La peine de mort dans le monde — Etats-Unis https://www.peinedemort.org/rss/pays/USA Etats-Unis : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2020 Sat, 04 Jul 2020 19:18:18 +0000 Fri, 03 Jul 2020 07:21:34 +0000 120 Accusé d'assassinats et de viols, le tueur du "Golden State" plaide coupable https://www.peinedemort.org/document/10935 Joseph DeAngelo, "le tueur du Golden State" qui avait terrorisé la Californie dans les années 1970 et 1980, a plaidé lundi "coupable" de 13 assassinats ainsi que de dizaines de viols et autres crimes devant un tribunal de Sacramento. Dans le cadre de l'accord négocié avec l'accusation, le tueur en série, âgé de 74 ans, doit aussi reconnaître des faits depuis longtemps prescrits (enlèvements, tentatives de meurtres, cambriolages, etc.) en échange de l'abandon de la peine de mort. Frêle vieillard revêtu d'une combinaison orange de prisonnier, M. DeAngelo est entré dans la salle d'audience poussé sur un fauteuil roulant et doté, comme tous les participants, d'une visière en plexiglas lui couvrant le visage. "Oui", "non", "coupable", "je reconnais les faits": c'est d'une voix faible et chevrotante qu'il a répondu aux questions du juge, acceptant les termes de l'accord conclu avec la justice, qui vise notamment à éviter un procès long et coûteux (quelque 20 millions de dollars selon l'accusation). "Les familles des victimes de meurtre ont attendu des décennies pour que justice soit rendue à leurs proches, les victimes d'agressions sexuelles ont attendu des décennies", a déclaré la procureure Amy Holliday, relevant que nombre de victimes et témoins étaient décédés et que beaucoup d'autres étaient désormais très âgés. Clore la procédure sans attendre permettra aux survivants et aux familles "d'entendre l'accusé reconnaître qu'il a commis ces actes et ces crimes", a expliqué la procureure. L'ancien policier, qui avait écumé toute la Californie et a été appréhendé seulement en 2018 grâce à son ADN, devrait être condamné à onze peines de prison à perpétuité sans possibilité de remise de peine. - ADN et détermination - M. DeAngelo a commis cette série de crimes entre 1975 et 1986, violant une cinquantaine de femmes et tuant ou brutalisant plus d'une centaine de personnes au total. L'âge de ses victimes allait de 14 à 41 ans. La plupart de ses crimes avaient eu lieu aux alentours de Sacramento, mais certains s'étaient déroulés dans la baie de San Francisco, et tout au sud de la côte californienne, au gré de ses déménagements avec son épouse. Il entrait par effraction la nuit chez ses victimes, parfois quand la maison était vide, se cachant et se préparant. Il agressait souvent des femmes seules lorsqu'elles dormaient ou des couples, les attachant, puis violant les femmes devant leur compagnon. Joseph James DeAngelo a été policier en Californie dans les années 1970 jusqu'à ce qu'il soit renvoyé en 1979 pour vol à l'étalage. Initialement, les crimes commis dans les différentes régions n'avaient pas été reliés entre eux par les enquêteurs. "A chaque fois, il s'échappait, disparaissant silencieusement dans la nuit, laissant les populations terrifiées durant des années", a lancé lundi le procureur adjoint Thien Ho. Il aura fallu l'ADN laissé sur les lieux des crimes et des recoupements effectués avec des informations génétiques sur un membre de la famille du tueur en série découvertes sur un site internet consacré à la généalogie pour l'identifier. Placé sous surveillance, le "tueur du Golden State" avait été arrêté en avril 2018 devant son domicile, dans une banlieue paisible de Sacramento. Le dossier, resté "froid" pendant de longues années, avait aussi bénéficié d'un regain d'attention grâce à un livre best-seller, "Et je disparaîtrai dans la nuit", par Michelle McNamara. Publié à titre posthume en février 2018, il avait fait un carton en librairie et a été adapté en docu-série pour HBO, qui a commencé à la diffuser dimanche.
Dans le cadre de l'accord négocié avec l'accusation, le tueur en série, âgé de 74 ans, doit aussi reconnaître des faits depuis longtemps prescrits (enlèvements, tentatives de meurtres, cambriolages, etc.) en échange de l'abandon de la peine de mort.

Frêle vieillard revêtu d'une combinaison orange de prisonnier, M. DeAngelo est entré dans la salle d'audience poussé sur un fauteuil roulant et doté, comme tous les participants, d'une visière en plexiglas lui couvrant le visage.

"Oui", "non", "coupable", "je reconnais les faits": c'est d'une voix faible et chevrotante qu'il a répondu aux questions du juge, acceptant les termes de l'accord conclu avec la justice, qui vise notamment à éviter un procès long et coûteux (quelque 20 millions de dollars selon l'accusation).

"Les familles des victimes de meurtre ont attendu des décennies pour que justice soit rendue à leurs proches, les victimes d'agressions sexuelles ont attendu des décennies", a déclaré la procureure Amy Holliday, relevant que nombre de victimes et témoins étaient décédés et que beaucoup d'autres étaient désormais très âgés.

Clore la procédure sans attendre permettra aux survivants et aux familles "d'entendre l'accusé reconnaître qu'il a commis ces actes et ces crimes", a expliqué la procureure.

L'ancien policier, qui avait écumé toute la Californie et a été appréhendé seulement en 2018 grâce à son ADN, devrait être condamné à onze peines de prison à perpétuité sans possibilité de remise de peine.

- ADN et détermination -

M. DeAngelo a commis cette série de crimes entre 1975 et 1986, violant une cinquantaine de femmes et tuant ou brutalisant plus d'une centaine de personnes au total.

L'âge de ses victimes allait de 14 à 41 ans. La plupart de ses crimes avaient eu lieu aux alentours de Sacramento, mais certains s'étaient déroulés dans la baie de San Francisco, et tout au sud de la côte californienne, au gré de ses déménagements avec son épouse.

Il entrait par effraction la nuit chez ses victimes, parfois quand la maison était vide, se cachant et se préparant. Il agressait souvent des femmes seules lorsqu'elles dormaient ou des couples, les attachant, puis violant les femmes devant leur compagnon.

Joseph James DeAngelo a été policier en Californie dans les années 1970 jusqu'à ce qu'il soit renvoyé en 1979 pour vol à l'étalage.

Initialement, les crimes commis dans les différentes régions n'avaient pas été reliés entre eux par les enquêteurs.

"A chaque fois, il s'échappait, disparaissant silencieusement dans la nuit, laissant les populations terrifiées durant des années", a lancé lundi le procureur adjoint Thien Ho.

Il aura fallu l'ADN laissé sur les lieux des crimes et des recoupements effectués avec des informations génétiques sur un membre de la famille du tueur en série découvertes sur un site internet consacré à la généalogie pour l'identifier.

Placé sous surveillance, le "tueur du Golden State" avait été arrêté en avril 2018 devant son domicile, dans une banlieue paisible de Sacramento.

Le dossier, resté "froid" pendant de longues années, avait aussi bénéficié d'un regain d'attention grâce à un livre best-seller, "Et je disparaîtrai dans la nuit", par Michelle McNamara.

Publié à titre posthume en février 2018, il avait fait un carton en librairie et a été adapté en docu-série pour HBO, qui a commencé à la diffuser dimanche.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10935 Mon, 29 Jun 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Batman et Kim Kardashian débarquent en podcast sur Spotify https://www.peinedemort.org/document/10934 Spotify a annoncé jeudi l'arrivée des super-héros de DC Comics -- Batman, Superman et Wonder Woman -- pour des épisodes diffusés sur sa plateforme de podcasts. Le géant suédois a également signé un contrat avec la star de téléréalité devenue pourfendeuse des erreurs judiciaires Kim Kardashian West pour un podcast spécialisé dans les affaires criminelles. Le contrat avec WarnerMedia, propriétaire de DC Comics, court sur plusieurs années et porte sur "des podcasts de scripts originaux racontés" qui vont explorer "de nouveaux épisodes basés sur le vaste univers des personnages historiques et emblématiques de DC", ont expliqué les deux sociétés dans un communiqué. Elles n'ont pas précisé quels personnages seraient interprétés ni le montant du contrat qui inclut "des nouveaux podcasts de comédie et de drame" basés sur le catalogue de films de la Warner Bros. Spotify a par ailleurs confirmé à l'AFP la venue de Kim Kardashian sur sa plateforme pour un podcast qui devrait évoquer l'affaire Kevin Keith, condamné en 1994 pour un triple meurtre dont il se dit innocent. Sa condamnation à mort a été commuée en prison à vie en 2010. La vedette américaine milite pour une réforme de la justice pénale américaine, et contre les incarcérations de masse qui visent notamment la population noire. Elle a suivi un stage au sein d'un cabinet d'avocats et prévoit de passer le concours du barreau de Californie en 2022. Elle avait obtenu en 2018 un geste de clémence de la part du président Donald Trump, qui avait gracié une femme de 63 ans condamnée à la perpétuité pour un trafic de drogue. En à peine 16 mois, Spotify s'est positionné comme le premier acteur mondial en investissant plus de 600 millions de dollars, essentiellement dans des éditeurs de contenu. Fin mai, la plateforme a acquis l'exclusivité du premier podcast américain, la "Joe Rogan Experience", qui revendique 190 millions de téléchargements par mois.
Le géant suédois a également signé un contrat avec la star de téléréalité devenue pourfendeuse des erreurs judiciaires Kim Kardashian West pour un podcast spécialisé dans les affaires criminelles.

Le contrat avec WarnerMedia, propriétaire de DC Comics, court sur plusieurs années et porte sur "des podcasts de scripts originaux racontés" qui vont explorer "de nouveaux épisodes basés sur le vaste univers des personnages historiques et emblématiques de DC", ont expliqué les deux sociétés dans un communiqué.

Elles n'ont pas précisé quels personnages seraient interprétés ni le montant du contrat qui inclut "des nouveaux podcasts de comédie et de drame" basés sur le catalogue de films de la Warner Bros.

Spotify a par ailleurs confirmé à l'AFP la venue de Kim Kardashian sur sa plateforme pour un podcast qui devrait évoquer l'affaire Kevin Keith, condamné en 1994 pour un triple meurtre dont il se dit innocent. Sa condamnation à mort a été commuée en prison à vie en 2010.

La vedette américaine milite pour une réforme de la justice pénale américaine, et contre les incarcérations de masse qui visent notamment la population noire. Elle a suivi un stage au sein d'un cabinet d'avocats et prévoit de passer le concours du barreau de Californie en 2022.

Elle avait obtenu en 2018 un geste de clémence de la part du président Donald Trump, qui avait gracié une femme de 63 ans condamnée à la perpétuité pour un trafic de drogue.

En à peine 16 mois, Spotify s'est positionné comme le premier acteur mondial en investissant plus de 600 millions de dollars, essentiellement dans des éditeurs de contenu.

Fin mai, la plateforme a acquis l'exclusivité du premier podcast américain, la "Joe Rogan Experience", qui revendique 190 millions de téléchargements par mois.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10934 Fri, 19 Jun 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Une exécution suspendue au Texas sur fond de débat religieux https://www.peinedemort.org/document/10933 (Houston) La Cour suprême des États-Unis a suspendu mardi une exécution programmée en soirée au Texas au motif que l'État interdit désormais la présence d'aumôniers de toutes confessions dans ses chambres de la mort. Ruben Gutierrez, 43 ans, devait être exécuté pour le meurtre d'une octogénaire en 1998, qu'il a toujours nié. Mais la Cour suprême américaine lui a accordé un sursis à la dernière minute, le temps de déterminer si la présence d'un « conseiller spirituel » à ses côtés posait ou non de « sérieux problèmes de sécurité ». « En tant que fervent catholique, M. Gutierrez a besoin de l'aide d'un membre du clergé pour l'aider à passer à trépas », a réagi l'un de ses avocats, Shawn Nolan. Le Texas, en décidant en avril 2019 d'interdire la présence d'un aumônier dans les chambres d'exécution, a bafoué selon lui un « droit protégé ». L'Église catholique du Texas, qui a saisi lundi la Cour suprême des États-Unis, estime que cette interdiction empiète sur les libertés religieuses des condamnés à mort. « Refuser à un détenu menacé d'exécution imminente l'accès à un accompagnement et un conseil spirituel et religieux est cruel et inhumain », a déclaré dans un communiqué l'évêque du diocèse de Brownsville Daniel Flores. Ruben Gutierrez a toujours clamé son innocence dans le meurtre d'une propriétaire d'une aire pour autos-caravanes, frappée et lacérée de coups de couteau avant que ses trois assaillants ne prennent la fuite avec au moins 56 000 dollars en poche. Ses avocats bataillaient depuis des semaines pour que son exécution soit repoussée. Ils avaient notamment demandé dans un courrier au gouverneur du Texas Greg Abbott 30 jours pour effectuer un test ADN qui pourrait selon eux l'innocenter. « Dans une affaire où il n'existe aucune preuve physique ou médicolégale contre lui, exécuter M. Gutierrez sans procéder à des tests ADN constituerait la violation ultime de ses droits civils », avait déclaré Shawn Nolan dans un communiqué. La défense de M. Gutierrez avançait par ailleurs que le nombre élevé de cas de COVID-19 dans le pénitencier de Huntsville, où est incarcéré leur client, présentait un risque pour sa famille et les autres personnes qui assisteraient à son exécution. Les prisons texanes sont des foyers de contamination du nouveau coronavirus. Le département de la justice du Texas y a recensé au total 7445 cas au sein de ses prisons, employés et détenus confondus.
Ruben Gutierrez, 43 ans, devait être exécuté pour le meurtre d'une octogénaire en 1998, qu'il a toujours nié.

Mais la Cour suprême américaine lui a accordé un sursis à la dernière minute, le temps de déterminer si la présence d'un « conseiller spirituel » à ses côtés posait ou non de « sérieux problèmes de sécurité ».

« En tant que fervent catholique, M. Gutierrez a besoin de l'aide d'un membre du clergé pour l'aider à passer à trépas », a réagi l'un de ses avocats, Shawn Nolan.

Le Texas, en décidant en avril 2019 d'interdire la présence d'un aumônier dans les chambres d'exécution, a bafoué selon lui un « droit protégé ».

L'Église catholique du Texas, qui a saisi lundi la Cour suprême des États-Unis, estime que cette interdiction empiète sur les libertés religieuses des condamnés à mort.

« Refuser à un détenu menacé d'exécution imminente l'accès à un accompagnement et un conseil spirituel et religieux est cruel et inhumain », a déclaré dans un communiqué l'évêque du diocèse de Brownsville Daniel Flores.

Ruben Gutierrez a toujours clamé son innocence dans le meurtre d'une propriétaire d'une aire pour autos-caravanes, frappée et lacérée de coups de couteau avant que ses trois assaillants ne prennent la fuite avec au moins 56 000 dollars en poche.

Ses avocats bataillaient depuis des semaines pour que son exécution soit repoussée. Ils avaient notamment demandé dans un courrier au gouverneur du Texas Greg Abbott 30 jours pour effectuer un test ADN qui pourrait selon eux l'innocenter.

« Dans une affaire où il n'existe aucune preuve physique ou médicolégale contre lui, exécuter M. Gutierrez sans procéder à des tests ADN constituerait la violation ultime de ses droits civils », avait déclaré Shawn Nolan dans un communiqué.

La défense de M. Gutierrez avançait par ailleurs que le nombre élevé de cas de COVID-19 dans le pénitencier de Huntsville, où est incarcéré leur client, présentait un risque pour sa famille et les autres personnes qui assisteraient à son exécution.

Les prisons texanes sont des foyers de contamination du nouveau coronavirus. Le département de la justice du Texas y a recensé au total 7445 cas au sein de ses prisons, employés et détenus confondus.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10933 Tue, 16 Jun 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
USA: reprise des exécutions fédérales prévue le 13 juillet après 17 ans d'interruption https://www.peinedemort.org/document/10936 Les exécutions fédérales reprendront le 13 juillet aux Etats-Unis après 17 ans d'interruption, a indiqué lundi soir le ministre de la Justice. Bill Barr avait annoncé il y a près d'un an son intention de renouer avec les exécutions de personnes condamnées à la peine capitale par des tribunaux fédéraux. Cinq injections létales avaient été programmées pour décembre 2019 et janvier 2020 dans le pénitencier de Terre-Haute, en Indiana. A la dernière minute, la justice avait accordé un répit aux condamnés dont les avocats avaient émis des doutes sur la légalité du protocole retenu pour les faire mourir. Une cour d'appel a finalement validé l'usage de pentobarbital et le ministre républicain a ordonné de fixer de nouvelles dates pour quatre condamnés. "Nous le devons aux victimes de leurs crimes horribles", a-t-il justifié dans un communiqué. En conséquence, le bureau des prisons a fixé leurs exécutions entre le 13 juillet et le 28 août. Le premier devrait être Daniel Lewis Lee, un partisan de la suprématie blanche condamné en 1999 à la peine capitale pour le meurtre d'un couple et d'une fillette de huit ans. Mère d'une des victimes, Earlene Peterson avait imploré cet hiver le président Donald Trump d'accorder sa "clémence" au condamné. "Je ne vois pas en quoi exécuter Daniel Lee honorera ma fille, au contraire cela va salir son nom parce qu'elle n'aurait pas voulu ça", avait expliqué cette femme opposée à la peine capitale par conviction religieuse. Donald Trump n'avait pas donné suite à cet appel. Le locataire de la Maison Blanche, qui brigue sa réélection en novembre, réclame régulièrement un usage renforcé de la peine capitale, notamment pour les tueurs de policiers ou les trafiquants de drogue. Selon les sondages, le soutien pour la peine de mort s'est érodé chez les Américains qui ne sont plus que 54% à y être favorables pour les meurtriers, contre environ 80% au début des années 1990. Seule une poignée d'Etats, surtout dans le sud conservateur, y ont encore recours. 22 personnes ont été exécutées en 2019. La plupart des crimes sont jugés au niveau des Etats, mais les tribunaux fédéraux peuvent être saisis des actes les plus graves (attentats, crimes racistes...) ou commis sur des bases militaires ou dans des réserves amérindiennes. Au cours des 45 dernières années, seules trois personnes ont été exécutées au niveau fédéral, dont Timothy McVeigh responsable de l'attentat d'Oklahoma City (168 morts en 1995) en 2001. La dernière exécution fédérale remonte à 2003.
Bill Barr avait annoncé il y a près d'un an son intention de renouer avec les exécutions de personnes condamnées à la peine capitale par des tribunaux fédéraux. Cinq injections létales avaient été programmées pour décembre 2019 et janvier 2020 dans le pénitencier de Terre-Haute, en Indiana.

A la dernière minute, la justice avait accordé un répit aux condamnés dont les avocats avaient émis des doutes sur la légalité du protocole retenu pour les faire mourir.

Une cour d'appel a finalement validé l'usage de pentobarbital et le ministre républicain a ordonné de fixer de nouvelles dates pour quatre condamnés. "Nous le devons aux victimes de leurs crimes horribles", a-t-il justifié dans un communiqué.

En conséquence, le bureau des prisons a fixé leurs exécutions entre le 13 juillet et le 28 août.

Le premier devrait être Daniel Lewis Lee, un partisan de la suprématie blanche condamné en 1999 à la peine capitale pour le meurtre d'un couple et d'une fillette de huit ans.

Mère d'une des victimes, Earlene Peterson avait imploré cet hiver le président Donald Trump d'accorder sa "clémence" au condamné. "Je ne vois pas en quoi exécuter Daniel Lee honorera ma fille, au contraire cela va salir son nom parce qu'elle n'aurait pas voulu ça", avait expliqué cette femme opposée à la peine capitale par conviction religieuse.

Donald Trump n'avait pas donné suite à cet appel.

Le locataire de la Maison Blanche, qui brigue sa réélection en novembre, réclame régulièrement un usage renforcé de la peine capitale, notamment pour les tueurs de policiers ou les trafiquants de drogue.

Selon les sondages, le soutien pour la peine de mort s'est érodé chez les Américains qui ne sont plus que 54% à y être favorables pour les meurtriers, contre environ 80% au début des années 1990.

Seule une poignée d'Etats, surtout dans le sud conservateur, y ont encore recours. 22 personnes ont été exécutées en 2019.

La plupart des crimes sont jugés au niveau des Etats, mais les tribunaux fédéraux peuvent être saisis des actes les plus graves (attentats, crimes racistes...) ou commis sur des bases militaires ou dans des réserves amérindiennes.

Au cours des 45 dernières années, seules trois personnes ont été exécutées au niveau fédéral, dont Timothy McVeigh responsable de l'attentat d'Oklahoma City (168 morts en 1995) en 2001. La dernière exécution fédérale remonte à 2003. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10936 Tue, 16 Jun 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
[position de la France] Etats-Unis – Q&R – Extrait du point de presse (16.06.20) https://www.peinedemort.org/document/10944 Question : Les exécutions fédérales reprendront le 13 juillet aux États-Unis après 17 ans d'interruption. Comment pouvez-vous commenter cette décision ? Réponse : La France rappelle son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances. Elle reste engagée avec détermination pour l'abolition universelle de ce châtiment injuste, inhumain et inefficace. Elle appelle tous les États appliquant encore la peine de mort à établir un moratoire en vue de son abolition définitive. Les exécutions fédérales reprendront le 13 juillet aux États-Unis après 17 ans d'interruption. Comment pouvez-vous commenter cette décision ?

Réponse :
La France rappelle son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances. Elle reste engagée avec détermination pour l'abolition universelle de ce châtiment injuste, inhumain et inefficace. Elle appelle tous les États appliquant encore la peine de mort à établir un moratoire en vue de son abolition définitive.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10944 Tue, 16 Jun 2020 00:00:00 +0000 Ministère des Affaires Etrangères français
Les Etats-Unis renouent avec les exécutions après une pause liée à la pandémie https://www.peinedemort.org/document/10923 Un condamné à mort du Missouri, qui a toujours clamé son innocence, a reçu une injection létale mardi soir. La première exécution aux Etats-Unis depuis que le nouveau coronavirus a mis en sommeil une partie du pays. Walter Barton, 64 ans, a été exécuté dans le pénitencier de Bonne Terre pour le meurtre d'une octogénaire, lacérée de coups de couteaux en 1991. La vieille dame, une de ses connaissances, gérait un terrain de mobil-homes et il faisait partie des trois personnes ayant découvert son corps. A l'issue d'une longue saga judiciaire, il avait été condamné à la peine capitale sur la base d'une expertise de traces de sang et du témoignage d'une ancienne codétenue, dont ses avocats contestent la fiabilité. Pour tenter de le sauver, ces derniers avaient adressé un ultime recours à la Cour suprême des Etats-Unis, mais celle-ci a rejeté leur requête, sans explication, à deux heures de l'échéance. Ses derniers mots ont été "Moi, Walter Arkie Barton, suis innocent, ils exécutent un innocent", ont rapporté les témoins de la scène. Il s'agit de la première exécution aux Etats-Unis depuis le 5 mars. Une dizaine ont été reportées au total, dans l'Ohio, au Texas ou dans le Tennesse, en raison de la pandémie de Covid-19. Un tribunal texan avait notamment expliqué que les exécutions rassemblaient trop de personnes -- gardiens, avocats, témoins, proches... -- pour pouvoir se dérouler sans risque de contamination. Les services pénitentiaires du Missouri ont eux opté pour un protocole de sécurité renforcée: les témoins, masqués, ont été séparés dans trois pièces après une prise de température et tenus de rester à distance les uns des autres pendant l'exécution, a détaillé une porte-parole, Karen Pojmann. - "Boucherie" - Malgré tout, plusieurs associations ont critiqué la décision du Missouri. "Procéder à l'exécution de Walter Barton en pleine pandémie est insensé", a notamment estimé Cassandra Stubbs, de la puissante organisation de défense des droits civiques ACLU. "L'Etat n'a pas seulement mis en danger la santé des gardiens de la prison en les forçant à défier les recommandations de santé publique, mais il a aussi refusé de considérer de nouveaux éléments, convaincants, sur le fait que Barton puisse être innocent", a-t-elle ajouté. Pour les défenseurs du condamné, le dossier d'accusation a toujours été faible. Pour preuve, soulignent-ils, ses deux premiers procès ont échoué sans verdict et les deux suivants ont été annulés en appel. Il se trouvait dans les couloirs de la mort en raison de la décision prise par les jurés lors d'un cinquième procès, en 2006. Cette condamnation avait été confirmée par la Cour suprême du Missouri, mais avec une courte majorité (quatre juges pour, trois contre). L'un des magistrats s'étant prononcé contre, Michael Wolff, aujourd'hui retraité, a expliqué ses doutes dans une tribune publiée par le journal local St Louis-Post Dispatch. Selon lui, l'accusation n'a jamais réussi à expliquer comment Walter Barton avait pu "donner 50 coups de couteau" et "sortir très peu taché de cette boucherie".
Walter Barton, 64 ans, a été exécuté dans le pénitencier de Bonne Terre pour le meurtre d'une octogénaire, lacérée de coups de couteaux en 1991.

La vieille dame, une de ses connaissances, gérait un terrain de mobil-homes et il faisait partie des trois personnes ayant découvert son corps.

A l'issue d'une longue saga judiciaire, il avait été condamné à la peine capitale sur la base d'une expertise de traces de sang et du témoignage d'une ancienne codétenue, dont ses avocats contestent la fiabilité.

Pour tenter de le sauver, ces derniers avaient adressé un ultime recours à la Cour suprême des Etats-Unis, mais celle-ci a rejeté leur requête, sans explication, à deux heures de l'échéance.

Ses derniers mots ont été "Moi, Walter Arkie Barton, suis innocent, ils exécutent un innocent", ont rapporté les témoins de la scène.

Il s'agit de la première exécution aux Etats-Unis depuis le 5 mars. Une dizaine ont été reportées au total, dans l'Ohio, au Texas ou dans le Tennesse, en raison de la pandémie de Covid-19.

Un tribunal texan avait notamment expliqué que les exécutions rassemblaient trop de personnes -- gardiens, avocats, témoins, proches... -- pour pouvoir se dérouler sans risque de contamination.

Les services pénitentiaires du Missouri ont eux opté pour un protocole de sécurité renforcée: les témoins, masqués, ont été séparés dans trois pièces après une prise de température et tenus de rester à distance les uns des autres pendant l'exécution, a détaillé une porte-parole, Karen Pojmann.

- "Boucherie" -

Malgré tout, plusieurs associations ont critiqué la décision du Missouri. "Procéder à l'exécution de Walter Barton en pleine pandémie est insensé", a notamment estimé Cassandra Stubbs, de la puissante organisation de défense des droits civiques ACLU.

"L'Etat n'a pas seulement mis en danger la santé des gardiens de la prison en les forçant à défier les recommandations de santé publique, mais il a aussi refusé de considérer de nouveaux éléments, convaincants, sur le fait que Barton puisse être innocent", a-t-elle ajouté.

Pour les défenseurs du condamné, le dossier d'accusation a toujours été faible. Pour preuve, soulignent-ils, ses deux premiers procès ont échoué sans verdict et les deux suivants ont été annulés en appel.

Il se trouvait dans les couloirs de la mort en raison de la décision prise par les jurés lors d'un cinquième procès, en 2006.

Cette condamnation avait été confirmée par la Cour suprême du Missouri, mais avec une courte majorité (quatre juges pour, trois contre).

L'un des magistrats s'étant prononcé contre, Michael Wolff, aujourd'hui retraité, a expliqué ses doutes dans une tribune publiée par le journal local St Louis-Post Dispatch.

Selon lui, l'accusation n'a jamais réussi à expliquer comment Walter Barton avait pu "donner 50 coups de couteau" et "sortir très peu taché de cette boucherie".]]>
https://www.peinedemort.org/document/10923 Wed, 20 May 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Une exécution prévue mardi aux Etats-Unis, la première en 75 jours https://www.peinedemort.org/document/10922 Les exécutions doivent reprendre mardi soir aux Etats-Unis après deux mois et demi d'interruption liée au nouveau coronavirus, avec une injection létale prévue dans le Missouri. Walter Barton, 64 ans, a été condamné à la peine capitale pour le meurtre d'une octogénaire, lacérée de coups de couteaux en 1991, qu'il nie avoir commis. La vieille dame, une de ses connaissances, gérait un terrain de mobile homes et il faisait partie des trois personnes ayant découvert son corps. A l'issue d'une longue saga judiciaire, il a été condamné sur la base d'une expertise de traces de sang et du témoignage d'un ancien co-détenu, dont ses avocats contestent la fiabilité. Il doit être être exécuté dans la soirée dans le pénitencier de Bonne Terre. En raison de la pandémie de Covid-19, aucune exécution n'a eu lieu aux Etats-Unis depuis le 5 mars. Le gouverneur de l'Ohio en a reporté plusieurs, des tribunaux du Texas ou du Tennesse ont fait de même, en soulignant notamment que les exécutions rassemblent trop de personnes: gardiens, avocats, témoins, proches... Les avocats de Walter Barton avaient demandé qu'il bénéficie lui aussi d'un répit le temps de la crise, mais la Cour suprême du Missouri a rejeté leur requête le 27 avril. Des opposants à la peine de mort se sont mobilisés en sa faveur. "Walter est peut-être innocent. La santé et la sécurité du public vont être compromises juste pour faire du spectacle", a dénoncé sur Twitter l'association "Missourian for alternatives to death penalty". Ils ont adressé une pétition au gouverneur Mike Parson, mais l'élu républicain a exclu lundi d'accorder sa clémence à Walter Barton. Ses avocats ont alors introduit un ultime recours devant la Cour suprême des Etats-Unis, en mêlant des arguments de fond et de contexte. Pour eux, le dossier d'accusation a toujours été faible. Pour preuve, soulignent-ils, ses deux premiers procès ont échoué sans verdict et les deux suivants ont été annulés en appel. Il est aujourd'hui dans les couloirs de la mort en raison de la décision prise par les jurés lors d'un 5ème procès, en 2006. Quand, en février, le Missouri a fixé sa date d'exécution, ses avocats ont commencé à monter un nouveau dossier sur la base d'éléments scientifiques qui, selon eux, réfutent l'expertise de traces de sang. Mais leurs efforts ont "été considérablement ralentis" par les mesures de confinement, plaident-ils. Ces éléments étaient "connus et à la disposition de Barton en 2006" et n'ont rien de nouveau, ont rétorqué les avocats du Missouri. La haute juridiction devrait se prononcer dans la soirée sur cette requête.
Walter Barton, 64 ans, a été condamné à la peine capitale pour le meurtre d'une octogénaire, lacérée de coups de couteaux en 1991, qu'il nie avoir commis.

La vieille dame, une de ses connaissances, gérait un terrain de mobile homes et il faisait partie des trois personnes ayant découvert son corps.

A l'issue d'une longue saga judiciaire, il a été condamné sur la base d'une expertise de traces de sang et du témoignage d'un ancien co-détenu, dont ses avocats contestent la fiabilité.

Il doit être être exécuté dans la soirée dans le pénitencier de Bonne Terre.

En raison de la pandémie de Covid-19, aucune exécution n'a eu lieu aux Etats-Unis depuis le 5 mars.

Le gouverneur de l'Ohio en a reporté plusieurs, des tribunaux du Texas ou du Tennesse ont fait de même, en soulignant notamment que les exécutions rassemblent trop de personnes: gardiens, avocats, témoins, proches...

Les avocats de Walter Barton avaient demandé qu'il bénéficie lui aussi d'un répit le temps de la crise, mais la Cour suprême du Missouri a rejeté leur requête le 27 avril.

Des opposants à la peine de mort se sont mobilisés en sa faveur. "Walter est peut-être innocent. La santé et la sécurité du public vont être compromises juste pour faire du spectacle", a dénoncé sur Twitter l'association "Missourian for alternatives to death penalty".

Ils ont adressé une pétition au gouverneur Mike Parson, mais l'élu républicain a exclu lundi d'accorder sa clémence à Walter Barton.

Ses avocats ont alors introduit un ultime recours devant la Cour suprême des Etats-Unis, en mêlant des arguments de fond et de contexte.

Pour eux, le dossier d'accusation a toujours été faible. Pour preuve, soulignent-ils, ses deux premiers procès ont échoué sans verdict et les deux suivants ont été annulés en appel. Il est aujourd'hui dans les couloirs de la mort en raison de la décision prise par les jurés lors d'un 5ème procès, en 2006.

Quand, en février, le Missouri a fixé sa date d'exécution, ses avocats ont commencé à monter un nouveau dossier sur la base d'éléments scientifiques qui, selon eux, réfutent l'expertise de traces de sang. Mais leurs efforts ont "été considérablement ralentis" par les mesures de confinement, plaident-ils.

Ces éléments étaient "connus et à la disposition de Barton en 2006" et n'ont rien de nouveau, ont rétorqué les avocats du Missouri.

La haute juridiction devrait se prononcer dans la soirée sur cette requête.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10922 Tue, 19 May 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Les parents du journaliste américain Daniel Pearl contestent la libération de ses meurtriers condamnés https://www.peinedemort.org/document/10916 ISLAMABAD (Reuters) – Les parents du journaliste américain tué Daniel Pearl ont demandé à la Cour suprême pakistanaise de renverser une décision qui a libéré quatre hommes qui avaient été condamnés en 2002 de leur implication dans son meurtre, a déclaré samedi leur avocat. "Nous défendons la justice, non seulement pour notre fils, mais pour tous nos chers amis au Pakistan afin qu'ils puissent vivre dans une société sans violence et sans terrorisme", a déclaré le père de Pearl, Judea, dans un message vidéo émotionnel publié sur Twitter. Leur avocat Faisal Siddiqi a déclaré à Reuters qu'il avait déposé la pétition en leur nom. Un fonctionnaire du tribunal a déclaré qu'il n'avait pas encore été admis pour de nouvelles procédures. "Une simple lecture de l'ensemble du dossier révélerait qu'il y avait une pléthore de preuves incriminantes, à la fois médico-légales et orales, qui prouvaient que le meurtre avait été commis et que tous les accusés avaient aidé et encouragé le meurtre", a déclaré la requête en appel. Le militant islamiste Ahmed Omar Saeed Sheikh, un Britannique d'origine pakistanaise condamné à mort en 2002 pour avoir dirigé le meurtre de Pearl, a vu sa peine commuée le mois dernier et trois de ses collaborateurs condamnés à perpétuité ont été acquittés faute de preuves par une haute cour dans la ville portuaire sud de Karachi. Les autorités pakistanaises ont cependant ordonné que les quatre soient maintenus en détention pendant trois mois. Les États-Unis ont dénoncé la décision de la Haute Cour, le plus grand diplomate américain pour l'Asie du Sud affirmant que c'était "un affront aux victimes du terrorisme partout dans le monde". Le journaliste du Wall Street Journal, Pearl, 38 ans, a été enlevé en janvier 2002 alors qu'il enquêtait sur des militants islamistes à Karachi, capitale de la province du sud du Sindh. Il a été décapité quelques semaines plus tard.
"Nous défendons la justice, non seulement pour notre fils, mais pour tous nos chers amis au Pakistan afin qu'ils puissent vivre dans une société sans violence et sans terrorisme", a déclaré le père de Pearl, Judea, dans un message vidéo émotionnel publié sur Twitter.

Leur avocat Faisal Siddiqi a déclaré à Reuters qu'il avait déposé la pétition en leur nom. Un fonctionnaire du tribunal a déclaré qu'il n'avait pas encore été admis pour de nouvelles procédures.

"Une simple lecture de l'ensemble du dossier révélerait qu'il y avait une pléthore de preuves incriminantes, à la fois médico-légales et orales, qui prouvaient que le meurtre avait été commis et que tous les accusés avaient aidé et encouragé le meurtre", a déclaré la requête en appel.

Le militant islamiste Ahmed Omar Saeed Sheikh, un Britannique d'origine pakistanaise condamné à mort en 2002 pour avoir dirigé le meurtre de Pearl, a vu sa peine commuée le mois dernier et trois de ses collaborateurs condamnés à perpétuité ont été acquittés faute de preuves par une haute cour dans la ville portuaire sud de Karachi.

Les autorités pakistanaises ont cependant ordonné que les quatre soient maintenus en détention pendant trois mois.

Les États-Unis ont dénoncé la décision de la Haute Cour, le plus grand diplomate américain pour l'Asie du Sud affirmant que c'était "un affront aux victimes du terrorisme partout dans le monde".

Le journaliste du Wall Street Journal, Pearl, 38 ans, a été enlevé en janvier 2002 alors qu'il enquêtait sur des militants islamistes à Karachi, capitale de la province du sud du Sindh. Il a été décapité quelques semaines plus tard.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10916 Sun, 03 May 2020 00:00:00 +0000 Reuters
Assassinat de Daniel Pearl : Washington dénonce la décision de justice pakistanaise https://www.peinedemort.org/document/10896 Les Etats-Unis ont critiqué jeudi la décision d'un tribunal pakistanais d'annuler la condamnation à mort d'un extrémiste islamiste britannique, reconnu coupable de l'enlèvement et du meurtre en 2002 du journaliste américain Daniel Pearl au Pakistan. «La commutation de peine pour le meurtre de Daniel Pearl est un affront aux victimes du terrorisme à travers le monde», a indiqué Alice Wells, la responsable de l'Asie du Sud pour la diplomatie américaine. Elle a cependant salué le fait que les procureurs pakistanais pourraient faire appel de cette décision de commuer la peine capitale prononcée contre cet extrémiste britannique en peine de 7 ans de prison.
«La commutation de peine pour le meurtre de Daniel Pearl est un affront aux victimes du terrorisme à travers le monde», a indiqué Alice Wells, la responsable de l'Asie du Sud pour la diplomatie américaine.

Elle a cependant salué le fait que les procureurs pakistanais pourraient faire appel de cette décision de commuer la peine capitale prononcée contre cet extrémiste britannique en peine de 7 ans de prison.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10896 Thu, 02 Apr 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
La peine de mort est abolie dans l'Etat américain du Colorado https://www.peinedemort.org/document/10873 Le Colorado est devenu le 22e Etat américain à abolir la peine de mort. Jared Polis, le gouverneur de cet Etat de l'ouest américain a ratifié lundi une loi en ce sens, jugeant que la peine de mort "ne pouvait pas et n'avait jamais été administrée équitablement dans l'Etat du Colorado". Il a par la même occasion commué la peine de trois condamnés à mort en attente d'exécution. La sanction la plus sévère dans cet Etat de l'Ouest américain sera désormais la prison à perpétuité sans possibilité de remise de peine. "Au milieu de toute la folie dans laquelle nous vivons, voici une nouvelle formidable", a salué Udi Ofer de la puissante association des droits civiques ACLU. Les élus du Colorado avaient essayé à maintes reprises de supprimer la peine de mort depuis son rétablissement dans l'Etat en 1979, en vain jusqu'à présent. Le seul condamné à mort à avoir été effectivement exécuté dans l'Etat depuis cette date était Gary Davis, reconnu coupable de viol et meurtre, mort en 1997. "Rares seront ceux au Colorado aujourd'hui qui se réjouiront d'épargner la vie de ces meurtriers", a dénoncé le procureur général du Colorado, George Brauchler. L'an dernier, 22 exécutions ont été recensées aux Etats-Unis, concentrées dans sept Etats, quasiment tous situés dans le Sud conservateur et religieux du pays, notamment au Texas, où l'on a compté neuf exécutions.
Jared Polis, le gouverneur de cet Etat de l'ouest américain a ratifié lundi une loi en ce sens, jugeant que la peine de mort "ne pouvait pas et n'avait jamais été administrée équitablement dans l'Etat du Colorado". Il a par la même occasion commué la peine de trois condamnés à mort en attente d'exécution.

La sanction la plus sévère dans cet Etat de l'Ouest américain sera désormais la prison à perpétuité sans possibilité de remise de peine.
"Au milieu de toute la folie dans laquelle nous vivons, voici une nouvelle formidable", a salué Udi Ofer de la puissante association des droits civiques ACLU.

Les élus du Colorado avaient essayé à maintes reprises de supprimer la peine de mort depuis son rétablissement dans l'Etat en 1979, en vain jusqu'à présent. Le seul condamné à mort à avoir été effectivement exécuté dans l'Etat depuis cette date était Gary Davis, reconnu coupable de viol et meurtre, mort en 1997.

"Rares seront ceux au Colorado aujourd'hui qui se réjouiront d'épargner la vie de ces meurtriers", a dénoncé le procureur général du Colorado, George Brauchler.

L'an dernier, 22 exécutions ont été recensées aux Etats-Unis, concentrées dans sept Etats, quasiment tous situés dans le Sud conservateur et religieux du pays, notamment au Texas, où l'on a compté neuf exécutions.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10873 Tue, 24 Mar 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Un rapporteur général salue la décision du Colorado d'abolir la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/10874 Titus Corlatean (Roumanie, SOC), rapporteur général de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) sur l'abolition de la peine de mort, a salué la décision de l'Etat du Colorado (Etats-Unis) d'abolir la peine de mort dans l'Etat et de commuer les peines des personnes condamnées à mort, en peines de réclusion à perpétuité. « Cette décision de l'Etat du Colorado, qui n'a eu recours à la peine de mort que rarement, montre sa détermination à combattre cette peine cruelle et inhumaine et à poursuivre la tendance abolitionniste croissante. Le Colorado a ainsi rejoint les 21 États américains qui ont aboli la peine de mort de jure et les 12 autres qui ne l'ont pas appliquée au cours des dix dernières années ou plus », a-t-il déclaré. « La peine de mort est toujours un châtiment cruel et inhumain, quel que soit le crime, et elle ne devrait plus être appliquée dans les États démocratiques qui respectent les droits de l'homme. J'appelle les Etats-Unis, Etat observateur au Conseil de l'Europe, à réévaluer au niveau politique, la possibilité de supprimer totalement cette peine, afin de l'abolir de jure ou de facto au niveau fédéral et dans les Etats où elle est encore appliquée, ou dont la législation permet encore son utilisation », a-t-il ajouté. « Une telle approche serait conforme à nos valeurs communes, telles qu'énoncées dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et les traités internationaux », a conclu le rapporteur. *** Lundi, le gouverneur du Colorado, Jared S. Polis, a signé une loi d'abrogation, qui avait été adoptée par le Sénat du Colorado en janvier et par la Chambre des représentants en février. Il a également commué les peines de trois hommes encore dans le couloir de la mort, en prison à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle.
« Cette décision de l'Etat du Colorado, qui n'a eu recours à la peine de mort que rarement, montre sa détermination à combattre cette peine cruelle et inhumaine et à poursuivre la tendance abolitionniste croissante. Le Colorado a ainsi rejoint les 21 États américains qui ont aboli la peine de mort de jure et les 12 autres qui ne l'ont pas appliquée au cours des dix dernières années ou plus », a-t-il déclaré.

« La peine de mort est toujours un châtiment cruel et inhumain, quel que soit le crime, et elle ne devrait plus être appliquée dans les États démocratiques qui respectent les droits de l'homme. J'appelle les Etats-Unis, Etat observateur au Conseil de l'Europe, à réévaluer au niveau politique, la possibilité de supprimer totalement cette peine, afin de l'abolir de jure ou de facto au niveau fédéral et dans les Etats où elle est encore appliquée, ou dont la législation permet encore son utilisation », a-t-il ajouté.

« Une telle approche serait conforme à nos valeurs communes, telles qu'énoncées dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et les traités internationaux », a conclu le rapporteur.

***

Lundi, le gouverneur du Colorado, Jared S. Polis, a signé une loi d'abrogation, qui avait été adoptée par le Sénat du Colorado en janvier et par la Chambre des représentants en février. Il a également commué les peines de trois hommes encore dans le couloir de la mort, en prison à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10874 Tue, 24 Mar 2020 00:00:00 +0000 Conseil de l'Europe
États-Unis: Déclaration du porte-parole sur l'abolition de la peine de mort au Colorado https://www.peinedemort.org/document/10884 L'Union européenne salue la décision d'abolir la peine de mort prise par l'État du Colorado. Le Colorado devient le 22e État américain à franchir cette étape importante, tandis que 12 autres États n'ont procédé à aucune exécution au cours des 10 dernières années. Au total, 34 États américains, par la loi ou de facto, n'appliquent pas la peine de mort. Dans l'ensemble des États-Unis, le nombre d'exécutions et de nouvelles condamnations à mort demeure proche de son niveau historiquement le plus bas. La décision de l'État du Colorado renforce la tendance croissante à abandonner la peine capitale aux États-Unis. Cela va dans le sens de la tendance mondiale, le nombre de pays n'ayant procédé à aucune exécution depuis au moins 10 ans s'élevant déjà à 160. La peine de mort est un châtiment cruel, inhumain et dégradant, et il n'existe aucune preuve convaincante démontrant qu'elle aurait un effet dissuasif sur la criminalité, tandis que les erreurs judiciaires sont irréversibles. L'Union européenne est fermement opposée à la peine de mort et continuera à œuvrer en faveur de son abolition dans les quelques pays restants qui l'appliquent encore.
La décision de l'État du Colorado renforce la tendance croissante à abandonner la peine capitale aux États-Unis. Cela va dans le sens de la tendance mondiale, le nombre de pays n'ayant procédé à aucune exécution depuis au moins 10 ans s'élevant déjà à 160.

La peine de mort est un châtiment cruel, inhumain et dégradant, et il n'existe aucune preuve convaincante démontrant qu'elle aurait un effet dissuasif sur la criminalité, tandis que les erreurs judiciaires sont irréversibles.

L'Union européenne est fermement opposée à la peine de mort et continuera à œuvrer en faveur de son abolition dans les quelques pays restants qui l'appliquent encore.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10884 Tue, 24 Mar 2020 00:00:00 +0000 Union européenne
Le gouverneur du Colorado signe l'abrogation de la peine de mort et commue les peines des condamnés à mort https://www.peinedemort.org/document/10871 DENVER (Reuters) – Le gouverneur du Colorado a signé lundi une abrogation de la loi de l'État sur la peine de mort et a commué les peines des trois condamnés à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle, suscitant de vives critiques de la part d'un procureur du district dont le bureau a poursuivi les condamnés. L'action du gouverneur Jared Polis pour signer l'abrogation était attendue, car il avait indiqué son soutien à l'abolition de la peine capitale alors qu'elle était débattue à la législature de l'État le mois dernier, mais le sort des condamnés à mort restait inconnu jusqu'à lundi. Polis a déclaré dans un communiqué qu'il épargnait la vie des détenus non pas en raison de changements dans leur cas individuel, mais pour refléter la nouvelle législation. "La commutation de ces individus méprisables et coupables est compatible avec l'abolition de la peine de mort dans l'État du Colorado", a déclaré Polis, un démocrate de premier mandat. Cette décision a été déchaînée par le procureur du district du comté d'Arapahoe, George Brauchler, dont les prédécesseurs ont condamné et condamné à mort les trois condamnés à mort. "Avec un simple coup de stylo et enfoui sous la couverture d'une pandémie mondiale urgente, Gov Polis a effacé trois verdicts du jury unanimes distincts pour certains des pires assassins de l'histoire de notre état", a déclaré Brauchler, un républicain. Le Colorado n'a exécuté qu'un seul détenu par injection létale depuis que la Cour suprême des États-Unis a rétabli la peine capitale en 1976 après un moratoire national de quatre ans. Vingt-huit États ont encore des lois sur la peine de mort dans leurs livres, selon la Conférence nationale des législatures des États. La peine capitale demeure également dans le code pénal du gouvernement fédéral et des systèmes de justice militaire américains. Depuis 2004, 22 États ont aboli la peine de mort par voie législative ou judiciaire, selon le Death Penalty Information Center de Washington, qui suit la question. Cette année, cinq prisonniers ont été exécutés aux États-Unis. En vertu de la nouvelle loi du Colorado, les procureurs d'État ne pourront plus demander la peine capitale dans toute affaire de meurtre déposée après le 1er juillet. Le procès de la peine de mort d'un homme accusé du meurtre d'un policier a commencé ce mois-ci dans un comté de la banlieue de Denver, mais a été suspendu jusqu'au 6 avril en raison de préoccupations concernant l'épidémie de coronavirus.
L'action du gouverneur Jared Polis pour signer l'abrogation était attendue, car il avait indiqué son soutien à l'abolition de la peine capitale alors qu'elle était débattue à la législature de l'État le mois dernier, mais le sort des condamnés à mort restait inconnu jusqu'à lundi.

Polis a déclaré dans un communiqué qu'il épargnait la vie des détenus non pas en raison de changements dans leur cas individuel, mais pour refléter la nouvelle législation.



"La commutation de ces individus méprisables et coupables est compatible avec l'abolition de la peine de mort dans l'État du Colorado", a déclaré Polis, un démocrate de premier mandat.

Cette décision a été déchaînée par le procureur du district du comté d'Arapahoe, George Brauchler, dont les prédécesseurs ont condamné et condamné à mort les trois condamnés à mort.

"Avec un simple coup de stylo et enfoui sous la couverture d'une pandémie mondiale urgente, Gov Polis a effacé trois verdicts du jury unanimes distincts pour certains des pires assassins de l'histoire de notre état", a déclaré Brauchler, un républicain.

Le Colorado n'a exécuté qu'un seul détenu par injection létale depuis que la Cour suprême des États-Unis a rétabli la peine capitale en 1976 après un moratoire national de quatre ans.

Vingt-huit États ont encore des lois sur la peine de mort dans leurs livres, selon la Conférence nationale des législatures des États. La peine capitale demeure également dans le code pénal du gouvernement fédéral et des systèmes de justice militaire américains.

Depuis 2004, 22 États ont aboli la peine de mort par voie législative ou judiciaire, selon le Death Penalty Information Center de Washington, qui suit la question. Cette année, cinq prisonniers ont été exécutés aux États-Unis.

En vertu de la nouvelle loi du Colorado, les procureurs d'État ne pourront plus demander la peine capitale dans toute affaire de meurtre déposée après le 1er juillet.

Le procès de la peine de mort d'un homme accusé du meurtre d'un policier a commencé ce mois-ci dans un comté de la banlieue de Denver, mais a été suspendu jusqu'au 6 avril en raison de préoccupations concernant l'épidémie de coronavirus.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10871 Mon, 23 Mar 2020 00:00:00 +0000 Reuters
Le gouverneur du Colorado signe la loi abolissant la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/10872 Le gouverneur du Colorado, Jared Polis, signe la loi abolissant le peine capitale qui avait été adoptée par le Sénat le 30 janvier puis par la Chambre des Représentants le 26 février 2020. Il commue également les peines des trois condamnés dans le couloir de la mort en prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle. Depuis la reprise des exécutions capitales aux États-Unis en 1977, le Colorado n'avait exécuté qu'un condamné à mort, en 1997. L'abolition de la peine de mort dans le Colorado entrera en vigueur le 1er juillet 2020. Il commue également les peines des trois condamnés dans le couloir de la mort en prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle.

Depuis la reprise des exécutions capitales aux États-Unis en 1977, le Colorado n'avait exécuté qu'un condamné à mort, en 1997.
L'abolition de la peine de mort dans le Colorado entrera en vigueur le 1er juillet 2020.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10872 Mon, 23 Mar 2020 00:00:00 +0000 Sophie Fotiadi
Une exécution reportée au Texas en raison du coronavirus https://www.peinedemort.org/document/10866 Un tribunal américain a ordonné de reporter de 60 jours une exécution prévue mercredi dans l'Etat du Texas, en raison du nouveau coronavirus. Une cour d'appel texane a rejeté lundi les arguments juridiques soulevés par John Hummel dans un dernier recours, mais elle a lui a quand même donné un répit "eu égard à la crise sanitaire en cours et aux énormes ressources nécessaires pour une exécution". Cet homme de 44 ans a été condamné à la peine capitale pour avoir tué, en 2009, sa femme enceinte, leur fille de 5 ans et son beau-père. Il devait recevoir une injection létale au pénitencier de Hunstville, dans le sud du pays. Comme pour chaque condamné à mort, son exécution aurait impliqué un grand nombre de personnes: les gardiens de prison, ses avocats, des témoins, ses proches et ceux de ses victimes. D'autres exécutions sont prévues prochainement aux Etats-Unis, notamment le 25 mars à nouveau au Texas. Il est probable que les condamnés essaient à leur tour d'obtenir un sursis en raison de l'épidémie de Covid-19 mais aucune décision globale n'a été prise à l'heure actuelle. Les Etats-Unis, où de nombreuses mesures d'isolement ont été prises, ont franchi mardi la barre des 100 morts liés au nouveau coronavirus et recensaient au moins 6.200 cas confirmés.
Une cour d'appel texane a rejeté lundi les arguments juridiques soulevés par John Hummel dans un dernier recours, mais elle a lui a quand même donné un répit "eu égard à la crise sanitaire en cours et aux énormes ressources nécessaires pour une exécution".

Cet homme de 44 ans a été condamné à la peine capitale pour avoir tué, en 2009, sa femme enceinte, leur fille de 5 ans et son beau-père. Il devait recevoir une injection létale au pénitencier de Hunstville, dans le sud du pays.

Comme pour chaque condamné à mort, son exécution aurait impliqué un grand nombre de personnes: les gardiens de prison, ses avocats, des témoins, ses proches et ceux de ses victimes.

D'autres exécutions sont prévues prochainement aux Etats-Unis, notamment le 25 mars à nouveau au Texas.

Il est probable que les condamnés essaient à leur tour d'obtenir un sursis en raison de l'épidémie de Covid-19 mais aucune décision globale n'a été prise à l'heure actuelle.

Les Etats-Unis, où de nombreuses mesures d'isolement ont été prises, ont franchi mardi la barre des 100 morts liés au nouveau coronavirus et recensaient au moins 6.200 cas confirmés. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10866 Wed, 18 Mar 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Un condamné exécuté dans l'Alabama malgré une forte mobilisation https://www.peinedemort.org/document/10858 Un homme condamné à mort pour le meurtre de trois policiers a été exécuté jeudi soir dans l'Alabama malgré la mobilisation de plusieurs personnalités qui doutaient de sa culpabilité, dont Kim Kardashian. La Cour suprême des Etats-Unis, ultime recours des condamnés, avait accordé à la dernière minute un sursis à Nathaniel Woods, 44 ans, suspendant son exécution "jusqu'à nouvel ordre". Mais le temple du droit américain a finalement donné peu de temps après son feu vert à l'exécution, par injection létale dans un pénitencier près d'Atmore, dans le sud des Etats-Unis. "Justice a été rendue ce soir", a déclaré jeudi dans un communiqué le procureur général de l'Alabama, Steve Marshall. "Nathaniel Woods, l'un des deux tueurs derrière la journée la plus sanglante de l'histoire de la police de Birmingham, a eu ce qu'il méritait". En 2004, des policiers étaient venus arrêter Nathaniel Woods dans un appartement utilisé pour du trafic de drogue dans la ville de Birmingham. Lors de l'intervention, trois agents avaient été abattus et un quatrième blessé. M. Woods n'avait pas pressé la gâchette. Mais en 2005, il avait écopé de la même peine que l'auteur des tirs, son colocataire Kerry Spencer, parce qu'il avait été considéré comme le "cerveau" de l'attaque. Lors de son procès, les procureurs l'avaient en effet accusé d'avoir attiré les enquêteurs dans un guet-apens, sachant que son complice les tuerait. Lui avait toujours maintenu son innocence. Dans un courrier récent diffusé par les médias américains, son ancien colocataire Kerry Spencer assurait que Nathaniel Woods était "100% innocent". "Je le sais parce que c'est moi qui ai tiré et tué les policiers", écrivait-il. Autre fait troublant pour ses défenseurs: il avait été condamné par dix jurés sur douze, l'Alabama étant le seul Etat américain qui permette d'infliger la peine de mort sans jury unanime. A l'approche de la date programmée pour son exécution, quelque 120.000 personnes, dont des personnalités, avaient demandé à la gouverneure de l'Alabama Kay Ivey de lui accorder un sursis. "Voulez-vous autoriser l'exécution d'un homme qui est peut-être innocent?", lui avait notamment écrit le militant des droits civiques Martin Luther King III, fils du pasteur assassiné. "Rejoignez la large coalition -- dont des membres du jury et des proches des victimes -- qui demandent" un report de l'exécution, avait également tweeté la star de la téléréalité Kim Kardashian. En parallèle, les avocats de Nathaniel Woods avaient introduit un ultime recours devant la Cour suprême, contestant la méthode d'exécution retenue. C'est le cinquième condamné à mort exécuté aux Etats-Unis depuis le début de l'année 2020.
La Cour suprême des Etats-Unis, ultime recours des condamnés, avait accordé à la dernière minute un sursis à Nathaniel Woods, 44 ans, suspendant son exécution "jusqu'à nouvel ordre".

Mais le temple du droit américain a finalement donné peu de temps après son feu vert à l'exécution, par injection létale dans un pénitencier près d'Atmore, dans le sud des Etats-Unis.

"Justice a été rendue ce soir", a déclaré jeudi dans un communiqué le procureur général de l'Alabama, Steve Marshall. "Nathaniel Woods, l'un des deux tueurs derrière la journée la plus sanglante de l'histoire de la police de Birmingham, a eu ce qu'il méritait".

En 2004, des policiers étaient venus arrêter Nathaniel Woods dans un appartement utilisé pour du trafic de drogue dans la ville de Birmingham. Lors de l'intervention, trois agents avaient été abattus et un quatrième blessé.

M. Woods n'avait pas pressé la gâchette. Mais en 2005, il avait écopé de la même peine que l'auteur des tirs, son colocataire Kerry Spencer, parce qu'il avait été considéré comme le "cerveau" de l'attaque.

Lors de son procès, les procureurs l'avaient en effet accusé d'avoir attiré les enquêteurs dans un guet-apens, sachant que son complice les tuerait. Lui avait toujours maintenu son innocence.

Dans un courrier récent diffusé par les médias américains, son ancien colocataire Kerry Spencer assurait que Nathaniel Woods était "100% innocent". "Je le sais parce que c'est moi qui ai tiré et tué les policiers", écrivait-il.

Autre fait troublant pour ses défenseurs: il avait été condamné par dix jurés sur douze, l'Alabama étant le seul Etat américain qui permette d'infliger la peine de mort sans jury unanime.

A l'approche de la date programmée pour son exécution, quelque 120.000 personnes, dont des personnalités, avaient demandé à la gouverneure de l'Alabama Kay Ivey de lui accorder un sursis.

"Voulez-vous autoriser l'exécution d'un homme qui est peut-être innocent?", lui avait notamment écrit le militant des droits civiques Martin Luther King III, fils du pasteur assassiné.

"Rejoignez la large coalition -- dont des membres du jury et des proches des victimes -- qui demandent" un report de l'exécution, avait également tweeté la star de la téléréalité Kim Kardashian.

En parallèle, les avocats de Nathaniel Woods avaient introduit un ultime recours devant la Cour suprême, contestant la méthode d'exécution retenue.

C'est le cinquième condamné à mort exécuté aux Etats-Unis depuis le début de l'année 2020.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10858 Fri, 06 Mar 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Alabama : nouvelle exécution aux Etats-Unis après un sursis de dernière minute https://www.peinedemort.org/document/10859 Nathaniel Woods a été exécuté en Alabama. La Cour suprême avait préalablement annoncé un suris temporaire de dernière minute avant de donner son feu vert à l'exécution. Nathaniel Woods avait été condamné à mort alors que la recommandation du jury n'était pas unanime (10 voix contre 2), ce qui est possible en Alabama. Il a été condamné à mort pour le meurtre de trois policiers qui ont été tués par Kerry Spencer (également condamné à mort) dans un appartement où se trouvait Nathaniel Woods.
Nathaniel Woods avait été condamné à mort alors que la recommandation du jury n'était pas unanime (10 voix contre 2), ce qui est possible en Alabama.
Il a été condamné à mort pour le meurtre de trois policiers qui ont été tués par Kerry Spencer (également condamné à mort) dans un appartement où se trouvait Nathaniel Woods.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10859 Thu, 05 Mar 2020 00:00:00 +0000 Sophie Fotiadi
Sursis de dernière minute dans l'Alabama pour un condamné à mort https://www.peinedemort.org/document/10860 Prévue jeudi soir dans l'Etat américain de l'Alabama, l'exécution d'un condamné à mort défendu par plusieurs personnalités qui doutent de sa culpabilité, dont Kim Kardashian, a été suspendue à la dernière minute et "jusqu'à nouvel ordre" par la Cour suprême des Etats-Unis. La décision du temple du droit américain, ultime recours des condamnés, offre un sursis à Nathaniel Woods, 44 ans, qui devait recevoir en soirée une injection létale dans un pénitencier près d'Atmore, dans le sud des Etats-Unis. Après examen du recours déposé par ses avocats, la Cour suprême "ordonne la suspension jusqu'à nouvel ordre de l'exécution de la peine de mort", sans donner plus de précisions. En 2004, des policiers étaient venus arrêter Nathaniel Woods dans un appartement utilisé pour du trafic de drogue à Birmingham. Lors de l'intervention, trois agents avaient été abattus et un quatrième blessé. M. Woods n'avait pas pressé la gâchette. Mais en 2005, il a écopé de la même peine que l'auteur des tirs, son colocataire Kerry Spencer, parce qu'il a été considéré comme le "cerveau" de l'attaque. Lors de son procès, les procureurs l'ont en effet accusé d'avoir attiré les enquêteurs dans un guet-apens, sachant que son complice les tuerait. Lui a toujours maintenu son innocence. Dans un courrier récent diffusé par les médias américains, son ancien colocataire Kerry Spencer assure que Nathaniel Woods est "100% innocent". "Je le sais parce que c'est moi qui ai tiré et tué les policiers", écrit-il. Autre fait troublant pour ses défenseurs: il a été condamné par dix jurés sur douze, l'Alabama étant le seul Etat américain qui permette d'infliger la peine de mort sans jury unanime. A l'approche de la date programmée pour son exécution, quelque 120.000 personnes, dont des personnalités, ont demandé à la gouverneure de l'Alabama Kay Ivey de lui accorder un sursis. "Voulez-vous autoriser l'exécution d'un homme qui est peut-être innocent?", lui a notamment écrit le militant des droits civiques Martin Luther King III, fils du pasteur assassiné. "Rejoignez la large coalition -- dont des membres du jury et des proches des victimes -- qui demandent" un report de l'exécution, a également tweeté la star de la téléréalité Kim Kardashian. En parallèle, les avocats de Nathaniel Woods avaient introduit un ultime recours devant la Cour suprême, contestant la méthode d'exécution retenue. Son exécution devait être la cinquième aux Etats-Unis depuis le début de l'année 2020.
La décision du temple du droit américain, ultime recours des condamnés, offre un sursis à Nathaniel Woods, 44 ans, qui devait recevoir en soirée une injection létale dans un pénitencier près d'Atmore, dans le sud des Etats-Unis.

Après examen du recours déposé par ses avocats, la Cour suprême "ordonne la suspension jusqu'à nouvel ordre de l'exécution de la peine de mort", sans donner plus de précisions.

En 2004, des policiers étaient venus arrêter Nathaniel Woods dans un appartement utilisé pour du trafic de drogue à Birmingham. Lors de l'intervention, trois agents avaient été abattus et un quatrième blessé.

M. Woods n'avait pas pressé la gâchette. Mais en 2005, il a écopé de la même peine que l'auteur des tirs, son colocataire Kerry Spencer, parce qu'il a été considéré comme le "cerveau" de l'attaque.

Lors de son procès, les procureurs l'ont en effet accusé d'avoir attiré les enquêteurs dans un guet-apens, sachant que son complice les tuerait. Lui a toujours maintenu son innocence.

Dans un courrier récent diffusé par les médias américains, son ancien colocataire Kerry Spencer assure que Nathaniel Woods est "100% innocent". "Je le sais parce que c'est moi qui ai tiré et tué les policiers", écrit-il.

Autre fait troublant pour ses défenseurs: il a été condamné par dix jurés sur douze, l'Alabama étant le seul Etat américain qui permette d'infliger la peine de mort sans jury unanime.

A l'approche de la date programmée pour son exécution, quelque 120.000 personnes, dont des personnalités, ont demandé à la gouverneure de l'Alabama Kay Ivey de lui accorder un sursis.

"Voulez-vous autoriser l'exécution d'un homme qui est peut-être innocent?", lui a notamment écrit le militant des droits civiques Martin Luther King III, fils du pasteur assassiné.

"Rejoignez la large coalition -- dont des membres du jury et des proches des victimes -- qui demandent" un report de l'exécution, a également tweeté la star de la téléréalité Kim Kardashian.

En parallèle, les avocats de Nathaniel Woods avaient introduit un ultime recours devant la Cour suprême, contestant la méthode d'exécution retenue.

Son exécution devait être la cinquième aux Etats-Unis depuis le début de l'année 2020.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10860 Thu, 05 Mar 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Le Colorado, 22e Etat américain à abolir la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/10845 Le Colorado va devenir le 22e Etat américain à officiellement abolir la peine de mort: les députés locaux ont adopté mercredi par 38 voix contre 27 une loi qui supprime cette disposition à partir du 1er juillet 2020. Le texte a été transmis au gouverneur de cet Etat de l'ouest américain, le démocrate Jared Polis, qui a déjà exprimé son intention de le ratifier et de commuer la peine de trois condamnés à mort en attente d'exécution. L'abolition de cette mesure très contestée, notamment par l'opposition républicaine, a fait l'objet d'intenses débats. Vraisemblablement à court d'arguments, un représentant républicain, Steve Humphrey, avait lu la Bible pendant près de 45 minutes. A compter du 1er juillet, la sanction pénale la plus sévère au Colorado deviendra la prison à perpétuité sans possibilité de remise de peine. "J'ai été impressionné et ému par les témoignages et les débats que nous avons entendus", a déclaré le chef de file de la majorité démocrate, Alec Garnett. "J'ai espoir en une société où l'on dépense des ressources pour la rééducation, pas dans les recours en appel; dans le traitement des addictions, et pas dans les injections létales", a-t-il poursuivi dans un communiqué transmis aux médias locaux. Les élus du Colorado avaient essayé à maintes reprises de supprimer la peine de mort depuis son rétablissement en 1979, en vain jusqu'à présent. Le seul condamné à mort à avoir été effectivement exécuté dans cet Etat depuis cette date était Gary Davis, reconnu coupable de viol et meurtre, mort en 1997. La puissante organisation américaine de défense des droits humains ACLU s'est réjouie de cette décision, qualifiée de "victoire phénoménale pour la justice", dans un communiqué transmis à l'AFP. "La peine de mort n'a pas de place en Amérique. Près de 50 ans de statistiques sur la peine de mort ont prouvé qu'il n'y a aucun moyen d'exécuter des gens sans biais lié à la race, sans que ce soit arbitraire, coûteux et inhumain", a réagi Cassandra Stubbs, responsable de la campagne d'ACLU contre les exécutions capitales. "En outre, 167 innocents ont été officiellement blanchis alors qu'ils attendaient leur exécution, depuis 1973. Il n'y a aucune excuse pour qu'un gouvernement qui respecte la justice, l'équité et la dignité humaine continue à exécuter son peuple", conclut-elle. L'an dernier, 22 exécutions ont été recensées aux Etats-Unis, concentrées dans sept Etats, quasiment tous situés dans le Sud conservateur et religieux du pays, notamment au Texas, où l'on a compté neuf exécutions.
Le texte a été transmis au gouverneur de cet Etat de l'ouest américain, le démocrate Jared Polis, qui a déjà exprimé son intention de le ratifier et de commuer la peine de trois condamnés à mort en attente d'exécution.

L'abolition de cette mesure très contestée, notamment par l'opposition républicaine, a fait l'objet d'intenses débats. Vraisemblablement à court d'arguments, un représentant républicain, Steve Humphrey, avait lu la Bible pendant près de 45 minutes.

A compter du 1er juillet, la sanction pénale la plus sévère au Colorado deviendra la prison à perpétuité sans possibilité de remise de peine.

"J'ai été impressionné et ému par les témoignages et les débats que nous avons entendus", a déclaré le chef de file de la majorité démocrate, Alec Garnett. "J'ai espoir en une société où l'on dépense des ressources pour la rééducation, pas dans les recours en appel; dans le traitement des addictions, et pas dans les injections létales", a-t-il poursuivi dans un communiqué transmis aux médias locaux.

Les élus du Colorado avaient essayé à maintes reprises de supprimer la peine de mort depuis son rétablissement en 1979, en vain jusqu'à présent.

Le seul condamné à mort à avoir été effectivement exécuté dans cet Etat depuis cette date était Gary Davis, reconnu coupable de viol et meurtre, mort en 1997.

La puissante organisation américaine de défense des droits humains ACLU s'est réjouie de cette décision, qualifiée de "victoire phénoménale pour la justice", dans un communiqué transmis à l'AFP.

"La peine de mort n'a pas de place en Amérique. Près de 50 ans de statistiques sur la peine de mort ont prouvé qu'il n'y a aucun moyen d'exécuter des gens sans biais lié à la race, sans que ce soit arbitraire, coûteux et inhumain", a réagi Cassandra Stubbs, responsable de la campagne d'ACLU contre les exécutions capitales.

"En outre, 167 innocents ont été officiellement blanchis alors qu'ils attendaient leur exécution, depuis 1973. Il n'y a aucune excuse pour qu'un gouvernement qui respecte la justice, l'équité et la dignité humaine continue à exécuter son peuple", conclut-elle.

L'an dernier, 22 exécutions ont été recensées aux Etats-Unis, concentrées dans sept Etats, quasiment tous situés dans le Sud conservateur et religieux du pays, notamment au Texas, où l'on a compté neuf exécutions.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10845 Thu, 27 Feb 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
La Cour suprême referme le dossier du "sniper de Washington" https://www.peinedemort.org/document/10846 La Cour suprême des Etats-Unis a refermé mercredi le dossier de Lee Malvo qui réclamait une révision de sa condamnation à la perpétuité pour son rôle dans une série de dix meurtres dans autour de Washington en 2002. La haute juridiction a pris acte d'une demande formulée par toutes les parties après l'adoption d'une nouvelle loi en Virginie - où il purge sa peine - qui rend sa requête caduque. Le texte, signé lundi par le gouverneur de Virginie, permet aux personnes condamnées avant leurs 18 ans à une peine de prison à vie incompressible de demander une libération anticipée après 20 ans de détention. Cela sera le cas de Lee Malvo dans quatre ans, ce qui ne garantit en rien qu'il puisse être libéré. Même s'il obtenait raison en Virginie, il a également été condamné à une peine de prison à perpétuité dans le Maryland. En 2002, alors âgé de 17 ans, il avait participé à la virée meurtrière de John Muhammad, un vétéran de la guerre du Golfe de 41 ans, qui avait semé la psychose dans les environs de la capitale américaine. Pendant près de trois semaines, les "snipers de Washington" avaient ouvert le feu sur des cibles choisies au hasard, faisant dix morts et trois blessés. L'un ou l'autre se dissimulait dans le coffre de leur véhicule et tirait par une trappe aménagée à cet effet. Après une chasse à l'homme éprouvante, ils avaient été arrêtés sur un parking. John Muhammad, considéré comme le meneur, avait été condamné à la peine capitale et exécuté en 2009. Compte tenu de son jeune âge, Lee Malvo avait échappé à la peine de mort et s'était vu infliger en 2004 plusieurs peines de prison à vie incompressibles, dans les Etats de Virginie et du Maryland. La Cour suprême avait ensuite banni ce type de peines pour les mineurs, sauf pour les auteurs de "crimes reflétant une nature irrémédiablement corrompue". Sur cette base, Lee Boyd Malvo avait fait appel des peines prononcées en Virginie, où son âge n'avait pas été un élément débattu. Des tribunaux avaient rendu des décisions contradictoires, forçant la Cour suprême à intervenir. En marge de l'audience en octobre, plusieurs voix s'étaient élevées contre son éventuelle remise en liberté, mais son avocate Danielle Spinelli avait reconnu que cette hypothèse était peu probable. "Nous demandons seulement d'avoir la possibilité de plaider qu'il n'est pas irrémédiablement perdu", afin qu'un jour lointain, il puisse demander une remise de peine, avait-elle plaidé.
La haute juridiction a pris acte d'une demande formulée par toutes les parties après l'adoption d'une nouvelle loi en Virginie - où il purge sa peine - qui rend sa requête caduque.

Le texte, signé lundi par le gouverneur de Virginie, permet aux personnes condamnées avant leurs 18 ans à une peine de prison à vie incompressible de demander une libération anticipée après 20 ans de détention.

Cela sera le cas de Lee Malvo dans quatre ans, ce qui ne garantit en rien qu'il puisse être libéré. Même s'il obtenait raison en Virginie, il a également été condamné à une peine de prison à perpétuité dans le Maryland.

En 2002, alors âgé de 17 ans, il avait participé à la virée meurtrière de John Muhammad, un vétéran de la guerre du Golfe de 41 ans, qui avait semé la psychose dans les environs de la capitale américaine.

Pendant près de trois semaines, les "snipers de Washington" avaient ouvert le feu sur des cibles choisies au hasard, faisant dix morts et trois blessés.

L'un ou l'autre se dissimulait dans le coffre de leur véhicule et tirait par une trappe aménagée à cet effet. Après une chasse à l'homme éprouvante, ils avaient été arrêtés sur un parking.

John Muhammad, considéré comme le meneur, avait été condamné à la peine capitale et exécuté en 2009. Compte tenu de son jeune âge, Lee Malvo avait échappé à la peine de mort et s'était vu infliger en 2004 plusieurs peines de prison à vie incompressibles, dans les Etats de Virginie et du Maryland.

La Cour suprême avait ensuite banni ce type de peines pour les mineurs, sauf pour les auteurs de "crimes reflétant une nature irrémédiablement corrompue". Sur cette base, Lee Boyd Malvo avait fait appel des peines prononcées en Virginie, où son âge n'avait pas été un élément débattu.

Des tribunaux avaient rendu des décisions contradictoires, forçant la Cour suprême à intervenir.

En marge de l'audience en octobre, plusieurs voix s'étaient élevées contre son éventuelle remise en liberté, mais son avocate Danielle Spinelli avait reconnu que cette hypothèse était peu probable. "Nous demandons seulement d'avoir la possibilité de plaider qu'il n'est pas irrémédiablement perdu", afin qu'un jour lointain, il puisse demander une remise de peine, avait-elle plaidé.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10846 Wed, 26 Feb 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
La Chambre des représentants du Colorado adopte un projet de loi abolissant la peine capitale https://www.peinedemort.org/document/10849 Par 38 voix contre 27, la Chambre des Représentants du Colorado adopte le projet de loi SB 20-100 pour supprimer la peine de mort à partir du 1er juillet 2020. Le texte, qui avait été adopté fin janvier par le Sénat, doit maintenant être signé par le gouverneur de l'État. Ce dernier a déjà indiqué qu'il commuerait la peine des trois condamnés qui se trouvent dans le couloir de la mort au Colorado. Depuis la reprise des exécutions capitales aux Etats-Unis en 1977, le Colorado a exécuté un condamné à mort, en 1997. Le texte, qui avait été adopté fin janvier par le Sénat, doit maintenant être signé par le gouverneur de l'État. Ce dernier a déjà indiqué qu'il commuerait la peine des trois condamnés qui se trouvent dans le couloir de la mort au Colorado.

Depuis la reprise des exécutions capitales aux Etats-Unis en 1977, le Colorado a exécuté un condamné à mort, en 1997.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10849 Wed, 26 Feb 2020 00:00:00 +0000 Sophie Fotiadi
Un Américain exécuté dans le Tennessee après le rejet d'un ultime recours https://www.peinedemort.org/document/10836 Un triple meurtrier condamné pour avoir également assassiné un codétenu a été exécuté jeudi soir dans l'Etat du Tennessee, après le rejet par la Cour Suprême des Etats-Unis d'un dernier recours de ses avocats. Nicholas Sutton a été reconnu coupable d'avoir participé au meurtre de Carl Estep, un prisonnier condamné pour agression sexuelle sur un mineur qui avait été retrouvé poignardé à 38 reprises en 1985. Au moment de l'homicide, M. Sutton purgeait une peine de réclusion à perpétuité pour avoir tué, en 1979, la grand-mère qui l'avait élevé. M. Sutton avait ensuite mené les policiers vers les corps de deux autres hommes qu'il avait avoué avoir abattus. Il a été exécuté par électrocution à Nashville et prononcé mort à 19H26 locales, ont indiqué les autorités locales dans un communiqué. Ses défenseurs avaient présenté en janvier au gouverneur républicain du Tennessee, Bill Lee, une demande de clémence, appuyée par des membres de l'administration pénitentiaire. Cette requête soulignait que M. Sutton était intervenu à plusieurs reprises pour protéger des employés de la prison ainsi que des codétenus, en "sauvant" notamment un gardien lors d'une émeute en 1985. Dans ce même plaidoyer, ses défenseurs faisaient valoir le comportement modèle du condamné à mort durant trois décennies et le fait que certains membres de la famille de ses victimes s'opposaient à son exécution, dont la fille de M. Estep. Le gouverneur du Tennessee a cependant rejeté cette demande mercredi. Les avocats de Nicholas Sutton ont donc lancé d'ultimes recours à la Cour suprême des Etats-Unis, invoquant notamment le fait que leur client était menotté pendant son procès, ce qui a selon eux accentué sa culpabilité apparente face au jury. Nicholas Sutton a choisi pour dernier repas des côtelettes de porc panées, de la purée de pommes de terre et une tarte aux pêches avec de la glace à la vanille, ont indiqué mercredi les services pénitentiaires du Tennessee. Cet Etat conservateur du Sud américain avait suspendu ses exécutions en 2009 en réponse à une controverse liée aux injections létales, mais les a rétablies en 2018. Nicholas Sutton est le septième condamné à se faire exécuter depuis, et le cinquième à choisir la chaise électrique. L'exécution de M. Sutton est la quatrième aux Etats-Unis cette année.
Nicholas Sutton a été reconnu coupable d'avoir participé au meurtre de Carl Estep, un prisonnier condamné pour agression sexuelle sur un mineur qui avait été retrouvé poignardé à 38 reprises en 1985.

Au moment de l'homicide, M. Sutton purgeait une peine de réclusion à perpétuité pour avoir tué, en 1979, la grand-mère qui l'avait élevé. M. Sutton avait ensuite mené les policiers vers les corps de deux autres hommes qu'il avait avoué avoir abattus.

Il a été exécuté par électrocution à Nashville et prononcé mort à 19H26 locales, ont indiqué les autorités locales dans un communiqué.

Ses défenseurs avaient présenté en janvier au gouverneur républicain du Tennessee, Bill Lee, une demande de clémence, appuyée par des membres de l'administration pénitentiaire.

Cette requête soulignait que M. Sutton était intervenu à plusieurs reprises pour protéger des employés de la prison ainsi que des codétenus, en "sauvant" notamment un gardien lors d'une émeute en 1985.

Dans ce même plaidoyer, ses défenseurs faisaient valoir le comportement modèle du condamné à mort durant trois décennies et le fait que certains membres de la famille de ses victimes s'opposaient à son exécution, dont la fille de M. Estep. Le gouverneur du Tennessee a cependant rejeté cette demande mercredi.

Les avocats de Nicholas Sutton ont donc lancé d'ultimes recours à la Cour suprême des Etats-Unis, invoquant notamment le fait que leur client était menotté pendant son procès, ce qui a selon eux accentué sa culpabilité apparente face au jury.

Nicholas Sutton a choisi pour dernier repas des côtelettes de porc panées, de la purée de pommes de terre et une tarte aux pêches avec de la glace à la vanille, ont indiqué mercredi les services pénitentiaires du Tennessee.

Cet Etat conservateur du Sud américain avait suspendu ses exécutions en 2009 en réponse à une controverse liée aux injections létales, mais les a rétablies en 2018. Nicholas Sutton est le septième condamné à se faire exécuter depuis, et le cinquième à choisir la chaise électrique.

L'exécution de M. Sutton est la quatrième aux Etats-Unis cette année. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10836 Fri, 21 Feb 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Derniers recours pour un Américain condamné à l'électrocution https://www.peinedemort.org/document/10835 Les avocats d'un triple meurtrier condamné pour avoir également assassiné un codétenu ont saisi la Cour Suprême des États-Unis pour tenter d'éviter l'électrocution de leur client jeudi soir dans l'État du Tennessee. Nicholas Sutton a été reconnu coupable d'avoir participé au meurtre de Carl Estep, un prisonnier condamné pour agression sexuelle sur un mineur qui avait été retrouvé poignardé à 38 reprises en 1985. Au moment de l'homicide, M. Sutton purgeait une peine de réclusion à perpétuité pour avoir tué, en 1979, la grand-mère qui l'avait élevé. M. Sutton avait ensuite mené les policiers vers les corps de deux autres hommes qu'il avait avoué avoir abattus. Ses défenseurs avaient présenté en janvier au gouverneur républicain du Tennessee, Bill Lee, une demande de clémence, appuyée par des membres de l'administration pénitentiaire. Cette requête soulignait que M. Sutton était intervenu à plusieurs reprises pour protéger des employés de la prison ainsi que des codétenus, en «sauvant» notamment un gardien lors d'une émeute en 1985. Dans ce même plaidoyer, ses défenseurs faisaient valoir le comportement modèle du condamné à mort durant trois décennies et le fait que certains membres de la famille de ses victimes s'opposaient à son exécution, dont la fille de M. Estep. Le gouverneur du Tennessee a cependant rejeté cette demande mercredi, confirmant l'imminence d'une exécution. Les avocats de Nicholas Sutton ont donc lancé d'ultimes recours à la Cour suprême des États-Unis, invoquant notamment le fait que leur client était menotté pendant son procès, ce qui a selon eux accentué sa culpabilité apparente face au jury. Si ces demandes sont rejetées, Nicholas Sutton sera exécuté sur la chaise électrique. Il a choisi pour dernier repas des côtelettes de porc panées, de la purée de pommes de terre et une tarte aux pêches avec de la glace à la vanille, ont indiqué mercredi les services pénitentiaires du Tennessee. Cet État conservateur du Sud américain avait suspendu ses exécutions en 2009 en réponse à une controverse liée aux injections létales, mais les a réinstaurées en 2018. Nicholas Sutton serait le septième condamné à se faire exécuter depuis, et le cinquième à choisir la chaise électrique. L'exécution de M. Sutton serait la quatrième aux États-Unis cette année.
Nicholas Sutton a été reconnu coupable d'avoir participé au meurtre de Carl Estep, un prisonnier condamné pour agression sexuelle sur un mineur qui avait été retrouvé poignardé à 38 reprises en 1985.

Au moment de l'homicide, M. Sutton purgeait une peine de réclusion à perpétuité pour avoir tué, en 1979, la grand-mère qui l'avait élevé. M. Sutton avait ensuite mené les policiers vers les corps de deux autres hommes qu'il avait avoué avoir abattus.

Ses défenseurs avaient présenté en janvier au gouverneur républicain du Tennessee, Bill Lee, une demande de clémence, appuyée par des membres de l'administration pénitentiaire.

Cette requête soulignait que M. Sutton était intervenu à plusieurs reprises pour protéger des employés de la prison ainsi que des codétenus, en «sauvant» notamment un gardien lors d'une émeute en 1985.

Dans ce même plaidoyer, ses défenseurs faisaient valoir le comportement modèle du condamné à mort durant trois décennies et le fait que certains membres de la famille de ses victimes s'opposaient à son exécution, dont la fille de M. Estep. Le gouverneur du Tennessee a cependant rejeté cette demande mercredi, confirmant l'imminence d'une exécution.

Les avocats de Nicholas Sutton ont donc lancé d'ultimes recours à la Cour suprême des États-Unis, invoquant notamment le fait que leur client était menotté pendant son procès, ce qui a selon eux accentué sa culpabilité apparente face au jury.

Si ces demandes sont rejetées, Nicholas Sutton sera exécuté sur la chaise électrique. Il a choisi pour dernier repas des côtelettes de porc panées, de la purée de pommes de terre et une tarte aux pêches avec de la glace à la vanille, ont indiqué mercredi les services pénitentiaires du Tennessee.

Cet État conservateur du Sud américain avait suspendu ses exécutions en 2009 en réponse à une controverse liée aux injections létales, mais les a réinstaurées en 2018. Nicholas Sutton serait le septième condamné à se faire exécuter depuis, et le cinquième à choisir la chaise électrique.

L'exécution de M. Sutton serait la quatrième aux États-Unis cette année.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10835 Thu, 20 Feb 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Le Texas exécute l'auteur d'un quintuple meurtre https://www.peinedemort.org/document/10815 (Washington) Le Texas a exécuté jeudi un homme qui, sous l'effet de drogues, a tué en 2002 cinq membres de sa famille, dont ses deux enfants. Abel Ochoa, 47 ans, a reçu en soirée une injection létale dans le pénitencier de Huntsville, au nord de Houston. Son décès a été prononcé à 18 h 48 heure locale (19 h 48 HE), ont fait savoir les autorités pénitentiaires du Texas. Selon des documents judiciaires, il s'était rendu à l'église en famille un dimanche d'août 2002. À la sortie, il avait demandé à sa femme de l'argent pour acheter du crack. Après une dispute, elle avait accepté de lui donner dix dollars. Rentré à leur domicile, il avait fumé la drogue tout juste achetée, puis s'était saisi d'une arme et avait abattu son épouse, leurs deux filles – âgées de neuf mois et sept ans –, son beau-père et une de ses belles-sœurs. Une autre belle-sœur a survécu à la fusillade, mais a perdu un rein. Arrêté un peu plus tard au volant de la voiture de sa femme, il avait confessé les meurtres et expliqué être « fatigué de sa vie », ne plus « pouvoir gérer le stress ». Ses avocats avaient intenté, en vain, plusieurs recours pour tenter de le sauver, arguant notamment qu'il n'avait pas bénéficié d'une défense adéquate lors de son procès. Ils avaient adressé mercredi une dernière requête à la Cour suprême des États-Unis, au motif que les autorités pénitentiaires du Texas avaient refusé de laisser Abel Ochoa réaliser un entretien vidéo pour accompagner une demande de grâce. « Je voudrais m'excuser auprès de ma belle-famille pour lui avoir causé tant de peine », a-t-il dit parmi ses derniers mots. C'est le troisième condamné exécuté depuis le début de l'année aux États-Unis, le deuxième au Texas.
Abel Ochoa, 47 ans, a reçu en soirée une injection létale dans le pénitencier de Huntsville, au nord de Houston. Son décès a été prononcé à 18 h 48 heure locale (19 h 48 HE), ont fait savoir les autorités pénitentiaires du Texas.

Selon des documents judiciaires, il s'était rendu à l'église en famille un dimanche d'août 2002. À la sortie, il avait demandé à sa femme de l'argent pour acheter du crack. Après une dispute, elle avait accepté de lui donner dix dollars.

Rentré à leur domicile, il avait fumé la drogue tout juste achetée, puis s'était saisi d'une arme et avait abattu son épouse, leurs deux filles – âgées de neuf mois et sept ans –, son beau-père et une de ses belles-sœurs.

Une autre belle-sœur a survécu à la fusillade, mais a perdu un rein.

Arrêté un peu plus tard au volant de la voiture de sa femme, il avait confessé les meurtres et expliqué être « fatigué de sa vie », ne plus « pouvoir gérer le stress ».

Ses avocats avaient intenté, en vain, plusieurs recours pour tenter de le sauver, arguant notamment qu'il n'avait pas bénéficié d'une défense adéquate lors de son procès.

Ils avaient adressé mercredi une dernière requête à la Cour suprême des États-Unis, au motif que les autorités pénitentiaires du Texas avaient refusé de laisser Abel Ochoa réaliser un entretien vidéo pour accompagner une demande de grâce.

« Je voudrais m'excuser auprès de ma belle-famille pour lui avoir causé tant de peine », a-t-il dit parmi ses derniers mots.

C'est le troisième condamné exécuté depuis le début de l'année aux États-Unis, le deuxième au Texas.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10815 Thu, 06 Feb 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Un homme exécuté aux Etats-Unis, 23 ans après un double meurtre https://www.peinedemort.org/document/10810 L'Etat américain de Géorgie a exécuté mercredi un homme condamné en 1999 pour le meurtre de son ex-femme et de son nouveau compagnon. Donnie Lance, 66 ans, a reçu une injection létale dans la soirée au pénitencier de Jackson, dans le sud-est des Etats-Unis, ont indiqué les autorités. Il avait été condamné à la peine capitale pour avoir, en 1997, tiré une balle dans la tête du nouveau petit ami de son ex-femme et frappé à coup de crosse de revolver cette dernière, jusqu'à ce qu'elle succombe. Selon l'accusation, ce mari violent avait menacé à plusieurs reprises son épouse de la tuer si elle le quittait, et avait renouvelé ses menaces après leur rupture. Il aurait aussi demandé à un proche combien coûterait un homme de main pour tuer le nouveau couple. Donnie Lance avait toujours nié avoir commis ces crimes et, selon ses avocats, aucune preuve matérielle n'avait été présentée lors de son procès. Au cours des 20 dernières années, ses défenseurs avaient introduit plusieurs recours pour tenter de le sauver. Ils réclamaient notamment des analyses ADN et la réouverture de son procès, mais avaient essuyé des refus de la justice. La Cour suprême des Etats-Unis a rejeté mercredi soir une demande de suspension de l'exécution. Donnie Lance est le second condamné exécuté cette année aux Etats-Unis. Un mari violent récidiviste a été exécuté le 15 janvier au Texas.
Donnie Lance, 66 ans, a reçu une injection létale dans la soirée au pénitencier de Jackson, dans le sud-est des Etats-Unis, ont indiqué les autorités.

Il avait été condamné à la peine capitale pour avoir, en 1997, tiré une balle dans la tête du nouveau petit ami de son ex-femme et frappé à coup de crosse de revolver cette dernière, jusqu'à ce qu'elle succombe.

Selon l'accusation, ce mari violent avait menacé à plusieurs reprises son épouse de la tuer si elle le quittait, et avait renouvelé ses menaces après leur rupture. Il aurait aussi demandé à un proche combien coûterait un homme de main pour tuer le nouveau couple.

Donnie Lance avait toujours nié avoir commis ces crimes et, selon ses avocats, aucune preuve matérielle n'avait été présentée lors de son procès.

Au cours des 20 dernières années, ses défenseurs avaient introduit plusieurs recours pour tenter de le sauver. Ils réclamaient notamment des analyses ADN et la réouverture de son procès, mais avaient essuyé des refus de la justice.

La Cour suprême des Etats-Unis a rejeté mercredi soir une demande de suspension de l'exécution.

Donnie Lance est le second condamné exécuté cette année aux Etats-Unis. Un mari violent récidiviste a été exécuté le 15 janvier au Texas.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10810 Thu, 30 Jan 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Le Sénat du Colorado vote en faveur de l'abolition de la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/10848 Par 19 voix contre 15, le Sénat du Colorado se prononce, le 30 janvier 2020, en faveur de l'abolition de la peine capitale. Le projet de loi sera confirmé dans une troisième lecture le 31 janvier, puis transmis à la Chambre des Représentants.
Le projet de loi sera confirmé dans une troisième lecture le 31 janvier, puis transmis à la Chambre des Représentants.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10848 Thu, 30 Jan 2020 00:00:00 +0000 Sophie Fotiadi
L'auteur d'une tuerie raciste à Charleston fait appel de sa condamnation à mort https://www.peinedemort.org/document/10811 L'Américain Dylann Roof, auteur d'une tuerie raciste qui avait choqué le monde, a fait appel de sa condamnation à la peine de mort pour le meurtre de neuf paroissiens noirs dans une église de Caroline du Sud en 2015, ses avocats estimant qu'il était pénalement irresponsable lors de son procès. Ce partisan de la suprématie blanche, âgé de 22 ans à l'époque des faits, avait été autorisé à se défendre lui-même lors de son procès alors qu'il souffrait selon les experts-psychiatres "de troubles schizophréniques, d'autisme, d'angoisses et de dépression", ont affirmé ses avocats dans leur demande d'appel soumise mardi. Le jeune homme a récusé son avocat car il ne voulait pas que ses troubles psychologiques soient révélés, et il n'a pas présenté d'arguments pour sa défense car "il pensait qu'il serait libéré de prison par des nationalistes blancs à l'issue de la guerre raciale" qu'il espérait déclencher par son acte, ont-il expliqué en se basant sur les conclusions de plusieurs experts cités lors de l'instruction. "Il n'y a rien qui cloche chez moi sur le plan psychologique", avait lancé Dylann Roof à la cour, désavouant son avocat David Bruck, qui le considérait comme "prisonnier de ses délires". Les avocats du jeune homme reprochent au tribunal qui l'avait jugé d'avoir finalement écarté les témoignages des experts "afin de juger rapidement cette affaire", et aux procureurs d'avoir qualifié l'accusé de "tueur calculateur ne présentant aucun signe de troubles mentaux". Ces décisions avaient selon eux empêché les jurés de parvenir à un verdict équitable et Dylann Roof avait été condamné à la peine de mort en janvier 2017. Le jury avait retenu comme circonstances aggravantes la préméditation de ses homicides et son absence de remords. Le 17 juin 2015, après une préparation minutieuse, il avait prétendu participer à une séance de catéchisme dans une église de Charleston, avant d'ouvrir le feu 77 fois sur l'assemblée. La fusillade avait marqué l'opinion publique car elle visait une église symbole de la lutte des Noirs contre l'esclavage. L'Emanuel African Methodist Episcopal Church rassemble la plus ancienne communauté noire de Charleston, ville historique de l'époque des plantations, située dans le sud-est des Etats-Unis.
Ce partisan de la suprématie blanche, âgé de 22 ans à l'époque des faits, avait été autorisé à se défendre lui-même lors de son procès alors qu'il souffrait selon les experts-psychiatres "de troubles schizophréniques, d'autisme, d'angoisses et de dépression", ont affirmé ses avocats dans leur demande d'appel soumise mardi.

Le jeune homme a récusé son avocat car il ne voulait pas que ses troubles psychologiques soient révélés, et il n'a pas présenté d'arguments pour sa défense car "il pensait qu'il serait libéré de prison par des nationalistes blancs à l'issue de la guerre raciale" qu'il espérait déclencher par son acte, ont-il expliqué en se basant sur les conclusions de plusieurs experts cités lors de l'instruction.

"Il n'y a rien qui cloche chez moi sur le plan psychologique", avait lancé Dylann Roof à la cour, désavouant son avocat David Bruck, qui le considérait comme "prisonnier de ses délires".

Les avocats du jeune homme reprochent au tribunal qui l'avait jugé d'avoir finalement écarté les témoignages des experts "afin de juger rapidement cette affaire", et aux procureurs d'avoir qualifié l'accusé de "tueur calculateur ne présentant aucun signe de troubles mentaux".

Ces décisions avaient selon eux empêché les jurés de parvenir à un verdict équitable et Dylann Roof avait été condamné à la peine de mort en janvier 2017. Le jury avait retenu comme circonstances aggravantes la préméditation de ses homicides et son absence de remords.

Le 17 juin 2015, après une préparation minutieuse, il avait prétendu participer à une séance de catéchisme dans une église de Charleston, avant d'ouvrir le feu 77 fois sur l'assemblée.

La fusillade avait marqué l'opinion publique car elle visait une église symbole de la lutte des Noirs contre l'esclavage. L'Emanuel African Methodist Episcopal Church rassemble la plus ancienne communauté noire de Charleston, ville historique de l'époque des plantations, située dans le sud-est des Etats-Unis. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10811 Wed, 29 Jan 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Les Etats-Unis ont exécuté leur premier condamné à mort de l'année https://www.peinedemort.org/document/10801 La première exécution de l'année 2020 aux Etats-Unis a eu lieu mercredi soir au Texas, où un mari violent récidiviste a reçu une injection létale 15 ans après avoir abattu sa femme qui souhaitait divorcer. John Gardner, 64 ans, a été condamné à la peine capitale en 2006 pour le meurtre de sa cinquième épouse, qui l'avait quitté après avoir subi de nombreuses violences et avait fait une demande de divorce. A deux semaines du jugement, il était entré par effraction dans le nouveau domicile de sa femme et lui avait tiré dans la tête. Tammy Gardner était décédée deux jours plus tard. Selon l'accusation, M. Gardner avait un lourd passif en matière de violences conjugales. Il avait déjà tiré sur sa deuxième épouse alors qu'elle était enceinte et celle-ci était morte des suites de ses blessures. Emprisonné une première fois, il avait enlevé sa troisième femme et passé à tabac la fille de cette dernière après avoir bénéficié d'une libération conditionnelle. Les défenseurs de John Gardner avaient introduit en septembre un recours devant la Cour suprême des Etats-Unis pour obtenir une réouverture du dossier, arguant qu'il avait été mal défendu à son procès. Selon eux, ses avocats auraient dû développer une "théorie de la rage de l'abandon" pour expliquer ses actes. La plus haute juridiction des Etats-Unis a refusé de se saisir de leur requête lundi et aucun nouveau recours n'a été introduit. "J'aimerais m'excuser pour la peine que j'ai causée. J'espère que vous trouverez paix et félicité et parviendrez à tourner la page", a déclaré John Gardner à l'adresse de la famille de sa victime avant d'être exécuté. "Je sais que vous ne pouvez pas me pardonner, mais j'espère que vous le ferez un jour", a-t-il ajouté. Son décès a été prononcé à 18H36 heure locale (00H36 GMT). L'an dernier, 22 exécutions ont eu lieu aux Etats-Unis, dont neuf dans le seul Etat du Texas.
John Gardner, 64 ans, a été condamné à la peine capitale en 2006 pour le meurtre de sa cinquième épouse, qui l'avait quitté après avoir subi de nombreuses violences et avait fait une demande de divorce.

A deux semaines du jugement, il était entré par effraction dans le nouveau domicile de sa femme et lui avait tiré dans la tête. Tammy Gardner était décédée deux jours plus tard.

Selon l'accusation, M. Gardner avait un lourd passif en matière de violences conjugales. Il avait déjà tiré sur sa deuxième épouse alors qu'elle était enceinte et celle-ci était morte des suites de ses blessures.

Emprisonné une première fois, il avait enlevé sa troisième femme et passé à tabac la fille de cette dernière après avoir bénéficié d'une libération conditionnelle.

Les défenseurs de John Gardner avaient introduit en septembre un recours devant la Cour suprême des Etats-Unis pour obtenir une réouverture du dossier, arguant qu'il avait été mal défendu à son procès. Selon eux, ses avocats auraient dû développer une "théorie de la rage de l'abandon" pour expliquer ses actes.

La plus haute juridiction des Etats-Unis a refusé de se saisir de leur requête lundi et aucun nouveau recours n'a été introduit.

"J'aimerais m'excuser pour la peine que j'ai causée. J'espère que vous trouverez paix et félicité et parviendrez à tourner la page", a déclaré John Gardner à l'adresse de la famille de sa victime avant d'être exécuté.

"Je sais que vous ne pouvez pas me pardonner, mais j'espère que vous le ferez un jour", a-t-il ajouté.

Son décès a été prononcé à 18H36 heure locale (00H36 GMT).

L'an dernier, 22 exécutions ont eu lieu aux Etats-Unis, dont neuf dans le seul Etat du Texas.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10801 Thu, 16 Jan 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
La peine de mort en 2019 aux Etats-Unis : 22 exécutions dans 7 Etats https://www.peinedemort.org/document/10783 22 condamnés à mort ont été exécutés en 2019 aux Etats-Unis, dont 2 par électrocution. Ces 22 exécutions capitales ont eu lieu dans 7 Etats : Alabama (3), Dakota du Sud (1), Floride (2), Géorgie (3), Missouri (1), Tennessee (3) et Texas (9). Le gouvernement fédéral a par ailleurs souhaité reprendre les exécutions au niveau fédéral (il n'y en a pas eu depuis 2003), mais un sursis a été imposé suite à des recours judiciaires. A noter également : dans l'Ohio plusieurs exécutions prévues ont été reportées. En 2019 par ailleurs deux anciens condamnés à mort ont été innocentés aux Etats-Unis, l'Etat du New Hampshire a aboli la peine capitale et un moratoire sur les exécutions capitales a été décrété en Californie. Ces 22 exécutions capitales ont eu lieu dans 7 Etats : Alabama (3), Dakota du Sud (1), Floride (2), Géorgie (3), Missouri (1), Tennessee (3) et Texas (9).
Le gouvernement fédéral a par ailleurs souhaité reprendre les exécutions au niveau fédéral (il n'y en a pas eu depuis 2003), mais un sursis a été imposé suite à des recours judiciaires. A noter également : dans l'Ohio plusieurs exécutions prévues ont été reportées.

En 2019 par ailleurs deux anciens condamnés à mort ont été innocentés aux Etats-Unis, l'Etat du New Hampshire a aboli la peine capitale et un moratoire sur les exécutions capitales a été décrété en Californie.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10783 Tue, 31 Dec 2019 00:00:00 +0000 Sophie Fotiadi
Iran : Washington sanctionne deux juges accusés de "bâillonner" le peuple https://www.peinedemort.org/document/10762 Les Etats-Unis ont imposé jeudi des sanctions à deux juges iraniens qu'ils accusent de vouloir "baîlonner" les Iraniens et d'avoir condamné à mort de nombreux "prisonniers politiques". L'un de ces juges, Abdolghassem Salavati, a notamment condamné à dix ans de prison pour espionnage Xiyue Wang, un Américain finalement libéré début décembre, après trois ans d'incarcération, dans le cadre d'un échange de détenus entre l'Iran et les Etats-Unis. "Nous sommes heureux d'avoir obtenu la libération de Xiyue mais il n'aurait jamais dû être condamné ou écroué au départ", a déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo en annonçant ces sanctions lors d'un discours à Washington sur les droits humains en Iran. Ce juge, qui préside une branche de la Cour révolutionnaire de Téhéran, "est un instrument de la répression menée par le régime, pas un ami impartial de la justice", a-t-il lancé. Selon le Trésor américain, Abdolghassem Salavati a condamné à de lourdes peines, y compris la peine capitale, "plus de 100 prisonniers politiques, défenseurs des droits humains, employés de médias" et "manifestants pacifiques", ce qui lui a valu le surnom de "juge de la mort". L'autre juge visé est Mohammad Moghisseh, qui préside une autre branche de cette même juridiction. "Il a supervisé un nombre incalculable de procès injustes", condamnant de nombreux journalistes et internautes, ainsi que des artistes ou des membres de la minorité religieuse bahaï, ajoute le Trésor dans un communiqué. Les deux juges verront leurs éventuels avoirs aux Etats-Unis gelés et leur accès au système financier américain barré. Ces nouvelles mesures punitives sont les dernières d'une longue liste depuis que Donald Trump a décidé, en 2018, d'exercer une "pression maximale" sur Téhéran. Le président américain, qui a claqué la porte de l'accord international de 2015 sur le nucléaire iranien, veut pousser la République islamique à négocier un pacte encore plus draconien afin de réduire à néant toute éventuelle ambition atomique et de contenir son influence jugée "néfaste" au Moyen-Orient. Les sanctions interviennent aussi après la répression d'un mouvement de contestation en Iran, au cours de laquelle Washington accuse Téhéran d'avoir tué mi-novembre plus de 1.000 manifestants descendus dans les rues contre une forte hausse du prix de l'essence. "Les voyous qui tuent des enfants ne seront pas autorisés à envoyer leurs propres enfants étudier aux Etats-Unis"
L'un de ces juges, Abdolghassem Salavati, a notamment condamné à dix ans de prison pour espionnage Xiyue Wang, un Américain finalement libéré début décembre, après trois ans d'incarcération, dans le cadre d'un échange de détenus entre l'Iran et les Etats-Unis.

"Nous sommes heureux d'avoir obtenu la libération de Xiyue mais il n'aurait jamais dû être condamné ou écroué au départ", a déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo en annonçant ces sanctions lors d'un discours à Washington sur les droits humains en Iran. Ce juge, qui préside une branche de la Cour révolutionnaire de Téhéran, "est un instrument de la répression menée par le régime, pas un ami impartial de la justice", a-t-il lancé.

Selon le Trésor américain, Abdolghassem Salavati a condamné à de lourdes peines, y compris la peine capitale, "plus de 100 prisonniers politiques, défenseurs des droits humains, employés de médias" et "manifestants pacifiques", ce qui lui a valu le surnom de "juge de la mort". L'autre juge visé est Mohammad Moghisseh, qui préside une autre branche de cette même juridiction. "Il a supervisé un nombre incalculable de procès injustes", condamnant de nombreux journalistes et internautes, ainsi que des artistes ou des membres de la minorité religieuse bahaï, ajoute le Trésor dans un communiqué.

Les deux juges verront leurs éventuels avoirs aux Etats-Unis gelés et leur accès au système financier américain barré.

Ces nouvelles mesures punitives sont les dernières d'une longue liste depuis que Donald Trump a décidé, en 2018, d'exercer une "pression maximale" sur Téhéran. Le président américain, qui a claqué la porte de l'accord international de 2015 sur le nucléaire iranien, veut pousser la République islamique à négocier un pacte encore plus draconien afin de réduire à néant toute éventuelle ambition atomique et de contenir son influence jugée "néfaste" au Moyen-Orient. Les sanctions interviennent aussi après la répression d'un mouvement de contestation en Iran, au cours de laquelle Washington accuse Téhéran d'avoir tué mi-novembre plus de 1.000 manifestants descendus dans les rues contre une forte hausse du prix de l'essence. "Les voyous qui tuent des enfants ne seront pas autorisés à envoyer leurs propres enfants étudier aux Etats-Unis"]]>
https://www.peinedemort.org/document/10762 Thu, 19 Dec 2019 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP