La peine de mort dans le monde — Soudan https://www.peinedemort.org/rss/pays/SDN Soudan : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2020 Sat, 30 May 2020 22:11:17 +0000 Thu, 14 May 2020 22:30:08 +0000 120 Soudan : peine capitale pour 29 agents des RG accusés du meurtre d'un enseignant https://www.peinedemort.org/document/10921 APA-Khartoum (Soudan) - Un tribunal d'Omdurman, la troisième ville du Soudan a condamné à mort 29 membres des services de sécurité pour torture et meurtre d'un enseignant dans un centre de détention en janvier dernier, ont indiqué mardi des sources judiciaires. Le jugement prononcé lundi, et qui s'est tenu avec des mesures de sécurité renforcées, a également condamné trois autres personnes impliquées dans l'affaire, à trois ans de prison. Les membres de l'Agence nationale et des services de sécurité et de renseignement avaient arrêté l'enseignant Ahmed Khair, soupçonné d'avoir participé à des manifestations contre le président déchu Omar el-Béchir. Il a été déclaré mort le lendemain de son arrestation dans la région de Khasm Algrba, située dans l'Etat de Kaslas (est du Soudan), où l'enseignant vivait avec sa famille. Selon les médecins, l'homme âgé de 40 ans avait été sévèrement battu et avait subi de graves blessures auxquelles il avait succombé par la suite. Des centaines de personnes, dont des étudiants, s'étaient rassemblés devant le tribunal d'Omdurman, pour soutenir et demander justice pour l'enseignant dont ils brandissaient des photos. Le Procureur général du Soudan, Tag al-Sair al-Habair, a déclaré qu'il est « satisfait de la décision » de la justice. Il a ajouté lors d'une conférence de presse tenue à l'intérieur du tribunal après le verdict, que le crime que les membres des services de sécurité ont commis est « l'un des crimes les plus horribles de l'histoire du Soudan et que le pays n'en avait jamais vu auparavant ». Il a déclaré que les condamnés peuvent faire appel de la décision, mais que le jugement du tribunal s'est appuyé sur des « preuves claires ». Le frère de l'enseignant, Saad Alkair a qualifié la décision de « victoire non seulement pour la famille, mais aussi pour la Justice et pour la révolution au Soudan ».
Le jugement prononcé lundi, et qui s'est tenu avec des mesures de sécurité renforcées, a également condamné trois autres personnes impliquées dans l'affaire, à trois ans de prison.

Les membres de l'Agence nationale et des services de sécurité et de renseignement avaient arrêté l'enseignant Ahmed Khair, soupçonné d'avoir participé à des manifestations contre le président déchu Omar el-Béchir.

Il a été déclaré mort le lendemain de son arrestation dans la région de Khasm Algrba, située dans l'Etat de Kaslas (est du Soudan), où l'enseignant vivait avec sa famille.

Selon les médecins, l'homme âgé de 40 ans avait été sévèrement battu et avait subi de graves blessures auxquelles il avait succombé par la suite.

Des centaines de personnes, dont des étudiants, s'étaient rassemblés devant le tribunal d'Omdurman, pour soutenir et demander justice pour l'enseignant dont ils brandissaient des photos.

Le Procureur général du Soudan, Tag al-Sair al-Habair, a déclaré qu'il est « satisfait de la décision » de la justice.

Il a ajouté lors d'une conférence de presse tenue à l'intérieur du tribunal après le verdict, que le crime que les membres des services de sécurité ont commis est « l'un des crimes les plus horribles de l'histoire du Soudan et que le pays n'en avait jamais vu auparavant ».

Il a déclaré que les condamnés peuvent faire appel de la décision, mais que le jugement du tribunal s'est appuyé sur des « preuves claires ».

Le frère de l'enseignant, Saad Alkair a qualifié la décision de « victoire non seulement pour la famille, mais aussi pour la Justice et pour la révolution au Soudan ».]]>
https://www.peinedemort.org/document/10921 Tue, 31 Dec 2019 00:00:00 +0000 Agence de Presse Africaine - APA
Soudan: peine capitale pour 27 membres du renseignement pour la mort d'un manifestant https://www.peinedemort.org/document/10784 Un tribunal soudanais a condamné lundi à la peine capitale 27 membres des services de renseignements, reconnus coupables d'avoir torturé à mort un manifestant au début de l'année. Il s'agit des premières condamnations à la peine capitale de membres des forces soudanaises pour la mort de manifestants, un peu plus d'un an après le début d'une révolte inédite contre le régime. Au moins 177 personnes ont été tuées dans la répression du mouvement, selon Amnesty International. Un comité de médecins proches des manifestants évalue le bilan à plus de 250 victimes. Le redouté Service national de renseignement et de sécurité soudanais (NISS) avait joué un rôle clé dans la répression, et en juillet, les militaires au pouvoir l'avaient rebaptisé Service des renseignements généraux. Des dizaines de manifestants s'étaient rassemblés lundi devant un tribunal d'Omdourman, ville voisine de Khartoum, où avait lieu le procès des 27 membres de ce service. Ils brandissaient des portraits de la victime, Ahmed al-Kheir, un enseignant originaire de l'Etat de Kassala, dans l'est du pays. - "Châtiment juste" - "Le sang du martyr n'aura pas été versé en vain", "Vive la justice", "Châtiment juste", ont-ils scandé après l'annonce du verdict. Certains des manifestants étaient venus par bus de Kassala, à 800 km de la capitale, pour assister à l'audience. "Nous sommes venus pour soutenir la famille de notre collègue", a déclaré Ahmed Hassan à l'AFP. Lors de l'audience, lorsque le juge Sadok Albdelrahmane a demandé au frère de la victime, Saad al-Kheir, s'il était prêt à pardonner aux 27 accusés, ce dernier a éclaté en sanglots avant de répondre: "Je demande la peine de mort". Ahmed al-Kheir avait été arrêté le 31 janvier dans une localité de l'Etat de Kassala puis conduit dans les locaux du service des renseignements généraux, a indiqué le juge. Vingt-sept membres appartenant à ce service ont été reconnus coupables de l'avoir torturé à mort, selon lui. "Les coups reçus ont conduit à sa mort", a-t-il précisé. La mort de la victime, accusée d'avoir participé à l'organisation de manifestations antigouvernementales, avait été annoncée le 2 février. Onze membres du même service de renseignement ont été condamnés à des peines allant de trois à cinq ans de prison dans cette affaire. La défense dispose de deux semaines pour faire appel. Le 19 décembre 2018, des centaines de Soudanais avaient commencé à manifester dans plusieurs villes du pays après la décision gouvernementale de tripler le prix du pain en pleine crise économique. Ce mouvement s'est transformé en une révolte qui a abouti le 11 avril à la destitution par l'armée du président Omar el-Béchir, après 30 ans de pouvoir sans partage. Depuis la conclusion en août d'un accord entre les militaires qui avaient succédé à M. Béchir et les dirigeants de la contestation, le pays est dirigé par un gouvernement de transition, avec un Premier ministre civil et un Conseil souverain composé de civils et de militaires. Les nouvelles autorités ont multiplié les mesures visant à démanteler l'ancien régime et répondre aux aspirations de la contestation. En septembre, le Premier ministre Abdallah Hamdok avait formé un comité chargé d'enquêter sur la répression d'un sit-in le 3 juin devant le QG de l'armée à Khartoum, épisode le plus sanglant de la révolte. Lors du premier anniversaire de la révolte, des milliers de Soudanais avaient manifesté à Khartoum et dans d'autres villes du pays pour réclamer justice aux "martyrs de la révolution". M. Béchir, détenu depuis avril à Khartoum, a lui été condamné le 14 décembre à une peine de deux ans en institution pénitentiaire pour "corruption". L'ex-dictateur reste par ailleurs la cible de graves accusations de la part de la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes lors du conflit sanglant au Darfour (ouest) à partir de 2003.
Il s'agit des premières condamnations à la peine capitale de membres des forces soudanaises pour la mort de manifestants, un peu plus d'un an après le début d'une révolte inédite contre le régime.

Au moins 177 personnes ont été tuées dans la répression du mouvement, selon Amnesty International. Un comité de médecins proches des manifestants évalue le bilan à plus de 250 victimes.

Le redouté Service national de renseignement et de sécurité soudanais (NISS) avait joué un rôle clé dans la répression, et en juillet, les militaires au pouvoir l'avaient rebaptisé Service des renseignements généraux.

Des dizaines de manifestants s'étaient rassemblés lundi devant un tribunal d'Omdourman, ville voisine de Khartoum, où avait lieu le procès des 27 membres de ce service.

Ils brandissaient des portraits de la victime, Ahmed al-Kheir, un enseignant originaire de l'Etat de Kassala, dans l'est du pays.

- "Châtiment juste" -

"Le sang du martyr n'aura pas été versé en vain", "Vive la justice", "Châtiment juste", ont-ils scandé après l'annonce du verdict. Certains des manifestants étaient venus par bus de Kassala, à 800 km de la capitale, pour assister à l'audience.

"Nous sommes venus pour soutenir la famille de notre collègue", a déclaré Ahmed Hassan à l'AFP.

Lors de l'audience, lorsque le juge Sadok Albdelrahmane a demandé au frère de la victime, Saad al-Kheir, s'il était prêt à pardonner aux 27 accusés, ce dernier a éclaté en sanglots avant de répondre: "Je demande la peine de mort".

Ahmed al-Kheir avait été arrêté le 31 janvier dans une localité de l'Etat de Kassala puis conduit dans les locaux du service des renseignements généraux, a indiqué le juge.

Vingt-sept membres appartenant à ce service ont été reconnus coupables de l'avoir torturé à mort, selon lui. "Les coups reçus ont conduit à sa mort", a-t-il précisé.

La mort de la victime, accusée d'avoir participé à l'organisation de manifestations antigouvernementales, avait été annoncée le 2 février.

Onze membres du même service de renseignement ont été condamnés à des peines allant de trois à cinq ans de prison dans cette affaire. La défense dispose de deux semaines pour faire appel.

Le 19 décembre 2018, des centaines de Soudanais avaient commencé à manifester dans plusieurs villes du pays après la décision gouvernementale de tripler le prix du pain en pleine crise économique.

Ce mouvement s'est transformé en une révolte qui a abouti le 11 avril à la destitution par l'armée du président Omar el-Béchir, après 30 ans de pouvoir sans partage.

Depuis la conclusion en août d'un accord entre les militaires qui avaient succédé à M. Béchir et les dirigeants de la contestation, le pays est dirigé par un gouvernement de transition, avec un Premier ministre civil et un Conseil souverain composé de civils et de militaires.

Les nouvelles autorités ont multiplié les mesures visant à démanteler l'ancien régime et répondre aux aspirations de la contestation.

En septembre, le Premier ministre Abdallah Hamdok avait formé un comité chargé d'enquêter sur la répression d'un sit-in le 3 juin devant le QG de l'armée à Khartoum, épisode le plus sanglant de la révolte.

Lors du premier anniversaire de la révolte, des milliers de Soudanais avaient manifesté à Khartoum et dans d'autres villes du pays pour réclamer justice aux "martyrs de la révolution".

M. Béchir, détenu depuis avril à Khartoum, a lui été condamné le 14 décembre à une peine de deux ans en institution pénitentiaire pour "corruption".

L'ex-dictateur reste par ailleurs la cible de graves accusations de la part de la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes lors du conflit sanglant au Darfour (ouest) à partir de 2003.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10784 Mon, 30 Dec 2019 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Soudan : un tribunal condamne à mort 27 membres des forces de sécurité pour avoir tué un manifestant https://www.peinedemort.org/document/10785 KHARTOUM, 30 décembre (Xinhua) -- Un tribunal soudanais a condamné à mort ce lundi 27 membres des forces de sécurité pour avoir tué un manifestant en détention en février dernier. Le juge a aussi condamné trois accusés à trois ans de prison et en a acquitté sept autres. Avant de délivrer son verdict, le juge a demandé à la famille de la victime de choisir entre le pardon et le châtiment, et c'est cette deuxième option qui a été choisie. Le 2 février, la police avait annoncé le décès d'Ahmed Al-Khair Ahmed, un enseignant qui était détenu dans la ville de Khashm el-Girba dans l'Etat de Kassala (est) à la suite de manifestations, affirmant que la cause de la mort était "l'intoxication alimentaire". Cependant, un comité gouvernemental en charge d'enquêter sur les manifestations au Soudan a déclaré le 7 février que cet homme avait succombé à des blessures causées par un objet dur. Des manifestations de masse ont éclaté en décembre 2018 au Soudan, ce qui a mené au renversement de l'ex-président Omar el-Béchir le 11 avril dernier.
Le juge a aussi condamné trois accusés à trois ans de prison et en a acquitté sept autres.

Avant de délivrer son verdict, le juge a demandé à la famille de la victime de choisir entre le pardon et le châtiment, et c'est cette deuxième option qui a été choisie.

Le 2 février, la police avait annoncé le décès d'Ahmed Al-Khair Ahmed, un enseignant qui était détenu dans la ville de Khashm el-Girba dans l'Etat de Kassala (est) à la suite de manifestations, affirmant que la cause de la mort était "l'intoxication alimentaire".

Cependant, un comité gouvernemental en charge d'enquêter sur les manifestations au Soudan a déclaré le 7 février que cet homme avait succombé à des blessures causées par un objet dur.

Des manifestations de masse ont éclaté en décembre 2018 au Soudan, ce qui a mené au renversement de l'ex-président Omar el-Béchir le 11 avril dernier.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10785 Mon, 30 Dec 2019 00:00:00 +0000 Xinhua
Condamnations à mort en masse au Soudan : 27 personnes condamnées en un procès https://www.peinedemort.org/document/10787 Un tribunal soudanais condamne à mort 27 membres de l'ancien Service national de renseignement et de sécurité soudanais pour avoir frappé à mort en détention un manifestant qui avait été arrêté le 31 janvier 2019. La mort d'Ahmed al-Kheir, accusé d'avoir participé à l'organisation de manifestations antigouvernementales, avait été annoncée le 2 février. https://www.peinedemort.org/document/10787 Mon, 30 Dec 2019 00:00:00 +0000 Sophie Fotiadi