La peine de mort dans le monde — Jordanie https://www.peinedemort.org/rss/pays/JOR Jordanie : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2019 Mon, 22 Apr 2019 14:18:01 +0200 Thu, 21 Feb 2019 22:23:06 +0100 120 Les rapporteurs de l'APCE condamnent fermement les peines de mort prononcées en Jordanie https://www.peinedemort.org/document/10371 Titus Corlatean (Roumanie, SOC), rapporteur général de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) sur l'abolition de la peine de mort, et Mogens Jensen (Danemark, SOC), rapporteur sur l'évaluation du partenariat pour la démocratie avec le Parlement de Jordanie, ont fermement condamné les peines de mort prononcées récemment en Jordanie. « Nous condamnons fermement toutes les formes de peine capitale et appelons les autorités jordaniennes à ne pas appliquer la peine de mort et à abolir la peine capitale prévue par le Code pénal », ont déclaré les rapporteurs. « Bien que la contribution de la Jordanie à la coalition mondiale contre Daesh soit appréciée internationalement, la peine de mort n'est pas une arme acceptable dans la lutte contre le terrorisme ». « Nous exhortons une fois de plus le Parlement jordanien à intervenir auprès des autorités pour faire cesser les exécutions et rétablir le moratoire en attendant l'abolition de la peine de mort dans le Code pénal, conformément aux attentes exprimées par l'Assemblée lors de l'octroi du statut de "Partenaire pour la démocratie" et de la dernière évaluation de ce statut par le Parlement de la Jordanie en octobre 2017 ». M. Jensen a réitéré avec force ce message lors de sa dernière visite à Amman, les 27 et 28 novembre 2018, lorsqu'il a rencontré le Premier ministre, les présidents de la Chambre des représentants et du Sénat, les ministres de l'Intérieur et de la Justice, les dirigeants des groupes parlementaires et la délégation jordanienne à l'APCE. *** En obtenant le statut de « Partenaire pour la démocratie » auprès de l'Assemblée, le Parlement jordanien s'est engagé à poursuivre les « initiatives visant à sensibiliser les organes publics et la société civile à l'abolition de la peine de mort et à la mise en place d'un moratoire sur les exécutions ». Dans sa dernière évaluation du Partenariat pour la démocratie, en octobre 2017, l'Assemblée a regretté que, alors qu'un moratoire de fait sur les exécutions aurait été introduit en 2006, les tribunaux aient continué à prononcer des condamnations à mort et que des exécutions aient eu lieu entre décembre 2014 et mars 2017. Le 10 février 2019, la Cour de sûreté de l'état de Jordanie a rendu son deuxième et dernier arrêt concernant un attentat terroriste qui avait eu lieu dans le sud de la Jordanie en décembre 2016. Deux frères, Khalid et Hamza Nayel al-Majali, ont été condamnés à mort.
« Nous condamnons fermement toutes les formes de peine capitale et appelons les autorités jordaniennes à ne pas appliquer la peine de mort et à abolir la peine capitale prévue par le Code pénal », ont déclaré les rapporteurs. « Bien que la contribution de la Jordanie à la coalition mondiale contre Daesh soit appréciée internationalement, la peine de mort n'est pas une arme acceptable dans la lutte contre le terrorisme ».

« Nous exhortons une fois de plus le Parlement jordanien à intervenir auprès des autorités pour faire cesser les exécutions et rétablir le moratoire en attendant l'abolition de la peine de mort dans le Code pénal, conformément aux attentes exprimées par l'Assemblée lors de l'octroi du statut de "Partenaire pour la démocratie" et de la dernière évaluation de ce statut par le Parlement de la Jordanie en octobre 2017 ».

M. Jensen a réitéré avec force ce message lors de sa dernière visite à Amman, les 27 et 28 novembre 2018, lorsqu'il a rencontré le Premier ministre, les présidents de la Chambre des représentants et du Sénat, les ministres de l'Intérieur et de la Justice, les dirigeants des groupes parlementaires et la délégation jordanienne à l'APCE.

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En obtenant le statut de « Partenaire pour la démocratie » auprès de l'Assemblée, le Parlement jordanien s'est engagé à poursuivre les « initiatives visant à sensibiliser les organes publics et la société civile à l'abolition de la peine de mort et à la mise en place d'un moratoire sur les exécutions ».

Dans sa dernière évaluation du Partenariat pour la démocratie, en octobre 2017, l'Assemblée a regretté que, alors qu'un moratoire de fait sur les exécutions aurait été introduit en 2006, les tribunaux aient continué à prononcer des condamnations à mort et que des exécutions aient eu lieu entre décembre 2014 et mars 2017.

Le 10 février 2019, la Cour de sûreté de l'état de Jordanie a rendu son deuxième et dernier arrêt concernant un attentat terroriste qui avait eu lieu dans le sud de la Jordanie en décembre 2016. Deux frères, Khalid et Hamza Nayel al-Majali, ont été condamnés à mort.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10371 Thu, 21 Feb 2019 00:00:00 +0100 Conseil de l'Europe
Jordanie : peine de mort pour deux frères liés à une attaque jihadiste https://www.peinedemort.org/document/10361 Deux frères ont été condamnés dimanche à la peine de mort par une cour jordanienne pour leur implication dans une attaque jihadiste revendiquée par le groupe Etat islamique (EI), qui avait fait dix morts fin 2016 dans le sud du pays. Sept policiers, deux civils jordaniens et une touriste canadienne avaient perdu la vie dans l'attaque du 19 décembre 2016, près du site touristique de Karak, à 120 km au sud d'Amman, ville réputée pour sa citadelle croisée du XIIe siècle. Cette attaque avait aussi fait 34 blessés. Le juge de la Cour de sûreté du royaume, un tribunal militaire, a condamné Khaled al-Majali et son frère Hamza al-Majali à "la peine de mort par pendaison". La Cour de cassation, la plus haute juridiction du pays, a annulé mi-novembre leur précédente condamnation à une peine de prison à perpétuité. "Les actions des accusés ont provoqué le chaos, la panique et l'horreur parmi les Jordaniens et les touristes étrangers, et menacé la sécurité et la stabilité du pays", a indiqué à l'AFP une source judiciaire. Les deux frères avaient été inculpés, comme huit autres personnes, d'"acte terroriste ayant causé la mort, fabrication de matières explosives en vue de leur utilisation dans des actes terroristes, port illégal d'armes et propagation des idées du groupe terroriste Daech", acronyme arabe de l'EI. Trois des accusés avaient écopé de 15 ans de prison et cinq autres de trois ans d'emprisonnement. Le royaume jordanien a joué un rôle clé dans la coalition menée par les Etats-Unis contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak, pays voisins de la Jordanie.
Le juge de la Cour de sûreté du royaume, un tribunal militaire, a condamné Khaled al-Majali et son frère Hamza al-Majali à "la peine de mort par pendaison".

La Cour de cassation, la plus haute juridiction du pays, a annulé mi-novembre leur précédente condamnation à une peine de prison à perpétuité.

"Les actions des accusés ont provoqué le chaos, la panique et l'horreur parmi les Jordaniens et les touristes étrangers, et menacé la sécurité et la stabilité du pays", a indiqué à l'AFP une source judiciaire.

Les deux frères avaient été inculpés, comme huit autres personnes, d'"acte terroriste ayant causé la mort, fabrication de matières explosives en vue de leur utilisation dans des actes terroristes, port illégal d'armes et propagation des idées du groupe terroriste Daech", acronyme arabe de l'EI.

Trois des accusés avaient écopé de 15 ans de prison et cinq autres de trois ans d'emprisonnement.

Le royaume jordanien a joué un rôle clé dans la coalition menée par les Etats-Unis contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak, pays voisins de la Jordanie.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10361 Sun, 10 Feb 2019 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
La peine de mort dans le monde https://www.peinedemort.org/document/10156 La Malaisie, qui a annoncé jeudi qu'elle allait abolir la peine de mort, rejoindra les quelque trois quarts des pays dans le monde qui ont supprimé le châtiment suprême "en droit ou en pratique", selon le rapport 2017 d'Amnesty International. - Près de 150 pays abolitionnistes - Fin 2017, Amnesty International comptabilisait 142 pays abolitionnistes dans leur législation ou de facto, c'est-à-dire ceux n'ayant pas procédé à des exécutions au cours des dix dernières années. Soit près des trois quarts des 195 pays dans le monde. Parmi eux, 106 ont aboli la peine de mort par la loi, pour tous les crimes, selon l'organisation de défense des droits de l'homme. Près de la moitié d'entre eux se trouvent en Europe et en Asie centrale. L'année dernière, deux pays - la Guinée et la Mongolie - ont aboli la peine capitale dans leur législation. Le Guatemala est devenu abolitionniste pour les crimes de droit commun uniquement. L'Afrique subsaharienne a réalisé d'importants progrès vers l'abolition de la peine de mort, avec une diminution significative du nombre de sentences capitales recensées dans toute la région. Le Burkina Faso, la Gambie, le Kenya et le Tchad ont pris des mesures pour supprimer ce châtiment en adoptant de nouvelles législations ou en déposant des projets de loi en ce sens. Seuls le Soudan du Sud et la Somalie ont procédé à des exécutions en 2017 en Afrique, contre cinq pays en 2016. Selon Amnesty, le Belarus est le seul pays d'Europe et Asie centrale à recourir à la peine de mort et le nombre d'exécutions y a considérablement baissé. Le Kazakhstan, la Russie et le Tadjikistan ont maintenu leur moratoire sur la peine capitale. - Des exécutions dans 23 pays - Au total, 993 exécutions ont été enregistrées en 2017 dans 23 pays, soit un recul de 4% par rapport à 2016, et de 39% par rapport à 2015, une année record qui avait comptabilisé 1.634 exécutions. Ces chiffres n'incluent pas la Chine, où Amnesty estime à des "milliers" le nombre d'exécutions chaque année, mais où les statistiques en la matière relèvent toujours du secret d'État. L'Iran, l'Arabie saoudite, l'Irak et le Pakistan ont procédé à eux quatre à 84% des exécutions recensées dans le monde. Les exécutions capitales ont toutefois diminué de 31% au Pakistan et de 11% en Iran l'an dernier par rapport à 2016. Bahreïn, les Emirats arabes unis, la Jordanie et le Koweït ont repris les exécutions en 2017. A l'inverse, Amnesty n'a enregistré aucune exécution dans cinq pays qui avaient appliqué la peine de mort en 2016: Indonésie, Nigeria, Soudan, Botswana et Taïwan. Ces deux derniers pays ont toutefois connu au moins une exécution depuis début 2018. De son côté, la Thaïlande a exécuté un condamné en juin dernier, pour la première fois depuis 2009. Pour la neuvième année consécutive, les Etats-Unis ont été en 2017 le seul pays du continent américain à mettre à mort des prisonniers (23 exécutions et 41 condamnations à mort). Le Japon, seul autre pays riche à pratiquer la peine capitale, a pendu quatre condamnés en 2017, mais plus d'une centaine attendaient encore dans les couloirs de la mort. Le 26 juillet, les 13 condamnés à mort de la meurtrière secte Aum, responsable de l'attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995, ont tous été exécutés. Les méthodes d'exécution utilisées à travers le monde en 2017 ont été la décapitation, la pendaison, le peloton d'exécution et l'injection létale. En Iran, une trentaine d'exécutions publiques ont eu lieu.
- Près de 150 pays abolitionnistes -

Fin 2017, Amnesty International comptabilisait 142 pays abolitionnistes dans leur législation ou de facto, c'est-à-dire ceux n'ayant pas procédé à des exécutions au cours des dix dernières années. Soit près des trois quarts des 195 pays dans le monde. Parmi eux, 106 ont aboli la peine de mort par la loi, pour tous les crimes, selon l'organisation de défense des droits de l'homme. Près de la moitié d'entre eux se trouvent en Europe et en Asie centrale.

L'année dernière, deux pays - la Guinée et la Mongolie - ont aboli la peine capitale dans leur législation. Le Guatemala est devenu abolitionniste pour les crimes de droit commun uniquement.

L'Afrique subsaharienne a réalisé d'importants progrès vers l'abolition de la peine de mort, avec une diminution significative du nombre de sentences capitales recensées dans toute la région.

Le Burkina Faso, la Gambie, le Kenya et le Tchad ont pris des mesures pour supprimer ce châtiment en adoptant de nouvelles législations ou en déposant des projets de loi en ce sens. Seuls le Soudan du Sud et la Somalie ont procédé à des exécutions en 2017 en Afrique, contre cinq pays en 2016.

Selon Amnesty, le Belarus est le seul pays d'Europe et Asie centrale à recourir à la peine de mort et le nombre d'exécutions y a considérablement baissé. Le Kazakhstan, la Russie et le Tadjikistan ont maintenu leur moratoire sur la peine capitale.

- Des exécutions dans 23 pays -

Au total, 993 exécutions ont été enregistrées en 2017 dans 23 pays, soit un recul de 4% par rapport à 2016, et de 39% par rapport à 2015, une année record qui avait comptabilisé 1.634 exécutions.

Ces chiffres n'incluent pas la Chine, où Amnesty estime à des "milliers" le nombre d'exécutions chaque année, mais où les statistiques en la matière relèvent toujours du secret d'État.

L'Iran, l'Arabie saoudite, l'Irak et le Pakistan ont procédé à eux quatre à 84% des exécutions recensées dans le monde. Les exécutions capitales ont toutefois diminué de 31% au Pakistan et de 11% en Iran l'an dernier par rapport à 2016.

Bahreïn, les Emirats arabes unis, la Jordanie et le Koweït ont repris les exécutions en 2017. A l'inverse, Amnesty n'a enregistré aucune exécution dans cinq pays qui avaient appliqué la peine de mort en 2016: Indonésie, Nigeria, Soudan, Botswana et Taïwan. Ces deux derniers pays ont toutefois connu au moins une exécution depuis début 2018.

De son côté, la Thaïlande a exécuté un condamné en juin dernier, pour la première fois depuis 2009.

Pour la neuvième année consécutive, les Etats-Unis ont été en 2017 le seul pays du continent américain à mettre à mort des prisonniers (23 exécutions et 41 condamnations à mort).

Le Japon, seul autre pays riche à pratiquer la peine capitale, a pendu quatre condamnés en 2017, mais plus d'une centaine attendaient encore dans les couloirs de la mort.

Le 26 juillet, les 13 condamnés à mort de la meurtrière secte Aum, responsable de l'attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995, ont tous été exécutés.

Les méthodes d'exécution utilisées à travers le monde en 2017 ont été la décapitation, la pendaison, le peloton d'exécution et l'injection létale. En Iran, une trentaine d'exécutions publiques ont eu lieu.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10156 Thu, 11 Oct 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
La peine de mort dans le monde https://www.peinedemort.org/document/10085 Plus des deux tiers des pays dans le monde ont aboli la peine de mort "en droit ou en pratique" et les exécutions de condamnés à mort ont continué de reculer en 2017, selon Amnesty International. - Plus d'une centaine de pays abolitionnistes - Fin 2017, Amnesty International comptabilisait 142 pays abolitionnistes dans leur législation ou de facto, c'est-à-dire ceux n'ayant pas procédé à des exécutions au cours des dix dernières années. Sur 195 pays dans le monde, 106 ont totalement aboli la peine de mort, pour tous les crimes, selon l'organisation de défense des droits de l'homme. Près de la moitié d'entre eux se trouvent en Europe et en Asie centrale. L'année dernière, deux pays - la Guinée et la Mongolie - ont aboli la peine capitale dans leur législation pour tous les crimes. Le Guatemala est devenu abolitionniste pour les crimes de droit commun uniquement. L'Afrique subsaharienne a réalisé d'importants progrès vers l'abolition de la peine de mort, avec une diminution significative du nombre de sentences capitales recensées dans toute la région. Le Burkina Faso, la Gambie, le Kenya et le Tchad ont pris des mesures pour supprimer ce châtiment en adoptant de nouvelles législations ou en déposant des projets de loi en ce sens. Seuls le Soudan du Sud et la Somalie ont procédé à des exécutions en 2017, contre cinq pays africains en 2016. Selon Amnesty, le Belarus est le seul pays d'Europe et Asie centrale à recourir à la peine de mort et le nombre d'exécutions y a considérablement baissé. Le Kazakhstan, la Russie et le Tadjikistan ont maintenu leur moratoire sur la peine capitale. - Des exécutions dans 23 pays - Au total, 993 exécutions ont été enregistrées en 2017 dans 23 pays, soit un recul de 4% par rapport à 2016, et de 39% par rapport à 2015, une année record qui avait comptabilisé 1.634 exécutions. Ces chiffres n'incluent pas la Chine, où Amnesty estime à des "milliers" le nombre d'exécutions chaque année, mais où les statistiques en la matière relèvent toujours du secret d'État. L'Iran, l'Arabie Saoudite, l'Irak et le Pakistan ont procédé à eux quatre à 84% des exécutions recensées dans le monde. Les exécutions capitales ont toutefois diminué de 31% au Pakistan et de 11% en Iran l'an dernier par rapport à 2016. Bahreïn, les Emirats arabes unis, la Jordanie et le Koweït ont repris les exécutions en 2017. A l'inverse, Amnesty n'a enregistré aucune exécution dans cinq pays qui avaient appliqué la peine de mort en 2016: Botswana, Indonésie, Nigeria, Soudan et Taïwan. Dans ce dernier pays, un condamné à mort a toutefois été exécuté en août dernier. Pour la neuvième année consécutive, les Etats-Unis ont été le seul pays du continent américain à mettre à mort des prisonniers en 2017 (23 exécutions et 41 condamnations à mort). Le Japon, seul autre pays riche à pratiquer la peine capitale, a pendu 4 condamnés en 2017, mais plus d'une centaine attendaient encore dans les couloirs de la mort. Les méthodes d'exécution utilisées à travers le monde en 2017 ont été la décapitation, la pendaison, le peloton d'exécution et l'injection létale. En Iran, une trentaine d'exécutions publiques ont eu lieu.
- Plus d'une centaine de pays abolitionnistes -

Fin 2017, Amnesty International comptabilisait 142 pays abolitionnistes dans leur législation ou de facto, c'est-à-dire ceux n'ayant pas procédé à des exécutions au cours des dix dernières années. Sur 195 pays dans le monde, 106 ont totalement aboli la peine de mort, pour tous les crimes, selon l'organisation de défense des droits de l'homme. Près de la moitié d'entre eux se trouvent en Europe et en Asie centrale.

L'année dernière, deux pays - la Guinée et la Mongolie - ont aboli la peine capitale dans leur législation pour tous les crimes. Le Guatemala est devenu abolitionniste pour les crimes de droit commun uniquement.

L'Afrique subsaharienne a réalisé d'importants progrès vers l'abolition de la peine de mort, avec une diminution significative du nombre de sentences capitales recensées dans toute la région.

Le Burkina Faso, la Gambie, le Kenya et le Tchad ont pris des mesures pour supprimer ce châtiment en adoptant de nouvelles législations ou en déposant des projets de loi en ce sens. Seuls le Soudan du Sud et la Somalie ont procédé à des exécutions en 2017, contre cinq pays africains en 2016.

Selon Amnesty, le Belarus est le seul pays d'Europe et Asie centrale à recourir à la peine de mort et le nombre d'exécutions y a considérablement baissé. Le Kazakhstan, la Russie et le Tadjikistan ont maintenu leur moratoire sur la peine capitale.

- Des exécutions dans 23 pays -

Au total, 993 exécutions ont été enregistrées en 2017 dans 23 pays, soit un recul de 4% par rapport à 2016, et de 39% par rapport à 2015, une année record qui avait comptabilisé 1.634 exécutions.

Ces chiffres n'incluent pas la Chine, où Amnesty estime à des "milliers" le nombre d'exécutions chaque année, mais où les statistiques en la matière relèvent toujours du secret d'État.

L'Iran, l'Arabie Saoudite, l'Irak et le Pakistan ont procédé à eux quatre à 84% des exécutions recensées dans le monde. Les exécutions capitales ont toutefois diminué de 31% au Pakistan et de 11% en Iran l'an dernier par rapport à 2016.

Bahreïn, les Emirats arabes unis, la Jordanie et le Koweït ont repris les exécutions en 2017. A l'inverse, Amnesty n'a enregistré aucune exécution dans cinq pays qui avaient appliqué la peine de mort en 2016: Botswana, Indonésie, Nigeria, Soudan et Taïwan. Dans ce dernier pays, un condamné à mort a toutefois été exécuté en août dernier.

Pour la neuvième année consécutive, les Etats-Unis ont été le seul pays du continent américain à mettre à mort des prisonniers en 2017 (23 exécutions et 41 condamnations à mort).

Le Japon, seul autre pays riche à pratiquer la peine capitale, a pendu 4 condamnés en 2017, mais plus d'une centaine attendaient encore dans les couloirs de la mort.

Les méthodes d'exécution utilisées à travers le monde en 2017 ont été la décapitation, la pendaison, le peloton d'exécution et l'injection létale. En Iran, une trentaine d'exécutions publiques ont eu lieu.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10085 Fri, 07 Sep 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Un Jordanien condamné à mort pour appartenance à l'EI https://www.peinedemort.org/document/9919 Une cour jordanienne a condamné lundi une personne à mort et six autres à de longues peines d'emprisonnement pour appartenance au groupe jihadiste Etat islamique (EI), selon des sources judiciaires. Le Jordanien condamné à la peine capitale par pendaison a été reconnu coupable - par contumace - d'avoir "planifié et mené en 2016 des actes terroristes visant des magasins de vente d'alcool sur le territoire jordanien", ont indiqué ces sources à l'AFP. La Cour de sûreté de l'Etat a par ailleurs condamné cinq Jordaniens à 15 ans de prison et un autre à 10 ans de prison, toutes les peines étant assorties à des travaux forcés. Tous ont été reconnus coupables d'avoir "commis des actes terroristes", "fabriqué du matériel incendiaire" et "promu les idées d'un groupe terroriste". Les sept condamnés, âgés de 20 à 30 ans, promouvaient les actions de l'EI sur les réseaux sociaux et se réunissaient souvent chez la personne condamnée à mort, selon l'acte d'accusation. "Ils s'étaient mis d'accord pour que leur première attaque terroriste vise des magasins de vente d'alcool à Amman", précise le texte. Six d'entre eux ont été arrêtés en février après avoir réussi à incendier un certain nombre de ces échoppes avec des cocktails Molotov. En juin 2016, sept militaires jordaniens avaient été tués près d'un point de passage à la frontière syrienne dans un attentat suicide revendiqué par l'EI. Depuis, la Jordanie a durci les peines prononcées à l'encontre des partisans et membres de groupes jihadistes, et renforcé les mesures de sécurité à sa frontière.
Le Jordanien condamné à la peine capitale par pendaison a été reconnu coupable - par contumace - d'avoir "planifié et mené en 2016 des actes terroristes visant des magasins de vente d'alcool sur le territoire jordanien", ont indiqué ces sources à l'AFP.

La Cour de sûreté de l'Etat a par ailleurs condamné cinq Jordaniens à 15 ans de prison et un autre à 10 ans de prison, toutes les peines étant assorties à des travaux forcés.
Tous ont été reconnus coupables d'avoir "commis des actes terroristes", "fabriqué du matériel incendiaire" et "promu les idées d'un groupe terroriste".

Les sept condamnés, âgés de 20 à 30 ans, promouvaient les actions de l'EI sur les réseaux sociaux et se réunissaient souvent chez la personne condamnée à mort, selon l'acte d'accusation.
"Ils s'étaient mis d'accord pour que leur première attaque terroriste vise des magasins de vente d'alcool à Amman", précise le texte.
Six d'entre eux ont été arrêtés en février après avoir réussi à incendier un certain nombre de ces échoppes avec des cocktails Molotov.

En juin 2016, sept militaires jordaniens avaient été tués près d'un point de passage à la frontière syrienne dans un attentat suicide revendiqué par l'EI.
Depuis, la Jordanie a durci les peines prononcées à l'encontre des partisans et membres de groupes jihadistes, et renforcé les mesures de sécurité à sa frontière.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9919 Mon, 14 May 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP