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    <title>La peine de mort dans le monde — Somalie</title>
    <link>https://www.peinedemort.org/rss/pays/SOM</link>
    <description>Somalie : tous les documents concernant la peine de mort.</description>
    <language>fr</language>
    <copyright>Sophie Fotiadi &amp;lt;sophie.fotiadi@peinedemort.org&amp;gt;, 2026</copyright>
    <pubDate>Mon, 27 Apr 2026 21:35:02 +0000</pubDate>
    <lastBuildDate>Fri, 13 Feb 2026 20:13:59 +0000</lastBuildDate>
    <ttl>120</ttl>
    <item>
      <title>Peine capitale: le cas rare d'une Somalienne exécutée au fusil</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12582</link>
      <description>APA-Mogadiscio (Somalie)&#13;
Une Somalienne a été exécutée par peloton d'exécution ce mardi à Galkayo, ville de la région semi-autonome du Puntland. Ce recours à la peine capitale, particulièrement rare pour une femme, fait suite au meurtre de sa domestique de 14 ans à la fin de l'année dernière.&#13;
&#13;
Hodan Mohamud Diiriye, 34 ans, avait été reconnue coupable d'avoir battu à mort sa jeune employée, Saabirin Saylaan, en novembre dernier. Avant l'ouverture du procès devant un tribunal islamique, des vidéos montrant les sévices infligés par l'accusée avaient fuité, suscitant l'indignation générale.&#13;
&#13;
Dans l'un de ces enregistrements, Hodan Mohamud Diiriye lançait à la victime ensanglantée : « Je prends plaisir à ta douleur ». L'autopsie pratiquée sur le corps de l'adolescente a révélé des marques de tortures sévères.&#13;
&#13;
Le tribunal a appliqué le principe juridique islamique de la « Qisas » (loi du talion). Conformément à cette règle, la famille de la victime a décliné toute compensation financière, exigeant l'exécution de la condamnée. Le président de la cour, Mohamed Abdulsalam, a qualifié cette sentence de « justice rétributive ».&#13;
&#13;
Par ailleurs, le mari de l'accusée, Abdicaziiz Hashi Nur, a été reconnu complice et condamné à un an de prison assorti d'une amende de 500 dollars. La défense, qui plaidait l'aliénation mentale au moment des faits, a vu ses arguments rejetés par les juges.&#13;
&#13;
L'exécution d'une femme est un événement exceptionnel en Somalie. Le dernier cas recensé remonte à 2013, lorsque des complices présumés du groupe Al-Shabaab avaient été pendus pour l'assassinat d'une autorité régionale.&#13;
&#13;
Le meurtre de la jeune Saylaan a relancé le débat national sur la maltraitance des enfants, un phénomène largement sous-documenté dans le pays.</description>
      <content:encoded><![CDATA[APA-Mogadiscio (Somalie)<br />
Une Somalienne a été exécutée par peloton d'exécution ce mardi à Galkayo, ville de la région semi-autonome du Puntland. Ce recours à la peine capitale, particulièrement rare pour une femme, fait suite au meurtre de sa domestique de 14 ans à la fin de l'année dernière.<br />
<br />
Hodan Mohamud Diiriye, 34 ans, avait été reconnue coupable d'avoir battu à mort sa jeune employée, Saabirin Saylaan, en novembre dernier. Avant l'ouverture du procès devant un tribunal islamique, des vidéos montrant les sévices infligés par l'accusée avaient fuité, suscitant l'indignation générale.<br />
<br />
Dans l'un de ces enregistrements, Hodan Mohamud Diiriye lançait à la victime ensanglantée : « Je prends plaisir à ta douleur ». L'autopsie pratiquée sur le corps de l'adolescente a révélé des marques de tortures sévères.<br />
<br />
Le tribunal a appliqué le principe juridique islamique de la « Qisas » (loi du talion). Conformément à cette règle, la famille de la victime a décliné toute compensation financière, exigeant l'exécution de la condamnée. Le président de la cour, Mohamed Abdulsalam, a qualifié cette sentence de « justice rétributive ».<br />
<br />
Par ailleurs, le mari de l'accusée, Abdicaziiz Hashi Nur, a été reconnu complice et condamné à un an de prison assorti d'une amende de 500 dollars. La défense, qui plaidait l'aliénation mentale au moment des faits, a vu ses arguments rejetés par les juges.<br />
<br />
L'exécution d'une femme est un événement exceptionnel en Somalie. Le dernier cas recensé remonte à 2013, lorsque des complices présumés du groupe Al-Shabaab avaient été pendus pour l'assassinat d'une autorité régionale.<br />
<br />
Le meurtre de la jeune Saylaan a relancé le débat national sur la maltraitance des enfants, un phénomène largement sous-documenté dans le pays.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12582</guid>
      <pubDate>Tue, 03 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence de Presse Africaine - APA</author>
    </item>
    <item>
      <title>Peine de mort : davantage d'exécutions dans certains pays malgré la tendance à l'abolition</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12556</link>
      <description>Alors que le monde semblait s'engager vers l'abolition universelle, 2025 marque un recul brutal : Iran, Arabie saoudite, États-Unis, Chine, Afghanistan… quelques États intensifient les exécutions, notamment pour des délits liés à la drogue, et font grimper le compteur mondial.&#13;
&#13;
Le Bureau des droits de l'homme de l'ONU indique avoir constaté une « hausse alarmante » du recours à la peine capitale en 2025, en particulier pour des infractions qui ne répondent pas au critère des « crimes les plus graves » requis par le droit international, « la poursuite des exécutions de personnes condamnées pour des crimes commis lorsqu'elles étaient mineures, ainsi que le secret persistant qui entoure les exécutions ».&#13;
&#13;
« Cela est non seulement incompatible avec le droit international, mais également inefficace pour dissuader la criminalité », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk.&#13;
&#13;
Outil d'intimidation&#13;
&#13;
Si le Haut-Commissaire alerte sur ces dérives, des pays comme l'Iran montrent, chiffres à l'appui, la réalité de cette tendance inquiétante. Dans ce pays, au moins 1.500 personnes ont été exécutées, dont 47 % pour des délits liés à la drogue. &#13;
&#13;
« L'ampleur et le rythme des exécutions suggèrent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État », a observé Volker Türk. &#13;
&#13;
En Arabie saoudite, 356 personnes ont été exécutées, dépassant le record de 2024, dont 78 % pour des infractions liées à la drogue. Parmi elles, au moins deux étaient mineures au moment des faits.&#13;
&#13;
Aux États-Unis, 47 exécutions ont été réalisées, le niveau le plus élevé en 16 ans, avec la généralisation de l'asphyxie au gaz, suscitant des inquiétudes sur la cruauté des peines. &#13;
&#13;
En Afghanistan, des exécutions publiques ont perduré, quatre personnes ayant été tuées par les proches des victimes le 11 avril 2025.&#13;
&#13;
Chine et Corée du Nord&#13;
&#13;
Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour. En Chine et en Corée du Nord, le secret autour de la peine de mort empêche d'obtenir des chiffres fiables. Enfin, en Biélorussie, le champ des crimes passibles de la peine capitale a été élargi dans le cadre des lois sur la sécurité nationale et le terrorisme.&#13;
&#13;
Alors que certaines régions restent marquées par l'opacité ou l'expansion de la peine de mort, d'autres pays, comme Israël et le Hamas à Gaza, attirent l'attention en raison de projets et pratiques ciblant des populations spécifiques.&#13;
&#13;
En Israël, des projets de loi visent à étendre la peine de mort aux Palestiniens, suscitant de sérieuses inquiétudes sur le respect du droit international et des procès équitables. Selon l'ONU, des exécutions menées par le Hamas à Gaza constituent également des violations des droits de l'homme.&#13;
&#13;
Des États freinent le recours aux exécutions&#13;
&#13;
En revanche, quelques États montrent des signes de progrès, réduisant le recours à la peine capitale et limitant les crimes passibles d'exécution. C'est le cas du Vietnam, qui a réduit le nombre d'infractions passibles de la peine de mort. &#13;
&#13;
Le Pakistan a supprimé deux infractions passibles de la peine capitale, tout en en conservant 29. Le Zimbabwe a aboli la peine de mort pour les crimes de droit commun fin 2024, et le Kenya a entamé une révision législative de la peine capitale.&#13;
&#13;
En Malaisie, plus de 1.000 personnes ont été retirées du risque d'exécution grâce à la révision des peines. Au Kirghizistan, la Cour constitutionnelle a confirmé l'interdiction de la peine de mort, jugeant inconstitutionnel un projet de loi visant à la réintroduire.&#13;
&#13;
Ces avancées mettent en lumière l'écart avec d'autres pays. Le chef des droits de l'homme de l'ONU appelle à instaurer un moratoire sur les exécutions, à commuer toutes les condamnations à mort et à s'engager vers l'abolition totale.&#13;
&#13;
« La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et elle peut conduire à l'exécution de personnes innocentes. Dans la pratique, la peine de mort est aussi souvent appliquée de manière arbitraire et discriminatoire, en violation des principes fondamentaux d'égalité devant la loi », a fait valoir M. Türk.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Alors que le monde semblait s'engager vers l'abolition universelle, 2025 marque un recul brutal : Iran, Arabie saoudite, États-Unis, Chine, Afghanistan… quelques États intensifient les exécutions, notamment pour des délits liés à la drogue, et font grimper le compteur mondial.<br />
<br />
Le Bureau des droits de l'homme de l'ONU indique avoir constaté une « hausse alarmante » du recours à la peine capitale en 2025, en particulier pour des infractions qui ne répondent pas au critère des « crimes les plus graves » requis par le droit international, « la poursuite des exécutions de personnes condamnées pour des crimes commis lorsqu'elles étaient mineures, ainsi que le secret persistant qui entoure les exécutions ».<br />
<br />
« Cela est non seulement incompatible avec le droit international, mais également inefficace pour dissuader la criminalité », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk.<br />
<br />
Outil d'intimidation<br />
<br />
Si le Haut-Commissaire alerte sur ces dérives, des pays comme l'Iran montrent, chiffres à l'appui, la réalité de cette tendance inquiétante. Dans ce pays, au moins 1.500 personnes ont été exécutées, dont 47 % pour des délits liés à la drogue. <br />
<br />
« L'ampleur et le rythme des exécutions suggèrent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État », a observé Volker Türk. <br />
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En Arabie saoudite, 356 personnes ont été exécutées, dépassant le record de 2024, dont 78 % pour des infractions liées à la drogue. Parmi elles, au moins deux étaient mineures au moment des faits.<br />
<br />
Aux États-Unis, 47 exécutions ont été réalisées, le niveau le plus élevé en 16 ans, avec la généralisation de l'asphyxie au gaz, suscitant des inquiétudes sur la cruauté des peines. <br />
<br />
En Afghanistan, des exécutions publiques ont perduré, quatre personnes ayant été tuées par les proches des victimes le 11 avril 2025.<br />
<br />
Chine et Corée du Nord<br />
<br />
Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour. En Chine et en Corée du Nord, le secret autour de la peine de mort empêche d'obtenir des chiffres fiables. Enfin, en Biélorussie, le champ des crimes passibles de la peine capitale a été élargi dans le cadre des lois sur la sécurité nationale et le terrorisme.<br />
<br />
Alors que certaines régions restent marquées par l'opacité ou l'expansion de la peine de mort, d'autres pays, comme Israël et le Hamas à Gaza, attirent l'attention en raison de projets et pratiques ciblant des populations spécifiques.<br />
<br />
En Israël, des projets de loi visent à étendre la peine de mort aux Palestiniens, suscitant de sérieuses inquiétudes sur le respect du droit international et des procès équitables. Selon l'ONU, des exécutions menées par le Hamas à Gaza constituent également des violations des droits de l'homme.<br />
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Des États freinent le recours aux exécutions<br />
<br />
En revanche, quelques États montrent des signes de progrès, réduisant le recours à la peine capitale et limitant les crimes passibles d'exécution. C'est le cas du Vietnam, qui a réduit le nombre d'infractions passibles de la peine de mort. <br />
<br />
Le Pakistan a supprimé deux infractions passibles de la peine capitale, tout en en conservant 29. Le Zimbabwe a aboli la peine de mort pour les crimes de droit commun fin 2024, et le Kenya a entamé une révision législative de la peine capitale.<br />
<br />
En Malaisie, plus de 1.000 personnes ont été retirées du risque d'exécution grâce à la révision des peines. Au Kirghizistan, la Cour constitutionnelle a confirmé l'interdiction de la peine de mort, jugeant inconstitutionnel un projet de loi visant à la réintroduire.<br />
<br />
Ces avancées mettent en lumière l'écart avec d'autres pays. Le chef des droits de l'homme de l'ONU appelle à instaurer un moratoire sur les exécutions, à commuer toutes les condamnations à mort et à s'engager vers l'abolition totale.<br />
<br />
« La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et elle peut conduire à l'exécution de personnes innocentes. Dans la pratique, la peine de mort est aussi souvent appliquée de manière arbitraire et discriminatoire, en violation des principes fondamentaux d'égalité devant la loi », a fait valoir M. Türk.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12556</guid>
      <pubDate>Mon, 19 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Organisation des Nations Unies</author>
    </item>
    <item>
      <title>« Augmentation alarmante » du recours à la peine capitale dans le monde en 2025, alerte l'ONU</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12557</link>
      <description>Le recours à la peine capitale dans le monde connaît une « augmentation alarmante », a alerté lundi le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, manifestant sa préoccupation face à la situation en Iran, en Arabie Saoudite ou aux États-Unis notamment.&#13;
&#13;
« Alors que la tendance mondiale générale continue d'évoluer vers l'abolition universelle de la peine de mort, le nombre d'exécutions a fortement augmenté en 2025, principalement en raison d'une hausse significative dans un petit nombre d'États qui la maintiennent », a souligné lundi Volker Türk dans un communiqué publié à Genève. « Mon bureau a constaté une augmentation alarmante du recours à la peine capitale en 2025, notamment pour des infractions ne répondant pas au critère des +crimes les plus graves+ requis par le droit international », a déclaré le responsable onusien.&#13;
&#13;
En Iran, où au moins 1.500 personnes auraient été exécutées en 2025, selon M. Türk, « l'ampleur et le rythme des exécutions évoquent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État ». En Arabie saoudite, au moins 356 personnes, dont au moins deux mineurs, auraient été exécutées en 2025, « dépassant ainsi le précédent record établi en 2024 ». Aux États-Unis, 47 exécutions ont eu lieu en 2025, soit le nombre le plus élevé en 16 ans, selon le Haut-Commissariat. « Le recours à l'exécution par asphyxie au gaz, introduit aux États-Unis en 2024, s'est généralisé, suscitant de vives inquiétudes quant à d'éventuelles pratiques de torture ou des châtiments cruels », a-t-il encore relevé.&#13;
&#13;
En Afghanistan, les exécutions publiques se sont poursuivies, en violation du droit international, ajoute M. Türk, mentionnant les exécutions en avril de quatre personnes « par les proches des victimes dans des stades des provinces de Badghis, Nimroz et Farah ». Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour, et en Chine et en Corée du Nord, « le recours à la peine de mort demeure opaque, ce qui rend difficile l'obtention de chiffres précis ».&#13;
&#13;
M. Türk a également indiqué qu'en Israël, plusieurs propositions législatives visent à « étendre le recours à la peine de mort en introduisant des dispositions de peine capitale obligatoire qui s'appliqueraient exclusivement aux Palestiniens ». « Ceci soulève de graves préoccupations quant à la violation de leurs droits à une procédure régulière », a-t-il souligné tout en dénonçant dans le même temps les « exécutions perpétrées par le Hamas à Gaza », qui selon lui « constituent également des violations flagrantes des droits de l'homme ».&#13;
&#13;
M. Türk a enfin salué les mesures encourageantes prises cette année au Vietnam, au Pakistan, au Zimbabwe, au Kenya ou en Malaisie pour limiter le recours à la peine de mort. « La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et peut conduire à l'exécution d'innocents », a déclaré M. Türk, appelant tous les États qui maintiennent la peine de mort à « instaurer un moratoire immédiat sur les exécutions, commuer toutes les condamnations à mort existantes et s'orienter vers son abolition complète ».</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le recours à la peine capitale dans le monde connaît une « augmentation alarmante », a alerté lundi le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, manifestant sa préoccupation face à la situation en Iran, en Arabie Saoudite ou aux États-Unis notamment.<br />
<br />
« Alors que la tendance mondiale générale continue d'évoluer vers l'abolition universelle de la peine de mort, le nombre d'exécutions a fortement augmenté en 2025, principalement en raison d'une hausse significative dans un petit nombre d'États qui la maintiennent », a souligné lundi Volker Türk dans un communiqué publié à Genève. « Mon bureau a constaté une augmentation alarmante du recours à la peine capitale en 2025, notamment pour des infractions ne répondant pas au critère des +crimes les plus graves+ requis par le droit international », a déclaré le responsable onusien.<br />
<br />
En Iran, où au moins 1.500 personnes auraient été exécutées en 2025, selon M. Türk, « l'ampleur et le rythme des exécutions évoquent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État ». En Arabie saoudite, au moins 356 personnes, dont au moins deux mineurs, auraient été exécutées en 2025, « dépassant ainsi le précédent record établi en 2024 ». Aux États-Unis, 47 exécutions ont eu lieu en 2025, soit le nombre le plus élevé en 16 ans, selon le Haut-Commissariat. « Le recours à l'exécution par asphyxie au gaz, introduit aux États-Unis en 2024, s'est généralisé, suscitant de vives inquiétudes quant à d'éventuelles pratiques de torture ou des châtiments cruels », a-t-il encore relevé.<br />
<br />
En Afghanistan, les exécutions publiques se sont poursuivies, en violation du droit international, ajoute M. Türk, mentionnant les exécutions en avril de quatre personnes « par les proches des victimes dans des stades des provinces de Badghis, Nimroz et Farah ». Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour, et en Chine et en Corée du Nord, « le recours à la peine de mort demeure opaque, ce qui rend difficile l'obtention de chiffres précis ».<br />
<br />
M. Türk a également indiqué qu'en Israël, plusieurs propositions législatives visent à « étendre le recours à la peine de mort en introduisant des dispositions de peine capitale obligatoire qui s'appliqueraient exclusivement aux Palestiniens ». « Ceci soulève de graves préoccupations quant à la violation de leurs droits à une procédure régulière », a-t-il souligné tout en dénonçant dans le même temps les « exécutions perpétrées par le Hamas à Gaza », qui selon lui « constituent également des violations flagrantes des droits de l'homme ».<br />
<br />
M. Türk a enfin salué les mesures encourageantes prises cette année au Vietnam, au Pakistan, au Zimbabwe, au Kenya ou en Malaisie pour limiter le recours à la peine de mort. « La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et peut conduire à l'exécution d'innocents », a déclaré M. Türk, appelant tous les États qui maintiennent la peine de mort à « instaurer un moratoire immédiat sur les exécutions, commuer toutes les condamnations à mort existantes et s'orienter vers son abolition complète ».]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12557</guid>
      <pubDate>Mon, 19 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>L'Arabie saoudite exécute huit condamnés</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12452</link>
      <description>L'Arabie saoudite a exécuté huit personnes en une seule journée, ont annoncé les médias d'Etat, au moment où le recours à la peine de mort s'accélère dans la monarchie du Golfe, en particulier pour des condamnations liées à la drogue.&#13;
&#13;
L'agence de presse officielle saoudienne SPA a indiqué que quatre Somaliens et trois Ethiopiens avaient été exécutés samedi dans la région méridionale de Najran « pour avoir introduit clandestinement du haschisch dans le royaume ». Un Saoudien a par ailleurs été exécuté pour le meurtre de sa mère.&#13;
&#13;
Depuis le début de l'année 2025, l'Arabie saoudite a exécuté 230 personnes, selon un décompte de l'AFP fondé sur les annonces officielles. Parmi elles, 154 l'ont été pour des condamnations liées aux stupéfiants. En 2024, le royaume avait procédé à 338 exécutions, un record qui risque d'être encore dépassé cette année.&#13;
&#13;
Les analystes établissent un lien entre ce pic et la « guerre contre la drogue » lancée par le royaume en 2023, avec l'arrivée à terme actuellement des procédures judiciaires contre les personnes alors arrêtées. L'Arabie saoudite a repris les exécutions pour des infractions liées à la drogue fin 2022, après avoir suspendu l'application de la peine de mort dans les affaires de stupéfiants pendant environ trois ans. Elle a exécuté 19 personnes en 2022, deux en 2023 et 117 en 2024 pour des crimes liés aux stupéfiants, selon le décompte de l'AFP.&#13;
&#13;
Pour les défenseurs des droits humains, le maintien de la peine capitale nuit à l'image de tolérance et de modernité que le royaume cherche à véhiculer. Les autorités saoudiennes affirment que la peine de mort est nécessaire au maintien de l'ordre public et qu'elle n'est appliquée qu'après épuisement de toutes les voies de recours.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'Arabie saoudite a exécuté huit personnes en une seule journée, ont annoncé les médias d'Etat, au moment où le recours à la peine de mort s'accélère dans la monarchie du Golfe, en particulier pour des condamnations liées à la drogue.<br />
<br />
L'agence de presse officielle saoudienne SPA a indiqué que quatre Somaliens et trois Ethiopiens avaient été exécutés samedi dans la région méridionale de Najran « pour avoir introduit clandestinement du haschisch dans le royaume ». Un Saoudien a par ailleurs été exécuté pour le meurtre de sa mère.<br />
<br />
Depuis le début de l'année 2025, l'Arabie saoudite a exécuté 230 personnes, selon un décompte de l'AFP fondé sur les annonces officielles. Parmi elles, 154 l'ont été pour des condamnations liées aux stupéfiants. En 2024, le royaume avait procédé à 338 exécutions, un record qui risque d'être encore dépassé cette année.<br />
<br />
Les analystes établissent un lien entre ce pic et la « guerre contre la drogue » lancée par le royaume en 2023, avec l'arrivée à terme actuellement des procédures judiciaires contre les personnes alors arrêtées. L'Arabie saoudite a repris les exécutions pour des infractions liées à la drogue fin 2022, après avoir suspendu l'application de la peine de mort dans les affaires de stupéfiants pendant environ trois ans. Elle a exécuté 19 personnes en 2022, deux en 2023 et 117 en 2024 pour des crimes liés aux stupéfiants, selon le décompte de l'AFP.<br />
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Pour les défenseurs des droits humains, le maintien de la peine capitale nuit à l'image de tolérance et de modernité que le royaume cherche à véhiculer. Les autorités saoudiennes affirment que la peine de mort est nécessaire au maintien de l'ordre public et qu'elle n'est appliquée qu'après épuisement de toutes les voies de recours.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12452</guid>
      <pubDate>Sun, 03 Aug 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
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