La peine de mort dans le monde — Etats-Unis https://www.peinedemort.org/rss/pays/USA Etats-Unis : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2019 Sat, 07 Dec 2019 18:50:10 +0100 Sat, 07 Dec 2019 08:53:14 +0100 120 USA: les exécutions fédérales ne reprendront pas tout de suite, décide la Cour suprême https://www.peinedemort.org/document/10755 La Cour suprême des Etats-Unis a refusé vendredi de laisser le gouvernement de Donald Trump reprendre les exécutions au niveau fédéral dès la semaine prochaine, comme il souhaitait le faire après 16 ans d'interruption. Il s'agit cependant d'une suspension temporaire, en attendant un examen de fond que la plus haute juridiction américaine souhaite mener dans les deux prochains mois. Le ministre de la Justice Bill Barr avait annoncé en juillet, à la surprise générale, la reprise des exécutions fédérales et programmé cinq injections létales dans le pénitencier de Terre Haute, en Indiana, entre le 9 décembre 2019 et le 15 janvier 2020. Quatre des condamnés concernés avaient saisi la justice en urgence, contestant le protocole retenu pour les faire mourir. Des tribunaux ont depuis accepté de suspendre leurs exécutions, le temps d'examiner le fond du dossier. Le gouvernement républicain, affichant sa volonté de punir les auteurs de crimes "d'une brutalité sans nom", a demandé à la Cour suprême d'invalider ces décisions. Cette dernière, "compte tenu de l'enjeu", a refusé vendredi de se prononcer, laissant pour le moment la balle dans le camp des juridictions locales. "Les tribunaux ont clairement indiqué que le gouvernement ne pouvait pas précipiter les exécutions afin d'échapper à l'examen judiciaire de la légalité et de la constitutionnalité de son nouveau protocole d'exécution", a réagi Shawn Nolan, avocat de l'un des condamnés à mort. - "Salir son nom" - Disant "agir au nom du public et des familles", l'administration Trump veut pouvoir appliquer "dans un délai raisonnable" les peines prononcées il y a plus de 15 ans. Les défenseurs des condamnés ont rétorqué que le gouvernement fédéral avait mis des années à définir son nouveau protocole et pouvait bien attendre un peu plus pour être sûr de sa légalité. Avant que la Cour suprême, profondément remaniée depuis l'élection de Donald Trump, n'en repousse donc la date, l'exécution de Daniel Lee était programmée lundi à 08H00 (13H00 GMT) par injection de pentobarbital. Ce partisan de la suprématie blanche a été condamné en 1999 à la peine capitale pour le meurtre d'un couple et d'une fillette de huit ans. Mère d'une des victimes, Earlene Peterson a imploré le président Trump d'accorder sa "clémence" au condamné dans une vidéo mise en ligne sur internet. "Je ne vois pas en quoi exécuter Daniel Lee honorera ma fille, au contraire cela va salir son nom parce qu'elle n'aurait pas voulu ça", explique cette femme opposée à la peine capitale par conviction religieuse. Dans sa vidéo, Mme Peterson rappelle que Daniel Lee a été jugé avec un autre homme qui a, lui, écopé d'une peine de prison à vie incompressible malgré son rôle de leader dans le triple meurtre. Donald Trump n'a pas donné suite à cet appel. Le locataire de la Maison Blanche, qui brigue sa réélection en 2020, réclame régulièrement un usage renforcé de la peine capitale, notamment pour les tueurs de policiers. Il l'a également suggéré pour lutter contre le trafic de drogue. - Attentats - Selon les sondages, le soutien pour la peine de mort s'est érodé chez les Américains qui ne sont plus que 54% à y être favorables pour les meurtriers, contre environ 80% au début des années 1990. Seule une poignée d'Etats, surtout dans le sud conservateur, y ont encore recours. Sur les 25 exécutions pratiquées en 2018, treize ont eu lieu au Texas. La plupart des crimes sont jugés au niveau des Etats, mais les tribunaux fédéraux peuvent être saisis des actes les plus graves (attentats, crimes racistes...) ou commis sur des bases militaires ou dans des réserves amérindiennes. Au cours des 45 dernières années, seules trois personnes ont été exécutées au niveau fédéral, dont Timothy McVeigh responsable de l'attentat d'Oklahoma City (168 morts en 1995) en 2001. La dernière exécution fédérale remonte à 2003. Sur les cinq exécutions annoncées par Bill Barr, le gouvernement semble avoir renoncé à appliquer la peine de Lezmond Mitchell ce mercredi. Auteur de deux meurtres sur une réserve Navajo, il estime avoir été victime de préjugés racistes et avait introduit un recours distinct des quatre autres sur ce motif. En octobre, une cour d'Arizona a suspendu son exécution pour lui donner le temps de défendre ses arguments en justice.
Il s'agit cependant d'une suspension temporaire, en attendant un examen de fond que la plus haute juridiction américaine souhaite mener dans les deux prochains mois.

Le ministre de la Justice Bill Barr avait annoncé en juillet, à la surprise générale, la reprise des exécutions fédérales et programmé cinq injections létales dans le pénitencier de Terre Haute, en Indiana, entre le 9 décembre 2019 et le 15 janvier 2020.

Quatre des condamnés concernés avaient saisi la justice en urgence, contestant le protocole retenu pour les faire mourir. Des tribunaux ont depuis accepté de suspendre leurs exécutions, le temps d'examiner le fond du dossier.

Le gouvernement républicain, affichant sa volonté de punir les auteurs de crimes "d'une brutalité sans nom", a demandé à la Cour suprême d'invalider ces décisions.

Cette dernière, "compte tenu de l'enjeu", a refusé vendredi de se prononcer, laissant pour le moment la balle dans le camp des juridictions locales.

"Les tribunaux ont clairement indiqué que le gouvernement ne pouvait pas précipiter les exécutions afin d'échapper à l'examen judiciaire de la légalité et de la constitutionnalité de son nouveau protocole d'exécution", a réagi Shawn Nolan, avocat de l'un des condamnés à mort.

- "Salir son nom" -

Disant "agir au nom du public et des familles", l'administration Trump veut pouvoir appliquer "dans un délai raisonnable" les peines prononcées il y a plus de 15 ans.

Les défenseurs des condamnés ont rétorqué que le gouvernement fédéral avait mis des années à définir son nouveau protocole et pouvait bien attendre un peu plus pour être sûr de sa légalité.

Avant que la Cour suprême, profondément remaniée depuis l'élection de Donald Trump, n'en repousse donc la date, l'exécution de Daniel Lee était programmée lundi à 08H00 (13H00 GMT) par injection de pentobarbital.

Ce partisan de la suprématie blanche a été condamné en 1999 à la peine capitale pour le meurtre d'un couple et d'une fillette de huit ans.

Mère d'une des victimes, Earlene Peterson a imploré le président Trump d'accorder sa "clémence" au condamné dans une vidéo mise en ligne sur internet.

"Je ne vois pas en quoi exécuter Daniel Lee honorera ma fille, au contraire cela va salir son nom parce qu'elle n'aurait pas voulu ça", explique cette femme opposée à la peine capitale par conviction religieuse.

Dans sa vidéo, Mme Peterson rappelle que Daniel Lee a été jugé avec un autre homme qui a, lui, écopé d'une peine de prison à vie incompressible malgré son rôle de leader dans le triple meurtre.

Donald Trump n'a pas donné suite à cet appel.

Le locataire de la Maison Blanche, qui brigue sa réélection en 2020, réclame régulièrement un usage renforcé de la peine capitale, notamment pour les tueurs de policiers. Il l'a également suggéré pour lutter contre le trafic de drogue.

- Attentats -

Selon les sondages, le soutien pour la peine de mort s'est érodé chez les Américains qui ne sont plus que 54% à y être favorables pour les meurtriers, contre environ 80% au début des années 1990.

Seule une poignée d'Etats, surtout dans le sud conservateur, y ont encore recours. Sur les 25 exécutions pratiquées en 2018, treize ont eu lieu au Texas.

La plupart des crimes sont jugés au niveau des Etats, mais les tribunaux fédéraux peuvent être saisis des actes les plus graves (attentats, crimes racistes...) ou commis sur des bases militaires ou dans des réserves amérindiennes.

Au cours des 45 dernières années, seules trois personnes ont été exécutées au niveau fédéral, dont Timothy McVeigh responsable de l'attentat d'Oklahoma City (168 morts en 1995) en 2001. La dernière exécution fédérale remonte à 2003.

Sur les cinq exécutions annoncées par Bill Barr, le gouvernement semble avoir renoncé à appliquer la peine de Lezmond Mitchell ce mercredi.

Auteur de deux meurtres sur une réserve Navajo, il estime avoir été victime de préjugés racistes et avait introduit un recours distinct des quatre autres sur ce motif. En octobre, une cour d'Arizona a suspendu son exécution pour lui donner le temps de défendre ses arguments en justice.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10755 Sat, 07 Dec 2019 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Un condamné à mort aveugle électrocuté dans le Tennessee https://www.peinedemort.org/document/10752 L'État américain du Tennessee a électrocuté jeudi un homme aveugle condamné à la peine capitale pour avoir brûlé vive son ex-petite amie il y a 28 ans. Leroy H. dit Lee H., a opté pour la chaise électrique plutôt qu'un cocktail létal controversé, les lois du Tennessee laissant le choix aux personnes condamnées à mort avant 1999. Il a été prononcé mort à 19H26 heure locale (vendredi 02H26 en Suisse), a annoncé le pénitencier du Tennessee dans un communiqué. Cet homme de 52 ans avait écopé de la peine capitale pour le meurtre en 1991 de son ancienne compagne, qui venait de le quitter. Il avait mis le feu à son véhicule alors qu'elle se trouvait à l'intérieur. Depuis ses avocats avaient introduit de multiples recours pour faire réviser sa peine, notamment parce qu'il souffrait de cécité en raison d'un glaucome mal traité. Ils avaient notamment plaidé que sa mise à mort serait «une offense pour l'humanité». Mais tous ses appels avaient été rejetés et mercredi, le gouverneur du Tennessee, dans le sud des États-Unis, avait refusé de lui accorder sa clémence. Recours en urgence «Le système judiciaire a examiné en profondeur le dossier de Lee H. sur près de 30 ans (...). Le jugement et la peine restent valables et je ne vais pas intervenir», avait déclaré Bill Lee dans un communiqué. Leroy H. avait alors introduit un recours en urgence devant la Cour suprême des États-Unis pour suspendre son exécution, aussi rejeté. Selon ses avocats, une des jurés l'ayant condamné avait dissimulé avoir été victime de violences conjugales, ce qui pose des questions sur sa partialité. Le Tennessee avait suspendu les exécutions en 2009 sur fond de polémique autour des produits utilisés pour les injections létales. En 2018, cet État du Sud des États-Unis a renoué avec cette pratique en déclin dans le reste du pays, et a exécuté depuis cinq condamnés, dont trois sur la chaise électrique. Lee Hall est le 21e condamné exécuté aux États-Unis depuis le début de l'année. (afp/nxp)
Cet homme de 52 ans avait écopé de la peine capitale pour le meurtre en 1991 de son ancienne compagne, qui venait de le quitter. Il avait mis le feu à son véhicule alors qu'elle se trouvait à l'intérieur.

Depuis ses avocats avaient introduit de multiples recours pour faire réviser sa peine, notamment parce qu'il souffrait de cécité en raison d'un glaucome mal traité. Ils avaient notamment plaidé que sa mise à mort serait «une offense pour l'humanité». Mais tous ses appels avaient été rejetés et mercredi, le gouverneur du Tennessee, dans le sud des États-Unis, avait refusé de lui accorder sa clémence.

Recours en urgence

«Le système judiciaire a examiné en profondeur le dossier de Lee H. sur près de 30 ans (...). Le jugement et la peine restent valables et je ne vais pas intervenir», avait déclaré Bill Lee dans un communiqué.

Leroy H. avait alors introduit un recours en urgence devant la Cour suprême des États-Unis pour suspendre son exécution, aussi rejeté. Selon ses avocats, une des jurés l'ayant condamné avait dissimulé avoir été victime de violences conjugales, ce qui pose des questions sur sa partialité.

Le Tennessee avait suspendu les exécutions en 2009 sur fond de polémique autour des produits utilisés pour les injections létales. En 2018, cet État du Sud des États-Unis a renoué avec cette pratique en déclin dans le reste du pays, et a exécuté depuis cinq condamnés, dont trois sur la chaise électrique. Lee Hall est le 21e condamné exécuté aux États-Unis depuis le début de l'année. (afp/nxp)]]>
https://www.peinedemort.org/document/10752 Fri, 06 Dec 2019 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Sursis confirmé sur la reprise des exécutions fédérales aux Etats-Unis https://www.peinedemort.org/document/10756 Alors que le gouvernement fédéral lui demandait d'autoriser l'exécution de Daniel Lee le 9 décembre, la Cour suprême des Etats-Unis ne va pas à l'encontre de la suspension d'exécution décidée par les juridictions locales le temps d'examiner les requêtes des condamnés à mort au niveau fédéral qui contestent leur protocole d'exécution. En juillet 2019, le gouvernement fédéral américain avait annoncé la prochaine reprise des exécutions capitales au niveau fédéral avec la programmation de cinq exécutions à partir de décembre 2019. Les précédentes exécutions capitales au niveau fédéral remontent à 2003 (une exécution) et 2001 (deux exécutions).
En juillet 2019, le gouvernement fédéral américain avait annoncé la prochaine reprise des exécutions capitales au niveau fédéral avec la programmation de cinq exécutions à partir de décembre 2019.
Les précédentes exécutions capitales au niveau fédéral remontent à 2003 (une exécution) et 2001 (deux exécutions).]]>
https://www.peinedemort.org/document/10756 Fri, 06 Dec 2019 00:00:00 +0100 Sophie Fotiadi
Le gouvernement Trump se bat en justice pour reprendre les exécutions fédérales https://www.peinedemort.org/document/10751 Le gouvernement de Donald Trump accélère ses préparatifs en vue de reprendre lundi les exécutions fédérales, interrompues depuis 16 ans, misant sur la Cour suprême des Etats-Unis pour lever les veto émis par plusieurs tribunaux. Le ministre de la justice Bill Barr avait annoncé en juillet, à la surprise générale, la reprise des exécutions fédérales et programmé cinq injections létales dans le pénitencier de Terre Haute en Indiana, entre le 9 décembre et le 15 janvier 2020. Quatre des condamnés concernés avaient saisi la justice en urgence, contestant le protocole retenu pour les faire mourir. Des tribunaux ont depuis accepté de suspendre leurs exécutions, le temps d'examiner le fond du dossier. Le gouvernement républicain, affichant sa volonté de punir les auteurs de crimes "d'une brutalité sans nom", a demandé à la Cour suprême d'invalider ces décisions. Disant "agir au nom du public et des familles", le gouvernement veut pouvoir appliquer "dans un délai raisonnable" les peines prononcées il y a plus de 15 ans. Les autorités ont "passé des mois à préparer ces exécutions, qui représentent un effort logistique important", ont aussi plaidé ses avocats. Les défenseurs des condamnés ont rétorqué que le gouvernement fédéral avait mis des années à définir son nouveau protocole et pouvait bien attendre un peu plus pour être sûr de sa légalité. Le temple du Droit, profondément remanié depuis l'élection de Donald Trump, devrait se prononcer rapidement. S'il donnait son feu vert au gouvernement, d'autres recours resteraient possibles et l'issue de la bataille juridique ne devrait être connue qu'à la dernière minute. - "Salir son nom" - En attendant, le gouvernement continue de préparer l'exécution de Daniel Lee, qui doit recevoir lundi à 08H00 (13H00 GMT) une injection de pentobarbital. Ce partisan de la suprématie blanche a été condamné en 1999 à la peine capitale pour le meurtre d'un couple et d'une fillette de huit ans. Mère d'une des victimes, Earlene Peterson a imploré le président Trump d'accorder sa "clémence" au condamné dans une vidéo mise en ligne sur internet. "Je ne vois pas en quoi exécuter Daniel Lee honorera ma fille, au contraire cela va salir son nom parce qu'elle n'aurait pas voulu ça", explique cette femme opposée à la peine capitale par conviction religieuse. Dans sa vidéo, Mme Peterson rappelle que Daniel Lee a été jugé avec un autre homme qui a, lui, écopé d'une peine de prison à vie incompressible malgré son rôle de leader dans le triple meurtre. Donald Trump n'a pas donné suite à cet appel. Le locataire de la Maison Blanche, qui brigue sa réélection en 2020, réclame régulièrement un usage renforcé de la peine capitale, notamment pour les tueurs de policiers. Il l'a également suggéré pour lutter contre le trafic de drogue. - Attentats - Selon les sondages, le soutien pour la peine de mort s'est érodé chez les Américains qui ne sont plus que 54% à y être favorables pour les meurtriers, contre environ 80% au début des années 1990. Seule une poignée d'Etats, surtout dans le sud conservateur, y ont encore recours. Sur les 25 exécutions pratiquées en 2018, treize ont eu lieu au Texas. La plupart des crimes sont jugés au niveau des Etats, mais les tribunaux fédéraux peuvent être saisis des actes les plus graves (attentats, crimes racistes...) ou commis sur des bases militaires ou dans des réserves amérindiennes. Au cours des 45 dernières années, seules trois personnes ont été exécutées au niveau fédéral, dont Timothy McVeigh responsable de l'attentat d'Oklahoma City (168 morts en 1995) en 2001. La dernière exécution fédérale remonte à 2003. Sur les cinq exécutions annoncées par Bill Barr, le gouvernement semble avoir renoncé à appliquer la peine de Lezmond Mitchell ce mercredi. Auteur de deux meurtres sur une réserve Navajo, il estime avoir été victime de préjugés racistes et avait introduit un recours distinct des quatre autres sur ce motif. En octobre, une cour d'Arizona a suspendu son exécution pour lui donner le temps de défendre ses arguments en justice.
Le ministre de la justice Bill Barr avait annoncé en juillet, à la surprise générale, la reprise des exécutions fédérales et programmé cinq injections létales dans le pénitencier de Terre Haute en Indiana, entre le 9 décembre et le 15 janvier 2020.

Quatre des condamnés concernés avaient saisi la justice en urgence, contestant le protocole retenu pour les faire mourir. Des tribunaux ont depuis accepté de suspendre leurs exécutions, le temps d'examiner le fond du dossier.

Le gouvernement républicain, affichant sa volonté de punir les auteurs de crimes "d'une brutalité sans nom", a demandé à la Cour suprême d'invalider ces décisions.

Disant "agir au nom du public et des familles", le gouvernement veut pouvoir appliquer "dans un délai raisonnable" les peines prononcées il y a plus de 15 ans. Les autorités ont "passé des mois à préparer ces exécutions, qui représentent un effort logistique important", ont aussi plaidé ses avocats.

Les défenseurs des condamnés ont rétorqué que le gouvernement fédéral avait mis des années à définir son nouveau protocole et pouvait bien attendre un peu plus pour être sûr de sa légalité.

Le temple du Droit, profondément remanié depuis l'élection de Donald Trump, devrait se prononcer rapidement.

S'il donnait son feu vert au gouvernement, d'autres recours resteraient possibles et l'issue de la bataille juridique ne devrait être connue qu'à la dernière minute.

- "Salir son nom" -

En attendant, le gouvernement continue de préparer l'exécution de Daniel Lee, qui doit recevoir lundi à 08H00 (13H00 GMT) une injection de pentobarbital.

Ce partisan de la suprématie blanche a été condamné en 1999 à la peine capitale pour le meurtre d'un couple et d'une fillette de huit ans.

Mère d'une des victimes, Earlene Peterson a imploré le président Trump d'accorder sa "clémence" au condamné dans une vidéo mise en ligne sur internet.

"Je ne vois pas en quoi exécuter Daniel Lee honorera ma fille, au contraire cela va salir son nom parce qu'elle n'aurait pas voulu ça", explique cette femme opposée à la peine capitale par conviction religieuse.

Dans sa vidéo, Mme Peterson rappelle que Daniel Lee a été jugé avec un autre homme qui a, lui, écopé d'une peine de prison à vie incompressible malgré son rôle de leader dans le triple meurtre.

Donald Trump n'a pas donné suite à cet appel.

Le locataire de la Maison Blanche, qui brigue sa réélection en 2020, réclame régulièrement un usage renforcé de la peine capitale, notamment pour les tueurs de policiers. Il l'a également suggéré pour lutter contre le trafic de drogue.

- Attentats -

Selon les sondages, le soutien pour la peine de mort s'est érodé chez les Américains qui ne sont plus que 54% à y être favorables pour les meurtriers, contre environ 80% au début des années 1990.

Seule une poignée d'Etats, surtout dans le sud conservateur, y ont encore recours. Sur les 25 exécutions pratiquées en 2018, treize ont eu lieu au Texas.

La plupart des crimes sont jugés au niveau des Etats, mais les tribunaux fédéraux peuvent être saisis des actes les plus graves (attentats, crimes racistes...) ou commis sur des bases militaires ou dans des réserves amérindiennes.

Au cours des 45 dernières années, seules trois personnes ont été exécutées au niveau fédéral, dont Timothy McVeigh responsable de l'attentat d'Oklahoma City (168 morts en 1995) en 2001. La dernière exécution fédérale remonte à 2003.

Sur les cinq exécutions annoncées par Bill Barr, le gouvernement semble avoir renoncé à appliquer la peine de Lezmond Mitchell ce mercredi.

Auteur de deux meurtres sur une réserve Navajo, il estime avoir été victime de préjugés racistes et avait introduit un recours distinct des quatre autres sur ce motif. En octobre, une cour d'Arizona a suspendu son exécution pour lui donner le temps de défendre ses arguments en justice.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10751 Fri, 06 Dec 2019 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
La reprise des exécutions au niveau fédéral bloquée par la justice https://www.peinedemort.org/document/10750 (Washington) Une cour d'appel a confirmé lundi que le gouvernement de Donald Trump ne pouvait pas reprendre les exécutions au niveau fédéral, contrairement à ses intentions. Le procureur général Bill Barr avait annoncé cet été l'adoption d'un nouveau protocole d'injection létale et avait programmé cinq exécutions à partir du 9 décembre dans le pénitencier fédéral de Terre Haute, dans l'Indiana. L'annonce avait surpris, le gouvernement fédéral n'ayant procédé à aucune exécution depuis 2003, et suscité l'indignation des opposants à la peine de mort. Quatre des condamnés concernés avaient saisi la justice en urgence pour contester la légalité du nouveau protocole. Fin novembre, un tribunal avait suspendu leurs exécutions en attendant une décision sur le fond du dossier. Bill Barr avait fait appel pour annuler cette décision. Mais la cour d'appel de Washington a estimé lundi, à une semaine de l'échéance, que le procureur n'avait pas rempli «les stricts critères» pour obtenir gain de cause. «Les tribunaux ont dit clairement que le gouvernement ne pouvait pas procéder de manière précipitée aux exécutions dans le but d'éviter l'examen légal et constitutionnel de son nouveau protocole», a réagi l'un des avocats des condamnés, Shawn Nolan. Il est très probable que le gouvernement se tourne désormais vers la Cour suprême des États-Unis pour lui demander son feu vert. Il espère pouvoir exécuter lundi prochain, comme prévu initialement, Daniel Lee, un partisan de la suprématie blanche condamné en 1999 à la peine capitale pour un triple meurtre. La peine de mort est en déclin aux États-Unis, où seule une poignée d'États y ont encore recours. Sur les 25 exécutions pratiquées en 2018, 13 ont eu lieu au Texas. La plupart des crimes étant jugés au niveau des États, la justice fédérale prononce rarement des peines capitales. Au cours des 45 dernières années, seules trois personnes ont été exécutées à ce niveau. Mais le président Donald Trump, qui brigue sa réélection en 2020, réclame régulièrement un usage renforcé de la peine capitale, notamment pour les tueurs de policiers ou pour lutter contre le trafic de drogue.
Le procureur général Bill Barr avait annoncé cet été l'adoption d'un nouveau protocole d'injection létale et avait programmé cinq exécutions à partir du 9 décembre dans le pénitencier fédéral de Terre Haute, dans l'Indiana.

L'annonce avait surpris, le gouvernement fédéral n'ayant procédé à aucune exécution depuis 2003, et suscité l'indignation des opposants à la peine de mort.

Quatre des condamnés concernés avaient saisi la justice en urgence pour contester la légalité du nouveau protocole.

Fin novembre, un tribunal avait suspendu leurs exécutions en attendant une décision sur le fond du dossier.

Bill Barr avait fait appel pour annuler cette décision. Mais la cour d'appel de Washington a estimé lundi, à une semaine de l'échéance, que le procureur n'avait pas rempli «les stricts critères» pour obtenir gain de cause.

«Les tribunaux ont dit clairement que le gouvernement ne pouvait pas procéder de manière précipitée aux exécutions dans le but d'éviter l'examen légal et constitutionnel de son nouveau protocole», a réagi l'un des avocats des condamnés, Shawn Nolan.

Il est très probable que le gouvernement se tourne désormais vers la Cour suprême des États-Unis pour lui demander son feu vert.

Il espère pouvoir exécuter lundi prochain, comme prévu initialement, Daniel Lee, un partisan de la suprématie blanche condamné en 1999 à la peine capitale pour un triple meurtre.

La peine de mort est en déclin aux États-Unis, où seule une poignée d'États y ont encore recours. Sur les 25 exécutions pratiquées en 2018, 13 ont eu lieu au Texas.

La plupart des crimes étant jugés au niveau des États, la justice fédérale prononce rarement des peines capitales. Au cours des 45 dernières années, seules trois personnes ont été exécutées à ce niveau.

Mais le président Donald Trump, qui brigue sa réélection en 2020, réclame régulièrement un usage renforcé de la peine capitale, notamment pour les tueurs de policiers ou pour lutter contre le trafic de drogue.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10750 Mon, 02 Dec 2019 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
La justice américaine reporte une exécution après une large mobilisation https://www.peinedemort.org/document/10735 La justice américaine a suspendu vendredi, à cinq jours de l'échéance, l'exécution d'un condamné à mort qui clame son innocence et a reçu le soutien de stars, d'élus et de millions d'Américains. Une cour d'appel du Texas a décidé d'accorder un répit à Rodney Reed, un Noir américain de 51 ans qui devait recevoir une injection létale mercredi. Juste avant que cette décision ne soit rendue publique, le bureau des grâces du Texas avait déjà recommandé à l'unanimité de reporter son exécution, le temps d'examiner de nouveaux éléments présentés par ses avocats. "Excellente nouvelle!", a tweeté Martin Luther King II, fils du célèbre défenseur des droits civiques, qui avait joint sa voix à une large campagne de mobilisation en faveur de Rodney Reed. La vedette de téléréalité Kim Kardashian, les chanteuses Rihanna ou Beyoncé et plusieurs élus des deux partis, dont le sénateur républicain Ted Cruz, avaient demandé une réouverture de son dossier. Deux pétitions sur internet avaient également recueilli plus de 3,5 millions de signatures. En 1998, Rodney Reed a été condamné à la peine capitale par un jury entièrement blanc pour le viol et le meurtre de Stacey Stites, une femme blanche de 19 ans. Des traces de son sperme ont été retrouvées sur la victime, mais il a toujours clamé son innocence, expliquant qu'ils entretenaient une liaison secrète. Ses défenseurs estiment que des éléments recueillis après le procès accréditent sa version des faits et pointent vers un autre suspect: le fiancé de la victime, Jimmy Fennell un ancien policier qui a depuis purgé dix ans de prison pour un autre viol. "Des preuves qui exonèrent M. Reed et incriminent M. Fennell continuent de s'accumuler", ont écrit ses avocats dans leur requête au bureau des grâces du Texas. Dans ce document, ils présentent plusieurs témoignages à décharge pour leur client, dont ceux d'une ancienne collègue de la jeune femme qui a confirmé avoir été informée de sa liaison secrète avec M. Reed. Un ancien co-détenu du policier a récemment révélé que Jimmy Fennell lui avait avoué avoir tué sa fiancée parce qu'elle "couchait dans son dos avec un Noir", écrivent-ils encore. Un temps soupçonné du crime, Jimmy Fennell a toujours nié avoir joué un rôle dans la mort de sa compagne. Les avocats de Rodney Reed ont également introduit un recours devant la Cour suprême pour lui demander de suspendre l'exécution de leur client.
Une cour d'appel du Texas a décidé d'accorder un répit à Rodney Reed, un Noir américain de 51 ans qui devait recevoir une injection létale mercredi.

Juste avant que cette décision ne soit rendue publique, le bureau des grâces du Texas avait déjà recommandé à l'unanimité de reporter son exécution, le temps d'examiner de nouveaux éléments présentés par ses avocats.

"Excellente nouvelle!", a tweeté Martin Luther King II, fils du célèbre défenseur des droits civiques, qui avait joint sa voix à une large campagne de mobilisation en faveur de Rodney Reed.

La vedette de téléréalité Kim Kardashian, les chanteuses Rihanna ou Beyoncé et plusieurs élus des deux partis, dont le sénateur républicain Ted Cruz, avaient demandé une réouverture de son dossier.

Deux pétitions sur internet avaient également recueilli plus de 3,5 millions de signatures.

En 1998, Rodney Reed a été condamné à la peine capitale par un jury entièrement blanc pour le viol et le meurtre de Stacey Stites, une femme blanche de 19 ans.

Des traces de son sperme ont été retrouvées sur la victime, mais il a toujours clamé son innocence, expliquant qu'ils entretenaient une liaison secrète.

Ses défenseurs estiment que des éléments recueillis après le procès accréditent sa version des faits et pointent vers un autre suspect: le fiancé de la victime, Jimmy Fennell un ancien policier qui a depuis purgé dix ans de prison pour un autre viol.

"Des preuves qui exonèrent M. Reed et incriminent M. Fennell continuent de s'accumuler", ont écrit ses avocats dans leur requête au bureau des grâces du Texas.

Dans ce document, ils présentent plusieurs témoignages à décharge pour leur client, dont ceux d'une ancienne collègue de la jeune femme qui a confirmé avoir été informée de sa liaison secrète avec M. Reed.

Un ancien co-détenu du policier a récemment révélé que Jimmy Fennell lui avait avoué avoir tué sa fiancée parce qu'elle "couchait dans son dos avec un Noir", écrivent-ils encore.

Un temps soupçonné du crime, Jimmy Fennell a toujours nié avoir joué un rôle dans la mort de sa compagne.

Les avocats de Rodney Reed ont également introduit un recours devant la Cour suprême pour lui demander de suspendre l'exécution de leur client.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10735 Sat, 16 Nov 2019 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
USA : un homme exécuté pour meurtre en Géorgie https://www.peinedemort.org/document/10734 L'Etat américain de Géorgie a exécuté mercredi soir un homme condamné pour le meurtre en 1994 d'un employé dans un commerce, ont rapporté les médias américains. Ray Cromartie, âgé de 52 ans, a reçu une injection létale mercredi soir dans un pénitencier au sud d'Atlanta, moins d'une heure après le rejet de son appel pour obtenir un report de l'exécution. Selon l'Atlanta Journal-Constitution, il avait été condamné à mort pour le meurtre par balle de Richard Slysz, âgé de 50 ans. Ray Cromartie assurait être innocent et la fille de la victime, Elizabeth Legette, avait soutenu sa demande d'un nouveau test ADN rejetée plusieurs fois par la justice, selon le journal.
Ray Cromartie, âgé de 52 ans, a reçu une injection létale mercredi soir dans un pénitencier au sud d'Atlanta, moins d'une heure après le rejet de son appel pour obtenir un report de l'exécution.

Selon l'Atlanta Journal-Constitution, il avait été condamné à mort pour le meurtre par balle de Richard Slysz, âgé de 50 ans.

Ray Cromartie assurait être innocent et la fille de la victime, Elizabeth Legette, avait soutenu sa demande d'un nouveau test ADN rejetée plusieurs fois par la justice, selon le journal.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10734 Thu, 14 Nov 2019 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Le Texas a exécuté un ancien chef de gang d'extrême droite https://www.peinedemort.org/document/10728 Un ancien chef de gang d'extrême droite a été exécuté mercredi dans l'Etat américain du Texas pour le meurtre d'une jeune femme en 2002 sur fond de trafic de drogues. Justen Hall, 38 ans, est mort à 18H32 (00H32 GMT) dans le pénitencier de Huntsville ont annoncé les autorités texanes. En 2005, il avait été condamné à la peine capitale pour avoir étranglé trois ans plus tôt vers El Paso une femme de 29 ans qu'il avait ensuite enterrée dans le désert du Nouveau Mexique. Selon l'accusation, il l'avait tuée parce qu'elle menaçait de révéler l'existence d'un laboratoire illégal de fabrication de drogues mis en place par son gang d'extrême droite, "the Aryan Circle". Ses avocats avaient ensuite introduit plusieurs recours pour tenter d'obtenir une révision du procès, arguant de problèmes mentaux ou réclamant des analyses ADN complémentaires. Justen Hall leur avait demandé en 2017 de renoncer à ces requêtes, se disant "prêt" à accepter sa peine. Selon les médias locaux, il s'était décrit en 2016 comme un "chien enragé" qui mérite d'être abattu. Malgré tout, ses avocats avaient encore tenté récemment de plaider son irresponsabilité pénale. Son refus de se défendre prouvait, selon eux, une détérioration de sa santé mentale. La justice a rejeté leur demande à la fin du mois d'octobre. Justen Hall est devenu le 19e condamné à mort exécuté depuis le 1er janvier aux Etats-Unis et le huitième dans le seul Etat du Texas. Ce gigantesque Etat du Sud a par ailleurs commué mercredi la peine d'un autre condamné à mort, Bobby Moore, en peine de rétention à perpétuité, en application d'une décision de la Cour suprême des Etats-Unis. En 2017, le temple du Droit américain avait estimé que cet homme, auteur du meurtre d'un caissier lors d'un cambriolage en 1980 à Houston, ne pouvait pas être exécuté en raison de ses graves carences intellectuelles. La Cour avait critiqué au passage les critères médicaux retenus au Texas pour évaluer la santé mentale des accusés.
Justen Hall, 38 ans, est mort à 18H32 (00H32 GMT) dans le pénitencier de Huntsville ont annoncé les autorités texanes.

En 2005, il avait été condamné à la peine capitale pour avoir étranglé trois ans plus tôt vers El Paso une femme de 29 ans qu'il avait ensuite enterrée dans le désert du Nouveau Mexique.

Selon l'accusation, il l'avait tuée parce qu'elle menaçait de révéler l'existence d'un laboratoire illégal de fabrication de drogues mis en place par son gang d'extrême droite, "the Aryan Circle".

Ses avocats avaient ensuite introduit plusieurs recours pour tenter d'obtenir une révision du procès, arguant de problèmes mentaux ou réclamant des analyses ADN complémentaires.

Justen Hall leur avait demandé en 2017 de renoncer à ces requêtes, se disant "prêt" à accepter sa peine.

Selon les médias locaux, il s'était décrit en 2016 comme un "chien enragé" qui mérite d'être abattu.

Malgré tout, ses avocats avaient encore tenté récemment de plaider son irresponsabilité pénale. Son refus de se défendre prouvait, selon eux, une détérioration de sa santé mentale.

La justice a rejeté leur demande à la fin du mois d'octobre.

Justen Hall est devenu le 19e condamné à mort exécuté depuis le 1er janvier aux Etats-Unis et le huitième dans le seul Etat du Texas.

Ce gigantesque Etat du Sud a par ailleurs commué mercredi la peine d'un autre condamné à mort, Bobby Moore, en peine de rétention à perpétuité, en application d'une décision de la Cour suprême des Etats-Unis.

En 2017, le temple du Droit américain avait estimé que cet homme, auteur du meurtre d'un caissier lors d'un cambriolage en 1980 à Houston, ne pouvait pas être exécuté en raison de ses graves carences intellectuelles.

La Cour avait critiqué au passage les critères médicaux retenus au Texas pour évaluer la santé mentale des accusés.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10728 Wed, 06 Nov 2019 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Exécution d'un homme qui se disait victime des préjugés homophobes des jurés https://www.peinedemort.org/document/10725 (Washington) L'État américain du Dakota du Sud a exécuté lundi soir un condamné à mort qui estimait que son procès avait été entaché par les préjugés des jurés sur son homosexualité. Charles Rhines, 63 ans a reçu une injection létale dans le pénitencier de Sioux Falls, juste après le rejet par la Cour suprême des États-Unis de recours introduits en urgence par ses avocats pour tenter d'obtenir un réexamen de son dossier. Il avait été condamné en 1993 à la peine capitale pour avoir tué un employé lors d'un cambriolage dans un magasin de beignes de cet État rural du centre des États-Unis. « C'est très triste et profondément injuste que l'État du Dakota du Sud ait exécuté Charles Rhines, un homme homosexuel, sans qu'aucun tribunal n'examine les preuves de préjugés homophobes qui ont pesé sur la décision de le condamner à la peine de mort », a réagi son avocat Shawn Nolan. D'après lui, un des membres du jury avait refusé de condamner Charles Rhines à la réclusion à perpétuité au motif que cela reviendrait à « l'envoyer où il rêve d'être », avec « des hommes en prison ». Un autre juré aurait confirmé qu'il y avait eu « beaucoup de discussions autour de son homosexualité », « beaucoup de dégoût ». La puissante association de défense des droits civiques ACLU lui avait apporté son soutien. « Les gens doivent être punis pour ce qu'ils font pas ce qu'ils sont », avait souligné l'une de ses avocates, Ria Tabacco Mar, en citant le président de la haute Cour. Lors de la procédure, les services du procureur général du Dakota du Sud avaient rétorqué que les jurés avaient décidé d'imposer la peine de mort à Charles Rhines après avoir entendu un enregistrement de ses confessions et non pas en raison de son orientation sexuelle. Selon eux, Charles Rhines « riait » lors de ses aveux et avait comparé les spasmes de la victime à ceux d'« un poulet décapité ». Charles Rhines est le 18e condamné à mort exécuté depuis le début de l'année aux États-Unis.
Charles Rhines, 63 ans a reçu une injection létale dans le pénitencier de Sioux Falls, juste après le rejet par la Cour suprême des États-Unis de recours introduits en urgence par ses avocats pour tenter d'obtenir un réexamen de son dossier.

Il avait été condamné en 1993 à la peine capitale pour avoir tué un employé lors d'un cambriolage dans un magasin de beignes de cet État rural du centre des États-Unis.

« C'est très triste et profondément injuste que l'État du Dakota du Sud ait exécuté Charles Rhines, un homme homosexuel, sans qu'aucun tribunal n'examine les preuves de préjugés homophobes qui ont pesé sur la décision de le condamner à la peine de mort », a réagi son avocat Shawn Nolan.

D'après lui, un des membres du jury avait refusé de condamner Charles Rhines à la réclusion à perpétuité au motif que cela reviendrait à « l'envoyer où il rêve d'être », avec « des hommes en prison ».

Un autre juré aurait confirmé qu'il y avait eu « beaucoup de discussions autour de son homosexualité », « beaucoup de dégoût ».

La puissante association de défense des droits civiques ACLU lui avait apporté son soutien. « Les gens doivent être punis pour ce qu'ils font pas ce qu'ils sont », avait souligné l'une de ses avocates, Ria Tabacco Mar, en citant le président de la haute Cour.

Lors de la procédure, les services du procureur général du Dakota du Sud avaient rétorqué que les jurés avaient décidé d'imposer la peine de mort à Charles Rhines après avoir entendu un enregistrement de ses confessions et non pas en raison de son orientation sexuelle.

Selon eux, Charles Rhines « riait » lors de ses aveux et avait comparé les spasmes de la victime à ceux d'« un poulet décapité ».

Charles Rhines est le 18e condamné à mort exécuté depuis le début de l'année aux États-Unis.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10725 Mon, 04 Nov 2019 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Un Américain veut échapper à son exécution, qu'il lie à son homosexualité https://www.peinedemort.org/document/10724 (Washington) Un condamné à mort américain, qui doit être exécuté lundi dans le Dakota du Sud, estime que son procès a été entaché par les préjugés des jurés sur son homosexualité et tente d'obtenir un sursis de dernière minute. Charles Rhines, 63 ans, doit recevoir une injection létale, 27 ans après avoir tué un employé lors d'un cambriolage dans un magasin de cet État rural du nord des États-Unis. À l'approche de l'échéance, ses avocats ont introduit d'ultimes recours auprès de la Cour suprême des États-Unis. Ils lui demandent d'ordonner un réexamen du dossier sur la base de nouveaux témoignages qui, selon eux, attestent que M. Rhines n'a pas eu un procès équitable. D'après leur requête, un des membres du jury avait refusé de le condamner à la réclusion à perpétuité au motif que cela reviendrait à « l'envoyer où il rêve d'être », avec « des hommes en prison ». Un autre juré aurait confirmé qu'il y avait eu « beaucoup de discussions autour de son homosexualité », « beaucoup de dégoût ». « Des préjugés antigais n'ont aucune place quand il s'agit de condamner quelqu'un à la peine capitale. C'est choquant qu'aucun tribunal n'ait examiné les nouvelles preuves », a déclaré dans un communiqué son avocat, Shawn Nolan. La puissante association de défense des droits civiques ACLU lui a apporté son soutien. « Les gens doivent être punis pour ce qu'ils font pas ce qu'ils sont », a souligné l'une de ses avocates, Ria Tabacco Mar, en citant le président de la haute Cour. L'an dernier, la défense de M. Rhines avait déjà demandé à la Cour suprême de se saisir de son dossier et d'en profiter pour élargir une de ses décisions, prise en 2017, qui permet de lever le secret des délibérations entre jurés en cas de forts soupçons de racisme. « Tout comme les préjugés racistes, les préjugés homophobes n'ont pas de place dans le système de justice criminelle », avait plaidé Me Nolan. « Les deux diminuent la confiance du public dans l'équité du système », avait-il ajouté. Les services du procureur général du Dakota du Sud avaient rétorqué que les jurés avaient décidé d'imposer la peine de mort à Charles Rhines après avoir entendu un enregistrement de ses confessions et non pas en raison de son orientation sexuelle. Selon eux, Charles Rhines « riait » lors de ses aveux et avait comparé les spasmes de la victime à ceux d'« un poulet décapité ». La haute Cour avait, sans fournir d'explication, refusé de se saisir du dossier.
Charles Rhines, 63 ans, doit recevoir une injection létale, 27 ans après avoir tué un employé lors d'un cambriolage dans un magasin de cet État rural du nord des États-Unis.

À l'approche de l'échéance, ses avocats ont introduit d'ultimes recours auprès de la Cour suprême des États-Unis. Ils lui demandent d'ordonner un réexamen du dossier sur la base de nouveaux témoignages qui, selon eux, attestent que M. Rhines n'a pas eu un procès équitable.

D'après leur requête, un des membres du jury avait refusé de le condamner à la réclusion à perpétuité au motif que cela reviendrait à « l'envoyer où il rêve d'être », avec « des hommes en prison ».

Un autre juré aurait confirmé qu'il y avait eu « beaucoup de discussions autour de son homosexualité », « beaucoup de dégoût ».
« Des préjugés antigais n'ont aucune place quand il s'agit de condamner quelqu'un à la peine capitale. C'est choquant qu'aucun tribunal n'ait examiné les nouvelles preuves », a déclaré dans un communiqué son avocat, Shawn Nolan.

La puissante association de défense des droits civiques ACLU lui a apporté son soutien. « Les gens doivent être punis pour ce qu'ils font pas ce qu'ils sont », a souligné l'une de ses avocates, Ria Tabacco Mar, en citant le président de la haute Cour.

L'an dernier, la défense de M. Rhines avait déjà demandé à la Cour suprême de se saisir de son dossier et d'en profiter pour élargir une de ses décisions, prise en 2017, qui permet de lever le secret des délibérations entre jurés en cas de forts soupçons de racisme.

« Tout comme les préjugés racistes, les préjugés homophobes n'ont pas de place dans le système de justice criminelle », avait plaidé Me Nolan. « Les deux diminuent la confiance du public dans l'équité du système », avait-il ajouté.

Les services du procureur général du Dakota du Sud avaient rétorqué que les jurés avaient décidé d'imposer la peine de mort à Charles Rhines après avoir entendu un enregistrement de ses confessions et non pas en raison de son orientation sexuelle.

Selon eux, Charles Rhines « riait » lors de ses aveux et avait comparé les spasmes de la victime à ceux d'« un poulet décapité ».

La haute Cour avait, sans fournir d'explication, refusé de se saisir du dossier.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10724 Sun, 03 Nov 2019 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Mobilisation aux Etats-Unis pour sauver un condamné à mort qui se dit innocent https://www.peinedemort.org/document/10720 Près de 60.000 Américains, dont des stars comme Kim Kardashian ou Susan Sarandon, réclament la clémence pour un condamné à mort qui doit être exécuté dans trois semaines, se disant convaincus de son innocence. Rodney Reed, un Afro-américain de 53 ans, doit recevoir une injection létale au Texas le 20 novembre pour un crime qu'il nie avoir commis. "Quelle folie !! De nouveaux témoins se sont manifestés pour dire que Rodney n'est pas le meurtrier!", a tweeté jeudi la vedette de téléréalité Kim Kardashian. En 1998, il a été condamné à la peine capitale par un jury entièrement blanc pour le viol et le meurtre de Stacey Stites, une femme blanche de 19 ans. Des traces de son sperme ont été retrouvées sur la victime mais il a toujours clamé son innocence, expliquant qu'ils avaient une liaison secrète. Ses défenseurs estiment que des éléments recueillis après le procès accréditent sa version des faits et pointent vers un autre suspect: le fiancé de la victime, Jimmy Fennell un ancien policier qui a depuis purgé dix ans de prison pour un autre viol. "Des preuves qui exonèrent M. Reed et incriminent M. Fennell continuent de s'accumuler", ont écrit ses avocats dans une requête transmise mercredi au bureau des grâces du Texas. Dans ce document, ils présentent plusieurs témoignages à décharge pour leur client, dont ceux d'une ancienne collègue de la jeune femme qui a confirmé avoir été informée de sa liaison secrète avec M. Reed. Un ancien co-détenu du policier vient de révéler que Jimmy Fennell lui avait avoué avoir tué sa fiancée parce qu'elle "couchait dans son dos avec un Noir", écrivent-ils encore. Un temps soupçonné du crime, Jimmy Fennell a toujours nié avoir joué un rôle dans la mort de sa compagne. Les avocats de Rodney Reed ont également introduit un recours devant la Cour suprême pour lui demander de suspendre l'exécution de leur client. En parallèle, une pétition mise en ligne par la militante Soeur Helen Prejean et l'association Innocence project a recueilli près de 60.000 signatures pour demander au gouverneur du Texas Greg Abbott de faire preuve de clémence. Leurs efforts ont été relayés par le présentateur vedette Docteur Phil et l'actrice Susan Sarandon, qui incarnait soeur Helen dans le film "La dernière marche". "Rodney Reed est innocent mais le Texas va le tuer le 20 novembre", a dénoncé la comédienne.
Rodney Reed, un Afro-américain de 53 ans, doit recevoir une injection létale au Texas le 20 novembre pour un crime qu'il nie avoir commis.

"Quelle folie !! De nouveaux témoins se sont manifestés pour dire que Rodney n'est pas le meurtrier!", a tweeté jeudi la vedette de téléréalité Kim Kardashian.

En 1998, il a été condamné à la peine capitale par un jury entièrement blanc pour le viol et le meurtre de Stacey Stites, une femme blanche de 19 ans.

Des traces de son sperme ont été retrouvées sur la victime mais il a toujours clamé son innocence, expliquant qu'ils avaient une liaison secrète.

Ses défenseurs estiment que des éléments recueillis après le procès accréditent sa version des faits et pointent vers un autre suspect: le fiancé de la victime, Jimmy Fennell un ancien policier qui a depuis purgé dix ans de prison pour un autre viol.

"Des preuves qui exonèrent M. Reed et incriminent M. Fennell continuent de s'accumuler", ont écrit ses avocats dans une requête transmise mercredi au bureau des grâces du Texas.

Dans ce document, ils présentent plusieurs témoignages à décharge pour leur client, dont ceux d'une ancienne collègue de la jeune femme qui a confirmé avoir été informée de sa liaison secrète avec M. Reed.

Un ancien co-détenu du policier vient de révéler que Jimmy Fennell lui avait avoué avoir tué sa fiancée parce qu'elle "couchait dans son dos avec un Noir", écrivent-ils encore.

Un temps soupçonné du crime, Jimmy Fennell a toujours nié avoir joué un rôle dans la mort de sa compagne.

Les avocats de Rodney Reed ont également introduit un recours devant la Cour suprême pour lui demander de suspendre l'exécution de leur client.

En parallèle, une pétition mise en ligne par la militante Soeur Helen Prejean et l'association Innocence project a recueilli près de 60.000 signatures pour demander au gouverneur du Texas Greg Abbott de faire preuve de clémence.

Leurs efforts ont été relayés par le présentateur vedette Docteur Phil et l'actrice Susan Sarandon, qui incarnait soeur Helen dans le film "La dernière marche". "Rodney Reed est innocent mais le Texas va le tuer le 20 novembre", a dénoncé la comédienne.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10720 Thu, 31 Oct 2019 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Une femme implore Trump d'épargner le tueur de sa fille et petite-fille https://www.peinedemort.org/document/10718 (Washington) Une femme a demandé mardi au président Trump d'épargner le tueur de sa fille et de sa petite-fille, qui doit être le premier condamné à mort exécuté au niveau fédéral depuis 16 ans. Le gouvernement américain a annoncé en juillet qu'il allait reprendre les exécutions au niveau fédéral, dont la dernière remonte à 2003, et que Daniel Lee recevrait une injection létale le 9 décembre dans un pénitencier fédéral de Terre Haute, dans l'Indiana. Ce partisan de la suprématie blanche a été condamné en 1999 à la peine capitale pour le meurtre d'un couple et d'une fillette de huit ans. Earlene Peterson, qui a perdu sa fille et sa petite-fille dans ce drame, a imploré le président Trump de lui accorder sa «clémence» dans une vidéo mise en ligne sur l'internet. «Je ne vois pas en quoi exécuter Daniel Lee honorera ma fille, au contraire je pense que cela va salir son nom parce qu'elle n'aurait pas voulu ça», explique-t-elle dans cet enregistrement. Il «a gâché ma vie mais je ne vois pas en quoi prendre la sienne y changera quoi que ce soit», poursuit-elle. «Je prie et j'espère que le président Trump fera preuve de clémence, cela m'aiderait et aiderait ma famille plus que n'importe quoi», ajoute Mme Peterson, qui se décrit comme une électrice du président républicain, opposée à la peine capitale par conviction religieuse. Dans sa vidéo, elle rappelle que M. Lee a été jugé avec un autre homme, Chevie Kehoe, qui a, lui, écopé d'une peine de prison à vie incompressible malgré son rôle de leader dans le triple meurtre. Le président républicain, qui brigue sa réélection en 2020, réclame régulièrement un usage renforcé de la peine capitale, notamment pour les tueurs de policiers ou pour lutter contre le trafic de drogue. La peine de mort est en déclin aux États-Unis, où seule une poignée d'États y ont encore recours. Sur les 25 exécutions pratiquées en 2018, 13 ont eu lieu au Texas. La plupart des crimes étant jugés au niveau des États, la justice fédérale prononce rarement des peines capitales. Au cours des 45 dernières années, seules trois personnes ont été exécutées à ce niveau.
Le gouvernement américain a annoncé en juillet qu'il allait reprendre les exécutions au niveau fédéral, dont la dernière remonte à 2003, et que Daniel Lee recevrait une injection létale le 9 décembre dans un pénitencier fédéral de Terre Haute, dans l'Indiana.

Ce partisan de la suprématie blanche a été condamné en 1999 à la peine capitale pour le meurtre d'un couple et d'une fillette de huit ans.
Earlene Peterson, qui a perdu sa fille et sa petite-fille dans ce drame, a imploré le président Trump de lui accorder sa «clémence» dans une vidéo mise en ligne sur l'internet.

«Je ne vois pas en quoi exécuter Daniel Lee honorera ma fille, au contraire je pense que cela va salir son nom parce qu'elle n'aurait pas voulu ça», explique-t-elle dans cet enregistrement.

Il «a gâché ma vie mais je ne vois pas en quoi prendre la sienne y changera quoi que ce soit», poursuit-elle.

«Je prie et j'espère que le président Trump fera preuve de clémence, cela m'aiderait et aiderait ma famille plus que n'importe quoi», ajoute Mme Peterson, qui se décrit comme une électrice du président républicain, opposée à la peine capitale par conviction religieuse.

Dans sa vidéo, elle rappelle que M. Lee a été jugé avec un autre homme, Chevie Kehoe, qui a, lui, écopé d'une peine de prison à vie incompressible malgré son rôle de leader dans le triple meurtre.

Le président républicain, qui brigue sa réélection en 2020, réclame régulièrement un usage renforcé de la peine capitale, notamment pour les tueurs de policiers ou pour lutter contre le trafic de drogue.

La peine de mort est en déclin aux États-Unis, où seule une poignée d'États y ont encore recours. Sur les 25 exécutions pratiquées en 2018, 13 ont eu lieu au Texas.

La plupart des crimes étant jugés au niveau des États, la justice fédérale prononce rarement des peines capitales. Au cours des 45 dernières années, seules trois personnes ont été exécutées à ce niveau.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10718 Tue, 29 Oct 2019 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Etats-Unis: le jeune "sniper de Washington" au coeur de débats à la Cour suprême https://www.peinedemort.org/document/10699 De son propre aveu, il était "un monstre". Lee Malvo avait 17 ans quand, avec un complice et une vieille Chevrolet, il a semé la mort et la terreur dans la région de Washington au début de l'automne 2002. Le sort du plus jeune des "snipers de Washington" sera débattu mercredi à la Cour suprême des Etats-Unis lors d'une audience qui suscite beaucoup d'émotion compte tenu de la gravité de ses crimes. Lee Malvo et John Muhammad, un vétéran de la guerre du Golfe alors âgé de 41 ans, avaient abattu dix personnes en trois semaines, avant d'être arrêtés sur un parking à l'issue d'une éprouvante chasse à l'homme. Le duo ouvrait le feu sur des cibles choisies au hasard: tondant leur pelouse, lisant sur un banc ou faisant le plein d'essence. L'un ou l'autre se dissimulait dans le coffre de leur véhicule et tirait par une trappe aménagée à cet effet. John Muhammad, considéré comme le meneur, a été condamné à la peine capitale et exécuté en 2009. Compte tenu de son jeune âge, Lee Malvo a échappé à la peine de mort et s'est vu infliger en 2004 plusieurs peines de prison à vie incompressibles, dans l'Etat de Virginie et du Maryland. En 2012, la Cour suprême a toutefois banni ce type de peines pour les mineurs, au motif que leur immaturité diminue leur perception des conséquences de leurs actes. La Cour a prévu que cette sanction reste possible pour les auteurs de "crimes reflétant une nature irrémédiablement corrompue", mais elle impose désormais aux juges de prendre en compte l'âge des condamnés avant de se prononcer. En 2016, elle a précisé que cette décision avait valeur rétroactive. S'appuyant sur ces arrêts, Lee Boyd Malvo a fait appel des peines prononcées en Virginie, où son âge n'avait pas été un élément du débat. Des tribunaux lui ont donné raison, mais l'Etat a demandé à la Cour suprême d'intervenir. Celle-ci a accepté de se saisir du dossier et pourrait profiter de l'occasion pour clarifier sa jurisprudence, qui concerne des centaines de détenus aux Etats-Unis. - "Jetez la clé" - De l'aveu même des défenseurs de Lee Malvo, même si la Cour rend une décision en sa faveur, leur client n'est pas garanti de retrouver un jour la liberté. La justice de Virginie pourrait toujours lui infliger une peine de prison à vie incompressible en le décrétant "irrémédiablement corrompu". Les peines du Maryland restent de plus toujours valides. Malgré tout, la simple perspective qu'il puisse arracher une petite victoire a suscité une forte mobilisation, à commencer par celle du gouvernement de Donald Trump. La Cour ne doit pas "offrir d'issue de secours" à Lee Malvo qui lui permettrait de faire annuler la peine "infligée pour ses crimes détestables", a écrit l'administration républicaine dans un document joint à la procédure. De même, une association de victimes du Maryland a demandé à la haute juridiction de prendre en compte leur souffrance. "Si les victimes se sont remises lentement après des années de psychothérapie (...), est-ce que l'on peut ignorer leur désir de ne pas revivre leur traumatisme ?", a-t-elle écrit à la Cour. Paul LaRuffa, qui avait été blessé par les deux snipers, a au contraire associé sa voix à de nombreux professeurs de Droit, avocats et professionnels de la justice pour mineurs qui demandent à la Cour de ne pas revenir en arrière. "Après ce que m'est arrivé, je pensais que la peine infligée à Malvo était absolument justifiée et qu'à 17 ans, il savait (...) que tuer des gens au hasard était mal", explique-t-il à l'AFP. "C'était évident pour moi de soutenir une position du genre +mettez le en prison et jetez la clé+." "Mais depuis j'ai changé, pas forcément au sujet de Malvo mais, plus globalement de tous les jeunes condamnés à la prison à vie", poursuit-il, en expliquant avoir été touché par des histoires de mineurs qui se sont transformés pendant leur détention. "J'ai le sentiment que notre système judiciaire a de meilleures réponses que d'envoyer les jeunes en prison pendant 40, 50, 60 ans ou plus sans aucun espoir de sortir."
Le sort du plus jeune des "snipers de Washington" sera débattu mercredi à la Cour suprême des Etats-Unis lors d'une audience qui suscite beaucoup d'émotion compte tenu de la gravité de ses crimes.

Lee Malvo et John Muhammad, un vétéran de la guerre du Golfe alors âgé de 41 ans, avaient abattu dix personnes en trois semaines, avant d'être arrêtés sur un parking à l'issue d'une éprouvante chasse à l'homme.

Le duo ouvrait le feu sur des cibles choisies au hasard: tondant leur pelouse, lisant sur un banc ou faisant le plein d'essence. L'un ou l'autre se dissimulait dans le coffre de leur véhicule et tirait par une trappe aménagée à cet effet.

John Muhammad, considéré comme le meneur, a été condamné à la peine capitale et exécuté en 2009. Compte tenu de son jeune âge, Lee Malvo a échappé à la peine de mort et s'est vu infliger en 2004 plusieurs peines de prison à vie incompressibles, dans l'Etat de Virginie et du Maryland.

En 2012, la Cour suprême a toutefois banni ce type de peines pour les mineurs, au motif que leur immaturité diminue leur perception des conséquences de leurs actes.

La Cour a prévu que cette sanction reste possible pour les auteurs de "crimes reflétant une nature irrémédiablement corrompue", mais elle impose désormais aux juges de prendre en compte l'âge des condamnés avant de se prononcer.

En 2016, elle a précisé que cette décision avait valeur rétroactive.

S'appuyant sur ces arrêts, Lee Boyd Malvo a fait appel des peines prononcées en Virginie, où son âge n'avait pas été un élément du débat. Des tribunaux lui ont donné raison, mais l'Etat a demandé à la Cour suprême d'intervenir.

Celle-ci a accepté de se saisir du dossier et pourrait profiter de l'occasion pour clarifier sa jurisprudence, qui concerne des centaines de détenus aux Etats-Unis.

- "Jetez la clé" -

De l'aveu même des défenseurs de Lee Malvo, même si la Cour rend une décision en sa faveur, leur client n'est pas garanti de retrouver un jour la liberté.

La justice de Virginie pourrait toujours lui infliger une peine de prison à vie incompressible en le décrétant "irrémédiablement corrompu". Les peines du Maryland restent de plus toujours valides.

Malgré tout, la simple perspective qu'il puisse arracher une petite victoire a suscité une forte mobilisation, à commencer par celle du gouvernement de Donald Trump.

La Cour ne doit pas "offrir d'issue de secours" à Lee Malvo qui lui permettrait de faire annuler la peine "infligée pour ses crimes détestables", a écrit l'administration républicaine dans un document joint à la procédure.

De même, une association de victimes du Maryland a demandé à la haute juridiction de prendre en compte leur souffrance. "Si les victimes se sont remises lentement après des années de psychothérapie (...), est-ce que l'on peut ignorer leur désir de ne pas revivre leur traumatisme ?", a-t-elle écrit à la Cour.

Paul LaRuffa, qui avait été blessé par les deux snipers, a au contraire associé sa voix à de nombreux professeurs de Droit, avocats et professionnels de la justice pour mineurs qui demandent à la Cour de ne pas revenir en arrière.

"Après ce que m'est arrivé, je pensais que la peine infligée à Malvo était absolument justifiée et qu'à 17 ans, il savait (...) que tuer des gens au hasard était mal", explique-t-il à l'AFP. "C'était évident pour moi de soutenir une position du genre +mettez le en prison et jetez la clé+."

"Mais depuis j'ai changé, pas forcément au sujet de Malvo mais, plus globalement de tous les jeunes condamnés à la prison à vie", poursuit-il, en expliquant avoir été touché par des histoires de mineurs qui se sont transformés pendant leur détention. "J'ai le sentiment que notre système judiciaire a de meilleures réponses que d'envoyer les jeunes en prison pendant 40, 50, 60 ans ou plus sans aucun espoir de sortir."]]>
https://www.peinedemort.org/document/10699 Wed, 16 Oct 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Peine de mort : une commission se penche sur le traumatisme des enfants dont les parents ont été exécutés https://www.peinedemort.org/document/10686 Les enfants dont les parents ont été condamnés à mort ou exécutés sont confrontés à des traumatismes et à une « instabilité émotionnelle et psychologique » qui peut porter atteinte à leurs droits, a souligné la Commission des questions juridiques et des droits de l'homme de l'APCE. Dans une déclaration à l'occasion de la 17ème Journée mondiale contre la peine de mort (10 octobre 2019), la commission a déclaré que ces enfants – souvent oubliés et socialement défavorisés – pouvaient être séparés de leurs parents, par exemple en raison du renforcement de la sécurité autour d'un parent dans le couloir de la mort, et subir des discriminations, voire des traitements inhumains ou dégradants. Ils pouvaient perdre leur droit à l'information, à l'éducation et à la santé. La commission a souligné qu'en 2018, au moins 19 000 personnes avaient été condamnées à mort dans plus de 50 pays, ce qui avait entraîné au moins 690 exécutions – y compris dans les pays qui coopèrent avec le Conseil de l'Europe. La commission a lancé un appel à ces États – les États-Unis, Israël, le Japon, la Jordanie, le Kazakhstan, le Maroc et l'Autorité palestinienne – ainsi qu'au Bélarus pour qu'ils instaurent un moratoire sur la peine de mort et l'abolissent finalement dans leur législation.
Dans une déclaration à l'occasion de la 17ème Journée mondiale contre la peine de mort (10 octobre 2019), la commission a déclaré que ces enfants – souvent oubliés et socialement défavorisés – pouvaient être séparés de leurs parents, par exemple en raison du renforcement de la sécurité autour d'un parent dans le couloir de la mort, et subir des discriminations, voire des traitements inhumains ou dégradants. Ils pouvaient perdre leur droit à l'information, à l'éducation et à la santé.

La commission a souligné qu'en 2018, au moins 19 000 personnes avaient été condamnées à mort dans plus de 50 pays, ce qui avait entraîné au moins 690 exécutions – y compris dans les pays qui coopèrent avec le Conseil de l'Europe.

La commission a lancé un appel à ces États – les États-Unis, Israël, le Japon, la Jordanie, le Kazakhstan, le Maroc et l'Autorité palestinienne – ainsi qu'au Bélarus pour qu'ils instaurent un moratoire sur la peine de mort et l'abolissent finalement dans leur législation. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10686 Wed, 09 Oct 2019 00:00:00 +0200 Conseil de l'Europe
Un homme malade exécuté par l'Etat américain du Missouri https://www.peinedemort.org/document/10667 Un condamné à mort américain atteint d'une pathologie rare a été exécuté mardi soir dans l'Etat américain du Missouri, malgré les craintes que l'injection létale ne lui cause d'atroces souffrances. Russell Bucklew avait été condamné à la peine capitale pour avoir tué en 1996 le nouveau petit ami de son ex-compagne, puis enlevé et violé cette dernière. Agé de 51 ans, il souffrait d'angiomes caverneux - une malformation vasculaire qui gêne sa respiration - et vivait depuis un an avec une trachéotomie. Selon ses avocats, son état de santé risquait de transformer son exécution en une séance de torture. "Russell risque de tousser et de s'étouffer dans son propre sang", avaient-ils écrit au gouverneur du Missouri en lui demandant de commuer la peine du condamné en prison à vie. Le républicain Mike Parson, un partisan de la peine de mort, avait rejeté leur requête dans la matinée. "Russell Bucklew a été exécuté (...). Il a été prononcé mort à 18H23 (23H23 GMT)", à Bonne Terre, dans le Missouri, a simplement indiqué dans un communiqué transmis à l'AFP l'administration pénitentiaire de cet Etat conservateur, sans donner de précisions sur d'éventuelles complications survenues au moment de l'exécution. Russell Bucklew est devenu le 17e condamné exécuté depuis le 1er janvier aux Etats-Unis. Les autorités du Missouri avaient déjà fixé à deux reprises des dates pour son exécution, en 2014 et 2018. La Cour suprême des Etats-Unis, saisie en urgence, avait suspendu la procédure à la dernière minute, avant de se pencher sur le fond du dossier. Dans ce cadre, d'anciens bourreaux avaient, fait rare, apporté leur soutien à Russell Bucklew, expliquant vouloir épargner à leurs collègues les affres d'une exécution ratée. "Etre face à un détenu et lui prendre sa vie est un lourd poids à porter", avaient-ils écrit à la Cour. "Quand, comme ici, une exécution a peu de chances de bien se passer, la charge devient insoutenable." En avril, le temple du droit américain avait rejeté ces arguments. Les sages ont jugé, à une courte majorité, que la Constitution "ne garantissait pas une mort sans douleur" aux condamnés, mais interdisait seulement "d'ajouter" une souffrance à celle nécessaire pour mener leur exécution à bien. Les quatre juges progressistes ont refusé de s'associer à cette décision. "Exécuter Bucklew en l'obligeant à s'étouffer avec son propre sang excède les limites des normes de ce qui est civilisé", a écrit le juge Stephen Breyer en leur nom.
Russell Bucklew avait été condamné à la peine capitale pour avoir tué en 1996 le nouveau petit ami de son ex-compagne, puis enlevé et violé cette dernière.

Agé de 51 ans, il souffrait d'angiomes caverneux - une malformation vasculaire qui gêne sa respiration - et vivait depuis un an avec une trachéotomie.

Selon ses avocats, son état de santé risquait de transformer son exécution en une séance de torture.

"Russell risque de tousser et de s'étouffer dans son propre sang", avaient-ils écrit au gouverneur du Missouri en lui demandant de commuer la peine du condamné en prison à vie.

Le républicain Mike Parson, un partisan de la peine de mort, avait rejeté leur requête dans la matinée.

"Russell Bucklew a été exécuté (...). Il a été prononcé mort à 18H23 (23H23 GMT)", à Bonne Terre, dans le Missouri, a simplement indiqué dans un communiqué transmis à l'AFP l'administration pénitentiaire de cet Etat conservateur, sans donner de précisions sur d'éventuelles complications survenues au moment de l'exécution.

Russell Bucklew est devenu le 17e condamné exécuté depuis le 1er janvier aux Etats-Unis.

Les autorités du Missouri avaient déjà fixé à deux reprises des dates pour son exécution, en 2014 et 2018. La Cour suprême des Etats-Unis, saisie en urgence, avait suspendu la procédure à la dernière minute, avant de se pencher sur le fond du dossier.

Dans ce cadre, d'anciens bourreaux avaient, fait rare, apporté leur soutien à Russell Bucklew, expliquant vouloir épargner à leurs collègues les affres d'une exécution ratée.

"Etre face à un détenu et lui prendre sa vie est un lourd poids à porter", avaient-ils écrit à la Cour. "Quand, comme ici, une exécution a peu de chances de bien se passer, la charge devient insoutenable."

En avril, le temple du droit américain avait rejeté ces arguments.

Les sages ont jugé, à une courte majorité, que la Constitution "ne garantissait pas une mort sans douleur" aux condamnés, mais interdisait seulement "d'ajouter" une souffrance à celle nécessaire pour mener leur exécution à bien.

Les quatre juges progressistes ont refusé de s'associer à cette décision. "Exécuter Bucklew en l'obligeant à s'étouffer avec son propre sang excède les limites des normes de ce qui est civilisé", a écrit le juge Stephen Breyer en leur nom.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10667 Wed, 02 Oct 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Déclaration pour l'adoption par la Commission des questions juridiques et des droits de l'homme à l'occasion de la 17ème édition de la Journée mondiale contre la peine de mort (10 octobre 2019) https://www.peinedemort.org/document/10687 Commission des questions juridiques et des droits de l'homme - Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe Déclaration adoptée par la commission le 1 octobre 2019. A l'occasion de la 17ème édition de la Journée mondiale contre la peine de mort (10 octobre 2019), la Commission des questions juridiques et des droits de l'homme réaffirme son engagement dans le combat pour l'abolition universelle de la peine capitale. Elle rappelle que la peine de mort est une peine cruelle, inhumaine et dégradante et que son rejet est un principe fondamental du Conseil de l'Europe. En lien avec le 30ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l'enfant (adoptée le 20 novembre 1989), cette Journée mondiale contre la peine de mort met l'accent sur les atteintes aux droits des enfants dont les parents ont été condamnés à mort ou ont été exécutés. Ces enfants, souvent oubliés et socialement défavorisés, portent un traumatisme qui peut survenir à toutes les étapes de la condamnation à mort d'un parent : arrestation, jugement, condamnation, temps passé dans le couloir de la mort, annonce de la date d'exécution, exécution et ses conséquences. Cette instabilité émotionnelle et psychologique peut porter atteinte à leurs droits, dont les droits à ne pas être séparé de ses parents (si l'un des parents est dans le couloir de la mort, où la sécurité est renforcée), à ne pas être discriminé, à ne pas subir des traitements inhumains ou dégradants, à l'information, à l'éducation ou à la santé. A ce jour plus des deux tiers (142) des pays du monde ont aboli la peine de mort en droit ou ne l'appliquent plus depuis au moins 10 ans. Cependant, la peine capitale est toujours appliquée dans plus de 50 pays. En 2018, au moins 690 exécutions ont été recensées et, fin 2018, au moins 19,000 personnes étaient sous le coup d'une condamnation à mort. La commission déplore le fait que des pays qui jouissent d'un statut coopératif avec le Conseil de l'Europe (Etats-Unis, Jordanie, Japon, Maroc ou Autorité palestinienne) ainsi que le Belarus continuent à prononcer et/ou à appliquer la peine capitale. Elle condamne également la décision du gouvernement fédéral des Etats Unis de juillet dernier de rétablir la peine capitale. La commission invite les parlementaires à s'engager davantage dans le processus de l'abolition de la peine de mort à un niveau mondial, notamment en soulevant cette question dans leurs relations de travail avec les Etats qui appliquent cette peine. Elle appelle de nouveau les Etats membres du Conseil de l'Europe, qui ne l'ont pas encore fait, à signer et/ou ratifier les Protocoles n° 6 et 13 à la Convention, qui interdisent la peine de mort. Enfin, la commission invite de nouveau les Etats jouissant d'un statut coopératif avec le Conseil de l'Europe - Etats-Unis, Israël, Japon, Jordanie, Kazakhstan, Maroc et Autorité palestinienne - ainsi que le Belarus à introduire un moratoire sur la peine de mort et finalement à l'abolir de iure. Elle les invite également à donner une importance primordiale à la notion d'« intérêt supérieur de l'enfant », consacrée dans la Convention relative aux droits de l'enfant, lors de la condamnation à la peine de mort à l'encontre d'un parent. En outre, elle leur demande de respecter l'interdiction d'appliquer la peine capitale à toute personne âgée de moins de dix-huit ans au moment des faits reprochés, interdiction consacrée dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Convention relative aux droits des enfants. Déclaration adoptée par la commission le 1 octobre 2019.

A l'occasion de la 17ème édition de la Journée mondiale contre la peine de mort (10 octobre 2019), la Commission des questions juridiques et des droits de l'homme réaffirme son engagement dans le combat pour l'abolition universelle de la peine capitale. Elle rappelle que la peine de mort est une peine cruelle, inhumaine et dégradante et que son rejet est un principe fondamental du Conseil de l'Europe.

En lien avec le 30ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l'enfant (adoptée le 20 novembre 1989), cette Journée mondiale contre la peine de mort met l'accent sur les atteintes aux droits des enfants dont les parents ont été condamnés à mort ou ont été exécutés. Ces enfants, souvent oubliés et socialement défavorisés, portent un traumatisme qui peut survenir à toutes les étapes de la condamnation à mort d'un parent : arrestation, jugement, condamnation, temps passé dans le couloir de la mort, annonce de la date d'exécution, exécution et ses conséquences. Cette instabilité émotionnelle et psychologique peut porter atteinte à leurs droits, dont les droits à ne pas être séparé de ses parents (si l'un des parents est dans le couloir de la mort, où la sécurité est renforcée), à ne pas être discriminé, à ne pas subir des traitements inhumains ou dégradants, à l'information, à l'éducation ou à la santé.

A ce jour plus des deux tiers (142) des pays du monde ont aboli la peine de mort en droit ou ne l'appliquent plus depuis au moins 10 ans. Cependant, la peine capitale est toujours appliquée dans plus de 50 pays. En 2018, au moins 690 exécutions ont été recensées et, fin 2018, au moins 19,000 personnes étaient sous le coup d'une condamnation à mort. La commission déplore le fait que des pays qui jouissent d'un statut coopératif avec le Conseil de l'Europe (Etats-Unis, Jordanie, Japon, Maroc ou Autorité palestinienne) ainsi que le Belarus continuent à prononcer et/ou à appliquer la peine capitale. Elle condamne également la décision du gouvernement fédéral des Etats Unis de juillet dernier de rétablir la peine capitale.

La commission invite les parlementaires à s'engager davantage dans le processus de l'abolition de la peine de mort à un niveau mondial, notamment en soulevant cette question dans leurs relations de travail avec les Etats qui appliquent cette peine. Elle appelle de nouveau les Etats membres du Conseil de l'Europe, qui ne l'ont pas encore fait, à signer et/ou ratifier les Protocoles n° 6 et 13 à la Convention, qui interdisent la peine de mort.

Enfin, la commission invite de nouveau les Etats jouissant d'un statut coopératif avec le Conseil de l'Europe - Etats-Unis, Israël, Japon, Jordanie, Kazakhstan, Maroc et Autorité palestinienne - ainsi que le Belarus à introduire un moratoire sur la peine de mort et finalement à l'abolir de iure. Elle les invite également à donner une importance primordiale à la notion d'« intérêt supérieur de l'enfant », consacrée dans la Convention relative aux droits de l'enfant, lors de la condamnation à la peine de mort à l'encontre d'un parent. En outre, elle leur demande de respecter l'interdiction d'appliquer la peine capitale à toute personne âgée de moins de dix-huit ans au moment des faits reprochés, interdiction consacrée dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Convention relative aux droits des enfants. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10687 Tue, 01 Oct 2019 00:00:00 +0200 Conseil de l'Europe
Le Texas a exécuté un homme qui a massacré sa famille https://www.peinedemort.org/document/10665 Washington, 26 sept 2019 (AFP) - Le Texas a exécuté mercredi un homme condamné pour le meurtre de trois membres de sa famille à l'issue d'un procès où l'huissier arborait une cravate avec une seringue pour signifier son soutien à la peine capitale. Robert Sparks, 45 ans, a été déclaré mort à 18H39 locales (23H39 GMT) dans un pénitencier texan. Il avait été condamné en 2008 à la peine capitale pour avoir lacéré de coups de poignard sa femme, ainsi que les deux garçons de cette dernière âgés de 9 et 10 ans, avant de violer ses belles-filles, des adolescentes de 12 et 14 ans, en pleine nuit dans leur domicile de Dallas. Peu après les meurtres, il avait expliqué s'être vengé parce que, selon lui, son épouse cherchait à l'empoisonner. Dans un ultime recours, ses avocats avaient demandé à la Cour suprême des Etats-Unis de suspendre son exécution, au motif qu'il souffrait de retard intellectuel et de psychose, ce qui, selon eux, le rendait inéligible à la peine de mort. Ils soulignaient également que son procès avait été entaché par le choix d'un huissier de porter une cravate noire avec une seringue blanche comme motif, ce qui selon eux pouvait influencer les jurés. A quelques heures de l'exécution, la haute juridiction a rejeté leur requête. La juge Sonia Sotomayor a qualifié de "perturbant" le choix de l'huissier, mais a souligné que rien ne prouvait que les jurés aient vu sa cravate. Elle a toutefois appelé les juges à exiger, à l'avenir, le retrait de vêtements litigieux ou de ceux qui les portent. Robert Sparks est la 7e personne exécutée au Texas depuis le 1er janvier et la 16e aux Etats-Unis.
Robert Sparks, 45 ans, a été déclaré mort à 18H39 locales (23H39 GMT) dans un pénitencier texan.

Il avait été condamné en 2008 à la peine capitale pour avoir lacéré de coups de poignard sa femme, ainsi que les deux garçons de cette dernière âgés de 9 et 10 ans, avant de violer ses belles-filles, des adolescentes de 12 et 14 ans, en pleine nuit dans leur domicile de Dallas.

Peu après les meurtres, il avait expliqué s'être vengé parce que, selon lui, son épouse cherchait à l'empoisonner.

Dans un ultime recours, ses avocats avaient demandé à la Cour suprême des Etats-Unis de suspendre son exécution, au motif qu'il souffrait de retard intellectuel et de psychose, ce qui, selon eux, le rendait inéligible à la peine de mort.

Ils soulignaient également que son procès avait été entaché par le choix d'un huissier de porter une cravate noire avec une seringue blanche comme motif, ce qui selon eux pouvait influencer les jurés.

A quelques heures de l'exécution, la haute juridiction a rejeté leur requête.

La juge Sonia Sotomayor a qualifié de "perturbant" le choix de l'huissier, mais a souligné que rien ne prouvait que les jurés aient vu sa cravate.

Elle a toutefois appelé les juges à exiger, à l'avenir, le retrait de vêtements litigieux ou de ceux qui les portent.

Robert Sparks est la 7e personne exécutée au Texas depuis le 1er janvier et la 16e aux Etats-Unis.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10665 Thu, 26 Sep 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Déclaration de la Suisse : situations des droits de l'homme qui requièrent l'attention du Conseil https://www.peinedemort.org/document/10672 42e session du Conseil des droits de l'homme Point 4 de l'ordre du jour Situations des droits de l'homme qui requièrent l'attention du Conseil Genève, 17 septembre 2019 Déclaration de la Suisse [Seul le texte prononcé fait foi] Monsieur le Président, La Suisse s'oppose catégoriquement, et en toute circonstance, à la peine de mort. Celle-ci enfreint l'interdiction de la torture et d'autres obligations fondamentales des droits humains, comme le droit à la vie. Mon pays reconnait les souffrances des personnes ayant perdu un être cher ou ayant elles-mêmes été victimes d'un crime. Or, la peine de mort n'est pas un instrument approprié servant à la réconciliation, ni au dédommagement des victimes ou de leurs familles. Elle n'a pas non plus d'effets dissuasifs prouvés. La Suisse déplore ainsi fortement qu'en 2019, la communauté internationale ait été à nouveau témoin d'exécutions de masse et de mineurs au moment des faits. Mon pays appelle les dix Etats dans lesquels le nombre d'exécutions reste le plus élevé, soit la Chine, l'Iran, l'Arabie saoudite, le Vietnam, l'Irak, l'Egypte, les Etats-Unis, le Japon, le Pakistan, et Singapour à abolir la peine de mort ou à instaurer un moratoire, et à suspendre dans les faits l'exécution des peines capitales. Nous demandons aussi aux Etats qui condamnent à mort les personnes n'ayant pas commis les crimes les plus graves, notamment ceux liés aux drogues, à modifier leur législation, et ä pleinement garantir le droit à un procès équitable, aussi dans le contexte de la lutte anti- terroriste. Je vous remercie. Point 4 de l'ordre du jour
Situations des droits de l'homme qui requièrent l'attention du Conseil
Genève, 17 septembre 2019
Déclaration de la Suisse
[Seul le texte prononcé fait foi]

Monsieur le Président,

La Suisse s'oppose catégoriquement, et en toute circonstance, à la peine de mort. Celle-ci enfreint l'interdiction de la torture et d'autres obligations fondamentales des droits humains, comme le droit à la vie.

Mon pays reconnait les souffrances des personnes ayant perdu un être cher ou ayant elles-mêmes été victimes d'un crime. Or, la peine de mort n'est pas un instrument approprié servant à la réconciliation, ni au dédommagement des victimes ou de leurs familles. Elle n'a pas non plus d'effets dissuasifs prouvés.

La Suisse déplore ainsi fortement qu'en 2019, la communauté internationale ait été à nouveau témoin d'exécutions de masse et de mineurs au moment des faits.

Mon pays appelle les dix Etats dans lesquels le nombre d'exécutions reste le plus élevé, soit la Chine, l'Iran, l'Arabie saoudite, le Vietnam, l'Irak, l'Egypte, les Etats-Unis, le Japon, le Pakistan, et Singapour à abolir la peine de mort ou à instaurer un moratoire, et à suspendre dans les faits l'exécution des peines capitales.

Nous demandons aussi aux Etats qui condamnent à mort les personnes n'ayant pas commis les crimes les plus graves, notamment ceux liés aux drogues, à modifier leur législation, et ä pleinement garantir le droit à un procès équitable, aussi dans le contexte de la lutte anti- terroriste.

Je vous remercie.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10672 Tue, 17 Sep 2019 00:00:00 +0200 Département fédéral des affaires étrangères - Suisse
Etats-Unis: exécuté neuf ans après une virée meurtrière https://www.peinedemort.org/document/10658 L'Etat américain du Texas a exécuté mardi un homme, neuf ans après une semaine de violences qui s'était conclue par deux meurtres. Mark Soliz, 37 ans, a reçu une injection létale dans le pénitencier de Huntsville, dans le sud des Etats-Unis. Son décès a été prononcé à 18H32 (23H32 GMT). En juin 2010, ce délinquant déjà condamné pour vol à plusieurs reprises, avait volé plusieurs armes lors d'un cambriolage commis avec un complice, Jose Ramos. La semaine suivante, les deux hommes avaient braqué plusieurs personnes, blessé un homme et tué le conducteur d'un camion de livraison sur un parking. Le même jour, leur virée s'était achevée par le meurtre d'une femme de 61 ans à son domicile. Lors de son procès en 2012, les avocats de Mark Soliz avaient mis en avant son enfance difficile, marquée par l'alcool et la violence, et son retard mental dû selon eux à un syndrome d'alcoolisme foetal. Malgré tout, il n'avait pas fallu une heure au jury pour le condamner à la peine capitale. Ses défenseurs ont depuis tenté de nombreux recours sur les mêmes arguments, sans convaincre les tribunaux ni la Cour suprême. Son complice, qui avait plaidé coupable, purge lui une peine de réclusion à perpétuité. «Je veux m'excuser, je ne sais pas si ma mort vous réconfortera de la peine et de la souffrance que je vous ai causées», a déclaré Mark Soliz avant son exécution à l'attention des proches des victimes, reconnaissant avoir «pris de mauvaises décisions». M. Soliz est le quinzième condamné à mort exécuté aux Etats-Unis depuis le 1er janvier, et le sixième au Texas.
Mark Soliz, 37 ans, a reçu une injection létale dans le pénitencier de Huntsville, dans le sud des Etats-Unis. Son décès a été prononcé à 18H32 (23H32 GMT).

En juin 2010, ce délinquant déjà condamné pour vol à plusieurs reprises, avait volé plusieurs armes lors d'un cambriolage commis avec un complice, Jose Ramos. La semaine suivante, les deux hommes avaient braqué plusieurs personnes, blessé un homme et tué le conducteur d'un camion de livraison sur un parking. Le même jour, leur virée s'était achevée par le meurtre d'une femme de 61 ans à son domicile.

Lors de son procès en 2012, les avocats de Mark Soliz avaient mis en avant son enfance difficile, marquée par l'alcool et la violence, et son retard mental dû selon eux à un syndrome d'alcoolisme foetal.

Malgré tout, il n'avait pas fallu une heure au jury pour le condamner à la peine capitale. Ses défenseurs ont depuis tenté de nombreux recours sur les mêmes arguments, sans convaincre les tribunaux ni la Cour suprême.

Son complice, qui avait plaidé coupable, purge lui une peine de réclusion à perpétuité. «Je veux m'excuser, je ne sais pas si ma mort vous réconfortera de la peine et de la souffrance que je vous ai causées», a déclaré Mark Soliz avant son exécution à l'attention des proches des victimes, reconnaissant avoir «pris de mauvaises décisions». M. Soliz est le quinzième condamné à mort exécuté aux Etats-Unis depuis le 1er janvier, et le sixième au Texas. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10658 Wed, 11 Sep 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
USA: un condamné à mort accuse son juge d'antisémitisme et veut être rejugé https://www.peinedemort.org/document/10656 Le Texas a prévu d'exécuter le 10 octobre un des derniers membres du gang des "sept du Texas", un groupe de fugitifs ayant tué un policier lors d'une cavale très médiatisée en 2000. Randy Halprin, de confession juive, a demandé à la justice de reporter son exécution pour se donner le temps d'examiner de nouveaux témoignages qui pourraient selon lui invalider sa condamnation. Selon ces nouveaux éléments, le juge Vickers Cunningham, qui a présidé le procès d'une partie du gang en 2003, avait proféré des jurons antisémites et racistes contre les accusés. Le magistrat a nié être raciste mais a reconnu, dans la presse locale, avoir mis de côté un pécule qui reviendra à ses enfants uniquement s'ils épousent une personne blanche, de la même religion et du sexe opposé. "Au 21e siècle, il est incontestable qu'un procès mené par un juge raciste, qui se vante de ses préjugés, n'est en réalité pas un vrai procès", ont commenté cent avocats texans juifs et des organisations juives, dans un document judiciaire en soutien à Randy Halprin transmis jeudi à la justice. Le 28 mars, la Cour suprême avait accordé un répit à la dernière minute à l'autre membre du gang encore en vie, Patrick Murphy, au nom de l'égalité entre les religions. Converti au bouddhisme, il demandait à être accompagné par son conseiller spirituel, ce que les autorités texanes avaient refusé. La haute Cour avait jugé cette décision discriminante puisque le Texas autorisait la présence d'aumôniers chrétiens dans la chambre de la mort. En décembre 2000, les "sept du Texas" s'étaient enfuis d'un établissement de haute sécurité et avaient commencé à braquer des commerces pour financer leur cavale. La veille de Noël, ils avaient tué un jeune policier en s'enfuyant d'un magasin. Six semaines après leur évasion, et à l'issue d'une véritable chasse à l'homme, ils avaient été appréhendés dans le Colorado. Un des membres du gang s'était suicidé lors de leur arrestation. La justice du Texas a estimé que les survivants étaient tous responsables du meurtre du policier et les a tous condamnés à la peine capitale. Quatre d'entre eux ont déjà été exécutés.
Randy Halprin, de confession juive, a demandé à la justice de reporter son exécution pour se donner le temps d'examiner de nouveaux témoignages qui pourraient selon lui invalider sa condamnation.

Selon ces nouveaux éléments, le juge Vickers Cunningham, qui a présidé le procès d'une partie du gang en 2003, avait proféré des jurons antisémites et racistes contre les accusés.

Le magistrat a nié être raciste mais a reconnu, dans la presse locale, avoir mis de côté un pécule qui reviendra à ses enfants uniquement s'ils épousent une personne blanche, de la même religion et du sexe opposé.

"Au 21e siècle, il est incontestable qu'un procès mené par un juge raciste, qui se vante de ses préjugés, n'est en réalité pas un vrai procès", ont commenté cent avocats texans juifs et des organisations juives, dans un document judiciaire en soutien à Randy Halprin transmis jeudi à la justice.

Le 28 mars, la Cour suprême avait accordé un répit à la dernière minute à l'autre membre du gang encore en vie, Patrick Murphy, au nom de l'égalité entre les religions.

Converti au bouddhisme, il demandait à être accompagné par son conseiller spirituel, ce que les autorités texanes avaient refusé. La haute Cour avait jugé cette décision discriminante puisque le Texas autorisait la présence d'aumôniers chrétiens dans la chambre de la mort.

En décembre 2000, les "sept du Texas" s'étaient enfuis d'un établissement de haute sécurité et avaient commencé à braquer des commerces pour financer leur cavale. La veille de Noël, ils avaient tué un jeune policier en s'enfuyant d'un magasin.

Six semaines après leur évasion, et à l'issue d'une véritable chasse à l'homme, ils avaient été appréhendés dans le Colorado. Un des membres du gang s'était suicidé lors de leur arrestation.

La justice du Texas a estimé que les survivants étaient tous responsables du meurtre du policier et les a tous condamnés à la peine capitale. Quatre d'entre eux ont déjà été exécutés.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10656 Thu, 05 Sep 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Le meurtrier de deux vieilles dames exécuté au Texas https://www.peinedemort.org/document/10655 (Washington) Un Américain de 64 ans a été exécuté mercredi soir au Texas seize ans après le meurtre de deux femmes âgées, poignardées à leur domicile. Billy Crutsinger, a été déclaré mort à 18 h 40 locales après avoir reçu une injection létale au pénitencier de Huntsville, selon les autorités de cet État conservateur du Sud. En 2003, il a été condamné à la peine capitale pour avoir tué une mère et sa fille, âgées de 89 et 71 ans, qui vivaient ensemble à Fort Worth, dans la banlieue de Dallas. Recruté pour effectuer des travaux à leur domicile, il a été accusé de les avoir poignardées pour dérober la voiture et la carte bleue de la plus jeune. Les enquêteurs l'avaient rapidement retrouvé car il utilisait cette carte pour consommer de l'alcool dans un bar de Galveston, à 480 kilomètres des lieux du crime. Il avait rapidement avoué et accepté un prélèvement ADN. Lors de son procès, ses avocats avaient soutenu qu'il souffrait d'un problème d'alcool depuis le décès de ses trois enfants et d'autres membres de sa famille et qu'il devenait violent sous l'emprise de la boisson. Depuis, il a introduit en vain plusieurs recours pour tenter de faire annuler sa condamnation. Ses défenseurs ont introduit la semaine dernière un ultime recours devant la Cour suprême lui demandant de suspendre l'exécution en raison de l'incompétence présumée de son premier avocat. Le recours a été rejeté. Billy Crutsinger est le 14e condamné à mort exécuté aux États-Unis depuis le 1er janvier, et le 5e au Texas.
Billy Crutsinger, a été déclaré mort à 18 h 40 locales après avoir reçu une injection létale au pénitencier de Huntsville, selon les autorités de cet État conservateur du Sud.

En 2003, il a été condamné à la peine capitale pour avoir tué une mère et sa fille, âgées de 89 et 71 ans, qui vivaient ensemble à Fort Worth, dans la banlieue de Dallas.

Recruté pour effectuer des travaux à leur domicile, il a été accusé de les avoir poignardées pour dérober la voiture et la carte bleue de la plus jeune.
Les enquêteurs l'avaient rapidement retrouvé car il utilisait cette carte pour consommer de l'alcool dans un bar de Galveston, à 480 kilomètres des lieux du crime.
Il avait rapidement avoué et accepté un prélèvement ADN.
Lors de son procès, ses avocats avaient soutenu qu'il souffrait d'un problème d'alcool depuis le décès de ses trois enfants et d'autres membres de sa famille et qu'il devenait violent sous l'emprise de la boisson.

Depuis, il a introduit en vain plusieurs recours pour tenter de faire annuler sa condamnation.
Ses défenseurs ont introduit la semaine dernière un ultime recours devant la Cour suprême lui demandant de suspendre l'exécution en raison de l'incompétence présumée de son premier avocat.
Le recours a été rejeté.

Billy Crutsinger est le 14e condamné à mort exécuté aux États-Unis depuis le 1er janvier, et le 5e au Texas.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10655 Wed, 04 Sep 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
USA : Le parquet va requérir la peine capitale contre le tireur de Pittsburgh https://www.peinedemort.org/document/10649 27 août (Reuters) - Le parquet va requérir la peine de mort contre l'homme accusé d'avoir tué onze personnes avec un fusil semi-automatique en octobre dernier dans une synagogue de Pittsburgh, en Pennsylvanie, montrent des documents de justice transmis lundi. Robert Bowers, 46 ans, a plaidé non coupable devant un tribunal du district de Pittsburgh des 63 chefs d'accusation à son encontre, dont violence par arme à feu, violation des droits civiques et crime de haine. Plusieurs de ces accusations sont passibles de la peine de mort. Adepte des théories du complot ayant posté de nombreux commentaires antisémites sur internet, Bowers avait ouvert le feu sur les fidèles de la synagogue Tree Of Life ("Arbre de vie") du quartier de Squirrel Hill, en criant "tous les juifs doivent mourir". "Robert Bowers a exprimé haine et mépris à l'égard de membres de la communauté juive et son animosité à leur encontre a joué un rôle dans la tuerie", ont dit les procureurs. Il a ciblé la synagogue Tree of Life "pour maximiser la dévastation, amplifier le préjudice de ses crimes et distiller la peur parmi les communautés juives locale, nationale et internationale", ont-ils ajouté dans les documents de justice. Une avocate de Bowers, Judy Clark, n'a pas répondu dans l'immédiat à des demandes de commentaire. L'une des congrégations regroupées par la synagogue Tree of Life a fait part de sa déception que les procureurs aient requis la peine capitale. Dor Hadash ("Nouvelle génération") a déclaré qu'il aurait mieux valu que le parquet fédéral et les avocats de Bowers concluent un accord de plaider coupable dans le cadre duquel Bowers aurait été condamné à une peine d'emprisonnement à perpétuité. "Cela aurait empêché l'assaillant de recevoir l'attention et la publicité qui vont inévitablement accompagner un procès, et éliminé toute possibilité de traumatisme plus profond qui pourrait résulter d'un procès et de procédures en appel", a dit la congrégation dans un communiqué. Un porte-parole de Tree of Life a déclaré dans un communiqué distinct transmis par email ne pas avoir de commentaire à faire sur cette question.
Robert Bowers, 46 ans, a plaidé non coupable devant un tribunal du district de Pittsburgh des 63 chefs d'accusation à son encontre, dont violence par arme à feu, violation des droits civiques et crime de haine. Plusieurs de ces accusations sont passibles de la peine de mort.

Adepte des théories du complot ayant posté de nombreux commentaires antisémites sur internet, Bowers avait ouvert le feu sur les fidèles de la synagogue Tree Of Life ("Arbre de vie") du quartier de Squirrel Hill, en criant "tous les juifs doivent mourir".

"Robert Bowers a exprimé haine et mépris à l'égard de membres de la communauté juive et son animosité à leur encontre a joué un rôle dans la tuerie", ont dit les procureurs.

Il a ciblé la synagogue Tree of Life "pour maximiser la dévastation, amplifier le préjudice de ses crimes et distiller la peur parmi les communautés juives locale, nationale et internationale", ont-ils ajouté dans les documents de justice.

Une avocate de Bowers, Judy Clark, n'a pas répondu dans l'immédiat à des demandes de commentaire.

L'une des congrégations regroupées par la synagogue Tree of Life a fait part de sa déception que les procureurs aient requis la peine capitale.

Dor Hadash ("Nouvelle génération") a déclaré qu'il aurait mieux valu que le parquet fédéral et les avocats de Bowers concluent un accord de plaider coupable dans le cadre duquel Bowers aurait été condamné à une peine d'emprisonnement à perpétuité.

"Cela aurait empêché l'assaillant de recevoir l'attention et la publicité qui vont inévitablement accompagner un procès, et éliminé toute possibilité de traumatisme plus profond qui pourrait résulter d'un procès et de procédures en appel", a dit la congrégation dans un communiqué.

Un porte-parole de Tree of Life a déclaré dans un communiqué distinct transmis par email ne pas avoir de commentaire à faire sur cette question.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10649 Tue, 27 Aug 2019 00:00:00 +0200 Reuters
USA: un tueur en série d'homosexuels exécuté en Floride https://www.peinedemort.org/document/10648 Un homme de 57 ans qui a avoué avoir tué six hommes en 1994, en ciblant des homosexuels, a été exécuté par injection létale en Floride jeudi soir. Gary Ray Bowles, surnommé le "meurtrier de l'I-95", en référence à cette grande autoroute de l'est des Etats-Unis, au bord de laquelle il laissait les cadavres de ses victimes, a été déclaré mort à 02h58 GMT. Dans une dernière déclaration écrite, il s'est excusé "pour la peine et les souffrances" qu'il a causées. "Je n'ai jamais voulu que ma vie ressemble à ça. On ne se lève pas un matin en décidant qu'on va devenir un tueur en série", a-t-il regretté. En 1994, il avait été arrêté à Jacksonville, dans le nord-est de la Floride, pour le meurtre de Walter Jamelle Hinton. Il a ensuite avoué avoir tué cinq autres hommes dans plusieurs Etats mais n'a été condamné à la peine capitale que pour son sixième assassinat, celui de M. Hinton. M. Bowles avait vécu une enfance compliquée. Son père est mort avant sa naissance et il a été abusé dans son enfance par deux compagnons successifs de sa mère. Il a commencé la drogue et l'alcool à 11 ans, et a failli tuer l'un de ses beaux-pères à l'âge de 13 ans en le frappant à la tête avec une pierre, selon des médias locaux. Ancien prostitué, Gary Ray Bowles visait volontairement des hommes gays à qui il dérobait ensuite leur argent. La Cour suprême de Floride a rejeté les multiples demandes de suspension de son exécution. En Floride, les condamnés à mort peuvent choisir entre la chaise électrique ou l'injection létale. Un citoyen volontaire officie comme bourreau, étant payé 150 dollars, selon le site internet de l'Etat. Gary Ray Bowles est le 13e détenu mis à mort depuis le début de l'année aux Etats-Unis, le troisième cette semaine.
Gary Ray Bowles, surnommé le "meurtrier de l'I-95", en référence à cette grande autoroute de l'est des Etats-Unis, au bord de laquelle il laissait les cadavres de ses victimes, a été déclaré mort à 02h58 GMT.

Dans une dernière déclaration écrite, il s'est excusé "pour la peine et les souffrances" qu'il a causées. "Je n'ai jamais voulu que ma vie ressemble à ça. On ne se lève pas un matin en décidant qu'on va devenir un tueur en série", a-t-il regretté.

En 1994, il avait été arrêté à Jacksonville, dans le nord-est de la Floride, pour le meurtre de Walter Jamelle Hinton.

Il a ensuite avoué avoir tué cinq autres hommes dans plusieurs Etats mais n'a été condamné à la peine capitale que pour son sixième assassinat, celui de M. Hinton.

M. Bowles avait vécu une enfance compliquée. Son père est mort avant sa naissance et il a été abusé dans son enfance par deux compagnons successifs de sa mère. Il a commencé la drogue et l'alcool à 11 ans, et a failli tuer l'un de ses beaux-pères à l'âge de 13 ans en le frappant à la tête avec une pierre, selon des médias locaux.

Ancien prostitué, Gary Ray Bowles visait volontairement des hommes gays à qui il dérobait ensuite leur argent.

La Cour suprême de Floride a rejeté les multiples demandes de suspension de son exécution.

En Floride, les condamnés à mort peuvent choisir entre la chaise électrique ou l'injection létale. Un citoyen volontaire officie comme bourreau, étant payé 150 dollars, selon le site internet de l'Etat.

Gary Ray Bowles est le 13e détenu mis à mort depuis le début de l'année aux Etats-Unis, le troisième cette semaine.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10648 Fri, 23 Aug 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Un homme exécuté aux États-Unis alors qu'il clamait son innocence depuis 20 ans https://www.peinedemort.org/document/10647 Un homme reconnu coupable de viol et de meurtre par étranglement d'une étudiante de 19 ans, et qui proclamait son innocence, a été exécuté mercredi aux Etats-Unis, portant à 12 le nombre de détenus mis à mort depuis le début de l'année. Le département des Affaires criminelles du Texas a confirmé la mort de Larry Swearingen à 18H47 (00H47 GMT) à la prison d'Etat de Huntsville. Selon les médias américains, l'homme de 48 ans a affirmé jusqu'à sa mort qu'il était innocent. Ses avocats ont mis en avant que l'ADN retrouvée sous les ongles de la victime n'était pas celle de leur client. La Cour suprême américaine a refusé une suspension de l'exécution mercredi soir. Celle-ci avait déjà été suspendue à cinq reprises. "Seigneur, pardonne-leur. Ils ne savent pas ce qu'ils font", a prononcé Larry Swearingen juste son exécution, selon des témoignages rapportés par les médias. Il avait été condamné en 2000 pour la mort de Melissa Trotter, une étudiante avec laquelle il avait noué une relation intime, selon le Houston Chronicle. La jeune femme avait été vue avec lui le 8 décembre 1998, jour de sa disparition, et des prélèvements avaient permis de retrouver sa trace dans la voiture de Larry Swearingen. L'épouse de ce dernier avait affirmé avoir retrouvé leur caravane sans dessus dessous le jour de la disparition de Melissa Trotter. Son corps avait finalement été découvert dans les bois par des chasseurs, plusieurs semaines plus tard. Un morceau de collant était noué autour de son cou. Le reste du collant avait été saisi au domicile de M. Swearingen. Cette exécution est la quatrième au Texas et la douzième aux Etats-Unis depuis le début de l'année, selon le Centre d'information sur la peine de mort. Quatre autres états américains, tous situés dans le sud, ont procédé à des exécutions en 2019 : l'Alabama, la Géorgie, la Floride et le Tennessee.
Le département des Affaires criminelles du Texas a confirmé la mort de Larry Swearingen à 18H47 (00H47 GMT) à la prison d'Etat de Huntsville.

Selon les médias américains, l'homme de 48 ans a affirmé jusqu'à sa mort qu'il était innocent. Ses avocats ont mis en avant que l'ADN retrouvée sous les ongles de la victime n'était pas celle de leur client.

La Cour suprême américaine a refusé une suspension de l'exécution mercredi soir. Celle-ci avait déjà été suspendue à cinq reprises.

"Seigneur, pardonne-leur. Ils ne savent pas ce qu'ils font", a prononcé Larry Swearingen juste son exécution, selon des témoignages rapportés par les médias.

Il avait été condamné en 2000 pour la mort de Melissa Trotter, une étudiante avec laquelle il avait noué une relation intime, selon le Houston Chronicle.

La jeune femme avait été vue avec lui le 8 décembre 1998, jour de sa disparition, et des prélèvements avaient permis de retrouver sa trace dans la voiture de Larry Swearingen.

L'épouse de ce dernier avait affirmé avoir retrouvé leur caravane sans dessus dessous le jour de la disparition de Melissa Trotter.

Son corps avait finalement été découvert dans les bois par des chasseurs, plusieurs semaines plus tard. Un morceau de collant était noué autour de son cou. Le reste du collant avait été saisi au domicile de M. Swearingen.

Cette exécution est la quatrième au Texas et la douzième aux Etats-Unis depuis le début de l'année, selon le Centre d'information sur la peine de mort. Quatre autres états américains, tous situés dans le sud, ont procédé à des exécutions en 2019 : l'Alabama, la Géorgie, la Floride et le Tennessee.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10647 Thu, 22 Aug 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
USA: Exécution d'un condamné qui a choisi la chaise électrique https://www.peinedemort.org/document/10642 Un condamné à mort américain, qui a opté en dernier ressort pour la chaise électrique plutôt qu'une injection létale, a été exécuté jeudi soir dans l'Etat du Tennessee, a annoncé l'administration pénitentiaire locale. Stephen West - meurtrier il y a plus de trente ans d'une mère et de sa fille - "a été exécuté par la méthode de l'électrocution", a écrit dans un communiqué l'administration pénitentiaire. Le prisonnier a "été prononcé mort" à 19H27 (00H27 GMT vendredi) dans un pénitencier de Nashville. Stephen West s'était vu refuser mardi un recours en grâce déposé auprès du gouverneur républicain du Tennessee, Bill Lee. "Après un examen approfondi de la demande de grâce de Stephen West et de l'affaire, la sentence de l'État du Tennessee sera maintenue, et je n'interviendrai pas" avait-il déclaré dans un communiqué. Selon des médias locaux, Stephen West refusait jusqu'au dernier moment de choisir sa méthode d'exécution, espérant ainsi probablement la retarder. Plus tôt cette année, un condamné avait choisi la chaise électrique à la dernière minute, ce qui lui avait permis d'obtenir un sursis de dix jours. Pour son dernier repas, Stephen West a commandé un sandwich et des frites, a précisé l'administration.
Stephen West - meurtrier il y a plus de trente ans d'une mère et de sa fille - "a été exécuté par la méthode de l'électrocution", a écrit dans un communiqué l'administration pénitentiaire. Le prisonnier a "été prononcé mort" à 19H27 (00H27 GMT vendredi) dans un pénitencier de Nashville.

Stephen West s'était vu refuser mardi un recours en grâce déposé auprès du gouverneur républicain du Tennessee, Bill Lee. "Après un examen approfondi de la demande de grâce de Stephen West et de l'affaire, la sentence de l'État du Tennessee sera maintenue, et je n'interviendrai pas" avait-il déclaré dans un communiqué.

Selon des médias locaux, Stephen West refusait jusqu'au dernier moment de choisir sa méthode d'exécution, espérant ainsi probablement la retarder. Plus tôt cette année, un condamné avait choisi la chaise électrique à la dernière minute, ce qui lui avait permis d'obtenir un sursis de dix jours. Pour son dernier repas, Stephen West a commandé un sandwich et des frites, a précisé l'administration.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10642 Fri, 16 Aug 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Tous les États ont pour responsabilité la protection contre les attaques haineuses (ONU) https://www.peinedemort.org/document/10637 La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, a ajouté mardi sa voix aux condamnations des fusillades qui ont eu lieu le week-end dernier aux États-Unis, insistant sur le fait que « tous les États, et pas uniquement les États-Unis » devraient faire plus pour mettre fin aux discriminations. « Nous condamnons sans équivoque le racisme, la xénophobie et l'intolérance - y compris le suprémacisme blanc - et appelons les États, pas seulement les États-Unis, mais tous les États, à prendre des mesures positives pour éliminer la discrimination », a dit Rupert Colville, le porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH). S'adressant aux journalistes à Genève, M. Colville a salué la condamnation par les États-Unis du « racisme, de la haine et du suprémacisme blanc » à la suite de ces « deux terribles tragédies » qui ont fait au moins 29 morts samedi et dimanche, dans les Etats du Texas et de l'Ohio. Cette déclaration fait écho aux propos lundi du Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, à la suite des fusillades, dans lesquels il exprimait sa solidarité « avec les peuples et les gouvernements des États-Unis et du Mexique, dont sont originaires plusieurs personnes tuées ou blessées lors de l'attaque d'El Paso ». Toutes les autorités devraient veiller à ce que leurs actions ne contribuent en aucune façon à des attitudes publiques discriminatoires, qui stigmatisent ou déshumanisent des minorités Dans sa déclaration, M. Guterres a également souligné la nécessité pour « tous de lutter ensemble contre la violence fondée sur la haine, le racisme, la xénophobie et toutes les formes de discrimination ». En réponse à une question demandant si la rhétorique du Président américain au sujet des migrants aurait pu contribuer aux dernières violences, M. Colville a répondu que toutes les autorités devraient veiller à ce que leurs actions ne contribuent en aucune façon à des attitudes publiques discriminatoires, qui stigmatisent ou déshumanisent des minorités. Le porte-parole a insisté sur le fait que les migrants, les réfugiés, les femmes, les personnes LGBT, « ou tout groupe qualifié 'd'autre' », restent vulnérables aux représailles et aux attaques tant que les autorités n'assument pas leurs responsabilités. S'agissant de la référence faite par le Président américain Donald Trump à une nouvelle loi qui inclurait la peine de mort pour les crimes de haine et les auteurs de fusillade, M. Colville a souligné que le HCDH était opposé à la peine de mort en toutes circonstances et qu'elle n'a pas sa place au XXIe siècle. Il a ajouté qu'il fallait s'attaquer aux crimes motivés par la haine et à leurs causes, mais que les nouvelles lois devaient également être très prudentes, afin qu'elles prennent en compte les droits de l'homme et les libertés. Interrogé sur l'état mental des personnes responsables de ces fusillades, M. Colville a cité l'ancien Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, qui a déclaré qu'il était « difficile de trouver une justification rationnelle qui explique la facilité avec laquelle les gens peuvent acheter des armes à feu, notamment des armes d'assaut, malgré leurs antécédents criminels, leur toxicomanie, leur passé en matière de violence familiale et de maladie mentale ou leur contact direct avec des extrémistes, tant nationaux qu'étrangers ». S'agissant des mesures qui pourraient mettre fin à un nombre croissant de crimes haineux aux États-Unis et ailleurs - et à leur lien avec les médias sociaux - M. Colville a exhorté les entreprises de communications en ligne et les gouvernements à travailler de pair pour faire en sorte que les droits de la personne soient pris en compte lors de l'élaboration des lois, politiques et produits de médias sociaux, afin de cerner et réduire les risques. « Nous condamnons sans équivoque le racisme, la xénophobie et l'intolérance - y compris le suprémacisme blanc - et appelons les États, pas seulement les États-Unis, mais tous les États, à prendre des mesures positives pour éliminer la discrimination », a dit Rupert Colville, le porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH).

S'adressant aux journalistes à Genève, M. Colville a salué la condamnation par les États-Unis du « racisme, de la haine et du suprémacisme blanc » à la suite de ces « deux terribles tragédies » qui ont fait au moins 29 morts samedi et dimanche, dans les Etats du Texas et de l'Ohio.

Cette déclaration fait écho aux propos lundi du Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, à la suite des fusillades, dans lesquels il exprimait sa solidarité « avec les peuples et les gouvernements des États-Unis et du Mexique, dont sont originaires plusieurs personnes tuées ou blessées lors de l'attaque d'El Paso ».

Toutes les autorités devraient veiller à ce que leurs actions ne contribuent en aucune façon à des attitudes publiques discriminatoires, qui stigmatisent ou déshumanisent des minorités
Dans sa déclaration, M. Guterres a également souligné la nécessité pour « tous de lutter ensemble contre la violence fondée sur la haine, le racisme, la xénophobie et toutes les formes de discrimination ».

En réponse à une question demandant si la rhétorique du Président américain au sujet des migrants aurait pu contribuer aux dernières violences, M. Colville a répondu que toutes les autorités devraient veiller à ce que leurs actions ne contribuent en aucune façon à des attitudes publiques discriminatoires, qui stigmatisent ou déshumanisent des minorités.

Le porte-parole a insisté sur le fait que les migrants, les réfugiés, les femmes, les personnes LGBT, « ou tout groupe qualifié 'd'autre' », restent vulnérables aux représailles et aux attaques tant que les autorités n'assument pas leurs responsabilités.

S'agissant de la référence faite par le Président américain Donald Trump à une nouvelle loi qui inclurait la peine de mort pour les crimes de haine et les auteurs de fusillade, M. Colville a souligné que le HCDH était opposé à la peine de mort en toutes circonstances et qu'elle n'a pas sa place au XXIe siècle.

Il a ajouté qu'il fallait s'attaquer aux crimes motivés par la haine et à leurs causes, mais que les nouvelles lois devaient également être très prudentes, afin qu'elles prennent en compte les droits de l'homme et les libertés.

Interrogé sur l'état mental des personnes responsables de ces fusillades, M. Colville a cité l'ancien Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, qui a déclaré qu'il était « difficile de trouver une justification rationnelle qui explique la facilité avec laquelle les gens peuvent acheter des armes à feu, notamment des armes d'assaut, malgré leurs antécédents criminels, leur toxicomanie, leur passé en matière de violence familiale et de maladie mentale ou leur contact direct avec des extrémistes, tant nationaux qu'étrangers ».

S'agissant des mesures qui pourraient mettre fin à un nombre croissant de crimes haineux aux États-Unis et ailleurs - et à leur lien avec les médias sociaux - M. Colville a exhorté les entreprises de communications en ligne et les gouvernements à travailler de pair pour faire en sorte que les droits de la personne soient pris en compte lors de l'élaboration des lois, politiques et produits de médias sociaux, afin de cerner et réduire les risques.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10637 Tue, 06 Aug 2019 00:00:00 +0200 Organisation des Nations Unies
Rétablissement de la peine de mort aux États-Unis : le rapporteur regrette la décision du gouvernement fédéral https://www.peinedemort.org/document/10631 Titus Corlatean (Roumanie, SOC), rapporteur général de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) sur l'abolition de la peine de mort, a exprimé son profond regret face à la décision du Gouvernement fédéral des Etats-Unis d'Amérique de rétablir la peine capitale et de programmer l'exécution de cinq condamnés à mort, annoncée le 25 juillet par le Département de la Justice. « Je suis profondément déçu que le gouvernement fédéral américain ait décidé de rétablir la peine de mort après un moratoire de fait de 16 ans sur les exécutions. Alors que 21 Etats ont aboli la peine capitale et que les gouverneurs de quatre Etats ont instauré un moratoire sur les exécutions, cette décision du gouvernement fédéral va à l'encontre de la tendance croissante à l'abolition de cette peine tant dans le pays que dans le monde », a déclaré le rapporteur. « La peine de mort est toujours un châtiment cruel et inhumain, quel que soit le crime, et elle ne devrait plus être appliquée dans les États démocratiques qui respectent les droits de l'homme. J'appelle les autorités fédérales des Etats-Unis, Etat observateur auprès du Conseil de l'Europe, à réévaluer au niveau politique la possibilité de supprimer totalement cette condamnation, conformément à nos valeurs communes telles qu'énoncées dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et dans les traités internationaux », a-t-il ajouté.
« Je suis profondément déçu que le gouvernement fédéral américain ait décidé de rétablir la peine de mort après un moratoire de fait de 16 ans sur les exécutions. Alors que 21 Etats ont aboli la peine capitale et que les gouverneurs de quatre Etats ont instauré un moratoire sur les exécutions, cette décision du gouvernement fédéral va à l'encontre de la tendance croissante à l'abolition de cette peine tant dans le pays que dans le monde », a déclaré le rapporteur.

« La peine de mort est toujours un châtiment cruel et inhumain, quel que soit le crime, et elle ne devrait plus être appliquée dans les États démocratiques qui respectent les droits de l'homme. J'appelle les autorités fédérales des Etats-Unis, Etat observateur auprès du Conseil de l'Europe, à réévaluer au niveau politique la possibilité de supprimer totalement cette condamnation, conformément à nos valeurs communes telles qu'énoncées dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et dans les traités internationaux », a-t-il ajouté.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10631 Fri, 02 Aug 2019 00:00:00 +0200 Conseil de l'Europe
Les Etats-Unis programment des exécutions fédérales après 16 ans d'interruption https://www.peinedemort.org/document/10605 Le gouvernement américain a annoncé jeudi la reprise des exécutions au niveau fédéral après seize ans d'interruption, en écho aux appels répétés du président Donald Trump d'utiliser davantage la peine capitale. Le ministère de la Justice a adopté un nouveau protocole d'injection létale et a programmé cinq exécutions dans un pénitencier fédéral à Terre Haute dans l'Indiana (nord) en décembre 2019 et janvier 2020. Elles doivent concerner cinq hommes condamnés par des jurys fédéraux pour avoir tué, et parfois torturé et violé, des enfants ou des personnes âgées, et qui ont épuisé tous les recours légaux, selon les autorités. "Nous devons, pour les victimes et leurs familles, appliquer les peines déclarées par notre système judiciaire", a justifié Bill Barr, ministre de la Justice, cité dans un communiqué. Donald Trump, qui brigue un second mandat en 2020, réclame régulièrement un usage renforcé de la peine capitale, notamment pour les tueurs de policiers, les islamistes ou pour lutter contre le trafic de drogue. Il l'avait également réclamée après la tuerie dans une synagogue de Pittsburgh en octobre 2018 (11 morts). Selon les sondages, le soutien pour la peine de mort s'est érodé chez les Américains qui ne sont plus que 54% à y être favorables pour les meurtriers, contre environ 80% au début des années 1990. Mais il existe d'énormes différences selon les affiliations politiques: 77% des républicains la jugent justifiée en cas de meurtre, contre 35% des démocrates. - "Immorale" - Les prétendants à l'investiture démocrate pour 2020 se sont empressés de dénoncer la décision de l'administration. "Nous avons besoin d'un moratoire au niveau national sur la peine de mort, pas d'une résurrection", a tweeté la sénatrice et ancienne procureure Kamala Harris, jugeant la peine capitale "immorale". "Il y a suffisamment de violence dans le monde, le gouvernement ne devrait pas en ajouter", a renchéri le sénateur Bernie Sanders. L'administration "est à nouveau du mauvais côté de l'histoire", a également jugé la puissante association de défense des droits civiques ACLU, soulignant que la peine capitale se caractérise par d'importantes disparités raciales et géographiques. Quelque 21 Etats américains ont aboli la peine de mort et quatre ont prononcé un moratoire sur les exécutions. Sur les 25 Etats où elle reste légale, plusieurs ne l'appliquent pas en raison de difficultés d'approvisionnement en substances létales et d'interrogations sur la légalité de ces produits. Les exécutions se concentrent principalement dans le sud du pays. Sur les 25 menées en 2018, treize l'ont été au Texas. Si la plupart des meurtres sont jugés au niveau des Etats, les tribunaux fédéraux peuvent être saisis des cas les plus graves (attentats, crimes racistes, meurtre d'un témoin, etc). Au total, 62 personnes se trouvent dans les couloirs de la mort de pénitenciers fédéraux, contre plus de 2.600 dans les prisons des Etats, selon le Centre d'information sur la peine de mort (DPIC). - "Arbitraire" - Au niveau fédéral, seules trois exécutions ont été réalisées au cours des 45 dernières années, dont Timothy McVeigh responsable de l'attentat d'Oklahoma City (168 morts en 1995) exécuté en 2001, et Louis Jones en 2003 pour le meurtre d'une militaire. L'ancien président démocrate Barack Obama avait exprimé en 2015 ses réserves sur la peine capitale, citant notamment la sur-représentation des Noirs dans les couloirs de la mort et des incidents avec des injections létales "horribles et mal menées". Après ces exécutions difficiles, plusieurs recours ont été introduits en justice au nom de la Constitution, qui interdit les punitions "cruelles". En parallèle, les grands laboratoires pharmaceutiques ont commencé à refuser de livrer certains produits pour ne pas être associés à la peine capitale. Le ministère de la Justice a expliqué jeudi avoir renoncé à un cocktail controversé de trois produits au profit du seul pentobarbital. Il prévoit de l'utiliser le 9 décembre pour exécuter Daniel Lee, un partisan de la suprématie blanche condamné en 1999 pour le meurtre d'une famille de trois personnes dont une fillette de huit ans. Son avocat Morris Moon a expliqué que Daniel Lee avait été jugé avec un autre homme qui, pour les mêmes faits, a écopé de la perpétuité ce qui montre, selon lui, le côté "arbitraire" de la peine de mort.
Le ministère de la Justice a adopté un nouveau protocole d'injection létale et a programmé cinq exécutions dans un pénitencier fédéral à Terre Haute dans l'Indiana (nord) en décembre 2019 et janvier 2020.

Elles doivent concerner cinq hommes condamnés par des jurys fédéraux pour avoir tué, et parfois torturé et violé, des enfants ou des personnes âgées, et qui ont épuisé tous les recours légaux, selon les autorités.

"Nous devons, pour les victimes et leurs familles, appliquer les peines déclarées par notre système judiciaire", a justifié Bill Barr, ministre de la Justice, cité dans un communiqué.

Donald Trump, qui brigue un second mandat en 2020, réclame régulièrement un usage renforcé de la peine capitale, notamment pour les tueurs de policiers, les islamistes ou pour lutter contre le trafic de drogue. Il l'avait également réclamée après la tuerie dans une synagogue de Pittsburgh en octobre 2018 (11 morts).

Selon les sondages, le soutien pour la peine de mort s'est érodé chez les Américains qui ne sont plus que 54% à y être favorables pour les meurtriers, contre environ 80% au début des années 1990.

Mais il existe d'énormes différences selon les affiliations politiques: 77% des républicains la jugent justifiée en cas de meurtre, contre 35% des démocrates.

- "Immorale" -

Les prétendants à l'investiture démocrate pour 2020 se sont empressés de dénoncer la décision de l'administration.

"Nous avons besoin d'un moratoire au niveau national sur la peine de mort, pas d'une résurrection", a tweeté la sénatrice et ancienne procureure Kamala Harris, jugeant la peine capitale "immorale". "Il y a suffisamment de violence dans le monde, le gouvernement ne devrait pas en ajouter", a renchéri le sénateur Bernie Sanders.

L'administration "est à nouveau du mauvais côté de l'histoire", a également jugé la puissante association de défense des droits civiques ACLU, soulignant que la peine capitale se caractérise par d'importantes disparités raciales et géographiques.

Quelque 21 Etats américains ont aboli la peine de mort et quatre ont prononcé un moratoire sur les exécutions.

Sur les 25 Etats où elle reste légale, plusieurs ne l'appliquent pas en raison de difficultés d'approvisionnement en substances létales et d'interrogations sur la légalité de ces produits.

Les exécutions se concentrent principalement dans le sud du pays. Sur les 25 menées en 2018, treize l'ont été au Texas.

Si la plupart des meurtres sont jugés au niveau des Etats, les tribunaux fédéraux peuvent être saisis des cas les plus graves (attentats, crimes racistes, meurtre d'un témoin, etc).

Au total, 62 personnes se trouvent dans les couloirs de la mort de pénitenciers fédéraux, contre plus de 2.600 dans les prisons des Etats, selon le Centre d'information sur la peine de mort (DPIC).

- "Arbitraire" -

Au niveau fédéral, seules trois exécutions ont été réalisées au cours des 45 dernières années, dont Timothy McVeigh responsable de l'attentat d'Oklahoma City (168 morts en 1995) exécuté en 2001, et Louis Jones en 2003 pour le meurtre d'une militaire.

L'ancien président démocrate Barack Obama avait exprimé en 2015 ses réserves sur la peine capitale, citant notamment la sur-représentation des Noirs dans les couloirs de la mort et des incidents avec des injections létales "horribles et mal menées".

Après ces exécutions difficiles, plusieurs recours ont été introduits en justice au nom de la Constitution, qui interdit les punitions "cruelles". En parallèle, les grands laboratoires pharmaceutiques ont commencé à refuser de livrer certains produits pour ne pas être associés à la peine capitale.

Le ministère de la Justice a expliqué jeudi avoir renoncé à un cocktail controversé de trois produits au profit du seul pentobarbital.

Il prévoit de l'utiliser le 9 décembre pour exécuter Daniel Lee, un partisan de la suprématie blanche condamné en 1999 pour le meurtre d'une famille de trois personnes dont une fillette de huit ans.

Son avocat Morris Moon a expliqué que Daniel Lee avait été jugé avec un autre homme qui, pour les mêmes faits, a écopé de la perpétuité ce qui montre, selon lui, le côté "arbitraire" de la peine de mort.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10605 Fri, 26 Jul 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Déclaration de la porte-parole sur l'annonce faite par le ministère de la justice des États Unis concernant le rétablissement de la peine capitale https://www.peinedemort.org/document/10613 Après un moratoire de fait de seize ans, le ministère de la justice des États-Unis a annoncé hier que le gouvernement fédéral rétablirait la peine capitale. Cette décision va à l'encontre de la tendance croissante en faveur de l'abolition de la peine de mort tant aux États-Unis que dans le monde. La peine de mort constitue une violation du droit inaliénable à la vie consacré dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et est un châtiment cruel, inhumain et dégradant. L'Union européenne s'oppose fermement à la peine de mort et continuera d'œuvrer en faveur de son abolition dans le monde entier.
L'Union européenne s'oppose fermement à la peine de mort et continuera d'œuvrer en faveur de son abolition dans le monde entier.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10613 Fri, 26 Jul 2019 00:00:00 +0200 Union européenne
Les Etats-Unis veulent reprendre les exécutions capitales au niveau fédéral https://www.peinedemort.org/document/10717 Le gouvernement fédéral américain annonce la prochaine reprise des exécutions capitales au niveau fédéral. Le Ministère de la Justice a programmé cinq exécutions à partir de décembre 2019. Les précédentes exécutions capitales au niveau fédéral remontent à 2003 (une exécution) et 2001 (deux exécutions).
Les précédentes exécutions capitales au niveau fédéral remontent à 2003 (une exécution) et 2001 (deux exécutions).]]>
https://www.peinedemort.org/document/10717 Thu, 25 Jul 2019 00:00:00 +0200 Sophie Fotiadi