La peine de mort dans le monde — Palestine https://www.peinedemort.org/rss/pays/PSE Palestine : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2019 Thu, 17 Oct 2019 04:52:47 +0200 Wed, 09 Oct 2019 19:44:23 +0200 120 Peine de mort : une commission se penche sur le traumatisme des enfants dont les parents ont été exécutés https://www.peinedemort.org/document/10686 Les enfants dont les parents ont été condamnés à mort ou exécutés sont confrontés à des traumatismes et à une « instabilité émotionnelle et psychologique » qui peut porter atteinte à leurs droits, a souligné la Commission des questions juridiques et des droits de l'homme de l'APCE. Dans une déclaration à l'occasion de la 17ème Journée mondiale contre la peine de mort (10 octobre 2019), la commission a déclaré que ces enfants – souvent oubliés et socialement défavorisés – pouvaient être séparés de leurs parents, par exemple en raison du renforcement de la sécurité autour d'un parent dans le couloir de la mort, et subir des discriminations, voire des traitements inhumains ou dégradants. Ils pouvaient perdre leur droit à l'information, à l'éducation et à la santé. La commission a souligné qu'en 2018, au moins 19 000 personnes avaient été condamnées à mort dans plus de 50 pays, ce qui avait entraîné au moins 690 exécutions – y compris dans les pays qui coopèrent avec le Conseil de l'Europe. La commission a lancé un appel à ces États – les États-Unis, Israël, le Japon, la Jordanie, le Kazakhstan, le Maroc et l'Autorité palestinienne – ainsi qu'au Bélarus pour qu'ils instaurent un moratoire sur la peine de mort et l'abolissent finalement dans leur législation.
Dans une déclaration à l'occasion de la 17ème Journée mondiale contre la peine de mort (10 octobre 2019), la commission a déclaré que ces enfants – souvent oubliés et socialement défavorisés – pouvaient être séparés de leurs parents, par exemple en raison du renforcement de la sécurité autour d'un parent dans le couloir de la mort, et subir des discriminations, voire des traitements inhumains ou dégradants. Ils pouvaient perdre leur droit à l'information, à l'éducation et à la santé.

La commission a souligné qu'en 2018, au moins 19 000 personnes avaient été condamnées à mort dans plus de 50 pays, ce qui avait entraîné au moins 690 exécutions – y compris dans les pays qui coopèrent avec le Conseil de l'Europe.

La commission a lancé un appel à ces États – les États-Unis, Israël, le Japon, la Jordanie, le Kazakhstan, le Maroc et l'Autorité palestinienne – ainsi qu'au Bélarus pour qu'ils instaurent un moratoire sur la peine de mort et l'abolissent finalement dans leur législation. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10686 Wed, 09 Oct 2019 00:00:00 +0200 Conseil de l'Europe
Liban: cinq Palestiniens condamnés à mort pour le meurtre de 4 juges en 1999 https://www.peinedemort.org/document/10676 Cinq Palestiniens ont été condamnés par contumace à la peine capitale pour l'assassinat il y a 20 ans de quatre juges abattus en plein tribunal au Liban, a indiqué l'agence nationale d'information (ANI). En 1999, deux hommes armés ont fait irruption dans un tribunal de Saïda (sud), tirant à la mitraillette et tuant quatre magistrats libanais -le procureur général du Liban sud, Assem Abou Daher, le chef de la Chambre criminelle, Hassan Othman, et deux autres juges, Walid Harmouche et Imad Chehab. Cet assassinat avait plongé le pays dans le choc et remis sur le tapis la question de l'armement dans les camps de réfugiés palestiniens au Liban, où les factions sont autorisées à détenir des armes légères. Le Palais de justice à Saïda est situé non loin de deux camps de réfugiés palestiniens. Selon l'ANI, "la justice libanaise a condamné à mort par contumace" le chef du groupuscule extrémiste Osbat al-Ansar, le Palestinien "Abdel Karim as-Saadi, surnommé Abou Mahjan, et quatre de ses compagnons". "Wissam Hussein Tahbish, la seule personne arrêtée a été acquittée pour insuffisance de preuves". Ils sont tous des Palestiniens, selon une source palestinienne. Il n'était pas clair pourquoi ce verdict a été rendu après tant d'années. Après l'assassinat des quatre juges, les factions palestiniennes avaient accusé les services secrets israéliens, le Mossad, mais certains responsables libanais l'avait attribué à des Palestiniens. Condamné à mort par contumace à plusieurs reprises par la justice libanaise pour divers crimes, Abou Mahjan serait réfugié depuis des années dans le camp palestinien d'Aïn Héloué au Liban sud. Osbat Al-Ansar est accusé d'avoir mené des attentats contre des intérêts américains au Liban dans les années 2000.
En 1999, deux hommes armés ont fait irruption dans un tribunal de Saïda (sud), tirant à la mitraillette et tuant quatre magistrats libanais -le procureur général du Liban sud, Assem Abou Daher, le chef de la Chambre criminelle, Hassan Othman, et deux autres juges, Walid Harmouche et Imad Chehab.

Cet assassinat avait plongé le pays dans le choc et remis sur le tapis la question de l'armement dans les camps de réfugiés palestiniens au Liban, où les factions sont autorisées à détenir des armes légères.

Le Palais de justice à Saïda est situé non loin de deux camps de réfugiés palestiniens.

Selon l'ANI, "la justice libanaise a condamné à mort par contumace" le chef du groupuscule extrémiste Osbat al-Ansar, le Palestinien "Abdel Karim as-Saadi, surnommé Abou Mahjan, et quatre de ses compagnons". "Wissam Hussein Tahbish, la seule personne arrêtée a été acquittée pour insuffisance de preuves".

Ils sont tous des Palestiniens, selon une source palestinienne.

Il n'était pas clair pourquoi ce verdict a été rendu après tant d'années.

Après l'assassinat des quatre juges, les factions palestiniennes avaient accusé les services secrets israéliens, le Mossad, mais certains responsables libanais l'avait attribué à des Palestiniens.

Condamné à mort par contumace à plusieurs reprises par la justice libanaise pour divers crimes, Abou Mahjan serait réfugié depuis des années dans le camp palestinien d'Aïn Héloué au Liban sud.

Osbat Al-Ansar est accusé d'avoir mené des attentats contre des intérêts américains au Liban dans les années 2000. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10676 Sat, 05 Oct 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Déclaration pour l'adoption par la Commission des questions juridiques et des droits de l'homme à l'occasion de la 17ème édition de la Journée mondiale contre la peine de mort (10 octobre 2019) https://www.peinedemort.org/document/10687 Commission des questions juridiques et des droits de l'homme - Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe Déclaration adoptée par la commission le 1 octobre 2019. A l'occasion de la 17ème édition de la Journée mondiale contre la peine de mort (10 octobre 2019), la Commission des questions juridiques et des droits de l'homme réaffirme son engagement dans le combat pour l'abolition universelle de la peine capitale. Elle rappelle que la peine de mort est une peine cruelle, inhumaine et dégradante et que son rejet est un principe fondamental du Conseil de l'Europe. En lien avec le 30ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l'enfant (adoptée le 20 novembre 1989), cette Journée mondiale contre la peine de mort met l'accent sur les atteintes aux droits des enfants dont les parents ont été condamnés à mort ou ont été exécutés. Ces enfants, souvent oubliés et socialement défavorisés, portent un traumatisme qui peut survenir à toutes les étapes de la condamnation à mort d'un parent : arrestation, jugement, condamnation, temps passé dans le couloir de la mort, annonce de la date d'exécution, exécution et ses conséquences. Cette instabilité émotionnelle et psychologique peut porter atteinte à leurs droits, dont les droits à ne pas être séparé de ses parents (si l'un des parents est dans le couloir de la mort, où la sécurité est renforcée), à ne pas être discriminé, à ne pas subir des traitements inhumains ou dégradants, à l'information, à l'éducation ou à la santé. A ce jour plus des deux tiers (142) des pays du monde ont aboli la peine de mort en droit ou ne l'appliquent plus depuis au moins 10 ans. Cependant, la peine capitale est toujours appliquée dans plus de 50 pays. En 2018, au moins 690 exécutions ont été recensées et, fin 2018, au moins 19,000 personnes étaient sous le coup d'une condamnation à mort. La commission déplore le fait que des pays qui jouissent d'un statut coopératif avec le Conseil de l'Europe (Etats-Unis, Jordanie, Japon, Maroc ou Autorité palestinienne) ainsi que le Belarus continuent à prononcer et/ou à appliquer la peine capitale. Elle condamne également la décision du gouvernement fédéral des Etats Unis de juillet dernier de rétablir la peine capitale. La commission invite les parlementaires à s'engager davantage dans le processus de l'abolition de la peine de mort à un niveau mondial, notamment en soulevant cette question dans leurs relations de travail avec les Etats qui appliquent cette peine. Elle appelle de nouveau les Etats membres du Conseil de l'Europe, qui ne l'ont pas encore fait, à signer et/ou ratifier les Protocoles n° 6 et 13 à la Convention, qui interdisent la peine de mort. Enfin, la commission invite de nouveau les Etats jouissant d'un statut coopératif avec le Conseil de l'Europe - Etats-Unis, Israël, Japon, Jordanie, Kazakhstan, Maroc et Autorité palestinienne - ainsi que le Belarus à introduire un moratoire sur la peine de mort et finalement à l'abolir de iure. Elle les invite également à donner une importance primordiale à la notion d'« intérêt supérieur de l'enfant », consacrée dans la Convention relative aux droits de l'enfant, lors de la condamnation à la peine de mort à l'encontre d'un parent. En outre, elle leur demande de respecter l'interdiction d'appliquer la peine capitale à toute personne âgée de moins de dix-huit ans au moment des faits reprochés, interdiction consacrée dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Convention relative aux droits des enfants. Déclaration adoptée par la commission le 1 octobre 2019.

A l'occasion de la 17ème édition de la Journée mondiale contre la peine de mort (10 octobre 2019), la Commission des questions juridiques et des droits de l'homme réaffirme son engagement dans le combat pour l'abolition universelle de la peine capitale. Elle rappelle que la peine de mort est une peine cruelle, inhumaine et dégradante et que son rejet est un principe fondamental du Conseil de l'Europe.

En lien avec le 30ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l'enfant (adoptée le 20 novembre 1989), cette Journée mondiale contre la peine de mort met l'accent sur les atteintes aux droits des enfants dont les parents ont été condamnés à mort ou ont été exécutés. Ces enfants, souvent oubliés et socialement défavorisés, portent un traumatisme qui peut survenir à toutes les étapes de la condamnation à mort d'un parent : arrestation, jugement, condamnation, temps passé dans le couloir de la mort, annonce de la date d'exécution, exécution et ses conséquences. Cette instabilité émotionnelle et psychologique peut porter atteinte à leurs droits, dont les droits à ne pas être séparé de ses parents (si l'un des parents est dans le couloir de la mort, où la sécurité est renforcée), à ne pas être discriminé, à ne pas subir des traitements inhumains ou dégradants, à l'information, à l'éducation ou à la santé.

A ce jour plus des deux tiers (142) des pays du monde ont aboli la peine de mort en droit ou ne l'appliquent plus depuis au moins 10 ans. Cependant, la peine capitale est toujours appliquée dans plus de 50 pays. En 2018, au moins 690 exécutions ont été recensées et, fin 2018, au moins 19,000 personnes étaient sous le coup d'une condamnation à mort. La commission déplore le fait que des pays qui jouissent d'un statut coopératif avec le Conseil de l'Europe (Etats-Unis, Jordanie, Japon, Maroc ou Autorité palestinienne) ainsi que le Belarus continuent à prononcer et/ou à appliquer la peine capitale. Elle condamne également la décision du gouvernement fédéral des Etats Unis de juillet dernier de rétablir la peine capitale.

La commission invite les parlementaires à s'engager davantage dans le processus de l'abolition de la peine de mort à un niveau mondial, notamment en soulevant cette question dans leurs relations de travail avec les Etats qui appliquent cette peine. Elle appelle de nouveau les Etats membres du Conseil de l'Europe, qui ne l'ont pas encore fait, à signer et/ou ratifier les Protocoles n° 6 et 13 à la Convention, qui interdisent la peine de mort.

Enfin, la commission invite de nouveau les Etats jouissant d'un statut coopératif avec le Conseil de l'Europe - Etats-Unis, Israël, Japon, Jordanie, Kazakhstan, Maroc et Autorité palestinienne - ainsi que le Belarus à introduire un moratoire sur la peine de mort et finalement à l'abolir de iure. Elle les invite également à donner une importance primordiale à la notion d'« intérêt supérieur de l'enfant », consacrée dans la Convention relative aux droits de l'enfant, lors de la condamnation à la peine de mort à l'encontre d'un parent. En outre, elle leur demande de respecter l'interdiction d'appliquer la peine capitale à toute personne âgée de moins de dix-huit ans au moment des faits reprochés, interdiction consacrée dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Convention relative aux droits des enfants. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10687 Tue, 01 Oct 2019 00:00:00 +0200 Conseil de l'Europe
Un rapporteur condamne fermement la peine de mort prononcée dans la bande de Gaza dirigée par le Hamas https://www.peinedemort.org/document/10593 Titus Corlatean (Roumanie, SOC), rapporteur général de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) sur l'abolition de la peine de mort, a fermement condamné la peine de mort récemment prononcée dans la bande de Gaza (Autorité palestinienne) dirigée par le Hamas. « Il y a plus d'un an, l'Autorité palestinienne a signé le deuxième protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant à abolir la peine de mort (PIDCP) de 1989, et s'est engagée à prendre toutes les mesures nécessaires pour l'abolir dans sa juridiction. En outre, lorsqu'il a obtenu le statut de ‘Partenaire pour la démocratie' auprès de l'Assemblée, le Conseil national palestinien (CNP) s'est engagé à maintenir un moratoire sur les exécutions et à œuvrer en faveur de l'abolition totale. Tous ces engagements sont également contraignants pour les autorités de Gaza. Une fois encore, je demande instamment au Hamas de ne mettre en œuvre aucune condamnation à mort et de s'abstenir de recourir à la peine de mort. J'appelle également les autorités palestiniennes à instaurer sans délai un moratoire sur toutes les exécutions relevant de leur juridiction et à modifier leur législation pénale dans le respect de leurs obligations internationales », a déclaré le rapporteur. « Même les crimes les plus graves ne peuvent justifier la peine de mort et, par conséquent, le recours à d'autres sanctions pénales doit être envisagé pour punir les auteurs ». *** Le 9 juillet 2019, le tribunal de première instance de la bande de Gaza a prononcé une condamnation à mort par pendaison contre J.M. (69 ans) après l'avoir déclaré coupable de meurtre. Il s'agit de la troisième peine capitale prononcée depuis le début de 2019.
« Il y a plus d'un an, l'Autorité palestinienne a signé le deuxième protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant à abolir la peine de mort (PIDCP) de 1989, et s'est engagée à prendre toutes les mesures nécessaires pour l'abolir dans sa juridiction. En outre, lorsqu'il a obtenu le statut de ‘Partenaire pour la démocratie' auprès de l'Assemblée, le Conseil national palestinien (CNP) s'est engagé à maintenir un moratoire sur les exécutions et à œuvrer en faveur de l'abolition totale. Tous ces engagements sont également contraignants pour les autorités de Gaza.

Une fois encore, je demande instamment au Hamas de ne mettre en œuvre aucune condamnation à mort et de s'abstenir de recourir à la peine de mort. J'appelle également les autorités palestiniennes à instaurer sans délai un moratoire sur toutes les exécutions relevant de leur juridiction et à modifier leur législation pénale dans le respect de leurs obligations internationales », a déclaré le rapporteur. « Même les crimes les plus graves ne peuvent justifier la peine de mort et, par conséquent, le recours à d'autres sanctions pénales doit être envisagé pour punir les auteurs ».

***

Le 9 juillet 2019, le tribunal de première instance de la bande de Gaza a prononcé une condamnation à mort par pendaison contre J.M. (69 ans) après l'avoir déclaré coupable de meurtre. Il s'agit de la troisième peine capitale prononcée depuis le début de 2019.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10593 Tue, 16 Jul 2019 00:00:00 +0200 Conseil de l'Europe
La Palestine adhère au traité de l'ONU visant à abolir la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/10431 L'État de Palestine adhère au "Deuxième protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant à abolir la peine de mort". Il devient ainsi le quatre-vingt-septième État partie à ce traité dont l'entrée en vigueur sera le 18 juin 2019 en Palestine. En juin 2018 plusieurs institutions avaient annoncé la signature du Deuxième protocole par la Palestine, cependant l'adhésion a finalement été réalisée directement, sans signature préalable.
Il devient ainsi le quatre-vingt-septième État partie à ce traité dont l'entrée en vigueur sera le 18 juin 2019 en Palestine.

En juin 2018 plusieurs institutions avaient annoncé la signature du Deuxième protocole par la Palestine, cependant l'adhésion a finalement été réalisée directement, sans signature préalable.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10431 Mon, 18 Mar 2019 00:00:00 +0100 Sophie Fotiadi
Le rapporteur condamne les condamnations à mort à Gaza et exhorte le Hamas à suspendre les exécutions https://www.peinedemort.org/document/10294 Yves Cruchten (Luxembourg, SOC), rapporteur de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) sur l'abolition de la peine de mort, a fermement condamné six condamnations à mort prononcées le 3 décembre par un tribunal militaire, dans la bande de Gaza dirigée par le Hamas. « La peine de mort est un châtiment cruel et inhumain, qui n'est plus acceptable pour la majorité des États modernes. Lorsqu'il a obtenu le statut de "partenaire pour la démocratie" auprès de l'Assemblée, le Conseil national palestinien (CNP) s'est engagé à maintenir un moratoire sur les exécutions et à œuvrer pour l'abolition totale de la peine capitale. Récemment, l'Autorité palestinienne a également signé le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) sur l'abolition de la peine de mort, qui date de 1989 », a rappelé le rapporteur. « Tous ces engagements sont également contraignants pour les autorités de Gaza. C'est pourquoi j'exhorte vivement le Hamas à ne pas appliquer ces condamnations à mort et à respecter le moratoire auquel le président de l'Autorité nationale palestinienne, Mahmoud Abbas, s'est engagé. De nouvelles condamnations à mort ne devraient plus être prononcées », a ajouté le rapporteur. Les six personnes, dont cinq Palestiniens et une résidente israélienne, ont été condamnées à mort pour « collaboration » avec Israël. La résidente israélienne a été condamné par contumace.
« La peine de mort est un châtiment cruel et inhumain, qui n'est plus acceptable pour la majorité des États modernes. Lorsqu'il a obtenu le statut de "partenaire pour la démocratie" auprès de l'Assemblée, le Conseil national palestinien (CNP) s'est engagé à maintenir un moratoire sur les exécutions et à œuvrer pour l'abolition totale de la peine capitale. Récemment, l'Autorité palestinienne a également signé le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) sur l'abolition de la peine de mort, qui date de 1989 », a rappelé le rapporteur.

« Tous ces engagements sont également contraignants pour les autorités de Gaza. C'est pourquoi j'exhorte vivement le Hamas à ne pas appliquer ces condamnations à mort et à respecter le moratoire auquel le président de l'Autorité nationale palestinienne, Mahmoud Abbas, s'est engagé. De nouvelles condamnations à mort ne devraient plus être prononcées », a ajouté le rapporteur.

Les six personnes, dont cinq Palestiniens et une résidente israélienne, ont été condamnées à mort pour « collaboration » avec Israël. La résidente israélienne a été condamné par contumace.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10294 Thu, 06 Dec 2018 00:00:00 +0100 Conseil de l'Europe
L'UE blâme le Hamas d'avoir condamné à mort 6 Palestiniens qui auraient "collaboré" avec Israël https://www.peinedemort.org/document/10287 RAMALLAH, 4 décembre (Xinhua) -- L'Union européenne (UE) a condamné mardi un tribunal du Hamas dans la bande de Gaza pour avoir condamné à mort six Palestiniens qui auraient "collaboré" avec Israël. Bien que la date du verdict du tribunal ne soit pas confirmée, des responsables du ministère de l'Intérieur et de l'autorité judiciaire militaire sous contrôle du Hamas ont annoncé la décision lors d'une conférence de presse qui s'est tenue à Gaza lundi. Les chefs des missions de l'UE à Jérusalem et dans la ville de Ramallah en Cisjordanie ont déclaré dans un communiqué de presse que quelles que soient les circonstances, ils rejettent fermement la peine de mort. "L'abolition de la peine de mort contribue à la protection de la dignité humaine ainsi qu'aux progrès et au développement des droits de l'homme", indique le communiqué, qui dénonce la peine capitale comme étant "cruelle et inhumaine". Le communiqué de l'UE avance que "la peine de mort ne constitue pas une force de dissuasion empêchant les comportements criminels mais constitue un déni inacceptable de la dignité et de l'intégrité humaines". Le communiqué appelle les dirigeants du Hamas à Gaza "à s'abstenir de faire appliquer la peine de mort à l'encontre des prisonniers".
Bien que la date du verdict du tribunal ne soit pas confirmée, des responsables du ministère de l'Intérieur et de l'autorité judiciaire militaire sous contrôle du Hamas ont annoncé la décision lors d'une conférence de presse qui s'est tenue à Gaza lundi.

Les chefs des missions de l'UE à Jérusalem et dans la ville de Ramallah en Cisjordanie ont déclaré dans un communiqué de presse que quelles que soient les circonstances, ils rejettent fermement la peine de mort.

"L'abolition de la peine de mort contribue à la protection de la dignité humaine ainsi qu'aux progrès et au développement des droits de l'homme", indique le communiqué, qui dénonce la peine capitale comme étant "cruelle et inhumaine".

Le communiqué de l'UE avance que "la peine de mort ne constitue pas une force de dissuasion empêchant les comportements criminels mais constitue un déni inacceptable de la dignité et de l'intégrité humaines".

Le communiqué appelle les dirigeants du Hamas à Gaza "à s'abstenir de faire appliquer la peine de mort à l'encontre des prisonniers".]]>
https://www.peinedemort.org/document/10287 Tue, 04 Dec 2018 00:00:00 +0100 Xinhua
Gaza: cinq hommes et une femme condamnés à mort pour "collaboration" avec Israël https://www.peinedemort.org/document/10283 Gaza (Territoires palestiniens) - Un tribunal militaire de Gaza a condamné cinq hommes et une femme à être pendus pour "collaboration" avec Israël, ont indiqué lundi les autorités dans ce territoire palestinien dirigé par le mouvement islamiste Hamas. La femme condamnée à mort vit en Israël et a été jugée par contumace, selon les autorités gazaouies. Le tribunal a prononcé au total 14 peines pour collaboration avec Israël, huit autres personnes étant condamnées aux travaux forcés. Les autorités les accusent d'être impliquées dans une explosion qui avaient tué six membres du Hamas en mai 2018 et dont le mouvement islamiste avait imputé la responsabilité à Israël. Les circonstances de l'explosion n'avaient pas été clarifiées publiquement. Iyad al-Bozoum, porte-parole du ministère gazaoui de l'Intérieur, a indiqué lundi qu'elle était liée à la mise en place de dispositifs d'espionnage par les Israéliens. Israël d'un côté, le Hamas et ses alliés de l'autre se sont livré trois guerres dans la bande de Gaza depuis 2008. Après des mois de tensions, les protagonistes ont connu il y a trois semaines leur plus sévère confrontation depuis le conflit de 2014, avant la conclusion d'un cessez-le-feu le 13 novembre. L'escalade avait commencé deux jours plus tôt avec une opération secrète des forces spéciales israéliennes en plein territoire gazaoui. L'incursion des membres des forces spéciales, apparemment déguisés en Palestiniens, avait mal tourné, et s'était soldée par la mort d'un lieutenant-colonel israélien et de sept Palestiniens, dont un commandant local. Elle avait déclenché un cycle de représailles et d'hostilités entre Israël, le Hamas et ses alliés. Elle avait aussi poussé le Hamas à lancer une traque intensive à la recherche d'éventuels complices des Israéliens. Les peines annoncées lundi sont dénuées de lien direct avec le raid manqué du 11 novembre, selon les actes publiés lundi par les autorités gazaouies. - "Message" aux "collaborateurs" - Mais elles constituent un "message clair" adressé à tous ceux qui collaboreraient avec Israël, a dit le porte-parole de l'Intérieur. "Les collaborateurs doivent bien se rendre compte que ce n'est pas l'occupant (israélien) qui les protègera", a-t-il dit devant la presse. La femme vivant en Israël et condamnée à la peine de mort, identifiée comme Amal Mahmoud, 55 ans, est accusée d'avoir convaincu un de ses neveux de collaborer avec Israël en échange de la possibilité de quitter Gaza. La bande de Gaza, coincée entre Israël, Egypte et Méditerranée, est soumise depuis plus de dix ans à un rigoureux blocus israélien destiné, selon l'Etat hébreu, à contenir le Hamas. Les deux millions de Gazaouis se débattent avec la pauvreté, le chômage, les pénuries et l'enfermement. Selon le Centre Palestinien des droits de l'Homme, ONG qui fait autorité sur la question de la peine de mort dans les Territoires palestiniens occupés, le Hamas a, depuis sa prise du pouvoir à Gaza en 2007, prononcé plus de 110 condamnations à mort et mis à exécution 28 d'entre elles, dont six en 2017. Les organisations de défense des droits de l'Homme dénoncent régulièrement des procédures opaques et des procès expéditifs. "Condamner des gens à mort dans la plus grande précipitation, c'est le fait des juntes militaires, pas d'un Etat de droit. La peine de mort est une pratique barbare, elle est toujours dépourvue de fondement, quelles que soient les circonstances ", a dit à l'AFP Omar Shakir, directeur pour Israël et les Territoires palestiniens de l'ONG Human Rights Watch (HRW). En mai 2017, après quatre jours d'audience et la diffusion publique d'aveux très probablement obtenus sous la coercition selon les défenseurs des droits de l'Homme, trois hommes avaient été exécutés par pendaison, et par balles pour l'un d'eux, sous le regard de centaines de personnes spécialement conviées. Ils étaient accusés d'avoir assassiné un commandant militaire du Hamas, pour le compte d'Israël. Quelques semaines auparavant, le Hamas avait fait pendre trois hommes accusés de "collaboration" avec Israël.
La femme condamnée à mort vit en Israël et a été jugée par contumace, selon les autorités gazaouies.

Le tribunal a prononcé au total 14 peines pour collaboration avec Israël, huit autres personnes étant condamnées aux travaux forcés.

Les autorités les accusent d'être impliquées dans une explosion qui avaient tué six membres du Hamas en mai 2018 et dont le mouvement islamiste avait imputé la responsabilité à Israël.

Les circonstances de l'explosion n'avaient pas été clarifiées publiquement. Iyad al-Bozoum, porte-parole du ministère gazaoui de l'Intérieur, a indiqué lundi qu'elle était liée à la mise en place de dispositifs d'espionnage par les Israéliens.

Israël d'un côté, le Hamas et ses alliés de l'autre se sont livré trois guerres dans la bande de Gaza depuis 2008.

Après des mois de tensions, les protagonistes ont connu il y a trois semaines leur plus sévère confrontation depuis le conflit de 2014, avant la conclusion d'un cessez-le-feu le 13 novembre.

L'escalade avait commencé deux jours plus tôt avec une opération secrète des forces spéciales israéliennes en plein territoire gazaoui. L'incursion des membres des forces spéciales, apparemment déguisés en Palestiniens, avait mal tourné, et s'était soldée par la mort d'un lieutenant-colonel israélien et de sept Palestiniens, dont un commandant local.

Elle avait déclenché un cycle de représailles et d'hostilités entre Israël, le Hamas et ses alliés. Elle avait aussi poussé le Hamas à lancer une traque intensive à la recherche d'éventuels complices des Israéliens.

Les peines annoncées lundi sont dénuées de lien direct avec le raid manqué du 11 novembre, selon les actes publiés lundi par les autorités gazaouies.

- "Message" aux "collaborateurs" -

Mais elles constituent un "message clair" adressé à tous ceux qui collaboreraient avec Israël, a dit le porte-parole de l'Intérieur.

"Les collaborateurs doivent bien se rendre compte que ce n'est pas l'occupant (israélien) qui les protègera", a-t-il dit devant la presse.

La femme vivant en Israël et condamnée à la peine de mort, identifiée comme Amal Mahmoud, 55 ans, est accusée d'avoir convaincu un de ses neveux de collaborer avec Israël en échange de la possibilité de quitter Gaza.

La bande de Gaza, coincée entre Israël, Egypte et Méditerranée, est soumise depuis plus de dix ans à un rigoureux blocus israélien destiné, selon l'Etat hébreu, à contenir le Hamas. Les deux millions de Gazaouis se débattent avec la pauvreté, le chômage, les pénuries et l'enfermement.

Selon le Centre Palestinien des droits de l'Homme, ONG qui fait autorité sur la question de la peine de mort dans les Territoires palestiniens occupés, le Hamas a, depuis sa prise du pouvoir à Gaza en 2007, prononcé plus de 110 condamnations à mort et mis à exécution 28 d'entre elles, dont six en 2017.

Les organisations de défense des droits de l'Homme dénoncent régulièrement des procédures opaques et des procès expéditifs.

"Condamner des gens à mort dans la plus grande précipitation, c'est le fait des juntes militaires, pas d'un Etat de droit. La peine de mort est une pratique barbare, elle est toujours dépourvue de fondement, quelles que soient les circonstances ", a dit à l'AFP Omar Shakir, directeur pour Israël et les Territoires palestiniens de l'ONG Human Rights Watch (HRW).

En mai 2017, après quatre jours d'audience et la diffusion publique d'aveux très probablement obtenus sous la coercition selon les défenseurs des droits de l'Homme, trois hommes avaient été exécutés par pendaison, et par balles pour l'un d'eux, sous le regard de centaines de personnes spécialement conviées. Ils étaient accusés d'avoir assassiné un commandant militaire du Hamas, pour le compte d'Israël.

Quelques semaines auparavant, le Hamas avait fait pendre trois hommes accusés de "collaboration" avec Israël.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10283 Mon, 03 Dec 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP