La peine de mort dans le monde — Thailande https://www.peinedemort.org/rss/pays/THA Thailande : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2019 Sat, 21 Sep 2019 11:41:55 +0200 Sun, 01 Sep 2019 18:20:15 +0200 120 Thaïlande. Meurtre de touristes britanniques : peine de mort validée par la cour suprême https://www.peinedemort.org/document/10652 Nonthaburi (Thaïlande), 29 août 2019 (AFP) - La cour suprême de Thaïlande a validé jeudi la condamnation à mort de deux travailleurs immigrés birmans pour le meurtre d'un couple de touristes britanniques sur une île thaïlandaise en septembre 2014. "La Cour confirme les verdicts prononcés en première instance et en appel", a déclaré le juge devant des accusés au visage impassible et vêtus de tuniques kaki de prisonniers. Les juges ont suivi le réquisitoire très sévère des procureurs à l'encontre des deux accusés, Zaw Lin et Win Zaw Tun, originaires de l'Etat Rakhine, une région pauvre de l'ouest de la Birmanie. Leurs procès avaient été entachés de nombreuses irrégularités. En 2015, puis en appel en 2017, ils avaient été déclarés coupables du viol et du meurtre de Hannah Witheridge et du meurtre de David Miller, un drame qui avait terni la réputation de destination sûre de la Thaïlande. Les corps des victimes, âgées de 23 et 24 ans, avaient été retrouvés au petit matin nus et ensanglantés sur une plage de Koh Tao, petite île paradisiaque du sud du pays connue pour la plongée. Ils avaient été frappés à mort avec un bâton et un ustensile de jardin. Au cours de l'instruction, la défense avait contesté la validité des preuves d'ADN, dont les échantillons n'auraient pas été conservés correctement. D'autres éléments clés comme les vêtements de Hannah Witheridge n'ont pas été testés. Elle avait aussi accusé la police d'avoir extorqué des aveux aux deux jeunes accusés pour boucler une affaire qui portait atteinte à l'image du pays, dont l'activité touristique compte pour un cinquième de l'économie. Ils se sont depuis rétracté et clament leur innocence. Le premier procès avait divisé les familles des victimes. Les parents de David Miller avaient estimé que "justice" avait été rendue, tandis que celle de Hannah Witheridge était plus prudente, une soeur qualifiant même l'instruction de "gâchis". L'affaire est également très suivie en Birmanie, où le procès a été jugé "impartial" par beaucoup. La première condamnation avait été suivie de manifestations devant l'ambassade de Thaïlande à Rangoun, la capitale économique du pays. La décision rendue jeudi par la cour suprême valide les confessions des accusés et les analyses d'ADN. "Ils sont sous le choc" a déclaré l'avocat des deux Birmans, Nakhon Chompuchat, après l'énoncé du verdict. "Ils s'inquiètent maintenant du moment où ils seront exécutés. Ils s'y sont préparés mais cela reste très difficile d'en parler" avec eux. "Ils continuent de dire qu'il n'ont absolument rien fait de mal" a-t-il conclu. Leur espoir maintenant est d'obtenir un pardon royal ou une peine commuée, ce qui est souvent accordé aux condamnés à mort dans le royaume. L'année dernière, le pays a toutefois procédé à sa première exécution depuis 2009. "La Cour confirme les verdicts prononcés en première instance et en appel", a déclaré le juge devant des accusés au visage impassible et vêtus de tuniques kaki de prisonniers.

Les juges ont suivi le réquisitoire très sévère des procureurs à l'encontre des deux accusés, Zaw Lin et Win Zaw Tun, originaires de l'Etat Rakhine, une région pauvre de l'ouest de la Birmanie.

Leurs procès avaient été entachés de nombreuses irrégularités.

En 2015, puis en appel en 2017, ils avaient été déclarés coupables du viol et du meurtre de Hannah Witheridge et du meurtre de David Miller, un drame qui avait terni la réputation de destination sûre de la Thaïlande.

Les corps des victimes, âgées de 23 et 24 ans, avaient été retrouvés au petit matin nus et ensanglantés sur une plage de Koh Tao, petite île paradisiaque du sud du pays connue pour la plongée. Ils avaient été frappés à mort avec un bâton et un ustensile de jardin.

Au cours de l'instruction, la défense avait contesté la validité des preuves d'ADN, dont les échantillons n'auraient pas été conservés correctement. D'autres éléments clés comme les vêtements de Hannah Witheridge n'ont pas été testés.

Elle avait aussi accusé la police d'avoir extorqué des aveux aux deux jeunes accusés pour boucler une affaire qui portait atteinte à l'image du pays, dont l'activité touristique compte pour un cinquième de l'économie. Ils se sont depuis rétracté et clament leur innocence.

Le premier procès avait divisé les familles des victimes. Les parents de David Miller avaient estimé que "justice" avait été rendue, tandis que celle de Hannah Witheridge était plus prudente, une soeur qualifiant même l'instruction de "gâchis".

L'affaire est également très suivie en Birmanie, où le procès a été jugé "impartial" par beaucoup. La première condamnation avait été suivie de manifestations devant l'ambassade de Thaïlande à Rangoun, la capitale économique du pays.

La décision rendue jeudi par la cour suprême valide les confessions des accusés et les analyses d'ADN.

"Ils sont sous le choc" a déclaré l'avocat des deux Birmans, Nakhon Chompuchat, après l'énoncé du verdict. "Ils s'inquiètent maintenant du moment où ils seront exécutés. Ils s'y sont préparés mais cela reste très difficile d'en parler" avec eux.

"Ils continuent de dire qu'il n'ont absolument rien fait de mal" a-t-il conclu.

Leur espoir maintenant est d'obtenir un pardon royal ou une peine commuée, ce qui est souvent accordé aux condamnés à mort dans le royaume.

L'année dernière, le pays a toutefois procédé à sa première exécution depuis 2009.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10652 Thu, 29 Aug 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Thaïlande. Peine de mort pour le meurtre d'une touriste https://www.peinedemort.org/document/10587 Un jeune Thaïlandais a été condamné à mort pour le viol et le meurtre d'une touriste allemande alors qu'il se trouvait sous l'effet de méthamphétamines, sur une île paradisiaque prisée des vacanciers en avril. Le corps de la jeune femme de 27 ans avait été retrouvé caché sous un amas de pierres et de feuilles mortes, sur Koh Sichang, île du golfe de Thaïlande. «Le tribunal le condamne à la peine de mort, compte tenu du meurtre commis pour cacher son crime», a annoncé le tribunal, qui a rendu son verdict mercredi. Le cas de cet éboueur de 24 ans a en effet été aggravé par le fait qu'il a tué la jeune femme qui cherchait à fuir après le viol, à coups de pierres sur la tête. L'accusé, qui était sous l'effet de méthamphétamines, a reconnu les faits. Le tourisme est habituellement sans risque en Thaïlande, y compris pour les femmes seules, dans ce pays qui accueille quelque 40 millions de visiteurs par an. En 2014, la découverte des corps de deux touristes britanniques sur une plage de Koh Tao avait fait scandale, notamment en raison de la non-protection de la scène de crime et de la diffusion de photos des corps. Deux travailleurs immigrés birmans avaient été reconnus coupables du meurtre et condamnés à mort, au terme d'un procès controversé. Mais les deux hommes sont toujours en prison, la Thaïlande commuant le plus souvent les peines de mort en prison à vie. En juin 2018, la Thaïlande a néanmoins procédé à une exécution par injection létale, pour la première fois depuis 2009.
Le corps de la jeune femme de 27 ans avait été retrouvé caché sous un amas de pierres et de feuilles mortes, sur Koh Sichang, île du golfe de Thaïlande.

«Le tribunal le condamne à la peine de mort, compte tenu du meurtre commis pour cacher son crime», a annoncé le tribunal, qui a rendu son verdict mercredi. Le cas de cet éboueur de 24 ans a en effet été aggravé par le fait qu'il a tué la jeune femme qui cherchait à fuir après le viol, à coups de pierres sur la tête. L'accusé, qui était sous l'effet de méthamphétamines, a reconnu les faits.

Le tourisme est habituellement sans risque en Thaïlande, y compris pour les femmes seules, dans ce pays qui accueille quelque 40 millions de visiteurs par an. En 2014, la découverte des corps de deux touristes britanniques sur une plage de Koh Tao avait fait scandale, notamment en raison de la non-protection de la scène de crime et de la diffusion de photos des corps.

Deux travailleurs immigrés birmans avaient été reconnus coupables du meurtre et condamnés à mort, au terme d'un procès controversé. Mais les deux hommes sont toujours en prison, la Thaïlande commuant le plus souvent les peines de mort en prison à vie. En juin 2018, la Thaïlande a néanmoins procédé à une exécution par injection létale, pour la première fois depuis 2009. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10587 Fri, 12 Jul 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Le nombre d'exécutions capitales dans le monde au plus bas depuis une décennie https://www.peinedemort.org/document/10458 Amnesty International a enregistré 690 exécutions capitales en 2018, un chiffre au plus bas depuis dix ans, malgré une hausse dans plusieurs pays dont les Etats-Unis et le Japon, selon son rapport mondial sur la peine de mort publié mercredi. L'organisation a cependant précisé que ce chiffre ne comprend pas les exécutions en Chine, où les chiffres sont classés secret d'Etat. "On pense que les exécutions s'y comptent par milliers", précise l'ONG. "La chute du nombre d'exécutions à l'échelle mondiale", qui ont baissé de 31% par rapport à l'année précédente, "prouve que même les pays apparemment les plus rétifs amorcent un changement et réalisent que la peine de mort n'est pas la solution", a déclaré Kumi Naidoo, secrétaire général d'Amnesty International. "Cela incite à espérer que ce n'est qu'une simple question de temps avant que ce châtiment cruel et archaïque ne soit relégué au passé", a-t-il ajouté. L'ONG explique cette baisse principalement par les modifications apportées à la loi relative à la lutte contre les stupéfiants en Iran, où le nombre d'exécution a baissé de 50%, et par la "diminution des chiffres dans certains des pays responsables de la majorité des exécutions", principalement en Irak, au Pakistan et en Somalie. Derrière la Chine, les pays ayant eu le plus massivement recours aux exécutions sont l'Iran (253), l'Arabie saoudite (149), le Vietnam (85) et l'Irak (52). Ces quatre derniers pays représentent ensemble près de quatre cinquièmes (78%) des exécutions recensées dans le monde. Malgré un recul global, le nombre d'exécutions a augmenté dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis (25), au Japon (15), à Singapour (13) au Soudan du Sud (7) et au Belarus (4). La Thaïlande, elle, a renoué avec les exécutions, où elles n'avaient plus cours depuis 2009. Au total, vingt pays ont procédé à des exécutions en 2018, par décapitation (Arabie Saoudite), électrocution (Etats-Unis), pendaison (Afghanistan, Japon, Singapour), injection létale (Chine, Etats-Unis, Thaïlande) ou arme à feu (Corée du Nord, Yémen). - "Consensus mondial" - Amnesty International a par ailleurs enregistré 2.531 condamnations à mort (Chine non incluse) l'année dernière -contre 2.591 en 2017-, portant à 19.336 le nombre de personnes dans les couloirs de la mort. L'ONG s'est dite "préoccupée par la forte hausse du nombre" de ces condamnations dans certains pays. Elles ont ainsi été multipliées par quatre en Irak (271 condamnations à mort en 2018), et ont augmenté de 75% en Egypte (717). Malgré ces chiffres, l'organisation juge que la peine de mort est "résolument en recul" dans le monde, donnant plusieurs exemples de mesures prises pour mettre fin à ce châtiment. Le Burkina Faso a ainsi adopté un nouveau code pénal excluant la peine de mort, tandis que la Gambie et la Malaisie ont déclaré un moratoire officiel sur les exécutions. Aux États-Unis, la loi relative à la peine capitale dans l'État de Washington a été déclarée inconstitutionnelle. "Les autres pays concernés doivent à présent s'engager sur la même voie", a réclamé Kumi Naidoo. "Lentement mais sûrement, un consensus mondial est en train de se former visant à la suppression du recours à la peine de mort", a-t-il estimé. Selon Amnesty International, à la fin de l'année 2018, 106 pays, soit plus de la moitié des États dans le monde, avaient aboli la peine de mort, et 142 d'entre eux étaient abolitionnistes en droit ou en pratique. Amnesty International a également recensé huit cas de condamnés à mort innocentés au cours de l'année écoulée, dont deux aux États-Unis et un en Egypte.
L'organisation a cependant précisé que ce chiffre ne comprend pas les exécutions en Chine, où les chiffres sont classés secret d'Etat. "On pense que les exécutions s'y comptent par milliers", précise l'ONG.

"La chute du nombre d'exécutions à l'échelle mondiale", qui ont baissé de 31% par rapport à l'année précédente, "prouve que même les pays apparemment les plus rétifs amorcent un changement et réalisent que la peine de mort n'est pas la solution", a déclaré Kumi Naidoo, secrétaire général d'Amnesty International.

"Cela incite à espérer que ce n'est qu'une simple question de temps avant que ce châtiment cruel et archaïque ne soit relégué au passé", a-t-il ajouté.

L'ONG explique cette baisse principalement par les modifications apportées à la loi relative à la lutte contre les stupéfiants en Iran, où le nombre d'exécution a baissé de 50%, et par la "diminution des chiffres dans certains des pays responsables de la majorité des exécutions", principalement en Irak, au Pakistan et en Somalie.

Derrière la Chine, les pays ayant eu le plus massivement recours aux exécutions sont l'Iran (253), l'Arabie saoudite (149), le Vietnam (85) et l'Irak (52). Ces quatre derniers pays représentent ensemble près de quatre cinquièmes (78%) des exécutions recensées dans le monde.

Malgré un recul global, le nombre d'exécutions a augmenté dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis (25), au Japon (15), à Singapour (13) au Soudan du Sud (7) et au Belarus (4). La Thaïlande, elle, a renoué avec les exécutions, où elles n'avaient plus cours depuis 2009.

Au total, vingt pays ont procédé à des exécutions en 2018, par décapitation (Arabie Saoudite), électrocution (Etats-Unis), pendaison (Afghanistan, Japon, Singapour), injection létale (Chine, Etats-Unis, Thaïlande) ou arme à feu (Corée du Nord, Yémen).

- "Consensus mondial" -

Amnesty International a par ailleurs enregistré 2.531 condamnations à mort (Chine non incluse) l'année dernière -contre 2.591 en 2017-, portant à 19.336 le nombre de personnes dans les couloirs de la mort. L'ONG s'est dite "préoccupée par la forte hausse du nombre" de ces condamnations dans certains pays.

Elles ont ainsi été multipliées par quatre en Irak (271 condamnations à mort en 2018), et ont augmenté de 75% en Egypte (717).

Malgré ces chiffres, l'organisation juge que la peine de mort est "résolument en recul" dans le monde, donnant plusieurs exemples de mesures prises pour mettre fin à ce châtiment.

Le Burkina Faso a ainsi adopté un nouveau code pénal excluant la peine de mort, tandis que la Gambie et la Malaisie ont déclaré un moratoire officiel sur les exécutions. Aux États-Unis, la loi relative à la peine capitale dans l'État de Washington a été déclarée inconstitutionnelle.

"Les autres pays concernés doivent à présent s'engager sur la même voie", a réclamé Kumi Naidoo. "Lentement mais sûrement, un consensus mondial est en train de se former visant à la suppression du recours à la peine de mort", a-t-il estimé.

Selon Amnesty International, à la fin de l'année 2018, 106 pays, soit plus de la moitié des États dans le monde, avaient aboli la peine de mort, et 142 d'entre eux étaient abolitionnistes en droit ou en pratique.

Amnesty International a également recensé huit cas de condamnés à mort innocentés au cours de l'année écoulée, dont deux aux États-Unis et un en Egypte.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10458 Wed, 10 Apr 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Rapport d'Amnesty international : "Condamnations à mort et exécutions en 2018" https://www.peinedemort.org/document/10459 L'Organisation Non Gouvernementale Amnesty international présente son rapport sur les condamnations à mort et exécutions en 2018, avec une baisse notable du nombre des exécutions : "Le nombre d'exécutions recensées à travers le monde a diminué de 31 %, atteignant le chiffre le plus faible enregistré depuis au moins 10 ans. Cependant, une hausse du nombre des exécutions a été enregistrée dans plusieurs pays, notamment au Bélarus, aux États-Unis, au Japon, à Singapour et au Soudan du Sud. La Thaïlande a repris les exécutions, et le Sri Lanka menaçait de faire de même. La Chine demeurait le pays ayant le plus massivement procédé à des exécutions, et elle était suivie par l'Iran, l'Arabie saoudite, le Viêt-Nam et l'Irak."
"Le nombre d'exécutions recensées à travers le monde a diminué de 31 %, atteignant le chiffre le plus faible enregistré depuis au moins 10 ans.
Cependant, une hausse du nombre des exécutions a été enregistrée dans plusieurs pays, notamment au Bélarus, aux États-Unis, au Japon, à Singapour et au Soudan du Sud.
La Thaïlande a repris les exécutions, et le Sri Lanka menaçait de faire de même.
La Chine demeurait le pays ayant le plus massivement procédé à des exécutions, et elle était suivie par l'Iran, l'Arabie saoudite, le Viêt-Nam et l'Irak."]]>
https://www.peinedemort.org/document/10459 Wed, 10 Apr 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
La peine de mort dans le monde https://www.peinedemort.org/document/10156 La Malaisie, qui a annoncé jeudi qu'elle allait abolir la peine de mort, rejoindra les quelque trois quarts des pays dans le monde qui ont supprimé le châtiment suprême "en droit ou en pratique", selon le rapport 2017 d'Amnesty International. - Près de 150 pays abolitionnistes - Fin 2017, Amnesty International comptabilisait 142 pays abolitionnistes dans leur législation ou de facto, c'est-à-dire ceux n'ayant pas procédé à des exécutions au cours des dix dernières années. Soit près des trois quarts des 195 pays dans le monde. Parmi eux, 106 ont aboli la peine de mort par la loi, pour tous les crimes, selon l'organisation de défense des droits de l'homme. Près de la moitié d'entre eux se trouvent en Europe et en Asie centrale. L'année dernière, deux pays - la Guinée et la Mongolie - ont aboli la peine capitale dans leur législation. Le Guatemala est devenu abolitionniste pour les crimes de droit commun uniquement. L'Afrique subsaharienne a réalisé d'importants progrès vers l'abolition de la peine de mort, avec une diminution significative du nombre de sentences capitales recensées dans toute la région. Le Burkina Faso, la Gambie, le Kenya et le Tchad ont pris des mesures pour supprimer ce châtiment en adoptant de nouvelles législations ou en déposant des projets de loi en ce sens. Seuls le Soudan du Sud et la Somalie ont procédé à des exécutions en 2017 en Afrique, contre cinq pays en 2016. Selon Amnesty, le Belarus est le seul pays d'Europe et Asie centrale à recourir à la peine de mort et le nombre d'exécutions y a considérablement baissé. Le Kazakhstan, la Russie et le Tadjikistan ont maintenu leur moratoire sur la peine capitale. - Des exécutions dans 23 pays - Au total, 993 exécutions ont été enregistrées en 2017 dans 23 pays, soit un recul de 4% par rapport à 2016, et de 39% par rapport à 2015, une année record qui avait comptabilisé 1.634 exécutions. Ces chiffres n'incluent pas la Chine, où Amnesty estime à des "milliers" le nombre d'exécutions chaque année, mais où les statistiques en la matière relèvent toujours du secret d'État. L'Iran, l'Arabie saoudite, l'Irak et le Pakistan ont procédé à eux quatre à 84% des exécutions recensées dans le monde. Les exécutions capitales ont toutefois diminué de 31% au Pakistan et de 11% en Iran l'an dernier par rapport à 2016. Bahreïn, les Emirats arabes unis, la Jordanie et le Koweït ont repris les exécutions en 2017. A l'inverse, Amnesty n'a enregistré aucune exécution dans cinq pays qui avaient appliqué la peine de mort en 2016: Indonésie, Nigeria, Soudan, Botswana et Taïwan. Ces deux derniers pays ont toutefois connu au moins une exécution depuis début 2018. De son côté, la Thaïlande a exécuté un condamné en juin dernier, pour la première fois depuis 2009. Pour la neuvième année consécutive, les Etats-Unis ont été en 2017 le seul pays du continent américain à mettre à mort des prisonniers (23 exécutions et 41 condamnations à mort). Le Japon, seul autre pays riche à pratiquer la peine capitale, a pendu quatre condamnés en 2017, mais plus d'une centaine attendaient encore dans les couloirs de la mort. Le 26 juillet, les 13 condamnés à mort de la meurtrière secte Aum, responsable de l'attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995, ont tous été exécutés. Les méthodes d'exécution utilisées à travers le monde en 2017 ont été la décapitation, la pendaison, le peloton d'exécution et l'injection létale. En Iran, une trentaine d'exécutions publiques ont eu lieu.
- Près de 150 pays abolitionnistes -

Fin 2017, Amnesty International comptabilisait 142 pays abolitionnistes dans leur législation ou de facto, c'est-à-dire ceux n'ayant pas procédé à des exécutions au cours des dix dernières années. Soit près des trois quarts des 195 pays dans le monde. Parmi eux, 106 ont aboli la peine de mort par la loi, pour tous les crimes, selon l'organisation de défense des droits de l'homme. Près de la moitié d'entre eux se trouvent en Europe et en Asie centrale.

L'année dernière, deux pays - la Guinée et la Mongolie - ont aboli la peine capitale dans leur législation. Le Guatemala est devenu abolitionniste pour les crimes de droit commun uniquement.

L'Afrique subsaharienne a réalisé d'importants progrès vers l'abolition de la peine de mort, avec une diminution significative du nombre de sentences capitales recensées dans toute la région.

Le Burkina Faso, la Gambie, le Kenya et le Tchad ont pris des mesures pour supprimer ce châtiment en adoptant de nouvelles législations ou en déposant des projets de loi en ce sens. Seuls le Soudan du Sud et la Somalie ont procédé à des exécutions en 2017 en Afrique, contre cinq pays en 2016.

Selon Amnesty, le Belarus est le seul pays d'Europe et Asie centrale à recourir à la peine de mort et le nombre d'exécutions y a considérablement baissé. Le Kazakhstan, la Russie et le Tadjikistan ont maintenu leur moratoire sur la peine capitale.

- Des exécutions dans 23 pays -

Au total, 993 exécutions ont été enregistrées en 2017 dans 23 pays, soit un recul de 4% par rapport à 2016, et de 39% par rapport à 2015, une année record qui avait comptabilisé 1.634 exécutions.

Ces chiffres n'incluent pas la Chine, où Amnesty estime à des "milliers" le nombre d'exécutions chaque année, mais où les statistiques en la matière relèvent toujours du secret d'État.

L'Iran, l'Arabie saoudite, l'Irak et le Pakistan ont procédé à eux quatre à 84% des exécutions recensées dans le monde. Les exécutions capitales ont toutefois diminué de 31% au Pakistan et de 11% en Iran l'an dernier par rapport à 2016.

Bahreïn, les Emirats arabes unis, la Jordanie et le Koweït ont repris les exécutions en 2017. A l'inverse, Amnesty n'a enregistré aucune exécution dans cinq pays qui avaient appliqué la peine de mort en 2016: Indonésie, Nigeria, Soudan, Botswana et Taïwan. Ces deux derniers pays ont toutefois connu au moins une exécution depuis début 2018.

De son côté, la Thaïlande a exécuté un condamné en juin dernier, pour la première fois depuis 2009.

Pour la neuvième année consécutive, les Etats-Unis ont été en 2017 le seul pays du continent américain à mettre à mort des prisonniers (23 exécutions et 41 condamnations à mort).

Le Japon, seul autre pays riche à pratiquer la peine capitale, a pendu quatre condamnés en 2017, mais plus d'une centaine attendaient encore dans les couloirs de la mort.

Le 26 juillet, les 13 condamnés à mort de la meurtrière secte Aum, responsable de l'attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995, ont tous été exécutés.

Les méthodes d'exécution utilisées à travers le monde en 2017 ont été la décapitation, la pendaison, le peloton d'exécution et l'injection létale. En Iran, une trentaine d'exécutions publiques ont eu lieu.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10156 Thu, 11 Oct 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP