La peine de mort dans le monde — Philippines https://www.peinedemort.org/rss/pays/PHL Philippines : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2019 Sun, 17 Nov 2019 23:04:26 +0100 Sat, 17 Aug 2019 19:50:00 +0200 120 Le président philippin promet de poursuivre la lutte contre les drogues et la corruption https://www.peinedemort.org/document/10645 Manille (VNA) – Le président philippin Rodrigo Duterte a promis le 22 juillet de poursuivre la campagne anti-drogue et de mettre fin à la corruption endémique dans ce pays. Jouissant d'un taux de popularité exceptionnel et soutenu par un parlement dominé par ses alliés, Rodrigo Duterte a profité de son discours annuel pour exhorter les parlementaires à rétablir la peine de mort, tout en affirmant que les trafics de drogue et la corruption persistaient dans le pays. Les trafics de drogues persistent. La corruption se poursuit et émascule le courage nécessaire pour soutenir les initiatives de redressement moral, a-t-il souligné. Les trafics de drogues ne seront jamais écrasés à moins que nous ne continuions d'éliminer la corruption qui permet à ces crimes de survivre, a-t-il indiqué. Le président philippin a également réitéré sa demande de rétablir la loi martiale et la peine de mort pour les crimes odieux liés aux drogues et au pillage. La peine de mort avait été abolie en 1987, avant d'être réinstaurée six ans plus tard et de nouveau abolie en 2006 Depuis son entrée en fonction en 2016, il a mené une guerre contre la drogue. Il s'est engagé à éradiquer le trafic de drogues à la fin de son mandat prévu en 2022.
Jouissant d'un taux de popularité exceptionnel et soutenu par un parlement dominé par ses alliés, Rodrigo Duterte a profité de son discours annuel pour exhorter les parlementaires à rétablir la peine de mort, tout en affirmant que les trafics de drogue et la corruption persistaient dans le pays.

Les trafics de drogues persistent. La corruption se poursuit et émascule le courage nécessaire pour soutenir les initiatives de redressement moral, a-t-il souligné.

Les trafics de drogues ne seront jamais écrasés à moins que nous ne continuions d'éliminer la corruption qui permet à ces crimes de survivre, a-t-il indiqué.

Le président philippin a également réitéré sa demande de rétablir la loi martiale et la peine de mort pour les crimes odieux liés aux drogues et au pillage.

La peine de mort avait été abolie en 1987, avant d'être réinstaurée six ans plus tard et de nouveau abolie en 2006

Depuis son entrée en fonction en 2016, il a mené une guerre contre la drogue. Il s'est engagé à éradiquer le trafic de drogues à la fin de son mandat prévu en 2022.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10645 Tue, 23 Jul 2019 00:00:00 +0200 Agence Vietnamienne d'Information - AVI
Duterte exhorte les parlementaires à restaurer la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/10601 Le président philippin Rodrigo Duterte a pressé lundi les parlementaires de rétablir la peine de mort, dans le cadre de sa lutte musclée contre les drogues critiquée dans le monde entier et au nom de laquelle la police a déjà tué des milliers de personnes. Jouissant de taux de popularité exceptionnels et soutenu par un parlement dominé par ses alliés, M. Duterte a profité de son discours annuel sur l'état de la nation à Manille pour exhorter à l'action sur un élément clé de son programme anti-criminalité. "Je demande respectueusement au congrès de rétablir la peine de mort pour les crimes odieux liés aux drogues et au pillage", a-t-il déclaré en référence à la corruption endémique dans le pays. Bien qu'il soit visé par une enquête préliminaire de la Cour pénale internationale pour sa campagne anti-drogues, que les Nations unies passent également au crible, Rodrigo Duterte s'est montré bravache. "Si vous me fournissez une cellule confortable, chauffée pendant l'hiver (...) et un nombre illimité de visites conjugales, nous pourrons nous entendre", a-t-il ironisé. L'ONG Amnesty International a dit craindre les conséquences de cette initiative dans un pays où la police dit avoir tué plus de 5.300 trafiquants et consommateurs présumés de drogues. Selon des activistes, le bilan réel est au moins quatre fois plus élevé. Le Sénat philippin est traditionnellement considéré comme plus indépendant face au pouvoir exécutif que la Chambre des représentants. Il a joué depuis trois ans un rôle crucial pour bloquer certaines des initiatives les plus controversées du bouillant président. La victoire des alliés de M. Duterte aux élections de mi-mandat du Sénat en mai, dont Imee Marcos, la fille de l'ancien dictateur Ferdinand Marcos, a donné au chef de l'Etat les coudées franches pour mettre en œuvre ses projets controversés de rétablissement de la peine de mort et de réforme de la Constitution. La peine de mort avait été abolie en 1987, avant d'être réinstaurée six ans plus tard et de nouveau abolie en 2006, à l'issue notamment d'une longue campagne de lobbying de l'Eglise catholique qui compte 80% de fidèles dans l'archipel. Les Philippines ont cependant fait un grand pas en 2017 vers le rétablissement du châtiment suprême, avec le vote par la Chambre des représentants d'une loi prévoyant cette peine pour ceux qui seraient pris en possession de 500 grammes de marijuana ou 10 grammes de cocaïne, d'héroïne ou d'ecstasy. Le texte n'avait toutefois pas été validé par le Sénat.
Jouissant de taux de popularité exceptionnels et soutenu par un parlement dominé par ses alliés, M. Duterte a profité de son discours annuel sur l'état de la nation à Manille pour exhorter à l'action sur un élément clé de son programme anti-criminalité.

"Je demande respectueusement au congrès de rétablir la peine de mort pour les crimes odieux liés aux drogues et au pillage", a-t-il déclaré en référence à la corruption endémique dans le pays.

Bien qu'il soit visé par une enquête préliminaire de la Cour pénale internationale pour sa campagne anti-drogues, que les Nations unies passent également au crible, Rodrigo Duterte s'est montré bravache.

"Si vous me fournissez une cellule confortable, chauffée pendant l'hiver (...) et un nombre illimité de visites conjugales, nous pourrons nous entendre", a-t-il ironisé.

L'ONG Amnesty International a dit craindre les conséquences de cette initiative dans un pays où la police dit avoir tué plus de 5.300 trafiquants et consommateurs présumés de drogues. Selon des activistes, le bilan réel est au moins quatre fois plus élevé.

Le Sénat philippin est traditionnellement considéré comme plus indépendant face au pouvoir exécutif que la Chambre des représentants. Il a joué depuis trois ans un rôle crucial pour bloquer certaines des initiatives les plus controversées du bouillant président.

La victoire des alliés de M. Duterte aux élections de mi-mandat du Sénat en mai, dont Imee Marcos, la fille de l'ancien dictateur Ferdinand Marcos, a donné au chef de l'Etat les coudées franches pour mettre en œuvre ses projets controversés de rétablissement de la peine de mort et de réforme de la Constitution.

La peine de mort avait été abolie en 1987, avant d'être réinstaurée six ans plus tard et de nouveau abolie en 2006, à l'issue notamment d'une longue campagne de lobbying de l'Eglise catholique qui compte 80% de fidèles dans l'archipel.
Les Philippines ont cependant fait un grand pas en 2017 vers le rétablissement du châtiment suprême, avec le vote par la Chambre des représentants d'une loi prévoyant cette peine pour ceux qui seraient pris en possession de 500 grammes de marijuana ou 10 grammes de cocaïne, d'héroïne ou d'ecstasy. Le texte n'avait toutefois pas été validé par le Sénat.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10601 Mon, 22 Jul 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Le rétablissement de la peine de mort au coeur des élections philippines https://www.peinedemort.org/document/10507 Les élections de mi-mandat prévues lundi aux Philippines devraient donner les coudées franches au président Rodrigo Duterte pour, potentiellement, mettre en oeuvre ses promesses de rétablissement de la peine de mort et de réforme de la constitution. Le chef d'Etat élu en 2016 a été la cible de critiques des capitales occidentales en raison de sa politique violente de lutte contre le trafic de drogue et de tirades parfois ordurières. Mais il conserve une très forte popularité dans l'archipel, en raison notamment de son franc parler, une partie des Philippins continuant de le voir comme un recours crédible face à l'inefficacité prêtée aux élites politiques traditionnelles. M. Duterte s'est engagé à rétablir la peine capitale pour les crimes liés au trafic de drogue dans le cadre de sa campagne très dure contre les stupéfiants, au cours de laquelle des milliers de trafiquants et de consommateurs présumés ont péri. Son programme de fermeté sur la criminalité avait joué un rôle crucial dans sa très confortable élection à la présidence en 2016. Il prévoit actuellement un abaissement de la responsabilité pénale de 15 à 12 ans. M. Duterte préconisait même initialement de la faire tomber à neuf ans. Parmi les 18.000 sièges à pourvoir lundi lors des élections, figure la moitié du Sénat, institution qui a joué un rôle crucial depuis trois ans pour bloquer certaines des initiatives les plus controversées de l'ancien maire de Davao, la grande ville du Sud. Les "pires instincts" de Duterte Les sondages laissent cependant entendre que les partisans de M. Duterte ont de fortes chances, lundi, non seulement de conserver la majorité à la chambre des représentants, mais surtout de prendre le contrôle de la chambre haute. M. Duterte a également promis de réécrire la constitution, ce qui pourrait lui ouvrir un boulevard pour se maintenir au pouvoir après la fin de son mandat en 2022. Le président philippin est actuellement limité à un mandat unique de six ans. L'ancien avocat de 74 ans a cependant plusieurs fois affirmé qu'il n'était pas intéressé par l'idée de rester plus longtemps à la présidence. Toute réforme constitutionnelle implique non seulement le feu vert du Congrès, mais aussi une approbation par référendum. Le rétablissement de la peine de mort et la réforme constitutionnelle ont été sans problème votés par la Chambre des représentants depuis 2016 mais ils se sont heurtés au veto du Sénat. "Le Sénat a agi comme une chambre de contrôle institutionnel face aux pires instincts du président", observe à l'AFP le politologue Richard Heydarian. Cela pourrait cependant changer avec les élections de mi-mandat. Le retour des Marcos Force est de reconnaître que, historiquement, les 24 membres du Sénat philippin, qui sont élus pour six ans, se sont toujours montrés plus indépendants d'esprit que leurs collègues de la chambre basse. Les élections de lundi pourraient permettre l'entrée au Sénat d'Imee Marcos, la fille de l'ancien dictateur Ferdinand Marcos. Il s'agirait là d'une nouvelle confirmation du remarquable retour des Marcos sur la scène politique, plus de trois décennies après la chute de la dictature. L'ex-chef de la police nationale, Ronald dela Rosa, qui fut en 2016 chargé de la mise en oeuvre de la "guerre contre la drogue", est également donné gagnant lors des sénatoriales, en dépit des multiples accusations de violations des droits de l'Homme lancées contre les forces de l'ordre qu'il contrôlait. La peine capitale avait été abolie en 1987 dans l'archipel, avant d'être réinstituée six ans plus tard, et de nouveau abolie en 2006, à l'issue notamment d'une longue campagne de lobbying de l'Eglise catholique, qui compte 80 % de fidèles dans l'archipel. Les Philippines ont cependant fait un grand pas en 2017 vers le rétablissement du châtiment suprême avec le vote par la Chambre des représentants d'une loi prévoyant cette peine pour ceux qui seraient pris en possession de 500 grammes de marijuana ou 10 grammes de cocaïne, d'héroïne ou d'ecstasy. Mais le texte n'a jamais été validé par le Sénat.
Le chef d'Etat élu en 2016 a été la cible de critiques des capitales occidentales en raison de sa politique violente de lutte contre le trafic de drogue et de tirades parfois ordurières. Mais il conserve une très forte popularité dans l'archipel, en raison notamment de son franc parler, une partie des Philippins continuant de le voir comme un recours crédible face à l'inefficacité prêtée aux élites politiques traditionnelles.

M. Duterte s'est engagé à rétablir la peine capitale pour les crimes liés au trafic de drogue dans le cadre de sa campagne très dure contre les stupéfiants, au cours de laquelle des milliers de trafiquants et de consommateurs présumés ont péri.

Son programme de fermeté sur la criminalité avait joué un rôle crucial dans sa très confortable élection à la présidence en 2016. Il prévoit actuellement un abaissement de la responsabilité pénale de 15 à 12 ans. M. Duterte préconisait même initialement de la faire tomber à neuf ans.

Parmi les 18.000 sièges à pourvoir lundi lors des élections, figure la moitié du Sénat, institution qui a joué un rôle crucial depuis trois ans pour bloquer certaines des initiatives les plus controversées de l'ancien maire de Davao, la grande ville du Sud.

Les "pires instincts" de Duterte
Les sondages laissent cependant entendre que les partisans de M. Duterte ont de fortes chances, lundi, non seulement de conserver la majorité à la chambre des représentants, mais surtout de prendre le contrôle de la chambre haute.

M. Duterte a également promis de réécrire la constitution, ce qui pourrait lui ouvrir un boulevard pour se maintenir au pouvoir après la fin de son mandat en 2022.

Le président philippin est actuellement limité à un mandat unique de six ans. L'ancien avocat de 74 ans a cependant plusieurs fois affirmé qu'il n'était pas intéressé par l'idée de rester plus longtemps à la présidence.

Toute réforme constitutionnelle implique non seulement le feu vert du Congrès, mais aussi une approbation par référendum.

Le rétablissement de la peine de mort et la réforme constitutionnelle ont été sans problème votés par la Chambre des représentants depuis 2016 mais ils se sont heurtés au veto du Sénat.

"Le Sénat a agi comme une chambre de contrôle institutionnel face aux pires instincts du président", observe à l'AFP le politologue Richard Heydarian. Cela pourrait cependant changer avec les élections de mi-mandat.

Le retour des Marcos
Force est de reconnaître que, historiquement, les 24 membres du Sénat philippin, qui sont élus pour six ans, se sont toujours montrés plus indépendants d'esprit que leurs collègues de la chambre basse.

Les élections de lundi pourraient permettre l'entrée au Sénat d'Imee Marcos, la fille de l'ancien dictateur Ferdinand Marcos. Il s'agirait là d'une nouvelle confirmation du remarquable retour des Marcos sur la scène politique, plus de trois décennies après la chute de la dictature.

L'ex-chef de la police nationale, Ronald dela Rosa, qui fut en 2016 chargé de la mise en oeuvre de la "guerre contre la drogue", est également donné gagnant lors des sénatoriales, en dépit des multiples accusations de violations des droits de l'Homme lancées contre les forces de l'ordre qu'il contrôlait.

La peine capitale avait été abolie en 1987 dans l'archipel, avant d'être réinstituée six ans plus tard, et de nouveau abolie en 2006, à l'issue notamment d'une longue campagne de lobbying de l'Eglise catholique, qui compte 80 % de fidèles dans l'archipel.

Les Philippines ont cependant fait un grand pas en 2017 vers le rétablissement du châtiment suprême avec le vote par la Chambre des représentants d'une loi prévoyant cette peine pour ceux qui seraient pris en possession de 500 grammes de marijuana ou 10 grammes de cocaïne, d'héroïne ou d'ecstasy. Mais le texte n'a jamais été validé par le Sénat.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10507 Fri, 10 May 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Chine: nouveau procès pour un Canadien accusé de trafic de drogue https://www.peinedemort.org/document/10312 Pékin - Une cour d'appel du nord-est de la Chine a renvoyé samedi devant les tribunaux le cas d'un Canadien accusé de trafic de drogue, estimant que sa condamnation à 15 ans de prison en première instance était "trop indulgente", dans un contexte de tensions diplomatiques grandissantes entre Pékin et Ottawa. La Haute Cour du peuple du Liaoning, devant laquelle Robert Lloyd Schellenberg comparaissait en appel samedi, a estimé que le précédent jugement rendu en novembre, le condamnant à 15 ans de prison et à 150.000 yuans d'amende (environ 19.000 euros), était "clairement inapproprié" au vu de la gravité de ses crimes. M. Schellenberg est accusé d'avoir joué un "rôle important" dans un trafic de stupéfiants ainsi que d'avoir pris part à un réseau international de trafic de drogue, a indiqué la cour, renvoyant son dossier devant la cour basse de Dalian (également dans la province du Liaoning), où il avait été jugé en première instance. Aucune date n'a été fixée pour ce nouveau procès. Contactée par l'AFP, la Haute Cour du peuple du Liaoning n'a pas voulu faire de commentaire pour le moment, mais a signalé que des membres de l'Ambassade du Canada en Chine et des médias étrangers avaient assisté à l'audition. A Ottawa, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a indiqué que celui-ci suivait cette affaire depuis plusieurs années et "continuerait à fournir une assistance consulaire" à M. Schellenberg et à sa famille. Le porte-parole a ajouté ne pas être en mesure de donner d'autres détails en raison de la législation canadienne sur la protection de la vie privée. La Chine applique une politique de tolérance zéro concernant le trafic de drogue et a déjà condamné à mort plusieurs étrangers jugés coupable de trafic impliquant de grandes quantités de drogue. En 2014, un Japonais avait été condamné à mort à Dalian pour des infractions liées aux drogues, selon des médias et des diplomates japonais. Quatre autres Japonais avaient été exécutés en 2010 pour le même chef d'accusation. La Chine avait aussi condamné à mort en 2013 un trafiquant de drogue philippin, ignorant la requête de Manille d'épargner sa vie, selon le ministère philippin des Affaires étrangères. Si une sanction aussi rude que la peine de mort était prononcée à l'encontre de M. Schellenberg, elle pourrait mettre à rude épreuve les liens entre Pékin et Ottawa, déjà mis à mal ces dernières semaines après l'arrestation en Chine de deux ressortissants canadiens. L'ancien diplomate Michael Spavor et le businessman Michael Kovrig ont été arrêtés le 10 décembre pour activités "menaçant la sécurité nationale" de ce pays. Ces incarcérations ont été largement perçues en Occident comme une mesure de rétorsion après l'interpellation début décembre à Vancouver de Meng Wanzhou, la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, à la demande de la justice américaine. Washington soupçonne cette dirigeante d'entreprise de complicité de fraude pour contourner les sanctions américaines contre l'Iran. Elle a été libérée sous conditions. Une enseignante canadienne accusée d'avoir travaillé illégalement avait également été interpellée en Chine, avant d'être libérée vendredi.
La Haute Cour du peuple du Liaoning, devant laquelle Robert Lloyd Schellenberg comparaissait en appel samedi, a estimé que le précédent jugement rendu en novembre, le condamnant à 15 ans de prison et à 150.000 yuans d'amende (environ 19.000 euros), était "clairement inapproprié" au vu de la gravité de ses crimes.

M. Schellenberg est accusé d'avoir joué un "rôle important" dans un trafic de stupéfiants ainsi que d'avoir pris part à un réseau international de trafic de drogue, a indiqué la cour, renvoyant son dossier devant la cour basse de Dalian (également dans la province du Liaoning), où il avait été jugé en première instance. Aucune date n'a été fixée pour ce nouveau procès.

Contactée par l'AFP, la Haute Cour du peuple du Liaoning n'a pas voulu faire de commentaire pour le moment, mais a signalé que des membres de l'Ambassade du Canada en Chine et des médias étrangers avaient assisté à l'audition.

A Ottawa, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a indiqué que celui-ci suivait cette affaire depuis plusieurs années et "continuerait à fournir une assistance consulaire" à M. Schellenberg et à sa famille. Le porte-parole a ajouté ne pas être en mesure de donner d'autres détails en raison de la législation canadienne sur la protection de la vie privée.

La Chine applique une politique de tolérance zéro concernant le trafic de drogue et a déjà condamné à mort plusieurs étrangers jugés coupable de trafic impliquant de grandes quantités de drogue.

En 2014, un Japonais avait été condamné à mort à Dalian pour des infractions liées aux drogues, selon des médias et des diplomates japonais. Quatre autres Japonais avaient été exécutés en 2010 pour le même chef d'accusation.

La Chine avait aussi condamné à mort en 2013 un trafiquant de drogue philippin, ignorant la requête de Manille d'épargner sa vie, selon le ministère philippin des Affaires étrangères.

Si une sanction aussi rude que la peine de mort était prononcée à l'encontre de M. Schellenberg, elle pourrait mettre à rude épreuve les liens entre Pékin et Ottawa, déjà mis à mal ces dernières semaines après l'arrestation en Chine de deux ressortissants canadiens.

L'ancien diplomate Michael Spavor et le businessman Michael Kovrig ont été arrêtés le 10 décembre pour activités "menaçant la sécurité nationale" de ce pays.

Ces incarcérations ont été largement perçues en Occident comme une mesure de rétorsion après l'interpellation début décembre à Vancouver de Meng Wanzhou, la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, à la demande de la justice américaine.

Washington soupçonne cette dirigeante d'entreprise de complicité de fraude pour contourner les sanctions américaines contre l'Iran. Elle a été libérée sous conditions.

Une enseignante canadienne accusée d'avoir travaillé illégalement avait également été interpellée en Chine, avant d'être libérée vendredi. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10312 Sat, 29 Dec 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP