La peine de mort dans le monde — Malaisie https://www.peinedemort.org/rss/pays/MYS Malaisie : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2020 Wed, 28 Oct 2020 00:29:18 +0000 Sun, 24 May 2020 22:07:11 +0000 120 Une peine capitale prononcée par Zoom à Singapour https://www.peinedemort.org/document/10925 Un tribunal de Singapour a condamné un homme à la peine de mort via l'application de vidéo-conférence Zoom, une première dans la cité-Etat qui a été vivement critiquée par les défenseurs des droits de l'homme. Le trafiquant de drogue malaisien Punithan Genasan a été condamné vendredi à la mort par pendaison au cours d'une audience organisée à distance afin d'éviter la propagation du coronavirus, ont annoncé les autorités judiciaires du pays d'Asie du Sud-Est. L'homme âgé de 37 ans a été jugé coupable d'avoir vendu au moins 28,5 grammes d'héroïne, un crime passible de la peine de mort selon la stricte législation anti-drogues singapourienne. C'est la première fois que la peine capitale est prononcée au cours d'une audience à distance, a souligné la Cour suprême. L'application de visioconférence Zoom a vu sa popularité bondir partout dans le monde à la faveur du confinement mais l'organisation Human Rights Watch a estimé que cette technologie n'était absolument pas appropriée pour prononcer une telle sentence. "La peine de mort est par essence cruelle et inhumaine, et c'est encore pire quand Singapour utilise une technologie comme Zoom pour condamner un homme à mort", a souligné le directeur adjoint de l'organisation pour l'Asie, Phil Robertson. "C'est incroyable que le parquet et le tribunal soient aussi insensibles et qu'ils ne comprennent pas qu'un homme menacé de la peine de mort a le droit de comparaître devant la cour pour voir l'accusation", a-t-il poursuivi, interrogé par l'AFP. La Cour suprême a indiqué que l'audience avait été organisée à distance "pour la sécurité de tous ceux impliqués dans la procédure". Comme de nombreux pays, Singapour a demandé à ses habitants de rester confinés chez eux et fermé les entreprises non essentielles. La cité-Etat avait bien réussi dans un premier temps à contenir la propagation du virus mais fait face actuellement à une deuxième vague qui touche surtout sa population de travailleurs migrants hébergés dans de vastes dortoirs, devenus des foyers propices à la contamination. Singapour a enregistré plus de 29.000 cas de contamination mais réussi à limiter le nombre de morts du coronavirus à 22.
Le trafiquant de drogue malaisien Punithan Genasan a été condamné vendredi à la mort par pendaison au cours d'une audience organisée à distance afin d'éviter la propagation du coronavirus, ont annoncé les autorités judiciaires du pays d'Asie du Sud-Est.

L'homme âgé de 37 ans a été jugé coupable d'avoir vendu au moins 28,5 grammes d'héroïne, un crime passible de la peine de mort selon la stricte législation anti-drogues singapourienne.

C'est la première fois que la peine capitale est prononcée au cours d'une audience à distance, a souligné la Cour suprême.

L'application de visioconférence Zoom a vu sa popularité bondir partout dans le monde à la faveur du confinement mais l'organisation Human Rights Watch a estimé que cette technologie n'était absolument pas appropriée pour prononcer une telle sentence.

"La peine de mort est par essence cruelle et inhumaine, et c'est encore pire quand Singapour utilise une technologie comme Zoom pour condamner un homme à mort", a souligné le directeur adjoint de l'organisation pour l'Asie, Phil Robertson.

"C'est incroyable que le parquet et le tribunal soient aussi insensibles et qu'ils ne comprennent pas qu'un homme menacé de la peine de mort a le droit de comparaître devant la cour pour voir l'accusation", a-t-il poursuivi, interrogé par l'AFP.

La Cour suprême a indiqué que l'audience avait été organisée à distance "pour la sécurité de tous ceux impliqués dans la procédure".

Comme de nombreux pays, Singapour a demandé à ses habitants de rester confinés chez eux et fermé les entreprises non essentielles.

La cité-Etat avait bien réussi dans un premier temps à contenir la propagation du virus mais fait face actuellement à une deuxième vague qui touche surtout sa population de travailleurs migrants hébergés dans de vastes dortoirs, devenus des foyers propices à la contamination.

Singapour a enregistré plus de 29.000 cas de contamination mais réussi à limiter le nombre de morts du coronavirus à 22.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10925 Wed, 20 May 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Baisse du nombre des exécutions en 2019 https://www.peinedemort.org/document/10902 Amnesty International - Il y a eu une trentaine d'exécutions en moins en 2019 par rapport à l'année précédente. Mais le manque de transparence de plusieurs pays rend le décompte compliqué. Le nombre des exécutions a diminué l'an passé, selon Amnesty International, pour atteindre 657 cas. Il y en avait eu 690 en 2018. Mais ces chiffres ne disent de loin pas tout. Ils ne comprennent en effet pas les exécutions menées en Chine, qui se compteraient en milliers, les statistiques sur la peine capitale étant classées secret d'État dans le pays. D'autres pays parmi ceux procédant au plus grand nombre d'exécutions comme l'Iran, la Corée du Nord et le Vietnam ont continué de dissimuler l'ampleur de leur recours à la peine de mort, en entravant l'accès aux informations à ce sujet. Le nombre d'exécutions recensées à l'échelle mondiale a diminué pour la quatrième année consécutive pour atteindre le chiffre le plus bas enregistré ces dix dernières années. «La peine de mort est un châtiment atroce et inhumain et aucun élément crédible ne prouve qu'elle ait un effet plus dissuasif sur la criminalité que des peines de prison. Une vaste majorité des pays le reconnaissent et il est encourageant de constater que le nombre d'exécutions dans le monde continue de diminuer», a déclaré Clare Algar, directrice générale de la recherche, du plaidoyer et des politiques à Amnesty International. Inquiétant «Cependant, un petit nombre de pays ont défié la tendance mondiale vers l'abandon de la peine capitale, en procédant à davantage d'exécutions. Le recours croissant de l'Arabie saoudite à la peine de mort, notamment comme arme contre la dissidence politique, est une évolution très inquiétante. La très forte augmentation des exécutions recensées en Irak, où elles ont presque doublé, est également choquante», a-t-elle poursuivi. Les cinq pays ayant procédé au plus grand nombre d'exécutions en 2019 sont la Chine (des milliers), l'Iran (au moins 251), l'Arabie saoudite (184), l'Irak (au moins 100) et l'Égypte (au moins 32). Le chiffre concernant l'Arabie saoudite est le plus élevé jamais relevé dans ce pays. Tout juste 20 pays étaient responsables de toutes les exécutions recensées dans le monde. Parmi eux, l'Arabie saoudite, l'Irak, le Soudan du Sud et le Yémen ont exécuté considérablement plus de personnes en 2019 qu'en 2018. Maintenir la dynamique Pour la première fois depuis 2010, aucune exécution n'a été recensée en Afghanistan l'an dernier. Des interruptions ont été constatées à Taiwan et en Thaïlande, où des exécutions avaient été recensées en 2018. Le Kazakhstan, la Fédération de Russie, le Tadjikistan, la Malaisie et la Gambie ont continué d'observer des moratoires officiels sur les exécutions. À la fin de l'année 2019, 106 pays avaient aboli la peine de mort pour tous les crimes et 142 pays étaient abolitionnistes en droit ou en pratique. En outre, plusieurs pays ont pris des mesures positives en vue de mettre fin au recours à la peine capitale. «Il faut maintenir la dynamique en faveur de l'abolition mondiale de la peine de mort», a conclu Clare Algar.
Le nombre des exécutions a diminué l'an passé, selon Amnesty International, pour atteindre 657 cas. Il y en avait eu 690 en 2018. Mais ces chiffres ne disent de loin pas tout.

Ils ne comprennent en effet pas les exécutions menées en Chine, qui se compteraient en milliers, les statistiques sur la peine capitale étant classées secret d'État dans le pays. D'autres pays parmi ceux procédant au plus grand nombre d'exécutions comme l'Iran, la Corée du Nord et le Vietnam ont continué de dissimuler l'ampleur de leur recours à la peine de mort, en entravant l'accès aux informations à ce sujet.

Le nombre d'exécutions recensées à l'échelle mondiale a diminué pour la quatrième année consécutive pour atteindre le chiffre le plus bas enregistré ces dix dernières années. «La peine de mort est un châtiment atroce et inhumain et aucun élément crédible ne prouve qu'elle ait un effet plus dissuasif sur la criminalité que des peines de prison. Une vaste majorité des pays le reconnaissent et il est encourageant de constater que le nombre d'exécutions dans le monde continue de diminuer», a déclaré Clare Algar, directrice générale de la recherche, du plaidoyer et des politiques à Amnesty International.

Inquiétant

«Cependant, un petit nombre de pays ont défié la tendance mondiale vers l'abandon de la peine capitale, en procédant à davantage d'exécutions. Le recours croissant de l'Arabie saoudite à la peine de mort, notamment comme arme contre la dissidence politique, est une évolution très inquiétante. La très forte augmentation des exécutions recensées en Irak, où elles ont presque doublé, est également choquante», a-t-elle poursuivi.

Les cinq pays ayant procédé au plus grand nombre d'exécutions en 2019 sont la Chine (des milliers), l'Iran (au moins 251), l'Arabie saoudite (184), l'Irak (au moins 100) et l'Égypte (au moins 32). Le chiffre concernant l'Arabie saoudite est le plus élevé jamais relevé dans ce pays.

Tout juste 20 pays étaient responsables de toutes les exécutions recensées dans le monde. Parmi eux, l'Arabie saoudite, l'Irak, le Soudan du Sud et le Yémen ont exécuté considérablement plus de personnes en 2019 qu'en 2018.

Maintenir la dynamique

Pour la première fois depuis 2010, aucune exécution n'a été recensée en Afghanistan l'an dernier. Des interruptions ont été constatées à Taiwan et en Thaïlande, où des exécutions avaient été recensées en 2018. Le Kazakhstan, la Fédération de Russie, le Tadjikistan, la Malaisie et la Gambie ont continué d'observer des moratoires officiels sur les exécutions.

À la fin de l'année 2019, 106 pays avaient aboli la peine de mort pour tous les crimes et 142 pays étaient abolitionnistes en droit ou en pratique. En outre, plusieurs pays ont pris des mesures positives en vue de mettre fin au recours à la peine capitale. «Il faut maintenir la dynamique en faveur de l'abolition mondiale de la peine de mort», a conclu Clare Algar.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10902 Tue, 21 Apr 2020 00:00:00 +0000 Agence Télégraphique Suisse - ATS
Record d'exécutions en Arabie saoudite alors que la peine de mort recule dans le monde https://www.peinedemort.org/document/10903 (Belga) Le nombre d'exécutions a reculé au niveau mondial en 2019, indique mardi l'ONG Amnesty International dans son rapport annuel sur la peine de mort. Malgré ce contexte global de diminution, l'Arabie saoudite a exécuté un nombre record de personnes l'an dernier tandis que l'Irak a doublé ses mises à mort. En 2019, l'Arabie saoudite a mis à mort 184 individus, le nombre le plus élevé jamais recensé par Amnesty International en un an dans ce pays. En 2018, le pays avait exécuté 149 personnes. La majorité des détenus exécutés "l'ont été pour des infractions à la législation sur les stupéfiants ou pour meurtre", détaille l'ONG. Celle-ci observe toutefois une augmentation du recours à la peine de mort "comme arme politique contre les dissidents de la minorité musulmane chiite en Arabie saoudite". Le pays comptant le plus de mises à mort reste la Chine, où le nombre d'exécutions est toutefois soumis au secret d'Etat. Amnesty International estime que des milliers d'exécutions ont eu lieu dans ce pays l'an dernier. Suivent l'Iran, avec 251 mises à morts recensées, l'Arabie saoudite (184), l'Irak (au moins 100, contre 52 en 2018) et l'Égypte (au moins 32). La tendance générale est à la diminution du nombre d'exécutions. Avec 657 mises à mort recensées en 2019, contre au moins 690 en 2018, le nombre global baisse pour la quatrième année consécutive (-5%). Le total ne comprend pas les exécutions en Chine. "D'autres pays parmi ceux procédant au plus grand nombre d'exécutions, comme l'Iran, la Corée du Nord et le Vietnam, ont continué de dissimuler l'ampleur de leur recours à la peine de mort, en entravant l'accès aux informations à ce sujet", relève l'ONG de défense des droits humains dans son rapport annuel. Les exécutions ont été effectuées par 20 pays. Quatre ont exécuté "considérablement plus de personnes en 2019 qu'en 2018": l'Arabie saoudite, l'Irak, le Soudan du Sud et le Yémen. La région "Asie-Pacifique" connaît elle une diminution du nombre de pays pratiquant la peine de mort, une première depuis 2011, se réjouit Amnesty International. "Le nombre de personnes exécutées au Japon et à Singapour a diminué considérablement par rapport à 2018, passant respectivement de 15 à trois, et de 13 à quatre", relève le rapport. Aucune mise à mort n'a été recensée en Afghanistan l'an dernier, pour la première fois depuis 2010. Taïwan et la Thaïlande ont interrompu leurs exécutions tandis que "le Kazakhstan, la Fédération de Russie, le Tadjikistan, la Malaisie et la Gambie ont continué d'observer des moratoires officiels". A la fin 2019, 106 pays avaient aboli la peine de mort pour tous les crimes. En outre, 142 pays étaient "abolitionnistes en droit ou en pratique". Amnesty a également recensé 2.307 condamnations à mort dans le monde en 2019, contre 2.531 en 2018. La comparaison avec les années précédentes se révèle toutefois ardue en raison d'un manque d'informations dans certains pays. "À la connaissance d'Amnesty International, 26.604 personnes au moins se trouvaient sous le coup d'une condamnation à mort à la fin de l'année 2019 dans le monde", précise l'ONG.
En 2019, l'Arabie saoudite a mis à mort 184 individus, le nombre le plus élevé jamais recensé par Amnesty International en un an dans ce pays. En 2018, le pays avait exécuté 149 personnes. La majorité des détenus exécutés "l'ont été pour des infractions à la législation sur les stupéfiants ou pour meurtre", détaille l'ONG. Celle-ci observe toutefois une augmentation du recours à la peine de mort "comme arme politique contre les dissidents de la minorité musulmane chiite en Arabie saoudite".

Le pays comptant le plus de mises à mort reste la Chine, où le nombre d'exécutions est toutefois soumis au secret d'Etat. Amnesty International estime que des milliers d'exécutions ont eu lieu dans ce pays l'an dernier.
Suivent l'Iran, avec 251 mises à morts recensées, l'Arabie saoudite (184), l'Irak (au moins 100, contre 52 en 2018) et l'Égypte (au moins 32).

La tendance générale est à la diminution du nombre d'exécutions. Avec 657 mises à mort recensées en 2019, contre au moins 690 en 2018, le nombre global baisse pour la quatrième année consécutive (-5%). Le total ne comprend pas les exécutions en Chine.

"D'autres pays parmi ceux procédant au plus grand nombre d'exécutions, comme l'Iran, la Corée du Nord et le Vietnam, ont continué de dissimuler l'ampleur de leur recours à la peine de mort, en entravant l'accès aux informations à ce sujet", relève l'ONG de défense des droits humains dans son rapport annuel.

Les exécutions ont été effectuées par 20 pays. Quatre ont exécuté "considérablement plus de personnes en 2019 qu'en 2018": l'Arabie saoudite, l'Irak, le Soudan du Sud et le Yémen.

La région "Asie-Pacifique" connaît elle une diminution du nombre de pays pratiquant la peine de mort, une première depuis 2011, se réjouit Amnesty International. "Le nombre de personnes exécutées au Japon et à Singapour a diminué considérablement par rapport à 2018, passant respectivement de 15 à trois, et de 13 à quatre", relève le rapport.

Aucune mise à mort n'a été recensée en Afghanistan l'an dernier, pour la première fois depuis 2010. Taïwan et la Thaïlande ont interrompu leurs exécutions tandis que "le Kazakhstan, la Fédération de Russie, le Tadjikistan, la Malaisie et la Gambie ont continué d'observer des moratoires officiels".

A la fin 2019, 106 pays avaient aboli la peine de mort pour tous les crimes. En outre, 142 pays étaient "abolitionnistes en droit ou en pratique".

Amnesty a également recensé 2.307 condamnations à mort dans le monde en 2019, contre 2.531 en 2018. La comparaison avec les années précédentes se révèle toutefois ardue en raison d'un manque d'informations dans certains pays. "À la connaissance d'Amnesty International, 26.604 personnes au moins se trouvaient sous le coup d'une condamnation à mort à la fin de l'année 2019 dans le monde", précise l'ONG. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10903 Tue, 21 Apr 2020 00:00:00 +0000 Belga - Agence Télégraphique Belge de Presse
Malaisie: une Australienne condamnée à mort remporte son appel https://www.peinedemort.org/document/10741 Une quinquagénaire australienne disant avoir transporté de la drogue à son insu en Malaisie après avoir été piégée par une "arnaque à la romance" a été libérée mardi après avoir remporté un jugement en appel. Maria Elvira Pinto Exposto, 55 ans, avait été arrêtée en décembre 2014 à l'aéroport de Kuala Lumpur où elle était en transit, avec 1,1 kilogramme de méthamphétamine cousu dans un compartiment de son sac à dos. Elle est apparue, transportée de joie, et a embrassé son avocat après ce verdict de la Cour fédérale de Putrajaya qui met fin à cette affaire. "Je remercie Dieu et mes avocats pour m'avoir rendu la liberté après près de cinq douloureuses années en prison", a-t-elle déclaré dans un communiqué transmis par sa défense. Son fils Hugo a ajouté: "tout ce que je veux c'est ramener ma mère à Sydney, elle a manqué beaucoup de choses". En première instance, cette grand-mère et mère de quatre enfants avait d'abord été acquittée, le tribunal estimant qu'elle ne savait pas qu'elle transportait des stupéfiants. Mais le parquet avait fait appel et la cour d'appel l'avait reconnue coupable l'an dernier de trafic de drogue. La Cour fédérale de Putrajaya, tribunal de dernière instance, a cassé mardi sa condamnation à mort et ordonné sa remise en liberté. "L'appel est accordé" et Mme Pinto Exposto "est remise en liberté", a annoncé le juge Tengku Maimun Tuan Mat. Dans ce pays à majorité musulmane, quiconque est surpris en possession d'au moins 50 grammes de méthamphétamine est considéré comme un trafiquant et la peine de mort par pendaison est automatique en cas de verdict de culpabilité. L'Australienne a expliqué qu'elle ne savait pas qu'elle transportait la drogue de synthèse surnommée "ice". Elle a dit avoir été piégée après s'être rendue en Chine pour y retrouver un "capitaine Daniel Smith" rencontré en ligne et qui prétendait être dans l'armée américaine. Après avoir entretenu pendant longtemps une romance sur internet avec "le capitaine Smith", elle est allée à Shanghai pour le rencontrer. Mais, selon son récit, elle n'avait pu le voir et avait fini par accepter de transporter jusqu'à Melbourne un sac remis par un inconnu. En arrivant à l'aéroport de Kuala Lumpur pour changer d'avion, elle est passée par erreur par l'immigration car elle ne connaissait pas les lieux. Puis, elle avait remis volontairement son sac aux douaniers qui ont découvert la drogue. Son avocat Muhammad Shafee Abdullah a répété mardi qu'elle était une "coursière innocente" et qu'"elle a été aveuglée par l'amour même s'il s'agissait d'une romance en ligne". Si la peine de mort avait été confirmée, l'Australienne n'aurait pas été exécutée dans l'immédiat puisque la Malaisie a déclaré un moratoire sur l'application de la peine capitale.
Maria Elvira Pinto Exposto, 55 ans, avait été arrêtée en décembre 2014 à l'aéroport de Kuala Lumpur où elle était en transit, avec 1,1 kilogramme de méthamphétamine cousu dans un compartiment de son sac à dos.

Elle est apparue, transportée de joie, et a embrassé son avocat après ce verdict de la Cour fédérale de Putrajaya qui met fin à cette affaire.

"Je remercie Dieu et mes avocats pour m'avoir rendu la liberté après près de cinq douloureuses années en prison", a-t-elle déclaré dans un communiqué transmis par sa défense.

Son fils Hugo a ajouté: "tout ce que je veux c'est ramener ma mère à Sydney, elle a manqué beaucoup de choses".

En première instance, cette grand-mère et mère de quatre enfants avait d'abord été acquittée, le tribunal estimant qu'elle ne savait pas qu'elle transportait des stupéfiants.

Mais le parquet avait fait appel et la cour d'appel l'avait reconnue coupable l'an dernier de trafic de drogue.

La Cour fédérale de Putrajaya, tribunal de dernière instance, a cassé mardi sa condamnation à mort et ordonné sa remise en liberté.

"L'appel est accordé" et Mme Pinto Exposto "est remise en liberté", a annoncé le juge Tengku Maimun Tuan Mat.

Dans ce pays à majorité musulmane, quiconque est surpris en possession d'au moins 50 grammes de méthamphétamine est considéré comme un trafiquant et la peine de mort par pendaison est automatique en cas de verdict de culpabilité.

L'Australienne a expliqué qu'elle ne savait pas qu'elle transportait la drogue de synthèse surnommée "ice". Elle a dit avoir été piégée après s'être rendue en Chine pour y retrouver un "capitaine Daniel Smith" rencontré en ligne et qui prétendait être dans l'armée américaine.

Après avoir entretenu pendant longtemps une romance sur internet avec "le capitaine Smith", elle est allée à Shanghai pour le rencontrer. Mais, selon son récit, elle n'avait pu le voir et avait fini par accepter de transporter jusqu'à Melbourne un sac remis par un inconnu.

En arrivant à l'aéroport de Kuala Lumpur pour changer d'avion, elle est passée par erreur par l'immigration car elle ne connaissait pas les lieux. Puis, elle avait remis volontairement son sac aux douaniers qui ont découvert la drogue.

Son avocat Muhammad Shafee Abdullah a répété mardi qu'elle était une "coursière innocente" et qu'"elle a été aveuglée par l'amour même s'il s'agissait d'une romance en ligne".

Si la peine de mort avait été confirmée, l'Australienne n'aurait pas été exécutée dans l'immédiat puisque la Malaisie a déclaré un moratoire sur l'application de la peine capitale. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10741 Tue, 26 Nov 2019 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP