La peine de mort dans le monde — Thailande https://www.peinedemort.org/rss/pays/THA Thailande : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2019 Fri, 15 Nov 2019 02:04:10 +0100 Sun, 27 Oct 2019 20:34:48 +0100 120 Indonésie. Cocaïne: trois touristes risquent la peine capitale https://www.peinedemort.org/document/10707 Un Français et deux Thaïlandaises risquent la peine de mort après avoir été arrêtés pour trafic de drogue à Bali, ont annoncé lundi les services douaniers de l'île touristique indonésienne. Le Français, Olivier J., a été arrêté après la découverte à l'aéroport d'un paquet contenant 22,5 grammes de cocaïne, envoyé depuis son pays d'origine et portant son adresse. Il encourt une longue peine de prison ou la peine de mort s'il est jugé coupable, dans ce pays majoritairement musulman qui a fait de la lutte contre les stupéfiants l'une de ses priorités. Conformément à une pratique commune en Indonésie, il a été présenté à la presse lundi, au côté de trois autres personnes arrêtées pour trafic de drogue. Tous étaient vêtus d'uniformes orange de prisonniers. Parmi les autres personnes arrêtées, deux Thaïlandaises, identifiées comme Kasarin K. et Sanicha M. et arrivées la semaine dernière à l'aéroport de Bali sur un vol en provenance de Bangkok, risquent également la peine de mort. Des paquets contenant près d'un kilo de méthamphétamine ont été découverts cachés sous leurs vêtements. Parallèlement, une esthéticienne russe, Tatiana F., accusée d'avoir tenté d'introduire en contrebande dans le pays 6,6 grammes de cocaïne, a été arrêtée à son arrivée à Bali sur un vol en provenance de Doha la semaine dernière. Elle risque jusqu'à quinze ans de prison. La semaine dernière, deux Thaïlandais ont été condamnés à 16 ans de prison chacun après avoir été jugés coupables du trafic d'un kilogramme de méthamphétamine qu'ils avaient avalé. Les condamnations à la peine de mort sont fréquemment commuées en sentences d'emprisonnement de longue durée, mais l'Indonésie a déjà exécuté des étrangers par le passé. En 2015, deux Australiens, Andrew C. et Myuran S., membres d'un gang de trafic d'héroïne appellé Bali Nine avaient été exécutés sur l'île de Nusakambangan. Jakarta a condamné à mort 48 personnes l'an dernier, dont 15 étrangers jugés coupables de trafic de drogue, selon les statistiques compilées par l'ONG Amnesty International.
Le Français, Olivier J., a été arrêté après la découverte à l'aéroport d'un paquet contenant 22,5 grammes de cocaïne, envoyé depuis son pays d'origine et portant son adresse. Il encourt une longue peine de prison ou la peine de mort s'il est jugé coupable, dans ce pays majoritairement musulman qui a fait de la lutte contre les stupéfiants l'une de ses priorités.

Conformément à une pratique commune en Indonésie, il a été présenté à la presse lundi, au côté de trois autres personnes arrêtées pour trafic de drogue. Tous étaient vêtus d'uniformes orange de prisonniers.

Parmi les autres personnes arrêtées, deux Thaïlandaises, identifiées comme Kasarin K. et Sanicha M. et arrivées la semaine dernière à l'aéroport de Bali sur un vol en provenance de Bangkok, risquent également la peine de mort. Des paquets contenant près d'un kilo de méthamphétamine ont été découverts cachés sous leurs vêtements.

Parallèlement, une esthéticienne russe, Tatiana F., accusée d'avoir tenté d'introduire en contrebande dans le pays 6,6 grammes de cocaïne, a été arrêtée à son arrivée à Bali sur un vol en provenance de Doha la semaine dernière. Elle risque jusqu'à quinze ans de prison.

La semaine dernière, deux Thaïlandais ont été condamnés à 16 ans de prison chacun après avoir été jugés coupables du trafic d'un kilogramme de méthamphétamine qu'ils avaient avalé.

Les condamnations à la peine de mort sont fréquemment commuées en sentences d'emprisonnement de longue durée, mais l'Indonésie a déjà exécuté des étrangers par le passé. En 2015, deux Australiens, Andrew C. et Myuran S., membres d'un gang de trafic d'héroïne appellé Bali Nine avaient été exécutés sur l'île de Nusakambangan.

Jakarta a condamné à mort 48 personnes l'an dernier, dont 15 étrangers jugés coupables de trafic de drogue, selon les statistiques compilées par l'ONG Amnesty International.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10707 Mon, 21 Oct 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Thaïlande. Meurtre de touristes britanniques : peine de mort validée par la cour suprême https://www.peinedemort.org/document/10652 Nonthaburi (Thaïlande), 29 août 2019 (AFP) - La cour suprême de Thaïlande a validé jeudi la condamnation à mort de deux travailleurs immigrés birmans pour le meurtre d'un couple de touristes britanniques sur une île thaïlandaise en septembre 2014. "La Cour confirme les verdicts prononcés en première instance et en appel", a déclaré le juge devant des accusés au visage impassible et vêtus de tuniques kaki de prisonniers. Les juges ont suivi le réquisitoire très sévère des procureurs à l'encontre des deux accusés, Zaw Lin et Win Zaw Tun, originaires de l'Etat Rakhine, une région pauvre de l'ouest de la Birmanie. Leurs procès avaient été entachés de nombreuses irrégularités. En 2015, puis en appel en 2017, ils avaient été déclarés coupables du viol et du meurtre de Hannah Witheridge et du meurtre de David Miller, un drame qui avait terni la réputation de destination sûre de la Thaïlande. Les corps des victimes, âgées de 23 et 24 ans, avaient été retrouvés au petit matin nus et ensanglantés sur une plage de Koh Tao, petite île paradisiaque du sud du pays connue pour la plongée. Ils avaient été frappés à mort avec un bâton et un ustensile de jardin. Au cours de l'instruction, la défense avait contesté la validité des preuves d'ADN, dont les échantillons n'auraient pas été conservés correctement. D'autres éléments clés comme les vêtements de Hannah Witheridge n'ont pas été testés. Elle avait aussi accusé la police d'avoir extorqué des aveux aux deux jeunes accusés pour boucler une affaire qui portait atteinte à l'image du pays, dont l'activité touristique compte pour un cinquième de l'économie. Ils se sont depuis rétracté et clament leur innocence. Le premier procès avait divisé les familles des victimes. Les parents de David Miller avaient estimé que "justice" avait été rendue, tandis que celle de Hannah Witheridge était plus prudente, une soeur qualifiant même l'instruction de "gâchis". L'affaire est également très suivie en Birmanie, où le procès a été jugé "impartial" par beaucoup. La première condamnation avait été suivie de manifestations devant l'ambassade de Thaïlande à Rangoun, la capitale économique du pays. La décision rendue jeudi par la cour suprême valide les confessions des accusés et les analyses d'ADN. "Ils sont sous le choc" a déclaré l'avocat des deux Birmans, Nakhon Chompuchat, après l'énoncé du verdict. "Ils s'inquiètent maintenant du moment où ils seront exécutés. Ils s'y sont préparés mais cela reste très difficile d'en parler" avec eux. "Ils continuent de dire qu'il n'ont absolument rien fait de mal" a-t-il conclu. Leur espoir maintenant est d'obtenir un pardon royal ou une peine commuée, ce qui est souvent accordé aux condamnés à mort dans le royaume. L'année dernière, le pays a toutefois procédé à sa première exécution depuis 2009. "La Cour confirme les verdicts prononcés en première instance et en appel", a déclaré le juge devant des accusés au visage impassible et vêtus de tuniques kaki de prisonniers.

Les juges ont suivi le réquisitoire très sévère des procureurs à l'encontre des deux accusés, Zaw Lin et Win Zaw Tun, originaires de l'Etat Rakhine, une région pauvre de l'ouest de la Birmanie.

Leurs procès avaient été entachés de nombreuses irrégularités.

En 2015, puis en appel en 2017, ils avaient été déclarés coupables du viol et du meurtre de Hannah Witheridge et du meurtre de David Miller, un drame qui avait terni la réputation de destination sûre de la Thaïlande.

Les corps des victimes, âgées de 23 et 24 ans, avaient été retrouvés au petit matin nus et ensanglantés sur une plage de Koh Tao, petite île paradisiaque du sud du pays connue pour la plongée. Ils avaient été frappés à mort avec un bâton et un ustensile de jardin.

Au cours de l'instruction, la défense avait contesté la validité des preuves d'ADN, dont les échantillons n'auraient pas été conservés correctement. D'autres éléments clés comme les vêtements de Hannah Witheridge n'ont pas été testés.

Elle avait aussi accusé la police d'avoir extorqué des aveux aux deux jeunes accusés pour boucler une affaire qui portait atteinte à l'image du pays, dont l'activité touristique compte pour un cinquième de l'économie. Ils se sont depuis rétracté et clament leur innocence.

Le premier procès avait divisé les familles des victimes. Les parents de David Miller avaient estimé que "justice" avait été rendue, tandis que celle de Hannah Witheridge était plus prudente, une soeur qualifiant même l'instruction de "gâchis".

L'affaire est également très suivie en Birmanie, où le procès a été jugé "impartial" par beaucoup. La première condamnation avait été suivie de manifestations devant l'ambassade de Thaïlande à Rangoun, la capitale économique du pays.

La décision rendue jeudi par la cour suprême valide les confessions des accusés et les analyses d'ADN.

"Ils sont sous le choc" a déclaré l'avocat des deux Birmans, Nakhon Chompuchat, après l'énoncé du verdict. "Ils s'inquiètent maintenant du moment où ils seront exécutés. Ils s'y sont préparés mais cela reste très difficile d'en parler" avec eux.

"Ils continuent de dire qu'il n'ont absolument rien fait de mal" a-t-il conclu.

Leur espoir maintenant est d'obtenir un pardon royal ou une peine commuée, ce qui est souvent accordé aux condamnés à mort dans le royaume.

L'année dernière, le pays a toutefois procédé à sa première exécution depuis 2009.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10652 Thu, 29 Aug 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Thaïlande. Peine de mort pour le meurtre d'une touriste https://www.peinedemort.org/document/10587 Un jeune Thaïlandais a été condamné à mort pour le viol et le meurtre d'une touriste allemande alors qu'il se trouvait sous l'effet de méthamphétamines, sur une île paradisiaque prisée des vacanciers en avril. Le corps de la jeune femme de 27 ans avait été retrouvé caché sous un amas de pierres et de feuilles mortes, sur Koh Sichang, île du golfe de Thaïlande. «Le tribunal le condamne à la peine de mort, compte tenu du meurtre commis pour cacher son crime», a annoncé le tribunal, qui a rendu son verdict mercredi. Le cas de cet éboueur de 24 ans a en effet été aggravé par le fait qu'il a tué la jeune femme qui cherchait à fuir après le viol, à coups de pierres sur la tête. L'accusé, qui était sous l'effet de méthamphétamines, a reconnu les faits. Le tourisme est habituellement sans risque en Thaïlande, y compris pour les femmes seules, dans ce pays qui accueille quelque 40 millions de visiteurs par an. En 2014, la découverte des corps de deux touristes britanniques sur une plage de Koh Tao avait fait scandale, notamment en raison de la non-protection de la scène de crime et de la diffusion de photos des corps. Deux travailleurs immigrés birmans avaient été reconnus coupables du meurtre et condamnés à mort, au terme d'un procès controversé. Mais les deux hommes sont toujours en prison, la Thaïlande commuant le plus souvent les peines de mort en prison à vie. En juin 2018, la Thaïlande a néanmoins procédé à une exécution par injection létale, pour la première fois depuis 2009.
Le corps de la jeune femme de 27 ans avait été retrouvé caché sous un amas de pierres et de feuilles mortes, sur Koh Sichang, île du golfe de Thaïlande.

«Le tribunal le condamne à la peine de mort, compte tenu du meurtre commis pour cacher son crime», a annoncé le tribunal, qui a rendu son verdict mercredi. Le cas de cet éboueur de 24 ans a en effet été aggravé par le fait qu'il a tué la jeune femme qui cherchait à fuir après le viol, à coups de pierres sur la tête. L'accusé, qui était sous l'effet de méthamphétamines, a reconnu les faits.

Le tourisme est habituellement sans risque en Thaïlande, y compris pour les femmes seules, dans ce pays qui accueille quelque 40 millions de visiteurs par an. En 2014, la découverte des corps de deux touristes britanniques sur une plage de Koh Tao avait fait scandale, notamment en raison de la non-protection de la scène de crime et de la diffusion de photos des corps.

Deux travailleurs immigrés birmans avaient été reconnus coupables du meurtre et condamnés à mort, au terme d'un procès controversé. Mais les deux hommes sont toujours en prison, la Thaïlande commuant le plus souvent les peines de mort en prison à vie. En juin 2018, la Thaïlande a néanmoins procédé à une exécution par injection létale, pour la première fois depuis 2009. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10587 Fri, 12 Jul 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Le nombre d'exécutions capitales dans le monde au plus bas depuis une décennie https://www.peinedemort.org/document/10458 Amnesty International a enregistré 690 exécutions capitales en 2018, un chiffre au plus bas depuis dix ans, malgré une hausse dans plusieurs pays dont les Etats-Unis et le Japon, selon son rapport mondial sur la peine de mort publié mercredi. L'organisation a cependant précisé que ce chiffre ne comprend pas les exécutions en Chine, où les chiffres sont classés secret d'Etat. "On pense que les exécutions s'y comptent par milliers", précise l'ONG. "La chute du nombre d'exécutions à l'échelle mondiale", qui ont baissé de 31% par rapport à l'année précédente, "prouve que même les pays apparemment les plus rétifs amorcent un changement et réalisent que la peine de mort n'est pas la solution", a déclaré Kumi Naidoo, secrétaire général d'Amnesty International. "Cela incite à espérer que ce n'est qu'une simple question de temps avant que ce châtiment cruel et archaïque ne soit relégué au passé", a-t-il ajouté. L'ONG explique cette baisse principalement par les modifications apportées à la loi relative à la lutte contre les stupéfiants en Iran, où le nombre d'exécution a baissé de 50%, et par la "diminution des chiffres dans certains des pays responsables de la majorité des exécutions", principalement en Irak, au Pakistan et en Somalie. Derrière la Chine, les pays ayant eu le plus massivement recours aux exécutions sont l'Iran (253), l'Arabie saoudite (149), le Vietnam (85) et l'Irak (52). Ces quatre derniers pays représentent ensemble près de quatre cinquièmes (78%) des exécutions recensées dans le monde. Malgré un recul global, le nombre d'exécutions a augmenté dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis (25), au Japon (15), à Singapour (13) au Soudan du Sud (7) et au Belarus (4). La Thaïlande, elle, a renoué avec les exécutions, où elles n'avaient plus cours depuis 2009. Au total, vingt pays ont procédé à des exécutions en 2018, par décapitation (Arabie Saoudite), électrocution (Etats-Unis), pendaison (Afghanistan, Japon, Singapour), injection létale (Chine, Etats-Unis, Thaïlande) ou arme à feu (Corée du Nord, Yémen). - "Consensus mondial" - Amnesty International a par ailleurs enregistré 2.531 condamnations à mort (Chine non incluse) l'année dernière -contre 2.591 en 2017-, portant à 19.336 le nombre de personnes dans les couloirs de la mort. L'ONG s'est dite "préoccupée par la forte hausse du nombre" de ces condamnations dans certains pays. Elles ont ainsi été multipliées par quatre en Irak (271 condamnations à mort en 2018), et ont augmenté de 75% en Egypte (717). Malgré ces chiffres, l'organisation juge que la peine de mort est "résolument en recul" dans le monde, donnant plusieurs exemples de mesures prises pour mettre fin à ce châtiment. Le Burkina Faso a ainsi adopté un nouveau code pénal excluant la peine de mort, tandis que la Gambie et la Malaisie ont déclaré un moratoire officiel sur les exécutions. Aux États-Unis, la loi relative à la peine capitale dans l'État de Washington a été déclarée inconstitutionnelle. "Les autres pays concernés doivent à présent s'engager sur la même voie", a réclamé Kumi Naidoo. "Lentement mais sûrement, un consensus mondial est en train de se former visant à la suppression du recours à la peine de mort", a-t-il estimé. Selon Amnesty International, à la fin de l'année 2018, 106 pays, soit plus de la moitié des États dans le monde, avaient aboli la peine de mort, et 142 d'entre eux étaient abolitionnistes en droit ou en pratique. Amnesty International a également recensé huit cas de condamnés à mort innocentés au cours de l'année écoulée, dont deux aux États-Unis et un en Egypte.
L'organisation a cependant précisé que ce chiffre ne comprend pas les exécutions en Chine, où les chiffres sont classés secret d'Etat. "On pense que les exécutions s'y comptent par milliers", précise l'ONG.

"La chute du nombre d'exécutions à l'échelle mondiale", qui ont baissé de 31% par rapport à l'année précédente, "prouve que même les pays apparemment les plus rétifs amorcent un changement et réalisent que la peine de mort n'est pas la solution", a déclaré Kumi Naidoo, secrétaire général d'Amnesty International.

"Cela incite à espérer que ce n'est qu'une simple question de temps avant que ce châtiment cruel et archaïque ne soit relégué au passé", a-t-il ajouté.

L'ONG explique cette baisse principalement par les modifications apportées à la loi relative à la lutte contre les stupéfiants en Iran, où le nombre d'exécution a baissé de 50%, et par la "diminution des chiffres dans certains des pays responsables de la majorité des exécutions", principalement en Irak, au Pakistan et en Somalie.

Derrière la Chine, les pays ayant eu le plus massivement recours aux exécutions sont l'Iran (253), l'Arabie saoudite (149), le Vietnam (85) et l'Irak (52). Ces quatre derniers pays représentent ensemble près de quatre cinquièmes (78%) des exécutions recensées dans le monde.

Malgré un recul global, le nombre d'exécutions a augmenté dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis (25), au Japon (15), à Singapour (13) au Soudan du Sud (7) et au Belarus (4). La Thaïlande, elle, a renoué avec les exécutions, où elles n'avaient plus cours depuis 2009.

Au total, vingt pays ont procédé à des exécutions en 2018, par décapitation (Arabie Saoudite), électrocution (Etats-Unis), pendaison (Afghanistan, Japon, Singapour), injection létale (Chine, Etats-Unis, Thaïlande) ou arme à feu (Corée du Nord, Yémen).

- "Consensus mondial" -

Amnesty International a par ailleurs enregistré 2.531 condamnations à mort (Chine non incluse) l'année dernière -contre 2.591 en 2017-, portant à 19.336 le nombre de personnes dans les couloirs de la mort. L'ONG s'est dite "préoccupée par la forte hausse du nombre" de ces condamnations dans certains pays.

Elles ont ainsi été multipliées par quatre en Irak (271 condamnations à mort en 2018), et ont augmenté de 75% en Egypte (717).

Malgré ces chiffres, l'organisation juge que la peine de mort est "résolument en recul" dans le monde, donnant plusieurs exemples de mesures prises pour mettre fin à ce châtiment.

Le Burkina Faso a ainsi adopté un nouveau code pénal excluant la peine de mort, tandis que la Gambie et la Malaisie ont déclaré un moratoire officiel sur les exécutions. Aux États-Unis, la loi relative à la peine capitale dans l'État de Washington a été déclarée inconstitutionnelle.

"Les autres pays concernés doivent à présent s'engager sur la même voie", a réclamé Kumi Naidoo. "Lentement mais sûrement, un consensus mondial est en train de se former visant à la suppression du recours à la peine de mort", a-t-il estimé.

Selon Amnesty International, à la fin de l'année 2018, 106 pays, soit plus de la moitié des États dans le monde, avaient aboli la peine de mort, et 142 d'entre eux étaient abolitionnistes en droit ou en pratique.

Amnesty International a également recensé huit cas de condamnés à mort innocentés au cours de l'année écoulée, dont deux aux États-Unis et un en Egypte.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10458 Wed, 10 Apr 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Rapport d'Amnesty international : "Condamnations à mort et exécutions en 2018" https://www.peinedemort.org/document/10459 L'Organisation Non Gouvernementale Amnesty international présente son rapport sur les condamnations à mort et exécutions en 2018, avec une baisse notable du nombre des exécutions : "Le nombre d'exécutions recensées à travers le monde a diminué de 31 %, atteignant le chiffre le plus faible enregistré depuis au moins 10 ans. Cependant, une hausse du nombre des exécutions a été enregistrée dans plusieurs pays, notamment au Bélarus, aux États-Unis, au Japon, à Singapour et au Soudan du Sud. La Thaïlande a repris les exécutions, et le Sri Lanka menaçait de faire de même. La Chine demeurait le pays ayant le plus massivement procédé à des exécutions, et elle était suivie par l'Iran, l'Arabie saoudite, le Viêt-Nam et l'Irak."
"Le nombre d'exécutions recensées à travers le monde a diminué de 31 %, atteignant le chiffre le plus faible enregistré depuis au moins 10 ans.
Cependant, une hausse du nombre des exécutions a été enregistrée dans plusieurs pays, notamment au Bélarus, aux États-Unis, au Japon, à Singapour et au Soudan du Sud.
La Thaïlande a repris les exécutions, et le Sri Lanka menaçait de faire de même.
La Chine demeurait le pays ayant le plus massivement procédé à des exécutions, et elle était suivie par l'Iran, l'Arabie saoudite, le Viêt-Nam et l'Irak."]]>
https://www.peinedemort.org/document/10459 Wed, 10 Apr 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP