La peine de mort dans le monde — Corée du Nord https://www.peinedemort.org/rss/pays/PRK Corée du Nord : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2020 Sun, 31 May 2020 04:01:53 +0000 Tue, 21 Apr 2020 23:04:05 +0000 120 Baisse du nombre des exécutions en 2019 https://www.peinedemort.org/document/10902 Amnesty International - Il y a eu une trentaine d'exécutions en moins en 2019 par rapport à l'année précédente. Mais le manque de transparence de plusieurs pays rend le décompte compliqué. Le nombre des exécutions a diminué l'an passé, selon Amnesty International, pour atteindre 657 cas. Il y en avait eu 690 en 2018. Mais ces chiffres ne disent de loin pas tout. Ils ne comprennent en effet pas les exécutions menées en Chine, qui se compteraient en milliers, les statistiques sur la peine capitale étant classées secret d'État dans le pays. D'autres pays parmi ceux procédant au plus grand nombre d'exécutions comme l'Iran, la Corée du Nord et le Vietnam ont continué de dissimuler l'ampleur de leur recours à la peine de mort, en entravant l'accès aux informations à ce sujet. Le nombre d'exécutions recensées à l'échelle mondiale a diminué pour la quatrième année consécutive pour atteindre le chiffre le plus bas enregistré ces dix dernières années. «La peine de mort est un châtiment atroce et inhumain et aucun élément crédible ne prouve qu'elle ait un effet plus dissuasif sur la criminalité que des peines de prison. Une vaste majorité des pays le reconnaissent et il est encourageant de constater que le nombre d'exécutions dans le monde continue de diminuer», a déclaré Clare Algar, directrice générale de la recherche, du plaidoyer et des politiques à Amnesty International. Inquiétant «Cependant, un petit nombre de pays ont défié la tendance mondiale vers l'abandon de la peine capitale, en procédant à davantage d'exécutions. Le recours croissant de l'Arabie saoudite à la peine de mort, notamment comme arme contre la dissidence politique, est une évolution très inquiétante. La très forte augmentation des exécutions recensées en Irak, où elles ont presque doublé, est également choquante», a-t-elle poursuivi. Les cinq pays ayant procédé au plus grand nombre d'exécutions en 2019 sont la Chine (des milliers), l'Iran (au moins 251), l'Arabie saoudite (184), l'Irak (au moins 100) et l'Égypte (au moins 32). Le chiffre concernant l'Arabie saoudite est le plus élevé jamais relevé dans ce pays. Tout juste 20 pays étaient responsables de toutes les exécutions recensées dans le monde. Parmi eux, l'Arabie saoudite, l'Irak, le Soudan du Sud et le Yémen ont exécuté considérablement plus de personnes en 2019 qu'en 2018. Maintenir la dynamique Pour la première fois depuis 2010, aucune exécution n'a été recensée en Afghanistan l'an dernier. Des interruptions ont été constatées à Taiwan et en Thaïlande, où des exécutions avaient été recensées en 2018. Le Kazakhstan, la Fédération de Russie, le Tadjikistan, la Malaisie et la Gambie ont continué d'observer des moratoires officiels sur les exécutions. À la fin de l'année 2019, 106 pays avaient aboli la peine de mort pour tous les crimes et 142 pays étaient abolitionnistes en droit ou en pratique. En outre, plusieurs pays ont pris des mesures positives en vue de mettre fin au recours à la peine capitale. «Il faut maintenir la dynamique en faveur de l'abolition mondiale de la peine de mort», a conclu Clare Algar.
Le nombre des exécutions a diminué l'an passé, selon Amnesty International, pour atteindre 657 cas. Il y en avait eu 690 en 2018. Mais ces chiffres ne disent de loin pas tout.

Ils ne comprennent en effet pas les exécutions menées en Chine, qui se compteraient en milliers, les statistiques sur la peine capitale étant classées secret d'État dans le pays. D'autres pays parmi ceux procédant au plus grand nombre d'exécutions comme l'Iran, la Corée du Nord et le Vietnam ont continué de dissimuler l'ampleur de leur recours à la peine de mort, en entravant l'accès aux informations à ce sujet.

Le nombre d'exécutions recensées à l'échelle mondiale a diminué pour la quatrième année consécutive pour atteindre le chiffre le plus bas enregistré ces dix dernières années. «La peine de mort est un châtiment atroce et inhumain et aucun élément crédible ne prouve qu'elle ait un effet plus dissuasif sur la criminalité que des peines de prison. Une vaste majorité des pays le reconnaissent et il est encourageant de constater que le nombre d'exécutions dans le monde continue de diminuer», a déclaré Clare Algar, directrice générale de la recherche, du plaidoyer et des politiques à Amnesty International.

Inquiétant

«Cependant, un petit nombre de pays ont défié la tendance mondiale vers l'abandon de la peine capitale, en procédant à davantage d'exécutions. Le recours croissant de l'Arabie saoudite à la peine de mort, notamment comme arme contre la dissidence politique, est une évolution très inquiétante. La très forte augmentation des exécutions recensées en Irak, où elles ont presque doublé, est également choquante», a-t-elle poursuivi.

Les cinq pays ayant procédé au plus grand nombre d'exécutions en 2019 sont la Chine (des milliers), l'Iran (au moins 251), l'Arabie saoudite (184), l'Irak (au moins 100) et l'Égypte (au moins 32). Le chiffre concernant l'Arabie saoudite est le plus élevé jamais relevé dans ce pays.

Tout juste 20 pays étaient responsables de toutes les exécutions recensées dans le monde. Parmi eux, l'Arabie saoudite, l'Irak, le Soudan du Sud et le Yémen ont exécuté considérablement plus de personnes en 2019 qu'en 2018.

Maintenir la dynamique

Pour la première fois depuis 2010, aucune exécution n'a été recensée en Afghanistan l'an dernier. Des interruptions ont été constatées à Taiwan et en Thaïlande, où des exécutions avaient été recensées en 2018. Le Kazakhstan, la Fédération de Russie, le Tadjikistan, la Malaisie et la Gambie ont continué d'observer des moratoires officiels sur les exécutions.

À la fin de l'année 2019, 106 pays avaient aboli la peine de mort pour tous les crimes et 142 pays étaient abolitionnistes en droit ou en pratique. En outre, plusieurs pays ont pris des mesures positives en vue de mettre fin au recours à la peine capitale. «Il faut maintenir la dynamique en faveur de l'abolition mondiale de la peine de mort», a conclu Clare Algar.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10902 Tue, 21 Apr 2020 00:00:00 +0000 Agence Télégraphique Suisse - ATS
Record d'exécutions en Arabie saoudite alors que la peine de mort recule dans le monde https://www.peinedemort.org/document/10903 (Belga) Le nombre d'exécutions a reculé au niveau mondial en 2019, indique mardi l'ONG Amnesty International dans son rapport annuel sur la peine de mort. Malgré ce contexte global de diminution, l'Arabie saoudite a exécuté un nombre record de personnes l'an dernier tandis que l'Irak a doublé ses mises à mort. En 2019, l'Arabie saoudite a mis à mort 184 individus, le nombre le plus élevé jamais recensé par Amnesty International en un an dans ce pays. En 2018, le pays avait exécuté 149 personnes. La majorité des détenus exécutés "l'ont été pour des infractions à la législation sur les stupéfiants ou pour meurtre", détaille l'ONG. Celle-ci observe toutefois une augmentation du recours à la peine de mort "comme arme politique contre les dissidents de la minorité musulmane chiite en Arabie saoudite". Le pays comptant le plus de mises à mort reste la Chine, où le nombre d'exécutions est toutefois soumis au secret d'Etat. Amnesty International estime que des milliers d'exécutions ont eu lieu dans ce pays l'an dernier. Suivent l'Iran, avec 251 mises à morts recensées, l'Arabie saoudite (184), l'Irak (au moins 100, contre 52 en 2018) et l'Égypte (au moins 32). La tendance générale est à la diminution du nombre d'exécutions. Avec 657 mises à mort recensées en 2019, contre au moins 690 en 2018, le nombre global baisse pour la quatrième année consécutive (-5%). Le total ne comprend pas les exécutions en Chine. "D'autres pays parmi ceux procédant au plus grand nombre d'exécutions, comme l'Iran, la Corée du Nord et le Vietnam, ont continué de dissimuler l'ampleur de leur recours à la peine de mort, en entravant l'accès aux informations à ce sujet", relève l'ONG de défense des droits humains dans son rapport annuel. Les exécutions ont été effectuées par 20 pays. Quatre ont exécuté "considérablement plus de personnes en 2019 qu'en 2018": l'Arabie saoudite, l'Irak, le Soudan du Sud et le Yémen. La région "Asie-Pacifique" connaît elle une diminution du nombre de pays pratiquant la peine de mort, une première depuis 2011, se réjouit Amnesty International. "Le nombre de personnes exécutées au Japon et à Singapour a diminué considérablement par rapport à 2018, passant respectivement de 15 à trois, et de 13 à quatre", relève le rapport. Aucune mise à mort n'a été recensée en Afghanistan l'an dernier, pour la première fois depuis 2010. Taïwan et la Thaïlande ont interrompu leurs exécutions tandis que "le Kazakhstan, la Fédération de Russie, le Tadjikistan, la Malaisie et la Gambie ont continué d'observer des moratoires officiels". A la fin 2019, 106 pays avaient aboli la peine de mort pour tous les crimes. En outre, 142 pays étaient "abolitionnistes en droit ou en pratique". Amnesty a également recensé 2.307 condamnations à mort dans le monde en 2019, contre 2.531 en 2018. La comparaison avec les années précédentes se révèle toutefois ardue en raison d'un manque d'informations dans certains pays. "À la connaissance d'Amnesty International, 26.604 personnes au moins se trouvaient sous le coup d'une condamnation à mort à la fin de l'année 2019 dans le monde", précise l'ONG.
En 2019, l'Arabie saoudite a mis à mort 184 individus, le nombre le plus élevé jamais recensé par Amnesty International en un an dans ce pays. En 2018, le pays avait exécuté 149 personnes. La majorité des détenus exécutés "l'ont été pour des infractions à la législation sur les stupéfiants ou pour meurtre", détaille l'ONG. Celle-ci observe toutefois une augmentation du recours à la peine de mort "comme arme politique contre les dissidents de la minorité musulmane chiite en Arabie saoudite".

Le pays comptant le plus de mises à mort reste la Chine, où le nombre d'exécutions est toutefois soumis au secret d'Etat. Amnesty International estime que des milliers d'exécutions ont eu lieu dans ce pays l'an dernier.
Suivent l'Iran, avec 251 mises à morts recensées, l'Arabie saoudite (184), l'Irak (au moins 100, contre 52 en 2018) et l'Égypte (au moins 32).

La tendance générale est à la diminution du nombre d'exécutions. Avec 657 mises à mort recensées en 2019, contre au moins 690 en 2018, le nombre global baisse pour la quatrième année consécutive (-5%). Le total ne comprend pas les exécutions en Chine.

"D'autres pays parmi ceux procédant au plus grand nombre d'exécutions, comme l'Iran, la Corée du Nord et le Vietnam, ont continué de dissimuler l'ampleur de leur recours à la peine de mort, en entravant l'accès aux informations à ce sujet", relève l'ONG de défense des droits humains dans son rapport annuel.

Les exécutions ont été effectuées par 20 pays. Quatre ont exécuté "considérablement plus de personnes en 2019 qu'en 2018": l'Arabie saoudite, l'Irak, le Soudan du Sud et le Yémen.

La région "Asie-Pacifique" connaît elle une diminution du nombre de pays pratiquant la peine de mort, une première depuis 2011, se réjouit Amnesty International. "Le nombre de personnes exécutées au Japon et à Singapour a diminué considérablement par rapport à 2018, passant respectivement de 15 à trois, et de 13 à quatre", relève le rapport.

Aucune mise à mort n'a été recensée en Afghanistan l'an dernier, pour la première fois depuis 2010. Taïwan et la Thaïlande ont interrompu leurs exécutions tandis que "le Kazakhstan, la Fédération de Russie, le Tadjikistan, la Malaisie et la Gambie ont continué d'observer des moratoires officiels".

A la fin 2019, 106 pays avaient aboli la peine de mort pour tous les crimes. En outre, 142 pays étaient "abolitionnistes en droit ou en pratique".

Amnesty a également recensé 2.307 condamnations à mort dans le monde en 2019, contre 2.531 en 2018. La comparaison avec les années précédentes se révèle toutefois ardue en raison d'un manque d'informations dans certains pays. "À la connaissance d'Amnesty International, 26.604 personnes au moins se trouvaient sous le coup d'une condamnation à mort à la fin de l'année 2019 dans le monde", précise l'ONG. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10903 Tue, 21 Apr 2020 00:00:00 +0000 Belga - Agence Télégraphique Belge de Presse