La peine de mort dans le monde — Royaume Uni https://www.peinedemort.org/rss/pays/GBR Royaume Uni : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2019 Tue, 23 Jul 2019 15:15:10 +0200 Mon, 22 Jul 2019 08:29:36 +0200 120 Assange ne sera pas extradé vers un pays où il encourt la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/10596 (Agence France-Presse) Quito - Le fondateur de WikiLeaks, l'Australien Julian Assange, ne sera pas extradé vers un pays où il pourrait risquer la peine de mort, a assuré lundi le ministre d'État britannique pour l'Europe et les Amériques Alan Duncan, lors d'une visite en Équateur. C'est « une condition fondamentale de l'accord auquel nous sommes parvenus, que nous ne permettrons pas qu'il soit extradé dans un lieu où il pourrait risquer la peine de mort. Cette garantie reste solide », a affirmé M. Duncan, lors d'une conférence de presse à Quito. Julian Assange est accusé d'espionnage par les États-Unis, qui ont requis son extradition. L'audience pour étudier cette demande aura lieu fin février 2020 au Royaume Uni. Les États-Unis lui reprochent d'avoir mis en danger certaines de leurs sources lors de la publication en 2010 par WikiLeaks de 250 000 câbles diplomatiques et d'environ 500 000 documents confidentiels portant sur les activités de l'armée américaine en Irak et en Afghanistan. Ils l'accusent également d'avoir « comploté » avec l'ex-analyste militaire Chelsea Manning, à l'origine de cette fuite sans précédent. Réfugié pendant près de sept ans à l'ambassade d'Équateur à Londres où il bénéficiait de l'asile politique, Julian Assange en a été extrait le 11 avril par la police britannique avec l'aval de ce pays sud-américain. Il a été immédiatement placé en détention puis condamné à une peine de 50 semaines de prison le 1er mai pour violation des conditions de sa liberté provisoire. Le gouvernement équatorien a affirmé avoir reçu des garanties écrites de Londres, au moment où il a retiré l'asile à l'Australien, que ce dernier ne serait pas extradé vers un pays où il pourrait subir des tortures ou la peine de mort. Les États-Unis ont retenu 18 chefs d'inculpation contre Julian Assange, et le cumul des peines encourues pour toutes ces accusations se monte à quelque 175 ans de prison. La justice fédérale américaine autorise la peine de mort pour les crimes passibles de la peine capitale, y compris l'espionnage, selon le site spécialisé Death Penalty Information Center.
C'est « une condition fondamentale de l'accord auquel nous sommes parvenus, que nous ne permettrons pas qu'il soit extradé dans un lieu où il pourrait risquer la peine de mort. Cette garantie reste solide », a affirmé M. Duncan, lors d'une conférence de presse à Quito.

Julian Assange est accusé d'espionnage par les États-Unis, qui ont requis son extradition. L'audience pour étudier cette demande aura lieu fin février 2020 au Royaume Uni.

Les États-Unis lui reprochent d'avoir mis en danger certaines de leurs sources lors de la publication en 2010 par WikiLeaks de 250 000 câbles diplomatiques et d'environ 500 000 documents confidentiels portant sur les activités de l'armée américaine en Irak et en Afghanistan. Ils l'accusent également d'avoir « comploté » avec l'ex-analyste militaire Chelsea Manning, à l'origine de cette fuite sans précédent.


Réfugié pendant près de sept ans à l'ambassade d'Équateur à Londres où il bénéficiait de l'asile politique, Julian Assange en a été extrait le 11 avril par la police britannique avec l'aval de ce pays sud-américain.

Il a été immédiatement placé en détention puis condamné à une peine de 50 semaines de prison le 1er mai pour violation des conditions de sa liberté provisoire.

Le gouvernement équatorien a affirmé avoir reçu des garanties écrites de Londres, au moment où il a retiré l'asile à l'Australien, que ce dernier ne serait pas extradé vers un pays où il pourrait subir des tortures ou la peine de mort.

Les États-Unis ont retenu 18 chefs d'inculpation contre Julian Assange, et le cumul des peines encourues pour toutes ces accusations se monte à quelque 175 ans de prison.

La justice fédérale américaine autorise la peine de mort pour les crimes passibles de la peine capitale, y compris l'espionnage, selon le site spécialisé Death Penalty Information Center.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10596 Mon, 15 Jul 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Déclaration de la Coalition pour les droits égaux sur la situation au Brunei https://www.peinedemort.org/document/10467 Le 13 avril 2019 - Ottawa, Ontario - Affaires mondiales Canada Les membres soussignés de la Coalition pour les droits égaux souhaitent exprimer leur profonde consternation devant la décision du Brunei de promulguer intégralement son Code pénal révisé. Dans ce nouveau Code, qui est entré en vigueur le 3 avril 2019, des dispositions prévoient une série de peines incluant l'amputation de membres, la flagellation et la mort par lapidation pour certains gestes reconnus comme des infractions. Les gestes punissables par ces peines comprennent les vols, les viols, les adultères et les rapports sexuels entre personnes de même sexe. Ces peines extrêmes soulèvent de graves préoccupations quant aux obligations et aux engagements internationaux du Brunei en matière de droits de la personne, y compris ceux liés à l'interdiction de la torture et à d'autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants, ainsi qu'au droit à une protection égale pour tous de la loi, sans discrimination. Ces peines ont également des répercussions négatives sur de nombreux groupes vulnérables du Brunei, notamment sur les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et transgenres (LGBT), les femmes et les enfants. Les nouvelles dispositions accentuent la marginalisation des personnes appartenant à ces groupes et augmentent les risques qu'elles subissent de la discrimination, de la persécution et de la violence, et ce, même si elles ne font pas l'objet de poursuites pour transgression du Code. Selon la Coalition pour les droits égaux, toute personne a droit au respect de ses droits fondamentaux, sans distinction. Nous pressons le gouvernement du Brunei à abolir les nouvelles peines et à s'assurer que toute mesure introduite est cohérente avec les obligations et les engagements internationaux du pays en matière de droits de la personne. Cosignataires : Albanie, Allemagne, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Canada, Cap-Vert, Chili, Chypre, Costa Rica, Danemark, Espagne, Estonie, États-Unis d'Amérique, Finlande, France, Grèce, Islande, Israël, Italie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Mexique, Monténégro, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, République tchèque, Slovénie, Suède, Suisse, Uruguay
Les membres soussignés de la Coalition pour les droits égaux souhaitent exprimer leur profonde consternation devant la décision du Brunei de promulguer intégralement son Code pénal révisé. Dans ce nouveau Code, qui est entré en vigueur le 3 avril 2019, des dispositions prévoient une série de peines incluant l'amputation de membres, la flagellation et la mort par lapidation pour certains gestes reconnus comme des infractions. Les gestes punissables par ces peines comprennent les vols, les viols, les adultères et les rapports sexuels entre personnes de même sexe.

Ces peines extrêmes soulèvent de graves préoccupations quant aux obligations et aux engagements internationaux du Brunei en matière de droits de la personne, y compris ceux liés à l'interdiction de la torture et à d'autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants, ainsi qu'au droit à une protection égale pour tous de la loi, sans discrimination. Ces peines ont également des répercussions négatives sur de nombreux groupes vulnérables du Brunei, notamment sur les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et transgenres (LGBT), les femmes et les enfants. Les nouvelles dispositions accentuent la marginalisation des personnes appartenant à ces groupes et augmentent les risques qu'elles subissent de la discrimination, de la persécution et de la violence, et ce, même si elles ne font pas l'objet de poursuites pour transgression du Code.

Selon la Coalition pour les droits égaux, toute personne a droit au respect de ses droits fondamentaux, sans distinction. Nous pressons le gouvernement du Brunei à abolir les nouvelles peines et à s'assurer que toute mesure introduite est cohérente avec les obligations et les engagements internationaux du pays en matière de droits de la personne.

Cosignataires :

Albanie, Allemagne, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Canada, Cap-Vert, Chili, Chypre, Costa Rica, Danemark, Espagne, Estonie, États-Unis d'Amérique, Finlande, France, Grèce, Islande, Israël, Italie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Mexique, Monténégro, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, République tchèque, Slovénie, Suède, Suisse, Uruguay]]>
https://www.peinedemort.org/document/10467 Sat, 13 Apr 2019 00:00:00 +0200 Coalition pour les droits égaux
Assange ne sera pas extradé vers un pays appliquant la peine de mort (Moreno) https://www.peinedemort.org/document/10463 Le président équatorien Lenin Moreno a affirmé jeudi que Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks auquel Quito a décidé de retirer l'asile diplomatique, « ne sera pas extradé vers un pays où il risque la peine de mort ». « J'ai demandé à la Grande-Bretagne la garantie que M. Assange ne serait pas extradé vers un pays où il pourrait être torturé ou condamné à mort. Le gouvernement britannique me l'a confirmé par écrit », a déclaré M. Moreno à propos de l'Australien réfugié depuis 2012 dans l'ambassade équatorienne à Londres. L'Equateur a décidé « de manière souveraine » de retirer l'asile diplomatique au fondateur de WikiLeaks Julian Assange, arrêté jeudi à Londres, avait-il annoncé plus tôt sur Twitter. « L'Equateur a décidé de manière souveraine de retirer l'asile diplomatique à Julian Assange pour avoir violé à plusieurs reprises les conventions internationales et le protocole de cohabitation. » « Durant 6 ans et 10 mois, le peuple équatorien a garanti les droits de l'homme de M. Assange et a couvert ses besoins quotidiens dans les installations de notre ambassade à Londres », explique M. Moreno, qui justifie sa décision dans une vidéo de trois minutes accompagnant son message sur le réseau social. « L'Equateur a rempli ses obligations dans le cadre du droit international ». Mais « la patience de l'Equateur a atteint ses limites », ajoute-t-il, en citant les « violations répétées » de Julian Assange, dont la « non intervention dans les relations entre Etats ». Depuis l'arrivée au pouvoir de Lenin Moreno en mai 2017, le traitement accordé à Julian Assange a changé. L'actuel président a revu quasiment toutes les politiques de son prédécesseur Rafael Correa, dont son positionnement critique envers les Etats-Unis, et a accusé le fondateur de WikiLeaks de s'immiscer dans les affaires internes de l'Equateur. Le président Moreno, qui l'a qualifié de « caillou dans le soulier » de la diplomatie équatorienne, a coupé temporairement ses télécommunications en 2018. Julian Assange s'est réfugié dans l'ambassade en 2012 pour éviter d'être extradé vers la Suède, où il était accusé de viol, un dossier depuis classé.
L'Equateur a décidé « de manière souveraine » de retirer l'asile diplomatique au fondateur de WikiLeaks Julian Assange, arrêté jeudi à Londres, avait-il annoncé plus tôt sur Twitter. « L'Equateur a décidé de manière souveraine de retirer l'asile diplomatique à Julian Assange pour avoir violé à plusieurs reprises les conventions internationales et le protocole de cohabitation. »

« Durant 6 ans et 10 mois, le peuple équatorien a garanti les droits de l'homme de M. Assange et a couvert ses besoins quotidiens dans les installations de notre ambassade à Londres », explique M. Moreno, qui justifie sa décision dans une vidéo de trois minutes accompagnant son message sur le réseau social. « L'Equateur a rempli ses obligations dans le cadre du droit international ».

Mais « la patience de l'Equateur a atteint ses limites », ajoute-t-il, en citant les « violations répétées » de Julian Assange, dont la « non intervention dans les relations entre Etats ».

Depuis l'arrivée au pouvoir de Lenin Moreno en mai 2017, le traitement accordé à Julian Assange a changé. L'actuel président a revu quasiment toutes les politiques de son prédécesseur Rafael Correa, dont son positionnement critique envers les Etats-Unis, et a accusé le fondateur de WikiLeaks de s'immiscer dans les affaires internes de l'Equateur.

Le président Moreno, qui l'a qualifié de « caillou dans le soulier » de la diplomatie équatorienne, a coupé temporairement ses télécommunications en 2018.

Julian Assange s'est réfugié dans l'ambassade en 2012 pour éviter d'être extradé vers la Suède, où il était accusé de viol, un dossier depuis classé.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10463 Thu, 11 Apr 2019 00:00:00 +0200 Belga - Agence Télégraphique Belge de Presse
Lapidation à Brunei: un ministre britannique annule un évènement https://www.peinedemort.org/document/10461 (Agence France-Presse) Londres - Le ministre britannique des Affaires étrangères Jeremy Hunt a annulé un événement prévu à l'hôtel londonien The Dorchester, propriété du Sultan de Brunei, après l'instauration par le petit État de la lapidation pour homosexualité. L'événement, une levée de fonds pour le Parti conservateur au pouvoir, était prévu le 2 avril mais a été annulé en raison de l'entrée en vigueur à Brunei d'une nouvelle législation suivant la charia la plus stricte, avait rapporté lundi le quotidien britannique The Times. «C'est vrai», a confirmé une source gouvernementale interrogée au sujet de cet article. «Nous avons clairement signifié à Brunei via tous les canaux disponibles qu'autoriser la lapidation des personnes homosexuelles était totalement contre les valeurs modernes», a aussi indiqué une source au sein du Parti conservateur, estimant qu'«à un moment où nous cherchons des réponses, cela n'aurait simplement pas été juste d'être vus comme nous en tenant au statu quo». L'acteur hollywoodien George Clooney avait lancé un appel au boycottage de neuf hôtels de luxe liés au sultan de Brunei, parmi lesquels The Dorchester et 45 Park Lane à Londres. L'appel a été relayé par des personnalités dont le chanteur britannique Elton John. La fédération de la police britannique, qui représente plus de 119 000 officiers en Angleterre et au pays de Galles, a aussi annulé sa cérémonie annuelle de remise de prix prévue au Dorchester. «Ne rien faire n'était pas une option», a déclaré sur Twitter mercredi le président de cette fédération, John Apter. Il a justifié sa décision d'organiser la soirée dans un autre établissement en expliquant que «ses valeurs», la fédération et les policiers dans leur ensemble «ne nous permettaient pas d'être associés à un tel régime». Samedi, des centaines de personnes ont manifesté devant le Dorchester contre les nouvelles lois instaurées à Brunei. «Nous comprenons la colère et la frustration des gens mais c'est une question politique et religieuse qui selon nous ne devrait pas se régler dans nos hôtels», avait indiqué le Dorchester dans un communiqué la semaine dernière. Outre la lapidation en cas d'homosexualité ou d'adultère, le nouveau code pénal de Brunei instaure également l'amputation d'une main ou d'un pied pour les voleurs. Le viol est passible de la peine de mort, tout comme l'insulte au prophète Mahomet.
L'événement, une levée de fonds pour le Parti conservateur au pouvoir, était prévu le 2 avril mais a été annulé en raison de l'entrée en vigueur à Brunei d'une nouvelle législation suivant la charia la plus stricte, avait rapporté lundi le quotidien britannique The Times.

«C'est vrai», a confirmé une source gouvernementale interrogée au sujet de cet article.

«Nous avons clairement signifié à Brunei via tous les canaux disponibles qu'autoriser la lapidation des personnes homosexuelles était totalement contre les valeurs modernes», a aussi indiqué une source au sein du Parti conservateur, estimant qu'«à un moment où nous cherchons des réponses, cela n'aurait simplement pas été juste d'être vus comme nous en tenant au statu quo».

L'acteur hollywoodien George Clooney avait lancé un appel au boycottage de neuf hôtels de luxe liés au sultan de Brunei, parmi lesquels The Dorchester et 45 Park Lane à Londres. L'appel a été relayé par des personnalités dont le chanteur britannique Elton John.

La fédération de la police britannique, qui représente plus de 119 000 officiers en Angleterre et au pays de Galles, a aussi annulé sa cérémonie annuelle de remise de prix prévue au Dorchester.

«Ne rien faire n'était pas une option», a déclaré sur Twitter mercredi le président de cette fédération, John Apter. Il a justifié sa décision d'organiser la soirée dans un autre établissement en expliquant que «ses valeurs», la fédération et les policiers dans leur ensemble «ne nous permettaient pas d'être associés à un tel régime».

Samedi, des centaines de personnes ont manifesté devant le Dorchester contre les nouvelles lois instaurées à Brunei.

«Nous comprenons la colère et la frustration des gens mais c'est une question politique et religieuse qui selon nous ne devrait pas se régler dans nos hôtels», avait indiqué le Dorchester dans un communiqué la semaine dernière.

Outre la lapidation en cas d'homosexualité ou d'adultère, le nouveau code pénal de Brunei instaure également l'amputation d'une main ou d'un pied pour les voleurs. Le viol est passible de la peine de mort, tout comme l'insulte au prophète Mahomet.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10461 Wed, 10 Apr 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Lapidation au Brunei: manifestation devant l'hôtel The Dorchester de Londres https://www.peinedemort.org/document/10456 LONDRES | Des centaines de personnes ont manifesté samedi à Londres devant l'hôtel The Dorchester, propriété du sultan du Brunei, contre l'instauration par le petit État de la lapidation en cas d'homosexualité ou d'adultère. «Si le sultan n'écoute pas ces appels à la raison et à la compassion, nous estimons que le gouvernement britannique doit rompre tout lien diplomatique, économique et militaire avec le régime» du Brunei, a déclaré à la foule Peter Tatchell, figure britannique des mouvements de revendication en faveur des droits des homosexuels. «Il est honteux que notre famille royale fasse passer les droits de l'homme après les liens» tissés avec le sultanat du Brunei, a-t-il ajouté. Le pays, membre du Commonwealth et ancien protectorat britannique, a gagné une complète indépendance du Royaume-Uni en 1984. Il accueille toujours une garnison britannique. Devant l'hôtel, des pierres peintes aux couleurs de l'arc-en-ciel ont été empilées. Certains militants, brandissant pancartes et drapeaux, sont parvenus à franchir les barrières qui avaient été installées pour s'introduire sur le stationnement de l'établissement. La députée travailliste Emily Thornberry, ministre des Affaires étrangères au sein du cabinet fantôme, a estimé que le Brunei devait être «mis à la porte» du Commonwealth s'il ne renonçait pas à ces lois. «Notre combat vise le sultan du Brunei. Notre combat vise ces lois horribles. Nous disons “non”», a-t-elle scandé devant les manifestants, qui ont repris en boucle le slogan «Honte à vous». L'acteur américain George Clooney et le chanteur britannique Elton John avaient appelé au boycottage des neuf hôtels de luxe liés au sultan du Brunei. Un peu plus tôt samedi, l'Université d'Oxford a annoncé qu'elle allait réévaluer sa décision d'accorder un diplôme honorifique au sultan du Brunei, expliquant qu'elle partageait l'«aversion internationale» suscité par les récentes modifications législatives. Situé en Asie du Sud-Est, sur l'île de Bornéo, le petit pays riche en hydrocarbures, dirigé d'une main de fer par le sultan Hassanal Bolkiah, est devenu mercredi le premier pays d'Asie du Sud-Est à appliquer au niveau national un code pénal suivant la charia la plus stricte, comme le fait l'Arabie saoudite. «Si elles sont appliquées, nous pensons que ces sanctions extrêmes iraient à l'encontre des engagements internationaux pris par le Brunei pour respecter les droits de l'homme et les libertés individuelles», avait estimé, jeudi, le secrétaire d'État aux Affaires étrangères, Mark Field. Le nouveau code instaure également l'amputation d'une main ou d'un pied pour les voleurs. Le viol est passible de la peine de mort, tout comme l'insulte au prophète Mahomet. Certains articles du code, comme la lapidation pour homosexualité, s'appliquent aux musulmans comme aux non-musulmans.
«Si le sultan n'écoute pas ces appels à la raison et à la compassion, nous estimons que le gouvernement britannique doit rompre tout lien diplomatique, économique et militaire avec le régime» du Brunei, a déclaré à la foule Peter Tatchell, figure britannique des mouvements de revendication en faveur des droits des homosexuels.

«Il est honteux que notre famille royale fasse passer les droits de l'homme après les liens» tissés avec le sultanat du Brunei, a-t-il ajouté. Le pays, membre du Commonwealth et ancien protectorat britannique, a gagné une complète indépendance du Royaume-Uni en 1984. Il accueille toujours une garnison britannique.

Devant l'hôtel, des pierres peintes aux couleurs de l'arc-en-ciel ont été empilées. Certains militants, brandissant pancartes et drapeaux, sont parvenus à franchir les barrières qui avaient été installées pour s'introduire sur le stationnement de l'établissement.

La députée travailliste Emily Thornberry, ministre des Affaires étrangères au sein du cabinet fantôme, a estimé que le Brunei devait être «mis à la porte» du Commonwealth s'il ne renonçait pas à ces lois.

«Notre combat vise le sultan du Brunei. Notre combat vise ces lois horribles. Nous disons “non”», a-t-elle scandé devant les manifestants, qui ont repris en boucle le slogan «Honte à vous».

L'acteur américain George Clooney et le chanteur britannique Elton John avaient appelé au boycottage des neuf hôtels de luxe liés au sultan du Brunei.

Un peu plus tôt samedi, l'Université d'Oxford a annoncé qu'elle allait réévaluer sa décision d'accorder un diplôme honorifique au sultan du Brunei, expliquant qu'elle partageait l'«aversion internationale» suscité par les récentes modifications législatives.

Situé en Asie du Sud-Est, sur l'île de Bornéo, le petit pays riche en hydrocarbures, dirigé d'une main de fer par le sultan Hassanal Bolkiah, est devenu mercredi le premier pays d'Asie du Sud-Est à appliquer au niveau national un code pénal suivant la charia la plus stricte, comme le fait l'Arabie saoudite.

«Si elles sont appliquées, nous pensons que ces sanctions extrêmes iraient à l'encontre des engagements internationaux pris par le Brunei pour respecter les droits de l'homme et les libertés individuelles», avait estimé, jeudi, le secrétaire d'État aux Affaires étrangères, Mark Field.

Le nouveau code instaure également l'amputation d'une main ou d'un pied pour les voleurs. Le viol est passible de la peine de mort, tout comme l'insulte au prophète Mahomet. Certains articles du code, comme la lapidation pour homosexualité, s'appliquent aux musulmans comme aux non-musulmans.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10456 Sat, 06 Apr 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Lapidation à Brunei: le Royaume-Uni dénonce un "pas en arrière" https://www.peinedemort.org/document/10455 Le gouvernement britannique a qualifié jeudi de "pas en arrière" le nouveau code pénal de l'Etat de Brunei, qui prévoit notamment la peine de mort par lapidation pour l'homosexualité et l'adultère. Situé en Asie du Sud-Est, sur l'île de Bornéo, le petit pays riche en hydrocarbures dirigé d'une main de fer par le sultan Hassanal Bolkiah, est devenu mercredi le premier pays d'Asie du Sud-Est à appliquer au niveau national un code pénal suivant la charia la plus stricte, comme le fait l'Arabie saoudite. C'est "un pas en arrière", a jugé le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères Mark Field devant le Parlement. "Si elles sont appliquées, nous pensons que ces sanctions extrêmes iraient à l'encontre des engagements internationaux pris par Brunei pour respecter les droits de l'homme et les libertés individuelles", a-t-il poursuivi. Le nouveau code instaure également l'amputation d'une main ou d'un pied pour les voleurs. Le viol est passible de la peine de mort, tout comme l'insulte au prophète Mahomet. Certains articles du code, comme la lapidation pour homosexualité, s'appliquent aux musulmans comme aux non-musulmans. Par conséquent, Londres a actualisé ses conseils aux voyageurs et est "en train de négocier une série de garanties" pour les ressortissants britanniques à Brunei, y compris les militaires et leurs familles. Ancien protectorat du Royaume-Uni, Brunei accueille toujours une garnison britannique.
Situé en Asie du Sud-Est, sur l'île de Bornéo, le petit pays riche en hydrocarbures dirigé d'une main de fer par le sultan Hassanal Bolkiah, est devenu mercredi le premier pays d'Asie du Sud-Est à appliquer au niveau national un code pénal suivant la charia la plus stricte, comme le fait l'Arabie saoudite.

C'est "un pas en arrière", a jugé le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères Mark Field devant le Parlement. "Si elles sont appliquées, nous pensons que ces sanctions extrêmes iraient à l'encontre des engagements internationaux pris par Brunei pour respecter les droits de l'homme et les libertés individuelles", a-t-il poursuivi.

Le nouveau code instaure également l'amputation d'une main ou d'un pied pour les voleurs. Le viol est passible de la peine de mort, tout comme l'insulte au prophète Mahomet. Certains articles du code, comme la lapidation pour homosexualité, s'appliquent aux musulmans comme aux non-musulmans.

Par conséquent, Londres a actualisé ses conseils aux voyageurs et est "en train de négocier une série de garanties" pour les ressortissants britanniques à Brunei, y compris les militaires et leurs familles. Ancien protectorat du Royaume-Uni, Brunei accueille toujours une garnison britannique.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10455 Thu, 04 Apr 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Pakistan - Le mari d'Asia Bibi appelle à l'aide Trump et May https://www.peinedemort.org/document/10222 ISLAMABAD, 4 novembre (Reuters) - Le mari d'Asia Bibi, chrétienne pakistanaise acquittée après avoir passé huit ans dans le couloir de la mort pour blasphème, demande à Donald Trump de les aider à quitter le Pakistan, en invoquant le danger que court la famille dans ce pays. Ashiq Masih implore aussi l'aide du Royaume-Uni et du Canada. Le parti islamiste Tehreek-e-Labaik (TLP) a bloqué les artères principales des plus grandes villes du pays pendant trois jours, cette semaine, en appelant au meurtre des juges de la Cour suprême qui ont acquitté Asia Bibi mercredi, et en qualifiant le Premier ministre, Imran Khan, et le chef des forces armées d'ennemis de l'islam. Le TLP a annoncé vendredi soir l'arrêt de ses manifestations après avoir conclu un accord avec le gouvernement en vertu duquel les autorités pourraient placer Asia Bibi sur une "liste de contrôle des sorties", l'interdisant ainsi de quitter le pays et ouvrant la voie à une révision du verdict d'acquittement. "Je demande au président des Etats-Unis Donald Trump de nous aider à quitter le Pakistan", a déclaré Ashiq Masih dans une vidéo consultée par Reuters. "Je demande aussi à la Première ministre britannique [Theresa May] de nous aider, ce que je demande aussi au Premier ministre canadien [Justin Trudeau]", ajoute-t-il dans la vidéo. L'ambassade des Etats-Unis et les missions diplomates de Grande-Bretagne et du Canada au Pakistan n'ont pas réagi pour le moment. Samedi, l'avocat d'Asia Bibi, Saiful Mulook, a déclaré à Reuters avoir quitté le Pakistan par crainte pour sa vie et en raison des menaces qui pèsent sur sa famille. Asia Bibi avait été reconnue coupable en 2010 de blasphème pour avoir tenu des propos désobligeants envers l'islam, lorsque des voisines avaient refusé qu'elle boive de l'eau dans leur verre parce qu'elle n'était pas musulmane. Elle a toujours démenti avoir commis quelque blasphème que ce soit.
Ashiq Masih implore aussi l'aide du Royaume-Uni et du Canada.

Le parti islamiste Tehreek-e-Labaik (TLP) a bloqué les artères principales des plus grandes villes du pays pendant trois jours, cette semaine, en appelant au meurtre des juges de la Cour suprême qui ont acquitté Asia Bibi mercredi, et en qualifiant le Premier ministre, Imran Khan, et le chef des forces armées d'ennemis de l'islam.

Le TLP a annoncé vendredi soir l'arrêt de ses manifestations après avoir conclu un accord avec le gouvernement en vertu duquel les autorités pourraient placer Asia Bibi sur une "liste de contrôle des sorties", l'interdisant ainsi de quitter le pays et ouvrant la voie à une révision du verdict d'acquittement.

"Je demande au président des Etats-Unis Donald Trump de nous aider à quitter le Pakistan", a déclaré Ashiq Masih dans une vidéo consultée par Reuters.

"Je demande aussi à la Première ministre britannique [Theresa May] de nous aider, ce que je demande aussi au Premier ministre canadien [Justin Trudeau]", ajoute-t-il dans la vidéo.

L'ambassade des Etats-Unis et les missions diplomates de Grande-Bretagne et du Canada au Pakistan n'ont pas réagi pour le moment.

Samedi, l'avocat d'Asia Bibi, Saiful Mulook, a déclaré à Reuters avoir quitté le Pakistan par crainte pour sa vie et en raison des menaces qui pèsent sur sa famille.

Asia Bibi avait été reconnue coupable en 2010 de blasphème pour avoir tenu des propos désobligeants envers l'islam, lorsque des voisines avaient refusé qu'elle boive de l'eau dans leur verre parce qu'elle n'était pas musulmane. Elle a toujours démenti avoir commis quelque blasphème que ce soit.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10222 Sun, 04 Nov 2018 00:00:00 +0100 Reuters
Pakistan: le mari d'Asia Bibi demande l'asile pour sa famille https://www.peinedemort.org/document/10225 Le mari d'Asia Bibi réclame l'asile pour sa famille aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne ou au Canada alors que le sort de la Pakistanaise, acquittée cette semaine après avoir été condamnée à mort pour blasphème, demeure très incertain dans son pays. "Je demande au président Donald Trump de nous aider à partir. Après cela, je demande à la Première ministre britannique (Theresa May) de faire de son mieux pour nous aider", a déclaré Ashiq Masih dans un message vidéo vu par l'AFP. Le mari d'Asia Bibi a également sollicité l'"aide" du Premier ministre canadien Justin Trudeau. "La famille demande l'asile aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et au Canada", a affirmé dimanche à l'AFP Wilson Chowdhry, le président de l'association des chrétiens pakistanais de Grande-Bretagne, qui aide Asia Bibi et sa famille depuis des années. "Ces pays ont les plus grandes communautés de chrétiens pakistanais" et l'on y parle l'anglais, une langue qu'apprennent les filles d'Asia Bibi, mais qu'elle-même et son mari ne parlent pas, a-t-il expliqué. Dans la vidéo, Ashiq Masih réclame également l'asile pour Joseph Nadeem, qui a hébergé sa famille depuis la condamnation à mort de sa femme pour blasphème en 2010. "Si Asia Bibi quitte le pays, chaque membre de sa famille, chaque personne associée à elle, sera tuée", s'est inquiété Wilson Chowdhry, qui estime à "moins de vingt" le nombre de personnes devant obtenir l'asile dans cette affaire. Préalable à son départ du Pakistan, la libération de la chrétienne, qui semblait acquise après son acquittement mercredi par la Cour suprême, paraît toutefois incertaine. Le gouvernement a signé dans la nuit de vendredi à samedi un accord controversé avec des manifestants islamistes qui ont paralysé le pays trois jours durant. Il s'y est notamment engagé à lancer une procédure visant à interdire à Bibi de quitter le territoire et à ne pas bloquer une requête en révision du jugement d'acquittement initiée par un religieux. - "Famille totalement brisée" - Asia Bibi, bien que libérée par la justice, reste donc incarcérée à Multan (centre). "Ses filles pleurent. Elles n'ont toujours pas vu leur mère. La famille est totalement brisée. Leur espoir initial s'est transformé en angoisse", a commenté Wilson Chowdhry. Samedi, Ashiq Masih avait demandé aux autorités de "renforcer la sécurité" de son épouse "en prison". "Le gouvernement n'aurait jamais dû passer un tel accord", avait-il déploré lors d'un entretien avec la radio allemande Deutsche Welle, critiquant une tentative de "faire pression sur la justice". Le même jour, l'avocat de la chrétienne, Saif ul-Mulook, avait annoncé à l'AFP son départ du Pakistan, où la question du blasphème est très sensible et l'affaire Asia Bibi particulièrement explosive. En 2011, un ministre chrétien, Shahbaz Bhatti, qui s'opposait à la loi sur le blasphème, avait été assassiné à Islamabad. Quelques mois plus tard, un ex-gouverneur de la province pakistanaise du Pendjab, Salman Taseer, avait été abattu pour le même motif par un de ses propres gardes du corps. En 2014, un avocat pakistanais défendant un professeur d'université accusé d'avoir porté atteinte au prophète Mahomet avait lui aussi été tué. "J'ai besoin de rester en vie car je dois poursuivre la bataille judiciaire pour Asia Bibi", a commenté Me Mulook, qui ne s'est vu accorder aucune protection rapprochée après le verdict en faveur de sa cliente. S'il s'attendait à la réaction violente des extrémistes, qui ont bloqué tous les grands axes du pays et appelé au meurtre des juges de la Cour suprême et à des mutineries dans l'armée, "ce qui est douloureux, c'est la réponse du gouvernement, avait regretté le sexagénaire. Ils ne peuvent même pas (faire) appliquer un jugement de la plus haute cour du pays". Dimanche, la Commission des droits de l'Homme pakistanaise s'est dite "consternée" par l'"incapacité du gouvernement à protéger l'Etat et le caractère sacré de la loi", qualifiant l'accord signé avec les islamistes de "mascarade" après le jugement "historique" de la Cour suprême.
"Je demande au président Donald Trump de nous aider à partir. Après cela, je demande à la Première ministre britannique (Theresa May) de faire de son mieux pour nous aider", a déclaré Ashiq Masih dans un message vidéo vu par l'AFP. Le mari d'Asia Bibi a également sollicité l'"aide" du Premier ministre canadien Justin Trudeau.

"La famille demande l'asile aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et au Canada", a affirmé dimanche à l'AFP Wilson Chowdhry, le président de l'association des chrétiens pakistanais de Grande-Bretagne, qui aide Asia Bibi et sa famille depuis des années.

"Ces pays ont les plus grandes communautés de chrétiens pakistanais" et l'on y parle l'anglais, une langue qu'apprennent les filles d'Asia Bibi, mais qu'elle-même et son mari ne parlent pas, a-t-il expliqué.

Dans la vidéo, Ashiq Masih réclame également l'asile pour Joseph Nadeem, qui a hébergé sa famille depuis la condamnation à mort de sa femme pour blasphème en 2010.

"Si Asia Bibi quitte le pays, chaque membre de sa famille, chaque personne associée à elle, sera tuée", s'est inquiété Wilson Chowdhry, qui estime à "moins de vingt" le nombre de personnes devant obtenir l'asile dans cette affaire.

Préalable à son départ du Pakistan, la libération de la chrétienne, qui semblait acquise après son acquittement mercredi par la Cour suprême, paraît toutefois incertaine.

Le gouvernement a signé dans la nuit de vendredi à samedi un accord controversé avec des manifestants islamistes qui ont paralysé le pays trois jours durant. Il s'y est notamment engagé à lancer une procédure visant à interdire à Bibi de quitter le territoire et à ne pas bloquer une requête en révision du jugement d'acquittement initiée par un religieux.

- "Famille totalement brisée" -

Asia Bibi, bien que libérée par la justice, reste donc incarcérée à Multan (centre).

"Ses filles pleurent. Elles n'ont toujours pas vu leur mère. La famille est totalement brisée. Leur espoir initial s'est transformé en angoisse", a commenté Wilson Chowdhry.

Samedi, Ashiq Masih avait demandé aux autorités de "renforcer la sécurité" de son épouse "en prison". "Le gouvernement n'aurait jamais dû passer un tel accord", avait-il déploré lors d'un entretien avec la radio allemande Deutsche Welle, critiquant une tentative de "faire pression sur la justice".

Le même jour, l'avocat de la chrétienne, Saif ul-Mulook, avait annoncé à l'AFP son départ du Pakistan, où la question du blasphème est très sensible et l'affaire Asia Bibi particulièrement explosive.

En 2011, un ministre chrétien, Shahbaz Bhatti, qui s'opposait à la loi sur le blasphème, avait été assassiné à Islamabad. Quelques mois plus tard, un ex-gouverneur de la province pakistanaise du Pendjab, Salman Taseer, avait été abattu pour le même motif par un de ses propres gardes du corps. En 2014, un avocat pakistanais défendant un professeur d'université accusé d'avoir porté atteinte au prophète Mahomet avait lui aussi été tué.

"J'ai besoin de rester en vie car je dois poursuivre la bataille judiciaire pour Asia Bibi", a commenté Me Mulook, qui ne s'est vu accorder aucune protection rapprochée après le verdict en faveur de sa cliente.

S'il s'attendait à la réaction violente des extrémistes, qui ont bloqué tous les grands axes du pays et appelé au meurtre des juges de la Cour suprême et à des mutineries dans l'armée, "ce qui est douloureux, c'est la réponse du gouvernement, avait regretté le sexagénaire. Ils ne peuvent même pas (faire) appliquer un jugement de la plus haute cour du pays".

Dimanche, la Commission des droits de l'Homme pakistanaise s'est dite "consternée" par l'"incapacité du gouvernement à protéger l'Etat et le caractère sacré de la loi", qualifiant l'accord signé avec les islamistes de "mascarade" après le jugement "historique" de la Cour suprême.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10225 Sun, 04 Nov 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Pakistan: Imran Khan appelle au calme après l'acquittement de la chrétienne Asia Bibi https://www.peinedemort.org/document/10211 Le Premier ministre pakistanais Imran Khan a appelé mercredi au respect d'un verdict de la Cour suprême qui a vu l'acquittement d'une chrétienne condamnée à mort pour blasphème et a provoqué la fureur des islamistes. Le chef du gouvernement a solennellement appelé ses compatriotes à "ne pas céder" à ceux qui appellent à rejeter ce verdict car ils le font "pour leur propre intérêt politique" et "ne rendent pas service à l'islam", lors d'une intervention télévisée. Ce langage est celui "des ennemis du Pakistan", a-t-il lancé. "Ne nous forcez pas à agir", a-t-il ajouté à l'adresse de ceux qui "incitent à la violence" dans le pays. Plus tôt dans la journée, la Cour suprême du Pakistan avait annoncé l'acquittement de la chrétienne Asia Bibi, condamnée à mort pour blasphème en 2010. Cette décision a provoqué la fureur des milieux religieux islamistes, qui sont immédiatement descendus par milliers dans la rue. Ils ont bloqué des routes en différents endroits du pays, brûlant des pneus et criant des menaces et des slogans hostiles aux juges et à Asia Bibi. Ils se sont pour la plupart dispersés en fin de journée après avoir annoncé de nouvelles manifestations pour vendredi. Quelques centaines d'entre eux continuaient cependant de bloquer un échangeur autoroutier près d'Islamabad. "Cette décision envers une blasphématrice n'est pas de bon augure pour le pays", a estimé Maulana Abdul Aziz, imam de la Mosquée rouge, haut lieu de l'islam radical à Islamabad. "C'est une décision extrêmement injuste, cruelle, totalement détestable contre la shariah", a-t-il dit à l'AFP. Dès mercredi matin, la capitale avait été placée sous haute sécurité, avec des barrages sur les routes notamment à proximité des quartiers où vivent les magistrats et la communauté diplomatique. Mme Bibi, qui se trouve actuellement incarcérée dans une prison à Multan (centre), "a été acquittée de toutes les accusations", avait auparavant déclaré le juge Saqib Nisar lors de l'énoncé du verdict mercredi matin à la Cour suprême. Son avocat Saif-ul-Mulook avait aussitôt appelé sa cliente au téléphone pour lui annoncer la nouvelle depuis le tribunal. "Je n'arrive pas à croire ce que j'entends. Je vais sortir ? Ils vont vraiment me laisser sortir ?", a-t-elle dit au téléphone à l'AFP. "Justice a été rendue, c'est une victoire pour Asia Bibi. Le verdict montre que les pauvres, les minorités et la fraction la plus modeste de la société peuvent obtenir justice dans ce pays en dépit de ses défauts", s'est félicité l'avocat. En pratique, la libération de Mme Bibi pourrait prendre plusieurs jours en raison de procédures administratives, a indiqué l'avocat. On ignore dans l'immédiat ce qu'il adviendra d'elle après sa sortie de prison alors que sa vie et celle de ses proches pourrait être menacée par des extrémistes. "C'est un moment merveilleux. Je suis reconnaissante à Dieu d'avoir entendu nos prières", a réagi la fille d'Asia Bibi, Eisham Ashiq, citée depuis Londres par l'ONG catholique Aide à l'Église en détresse (AED) qui l'accueille actuellement, elle et son père Ashiq Masih. "Nous sommes très heureux. Ce sont de magnifiques nouvelles", a déclaré ce dernier. - Sujet sensible - Asia Bibi, mère de famille illettrée, avait été condamnée à la peine capitale à la suite d'une dispute avec des musulmanes au sujet d'un verre d'eau. Son cas avait eu un retentissement international, attirant l'attention des papes Benoît XVI et François. L'une de ses filles a rencontré ce dernier à deux reprises. Au Pakistan même, l'histoire de cette chrétienne d'origine modeste divise fortement l'opinion. Le blasphème est un sujet extrêmement sensible dans ce pays très conservateur où l'islam est religion d'Etat. La loi prévoit jusqu'à la peine de mort pour les personnes reconnues coupables d'offense à l'islam. Des appels à changer cette législation ont souvent donné lieu à des violences et ont été rejetés. Imran Khan, durant la dernière campagne électorale, avait déclaré soutenir inconditionnellement la loi. - Victoire pour la tolérance - La Première ministre britannique Theresa May a pour sa part noté mercredi que la libération de Mme Bibi "sera une très bonne nouvelle pour sa famille et tous ceux (...) qui ont fait campagne pour elle". Elle a rappelé que la Grande-Bretagne recommande par principe "l'abolition" de la peine de mort dans le monde entier. Amnesty International a pour sa part salué "un verdict qui fera date et une victoire importante pour la tolérance religieuse au Pakistan". Un ancien gouverneur du Pendjab, Salman Taseer, qui avait pris la défense d'Asia Bibi, avait été abattu en plein coeur d'Islamabad en 2011 par son propre garde du corps. L'assassin, Mumtaz Qadri, a été pendu début 2016. Les défenseurs des droits de l'homme voient en Asia Bibi un emblème des dérives de la loi réprimant le blasphème au Pakistan, souvent instrumentalisée, selon ses détracteurs, pour régler des conflits personnels.
Le chef du gouvernement a solennellement appelé ses compatriotes à "ne pas céder" à ceux qui appellent à rejeter ce verdict car ils le font "pour leur propre intérêt politique" et "ne rendent pas service à l'islam", lors d'une intervention télévisée.

Ce langage est celui "des ennemis du Pakistan", a-t-il lancé. "Ne nous forcez pas à agir", a-t-il ajouté à l'adresse de ceux qui "incitent à la violence" dans le pays.

Plus tôt dans la journée, la Cour suprême du Pakistan avait annoncé l'acquittement de la chrétienne Asia Bibi, condamnée à mort pour blasphème en 2010. Cette décision a provoqué la fureur des milieux religieux islamistes, qui sont immédiatement descendus par milliers dans la rue.

Ils ont bloqué des routes en différents endroits du pays, brûlant des pneus et criant des menaces et des slogans hostiles aux juges et à Asia Bibi.

Ils se sont pour la plupart dispersés en fin de journée après avoir annoncé de nouvelles manifestations pour vendredi. Quelques centaines d'entre eux continuaient cependant de bloquer un échangeur autoroutier près d'Islamabad.

"Cette décision envers une blasphématrice n'est pas de bon augure pour le pays", a estimé Maulana Abdul Aziz, imam de la Mosquée rouge, haut lieu de l'islam radical à Islamabad.

"C'est une décision extrêmement injuste, cruelle, totalement détestable contre la shariah", a-t-il dit à l'AFP.

Dès mercredi matin, la capitale avait été placée sous haute sécurité, avec des barrages sur les routes notamment à proximité des quartiers où vivent les magistrats et la communauté diplomatique.

Mme Bibi, qui se trouve actuellement incarcérée dans une prison à Multan (centre), "a été acquittée de toutes les accusations", avait auparavant déclaré le juge Saqib Nisar lors de l'énoncé du verdict mercredi matin à la Cour suprême.

Son avocat Saif-ul-Mulook avait aussitôt appelé sa cliente au téléphone pour lui annoncer la nouvelle depuis le tribunal.

"Je n'arrive pas à croire ce que j'entends. Je vais sortir ? Ils vont vraiment me laisser sortir ?", a-t-elle dit au téléphone à l'AFP.

"Justice a été rendue, c'est une victoire pour Asia Bibi. Le verdict montre que les pauvres, les minorités et la fraction la plus modeste de la société peuvent obtenir justice dans ce pays en dépit de ses défauts", s'est félicité l'avocat.

En pratique, la libération de Mme Bibi pourrait prendre plusieurs jours en raison de procédures administratives, a indiqué l'avocat.

On ignore dans l'immédiat ce qu'il adviendra d'elle après sa sortie de prison alors que sa vie et celle de ses proches pourrait être menacée par des extrémistes.

"C'est un moment merveilleux. Je suis reconnaissante à Dieu d'avoir entendu nos prières", a réagi la fille d'Asia Bibi, Eisham Ashiq, citée depuis Londres par l'ONG catholique Aide à l'Église en détresse (AED) qui l'accueille actuellement, elle et son père Ashiq Masih.

"Nous sommes très heureux. Ce sont de magnifiques nouvelles", a déclaré ce dernier.

- Sujet sensible -

Asia Bibi, mère de famille illettrée, avait été condamnée à la peine capitale à la suite d'une dispute avec des musulmanes au sujet d'un verre d'eau.

Son cas avait eu un retentissement international, attirant l'attention des papes Benoît XVI et François. L'une de ses filles a rencontré ce dernier à deux reprises.

Au Pakistan même, l'histoire de cette chrétienne d'origine modeste divise fortement l'opinion.

Le blasphème est un sujet extrêmement sensible dans ce pays très conservateur où l'islam est religion d'Etat. La loi prévoit jusqu'à la peine de mort pour les personnes reconnues coupables d'offense à l'islam.

Des appels à changer cette législation ont souvent donné lieu à des violences et ont été rejetés. Imran Khan, durant la dernière campagne électorale, avait déclaré soutenir inconditionnellement la loi.

- Victoire pour la tolérance -

La Première ministre britannique Theresa May a pour sa part noté mercredi que la libération de Mme Bibi "sera une très bonne nouvelle pour sa famille et tous ceux (...) qui ont fait campagne pour elle".

Elle a rappelé que la Grande-Bretagne recommande par principe "l'abolition" de la peine de mort dans le monde entier.

Amnesty International a pour sa part salué "un verdict qui fera date et une victoire importante pour la tolérance religieuse au Pakistan".

Un ancien gouverneur du Pendjab, Salman Taseer, qui avait pris la défense d'Asia Bibi, avait été abattu en plein coeur d'Islamabad en 2011 par son propre garde du corps. L'assassin, Mumtaz Qadri, a été pendu début 2016.

Les défenseurs des droits de l'homme voient en Asia Bibi un emblème des dérives de la loi réprimant le blasphème au Pakistan, souvent instrumentalisée, selon ses détracteurs, pour régler des conflits personnels.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10211 Wed, 31 Oct 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP