La peine de mort dans le monde — Royaume Uni https://www.peinedemort.org/rss/pays/GBR Royaume Uni : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2019 Sun, 17 Nov 2019 00:20:43 +0100 Mon, 22 Jul 2019 08:29:36 +0200 120 Assange ne sera pas extradé vers un pays où il encourt la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/10596 (Agence France-Presse) Quito - Le fondateur de WikiLeaks, l'Australien Julian Assange, ne sera pas extradé vers un pays où il pourrait risquer la peine de mort, a assuré lundi le ministre d'État britannique pour l'Europe et les Amériques Alan Duncan, lors d'une visite en Équateur. C'est « une condition fondamentale de l'accord auquel nous sommes parvenus, que nous ne permettrons pas qu'il soit extradé dans un lieu où il pourrait risquer la peine de mort. Cette garantie reste solide », a affirmé M. Duncan, lors d'une conférence de presse à Quito. Julian Assange est accusé d'espionnage par les États-Unis, qui ont requis son extradition. L'audience pour étudier cette demande aura lieu fin février 2020 au Royaume Uni. Les États-Unis lui reprochent d'avoir mis en danger certaines de leurs sources lors de la publication en 2010 par WikiLeaks de 250 000 câbles diplomatiques et d'environ 500 000 documents confidentiels portant sur les activités de l'armée américaine en Irak et en Afghanistan. Ils l'accusent également d'avoir « comploté » avec l'ex-analyste militaire Chelsea Manning, à l'origine de cette fuite sans précédent. Réfugié pendant près de sept ans à l'ambassade d'Équateur à Londres où il bénéficiait de l'asile politique, Julian Assange en a été extrait le 11 avril par la police britannique avec l'aval de ce pays sud-américain. Il a été immédiatement placé en détention puis condamné à une peine de 50 semaines de prison le 1er mai pour violation des conditions de sa liberté provisoire. Le gouvernement équatorien a affirmé avoir reçu des garanties écrites de Londres, au moment où il a retiré l'asile à l'Australien, que ce dernier ne serait pas extradé vers un pays où il pourrait subir des tortures ou la peine de mort. Les États-Unis ont retenu 18 chefs d'inculpation contre Julian Assange, et le cumul des peines encourues pour toutes ces accusations se monte à quelque 175 ans de prison. La justice fédérale américaine autorise la peine de mort pour les crimes passibles de la peine capitale, y compris l'espionnage, selon le site spécialisé Death Penalty Information Center.
C'est « une condition fondamentale de l'accord auquel nous sommes parvenus, que nous ne permettrons pas qu'il soit extradé dans un lieu où il pourrait risquer la peine de mort. Cette garantie reste solide », a affirmé M. Duncan, lors d'une conférence de presse à Quito.

Julian Assange est accusé d'espionnage par les États-Unis, qui ont requis son extradition. L'audience pour étudier cette demande aura lieu fin février 2020 au Royaume Uni.

Les États-Unis lui reprochent d'avoir mis en danger certaines de leurs sources lors de la publication en 2010 par WikiLeaks de 250 000 câbles diplomatiques et d'environ 500 000 documents confidentiels portant sur les activités de l'armée américaine en Irak et en Afghanistan. Ils l'accusent également d'avoir « comploté » avec l'ex-analyste militaire Chelsea Manning, à l'origine de cette fuite sans précédent.


Réfugié pendant près de sept ans à l'ambassade d'Équateur à Londres où il bénéficiait de l'asile politique, Julian Assange en a été extrait le 11 avril par la police britannique avec l'aval de ce pays sud-américain.

Il a été immédiatement placé en détention puis condamné à une peine de 50 semaines de prison le 1er mai pour violation des conditions de sa liberté provisoire.

Le gouvernement équatorien a affirmé avoir reçu des garanties écrites de Londres, au moment où il a retiré l'asile à l'Australien, que ce dernier ne serait pas extradé vers un pays où il pourrait subir des tortures ou la peine de mort.

Les États-Unis ont retenu 18 chefs d'inculpation contre Julian Assange, et le cumul des peines encourues pour toutes ces accusations se monte à quelque 175 ans de prison.

La justice fédérale américaine autorise la peine de mort pour les crimes passibles de la peine capitale, y compris l'espionnage, selon le site spécialisé Death Penalty Information Center.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10596 Mon, 15 Jul 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Déclaration de la Coalition pour les droits égaux sur la situation au Brunei https://www.peinedemort.org/document/10467 Le 13 avril 2019 - Ottawa, Ontario - Affaires mondiales Canada Les membres soussignés de la Coalition pour les droits égaux souhaitent exprimer leur profonde consternation devant la décision du Brunei de promulguer intégralement son Code pénal révisé. Dans ce nouveau Code, qui est entré en vigueur le 3 avril 2019, des dispositions prévoient une série de peines incluant l'amputation de membres, la flagellation et la mort par lapidation pour certains gestes reconnus comme des infractions. Les gestes punissables par ces peines comprennent les vols, les viols, les adultères et les rapports sexuels entre personnes de même sexe. Ces peines extrêmes soulèvent de graves préoccupations quant aux obligations et aux engagements internationaux du Brunei en matière de droits de la personne, y compris ceux liés à l'interdiction de la torture et à d'autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants, ainsi qu'au droit à une protection égale pour tous de la loi, sans discrimination. Ces peines ont également des répercussions négatives sur de nombreux groupes vulnérables du Brunei, notamment sur les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et transgenres (LGBT), les femmes et les enfants. Les nouvelles dispositions accentuent la marginalisation des personnes appartenant à ces groupes et augmentent les risques qu'elles subissent de la discrimination, de la persécution et de la violence, et ce, même si elles ne font pas l'objet de poursuites pour transgression du Code. Selon la Coalition pour les droits égaux, toute personne a droit au respect de ses droits fondamentaux, sans distinction. Nous pressons le gouvernement du Brunei à abolir les nouvelles peines et à s'assurer que toute mesure introduite est cohérente avec les obligations et les engagements internationaux du pays en matière de droits de la personne. Cosignataires : Albanie, Allemagne, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Canada, Cap-Vert, Chili, Chypre, Costa Rica, Danemark, Espagne, Estonie, États-Unis d'Amérique, Finlande, France, Grèce, Islande, Israël, Italie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Mexique, Monténégro, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, République tchèque, Slovénie, Suède, Suisse, Uruguay
Les membres soussignés de la Coalition pour les droits égaux souhaitent exprimer leur profonde consternation devant la décision du Brunei de promulguer intégralement son Code pénal révisé. Dans ce nouveau Code, qui est entré en vigueur le 3 avril 2019, des dispositions prévoient une série de peines incluant l'amputation de membres, la flagellation et la mort par lapidation pour certains gestes reconnus comme des infractions. Les gestes punissables par ces peines comprennent les vols, les viols, les adultères et les rapports sexuels entre personnes de même sexe.

Ces peines extrêmes soulèvent de graves préoccupations quant aux obligations et aux engagements internationaux du Brunei en matière de droits de la personne, y compris ceux liés à l'interdiction de la torture et à d'autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants, ainsi qu'au droit à une protection égale pour tous de la loi, sans discrimination. Ces peines ont également des répercussions négatives sur de nombreux groupes vulnérables du Brunei, notamment sur les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et transgenres (LGBT), les femmes et les enfants. Les nouvelles dispositions accentuent la marginalisation des personnes appartenant à ces groupes et augmentent les risques qu'elles subissent de la discrimination, de la persécution et de la violence, et ce, même si elles ne font pas l'objet de poursuites pour transgression du Code.

Selon la Coalition pour les droits égaux, toute personne a droit au respect de ses droits fondamentaux, sans distinction. Nous pressons le gouvernement du Brunei à abolir les nouvelles peines et à s'assurer que toute mesure introduite est cohérente avec les obligations et les engagements internationaux du pays en matière de droits de la personne.

Cosignataires :

Albanie, Allemagne, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Canada, Cap-Vert, Chili, Chypre, Costa Rica, Danemark, Espagne, Estonie, États-Unis d'Amérique, Finlande, France, Grèce, Islande, Israël, Italie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Mexique, Monténégro, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, République tchèque, Slovénie, Suède, Suisse, Uruguay]]>
https://www.peinedemort.org/document/10467 Sat, 13 Apr 2019 00:00:00 +0200 Coalition pour les droits égaux
Assange ne sera pas extradé vers un pays appliquant la peine de mort (Moreno) https://www.peinedemort.org/document/10463 Le président équatorien Lenin Moreno a affirmé jeudi que Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks auquel Quito a décidé de retirer l'asile diplomatique, « ne sera pas extradé vers un pays où il risque la peine de mort ». « J'ai demandé à la Grande-Bretagne la garantie que M. Assange ne serait pas extradé vers un pays où il pourrait être torturé ou condamné à mort. Le gouvernement britannique me l'a confirmé par écrit », a déclaré M. Moreno à propos de l'Australien réfugié depuis 2012 dans l'ambassade équatorienne à Londres. L'Equateur a décidé « de manière souveraine » de retirer l'asile diplomatique au fondateur de WikiLeaks Julian Assange, arrêté jeudi à Londres, avait-il annoncé plus tôt sur Twitter. « L'Equateur a décidé de manière souveraine de retirer l'asile diplomatique à Julian Assange pour avoir violé à plusieurs reprises les conventions internationales et le protocole de cohabitation. » « Durant 6 ans et 10 mois, le peuple équatorien a garanti les droits de l'homme de M. Assange et a couvert ses besoins quotidiens dans les installations de notre ambassade à Londres », explique M. Moreno, qui justifie sa décision dans une vidéo de trois minutes accompagnant son message sur le réseau social. « L'Equateur a rempli ses obligations dans le cadre du droit international ». Mais « la patience de l'Equateur a atteint ses limites », ajoute-t-il, en citant les « violations répétées » de Julian Assange, dont la « non intervention dans les relations entre Etats ». Depuis l'arrivée au pouvoir de Lenin Moreno en mai 2017, le traitement accordé à Julian Assange a changé. L'actuel président a revu quasiment toutes les politiques de son prédécesseur Rafael Correa, dont son positionnement critique envers les Etats-Unis, et a accusé le fondateur de WikiLeaks de s'immiscer dans les affaires internes de l'Equateur. Le président Moreno, qui l'a qualifié de « caillou dans le soulier » de la diplomatie équatorienne, a coupé temporairement ses télécommunications en 2018. Julian Assange s'est réfugié dans l'ambassade en 2012 pour éviter d'être extradé vers la Suède, où il était accusé de viol, un dossier depuis classé.
L'Equateur a décidé « de manière souveraine » de retirer l'asile diplomatique au fondateur de WikiLeaks Julian Assange, arrêté jeudi à Londres, avait-il annoncé plus tôt sur Twitter. « L'Equateur a décidé de manière souveraine de retirer l'asile diplomatique à Julian Assange pour avoir violé à plusieurs reprises les conventions internationales et le protocole de cohabitation. »

« Durant 6 ans et 10 mois, le peuple équatorien a garanti les droits de l'homme de M. Assange et a couvert ses besoins quotidiens dans les installations de notre ambassade à Londres », explique M. Moreno, qui justifie sa décision dans une vidéo de trois minutes accompagnant son message sur le réseau social. « L'Equateur a rempli ses obligations dans le cadre du droit international ».

Mais « la patience de l'Equateur a atteint ses limites », ajoute-t-il, en citant les « violations répétées » de Julian Assange, dont la « non intervention dans les relations entre Etats ».

Depuis l'arrivée au pouvoir de Lenin Moreno en mai 2017, le traitement accordé à Julian Assange a changé. L'actuel président a revu quasiment toutes les politiques de son prédécesseur Rafael Correa, dont son positionnement critique envers les Etats-Unis, et a accusé le fondateur de WikiLeaks de s'immiscer dans les affaires internes de l'Equateur.

Le président Moreno, qui l'a qualifié de « caillou dans le soulier » de la diplomatie équatorienne, a coupé temporairement ses télécommunications en 2018.

Julian Assange s'est réfugié dans l'ambassade en 2012 pour éviter d'être extradé vers la Suède, où il était accusé de viol, un dossier depuis classé.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10463 Thu, 11 Apr 2019 00:00:00 +0200 Belga - Agence Télégraphique Belge de Presse
Lapidation à Brunei: un ministre britannique annule un évènement https://www.peinedemort.org/document/10461 (Agence France-Presse) Londres - Le ministre britannique des Affaires étrangères Jeremy Hunt a annulé un événement prévu à l'hôtel londonien The Dorchester, propriété du Sultan de Brunei, après l'instauration par le petit État de la lapidation pour homosexualité. L'événement, une levée de fonds pour le Parti conservateur au pouvoir, était prévu le 2 avril mais a été annulé en raison de l'entrée en vigueur à Brunei d'une nouvelle législation suivant la charia la plus stricte, avait rapporté lundi le quotidien britannique The Times. «C'est vrai», a confirmé une source gouvernementale interrogée au sujet de cet article. «Nous avons clairement signifié à Brunei via tous les canaux disponibles qu'autoriser la lapidation des personnes homosexuelles était totalement contre les valeurs modernes», a aussi indiqué une source au sein du Parti conservateur, estimant qu'«à un moment où nous cherchons des réponses, cela n'aurait simplement pas été juste d'être vus comme nous en tenant au statu quo». L'acteur hollywoodien George Clooney avait lancé un appel au boycottage de neuf hôtels de luxe liés au sultan de Brunei, parmi lesquels The Dorchester et 45 Park Lane à Londres. L'appel a été relayé par des personnalités dont le chanteur britannique Elton John. La fédération de la police britannique, qui représente plus de 119 000 officiers en Angleterre et au pays de Galles, a aussi annulé sa cérémonie annuelle de remise de prix prévue au Dorchester. «Ne rien faire n'était pas une option», a déclaré sur Twitter mercredi le président de cette fédération, John Apter. Il a justifié sa décision d'organiser la soirée dans un autre établissement en expliquant que «ses valeurs», la fédération et les policiers dans leur ensemble «ne nous permettaient pas d'être associés à un tel régime». Samedi, des centaines de personnes ont manifesté devant le Dorchester contre les nouvelles lois instaurées à Brunei. «Nous comprenons la colère et la frustration des gens mais c'est une question politique et religieuse qui selon nous ne devrait pas se régler dans nos hôtels», avait indiqué le Dorchester dans un communiqué la semaine dernière. Outre la lapidation en cas d'homosexualité ou d'adultère, le nouveau code pénal de Brunei instaure également l'amputation d'une main ou d'un pied pour les voleurs. Le viol est passible de la peine de mort, tout comme l'insulte au prophète Mahomet.
L'événement, une levée de fonds pour le Parti conservateur au pouvoir, était prévu le 2 avril mais a été annulé en raison de l'entrée en vigueur à Brunei d'une nouvelle législation suivant la charia la plus stricte, avait rapporté lundi le quotidien britannique The Times.

«C'est vrai», a confirmé une source gouvernementale interrogée au sujet de cet article.

«Nous avons clairement signifié à Brunei via tous les canaux disponibles qu'autoriser la lapidation des personnes homosexuelles était totalement contre les valeurs modernes», a aussi indiqué une source au sein du Parti conservateur, estimant qu'«à un moment où nous cherchons des réponses, cela n'aurait simplement pas été juste d'être vus comme nous en tenant au statu quo».

L'acteur hollywoodien George Clooney avait lancé un appel au boycottage de neuf hôtels de luxe liés au sultan de Brunei, parmi lesquels The Dorchester et 45 Park Lane à Londres. L'appel a été relayé par des personnalités dont le chanteur britannique Elton John.

La fédération de la police britannique, qui représente plus de 119 000 officiers en Angleterre et au pays de Galles, a aussi annulé sa cérémonie annuelle de remise de prix prévue au Dorchester.

«Ne rien faire n'était pas une option», a déclaré sur Twitter mercredi le président de cette fédération, John Apter. Il a justifié sa décision d'organiser la soirée dans un autre établissement en expliquant que «ses valeurs», la fédération et les policiers dans leur ensemble «ne nous permettaient pas d'être associés à un tel régime».

Samedi, des centaines de personnes ont manifesté devant le Dorchester contre les nouvelles lois instaurées à Brunei.

«Nous comprenons la colère et la frustration des gens mais c'est une question politique et religieuse qui selon nous ne devrait pas se régler dans nos hôtels», avait indiqué le Dorchester dans un communiqué la semaine dernière.

Outre la lapidation en cas d'homosexualité ou d'adultère, le nouveau code pénal de Brunei instaure également l'amputation d'une main ou d'un pied pour les voleurs. Le viol est passible de la peine de mort, tout comme l'insulte au prophète Mahomet.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10461 Wed, 10 Apr 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Lapidation au Brunei: manifestation devant l'hôtel The Dorchester de Londres https://www.peinedemort.org/document/10456 LONDRES | Des centaines de personnes ont manifesté samedi à Londres devant l'hôtel The Dorchester, propriété du sultan du Brunei, contre l'instauration par le petit État de la lapidation en cas d'homosexualité ou d'adultère. «Si le sultan n'écoute pas ces appels à la raison et à la compassion, nous estimons que le gouvernement britannique doit rompre tout lien diplomatique, économique et militaire avec le régime» du Brunei, a déclaré à la foule Peter Tatchell, figure britannique des mouvements de revendication en faveur des droits des homosexuels. «Il est honteux que notre famille royale fasse passer les droits de l'homme après les liens» tissés avec le sultanat du Brunei, a-t-il ajouté. Le pays, membre du Commonwealth et ancien protectorat britannique, a gagné une complète indépendance du Royaume-Uni en 1984. Il accueille toujours une garnison britannique. Devant l'hôtel, des pierres peintes aux couleurs de l'arc-en-ciel ont été empilées. Certains militants, brandissant pancartes et drapeaux, sont parvenus à franchir les barrières qui avaient été installées pour s'introduire sur le stationnement de l'établissement. La députée travailliste Emily Thornberry, ministre des Affaires étrangères au sein du cabinet fantôme, a estimé que le Brunei devait être «mis à la porte» du Commonwealth s'il ne renonçait pas à ces lois. «Notre combat vise le sultan du Brunei. Notre combat vise ces lois horribles. Nous disons “non”», a-t-elle scandé devant les manifestants, qui ont repris en boucle le slogan «Honte à vous». L'acteur américain George Clooney et le chanteur britannique Elton John avaient appelé au boycottage des neuf hôtels de luxe liés au sultan du Brunei. Un peu plus tôt samedi, l'Université d'Oxford a annoncé qu'elle allait réévaluer sa décision d'accorder un diplôme honorifique au sultan du Brunei, expliquant qu'elle partageait l'«aversion internationale» suscité par les récentes modifications législatives. Situé en Asie du Sud-Est, sur l'île de Bornéo, le petit pays riche en hydrocarbures, dirigé d'une main de fer par le sultan Hassanal Bolkiah, est devenu mercredi le premier pays d'Asie du Sud-Est à appliquer au niveau national un code pénal suivant la charia la plus stricte, comme le fait l'Arabie saoudite. «Si elles sont appliquées, nous pensons que ces sanctions extrêmes iraient à l'encontre des engagements internationaux pris par le Brunei pour respecter les droits de l'homme et les libertés individuelles», avait estimé, jeudi, le secrétaire d'État aux Affaires étrangères, Mark Field. Le nouveau code instaure également l'amputation d'une main ou d'un pied pour les voleurs. Le viol est passible de la peine de mort, tout comme l'insulte au prophète Mahomet. Certains articles du code, comme la lapidation pour homosexualité, s'appliquent aux musulmans comme aux non-musulmans.
«Si le sultan n'écoute pas ces appels à la raison et à la compassion, nous estimons que le gouvernement britannique doit rompre tout lien diplomatique, économique et militaire avec le régime» du Brunei, a déclaré à la foule Peter Tatchell, figure britannique des mouvements de revendication en faveur des droits des homosexuels.

«Il est honteux que notre famille royale fasse passer les droits de l'homme après les liens» tissés avec le sultanat du Brunei, a-t-il ajouté. Le pays, membre du Commonwealth et ancien protectorat britannique, a gagné une complète indépendance du Royaume-Uni en 1984. Il accueille toujours une garnison britannique.

Devant l'hôtel, des pierres peintes aux couleurs de l'arc-en-ciel ont été empilées. Certains militants, brandissant pancartes et drapeaux, sont parvenus à franchir les barrières qui avaient été installées pour s'introduire sur le stationnement de l'établissement.

La députée travailliste Emily Thornberry, ministre des Affaires étrangères au sein du cabinet fantôme, a estimé que le Brunei devait être «mis à la porte» du Commonwealth s'il ne renonçait pas à ces lois.

«Notre combat vise le sultan du Brunei. Notre combat vise ces lois horribles. Nous disons “non”», a-t-elle scandé devant les manifestants, qui ont repris en boucle le slogan «Honte à vous».

L'acteur américain George Clooney et le chanteur britannique Elton John avaient appelé au boycottage des neuf hôtels de luxe liés au sultan du Brunei.

Un peu plus tôt samedi, l'Université d'Oxford a annoncé qu'elle allait réévaluer sa décision d'accorder un diplôme honorifique au sultan du Brunei, expliquant qu'elle partageait l'«aversion internationale» suscité par les récentes modifications législatives.

Situé en Asie du Sud-Est, sur l'île de Bornéo, le petit pays riche en hydrocarbures, dirigé d'une main de fer par le sultan Hassanal Bolkiah, est devenu mercredi le premier pays d'Asie du Sud-Est à appliquer au niveau national un code pénal suivant la charia la plus stricte, comme le fait l'Arabie saoudite.

«Si elles sont appliquées, nous pensons que ces sanctions extrêmes iraient à l'encontre des engagements internationaux pris par le Brunei pour respecter les droits de l'homme et les libertés individuelles», avait estimé, jeudi, le secrétaire d'État aux Affaires étrangères, Mark Field.

Le nouveau code instaure également l'amputation d'une main ou d'un pied pour les voleurs. Le viol est passible de la peine de mort, tout comme l'insulte au prophète Mahomet. Certains articles du code, comme la lapidation pour homosexualité, s'appliquent aux musulmans comme aux non-musulmans.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10456 Sat, 06 Apr 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Lapidation à Brunei: le Royaume-Uni dénonce un "pas en arrière" https://www.peinedemort.org/document/10455 Le gouvernement britannique a qualifié jeudi de "pas en arrière" le nouveau code pénal de l'Etat de Brunei, qui prévoit notamment la peine de mort par lapidation pour l'homosexualité et l'adultère. Situé en Asie du Sud-Est, sur l'île de Bornéo, le petit pays riche en hydrocarbures dirigé d'une main de fer par le sultan Hassanal Bolkiah, est devenu mercredi le premier pays d'Asie du Sud-Est à appliquer au niveau national un code pénal suivant la charia la plus stricte, comme le fait l'Arabie saoudite. C'est "un pas en arrière", a jugé le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères Mark Field devant le Parlement. "Si elles sont appliquées, nous pensons que ces sanctions extrêmes iraient à l'encontre des engagements internationaux pris par Brunei pour respecter les droits de l'homme et les libertés individuelles", a-t-il poursuivi. Le nouveau code instaure également l'amputation d'une main ou d'un pied pour les voleurs. Le viol est passible de la peine de mort, tout comme l'insulte au prophète Mahomet. Certains articles du code, comme la lapidation pour homosexualité, s'appliquent aux musulmans comme aux non-musulmans. Par conséquent, Londres a actualisé ses conseils aux voyageurs et est "en train de négocier une série de garanties" pour les ressortissants britanniques à Brunei, y compris les militaires et leurs familles. Ancien protectorat du Royaume-Uni, Brunei accueille toujours une garnison britannique.
Situé en Asie du Sud-Est, sur l'île de Bornéo, le petit pays riche en hydrocarbures dirigé d'une main de fer par le sultan Hassanal Bolkiah, est devenu mercredi le premier pays d'Asie du Sud-Est à appliquer au niveau national un code pénal suivant la charia la plus stricte, comme le fait l'Arabie saoudite.

C'est "un pas en arrière", a jugé le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères Mark Field devant le Parlement. "Si elles sont appliquées, nous pensons que ces sanctions extrêmes iraient à l'encontre des engagements internationaux pris par Brunei pour respecter les droits de l'homme et les libertés individuelles", a-t-il poursuivi.

Le nouveau code instaure également l'amputation d'une main ou d'un pied pour les voleurs. Le viol est passible de la peine de mort, tout comme l'insulte au prophète Mahomet. Certains articles du code, comme la lapidation pour homosexualité, s'appliquent aux musulmans comme aux non-musulmans.

Par conséquent, Londres a actualisé ses conseils aux voyageurs et est "en train de négocier une série de garanties" pour les ressortissants britanniques à Brunei, y compris les militaires et leurs familles. Ancien protectorat du Royaume-Uni, Brunei accueille toujours une garnison britannique.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10455 Thu, 04 Apr 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP