La peine de mort dans le monde — Sri Lanka https://www.peinedemort.org/rss/pays/LKA Sri Lanka : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2020 Tue, 02 Jun 2020 23:35:25 +0000 Sat, 03 Aug 2019 06:54:13 +0000 120 Sri Lanka : la justice suspend la reprise des exécutions https://www.peinedemort.org/document/10630 Colombo, 5 juil 2019 (AFP) - - La Cour suprême du Sri Lanka a suspendu vendredi la reprise des exécutions capitales, voulue par le président pour lutter contre le trafic de drogues, attendant de se prononcer sur leur constitutionnalité. La plus haute instance judiciaire de l'île d'Asie du Sud a décrété qu'aucune exécution ne devrait avoir lieu jusqu'à ce qu'elle ait statué sur un recours s'opposant à la remise en vigueur de la peine de mort, qui mettrait fin à 43 ans de moratoire. "La Cour entendra le dossier le 29 octobre et entretemps il a été demandé au département pénitentiaire de n'appliquer aucun ordre du président de procéder à des exécutions", a déclaré une source judiciaire. Inspiré par les Philippines de Rodrigo Duterte, le président Maithripala Sirisena voit la peine de mort comme une dissuasion au trafic de stupéfiants, provoquant l'inquiétude des défenseurs des droits humains et de la communauté internationale. Il a signé la semaine dernière l'ordre d'exécution de quatre trafiquants de drogue condamnés à mort et avait dit escompter que la mesure serait appliquée "très bientôt". Pour M.A. Sumanthiran, un parlementaire sri-lankais et avocat représentant un condamné à la peine capitale, la mort par pendaison constitue un "châtiment cruel et dégradant" et contrevient aux droits fondamentaux de l'individu. "C'est sur cette base que nous demandons à la justice d'établir que l'exécution de la peine capitale est une violation de la Constitution", a-t-il déclaré. Plusieurs autres recours judiciaires contre le retour de la peine de mort ont été déposés devant les tribunaux. Le Sri Lanka n'a pendu aucun prisonnier depuis 1976. Des criminels y sont régulièrement condamnés à la peine capitale pour meurtre, viol ou crimes liés à la drogue, mais leur peine est commuée en prison à vie. Le dernier bourreau du Sri Lanka ayant pris sa retraite en 2014, les autorités viennent de nommer deux hommes pour le remplacer mais ont gardé leurs noms secrets par mesure de sécurité, selon des sources pénitentiaires. Les deux hommes ne se sont pas encore vu assigner de travail, a rapporté la presse locale. D'après la présidence, le Sri Lanka compte 200.000 toxicomanes et 60% de ses 24.000 prisonniers le sont pour des condamnations liées à la drogue.
La plus haute instance judiciaire de l'île d'Asie du Sud a décrété qu'aucune exécution ne devrait avoir lieu jusqu'à ce qu'elle ait statué sur un recours s'opposant à la remise en vigueur de la peine de mort, qui mettrait fin à 43 ans de moratoire.

"La Cour entendra le dossier le 29 octobre et entretemps il a été demandé au département pénitentiaire de n'appliquer aucun ordre du président de procéder à des exécutions", a déclaré une source judiciaire.

Inspiré par les Philippines de Rodrigo Duterte, le président Maithripala Sirisena voit la peine de mort comme une dissuasion au trafic de stupéfiants, provoquant l'inquiétude des défenseurs des droits humains et de la communauté internationale.

Il a signé la semaine dernière l'ordre d'exécution de quatre trafiquants de drogue condamnés à mort et avait dit escompter que la mesure serait appliquée "très bientôt".

Pour M.A. Sumanthiran, un parlementaire sri-lankais et avocat représentant un condamné à la peine capitale, la mort par pendaison constitue un "châtiment cruel et dégradant" et contrevient aux droits fondamentaux de l'individu.

"C'est sur cette base que nous demandons à la justice d'établir que l'exécution de la peine capitale est une violation de la Constitution", a-t-il déclaré.

Plusieurs autres recours judiciaires contre le retour de la peine de mort ont été déposés devant les tribunaux.

Le Sri Lanka n'a pendu aucun prisonnier depuis 1976. Des criminels y sont régulièrement condamnés à la peine capitale pour meurtre, viol ou crimes liés à la drogue, mais leur peine est commuée en prison à vie.

Le dernier bourreau du Sri Lanka ayant pris sa retraite en 2014, les autorités viennent de nommer deux hommes pour le remplacer mais ont gardé leurs noms secrets par mesure de sécurité, selon des sources pénitentiaires.

Les deux hommes ne se sont pas encore vu assigner de travail, a rapporté la presse locale.

D'après la présidence, le Sri Lanka compte 200.000 toxicomanes et 60% de ses 24.000 prisonniers le sont pour des condamnations liées à la drogue.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10630 Fri, 05 Jul 2019 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
[position de la France] Sri Lanka – Intention des autorités sri lankaises de mettre fin au moratoire sur la peine capitale https://www.peinedemort.org/document/10572 Le gouvernement srilankais a fait part de son intention d'exécuter des personnes condamnées à mort, ce qui mettrait fin au moratoire sur l'application de la peine capitale observé par le Sri Lanka depuis 43 ans. La France est profondément préoccupée par cette annonce et appelle instamment les autorités srilankaises à maintenir le moratoire sur la peine de mort. Une reprise des exécutions ne serait pas cohérente avec les engagements récents pris par le Sri Lanka, qui a voté en faveur de la résolution appelant à un moratoire universel sur l'application de la peine de mort lors de la dernière session de l'Assemblée générale des Nations unies il y a à peine six mois, et dont la ministre de la Justice a participé à Bruxelles en février dernier au 7e congrès mondial contre la peine de mort. La France rappelle son opposition à la peine de mort en tous lieux et en toutes circonstances et encourage le Sri Lanka à rejoindre les pays ayant définitivement aboli ce châtiment injuste, inhumain et inefficace.
La France est profondément préoccupée par cette annonce et appelle instamment les autorités srilankaises à maintenir le moratoire sur la peine de mort.

Une reprise des exécutions ne serait pas cohérente avec les engagements récents pris par le Sri Lanka, qui a voté en faveur de la résolution appelant à un moratoire universel sur l'application de la peine de mort lors de la dernière session de l'Assemblée générale des Nations unies il y a à peine six mois, et dont la ministre de la Justice a participé à Bruxelles en février dernier au 7e congrès mondial contre la peine de mort.

La France rappelle son opposition à la peine de mort en tous lieux et en toutes circonstances et encourage le Sri Lanka à rejoindre les pays ayant définitivement aboli ce châtiment injuste, inhumain et inefficace.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10572 Fri, 28 Jun 2019 00:00:00 +0000 Ministère des Affaires Etrangères français
Déclaration de la porte-parole sur la reprise prévue des exécutions au Sri Lanka https://www.peinedemort.org/document/10577 Le Sri Lanka s'oriente activement vers une reprise des exécutions, ce qui mettrait fin à son moratoire de 43 ans sur la peine de mort. Une telle décision irait directement à l'encontre de l'engagement à maintenir le moratoire pris par le pays en décembre 2018, lors de la 73e Assemblée générale des Nations unies. La peine de mort est un châtiment cruel, inhumain et dégradant, et l'Union européenne s'oppose catégoriquement à son utilisation en toutes circonstances et dans tous les cas. Les autorités sri-lankaises ont évoqué la nécessité d'agir pour les infractions liées à la drogue, mais des études montrent que la peine capitale n'a pas d'effet dissuasif sur la criminalité. Par ailleurs, la reprise de la peine de mort enverrait un mauvais signal à la communauté internationale, aux investisseurs et aux partenaires du pays. L'Union européenne continuera de suivre la mise en œuvre effective par le Sri Lanka des 27 conventions internationales relatives à l'engagement pris dans le cadre du système de préférences généralisées «plus» (SPG+), y compris le pacte international relatif aux droits civils et politiques. Depuis la fin du conflit interne, le Sri Lanka a accompli des progrès considérables pour consolider la base d'une société résiliente, démocratique et inclusive. L'Union européenne, en tant que partenaire et amie du Sri Lanka, attend des autorités qu'elles mettent tout en œuvre pour préserver ces réalisations et respecter les engagements internationaux pris par le pays.
La peine de mort est un châtiment cruel, inhumain et dégradant, et l'Union européenne s'oppose catégoriquement à son utilisation en toutes circonstances et dans tous les cas. Les autorités sri-lankaises ont évoqué la nécessité d'agir pour les infractions liées à la drogue, mais des études montrent que la peine capitale n'a pas d'effet dissuasif sur la criminalité. Par ailleurs, la reprise de la peine de mort enverrait un mauvais signal à la communauté internationale, aux investisseurs et aux partenaires du pays. L'Union européenne continuera de suivre la mise en œuvre effective par le Sri Lanka des 27 conventions internationales relatives à l'engagement pris dans le cadre du système de préférences généralisées «plus» (SPG+), y compris le pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Depuis la fin du conflit interne, le Sri Lanka a accompli des progrès considérables pour consolider la base d'une société résiliente, démocratique et inclusive. L'Union européenne, en tant que partenaire et amie du Sri Lanka, attend des autorités qu'elles mettent tout en œuvre pour préserver ces réalisations et respecter les engagements internationaux pris par le pays.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10577 Thu, 27 Jun 2019 00:00:00 +0000 Union européenne
Le Sri Lanka s'apprête à reprendre les exécutions, suspendues depuis 40 ans https://www.peinedemort.org/document/10567 (Agence France-Presse) Colombo - Le président du Sri Lanka a annoncé mercredi avoir signé l'ordre d'exécution de quatre trafiquants de drogue condamnés à mort, après plus de 40 ans de moratoire sur la peine capitale dans l'île. Maithripala Sirisena a indiqué avoir achevé les formalités administratives pour reprendre les exécutions. Inspiré par les Philippines de Rodrigo Duterte, le chef de l'État voit la peine de mort comme une dissuasion au trafic de drogue, alarmant les défenseurs des droits humains. Le Sri Lanka n'a pendu aucun prisonnier depuis 1976. Des criminels y sont régulièrement condamnés à la peine capitale pour meurtre, viol ou crimes liés à la drogue, mais leur peine est commuée en prison à vie. « J'ai signé l'ordre d'exécution de quatre (trafiquants). Ils n'en ont pas encore été informés. Nous ne voulons pas annoncer les noms car cela pourrait créer des troubles dans les prisons », a déclaré M. Sirisena à la presse lors d'une rencontre dans sa résidence de fonctions. Il n'a pas précisé quand se dérouleraient ces exécutions, seulement qu'elles surviendraient « très bientôt ». D'après la présidence, le Sri Lanka compte 200 000 toxicomanes et 60 % de ses 24 000 prisonniers le sont pour des condamnations liées à la drogue. « Alarmée » par la fin prévue du moratoire sur la peine de mort dans l'île d'Asie du Sud, l'organisation Amnistie internationale a appelé M. Sirisena « à immédiatement arrêter ses projets de reprendre les exécutions ». Le Sri Lanka n'a toutefois actuellement pas de bourreau. Les services pénitentiaires ont publié en février une offre d'emploi pour recruter deux personnes dotées de « force mentale » et d'une « excellente rectitude morale ». Selon le ministère de la Justice, plus d'une dizaine de candidats ont été pré-sélectionnés, mais aucune nomination formelle n'a encore été effectuée. Un bourreau était encore en poste à la principale prison de Colombo jusqu'à son départ en retraite en 2014. Les tentatives de le remplacer ont ensuite échoué : au chômage technique, trois recrues ont quitté le poste au bout de quelques semaines.
Maithripala Sirisena a indiqué avoir achevé les formalités administratives pour reprendre les exécutions. Inspiré par les Philippines de Rodrigo Duterte, le chef de l'État voit la peine de mort comme une dissuasion au trafic de drogue, alarmant les défenseurs des droits humains.

Le Sri Lanka n'a pendu aucun prisonnier depuis 1976. Des criminels y sont régulièrement condamnés à la peine capitale pour meurtre, viol ou crimes liés à la drogue, mais leur peine est commuée en prison à vie.

« J'ai signé l'ordre d'exécution de quatre (trafiquants). Ils n'en ont pas encore été informés. Nous ne voulons pas annoncer les noms car cela pourrait créer des troubles dans les prisons », a déclaré M. Sirisena à la presse lors d'une rencontre dans sa résidence de fonctions.

Il n'a pas précisé quand se dérouleraient ces exécutions, seulement qu'elles surviendraient « très bientôt ».

D'après la présidence, le Sri Lanka compte 200 000 toxicomanes et 60 % de ses 24 000 prisonniers le sont pour des condamnations liées à la drogue.

« Alarmée » par la fin prévue du moratoire sur la peine de mort dans l'île d'Asie du Sud, l'organisation Amnistie internationale a appelé M. Sirisena « à immédiatement arrêter ses projets de reprendre les exécutions ».

Le Sri Lanka n'a toutefois actuellement pas de bourreau. Les services pénitentiaires ont publié en février une offre d'emploi pour recruter deux personnes dotées de « force mentale » et d'une « excellente rectitude morale ».

Selon le ministère de la Justice, plus d'une dizaine de candidats ont été pré-sélectionnés, mais aucune nomination formelle n'a encore été effectuée.

Un bourreau était encore en poste à la principale prison de Colombo jusqu'à son départ en retraite en 2014. Les tentatives de le remplacer ont ensuite échoué : au chômage technique, trois recrues ont quitté le poste au bout de quelques semaines.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10567 Wed, 26 Jun 2019 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP