu, 07 Nov 2019 00:00:00 +0100 Xinhua
Déclaration de la Suisse : situations des droits de l'homme qui requièrent l'attention du Conseil https://www.peinedemort.org/document/10672 42e session du Conseil des droits de l'homme Point 4 de l'ordre du jour Situations des droits de l'homme qui requièrent l'attention du Conseil Genève, 17 septembre 2019 Déclaration de la Suisse [Seul le texte prononcé fait foi] Monsieur le Président, La Suisse s'oppose catégoriquement, et en toute circonstance, à la peine de mort. Celle-ci enfreint l'interdiction de la torture et d'autres obligations fondamentales des droits humains, comme le droit à la vie. Mon pays reconnait les souffrances des personnes ayant perdu un être cher ou ayant elles-mêmes été victimes d'un crime. Or, la peine de mort n'est pas un instrument approprié servant à la réconciliation, ni au dédommagement des victimes ou de leurs familles. Elle n'a pas non plus d'effets dissuasifs prouvés. La Suisse déplore ainsi fortement qu'en 2019, la communauté internationale ait été à nouveau témoin d'exécutions de masse et de mineurs au moment des faits. Mon pays appelle les dix Etats dans lesquels le nombre d'exécutions reste le plus élevé, soit la Chine, l'Iran, l'Arabie saoudite, le Vietnam, l'Irak, l'Egypte, les Etats-Unis, le Japon, le Pakistan, et Singapour à abolir la peine de mort ou à instaurer un moratoire, et à suspendre dans les faits l'exécution des peines capitales. Nous demandons aussi aux Etats qui condamnent à mort les personnes n'ayant pas commis les crimes les plus graves, notamment ceux liés aux drogues, à modifier leur législation, et ä pleinement garantir le droit à un procès équitable, aussi dans le contexte de la lutte anti- terroriste. Je vous remercie. Point 4 de l'ordre du jour
Situations des droits de l'homme qui requièrent l'attention du Conseil
Genève, 17 septembre 2019
Déclaration de la Suisse
[Seul le texte prononcé fait foi]

Monsieur le Président,

La Suisse s'oppose catégoriquement, et en toute circonstance, à la peine de mort. Celle-ci enfreint l'interdiction de la torture et d'autres obligations fondamentales des droits humains, comme le droit à la vie.

Mon pays reconnait les souffrances des personnes ayant perdu un être cher ou ayant elles-mêmes été victimes d'un crime. Or, la peine de mort n'est pas un instrument approprié servant à la réconciliation, ni au dédommagement des victimes ou de leurs familles. Elle n'a pas non plus d'effets dissuasifs prouvés.

La Suisse déplore ainsi fortement qu'en 2019, la communauté internationale ait été à nouveau témoin d'exécutions de masse et de mineurs au moment des faits.

Mon pays appelle les dix Etats dans lesquels le nombre d'exécutions reste le plus élevé, soit la Chine, l'Iran, l'Arabie saoudite, le Vietnam, l'Irak, l'Egypte, les Etats-Unis, le Japon, le Pakistan, et Singapour à abolir la peine de mort ou à instaurer un moratoire, et à suspendre dans les faits l'exécution des peines capitales.

Nous demandons aussi aux Etats qui condamnent à mort les personnes n'ayant pas commis les crimes les plus graves, notamment ceux liés aux drogues, à modifier leur législation, et ä pleinement garantir le droit à un procès équitable, aussi dans le contexte de la lutte anti- terroriste.

Je vous remercie.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10672 Tue, 17 Sep 2019 00:00:00 +0200 Département fédéral des affaires étrangères - Suisse
Chine : nouvelle interprétation judiciaire des procédures d'examen et d'exécution de la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/10633 BEIJING, 9 août (Xinhua) -- La Cour populaire suprême (CPS) appliquera une interprétation judiciaire sur les procédures d'examen et d'exécution de la peine de mort afin de protéger les droits et intérêts légitimes des condamnés, a annoncé la CPS vendredi. Lorsqu'ils délivrent les jugements aux défendeurs, les tribunaux populaires supérieurs doivent les informer de leurs droits d'être représentés par un avocat durant l'examen de leur peine de mort par la CPS, stipule l'interprétation judiciaire. L'avocat de la défense doit soumettre les éléments de preuve et les documents concernés à la CPS dans les dix jours après avoir accepté la charge ou lorsqu'il est commis d'office, et présenter le mémoire de défense dans les 45 jours, selon l'interprétation judiciaire. Si le mémoire de défense ou les preuves sont susceptibles d'affecter les résultats de l'examen de la peine de mort, l'exécution doit être suspendue ou arrêtée, même si la décision de l'examen a été rendue, indique l'interprétation judiciaire. Les tribunaux populaires sont également tenus d'informer les condamnés de leur droit de rencontrer leurs proches et d'accepter leurs demandes d'enregistrement de testament avec des dispositifs audio ou vidéo. Les demandes des proches pour rencontrer les condamnés à mort doivent être acceptées, à moins que les condamnés refusent la rencontre, indique l'interprétation judiciaire, ajoutant que les condamnés ont le droit de solliciter une rencontre avec leurs amis ou parents autres que leurs parents proches à condition que la sécurité puisse être garantie. Les demandes des condamnés pour rencontrer leurs enfants mineurs doivent être acceptées avec le consentement des tuteurs de ces derniers et la rencontre doit être organisée de manière appropriée afin de ne pas causer de préjudices physiques ou psychologiques aux enfants, indique l'interprétation judiciaire.
Lorsqu'ils délivrent les jugements aux défendeurs, les tribunaux populaires supérieurs doivent les informer de leurs droits d'être représentés par un avocat durant l'examen de leur peine de mort par la CPS, stipule l'interprétation judiciaire.

L'avocat de la défense doit soumettre les éléments de preuve et les documents concernés à la CPS dans les dix jours après avoir accepté la charge ou lorsqu'il est commis d'office, et présenter le mémoire de défense dans les 45 jours, selon l'interprétation judiciaire.

Si le mémoire de défense ou les preuves sont susceptibles d'affecter les résultats de l'examen de la peine de mort, l'exécution doit être suspendue ou arrêtée, même si la décision de l'examen a été rendue, indique l'interprétation judiciaire.

Les tribunaux populaires sont également tenus d'informer les condamnés de leur droit de rencontrer leurs proches et d'accepter leurs demandes d'enregistrement de testament avec des dispositifs audio ou vidéo.

Les demandes des proches pour rencontrer les condamnés à mort doivent être acceptées, à moins que les condamnés refusent la rencontre, indique l'interprétation judiciaire, ajoutant que les condamnés ont le droit de solliciter une rencontre avec leurs amis ou parents autres que leurs parents proches à condition que la sécurité puisse être garantie.

Les demandes des condamnés pour rencontrer leurs enfants mineurs doivent être acceptées avec le consentement des tuteurs de ces derniers et la rencontre doit être organisée de manière appropriée afin de ne pas causer de préjudices physiques ou psychologiques aux enfants, indique l'interprétation judiciaire.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10633 Fri, 09 Aug 2019 00:00:00 +0200 Xinhua
Exécution d'un tueur en série dans le nord de la Chine https://www.peinedemort.org/document/10618 BEIJING, 30 juillet (Xinhua) -- Zhao Zhihong, reconnu coupable de plusieurs meurtres, a été exécuté mardi matin dans la région autonome de Mongolie intérieure (nord de la Chine), a annoncé la Cour populaire suprême (CPS). Après l'approbation de sa condamnation à mort par la CPS, le Tribunal populaire intermédiaire de la ville de Hohhot a mené l'exécution en présence de responsables du parquet, a indiqué la CPS dans un communiqué. La CPS a confirmé après un examen qu'entre septembre 1996 et juillet 2005, Zhao Zhihong avait perpétré 17 crimes, commettant des meurtres, viols, vols et cambriolages dans plusieurs lieux de Mongolie intérieure. Ces crimes comprennent les meurtres de six personnes et les viols de deux mineures de moins de quatorze ans et de dix femmes, selon la CPS. Le communiqué de la CPS a précisé que les crimes de Zhao Zhihong étaient particulièrement horribles de nature, impliquaient des méthodes brutales et avaient eu des conséquences extrêmement graves. Les éléments de récidivisme dans cette affaire justifiaient une lourde peine. Bien qu'il ait avoué ses crimes, les faits, la nature et les circonstances de cette affaire, ainsi que les souffrances qu'il a infligées ne permettaient pas la clémence, a noté la CPS. La CPS a récemment approuvé la décision du Tribunal populaire supérieur de Mongolie intérieure confirmant le verdict original contre Zhao Zhihong. Ce dernier a été condamné à la peine capitale assortie d'une amende de 53.000 yuans et a été privé de ses droits politiques à vie pour meurtre, viol, vol et cambriolage. Zhao Zhihong a refusé de rencontrer sa famille avant son exécution.
Après l'approbation de sa condamnation à mort par la CPS, le Tribunal populaire intermédiaire de la ville de Hohhot a mené l'exécution en présence de responsables du parquet, a indiqué la CPS dans un communiqué.

La CPS a confirmé après un examen qu'entre septembre 1996 et juillet 2005, Zhao Zhihong avait perpétré 17 crimes, commettant des meurtres, viols, vols et cambriolages dans plusieurs lieux de Mongolie intérieure.

Ces crimes comprennent les meurtres de six personnes et les viols de deux mineures de moins de quatorze ans et de dix femmes, selon la CPS.

Le communiqué de la CPS a précisé que les crimes de Zhao Zhihong étaient particulièrement horribles de nature, impliquaient des méthodes brutales et avaient eu des conséquences extrêmement graves.

Les éléments de récidivisme dans cette affaire justifiaient une lourde peine.

Bien qu'il ait avoué ses crimes, les faits, la nature et les circonstances de cette affaire, ainsi que les souffrances qu'il a infligées ne permettaient pas la clémence, a noté la CPS.

La CPS a récemment approuvé la décision du Tribunal populaire supérieur de Mongolie intérieure confirmant le verdict original contre Zhao Zhihong. Ce dernier a été condamné à la peine capitale assortie d'une amende de 53.000 yuans et a été privé de ses droits politiques à vie pour meurtre, viol, vol et cambriolage.

Zhao Zhihong a refusé de rencontrer sa famille avant son exécution.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10618 Tue, 30 Jul 2019 00:00:00 +0200 Xinhua
Exécution en Chine dans une affaire pour laquelle un innocent avait déjà été exécuté https://www.peinedemort.org/document/10627 Zhao Zhihong est exécuté en Chine. Il avait été condamné à mort en 2015 pour plusieurs crimes, notamment pour le meurtre et le viol d'une femme pour lequel un autre homme (M. Huugjilt) avait déjà été exécuté, à tort, en 1996. Il avait été condamné à mort en 2015 pour plusieurs crimes, notamment pour le meurtre et le viol d'une femme pour lequel un autre homme (M. Huugjilt) avait déjà été exécuté, à tort, en 1996.]]> https://www.peinedemort.org/document/10627 Tue, 30 Jul 2019 00:00:00 +0200 Sophie Fotiadi Chine : exécution d'un homme coupable de plusieurs meurtres https://www.peinedemort.org/document/10595 BEIJING, 17 juillet (Xinhua) -- Zhang Koukou, un homme coupable de plusieurs meurtres, a été exécuté mercredi matin dans la province chinoise du Shaanxi (nord-ouest), a annoncé la Cour populaire suprême (CPS). Après l'approbation par la CPS de sa condamnation à mort, le Tribunal populaire intermédiaire de la ville de Hanzhong a annoncé et fait part de la décision de la CPS à Zhang Koukou, a-t-on appris d'un communiqué de la CPS. Zhang Koukou a vu sa famille avant l'exécution, qui a eu lieu en présence de procureurs. Zhang Koukou a été reconnu coupable du meurtre de trois membres d'une famille du quartier -- Wang Zhengjun, son frère aîné et leur père -- en 2018 par le tribunal de Hanzhong en janvier dernier, et a été condamné à mort et à la privation des droits politiques à vie. Zhang Koukou a fait appel, mais le tribunal populaire supérieur provincial à confirmé sa condamnation à mort le 11 avril et a soumis le verdict à la CPS pour examen. Après un nouvel examen, la CPS a confirmé que la mère de Zhang Koukou était décédée le 27 août 1996 après avoir été blessée intentionnellement par Wang Zhengjun qui avait 17 ans à ce moment-là, lors d'un conflit. Wang Zhengjun a été reconnu coupable de blessure intentionnelle et condamné à une peine de sept ans d'emprisonnement par un tribunal de niveau de district à la fin de l'année. Le 15 février 2018, à la veille du Nouvel An lunaire chinois, Zhang Koukou a cherché à se venger et a poignardé les frères à mort, alors qu'ils revenaient de nettoyer les tombes. Ensuite, il s'est précipité chez Wang Zhengjun et a tué leur père avant de mettre le feu à une voiture appartenant au frère de Wang Zhengjun et de s'enfuir. Zhang Koukou devait faire face à une lourde peine puisqu'il a commis des crimes très graves avec une ferme intention et à l'aide de moyens très cruels, entraînant des résultats extrêmement graves, a indiqué la CPS. La CPS a estimé que même si Zhang Koukou s'était livré à la police deux jours après le meurtre, il ne devait pas être condamné à une peine légère considérant la gravité de son crime. Les verdicts des premier et deuxième procès étaient exacts et la peine était appropriée, indique le communiqué, ajoutant que la peine de mort devait donc être approuvée.
Après l'approbation par la CPS de sa condamnation à mort, le Tribunal populaire intermédiaire de la ville de Hanzhong a annoncé et fait part de la décision de la CPS à Zhang Koukou, a-t-on appris d'un communiqué de la CPS.

Zhang Koukou a vu sa famille avant l'exécution, qui a eu lieu en présence de procureurs.

Zhang Koukou a été reconnu coupable du meurtre de trois membres d'une famille du quartier -- Wang Zhengjun, son frère aîné et leur père -- en 2018 par le tribunal de Hanzhong en janvier dernier, et a été condamné à mort et à la privation des droits politiques à vie.

Zhang Koukou a fait appel, mais le tribunal populaire supérieur provincial à confirmé sa condamnation à mort le 11 avril et a soumis le verdict à la CPS pour examen.

Après un nouvel examen, la CPS a confirmé que la mère de Zhang Koukou était décédée le 27 août 1996 après avoir été blessée intentionnellement par Wang Zhengjun qui avait 17 ans à ce moment-là, lors d'un conflit. Wang Zhengjun a été reconnu coupable de blessure intentionnelle et condamné à une peine de sept ans d'emprisonnement par un tribunal de niveau de district à la fin de l'année.

Le 15 février 2018, à la veille du Nouvel An lunaire chinois, Zhang Koukou a cherché à se venger et a poignardé les frères à mort, alors qu'ils revenaient de nettoyer les tombes. Ensuite, il s'est précipité chez Wang Zhengjun et a tué leur père avant de mettre le feu à une voiture appartenant au frère de Wang Zhengjun et de s'enfuir.

Zhang Koukou devait faire face à une lourde peine puisqu'il a commis des crimes très graves avec une ferme intention et à l'aide de moyens très cruels, entraînant des résultats extrêmement graves, a indiqué la CPS.

La CPS a estimé que même si Zhang Koukou s'était livré à la police deux jours après le meurtre, il ne devait pas être condamné à une peine légère considérant la gravité de son crime.

Les verdicts des premier et deuxième procès étaient exacts et la peine était appropriée, indique le communiqué, ajoutant que la peine de mort devait donc être approuvée.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10595 Wed, 17 Jul 2019 00:00:00 +0200 Xinhua
Un homme condamné à mort pour avoir tué six enfants avec son véhicule https://www.peinedemort.org/document/10586 SHENYANG, 9 juillet (Xinhua) -- Un tribunal de la province du Liaoning, dans le nord-est de la Chine, a condamné mardi un homme à la peine de mort pour avoir tué six enfants et blessé 20 personnes après avoir foncé avec son véhicule sur un groupe d'enfants traversant la route. L'accusé, Han Jihua, qui conduisait une berline, a foncé sur un groupe composé de plus de 60 enfants et de deux enseignants avant de prendre la fuite le 22 novembre 2018, selon le Tribunal populaire intermédiaire de la ville de Huludao. Il a été arrêté par la police moins d'une heure après le drame. Le tribunal a déclaré que le crime de Han était prémédité et motivé par des griefs et une hostilité envers la société dus à des difficultés financières et à des problèmes dans ses relations interpersonnelles et conjugales. Le tribunal a prononcé la peine de mort à son encontre en raison de la nature du crime et de son impact social. Les motifs de Han Jihua sont lamentables et méprisables, et le crime, commis d'une manière atroce, a gravement mis en danger la sécurité publique, selon le tribunal.
L'accusé, Han Jihua, qui conduisait une berline, a foncé sur un groupe composé de plus de 60 enfants et de deux enseignants avant de prendre la fuite le 22 novembre 2018, selon le Tribunal populaire intermédiaire de la ville de Huludao. Il a été arrêté par la police moins d'une heure après le drame.

Le tribunal a déclaré que le crime de Han était prémédité et motivé par des griefs et une hostilité envers la société dus à des difficultés financières et à des problèmes dans ses relations interpersonnelles et conjugales.

Le tribunal a prononcé la peine de mort à son encontre en raison de la nature du crime et de son impact social.

Les motifs de Han Jihua sont lamentables et méprisables, et le crime, commis d'une manière atroce, a gravement mis en danger la sécurité publique, selon le tribunal.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10586 Tue, 09 Jul 2019 00:00:00 +0200 Xinhua
Un homme condamné à mort pour avoir tué une personne et fait 14 blessés dans un centre commercial de Beijing https://www.peinedemort.org/document/10556 BEIJING, 13 juin (Xinhua) -- Un tribunal de Beijing a condamné jeudi un homme à la peine de mort pour avoir tué une personne et fait 14 blessés dans un centre commercial du centre-ville de la capitale chinoise en 2018. Le Tribunal populaire intermédiaire No 2 de Beijing a prononcé la peine de mort à l'encontre de Zhu Jiye et a privé ce dernier de ses droits politiques à vie. Zhu Jiye a attaqué des gens dans le centre commercial Joy City du quartier commerçant de Xidan, dans l'arrondissement de Xicheng, le 11 février 2018 vers 13h, faisant plusieurs victimes, a déclaré le tribunal dans son verdict. La police a appréhendé Zhu Jiye, qui a avoué son crime et indiqué avoir été motivé par des griefs personnels. Le tribunal a justifié son verdict en expliquant qu'il s'agissait d'une attaque planifiée et préméditée, précisant que Zhu Jiye avait attaqué des personnes innocentes avec des outils préparés à l'avance dans un lieu public très fréquenté.
Le Tribunal populaire intermédiaire No 2 de Beijing a prononcé la peine de mort à l'encontre de Zhu Jiye et a privé ce dernier de ses droits politiques à vie.

Zhu Jiye a attaqué des gens dans le centre commercial Joy City du quartier commerçant de Xidan, dans l'arrondissement de Xicheng, le 11 février 2018 vers 13h, faisant plusieurs victimes, a déclaré le tribunal dans son verdict.

La police a appréhendé Zhu Jiye, qui a avoué son crime et indiqué avoir été motivé par des griefs personnels.

Le tribunal a justifié son verdict en expliquant qu'il s'agissait d'une attaque planifiée et préméditée, précisant que Zhu Jiye avait attaqué des personnes innocentes avec des outils préparés à l'avance dans un lieu public très fréquenté.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10556 Thu, 13 Jun 2019 00:00:00 +0200 Xinhua
La Chine blâme le Canada pour la dégradation de leur relation https://www.peinedemort.org/document/10560 (Agence France-Presse) Pékin - Le Canada porte « l'entière responsabilité » de la dégradation de ses relations diplomatiques avec la Chine, a estimé jeudi Pékin, après avoir rejeté une demande de dialogue d'Ottawa. Les relations entre les deux pays se sont détériorées depuis décembre, lorsque la police de Vancouver a arrêté Meng Wanzhou, la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, sur la base d'un mandat d'arrêt américain. La justice américaine l'accuse d'avoir contourné les sanctions américaines contre l'Iran, mais aussi, via deux filiales, d'avoir volé des secrets industriels du groupe de télécoms américain T-Mobile. Ses avocats contestent. Quelques jours plus tard, la Chine avait arrêté l'ex-diplomate canadien Michael Kovrig et son compatriote consultant Michael Spavor, qu'elle soupçonne d'espionnage, et a depuis condamné à mort deux autres Canadiens reconnus coupables de trafic de drogue. Les services du premier ministre Justin Trudeau ont indiqué mercredi que la Chine avait ignoré en janvier une demande d'entretien avec son homologue chinois Li Keqiang pour « plaider personnellement » pour la libération immédiate des deux premiers Canadiens, et pour la clémence pour les deux condamnés. Geng Shuang, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a déclaré jeudi n'avoir pas entendu parler de la démarche canadienne. « Mais ce que je peux vous dire est que les difficultés actuelles dans les relations Chine-Canada sont entièrement causées par le Canada, et que la partie canadienne en porte l'entière responsabilité », a-t-il assuré lors d'une conférence de presse. La Chine a dit suspecter que Spavor et Kovrig (ce dernier travaille pour le groupe de réflexion International Crisis Group) travaillaient séparément à voler des secrets d'État. Le premier ministre Justin Trudeau a déclaré que les deux hommes étaient emprisonnés « pour des raisons politiques ». La ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland a également indiqué le mois dernier qu'elle avait cherché à rencontrer son homologue chinois Wang Yi, sans succès. La Chine a de son côté bloqué des milliards de dollars de produits agricoles canadiens. Meng Wanzhou, la dirigeante de Huawei, vit sous assignation à résidence à Vancouver en attendant une audience d'extradition prévu début 2020. « Nous espérons que le Canada va sincèrement prendre en compte les graves inquiétudes de la Chine et relâcher immédiatement Mme Meng Wanzhou [...] et prendre des mesures concrètes pour rétablir les relations Chine-Canada aussi vite que possible », a ajouté M. Geng lors de la conférence de presse.
Les relations entre les deux pays se sont détériorées depuis décembre, lorsque la police de Vancouver a arrêté Meng Wanzhou, la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, sur la base d'un mandat d'arrêt américain. La justice américaine l'accuse d'avoir contourné les sanctions américaines contre l'Iran, mais aussi, via deux filiales, d'avoir volé des secrets industriels du groupe de télécoms américain T-Mobile. Ses avocats contestent.

Quelques jours plus tard, la Chine avait arrêté l'ex-diplomate canadien Michael Kovrig et son compatriote consultant Michael Spavor, qu'elle soupçonne d'espionnage, et a depuis condamné à mort deux autres Canadiens reconnus coupables de trafic de drogue.

Les services du premier ministre Justin Trudeau ont indiqué mercredi que la Chine avait ignoré en janvier une demande d'entretien avec son homologue chinois Li Keqiang pour « plaider personnellement » pour la libération immédiate des deux premiers Canadiens, et pour la clémence pour les deux condamnés.


Geng Shuang, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a déclaré jeudi n'avoir pas entendu parler de la démarche canadienne. « Mais ce que je peux vous dire est que les difficultés actuelles dans les relations Chine-Canada sont entièrement causées par le Canada, et que la partie canadienne en porte l'entière responsabilité », a-t-il assuré lors d'une conférence de presse.

La Chine a dit suspecter que Spavor et Kovrig (ce dernier travaille pour le groupe de réflexion International Crisis Group) travaillaient séparément à voler des secrets d'État.

Le premier ministre Justin Trudeau a déclaré que les deux hommes étaient emprisonnés « pour des raisons politiques ».

La ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland a également indiqué le mois dernier qu'elle avait cherché à rencontrer son homologue chinois Wang Yi, sans succès.

La Chine a de son côté bloqué des milliards de dollars de produits agricoles canadiens.

Meng Wanzhou, la dirigeante de Huawei, vit sous assignation à résidence à Vancouver en attendant une audience d'extradition prévu début 2020.

« Nous espérons que le Canada va sincèrement prendre en compte les graves inquiétudes de la Chine et relâcher immédiatement Mme Meng Wanzhou [...] et prendre des mesures concrètes pour rétablir les relations Chine-Canada aussi vite que possible », a ajouté M. Geng lors de la conférence de presse.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10560 Thu, 13 Jun 2019 00:00:00 +0200
Canadiens détenus en Chine: Pékin a ignoré une demande de Justin Trudeau https://www.peinedemort.org/document/10554 OTTAWA - La Chine a ignoré en début d'année une demande de dialogue de Justin Trudeau dans le but d'éviter une escalade de la crise diplomatique entre Ottawa et Pékin, ont révélé mercredi les services du premier ministre canadien. Le dirigeant libéral a demandé en janvier à s'entretenir au téléphone avec son homologue Li Keqiang pour «plaider personnellement» en faveur de la libération immédiate de deux Canadiens arrêtés en décembre, dont un ancien diplomate, a indiqué une porte-parole du premier ministre, Chantal Gagnon. M. Trudeau souhaitait aussi lancer un appel à la clémence pour l'un des deux autres Canadiens qui ont ensuite été condamnés à mort pour trafic de drogue, a-t-elle ajouté. «Nous avons aussi directement fait appel à la clémence auprès de hauts responsables chinois», a-t-elle précisé. Ces révélations interviennent alors que de plus en plus de voix s'élèvent au Canada pour que M. Trudeau accroisse la pression sur la Chine afin qu'elle relâche l'ancien diplomate Michael Kovrig et le consultant et homme d'affaires Michael Spavor, tous deux «détenus arbitrairement», selon Ottawa. Ils ont été détenus dans la foulée de l'arrestation, le 1er décembre à Vancouver, d'une dirigeante du géant chinois Huawei, Meng Wanzhou, à la demande des autorités américaines qui réclament son extradition. La Chine soupçonne M. Kovrig, qui travaillait au moment de son arrestation pour l'institut de recherche International Crisis Group, d'espionnage. Michael Spavor est suspecté d'avoir transmis illégalement à M. Kovrig des secrets d'État. M. Trudeau rétorque que tous deux sont «détenus pour des raisons politiques». La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, avait déclaré en mai avoir cherché à s'entretenir avec son homologue chinois, Wang Yi, mais en vain. Dans son bras de fer avec Pékin, Ottawa a obtenu le soutien de ses alliés, y compris l'Union européenne, l'Otan et le G7. Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei, a pour sa part été libérée sous conditions et vit dans l'une de ses propriétés à Vancouver en attendant le début des audiences sur la demande des États-Unis, le 20 janvier 2020.
Le dirigeant libéral a demandé en janvier à s'entretenir au téléphone avec son homologue Li Keqiang pour «plaider personnellement» en faveur de la libération immédiate de deux Canadiens arrêtés en décembre, dont un ancien diplomate, a indiqué une porte-parole du premier ministre, Chantal Gagnon.

M. Trudeau souhaitait aussi lancer un appel à la clémence pour l'un des deux autres Canadiens qui ont ensuite été condamnés à mort pour trafic de drogue, a-t-elle ajouté. «Nous avons aussi directement fait appel à la clémence auprès de hauts responsables chinois», a-t-elle précisé.

Ces révélations interviennent alors que de plus en plus de voix s'élèvent au Canada pour que M. Trudeau accroisse la pression sur la Chine afin qu'elle relâche l'ancien diplomate Michael Kovrig et le consultant et homme d'affaires Michael Spavor, tous deux «détenus arbitrairement», selon Ottawa.

Ils ont été détenus dans la foulée de l'arrestation, le 1er décembre à Vancouver, d'une dirigeante du géant chinois Huawei, Meng Wanzhou, à la demande des autorités américaines qui réclament son extradition.

La Chine soupçonne M. Kovrig, qui travaillait au moment de son arrestation pour l'institut de recherche International Crisis Group, d'espionnage. Michael Spavor est suspecté d'avoir transmis illégalement à M. Kovrig des secrets d'État.

M. Trudeau rétorque que tous deux sont «détenus pour des raisons politiques».

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, avait déclaré en mai avoir cherché à s'entretenir avec son homologue chinois, Wang Yi, mais en vain.

Dans son bras de fer avec Pékin, Ottawa a obtenu le soutien de ses alliés, y compris l'Union européenne, l'Otan et le G7.

Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei, a pour sa part été libérée sous conditions et vit dans l'une de ses propriétés à Vancouver en attendant le début des audiences sur la demande des États-Unis, le 20 janvier 2020.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10554 Wed, 12 Jun 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Chine : des trafiquants de drogue condamnés à mort au Shanxi https://www.peinedemort.org/document/10525 TAIYUAN, 26 mai (Xinhua) -- Cinq personnes ont été condamnées à mort pour trafic de drogue par un tribunal de la province chinoise du Shanxi (nord). Parmi les 23 personnes impliquées dans cette affaire, trois ont été condamnées à mort avec sursis, et une personne a écopé d'une peine de prison à vie. Les autres ont été condamnées à des peines d'emprisonnement allant de trois à 16 ans, selon la décision rendue vendredi par le Tribunal populaire intermédiaire de la ville de Jincheng. Leurs biens personnels ont été saisis. Ce réseau de trafiquants était impliqué dans la vente de plus de 84 kg de stupéfiants de septembre 2016 à janvier 2017. Ils ont été arrêtés en janvier 2017. Le trafic de drogue est un crime en Chine. La vente ou la production de plus de 50 grammes d'héroïne est passible de la peine de mort.
Parmi les 23 personnes impliquées dans cette affaire, trois ont été condamnées à mort avec sursis, et une personne a écopé d'une peine de prison à vie. Les autres ont été condamnées à des peines d'emprisonnement allant de trois à 16 ans, selon la décision rendue vendredi par le Tribunal populaire intermédiaire de la ville de Jincheng.

Leurs biens personnels ont été saisis.

Ce réseau de trafiquants était impliqué dans la vente de plus de 84 kg de stupéfiants de septembre 2016 à janvier 2017. Ils ont été arrêtés en janvier 2017.

Le trafic de drogue est un crime en Chine. La vente ou la production de plus de 50 grammes d'héroïne est passible de la peine de mort.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10525 Sun, 26 May 2019 00:00:00 +0200 Xinhua
Chine : peine capitale pour des trafiquants de drogue https://www.peinedemort.org/document/10519 CHANGSHA, 17 mai (Xinhua) -- Un tribunal de la province chinoise du Hunan (centre) a condamné jeudi 18 trafiquants de drogue. Quatre suspects ont été condamnés à mort, cinq autres à la peine de mort avec deux ans de sursis et neuf autres à la perpétuité ou des peines de prison allant de dix à 15 ans, selon le jugement rendu par le tribunal populaire intermédiaire dans la ville de Shaoyang. Leurs propriétés personnelles seront confisquées. Ces suspects étaient impliqués dans la vente et le transport de drogue de juillet à septembre 2017, selon le tribunal. Le trafic de drogue est un crime grave en Chine. La peine maximale pour quelqu'un reconnu coupable de vente ou de production de plus de 50 grammes d'héroïne est la peine capitale.
Quatre suspects ont été condamnés à mort, cinq autres à la peine de mort avec deux ans de sursis et neuf autres à la perpétuité ou des peines de prison allant de dix à 15 ans, selon le jugement rendu par le tribunal populaire intermédiaire dans la ville de Shaoyang.

Leurs propriétés personnelles seront confisquées.

Ces suspects étaient impliqués dans la vente et le transport de drogue de juillet à septembre 2017, selon le tribunal.

Le trafic de drogue est un crime grave en Chine. La peine maximale pour quelqu'un reconnu coupable de vente ou de production de plus de 50 grammes d'héroïne est la peine capitale.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10519 Fri, 17 May 2019 00:00:00 +0200 Xinhua
Audience en Chine pour un Canadien condamné à mort https://www.peinedemort.org/document/10503 (Associated Press) Pékin - Un tribunal chinois a tenu jeudi une audience d'appel pour un Canadien condamné à mort pour trafic de drogue dans une affaire qui a creusé le fossé diplomatique entre les deux pays. Le tribunal de la province du Liaoning a déclaré que la peine de Robert Schellenberg serait annoncée à une date indéterminée. Reconnu coupable d'avoir joué un rôle central dans une opération de contrebande de méthamphétamine, Robert Schellenberg a été condamné à 15 ans de prison en novembre. Il a été condamné à la peine capitale lors d'un nouveau procès, en janvier. Cela s'est produit après l'arrestation, en décembre, de Meng Wanzhou, l'une des dirigeantes du géant chinois des télécommunications Huawei, en vertu d'un mandat d'extradition américain. Quelques jours plus tard, deux Canadiens - Michael Kovrig et Michael Spavor - ont été arrêtés en Chine en représailles apparentes. Le premier ministre canadien Justin Trudeau a dénoncé la condamnation de Robert Schellenberg en janvier et a accusé la Chine d'avoir « arbitrairement » appliqué la peine de mort. Robert Schellenberg, arrêté en 2014, maintient son innocence. Plus de 200 kilogrammes de méthamphétamine ont été saisis dans le cadre de l'affaire Schellenberg, a annoncé le tribunal. Le Canadien, âgé de 36 ans, a été qualifié de « délinquant principal » et a déclaré que les preuves présentées étaient « vraies et suffisantes ». Les représentants de l'ambassade du Canada ont été informés et les droits de Robert Schellenberg ont été légalement protégés au cours de la procédure de jeudi, a ajouté le tribunal. L'avocat de Robert Schellenberg, Zhang Dongshuo, a déclaré que le moment où le tribunal annoncerait une décision n'était pas encore clair. L'audience d'appel a suivi la comparution de Mme Meng devant le tribunal mercredi à Vancouver. Mme Meng est accusée d'avoir menti aux banques au sujet des relations de la société avec l'Iran, en violation des sanctions commerciales américaines. Son avocat, Scott Fenton, a fait valoir que les commentaires du président américain Donald Trump suggèrent que les arguments à son encontre sont motivés par des considérations politiques. Washington a fait pression sur d'autres pays pour qu'ils limitent l'utilisation de la technologie de Huawei, avertissant qu'ils pourraient s'ouvrir à la surveillance et au vol d'informations.
Le tribunal de la province du Liaoning a déclaré que la peine de Robert Schellenberg serait annoncée à une date indéterminée.

Reconnu coupable d'avoir joué un rôle central dans une opération de contrebande de méthamphétamine, Robert Schellenberg a été condamné à 15 ans de prison en novembre. Il a été condamné à la peine capitale lors d'un nouveau procès, en janvier.

Cela s'est produit après l'arrestation, en décembre, de Meng Wanzhou, l'une des dirigeantes du géant chinois des télécommunications Huawei, en vertu d'un mandat d'extradition américain. Quelques jours plus tard, deux Canadiens - Michael Kovrig et Michael Spavor - ont été arrêtés en Chine en représailles apparentes.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau a dénoncé la condamnation de Robert Schellenberg en janvier et a accusé la Chine d'avoir « arbitrairement » appliqué la peine de mort.

Robert Schellenberg, arrêté en 2014, maintient son innocence.

Plus de 200 kilogrammes de méthamphétamine ont été saisis dans le cadre de l'affaire Schellenberg, a annoncé le tribunal. Le Canadien, âgé de 36 ans, a été qualifié de « délinquant principal » et a déclaré que les preuves présentées étaient « vraies et suffisantes ».

Les représentants de l'ambassade du Canada ont été informés et les droits de Robert Schellenberg ont été légalement protégés au cours de la procédure de jeudi, a ajouté le tribunal.

L'avocat de Robert Schellenberg, Zhang Dongshuo, a déclaré que le moment où le tribunal annoncerait une décision n'était pas encore clair.

L'audience d'appel a suivi la comparution de Mme Meng devant le tribunal mercredi à Vancouver.

Mme Meng est accusée d'avoir menti aux banques au sujet des relations de la société avec l'Iran, en violation des sanctions commerciales américaines. Son avocat, Scott Fenton, a fait valoir que les commentaires du président américain Donald Trump suggèrent que les arguments à son encontre sont motivés par des considérations politiques.

Washington a fait pression sur d'autres pays pour qu'ils limitent l'utilisation de la technologie de Huawei, avertissant qu'ils pourraient s'ouvrir à la surveillance et au vol d'informations.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10503 Thu, 09 May 2019 00:00:00 +0200 Associated Press - AP
Chine: l'appel d'un Canadien condamné à mort examiné jeudi https://www.peinedemort.org/document/10500 L'appel d'un ressortissant canadien contre sa condamnation à mort en Chine pour trafic de drogue en janvier sera examiné au cours d'une audience jeudi, sur fond de crise diplomatique entre Ottawa et Pékin. Ce procès en appel intervient au moment où la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, Meng Wanzhou, doit comparaître mercredi devant la justice canadienne dans le cadre d'une procédure d'extradition aux Etats-Unis. Son arrestation début décembre au Canada, à la demande de la justice américaine, pour violation des sanctions contre l'Iran avait irrité Pékin et conduit à une escalade diplomatique avec Ottawa. Dans ce contexte, le cas de Robert Lloyd Schellenberg, arrêté en 2014 pour trafic de drogue, avait alors soudainement refait surface. L'homme avait été condamné en première instance en novembre à 15 ans de prison. Mais fin décembre, le tribunal qui traitait son appel a ordonné un nouveau procès, estimant la peine trop "indulgente". Au terme d'un procès très médiatisé, le Canadien avait finalement été condamné à la peine capitale au mois de janvier. Son appel sera examiné jeudi matin devant le tribunal intermédiaire de Dalian (nord-est), a indiqué à l'AFP une source proche du dossier. Le tribunal de Dalian et la Haute Cour de la province Liaoning, qui avait ordonné un nouveau procès, n'avaient pas réagi mercredi. Déjà condamné dans le passé au Canada pour trafic de drogue, M. Schellenberg a jusqu'à présent toujours clamé son innocence et assuré être venu en Chine pour y faire du tourisme. La directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, Meng Wanzhou, le 6 mars 2019 à Vancouver ( AFP/Archives / Don MacKinnon ) La justice "protégera les droits légitimes" de Robert Lloyd Schellenberg, a déclaré mercredi lors d'un point presse régulier Geng Shuang, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. "La Chine est un pays régi par l'Etat de droit", a-t-il assuré, refusant de confirmer si des membres du consulat du Canada seraient autorisés à se rendre au procès. Une porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Canada, Brittany Fletcher, a en tout cas indiqué que des représentants de son pays prévoyaient d'assister à l'audience. "Le Canada demeure extrêmement préoccupé par le fait que la Chine ait choisi d'appliquer la peine de mort, une peine cruelle et inhumaine", a expliqué Mme Fletcher dans un courriel transmis à l'AFP. "Le Canada a demandé et continuera à demander la clémence pour M. Schellenberg." La Chine a également arrêté deux Canadiens en fin d'année dernière: un ex-diplomate et un consultant, accusés d'avoir "menacé la sécurité nationale". Des interpellations que nombre d'experts étrangers considèrent comme des mesures de rétorsion après l'arrestation de la cadre de Huawei au Canada. Dans une autre affaire, un second Canadien, identifié en mandarin sous le nom de "Fan Wei", a été condamné à mort la semaine dernière dans le sud du pays.
Ce procès en appel intervient au moment où la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, Meng Wanzhou, doit comparaître mercredi devant la justice canadienne dans le cadre d'une procédure d'extradition aux Etats-Unis.

Son arrestation début décembre au Canada, à la demande de la justice américaine, pour violation des sanctions contre l'Iran avait irrité Pékin et conduit à une escalade diplomatique avec Ottawa.

Dans ce contexte, le cas de Robert Lloyd Schellenberg, arrêté en 2014 pour trafic de drogue, avait alors soudainement refait surface. L'homme avait été condamné en première instance en novembre à 15 ans de prison. Mais fin décembre, le tribunal qui traitait son appel a ordonné un nouveau procès, estimant la peine trop "indulgente".

Au terme d'un procès très médiatisé, le Canadien avait finalement été condamné à la peine capitale au mois de janvier.

Son appel sera examiné jeudi matin devant le tribunal intermédiaire de Dalian (nord-est), a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.

Le tribunal de Dalian et la Haute Cour de la province Liaoning, qui avait ordonné un nouveau procès, n'avaient pas réagi mercredi.

Déjà condamné dans le passé au Canada pour trafic de drogue, M. Schellenberg a jusqu'à présent toujours clamé son innocence et assuré être venu en Chine pour y faire du tourisme.

La directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, Meng Wanzhou, le 6 mars 2019 à Vancouver ( AFP/Archives / Don MacKinnon )

La justice "protégera les droits légitimes" de Robert Lloyd Schellenberg, a déclaré mercredi lors d'un point presse régulier Geng Shuang, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

"La Chine est un pays régi par l'Etat de droit", a-t-il assuré, refusant de confirmer si des membres du consulat du Canada seraient autorisés à se rendre au procès.

Une porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Canada, Brittany Fletcher, a en tout cas indiqué que des représentants de son pays prévoyaient d'assister à l'audience.

"Le Canada demeure extrêmement préoccupé par le fait que la Chine ait choisi d'appliquer la peine de mort, une peine cruelle et inhumaine", a expliqué Mme Fletcher dans un courriel transmis à l'AFP.

"Le Canada a demandé et continuera à demander la clémence pour M. Schellenberg."

La Chine a également arrêté deux Canadiens en fin d'année dernière: un ex-diplomate et un consultant, accusés d'avoir "menacé la sécurité nationale". Des interpellations que nombre d'experts étrangers considèrent comme des mesures de rétorsion après l'arrestation de la cadre de Huawei au Canada.

Dans une autre affaire, un second Canadien, identifié en mandarin sous le nom de "Fan Wei", a été condamné à mort la semaine dernière dans le sud du pays.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10500 Wed, 08 May 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Chine : un Canadien condamné à la peine de mort pour une affaire de drogue https://www.peinedemort.org/document/10486 (Associated Press) La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, s'est dite très préoccupée par la condamnation à mort d'un autre citoyen canadien en Chine, mais n'a pas voulu y voir un signe d'escalade dans sa querelle avec ce pays. Un tribunal du sud de la Chine a annoncé mardi les peines d'au moins six étrangers impliqués dans une opération internationale de production de méthamphétamine. Parmi eux, un Canadien identifié comme étant « Fan Wei » a été condamné à mort. À son arrivée à la rencontre hebdomadaire du conseil des ministres, mardi matin, Mme Freeland a rappelé que le Canada s'oppose en toutes circonstances à la peine de mort, « une punition cruelle et inhumaine ». « Nous sommes évidemment particulièrement préoccupés lorsque pareille sentence est appliquée à des Canadiens », a déclaré la ministre Freeland. Elle n'a pas voulu dire si elle voit un lien entre cette condamnation et le différend qui oppose Ottawa et Pékin depuis cinq mois. La ministre de l'Agriculture s'est montrée un peu plus candide que sa collègue Freeland. « C'est difficile de faire des relations directes, mais les circonstances font que c'est considéré dans toutes nos analyses », a admis Marie-Claude Bibeau. Plus tard dans la journée, à la sortie des Communes, la ministre Freeland a précisé sa pensée. « La Chine utilise la peine de mort et cette cause impliquait un plus grand groupe d'individus », a-t-elle tenu à souligner. Puis, elle a parlé de deux autres Canadiens. « La chose la plus difficile, ce sont les détentions arbitraires et injustes des Canadiens Michael Kovrig et Michael Spavor. Pour moi, c'est la chose la plus importante. C'est la chose la plus grave », a-t-elle insisté. Des déclarations qui laissent entendre que la ministre met le cas de Fan Wei dans une catégorie à part. Les relations sino-canadiennes se sont détériorées depuis l'arrestation par le Canada d'une dirigeante de Huawei, à la demande des États-Unis, en décembre dernier. Depuis lors, la Chine multiplie les gestes de représailles. Pendant que Meng Wanzhou, directrice financière de la société Huawei, attend à Vancouver que se décide son extradition vers les États-Unis, MM. Kovrig et Spavor sont détenus sur la base de vagues allégations de sécurité nationale et Fan Wei devient le second Canadien, après Robert Lloyd Schellenberg, à être condamné à mort par les autorités chinoises. La querelle du canola Pékin a également suspendu certaines exportations canadiennes, dont le canola, en représailles apparentes. La ministre de l'Agriculture se bute au refus des Chinois de recevoir une délégation canadienne pour discuter du canola. « Pour le moment, on poursuit les discussions sous forme de vidéoconférence. Nous sommes prêts à aller en Chine, à avoir cette discussion-là en personne, de scientifiques à scientifiques », a soutenu Mme Bibeau. Les autorités chinoises allèguent que le canola canadien serait infesté par un « quelconque insecte ». La ministre Bibeau a confirmé qu'une aide gouvernementale sera annoncée cette semaine pour venir en aide aux producteurs canadiens de canola, pris dans ce tir croisé. Aux Communes, l'opposition conservatrice s'en est prise au gouvernement libéral qui n'en fait pas assez, selon elle, pour protéger les producteurs de canola de la colère chinoise. Le chef conservateur Andrew Scheer a, de nouveau, réclamé que le gouvernement canadien punisse la Chine en annulant sa participation financière à la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures de la Chine. Le Canada s'est engagé à y verser 256 millions de dollars sur 5 ans. Le premier ministre Justin Trudeau lui a répondu que cette banque sert à des projets d'infrastructures vertes partout en Asie, y compris dans des pays très pauvres. Pas question, donc, d'en retirer ses fonds. Le cas de Fan Wei Le tribunal populaire intermédiaire de Jiangmen, dans la province méridionale du Guangdong, a condamné 11 personnes qui ont produit plus de 63 kilogrammes de méthamphétamine, une drogue illégale. Parmi eux se trouvaient un Américain et quatre Mexicains, qui ont tous été condamnés à une peine d'emprisonnement à perpétuité ou à une peine de mort avec sursis d'une durée de deux ans. La déclaration du tribunal n'indiquait pas clairement quelle personne avait été condamnée à quelle peine et ne donnait pas de nom complet. Le Canadien condamné à mort a été identifié comme étant Fan Wei, mais il n'a pas été déterminé s'il s'agissait de son nom légal. Une personne identifiée comme étant Wu Ziping, dont la nationalité n'a pas été précisée, a également été condamnée à mort. Selon le tribunal, Fan Wei et Wu Ziping ont comploté pour fabriquer et vendre les drogues en 2012 et ont invité les autres - décrits comme des « techniciens en fabrication de drogues » - à bord. Selon la cour, le groupe a créé un « repaire » dans la ville de Taishan, dans le Guangdong, où il a produit et vendu plus de 63 kilogrammes de méthamphétamine et 365,9 grammes de méthylamphétamine.
Un tribunal du sud de la Chine a annoncé mardi les peines d'au moins six étrangers impliqués dans une opération internationale de production de méthamphétamine. Parmi eux, un Canadien identifié comme étant « Fan Wei » a été condamné à mort.

À son arrivée à la rencontre hebdomadaire du conseil des ministres, mardi matin, Mme Freeland a rappelé que le Canada s'oppose en toutes circonstances à la peine de mort, « une punition cruelle et inhumaine ».

« Nous sommes évidemment particulièrement préoccupés lorsque pareille sentence est appliquée à des Canadiens », a déclaré la ministre Freeland. Elle n'a pas voulu dire si elle voit un lien entre cette condamnation et le différend qui oppose Ottawa et Pékin depuis cinq mois.

La ministre de l'Agriculture s'est montrée un peu plus candide que sa collègue Freeland. « C'est difficile de faire des relations directes, mais les circonstances font que c'est considéré dans toutes nos analyses », a admis Marie-Claude Bibeau.

Plus tard dans la journée, à la sortie des Communes, la ministre Freeland a précisé sa pensée.

« La Chine utilise la peine de mort et cette cause impliquait un plus grand groupe d'individus », a-t-elle tenu à souligner. Puis, elle a parlé de deux autres Canadiens.

« La chose la plus difficile, ce sont les détentions arbitraires et injustes des Canadiens Michael Kovrig et Michael Spavor. Pour moi, c'est la chose la plus importante. C'est la chose la plus grave », a-t-elle insisté.

Des déclarations qui laissent entendre que la ministre met le cas de Fan Wei dans une catégorie à part.

Les relations sino-canadiennes se sont détériorées depuis l'arrestation par le Canada d'une dirigeante de Huawei, à la demande des États-Unis, en décembre dernier. Depuis lors, la Chine multiplie les gestes de représailles.

Pendant que Meng Wanzhou, directrice financière de la société Huawei, attend à Vancouver que se décide son extradition vers les États-Unis, MM. Kovrig et Spavor sont détenus sur la base de vagues allégations de sécurité nationale et Fan Wei devient le second Canadien, après Robert Lloyd Schellenberg, à être condamné à mort par les autorités chinoises.

La querelle du canola

Pékin a également suspendu certaines exportations canadiennes, dont le canola, en représailles apparentes.

La ministre de l'Agriculture se bute au refus des Chinois de recevoir une délégation canadienne pour discuter du canola.

« Pour le moment, on poursuit les discussions sous forme de vidéoconférence. Nous sommes prêts à aller en Chine, à avoir cette discussion-là en personne, de scientifiques à scientifiques », a soutenu Mme Bibeau.

Les autorités chinoises allèguent que le canola canadien serait infesté par un « quelconque insecte ».

La ministre Bibeau a confirmé qu'une aide gouvernementale sera annoncée cette semaine pour venir en aide aux producteurs canadiens de canola, pris dans ce tir croisé.

Aux Communes, l'opposition conservatrice s'en est prise au gouvernement libéral qui n'en fait pas assez, selon elle, pour protéger les producteurs de canola de la colère chinoise.

Le chef conservateur Andrew Scheer a, de nouveau, réclamé que le gouvernement canadien punisse la Chine en annulant sa participation financière à la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures de la Chine. Le Canada s'est engagé à y verser 256 millions de dollars sur 5 ans.

Le premier ministre Justin Trudeau lui a répondu que cette banque sert à des projets d'infrastructures vertes partout en Asie, y compris dans des pays très pauvres. Pas question, donc, d'en retirer ses fonds.

Le cas de Fan Wei

Le tribunal populaire intermédiaire de Jiangmen, dans la province méridionale du Guangdong, a condamné 11 personnes qui ont produit plus de 63 kilogrammes de méthamphétamine, une drogue illégale.

Parmi eux se trouvaient un Américain et quatre Mexicains, qui ont tous été condamnés à une peine d'emprisonnement à perpétuité ou à une peine de mort avec sursis d'une durée de deux ans. La déclaration du tribunal n'indiquait pas clairement quelle personne avait été condamnée à quelle peine et ne donnait pas de nom complet.

Le Canadien condamné à mort a été identifié comme étant Fan Wei, mais il n'a pas été déterminé s'il s'agissait de son nom légal. Une personne identifiée comme étant Wu Ziping, dont la nationalité n'a pas été précisée, a également été condamnée à mort.

Selon le tribunal, Fan Wei et Wu Ziping ont comploté pour fabriquer et vendre les drogues en 2012 et ont invité les autres - décrits comme des « techniciens en fabrication de drogues » - à bord. Selon la cour, le groupe a créé un « repaire » dans la ville de Taishan, dans le Guangdong, où il a produit et vendu plus de 63 kilogrammes de méthamphétamine et 365,9 grammes de méthylamphétamine.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10486 Tue, 30 Apr 2019 00:00:00 +0200 Associated Press - AP
Un 2e Canadien condamné à mort pour trafic de drogue en Chine https://www.peinedemort.org/document/10487 Un tribunal chinois a condamné à mort mardi un second Canadien pour trafic de drogue, dans un contexte de tensions diplomatiques persistantes entre Ottawa et Pékin depuis fin 2018. Ce ressortissant canadien, identifié en mandarin sous le nom de "Fan Wei", faisait partie d'une organisation internationale criminelle qui agissait dans la ville de Taishan (sud de la Chine) entre juillet et novembre 2012, selon la justice. Dix autres personnes faisaient partie de ce gang, dont un Américain et quatre Mexicains, a indiqué dans un communiqué le Tribunal populaire intermédiaire de Jiangmen, dans la province méridionale du Guangdong. Au total, l'organisation aurait produit et vendu 63,4 kilos de méthamphétamine et 366 grammes de DMAA - un composé organique notamment utilisé pour l'amélioration des performances sportives. "Fan Wei" et un ressortissant chinois ont été condamnés à mort en raison de leur rôle clé dans le trafic, selon le tribunal. "La quantité de drogue vendue et fabriquée était extrêmement importante et les crimes extrêmement graves", a estimé la justice. Deux autres étrangers ont écopé d'une peine de mort avec sursis - normalement commuée en prison à perpétuité après deux ans - et le reste des hommes ont été condamnés à de la détention. Tous ont 10 jours pour faire appel du verdict. Il s'agit du deuxième Canadien à être condamné pour trafic de drogue cette année en Chine. En janvier, un tribunal avait condamné Robert Lloyd Schellenberg à la peine capitale à l'issue d'un nouveau procès exigé par la justice, après une condamnation à 15 ans de prison en première instance. Déjà condamné dans le passé au Canada pour trafic de drogue, M. Schellenberg clamait son innocence et assurait être venu en Chine pour y faire du tourisme. Les relations entre Pékin et Ottawa sont tendues depuis l'arrestation début décembre à Vancouver - sur demande américaine - de Meng Wanzhou, la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei. Accusée par Washington de complicité de fraude pour contourner les sanctions contre l'Iran, elle est en liberté surveillée au Canada, d'où elle risque une extradition vers les Etats-Unis. La Chine avait dans la foulée arrêté deux Canadiens, toujours en détention: un ex-diplomate et un consultant, accusés d'avoir "menacé la sécurité nationale". Des interpellations que nombre d'experts étrangers considèrent comme des mesures de rétorsion.
Ce ressortissant canadien, identifié en mandarin sous le nom de "Fan Wei", faisait partie d'une organisation internationale criminelle qui agissait dans la ville de Taishan (sud de la Chine) entre juillet et novembre 2012, selon la justice.

Dix autres personnes faisaient partie de ce gang, dont un Américain et quatre Mexicains, a indiqué dans un communiqué le Tribunal populaire intermédiaire de Jiangmen, dans la province méridionale du Guangdong.

Au total, l'organisation aurait produit et vendu 63,4 kilos de méthamphétamine et 366 grammes de DMAA - un composé organique notamment utilisé pour l'amélioration des performances sportives.

"Fan Wei" et un ressortissant chinois ont été condamnés à mort en raison de leur rôle clé dans le trafic, selon le tribunal.

"La quantité de drogue vendue et fabriquée était extrêmement importante et les crimes extrêmement graves", a estimé la justice.

Deux autres étrangers ont écopé d'une peine de mort avec sursis - normalement commuée en prison à perpétuité après deux ans - et le reste des hommes ont été condamnés à de la détention.

Tous ont 10 jours pour faire appel du verdict.

Il s'agit du deuxième Canadien à être condamné pour trafic de drogue cette année en Chine.

En janvier, un tribunal avait condamné Robert Lloyd Schellenberg à la peine capitale à l'issue d'un nouveau procès exigé par la justice, après une condamnation à 15 ans de prison en première instance.

Déjà condamné dans le passé au Canada pour trafic de drogue, M. Schellenberg clamait son innocence et assurait être venu en Chine pour y faire du tourisme.

Les relations entre Pékin et Ottawa sont tendues depuis l'arrestation début décembre à Vancouver - sur demande américaine - de Meng Wanzhou, la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei.

Accusée par Washington de complicité de fraude pour contourner les sanctions contre l'Iran, elle est en liberté surveillée au Canada, d'où elle risque une extradition vers les Etats-Unis.

La Chine avait dans la foulée arrêté deux Canadiens, toujours en détention: un ex-diplomate et un consultant, accusés d'avoir "menacé la sécurité nationale". Des interpellations que nombre d'experts étrangers considèrent comme des mesures de rétorsion.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10487 Tue, 30 Apr 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Condamnations à mort pour trafic de drogue en Chine, notamment pour un ressortissant canadien https://www.peinedemort.org/document/10488 Le tribunal populaire intermédiaire de Jiangmen condamne deux hommes à mort pour trafic de drogue, dont un ressortissant canadien identifié sous le nom de "Fan Wei". Dans ce procès pour production de méthamphétamine, 9 autres personnes, dont des ressortissants du Mexique et des Etats-Unis, ont écopé de prison à vie ou d'une peine de mort avec sursis. Il s'agit du deuxième Canadien condamné à mort pour trafic de drogue en Chine cette année dans un contexte de tensions diplomatiques entre les deux pays. Dans ce procès pour production de méthamphétamine, 9 autres personnes, dont des ressortissants du Mexique et des Etats-Unis, ont écopé de prison à vie ou d'une peine de mort avec sursis.

Il s'agit du deuxième Canadien condamné à mort pour trafic de drogue en Chine cette année dans un contexte de tensions diplomatiques entre les deux pays.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10488 Tue, 30 Apr 2019 00:00:00 +0200 Sophie Fotiadi
Le nombre d'exécutions capitales dans le monde au plus bas depuis une décennie https://www.peinedemort.org/document/10458 Amnesty International a enregistré 690 exécutions capitales en 2018, un chiffre au plus bas depuis dix ans, malgré une hausse dans plusieurs pays dont les Etats-Unis et le Japon, selon son rapport mondial sur la peine de mort publié mercredi. L'organisation a cependant précisé que ce chiffre ne comprend pas les exécutions en Chine, où les chiffres sont classés secret d'Etat. "On pense que les exécutions s'y comptent par milliers", précise l'ONG. "La chute du nombre d'exécutions à l'échelle mondiale", qui ont baissé de 31% par rapport à l'année précédente, "prouve que même les pays apparemment les plus rétifs amorcent un changement et réalisent que la peine de mort n'est pas la solution", a déclaré Kumi Naidoo, secrétaire général d'Amnesty International. "Cela incite à espérer que ce n'est qu'une simple question de temps avant que ce châtiment cruel et archaïque ne soit relégué au passé", a-t-il ajouté. L'ONG explique cette baisse principalement par les modifications apportées à la loi relative à la lutte contre les stupéfiants en Iran, où le nombre d'exécution a baissé de 50%, et par la "diminution des chiffres dans certains des pays responsables de la majorité des exécutions", principalement en Irak, au Pakistan et en Somalie. Derrière la Chine, les pays ayant eu le plus massivement recours aux exécutions sont l'Iran (253), l'Arabie saoudite (149), le Vietnam (85) et l'Irak (52). Ces quatre derniers pays représentent ensemble près de quatre cinquièmes (78%) des exécutions recensées dans le monde. Malgré un recul global, le nombre d'exécutions a augmenté dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis (25), au Japon (15), à Singapour (13) au Soudan du Sud (7) et au Belarus (4). La Thaïlande, elle, a renoué avec les exécutions, où elles n'avaient plus cours depuis 2009. Au total, vingt pays ont procédé à des exécutions en 2018, par décapitation (Arabie Saoudite), électrocution (Etats-Unis), pendaison (Afghanistan, Japon, Singapour), injection létale (Chine, Etats-Unis, Thaïlande) ou arme à feu (Corée du Nord, Yémen). - "Consensus mondial" - Amnesty International a par ailleurs enregistré 2.531 condamnations à mort (Chine non incluse) l'année dernière -contre 2.591 en 2017-, portant à 19.336 le nombre de personnes dans les couloirs de la mort. L'ONG s'est dite "préoccupée par la forte hausse du nombre" de ces condamnations dans certains pays. Elles ont ainsi été multipliées par quatre en Irak (271 condamnations à mort en 2018), et ont augmenté de 75% en Egypte (717). Malgré ces chiffres, l'organisation juge que la peine de mort est "résolument en recul" dans le monde, donnant plusieurs exemples de mesures prises pour mettre fin à ce châtiment. Le Burkina Faso a ainsi adopté un nouveau code pénal excluant la peine de mort, tandis que la Gambie et la Malaisie ont déclaré un moratoire officiel sur les exécutions. Aux États-Unis, la loi relative à la peine capitale dans l'État de Washington a été déclarée inconstitutionnelle. "Les autres pays concernés doivent à présent s'engager sur la même voie", a réclamé Kumi Naidoo. "Lentement mais sûrement, un consensus mondial est en train de se former visant à la suppression du recours à la peine de mort", a-t-il estimé. Selon Amnesty International, à la fin de l'année 2018, 106 pays, soit plus de la moitié des États dans le monde, avaient aboli la peine de mort, et 142 d'entre eux étaient abolitionnistes en droit ou en pratique. Amnesty International a également recensé huit cas de condamnés à mort innocentés au cours de l'année écoulée, dont deux aux États-Unis et un en Egypte.
L'organisation a cependant précisé que ce chiffre ne comprend pas les exécutions en Chine, où les chiffres sont classés secret d'Etat. "On pense que les exécutions s'y comptent par milliers", précise l'ONG.

"La chute du nombre d'exécutions à l'échelle mondiale", qui ont baissé de 31% par rapport à l'année précédente, "prouve que même les pays apparemment les plus rétifs amorcent un changement et réalisent que la peine de mort n'est pas la solution", a déclaré Kumi Naidoo, secrétaire général d'Amnesty International.

"Cela incite à espérer que ce n'est qu'une simple question de temps avant que ce châtiment cruel et archaïque ne soit relégué au passé", a-t-il ajouté.

L'ONG explique cette baisse principalement par les modifications apportées à la loi relative à la lutte contre les stupéfiants en Iran, où le nombre d'exécution a baissé de 50%, et par la "diminution des chiffres dans certains des pays responsables de la majorité des exécutions", principalement en Irak, au Pakistan et en Somalie.

Derrière la Chine, les pays ayant eu le plus massivement recours aux exécutions sont l'Iran (253), l'Arabie saoudite (149), le Vietnam (85) et l'Irak (52). Ces quatre derniers pays représentent ensemble près de quatre cinquièmes (78%) des exécutions recensées dans le monde.

Malgré un recul global, le nombre d'exécutions a augmenté dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis (25), au Japon (15), à Singapour (13) au Soudan du Sud (7) et au Belarus (4). La Thaïlande, elle, a renoué avec les exécutions, où elles n'avaient plus cours depuis 2009.

Au total, vingt pays ont procédé à des exécutions en 2018, par décapitation (Arabie Saoudite), électrocution (Etats-Unis), pendaison (Afghanistan, Japon, Singapour), injection létale (Chine, Etats-Unis, Thaïlande) ou arme à feu (Corée du Nord, Yémen).

- "Consensus mondial" -

Amnesty International a par ailleurs enregistré 2.531 condamnations à mort (Chine non incluse) l'année dernière -contre 2.591 en 2017-, portant à 19.336 le nombre de personnes dans les couloirs de la mort. L'ONG s'est dite "préoccupée par la forte hausse du nombre" de ces condamnations dans certains pays.

Elles ont ainsi été multipliées par quatre en Irak (271 condamnations à mort en 2018), et ont augmenté de 75% en Egypte (717).

Malgré ces chiffres, l'organisation juge que la peine de mort est "résolument en recul" dans le monde, donnant plusieurs exemples de mesures prises pour mettre fin à ce châtiment.

Le Burkina Faso a ainsi adopté un nouveau code pénal excluant la peine de mort, tandis que la Gambie et la Malaisie ont déclaré un moratoire officiel sur les exécutions. Aux États-Unis, la loi relative à la peine capitale dans l'État de Washington a été déclarée inconstitutionnelle.

"Les autres pays concernés doivent à présent s'engager sur la même voie", a réclamé Kumi Naidoo. "Lentement mais sûrement, un consensus mondial est en train de se former visant à la suppression du recours à la peine de mort", a-t-il estimé.

Selon Amnesty International, à la fin de l'année 2018, 106 pays, soit plus de la moitié des États dans le monde, avaient aboli la peine de mort, et 142 d'entre eux étaient abolitionnistes en droit ou en pratique.

Amnesty International a également recensé huit cas de condamnés à mort innocentés au cours de l'année écoulée, dont deux aux États-Unis et un en Egypte.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10458 Wed, 10 Apr 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Rapport d'Amnesty international : "Condamnations à mort et exécutions en 2018" https://www.peinedemort.org/document/10459 L'Organisation Non Gouvernementale Amnesty international présente son rapport sur les condamnations à mort et exécutions en 2018, avec une baisse notable du nombre des exécutions : "Le nombre d'exécutions recensées à travers le monde a diminué de 31 %, atteignant le chiffre le plus faible enregistré depuis au moins 10 ans. Cependant, une hausse du nombre des exécutions a été enregistrée dans plusieurs pays, notamment au Bélarus, aux États-Unis, au Japon, à Singapour et au Soudan du Sud. La Thaïlande a repris les exécutions, et le Sri Lanka menaçait de faire de même. La Chine demeurait le pays ayant le plus massivement procédé à des exécutions, et elle était suivie par l'Iran, l'Arabie saoudite, le Viêt-Nam et l'Irak."
"Le nombre d'exécutions recensées à travers le monde a diminué de 31 %, atteignant le chiffre le plus faible enregistré depuis au moins 10 ans.
Cependant, une hausse du nombre des exécutions a été enregistrée dans plusieurs pays, notamment au Bélarus, aux États-Unis, au Japon, à Singapour et au Soudan du Sud.
La Thaïlande a repris les exécutions, et le Sri Lanka menaçait de faire de même.
La Chine demeurait le pays ayant le plus massivement procédé à des exécutions, et elle était suivie par l'Iran, l'Arabie saoudite, le Viêt-Nam et l'Irak."]]>
https://www.peinedemort.org/document/10459 Wed, 10 Apr 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Les parquets chinois participeront davantage aux enquêtes pour réduire les condamnations à tort https://www.peinedemort.org/document/10381 BEIJING, 21 février (Xinhua) -- Les parquets chinois participeront davantage aux enquêtes concernant les crimes graves menées par les organes de la sécurité publique dans le but de réduire les condamnations à tort. Dans les affaires de crimes extrêmement graves, les parquets doivent participer aux enquêtes à temps et obtenir les détails le plus tôt possible, afin d'offrir leur assistance aux organes de la sécurité publique dans ces affaires, a annoncé Hou Yahui, responsable du parquet suprême. Les suspects ne doivent pas être arrêtés ou poursuivis si une erreur a été faite dans l'enquête, a-t-il souligné. Par ailleurs, les parquets doivent répondre rapidement et de manière appropriée aux interrogations du public concernant les affaires faisant l'objet d'un large débat, a-t-il indiqué. En Chine, les parquets peuvent participer aux enquêtes dans les affaires traitées par les organes de la sécurité publique à leur demande ou si les parquets considèrent cela comme nécessaire. Ils peuvent ainsi offrir des conseils sur des sujets tels que l'obtention des preuves et les lois applicables au cours de l'enquête. Les preuves dans les affaires impliquant la peine de mort doivent être strictement examinées pour prévenir les erreurs judiciaires, a ajouté le responsable. "La supervision de l'examen des affaires impliquant la peine de mort sera davantage améliorée", a-t-il noté.
Dans les affaires de crimes extrêmement graves, les parquets doivent participer aux enquêtes à temps et obtenir les détails le plus tôt possible, afin d'offrir leur assistance aux organes de la sécurité publique dans ces affaires, a annoncé Hou Yahui, responsable du parquet suprême.

Les suspects ne doivent pas être arrêtés ou poursuivis si une erreur a été faite dans l'enquête, a-t-il souligné.

Par ailleurs, les parquets doivent répondre rapidement et de manière appropriée aux interrogations du public concernant les affaires faisant l'objet d'un large débat, a-t-il indiqué.

En Chine, les parquets peuvent participer aux enquêtes dans les affaires traitées par les organes de la sécurité publique à leur demande ou si les parquets considèrent cela comme nécessaire. Ils peuvent ainsi offrir des conseils sur des sujets tels que l'obtention des preuves et les lois applicables au cours de l'enquête.

Les preuves dans les affaires impliquant la peine de mort doivent être strictement examinées pour prévenir les erreurs judiciaires, a ajouté le responsable.

"La supervision de l'examen des affaires impliquant la peine de mort sera davantage améliorée", a-t-il noté.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10381 Thu, 21 Feb 2019 00:00:00 +0100 Xinhua
Trafic de drogue: Trump vante le recours à la peine de mort en Chine https://www.peinedemort.org/document/10357 Washington, 15 fév 2019 (AFP) - Le président Donald Trump a salué vendredi le recours par la Chine à la peine de mort à l'encontre des trafiquants de drogue, suggérant que les Etats-Unis auraient intérêt à faire de même pour mieux lutter contre ce problème. En Chine, les trafiquants de drogue sont sanctionnés par "quelque chose qui s'appelle la peine de mort", a-t-il déclaré depuis les jardins de la Maison Blanche. "Nos criminels trafiquants de drogue récoltent un +et pourquoi pas une amende+ ?", a-t-il ironisé. "Donc si nous voulons être intelligents, nous pouvons l'être. On peut stopper le problème de la drogue. On peut y mettre fin bien plus vite qu'on ne le pense", a-t-il ajouté. Et le président américain de relater une conversation qu'il a eue avec son homologue Xi Jinping. "Vous êtes 1,4 milliard. Comment ça vous n'avez pas de problèmes de drogue?" "Non, nous n'avons pas de problèmes de drogue", lui a répondu le président chinois, selon Donald Trump. "Pourquoi?" "La peine de mort. Nous punissons les vendeurs de drogue de la peine de mort", a relaté Donald Trump. "Fin du problème" En Chine, les trafiquants de drogue sont sanctionnés par "quelque chose qui s'appelle la peine de mort", a-t-il déclaré depuis les jardins de la Maison Blanche. "Nos criminels trafiquants de drogue récoltent un +et pourquoi pas une amende+ ?", a-t-il ironisé.

"Donc si nous voulons être intelligents, nous pouvons l'être. On peut stopper le problème de la drogue. On peut y mettre fin bien plus vite qu'on ne le pense", a-t-il ajouté.

Et le président américain de relater une conversation qu'il a eue avec son homologue Xi Jinping.

"Vous êtes 1,4 milliard. Comment ça vous n'avez pas de problèmes de drogue?"

"Non, nous n'avons pas de problèmes de drogue", lui a répondu le président chinois, selon Donald Trump.

"Pourquoi?"

"La peine de mort. Nous punissons les vendeurs de drogue de la peine de mort", a relaté Donald Trump. "Fin du problème"]]>
https://www.peinedemort.org/document/10357 Fri, 15 Feb 2019 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Chine : un chauffeur de Didi condamné à mort pour viol et meurtre d'une passagère https://www.peinedemort.org/document/10347 HANGZHOU, 1er février (Xinhua) -- Un tribunal de la province chinoise du Zhejiang (est) a condamné un chauffeur du service de covoiturage de Didi à la peine capitale pour le viol et le meurtre d'une passagère en août dernier. Zhong Yuan, âgé de 27 ans, a aussi été privé de ses droits politiques à vie pour homicide volontaire, vol et viol, selon le verdict du tribunal populaire intermédiaire de Wenzhou, ville du Zhejiang. Le 24 août 2018, une femme de 19 ans a été portée disparue après avoir réservé une voiture avec l'application Didi Chuxing, la plus grande plateforme d'appel de voitures, à Wenzhou. Le chauffeur Zhong Yuan a été arrêté le lendemain matin par la police et a avoué le viol et le meurtre. Selon le tribunal, le meurtre était prémédité. Zhong Yuan avait accumulé des dettes sur un site Internet de jeux d'argent. Il avait préparé un couteau et du ruban adhésif à l'avance pour dérober les biens d'une passagère. Le plan de Zhong Yuan a échoué le 23 août, après qu'une passagère s'est échappée de sa voiture. Il a cependant réussi à prendre une autre passagère le lendemain et a commis les crimes, a précisé le tribunal. Didi Chuxing a suspendu son service de covoiturage à l'échelle nationale après cet incident.
Zhong Yuan, âgé de 27 ans, a aussi été privé de ses droits politiques à vie pour homicide volontaire, vol et viol, selon le verdict du tribunal populaire intermédiaire de Wenzhou, ville du Zhejiang.

Le 24 août 2018, une femme de 19 ans a été portée disparue après avoir réservé une voiture avec l'application Didi Chuxing, la plus grande plateforme d'appel de voitures, à Wenzhou. Le chauffeur Zhong Yuan a été arrêté le lendemain matin par la police et a avoué le viol et le meurtre.

Selon le tribunal, le meurtre était prémédité. Zhong Yuan avait accumulé des dettes sur un site Internet de jeux d'argent. Il avait préparé un couteau et du ruban adhésif à l'avance pour dérober les biens d'une passagère.

Le plan de Zhong Yuan a échoué le 23 août, après qu'une passagère s'est échappée de sa voiture. Il a cependant réussi à prendre une autre passagère le lendemain et a commis les crimes, a précisé le tribunal.

Didi Chuxing a suspendu son service de covoiturage à l'échelle nationale après cet incident.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10347 Fri, 01 Feb 2019 00:00:00 +0100 Xinhua
Un homme condamné à mort pour homicide et détournement d'un bus https://www.peinedemort.org/document/10348 FUZHOU, 30 janvier (Xinhua) -- Un tribunal de la province chinoise du Fujian (est) a condamné à mort un homme qui avait détourné un bus et fait huit morts en décembre. Qiu Rihui a été également privé de ses droits politiques à vie pour homicide et pour avoir mis en péril la sécurité publique avec des moyens dangereux, selon le Tribunal populaire intermédiaire de la ville de Longyan. Huit personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées après que le bus détourné a foncé sur des piétons dans les rues de la ville de Longyan le 25 décembre 2018. La police a arrêté Qiu Rihui, qui était au chômage et originaire de Longyan. Selon une enquête initiale de la police, le suspect a eu ce jour là une dispute avec un responsable du comité de quartier venu le voir à son domicile, avec lequel il était en conflit depuis longtemps. Le suspect a ensuite attaqué des personnes avec un couteau, et détourné un bus qu'il a utilisé pour foncer sur des piétons.
Qiu Rihui a été également privé de ses droits politiques à vie pour homicide et pour avoir mis en péril la sécurité publique avec des moyens dangereux, selon le Tribunal populaire intermédiaire de la ville de Longyan.

Huit personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées après que le bus détourné a foncé sur des piétons dans les rues de la ville de Longyan le 25 décembre 2018. La police a arrêté Qiu Rihui, qui était au chômage et originaire de Longyan.

Selon une enquête initiale de la police, le suspect a eu ce jour là une dispute avec un responsable du comité de quartier venu le voir à son domicile, avec lequel il était en conflit depuis longtemps. Le suspect a ensuite attaqué des personnes avec un couteau, et détourné un bus qu'il a utilisé pour foncer sur des piétons.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10348 Wed, 30 Jan 2019 00:00:00 +0100 Xinhua
Le Canadien condamné à mort en Chine a «probablement» fait appel https://www.peinedemort.org/document/10343 PÉKIN - Un Canadien condamné à mort en Chine pour trafic de drogue a «probablement» fait appel du verdict, a déclaré lundi à l'AFP son avocat, qui n'a pas d'accès direct à son client, dans une affaire qui a aggravé la crise diplomatique entre Pékin et Ottawa. Robert Lloyd Schellenberg, 36 ans, s'est vu infliger il y a deux semaines la peine capitale après un nouveau procès. Un tribunal avait ordonné en décembre de le rejuger, estimant sa condamnation à 15 ans de prison en première instance trop clémente. Le verdict a provoqué une escalade des tensions entre Pékin et Ottawa, déjà vives depuis l'arrestation début décembre au Canada - sur demande américaine - de Meng Wanzhou, la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei. M. Schellenberg a annoncé la semaine dernière au cours d'une visite consulaire qu'il allait faire appel auprès de la Haute Cour du peuple de la province du Liaoning (nord-est), a souligné son avocat Zhang Dongshuo. «La date-butoir c'est aujourd'hui (...) donc en se fondant sur ce qu'il nous a dit précédemment, il est probable qu'il ait déposé l'appel», a relevé Me Zhang, qui a déclaré attendre une notification officielle de la justice. Le tribunal auprès duquel Robert Lloyd Schellenberg aurait déposé sa demande étant celui qui avait ordonné en décembre de le rejuger, les chances que son appel soit accepté sont faibles. L'affaire devrait ensuite être portée devant la Cour populaire suprême, la plus haute juridiction chinoise, qui a le pouvoir de ratifier ou de rejeter les condamnations à mort. La justice accuse M. Schellenberg, arrêté en 2014, d'avoir joué un «rôle clé» dans un trafic de drogue destiné à expédier 222 kilos de méthamphétamine en Australie. Il affirme quant à lui être un simple touriste qui a été piégé. Le Canada a appelé la Chine à la «clémence». Mais Ottawa est dans le collimateur de Pékin depuis l'arrestation de la dirigeante de Huawei, que la justice américaine soupçonne de complicité de fraude pour contourner les sanctions contre l'Iran. La Chine a arrêté en décembre deux Canadiens, accusés d'avoir mené des activités «menaçant la sécurité nationale». Des arrestations largement perçues dans les pays occidentaux comme des mesures de rétorsion. L'ambassadeur du Canada à Pékin a par ailleurs été poussé à la démission ce weekend après avoir déclaré que ce serait «très bien pour le Canada» si Washington renonçait à demander l'extradition de Meng Wanzhou.
Robert Lloyd Schellenberg, 36 ans, s'est vu infliger il y a deux semaines la peine capitale après un nouveau procès. Un tribunal avait ordonné en décembre de le rejuger, estimant sa condamnation à 15 ans de prison en première instance trop clémente.

Le verdict a provoqué une escalade des tensions entre Pékin et Ottawa, déjà vives depuis l'arrestation début décembre au Canada - sur demande américaine - de Meng Wanzhou, la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei.

M. Schellenberg a annoncé la semaine dernière au cours d'une visite consulaire qu'il allait faire appel auprès de la Haute Cour du peuple de la province du Liaoning (nord-est), a souligné son avocat Zhang Dongshuo.

«La date-butoir c'est aujourd'hui (...) donc en se fondant sur ce qu'il nous a dit précédemment, il est probable qu'il ait déposé l'appel», a relevé Me Zhang, qui a déclaré attendre une notification officielle de la justice.

Le tribunal auprès duquel Robert Lloyd Schellenberg aurait déposé sa demande étant celui qui avait ordonné en décembre de le rejuger, les chances que son appel soit accepté sont faibles.

L'affaire devrait ensuite être portée devant la Cour populaire suprême, la plus haute juridiction chinoise, qui a le pouvoir de ratifier ou de rejeter les condamnations à mort.

La justice accuse M. Schellenberg, arrêté en 2014, d'avoir joué un «rôle clé» dans un trafic de drogue destiné à expédier 222 kilos de méthamphétamine en Australie. Il affirme quant à lui être un simple touriste qui a été piégé.

Le Canada a appelé la Chine à la «clémence».

Mais Ottawa est dans le collimateur de Pékin depuis l'arrestation de la dirigeante de Huawei, que la justice américaine soupçonne de complicité de fraude pour contourner les sanctions contre l'Iran.

La Chine a arrêté en décembre deux Canadiens, accusés d'avoir mené des activités «menaçant la sécurité nationale». Des arrestations largement perçues dans les pays occidentaux comme des mesures de rétorsion.

L'ambassadeur du Canada à Pékin a par ailleurs été poussé à la démission ce weekend après avoir déclaré que ce serait «très bien pour le Canada» si Washington renonçait à demander l'extradition de Meng Wanzhou.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10343 Mon, 28 Jan 2019 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
La Chine répond aux accusations canadiennes concernant la condamnation à la mort d'un trafiquant de drogue canadien https://www.peinedemort.org/document/10325 BEIJING, 17 janvier (Xinhua) -- La Chine a réagi mercredi aux accusations d'un haut fonctionnaire canadien concernant la condamnation à la mort, par la Chine, d'un trafiquant de drogue canadien, affirmant que l'affaire devait être traitée conformément à la loi chinoise puisque les faits se sont déroulés en Chine. La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, a fait ces remarques lorsqu'on lui a demandé de commenter les propos de la ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland. Cette dernière a qualifié "d'inhumaine et d'inappropriée" la peine capitale prononcée contre Robert Lloyd Schellenberg, ressortissant canadien qui a été condamné pour trafic de plus de 222 kg de méthamphétamine. "Si la peine de mort est inhumaine et inappropriée, est-il humain et approprié de laisser plus de personnes mourir de la drogue?" a déclaré Mme Hua. "Même les Canadiens considèrent que la contrebande de plus de 222 kg de méthamphétamine est un crime grave". Rappelant les douloureux souvenirs du peuple chinois à propos de la consommation de drogue après la première guerre de l'opium (1840-1842), la porte-parole chinoise a souligné que "la Chine ne permettra à aucun trafiquant de drogue d'aucun pays de nuire à la vie du peuple chinois". "L'affaire s'est produite en Chine, et elle doit être traitée conformément à la loi chinoise", a-t-elle déclaré. La sentence prononcée par le tribunal chinois est juste, et les remarques des responsables canadiens sont manifestement "arbitraires", a ajouté la porte-parole, exprimant l'espoir que "la partie canadienne respecte l'Etat de droit et la souveraineté judiciaire de la Chine". Robert Lloyd Schellenberg a été condamné à mort lundi pour trafic de drogue par le Tribunal populaire intermédiaire de Dalian, dans la province chinoise du Liaoning (nord-est). Selon des médias, il avait été condamné pour possession de drogue et trafic de drogue en 2003 et en 2012 au Canada.
La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, a fait ces remarques lorsqu'on lui a demandé de commenter les propos de la ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland. Cette dernière a qualifié "d'inhumaine et d'inappropriée" la peine capitale prononcée contre Robert Lloyd Schellenberg, ressortissant canadien qui a été condamné pour trafic de plus de 222 kg de méthamphétamine.

"Si la peine de mort est inhumaine et inappropriée, est-il humain et approprié de laisser plus de personnes mourir de la drogue?" a déclaré Mme Hua. "Même les Canadiens considèrent que la contrebande de plus de 222 kg de méthamphétamine est un crime grave".

Rappelant les douloureux souvenirs du peuple chinois à propos de la consommation de drogue après la première guerre de l'opium (1840-1842), la porte-parole chinoise a souligné que "la Chine ne permettra à aucun trafiquant de drogue d'aucun pays de nuire à la vie du peuple chinois".

"L'affaire s'est produite en Chine, et elle doit être traitée conformément à la loi chinoise", a-t-elle déclaré.

La sentence prononcée par le tribunal chinois est juste, et les remarques des responsables canadiens sont manifestement "arbitraires", a ajouté la porte-parole, exprimant l'espoir que "la partie canadienne respecte l'Etat de droit et la souveraineté judiciaire de la Chine".

Robert Lloyd Schellenberg a été condamné à mort lundi pour trafic de drogue par le Tribunal populaire intermédiaire de Dalian, dans la province chinoise du Liaoning (nord-est). Selon des médias, il avait été condamné pour possession de drogue et trafic de drogue en 2003 et en 2012 au Canada.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10325 Thu, 17 Jan 2019 00:00:00 +0100 Xinhua
La Chine réagit aux propos de Justin Trudeau suite à la condamnation à mort d'un trafiquant de drogue canadien https://www.peinedemort.org/document/10320 BEIJING, 16 janvier (Xinhua) -- La Chine a exprimé mardi son fort mécontentement suite aux propos du Premier ministre canadien Justin Trudeau critiquant la peine de mort prononcée pour un trafiquant de drogue. Hua Chunying, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a exhorté la partie canadienne à respecter l'Etat de droit et la souveraineté judiciaire de la Chine, à corriger les erreurs et à cesser de faire des remarques irresponsables. Selon certaines informations, M. Trudeau a déclaré que la Chine avait condamné "arbitrairement" le Canadien Robert Lloyd Schellenberg à la peine de mort pour trafic de drogue. Mme Hua a déclaré lors d'une conférence de presse que les informations concernées publiées par le tribunal populaire intermédiaire de Dalian étaient très spécifiques et exhaustives, ajoutant que les faits concernant ce crime, avancés par les départements de poursuites pénales contre M. Schellenberg, étaient clairs, et que les preuves étaient solides et suffisantes. Les crimes liés à la drogue sont universellement reconnus comme des crimes et considérés comme extrêmement dommageables pour la société, a déclaré Mme Hua. La Chine, comme beaucoup d'autres pays, réprime et punit sévèrement les crimes liés à la drogue, a-t-elle ajouté. "Toutes les personnes sont égales devant la loi, et cela incarne le véritable esprit de l'Etat de droit", a déclaré Mme Hua, soulignant que les propos tenus par les citoyens canadiens concernés ne comportaient pas l'esprit minimum de l'Etat de droit. M. Schellenberg a été condamné à mort lundi pour avoir participé à un trafic de drogue international organisé et collaboré avec d'autres pour faire passer en contrebande plus de 222 kilos de méthamphétamine. https://www.peinedemort.org/document/10320 Wed, 16 Jan 2019 00:00:00 +0100 Xinhua Conférence de presse du 16 janvier 2019 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying https://www.peinedemort.org/document/10646 Q : Le 15 janvier, la Chambre des Communes a rejeté l'accord sur le Brexit et la déclaration politique sur le cadre des relations futures entre le Royaume-Uni et l'Union européenne (UE) avec 202 voix pour et 432 voix contre. Le même jour, le Parti travailliste, de l'opposition, a lancé une motion de censure contre le gouvernement. Quel est votre commentaire à ce sujet ? R : La Chine a suivi de près la question du Brexit et a noté qu'il existe des désaccords au sein du Royaume-Uni et entre le Royaume-Uni et l'UE sur cette question. Nous sommes d'avis qu'un Royaume-Uni et une UE stables, ouverts et qui se développent correspondent aux intérêts des différentes parties. Nous espérons que le processus de Brexit se déroulera de manière stable et ordonnée. La politique déterminée de la Chine visant à faire progresser parallèlement le développement des relations sino-britanniques et sino-européennes ne changera pas. Quant à la motion de censure contre le gouvernement présentée par le parti d'opposition, il s'agit d'une affaire intérieure britannique et je n'ai aucun commentaire à faire à ce sujet. Q : Après la condamnation à mort du Canadien Robert Lloyd Schellenberg par le Tribunal populaire de seconde instance de Dalian, le dirigeant canadien a déclaré que la Chine avait prononcé une sentence de mort « arbitraire ». La Ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a qualifié la peine de mort d'« inhumaine et inappropriée ». Mais nous avons également noté que, selon des médias canadiens, Schellenberg avait déjà été condamné pour possession et trafic de drogue par des tribunaux canadiens dès 2003 et 2012. Dans le même temps, bon nombre d'internautes canadiens estiment également que le trafic de plus de 200 kg de méthamphétamine est un crime très grave et que le gouvernement canadien ne devrait pas provoquer de problèmes diplomatiques pour un trafiquant de drogue sans scrupules. Quel est votre commentaire à cet égard ? R : J'ai également noté des reportages en la matière. À en juger par ce que vous évoquez dans votre question, il semble que certains simples particuliers au Canada sont plus sensés que leur chef de gouvernement. Je me demande si le dirigeant canadien peut expliquer clairement à la population de son pays combien de vies 222 kg de drogue pourraient emporter et combien de familles seraient privées de leur bonheur. Si la condamnation à mort de Schellenberg pour le trafic de 222 kg de drogue est inhumaine et inappropriée, alors peut-on dire qu'il serait humain et approprié de laisser la drogue coûter la vie à un plus grand nombre de personnes ? Les Chinois gardent un souvenir tout frais des malheurs causés par la drogue après la guerre de l'opium de 1840 et nous ne permettrons aux trafiquants de drogue d'aucun pays de mettre en danger la vie de la population chinoise. Si le trafic de drogue de Schellenberg s'était produit au Canada, nous aurions fait peu de cas de son jugement par le Canada. Mais le cas doit être traité conformément à la loi chinoise, puisqu'il a eu lieu en Chine. Tout comme les commentaires de certains internautes canadiens que vous avez mentionnés, le verdict rendu par l'organe judiciaire chinois est juste, tandis que les remarques à ce sujet du leader canadien sont évidemment trop arbitraires et portent atteinte à l'image et à la crédibilité du Canada. Nous espérons que la partie canadienne respectera l'État de droit ainsi que la souveraineté judiciaire de la Chine. Q : Selon Bloomberg, certaines entreprises publiques chinoises ont été prévenues par les départements concernés chinois, leur demandant d'éviter les voyages aux États-Unis et dans les autres pays alliés, et de prendre des précautions particulières pour protéger leurs appareils électroniques si leurs personnels doivent s'y rendre. Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ? R : Je ne suis pas au courant de la question concrète que vous avez évoquée. Mais toute une série de reportages que nous avons lus ces derniers temps montrent qu'il est vrai que quelques pays ont pris des mesures injustes, voire excessives, en ce qui concerne l'entrée des citoyens chinois. Dans ces circonstances, j'estime qu'un tel avertissement est approprié s'il existe. Q : Le Ministère canadien des Affaires étrangères a demandé à la Chine d'envisager une mesure de « clémence » vis-à-vis de Robert Schellenberg. Est-ce que la partie chinoise envisagera une exception pour Schellenberg à la demande de la partie canadienne ? R : Vous demandez si la Chine est prête à écouter la demande canadienne, mais je ne sais pas si le dirigeant canadien concerné a sérieusement écouté la position juste et ferme de la Chine. Les faits, les circonstances et l'ampleur du trafic de drogue de Schellenberg sont clairs. Vous savez vous aussi qu'un acte criminel lié à la drogue est un crime grave reconnu dans le monde entier et porte gravement atteinte à la société. Tous les pays sévissent contre ce crime. Le véritable esprit de primauté du droit implique que nous sommes tous égaux devant la loi. Le Canada se dit toujours un État de droit. Nous espérons qu'il pourra véritablement montrer son respect de l'État de droit par des actions concrètes. (Du même journaliste) : Mais la partie canadienne a demandé la « clémence » pour que la peine capitale ne soit pas exécutée. Est-ce que la Chine acceptera cette demande ? R : La Chine est un État de droit. Conformément aux dispositions de la Constitution, les tribunaux populaires et les parquets populaires exercent de manière indépendante les pouvoirs judiciaires et les pouvoirs du parquet selon la loi, sans aucune ingérence des organes administratifs. Q : Comme nous l'avons appris, un responsable de la RPDC, Kim Yong-chol, viendra à Beijing demain pour se rendre aux États-Unis. Pouvez-vous confirmer cela ? Si oui, est-ce qu'il rencontrera des officiels chinois ? R : Je crois comprendre qu'il fera escale à Beijing. Pour le moment, je n'ai pas entendu parler de l'organisation d'une rencontre. Q : Le Premier Ministre canadien a déclaré hier que l'application de la loi est arbitraire en Chine. Le Ministre australien des Affaires étrangères par intérim s'est récemment exprimé à ce sujet, affirmant que la peine capitale ne devrait pas être appliquée dans le cas de Schellenberg et que la Chine ne devrait pas rendre un verdict aussi rapidement. La partie chinoise s'inquiète-t-elle de l'opposition de la communauté internationale ? R : Je peux vous confirmer que nous ne sommes pas inquiets du tout. Vous venez d'évoquer l'Australie dans votre question. En fait, le nombre d'alliés du Canada peut se compter sur les doigts de la main. Ces pays ne peuvent en aucun cas représenter la communauté internationale. Pour des crimes graves nuisant à la société, comme le trafic de drogue, je pense que le consensus international est que ces crimes doivent être réprimés sévèrement. En tant que média canadien, vous devez savoir que les Canadiens partagent ce point de vue. Ils demandent également à leur gouvernement de sévir contre ces crimes, car c'est ce qu'il faut faire pour préserver, respecter et protéger la vie de la population. En ce qui concerne la déclaration faite par des responsables australiens sur le jugement du cas de Schellenberg par la Chine, je trouve cela plutôt bizarre. Y a-t-il un lien quelconque avec l'Australie ? Selon les informations publiées par le tribunal chinois compétent, Schellenberg prévoyait de faire passer un lot de plus de 200 kg de drogue en Australie. La partie australienne souhaite-t-elle que ce lot important de drogue arrive sur son territoire et fasse du mal à sa population ? Vous pouvez demander à cet officiel australien d'expliquer en termes explicites à ses compatriotes s'il veut que ce lot de drogue parvienne dans son pays. J'ai déjà exprimé sans équivoque la position de la Chine lors de la conférence de presse d'hier. Il est extrêmement irresponsable de la part du dirigeant canadien de qualifier d'« arbitraire » le jugement de Schellenberg par la Chine. En fait, les remarques du dirigeant canadien, dépourvues de l'esprit juridique élémentaire, montrent ce que signifie l'arbitraire. Je vous conseille de relire ce qui a été dit par le responsable du Tribunal populaire intermédiaire de Dalian dans son interview. La partie chinoise a jugé le cas de Schellenberg conformément aux dispositions pertinentes du Code de procédure pénale en accomplissant les procédures judiciaires pertinentes, sans employer aucune procédure illégale. Tout au long du jugement, le Tribunal populaire de seconde instance de Dalian a garanti à l'avocat plaidant son droit de passer en revue les dossiers. Les dispositions sur les délais prévues dans le Code de procédure pénale ont été respectées dans toutes les étapes, de l'ouverture du dossier à l'heure et au lieu de l'audience, en passant par la constitution du tribunal collégial, l'accomplissement de la signification et la notification. Q : Il a été rapporté que le Vice-Premier Ministre Liu He se rendra à Washington les 30 et 31 janvier pour des négociations commerciales avec les États-Unis. Pouvez-vous confirmer cela ? R : Le porte-parole du Ministère du Commerce a présenté à maintes reprises les arrangements en vue des prochaines négociations commerciales entre la Chine et les États-Unis. Les deux parties sont maintenant en communication étroite. Une chose est claire, c'est que les deux parties déploient des efforts positifs pour mettre en œuvre l'important consensus dégagé par les deux Chefs d'État et parvenir à un accord mutuellement avantageux et gagnant-gagnant à travers les négociations et consultations économiques et commerciales. Q : La « Defense Intelligence Agency » des États-Unis a affirmé, dans son rapport sur la puissance militaire de la Chine, que la Chine fait de la « récupération de Taiwan par la force » le principal moteur de sa modernisation militaire et que la Chine a mis rapidement en place une force super-destructrice, couvrant les secteurs terrestre, aérien, maritime, spatial et informatique, pour pouvoir imposer sa volonté dans la région où elle se trouve et au-delà. Quel est votre commentaire là-dessus ? R : Nous avons pris note du rapport intitulé Assessment on US Defense Implications of China's Expanding Global Access, publié récemment par le Département américain de la Défense, et du rapport publié récemment par la « Defense Intelligence Agency », que vous venez de mentionner. Nous avons encore besoin de temps pour étudier ces rapports de manière approfondie et méticuleuse, mais je peux vous donner une réponse préliminaire : Ces rapports de la partie américaine, faisant fi de la réalité, sont imbus d'esprit de la guerre froide et d'idées de jeu à somme nulle, font des hypothèses et des commentaires sur la voie de développement de la Chine, ses intentions stratégiques et la construction de sa défense nationale. Ils contiennent des accusations sans fondement, extrêmement ridicules et peu professionnelles. Nous nous y opposons fermement. Nous pensons que le développement de relations saines et stables entre les forces armées chinoises et américaines profite à la Chine, aux États-Unis et au monde. Nous espérons que les forces armées américaines envisageront le développement de la Chine de manière rationnelle, objective et correcte, et préserveront l'intérêt général des relations entre les deux pays et les deux armées par des actions concrètes. Je tiens à insister sur certains points : Premièrement, la Chine s'est engagée dans la voie du développement pacifique. Elle développe sa force de défense nationale en l'adaptant à sa puissance globale et en comptant sur ses propres forces, dans le but de mieux préserver sa souveraineté, sa sécurité et ses intérêts de développement, et de mieux maintenir la paix et la stabilité mondiales et régionales. Deuxièmement, la Chine est un modèle pour l'observation des règles régionales et internationales. Nous soutenons que les intérêts doivent être protégés par des règles et non par des armes. En fait, comme vous l'avez tous remarqué, même une superpuissance sur le plan militaire comme les États-Unis ne peut agir comme bon lui semble. Nous espérons que les États-Unis pourront également respecter et se conformer aux règles internationales, au lieu de chercher ou même d'inventer divers prétextes pour développer davantage de forces destructrices dans le but de renforcer leur puissance militaire. Troisièmement, la question de Taiwan relève des affaires intérieures de la Chine. Tout comme l'a déclaré le Secrétaire général Xi Jinping dans son discours prononcé lors de la conférence commémorative du 40e anniversaire de la publication du Message à nos compatriotes de Taiwan, nous souhaitons créer un vaste espace pour la réunification pacifique, œuvrer pour les perspectives de réunification pacifique avec la plus grande sincérité et les plus grands efforts, et nous ne laisserons aucune place à toute forme d'activités sécessionnistes visant à « l'indépendance de Taiwan ». Nous exhortons les États-Unis à observer scrupuleusement la politique d'une seule Chine et à préserver l'intérêt général des relations sino-américaines, ainsi que la paix et la stabilité dans le détroit de Taiwan. Quatrièmement, je tiens également à rappeler à certaines personnes de la partie américaine que la paix et le développement représentent la tendance de notre époque dans le monde d'aujourd'hui et les aspirations de tous les peuples du monde. Si ces personnes de la partie américaine, au lieu de lever haut le regard vers l'univers, s'obstinent à chercher des pièges en baissant la tête, voire à se passionner pour creuser des fosses, elles finiront par tomber dans les fosses creusées par elles-mêmes.
R : La Chine a suivi de près la question du Brexit et a noté qu'il existe des désaccords au sein du Royaume-Uni et entre le Royaume-Uni et l'UE sur cette question. Nous sommes d'avis qu'un Royaume-Uni et une UE stables, ouverts et qui se développent correspondent aux intérêts des différentes parties. Nous espérons que le processus de Brexit se déroulera de manière stable et ordonnée. La politique déterminée de la Chine visant à faire progresser parallèlement le développement des relations sino-britanniques et sino-européennes ne changera pas.

Quant à la motion de censure contre le gouvernement présentée par le parti d'opposition, il s'agit d'une affaire intérieure britannique et je n'ai aucun commentaire à faire à ce sujet.

Q : Après la condamnation à mort du Canadien Robert Lloyd Schellenberg par le Tribunal populaire de seconde instance de Dalian, le dirigeant canadien a déclaré que la Chine avait prononcé une sentence de mort « arbitraire ». La Ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a qualifié la peine de mort d'« inhumaine et inappropriée ». Mais nous avons également noté que, selon des médias canadiens, Schellenberg avait déjà été condamné pour possession et trafic de drogue par des tribunaux canadiens dès 2003 et 2012. Dans le même temps, bon nombre d'internautes canadiens estiment également que le trafic de plus de 200 kg de méthamphétamine est un crime très grave et que le gouvernement canadien ne devrait pas provoquer de problèmes diplomatiques pour un trafiquant de drogue sans scrupules. Quel est votre commentaire à cet égard ?

R : J'ai également noté des reportages en la matière. À en juger par ce que vous évoquez dans votre question, il semble que certains simples particuliers au Canada sont plus sensés que leur chef de gouvernement. Je me demande si le dirigeant canadien peut expliquer clairement à la population de son pays combien de vies 222 kg de drogue pourraient emporter et combien de familles seraient privées de leur bonheur. Si la condamnation à mort de Schellenberg pour le trafic de 222 kg de drogue est inhumaine et inappropriée, alors peut-on dire qu'il serait humain et approprié de laisser la drogue coûter la vie à un plus grand nombre de personnes ? Les Chinois gardent un souvenir tout frais des malheurs causés par la drogue après la guerre de l'opium de 1840 et nous ne permettrons aux trafiquants de drogue d'aucun pays de mettre en danger la vie de la population chinoise. Si le trafic de drogue de Schellenberg s'était produit au Canada, nous aurions fait peu de cas de son jugement par le Canada. Mais le cas doit être traité conformément à la loi chinoise, puisqu'il a eu lieu en Chine.

Tout comme les commentaires de certains internautes canadiens que vous avez mentionnés, le verdict rendu par l'organe judiciaire chinois est juste, tandis que les remarques à ce sujet du leader canadien sont évidemment trop arbitraires et portent atteinte à l'image et à la crédibilité du Canada. Nous espérons que la partie canadienne respectera l'État de droit ainsi que la souveraineté judiciaire de la Chine.

Q : Selon Bloomberg, certaines entreprises publiques chinoises ont été prévenues par les départements concernés chinois, leur demandant d'éviter les voyages aux États-Unis et dans les autres pays alliés, et de prendre des précautions particulières pour protéger leurs appareils électroniques si leurs personnels doivent s'y rendre. Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ?

R : Je ne suis pas au courant de la question concrète que vous avez évoquée. Mais toute une série de reportages que nous avons lus ces derniers temps montrent qu'il est vrai que quelques pays ont pris des mesures injustes, voire excessives, en ce qui concerne l'entrée des citoyens chinois. Dans ces circonstances, j'estime qu'un tel avertissement est approprié s'il existe.



Q : Le Ministère canadien des Affaires étrangères a demandé à la Chine d'envisager une mesure de « clémence » vis-à-vis de Robert Schellenberg. Est-ce que la partie chinoise envisagera une exception pour Schellenberg à la demande de la partie canadienne ?

R : Vous demandez si la Chine est prête à écouter la demande canadienne, mais je ne sais pas si le dirigeant canadien concerné a sérieusement écouté la position juste et ferme de la Chine. Les faits, les circonstances et l'ampleur du trafic de drogue de Schellenberg sont clairs. Vous savez vous aussi qu'un acte criminel lié à la drogue est un crime grave reconnu dans le monde entier et porte gravement atteinte à la société. Tous les pays sévissent contre ce crime. Le véritable esprit de primauté du droit implique que nous sommes tous égaux devant la loi. Le Canada se dit toujours un État de droit. Nous espérons qu'il pourra véritablement montrer son respect de l'État de droit par des actions concrètes.

(Du même journaliste) : Mais la partie canadienne a demandé la « clémence » pour que la peine capitale ne soit pas exécutée. Est-ce que la Chine acceptera cette demande ?

R : La Chine est un État de droit. Conformément aux dispositions de la Constitution, les tribunaux populaires et les parquets populaires exercent de manière indépendante les pouvoirs judiciaires et les pouvoirs du parquet selon la loi, sans aucune ingérence des organes administratifs.

Q : Comme nous l'avons appris, un responsable de la RPDC, Kim Yong-chol, viendra à Beijing demain pour se rendre aux États-Unis. Pouvez-vous confirmer cela ? Si oui, est-ce qu'il rencontrera des officiels chinois ?

R : Je crois comprendre qu'il fera escale à Beijing. Pour le moment, je n'ai pas entendu parler de l'organisation d'une rencontre.

Q : Le Premier Ministre canadien a déclaré hier que l'application de la loi est arbitraire en Chine. Le Ministre australien des Affaires étrangères par intérim s'est récemment exprimé à ce sujet, affirmant que la peine capitale ne devrait pas être appliquée dans le cas de Schellenberg et que la Chine ne devrait pas rendre un verdict aussi rapidement. La partie chinoise s'inquiète-t-elle de l'opposition de la communauté internationale ?

R : Je peux vous confirmer que nous ne sommes pas inquiets du tout. Vous venez d'évoquer l'Australie dans votre question. En fait, le nombre d'alliés du Canada peut se compter sur les doigts de la main. Ces pays ne peuvent en aucun cas représenter la communauté internationale. Pour des crimes graves nuisant à la société, comme le trafic de drogue, je pense que le consensus international est que ces crimes doivent être réprimés sévèrement. En tant que média canadien, vous devez savoir que les Canadiens partagent ce point de vue. Ils demandent également à leur gouvernement de sévir contre ces crimes, car c'est ce qu'il faut faire pour préserver, respecter et protéger la vie de la population.

En ce qui concerne la déclaration faite par des responsables australiens sur le jugement du cas de Schellenberg par la Chine, je trouve cela plutôt bizarre. Y a-t-il un lien quelconque avec l'Australie ? Selon les informations publiées par le tribunal chinois compétent, Schellenberg prévoyait de faire passer un lot de plus de 200 kg de drogue en Australie. La partie australienne souhaite-t-elle que ce lot important de drogue arrive sur son territoire et fasse du mal à sa population ? Vous pouvez demander à cet officiel australien d'expliquer en termes explicites à ses compatriotes s'il veut que ce lot de drogue parvienne dans son pays.

J'ai déjà exprimé sans équivoque la position de la Chine lors de la conférence de presse d'hier. Il est extrêmement irresponsable de la part du dirigeant canadien de qualifier d'« arbitraire » le jugement de Schellenberg par la Chine. En fait, les remarques du dirigeant canadien, dépourvues de l'esprit juridique élémentaire, montrent ce que signifie l'arbitraire.

Je vous conseille de relire ce qui a été dit par le responsable du Tribunal populaire intermédiaire de Dalian dans son interview. La partie chinoise a jugé le cas de Schellenberg conformément aux dispositions pertinentes du Code de procédure pénale en accomplissant les procédures judiciaires pertinentes, sans employer aucune procédure illégale. Tout au long du jugement, le Tribunal populaire de seconde instance de Dalian a garanti à l'avocat plaidant son droit de passer en revue les dossiers. Les dispositions sur les délais prévues dans le Code de procédure pénale ont été respectées dans toutes les étapes, de l'ouverture du dossier à l'heure et au lieu de l'audience, en passant par la constitution du tribunal collégial, l'accomplissement de la signification et la notification.

Q : Il a été rapporté que le Vice-Premier Ministre Liu He se rendra à Washington les 30 et 31 janvier pour des négociations commerciales avec les États-Unis. Pouvez-vous confirmer cela ?

R : Le porte-parole du Ministère du Commerce a présenté à maintes reprises les arrangements en vue des prochaines négociations commerciales entre la Chine et les États-Unis. Les deux parties sont maintenant en communication étroite. Une chose est claire, c'est que les deux parties déploient des efforts positifs pour mettre en œuvre l'important consensus dégagé par les deux Chefs d'État et parvenir à un accord mutuellement avantageux et gagnant-gagnant à travers les négociations et consultations économiques et commerciales.

Q : La « Defense Intelligence Agency » des États-Unis a affirmé, dans son rapport sur la puissance militaire de la Chine, que la Chine fait de la « récupération de Taiwan par la force » le principal moteur de sa modernisation militaire et que la Chine a mis rapidement en place une force super-destructrice, couvrant les secteurs terrestre, aérien, maritime, spatial et informatique, pour pouvoir imposer sa volonté dans la région où elle se trouve et au-delà. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : Nous avons pris note du rapport intitulé Assessment on US Defense Implications of China's Expanding Global Access, publié récemment par le Département américain de la Défense, et du rapport publié récemment par la « Defense Intelligence Agency », que vous venez de mentionner. Nous avons encore besoin de temps pour étudier ces rapports de manière approfondie et méticuleuse, mais je peux vous donner une réponse préliminaire :

Ces rapports de la partie américaine, faisant fi de la réalité, sont imbus d'esprit de la guerre froide et d'idées de jeu à somme nulle, font des hypothèses et des commentaires sur la voie de développement de la Chine, ses intentions stratégiques et la construction de sa défense nationale. Ils contiennent des accusations sans fondement, extrêmement ridicules et peu professionnelles. Nous nous y opposons fermement. Nous pensons que le développement de relations saines et stables entre les forces armées chinoises et américaines profite à la Chine, aux États-Unis et au monde. Nous espérons que les forces armées américaines envisageront le développement de la Chine de manière rationnelle, objective et correcte, et préserveront l'intérêt général des relations entre les deux pays et les deux armées par des actions concrètes.

Je tiens à insister sur certains points :

Premièrement, la Chine s'est engagée dans la voie du développement pacifique. Elle développe sa force de défense nationale en l'adaptant à sa puissance globale et en comptant sur ses propres forces, dans le but de mieux préserver sa souveraineté, sa sécurité et ses intérêts de développement, et de mieux maintenir la paix et la stabilité mondiales et régionales.

Deuxièmement, la Chine est un modèle pour l'observation des règles régionales et internationales. Nous soutenons que les intérêts doivent être protégés par des règles et non par des armes. En fait, comme vous l'avez tous remarqué, même une superpuissance sur le plan militaire comme les États-Unis ne peut agir comme bon lui semble. Nous espérons que les États-Unis pourront également respecter et se conformer aux règles internationales, au lieu de chercher ou même d'inventer divers prétextes pour développer davantage de forces destructrices dans le but de renforcer leur puissance militaire.

Troisièmement, la question de Taiwan relève des affaires intérieures de la Chine. Tout comme l'a déclaré le Secrétaire général Xi Jinping dans son discours prononcé lors de la conférence commémorative du 40e anniversaire de la publication du Message à nos compatriotes de Taiwan, nous souhaitons créer un vaste espace pour la réunification pacifique, œuvrer pour les perspectives de réunification pacifique avec la plus grande sincérité et les plus grands efforts, et nous ne laisserons aucune place à toute forme d'activités sécessionnistes visant à « l'indépendance de Taiwan ». Nous exhortons les États-Unis à observer scrupuleusement la politique d'une seule Chine et à préserver l'intérêt général des relations sino-américaines, ainsi que la paix et la stabilité dans le détroit de Taiwan.

Quatrièmement, je tiens également à rappeler à certaines personnes de la partie américaine que la paix et le développement représentent la tendance de notre époque dans le monde d'aujourd'hui et les aspirations de tous les peuples du monde. Si ces personnes de la partie américaine, au lieu de lever haut le regard vers l'univers, s'obstinent à chercher des pièges en baissant la tête, voire à se passionner pour creuser des fosses, elles finiront par tomber dans les fosses creusées par elles-mêmes.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10646 Wed, 16 Jan 2019 00:00:00 +0100 Ministère des Affaires Etrangères chinois
Conflit diplomatique avec la Chine: Trudeau fait le plein d'alliés https://www.peinedemort.org/document/10321 (La Presse Canadienne) Toronto - Justin Trudeau tente d'obtenir le maximum d'appuis à l'international dans le conflit diplomatique qui oppose le Canada à la Chine sur les détenus canadiens, y compris la condamnation à mort d'un présumé trafiquant de drogue de la Colombie-Britannique. Selon le cabinet du premier ministre, M. Trudeau s'est entretenu lundi avec les leaders argentin et néo-zélandaise, dans le cadre des efforts que déploie actuellement le Canada pour faire le plein d'appuis dans les capitales. Le Canada a maintenant reçu l'appui d'autres alliés, notamment les États-Unis, l'Union européenne, la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et l'Australie, dans ses efforts pour obtenir la libération de deux Canadiens, Michael Kovrig et Michael Spavor, arrêtés en décembre. Un tribunal chinois a imposé la peine de mort à Robert Lloyd Schellenberg dans une affaire de trafic de drogue. Le procès avait été organisé à la hâte, sur fond de refroidissement entre les deux pays après l'arrestation, le 1er décembre, de la directrice financière du géant chinois des télécommunications Huawei, en vertu d'un mandat d'amener américain pour fraude. Cet appel aux appuis internationaux a provoqué l'ire de Pékin, notamment dans une attaque cinglante de l'ambassadeur chinois à Ottawa, qui y a vu de «l'égoïsme occidental» et de «la suprématie blanche». M. Trudeau a ensuite dénoncé lundi la décision de Pékin de condamner à mort «arbitrairement» le Canadien Schellenberg. «C'est très inquiétant que la Chine commence à agir de façon arbitraire pour appliquer la peine de mort, surtout sur un Canadien. C'est quelque chose qui nous préoccupe énormément et que nous allons continuer de souligner avec nos alliés et évidemment avec la Chine», a-t-il dit à Ottawa. La Chine a exprimé mardi sa «grande insatisfaction» face à ces propos. Lors de sa conférence de presse quotidienne, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, a estimé que M. Trudeau devrait «respecter la primauté du droit (et) la souveraineté judiciaire de la Chine, corriger ses erreurs et mettre un terme à ses remarques irresponsables». Les voyageurs chinois prévenus En conférence de presse à Saint-Hyacinthe, en marge d'une annonce économique, la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland a déclaré que la Canada avait formellement demandé la clémence. «Notre gouvernement et presque tous les Canadiens pensent que c'est inhumain, immoral. Dans tous les cas où il y a une possibilité que la peine de mort soit utilisée contre des Canadiens notre gouvernement s'élève contre ça», a-t-elle commenté. Robert Lloyd Schellenberg avait été arrêté en 2014, puis condamné à 15 ans de prison en 2016 pour trafic de drogue. Un tribunal d'appel s'est toutefois rallié soudainement le mois dernier aux procureurs qui estimaient que la peine était trop clémente. Le procès de lundi a été organisé à seulement quatre jours d'avis. Le tribunal du Liaoning a rejeté le plaidoyer d'innocence du Canadien. Il n'a donné aucun signe que la peine puisse être commuée et le sort de M. Schellenberg pourrait se retrouver lié à la querelle diplomatique qui oppose le Canada et la Chine. La presse chinoise a commencé à évoquer sa cause peu de temps après l'arrestation de Meng Wanzhou. La ministre Chrystia Freeland a tenu à mettre en lumière le drame humain derrière cette soudaine peine capitale. «J'ai parlé avec (le père de M. Schellenberg) hier, c'est une situation très grave, très difficile pour la famille. Je veux partager ma sympathie et je pense que la famille a la sympathie de tous les Canadiens», a-t-elle dit. Le Canada avait par ailleurs mis à jour son avis aux voyageurs canadiens pour la Chine. L'avis leur demande maintenant de «faire preuve d'une grande prudence en raison du risque d'application arbitraire des lois locales», en évoquant la peine de mort et les «peines pour infractions liées aux drogues». Mme Hua a balayé ces avertissements du revers de la main, en disant que les 222 kilos de métamphétamines que M. Schellenberg aurait transportés méritaient la peine la plus sévère. La Chine a toutefois elle aussi appelé ses ressortissants à la prudence au Canada. Un avis publié mardi rappelle qu'un citoyen chinois a récemment été «détenu arbitrairement» à la demande des États-Unis - une référence évidente à Meng Wanzhou. Pékin demande à ses ressortissants «d'évaluer pleinement les risques associés à un voyage au Canada à des fins touristiques». Les organisations de défense des droits de la personne ont estimé mardi que la réaction du ministère chinois des Affaires étrangères soulevait de sérieuses questions sur une éventuelle ingérence du politique dans le système judiciaire en Chine. Les médias chinois ont commencé à faire connaître le cas du Canadien Schellenberg après que le Canada eut arrêté Mme Meng. La tante de M. Schellenberg, Lauri Nelson-Jones, a déclaré que la famille attendait des nouvelles concernant un appel éventuel de la peine. Zhang Dongshuo, l'avocat du Canadien, a déclaré que son client avait 10 jours pour contester la dernière peine.
Selon le cabinet du premier ministre, M. Trudeau s'est entretenu lundi avec les leaders argentin et néo-zélandaise, dans le cadre des efforts que déploie actuellement le Canada pour faire le plein d'appuis dans les capitales. Le Canada a maintenant reçu l'appui d'autres alliés, notamment les États-Unis, l'Union européenne, la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et l'Australie, dans ses efforts pour obtenir la libération de deux Canadiens, Michael Kovrig et Michael Spavor, arrêtés en décembre.

Un tribunal chinois a imposé la peine de mort à Robert Lloyd Schellenberg dans une affaire de trafic de drogue. Le procès avait été organisé à la hâte, sur fond de refroidissement entre les deux pays après l'arrestation, le 1er décembre, de la directrice financière du géant chinois des télécommunications Huawei, en vertu d'un mandat d'amener américain pour fraude.

Cet appel aux appuis internationaux a provoqué l'ire de Pékin, notamment dans une attaque cinglante de l'ambassadeur chinois à Ottawa, qui y a vu de «l'égoïsme occidental» et de «la suprématie blanche».

M. Trudeau a ensuite dénoncé lundi la décision de Pékin de condamner à mort «arbitrairement» le Canadien Schellenberg. «C'est très inquiétant que la Chine commence à agir de façon arbitraire pour appliquer la peine de mort, surtout sur un Canadien. C'est quelque chose qui nous préoccupe énormément et que nous allons continuer de souligner avec nos alliés et évidemment avec la Chine», a-t-il dit à Ottawa.


La Chine a exprimé mardi sa «grande insatisfaction» face à ces propos. Lors de sa conférence de presse quotidienne, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, a estimé que M. Trudeau devrait «respecter la primauté du droit (et) la souveraineté judiciaire de la Chine, corriger ses erreurs et mettre un terme à ses remarques irresponsables».

Les voyageurs chinois prévenus

En conférence de presse à Saint-Hyacinthe, en marge d'une annonce économique, la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland a déclaré que la Canada avait formellement demandé la clémence.

«Notre gouvernement et presque tous les Canadiens pensent que c'est inhumain, immoral. Dans tous les cas où il y a une possibilité que la peine de mort soit utilisée contre des Canadiens notre gouvernement s'élève contre ça», a-t-elle commenté.

Robert Lloyd Schellenberg avait été arrêté en 2014, puis condamné à 15 ans de prison en 2016 pour trafic de drogue. Un tribunal d'appel s'est toutefois rallié soudainement le mois dernier aux procureurs qui estimaient que la peine était trop clémente. Le procès de lundi a été organisé à seulement quatre jours d'avis.

Le tribunal du Liaoning a rejeté le plaidoyer d'innocence du Canadien. Il n'a donné aucun signe que la peine puisse être commuée et le sort de M. Schellenberg pourrait se retrouver lié à la querelle diplomatique qui oppose le Canada et la Chine. La presse chinoise a commencé à évoquer sa cause peu de temps après l'arrestation de Meng Wanzhou.

La ministre Chrystia Freeland a tenu à mettre en lumière le drame humain derrière cette soudaine peine capitale. «J'ai parlé avec (le père de M. Schellenberg) hier, c'est une situation très grave, très difficile pour la famille. Je veux partager ma sympathie et je pense que la famille a la sympathie de tous les Canadiens», a-t-elle dit.

Le Canada avait par ailleurs mis à jour son avis aux voyageurs canadiens pour la Chine. L'avis leur demande maintenant de «faire preuve d'une grande prudence en raison du risque d'application arbitraire des lois locales», en évoquant la peine de mort et les «peines pour infractions liées aux drogues». Mme Hua a balayé ces avertissements du revers de la main, en disant que les 222 kilos de métamphétamines que M. Schellenberg aurait transportés méritaient la peine la plus sévère.

La Chine a toutefois elle aussi appelé ses ressortissants à la prudence au Canada. Un avis publié mardi rappelle qu'un citoyen chinois a récemment été «détenu arbitrairement» à la demande des États-Unis - une référence évidente à Meng Wanzhou. Pékin demande à ses ressortissants «d'évaluer pleinement les risques associés à un voyage au Canada à des fins touristiques».

Les organisations de défense des droits de la personne ont estimé mardi que la réaction du ministère chinois des Affaires étrangères soulevait de sérieuses questions sur une éventuelle ingérence du politique dans le système judiciaire en Chine. Les médias chinois ont commencé à faire connaître le cas du Canadien Schellenberg après que le Canada eut arrêté Mme Meng.

La tante de M. Schellenberg, Lauri Nelson-Jones, a déclaré que la famille attendait des nouvelles concernant un appel éventuel de la peine. Zhang Dongshuo, l'avocat du Canadien, a déclaré que son client avait 10 jours pour contester la dernière peine.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10321 Tue, 15 Jan 2019 00:00:00 +0100 Presse Canadienne
Canadien condamné à mort: la Chine ferme face à Trudeau https://www.peinedemort.org/document/10322 PÉKIN | La Chine a défendu mardi avec véhémence la condamnation à mort d'un Canadien pour trafic de drogue, renforçant une escalade diplomatique avec le Canada, décrite par des experts comme « une politique de l'otage ». Le ministère chinois des Affaires étrangères a dénoncé les « propos irresponsables » du premier ministre canadien Justin Trudeau après ses critiques de la peine capitale prononcée lundi contre Robert Lloyd Schellenberg, 36 ans. Les relations entre Pékin et Ottawa sont tendues depuis l'arrestation début décembre à Vancouver -- sur demande américaine -- de Meng Wanzhou, la directrice financière et fille du fondateur du géant chinois des télécoms Huawei. Dans la foulée, la Chine avait arrêté deux Canadiens: un ex-diplomate et un consultant, accusés d'avoir « menacé la sécurité nationale ». Des interpellations que nombre d'experts étrangers considèrent comme des mesures de rétorsion. Le cas de Robert Lloyd Schellenberg, arrêté en 2014, a alors soudainement refait surface. Il avait été condamné en première instance en novembre à 15 ans de prison. Mais fin décembre, le tribunal qui traitait son appel a ordonné un nouveau procès, considérant la peine trop « indulgente ». Ce procès a été organisé lundi à Dalian (nord-est), où les procureurs ont présenté de nouvelles preuves, assurant que M. Schellenberg avait joué un « rôle clé » dans un trafic de drogue qui prévoyait d'expédier 222 kilos de méthamphétamine en Australie. La rapidité avec laquelle le Canadien a été rejugé et condamné suscite la suspicion parmi les observateurs étrangers. « En vertu d'une politique de l'otage, la Chine rejuge à la hâte un suspect canadien et le condamne à mort. C'est une tentative assez évidente de forcer le Canada à libérer » Mme Meng, a tweeté Kenneth Roth, le directeur général de l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch. Donald Clarke, un professeur spécialisé dans le droit chinois à l'université George-Washington, parle même de « diplomatie de la menace de mort ». « Détention arbitraire » La porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hua Chunying, a réfuté toute politisation de l'affaire, qualifiant les accusations de « malveillantes ». « C'est très inquiétant que la Chine commence à agir de façon arbitraire pour appliquer la peine de mort, surtout à un Canadien », avait déclaré lundi Justin Trudeau après le jugement. Mme Hua a appelé M. Trudeau à « respecter la souveraineté judiciaire de la Chine, à corriger ses erreurs et à cesser de tenir des propos irresponsables ». Après le verdict, Ottawa a appelé ses citoyens se rendant en Chine à y faire preuve de « grande prudence » face au « risque d'application arbitraire des lois locales ». En réponse, le ministère chinois des Affaires étrangères a lancé mardi un avertissement à ses propres ressortissants face aux « risques » d'un séjour au Canada, donnant l'exemple de la « détention arbitraire » de la dirigeante de Huawei. La Chine exécute un ou deux étrangers chaque année, la plupart pour trafic de drogue, selon John Kamm, le directeur de l'association américaine de défense des droits de l'homme Dui Hua. La décision inhabituelle d'accepter trois journalistes étrangers à l'audience « montre de façon claire que le gouvernement chinois veut que les projecteurs internationaux soient braqués sur cette affaire », estime Margaret Lewis, professeur de droit à l'université américaine Seton Hall. Quelles suites ? Robert Lloyd Schellenberg s'est dit innocent, victime d'un coup monté. Il a 10 jours pour faire appel. La juridiction supérieure aura trois options: confirmer la condamnation à mort, prononcer une peine capitale « avec sursis » (qui équivaut à la prison à vie) ou accorder une réduction de peine, explique Mme Lewis. « Je prévois que la Cour populaire suprême (à laquelle revient le dernier mot en matière de peine de mort, NDLR) ne se prononcera pas tant que le sort de Meng Wanzhou demeurera incertain », estime le professeur Clarke. Par ailleurs, la situation actuelle des Canadiens arrêtés en Chine en décembre reste inconnue. Justin Trudeau avait dénoncé la semaine dernière « la détention arbitraire » en Chine de l'ex-diplomate Michael Kovrig et du consultant commercial Michael Spavor. Meng Wanzhou a été libérée sous caution, mais reste sous surveillance étroite dans une maison de Vancouver, dans l'attente d'une éventuelle extradition vers les États-Unis. La Chine, qui reproche au Canada de répondre aveuglément à une demande des États-Unis qu'elle considère comme motivée politiquement, a encore appelé mardi Ottawa à libérer la dirigeante et à corriger sa « grave erreur ». «La Chine est sûre, du moment que les citoyens étrangers, y compris les citoyens canadiens, respectent les lois et règlements chinois», a-t-il dit. La Chine avertit ses citoyens de « risques » au Canada La Chine a averti mardi ses citoyens des « risques » encourus lors d'un séjour au Canada, répliquant ainsi à Ottawa qui vient d'émettre un avertissement similaire après la condamnation à mort d'un Canadien par la justice chinoise. « Récemment, au Canada, des citoyens chinois ont été détenus arbitrairement en raison d'exigences de pays tiers. Le ministère des Affaires étrangères et l'ambassade de Chine au Canada rappellent aux citoyens chinois qu'ils doivent pleinement évaluer les risques liés aux voyages au Canada », ont indiqué les services consulaires chinois.
Le ministère chinois des Affaires étrangères a dénoncé les « propos irresponsables » du premier ministre canadien Justin Trudeau après ses critiques de la peine capitale prononcée lundi contre Robert Lloyd Schellenberg, 36 ans.

Les relations entre Pékin et Ottawa sont tendues depuis l'arrestation début décembre à Vancouver -- sur demande américaine -- de Meng Wanzhou, la directrice financière et fille du fondateur du géant chinois des télécoms Huawei.

Dans la foulée, la Chine avait arrêté deux Canadiens: un ex-diplomate et un consultant, accusés d'avoir « menacé la sécurité nationale ». Des interpellations que nombre d'experts étrangers considèrent comme des mesures de rétorsion.

Le cas de Robert Lloyd Schellenberg, arrêté en 2014, a alors soudainement refait surface. Il avait été condamné en première instance en novembre à 15 ans de prison. Mais fin décembre, le tribunal qui traitait son appel a ordonné un nouveau procès, considérant la peine trop « indulgente ».

Ce procès a été organisé lundi à Dalian (nord-est), où les procureurs ont présenté de nouvelles preuves, assurant que M. Schellenberg avait joué un « rôle clé » dans un trafic de drogue qui prévoyait d'expédier 222 kilos de méthamphétamine en Australie.

La rapidité avec laquelle le Canadien a été rejugé et condamné suscite la suspicion parmi les observateurs étrangers.

« En vertu d'une politique de l'otage, la Chine rejuge à la hâte un suspect canadien et le condamne à mort. C'est une tentative assez évidente de forcer le Canada à libérer » Mme Meng, a tweeté Kenneth Roth, le directeur général de l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch.

Donald Clarke, un professeur spécialisé dans le droit chinois à l'université George-Washington, parle même de « diplomatie de la menace de mort ».

« Détention arbitraire »

La porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hua Chunying, a réfuté toute politisation de l'affaire, qualifiant les accusations de « malveillantes ».

« C'est très inquiétant que la Chine commence à agir de façon arbitraire pour appliquer la peine de mort, surtout à un Canadien », avait déclaré lundi Justin Trudeau après le jugement.

Mme Hua a appelé M. Trudeau à « respecter la souveraineté judiciaire de la Chine, à corriger ses erreurs et à cesser de tenir des propos irresponsables ».

Après le verdict, Ottawa a appelé ses citoyens se rendant en Chine à y faire preuve de « grande prudence » face au « risque d'application arbitraire des lois locales ».

En réponse, le ministère chinois des Affaires étrangères a lancé mardi un avertissement à ses propres ressortissants face aux « risques » d'un séjour au Canada, donnant l'exemple de la « détention arbitraire » de la dirigeante de Huawei.

La Chine exécute un ou deux étrangers chaque année, la plupart pour trafic de drogue, selon John Kamm, le directeur de l'association américaine de défense des droits de l'homme Dui Hua.

La décision inhabituelle d'accepter trois journalistes étrangers à l'audience « montre de façon claire que le gouvernement chinois veut que les projecteurs internationaux soient braqués sur cette affaire », estime Margaret Lewis, professeur de droit à l'université américaine Seton Hall.

Quelles suites ?

Robert Lloyd Schellenberg s'est dit innocent, victime d'un coup monté. Il a 10 jours pour faire appel.

La juridiction supérieure aura trois options: confirmer la condamnation à mort, prononcer une peine capitale « avec sursis » (qui équivaut à la prison à vie) ou accorder une réduction de peine, explique Mme Lewis.

« Je prévois que la Cour populaire suprême (à laquelle revient le dernier mot en matière de peine de mort, NDLR) ne se prononcera pas tant que le sort de Meng Wanzhou demeurera incertain », estime le professeur Clarke.

Par ailleurs, la situation actuelle des Canadiens arrêtés en Chine en décembre reste inconnue.

Justin Trudeau avait dénoncé la semaine dernière « la détention arbitraire » en Chine de l'ex-diplomate Michael Kovrig et du consultant commercial Michael Spavor.

Meng Wanzhou a été libérée sous caution, mais reste sous surveillance étroite dans une maison de Vancouver, dans l'attente d'une éventuelle extradition vers les États-Unis.

La Chine, qui reproche au Canada de répondre aveuglément à une demande des États-Unis qu'elle considère comme motivée politiquement, a encore appelé mardi Ottawa à libérer la dirigeante et à corriger sa « grave erreur ».

«La Chine est sûre, du moment que les citoyens étrangers, y compris les citoyens canadiens, respectent les lois et règlements chinois», a-t-il dit.

La Chine avertit ses citoyens de « risques » au Canada

La Chine a averti mardi ses citoyens des « risques » encourus lors d'un séjour au Canada, répliquant ainsi à Ottawa qui vient d'émettre un avertissement similaire après la condamnation à mort d'un Canadien par la justice chinoise.

« Récemment, au Canada, des citoyens chinois ont été détenus arbitrairement en raison d'exigences de pays tiers. Le ministère des Affaires étrangères et l'ambassade de Chine au Canada rappellent aux citoyens chinois qu'ils doivent pleinement évaluer les risques liés aux voyages au Canada », ont indiqué les services consulaires chinois.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10322 Tue, 15 Jan 2019 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Conférence de presse du 15 janvier 2019 : question sur la condamnation à mort pour trafic de drogue d'un Canadien https://www.peinedemort.org/document/10326 Conférence de presse du 15 janvier 2019 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying Q : Hier, l'accusé canadien Robert Lloyd Schellenberg a été condamné à la peine capitale pour trafic de drogue. Le Premier Ministre du Canada, Justin Trudeau, a déclaré que le gouvernement canadien est extrêmement préoccupé du verdict « arbitraire » de peine de mort rendu par la Chine. Quel est votre commentaire à ce sujet ? R : La partie canadienne prétend que la Chine a prononcé un verdict de manière « arbitraire », ce qui ne peut être plus éloigné de la vérité. Est-ce que ledit Canadien, avant de prononcer ces mots, a lu attentivement les informations publiées par le Tribunal populaire de seconde instance de Dalian sur cette affaire ? Est-ce qu'il a étudié attentivement les lois chinoises concernées ? Je ne le sais pas. Les informations publiées par le Tribunal populaire de seconde instance de Dalian sont très claires et précises. L'accusé Schellenberg a été impliqué dans un trafic de drogue international organisé et a fait un trafic de 222,035 kg de méthamphétamine en complicité avec d'autres personnes. Ces actes sont constitutifs du crime du trafic de drogue. Les procureurs ont expliqué tous les faits criminels sur la base de preuves concrètes et bien fondées. Nous savons tous que le crime lié à la drogue est considéré par la communauté internationale comme une grave infraction à la loi en raison des graves dommages causés sur le plan social. Il est sévèrement réprimé dans tous les pays, comme c'est le cas en Chine. Le véritable esprit de primauté du droit implique que nous sommes tous égaux devant la loi. Les propos tenus par ledit Canadien ne présentent pas le moindre respect de la loi. Nous exprimons notre vif mécontentement à ce sujet et exhortons la partie canadienne à respecter l'État de droit, à respecter la souveraineté judiciaire de la Chine, à corriger ses erreurs et à cesser de faire des remarques irresponsables.
Q : Hier, l'accusé canadien Robert Lloyd Schellenberg a été condamné à la peine capitale pour trafic de drogue. Le Premier Ministre du Canada, Justin Trudeau, a déclaré que le gouvernement canadien est extrêmement préoccupé du verdict « arbitraire » de peine de mort rendu par la Chine. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : La partie canadienne prétend que la Chine a prononcé un verdict de manière « arbitraire », ce qui ne peut être plus éloigné de la vérité. Est-ce que ledit Canadien, avant de prononcer ces mots, a lu attentivement les informations publiées par le Tribunal populaire de seconde instance de Dalian sur cette affaire ? Est-ce qu'il a étudié attentivement les lois chinoises concernées ? Je ne le sais pas.

Les informations publiées par le Tribunal populaire de seconde instance de Dalian sont très claires et précises. L'accusé Schellenberg a été impliqué dans un trafic de drogue international organisé et a fait un trafic de 222,035 kg de méthamphétamine en complicité avec d'autres personnes. Ces actes sont constitutifs du crime du trafic de drogue. Les procureurs ont expliqué tous les faits criminels sur la base de preuves concrètes et bien fondées.

Nous savons tous que le crime lié à la drogue est considéré par la communauté internationale comme une grave infraction à la loi en raison des graves dommages causés sur le plan social. Il est sévèrement réprimé dans tous les pays, comme c'est le cas en Chine. Le véritable esprit de primauté du droit implique que nous sommes tous égaux devant la loi. Les propos tenus par ledit Canadien ne présentent pas le moindre respect de la loi. Nous exprimons notre vif mécontentement à ce sujet et exhortons la partie canadienne à respecter l'État de droit, à respecter la souveraineté judiciaire de la Chine, à corriger ses erreurs et à cesser de faire des remarques irresponsables.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10326 Tue, 15 Jan 2019 00:00:00 +0100 Ministère des Affaires Etrangères chinois