La peine de mort dans le monde — Vietnam https://www.peinedemort.org/rss/pays/VNM Vietnam : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2020 Wed, 03 Jun 2020 09:37:37 +0000 Tue, 21 Apr 2020 23:04:05 +0000 120 Baisse du nombre des exécutions en 2019 https://www.peinedemort.org/document/10902 Amnesty International - Il y a eu une trentaine d'exécutions en moins en 2019 par rapport à l'année précédente. Mais le manque de transparence de plusieurs pays rend le décompte compliqué. Le nombre des exécutions a diminué l'an passé, selon Amnesty International, pour atteindre 657 cas. Il y en avait eu 690 en 2018. Mais ces chiffres ne disent de loin pas tout. Ils ne comprennent en effet pas les exécutions menées en Chine, qui se compteraient en milliers, les statistiques sur la peine capitale étant classées secret d'État dans le pays. D'autres pays parmi ceux procédant au plus grand nombre d'exécutions comme l'Iran, la Corée du Nord et le Vietnam ont continué de dissimuler l'ampleur de leur recours à la peine de mort, en entravant l'accès aux informations à ce sujet. Le nombre d'exécutions recensées à l'échelle mondiale a diminué pour la quatrième année consécutive pour atteindre le chiffre le plus bas enregistré ces dix dernières années. «La peine de mort est un châtiment atroce et inhumain et aucun élément crédible ne prouve qu'elle ait un effet plus dissuasif sur la criminalité que des peines de prison. Une vaste majorité des pays le reconnaissent et il est encourageant de constater que le nombre d'exécutions dans le monde continue de diminuer», a déclaré Clare Algar, directrice générale de la recherche, du plaidoyer et des politiques à Amnesty International. Inquiétant «Cependant, un petit nombre de pays ont défié la tendance mondiale vers l'abandon de la peine capitale, en procédant à davantage d'exécutions. Le recours croissant de l'Arabie saoudite à la peine de mort, notamment comme arme contre la dissidence politique, est une évolution très inquiétante. La très forte augmentation des exécutions recensées en Irak, où elles ont presque doublé, est également choquante», a-t-elle poursuivi. Les cinq pays ayant procédé au plus grand nombre d'exécutions en 2019 sont la Chine (des milliers), l'Iran (au moins 251), l'Arabie saoudite (184), l'Irak (au moins 100) et l'Égypte (au moins 32). Le chiffre concernant l'Arabie saoudite est le plus élevé jamais relevé dans ce pays. Tout juste 20 pays étaient responsables de toutes les exécutions recensées dans le monde. Parmi eux, l'Arabie saoudite, l'Irak, le Soudan du Sud et le Yémen ont exécuté considérablement plus de personnes en 2019 qu'en 2018. Maintenir la dynamique Pour la première fois depuis 2010, aucune exécution n'a été recensée en Afghanistan l'an dernier. Des interruptions ont été constatées à Taiwan et en Thaïlande, où des exécutions avaient été recensées en 2018. Le Kazakhstan, la Fédération de Russie, le Tadjikistan, la Malaisie et la Gambie ont continué d'observer des moratoires officiels sur les exécutions. À la fin de l'année 2019, 106 pays avaient aboli la peine de mort pour tous les crimes et 142 pays étaient abolitionnistes en droit ou en pratique. En outre, plusieurs pays ont pris des mesures positives en vue de mettre fin au recours à la peine capitale. «Il faut maintenir la dynamique en faveur de l'abolition mondiale de la peine de mort», a conclu Clare Algar.
Le nombre des exécutions a diminué l'an passé, selon Amnesty International, pour atteindre 657 cas. Il y en avait eu 690 en 2018. Mais ces chiffres ne disent de loin pas tout.

Ils ne comprennent en effet pas les exécutions menées en Chine, qui se compteraient en milliers, les statistiques sur la peine capitale étant classées secret d'État dans le pays. D'autres pays parmi ceux procédant au plus grand nombre d'exécutions comme l'Iran, la Corée du Nord et le Vietnam ont continué de dissimuler l'ampleur de leur recours à la peine de mort, en entravant l'accès aux informations à ce sujet.

Le nombre d'exécutions recensées à l'échelle mondiale a diminué pour la quatrième année consécutive pour atteindre le chiffre le plus bas enregistré ces dix dernières années. «La peine de mort est un châtiment atroce et inhumain et aucun élément crédible ne prouve qu'elle ait un effet plus dissuasif sur la criminalité que des peines de prison. Une vaste majorité des pays le reconnaissent et il est encourageant de constater que le nombre d'exécutions dans le monde continue de diminuer», a déclaré Clare Algar, directrice générale de la recherche, du plaidoyer et des politiques à Amnesty International.

Inquiétant

«Cependant, un petit nombre de pays ont défié la tendance mondiale vers l'abandon de la peine capitale, en procédant à davantage d'exécutions. Le recours croissant de l'Arabie saoudite à la peine de mort, notamment comme arme contre la dissidence politique, est une évolution très inquiétante. La très forte augmentation des exécutions recensées en Irak, où elles ont presque doublé, est également choquante», a-t-elle poursuivi.

Les cinq pays ayant procédé au plus grand nombre d'exécutions en 2019 sont la Chine (des milliers), l'Iran (au moins 251), l'Arabie saoudite (184), l'Irak (au moins 100) et l'Égypte (au moins 32). Le chiffre concernant l'Arabie saoudite est le plus élevé jamais relevé dans ce pays.

Tout juste 20 pays étaient responsables de toutes les exécutions recensées dans le monde. Parmi eux, l'Arabie saoudite, l'Irak, le Soudan du Sud et le Yémen ont exécuté considérablement plus de personnes en 2019 qu'en 2018.

Maintenir la dynamique

Pour la première fois depuis 2010, aucune exécution n'a été recensée en Afghanistan l'an dernier. Des interruptions ont été constatées à Taiwan et en Thaïlande, où des exécutions avaient été recensées en 2018. Le Kazakhstan, la Fédération de Russie, le Tadjikistan, la Malaisie et la Gambie ont continué d'observer des moratoires officiels sur les exécutions.

À la fin de l'année 2019, 106 pays avaient aboli la peine de mort pour tous les crimes et 142 pays étaient abolitionnistes en droit ou en pratique. En outre, plusieurs pays ont pris des mesures positives en vue de mettre fin au recours à la peine capitale. «Il faut maintenir la dynamique en faveur de l'abolition mondiale de la peine de mort», a conclu Clare Algar.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10902 Tue, 21 Apr 2020 00:00:00 +0000 Agence Télégraphique Suisse - ATS
Record d'exécutions en Arabie saoudite alors que la peine de mort recule dans le monde https://www.peinedemort.org/document/10903 (Belga) Le nombre d'exécutions a reculé au niveau mondial en 2019, indique mardi l'ONG Amnesty International dans son rapport annuel sur la peine de mort. Malgré ce contexte global de diminution, l'Arabie saoudite a exécuté un nombre record de personnes l'an dernier tandis que l'Irak a doublé ses mises à mort. En 2019, l'Arabie saoudite a mis à mort 184 individus, le nombre le plus élevé jamais recensé par Amnesty International en un an dans ce pays. En 2018, le pays avait exécuté 149 personnes. La majorité des détenus exécutés "l'ont été pour des infractions à la législation sur les stupéfiants ou pour meurtre", détaille l'ONG. Celle-ci observe toutefois une augmentation du recours à la peine de mort "comme arme politique contre les dissidents de la minorité musulmane chiite en Arabie saoudite". Le pays comptant le plus de mises à mort reste la Chine, où le nombre d'exécutions est toutefois soumis au secret d'Etat. Amnesty International estime que des milliers d'exécutions ont eu lieu dans ce pays l'an dernier. Suivent l'Iran, avec 251 mises à morts recensées, l'Arabie saoudite (184), l'Irak (au moins 100, contre 52 en 2018) et l'Égypte (au moins 32). La tendance générale est à la diminution du nombre d'exécutions. Avec 657 mises à mort recensées en 2019, contre au moins 690 en 2018, le nombre global baisse pour la quatrième année consécutive (-5%). Le total ne comprend pas les exécutions en Chine. "D'autres pays parmi ceux procédant au plus grand nombre d'exécutions, comme l'Iran, la Corée du Nord et le Vietnam, ont continué de dissimuler l'ampleur de leur recours à la peine de mort, en entravant l'accès aux informations à ce sujet", relève l'ONG de défense des droits humains dans son rapport annuel. Les exécutions ont été effectuées par 20 pays. Quatre ont exécuté "considérablement plus de personnes en 2019 qu'en 2018": l'Arabie saoudite, l'Irak, le Soudan du Sud et le Yémen. La région "Asie-Pacifique" connaît elle une diminution du nombre de pays pratiquant la peine de mort, une première depuis 2011, se réjouit Amnesty International. "Le nombre de personnes exécutées au Japon et à Singapour a diminué considérablement par rapport à 2018, passant respectivement de 15 à trois, et de 13 à quatre", relève le rapport. Aucune mise à mort n'a été recensée en Afghanistan l'an dernier, pour la première fois depuis 2010. Taïwan et la Thaïlande ont interrompu leurs exécutions tandis que "le Kazakhstan, la Fédération de Russie, le Tadjikistan, la Malaisie et la Gambie ont continué d'observer des moratoires officiels". A la fin 2019, 106 pays avaient aboli la peine de mort pour tous les crimes. En outre, 142 pays étaient "abolitionnistes en droit ou en pratique". Amnesty a également recensé 2.307 condamnations à mort dans le monde en 2019, contre 2.531 en 2018. La comparaison avec les années précédentes se révèle toutefois ardue en raison d'un manque d'informations dans certains pays. "À la connaissance d'Amnesty International, 26.604 personnes au moins se trouvaient sous le coup d'une condamnation à mort à la fin de l'année 2019 dans le monde", précise l'ONG.
En 2019, l'Arabie saoudite a mis à mort 184 individus, le nombre le plus élevé jamais recensé par Amnesty International en un an dans ce pays. En 2018, le pays avait exécuté 149 personnes. La majorité des détenus exécutés "l'ont été pour des infractions à la législation sur les stupéfiants ou pour meurtre", détaille l'ONG. Celle-ci observe toutefois une augmentation du recours à la peine de mort "comme arme politique contre les dissidents de la minorité musulmane chiite en Arabie saoudite".

Le pays comptant le plus de mises à mort reste la Chine, où le nombre d'exécutions est toutefois soumis au secret d'Etat. Amnesty International estime que des milliers d'exécutions ont eu lieu dans ce pays l'an dernier.
Suivent l'Iran, avec 251 mises à morts recensées, l'Arabie saoudite (184), l'Irak (au moins 100, contre 52 en 2018) et l'Égypte (au moins 32).

La tendance générale est à la diminution du nombre d'exécutions. Avec 657 mises à mort recensées en 2019, contre au moins 690 en 2018, le nombre global baisse pour la quatrième année consécutive (-5%). Le total ne comprend pas les exécutions en Chine.

"D'autres pays parmi ceux procédant au plus grand nombre d'exécutions, comme l'Iran, la Corée du Nord et le Vietnam, ont continué de dissimuler l'ampleur de leur recours à la peine de mort, en entravant l'accès aux informations à ce sujet", relève l'ONG de défense des droits humains dans son rapport annuel.

Les exécutions ont été effectuées par 20 pays. Quatre ont exécuté "considérablement plus de personnes en 2019 qu'en 2018": l'Arabie saoudite, l'Irak, le Soudan du Sud et le Yémen.

La région "Asie-Pacifique" connaît elle une diminution du nombre de pays pratiquant la peine de mort, une première depuis 2011, se réjouit Amnesty International. "Le nombre de personnes exécutées au Japon et à Singapour a diminué considérablement par rapport à 2018, passant respectivement de 15 à trois, et de 13 à quatre", relève le rapport.

Aucune mise à mort n'a été recensée en Afghanistan l'an dernier, pour la première fois depuis 2010. Taïwan et la Thaïlande ont interrompu leurs exécutions tandis que "le Kazakhstan, la Fédération de Russie, le Tadjikistan, la Malaisie et la Gambie ont continué d'observer des moratoires officiels".

A la fin 2019, 106 pays avaient aboli la peine de mort pour tous les crimes. En outre, 142 pays étaient "abolitionnistes en droit ou en pratique".

Amnesty a également recensé 2.307 condamnations à mort dans le monde en 2019, contre 2.531 en 2018. La comparaison avec les années précédentes se révèle toutefois ardue en raison d'un manque d'informations dans certains pays. "À la connaissance d'Amnesty International, 26.604 personnes au moins se trouvaient sous le coup d'une condamnation à mort à la fin de l'année 2019 dans le monde", précise l'ONG. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10903 Tue, 21 Apr 2020 00:00:00 +0000 Belga - Agence Télégraphique Belge de Presse
Trois condamnés à mort pour trafic de stupéfiants et d'armes https://www.peinedemort.org/document/10747 Tây Ninh (VNA) – Trois trafiquants vietnamiens Phung Hông Huy, Pham Hông Thai et cambodgien Lim Sothea ont été condamnés à mort jeudi 28 novembre par le Tribunal populaire de la province de Tây Ninh (Sud). Cinq autres comprenant Buy Bunly originaire du Cambodge et quatre Vietnamiens Ngô Quôc Anh, Lê Quôc Trung, Nguyên Thi Ngoc Thuy et Triêu Quang Khanh ont quant à eux été condamnés à la perpétuité. Deux autres trafiquants du même réseau, Nguyên Thai Son et Nguyên Hoàng Sang ont écopé chacun une peine de 20 ans d'emprisonnement. Arrêtés les 22 et 23 mars 2018, ils étaient accusés pour avoir organisé le trafic de 8,775 kilos de stupéfiants, le trafic, le transport et la détention illicite des armes d'utilité militaire.
Cinq autres comprenant Buy Bunly originaire du Cambodge et quatre Vietnamiens Ngô Quôc Anh, Lê Quôc Trung, Nguyên Thi Ngoc Thuy et Triêu Quang Khanh ont quant à eux été condamnés à la perpétuité.

Deux autres trafiquants du même réseau, Nguyên Thai Son et Nguyên Hoàng Sang ont écopé chacun une peine de 20 ans d'emprisonnement.

Arrêtés les 22 et 23 mars 2018, ils étaient accusés pour avoir organisé le trafic de 8,775 kilos de stupéfiants, le trafic, le transport et la détention illicite des armes d'utilité militaire.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10747 Fri, 29 Nov 2019 00:00:00 +0000 Agence Vietnamienne d'Information - AVI
Vietnam : cinq condamnés à mort pour trafic de drogue https://www.peinedemort.org/document/10736 Cinq trafiquants lao Inthavong Paseuth et vietnamiens Nguyên Ba Ngoc, Liêu Van Lau, Vu Dinh Tuân et Hà Hông Quân ont été condamnés à mort mercredi 13 novembre par le Tribunal populaire de Quang Ninh, au Nord. Quatre autres, comprenant deux Vietnamiens Trân Huu Dinh et Nguyên Van Trang, et deux Chinois Liang Yang Hai et Huang Chuan, ont quant à eux été condamnés à la perpétuité à l'issue d'un procès en première instance qui a duré deux jours. Quatre autres trafiquants du même réseau, Hoàng Duc Thê, Vu Dinh Hoàn, Nguyên Van Hoàng et Hoàng Ngoc Hung ont écopé chacun une peine de 20 ans d'emprisonnement. Nguyên Van Trang a été interpellé le 16 juin 2018 dans la ville de Mong Cai, province de Quang Ninh, en possession de 72 pains d'héroïne ingénieusement dissimulés dans les parois d'un réfrigérateur. Une enquête poussée a permis de démanteler un réseau transfrontalier portant sur 148 pains d'héroïne que le groupe avait fait entrer clandestinement du Laos au Vietnam avant de les introduire en Chine et a conduit à l'arrestation 12 autres trafiquants. Deux complices Ly Van Bao et Hoàng Thành Luân sont actuellement recherchés par la police et seront jugés après leur arrestation.
Quatre autres, comprenant deux Vietnamiens Trân Huu Dinh et Nguyên Van Trang, et deux Chinois Liang Yang Hai et Huang Chuan, ont quant à eux été condamnés à la perpétuité à l'issue d'un procès en première instance qui a duré deux jours.

Quatre autres trafiquants du même réseau, Hoàng Duc Thê, Vu Dinh Hoàn, Nguyên Van Hoàng et Hoàng Ngoc Hung ont écopé chacun une peine de 20 ans d'emprisonnement.

Nguyên Van Trang a été interpellé le 16 juin 2018 dans la ville de Mong Cai, province de Quang Ninh, en possession de 72 pains d'héroïne ingénieusement dissimulés dans les parois d'un réfrigérateur.

Une enquête poussée a permis de démanteler un réseau transfrontalier portant sur 148 pains d'héroïne que le groupe avait fait entrer clandestinement du Laos au Vietnam avant de les introduire en Chine et a conduit à l'arrestation 12 autres trafiquants.

Deux complices Ly Van Bao et Hoàng Thành Luân sont actuellement recherchés par la police et seront jugés après leur arrestation.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10736 Thu, 14 Nov 2019 00:00:00 +0000 Agence Vietnamienne d'Information - AVI
Déclaration de la Suisse : situations des droits de l'homme qui requièrent l'attention du Conseil https://www.peinedemort.org/document/10672 42e session du Conseil des droits de l'homme Point 4 de l'ordre du jour Situations des droits de l'homme qui requièrent l'attention du Conseil Genève, 17 septembre 2019 Déclaration de la Suisse [Seul le texte prononcé fait foi] Monsieur le Président, La Suisse s'oppose catégoriquement, et en toute circonstance, à la peine de mort. Celle-ci enfreint l'interdiction de la torture et d'autres obligations fondamentales des droits humains, comme le droit à la vie. Mon pays reconnait les souffrances des personnes ayant perdu un être cher ou ayant elles-mêmes été victimes d'un crime. Or, la peine de mort n'est pas un instrument approprié servant à la réconciliation, ni au dédommagement des victimes ou de leurs familles. Elle n'a pas non plus d'effets dissuasifs prouvés. La Suisse déplore ainsi fortement qu'en 2019, la communauté internationale ait été à nouveau témoin d'exécutions de masse et de mineurs au moment des faits. Mon pays appelle les dix Etats dans lesquels le nombre d'exécutions reste le plus élevé, soit la Chine, l'Iran, l'Arabie saoudite, le Vietnam, l'Irak, l'Egypte, les Etats-Unis, le Japon, le Pakistan, et Singapour à abolir la peine de mort ou à instaurer un moratoire, et à suspendre dans les faits l'exécution des peines capitales. Nous demandons aussi aux Etats qui condamnent à mort les personnes n'ayant pas commis les crimes les plus graves, notamment ceux liés aux drogues, à modifier leur législation, et ä pleinement garantir le droit à un procès équitable, aussi dans le contexte de la lutte anti- terroriste. Je vous remercie. Point 4 de l'ordre du jour
Situations des droits de l'homme qui requièrent l'attention du Conseil
Genève, 17 septembre 2019
Déclaration de la Suisse
[Seul le texte prononcé fait foi]

Monsieur le Président,

La Suisse s'oppose catégoriquement, et en toute circonstance, à la peine de mort. Celle-ci enfreint l'interdiction de la torture et d'autres obligations fondamentales des droits humains, comme le droit à la vie.

Mon pays reconnait les souffrances des personnes ayant perdu un être cher ou ayant elles-mêmes été victimes d'un crime. Or, la peine de mort n'est pas un instrument approprié servant à la réconciliation, ni au dédommagement des victimes ou de leurs familles. Elle n'a pas non plus d'effets dissuasifs prouvés.

La Suisse déplore ainsi fortement qu'en 2019, la communauté internationale ait été à nouveau témoin d'exécutions de masse et de mineurs au moment des faits.

Mon pays appelle les dix Etats dans lesquels le nombre d'exécutions reste le plus élevé, soit la Chine, l'Iran, l'Arabie saoudite, le Vietnam, l'Irak, l'Egypte, les Etats-Unis, le Japon, le Pakistan, et Singapour à abolir la peine de mort ou à instaurer un moratoire, et à suspendre dans les faits l'exécution des peines capitales.

Nous demandons aussi aux Etats qui condamnent à mort les personnes n'ayant pas commis les crimes les plus graves, notamment ceux liés aux drogues, à modifier leur législation, et ä pleinement garantir le droit à un procès équitable, aussi dans le contexte de la lutte anti- terroriste.

Je vous remercie.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10672 Tue, 17 Sep 2019 00:00:00 +0000 Département fédéral des affaires étrangères - Suisse
Un ressortissant laotien condamné à mort pour trafic de plus de 300 kg de drogue https://www.peinedemort.org/document/10651 Quang Binh, 29 août (VNA) - Le 28 août, le Tribunal populaire de la province centrale de Quang Binh a prononcé la peine de mort contre un ressortissant laotien condamné pour trafic de 308,6 kg de méthamphétamine au Vietnam. L'accusé est Xeng Vang, né le 6 août 1995 et domicilié dans la province de Bolikhamsay au Laos. Selon l'acte d'accusation, trois mois avant son arrestation, il s'était lié d'amitié avec Hang A Chinh, un Vietnamien né en 1996 et résidant dans la province de Dak Nong dans le Tay Nguyen (Hauts Plateaux du Centre). Le 9 octobre 2018, les deux sont arrivés à l'aéroport international de Tan Son Nhat en provenance du Laos. Le 11 octobre, ils se sont rendus à Ha Tinh, où Chinh a demandé à son ami laotien de se procurer de la drogue à Da Nang pour 10 000 USD. L'homme laotien a accepté l'offre. Xeng Vang a admis que, mis à part l'argent, Chinh avait promis de lui acheter un billet de retour pour le Laos. Chinh lui a également dit de fuir s'il était détecté et a menacé de nuire à la famille de Xeng Vang s'il parlait de Chinh à la police. Le 12 octobre, le Laotien a conduit une voiture transportant Chinh et la drogue à Da Nang sur la route nationale 1A. Alors qu'ils traversaient la province de Quang Binh, ils ont été arrêtés par la police locale pour violation de la vitesse. Leur comportement suspect a conduit la police à ordonner une fouille de leur voiture. Soudainement, les deux hommes se sont précipités dans la forêt. Le 13 octobre, Xeng Vang a été arrêté, tandis que Chinh s'est échappé avec un mandat d'arrêt. La fouille a révélé la présence de 308,6 kg de méthamphétamine dans 25 sacs en plastique jaune. Xeng Vang a déclaré qu'il ne connaissait ni le type ni la quantité de drogue qu'il avait été engagé pour transporter. Lors du procès, Xeng Vang a admis tous ses crimes.
L'accusé est Xeng Vang, né le 6 août 1995 et domicilié dans la province de Bolikhamsay au Laos.

Selon l'acte d'accusation, trois mois avant son arrestation, il s'était lié d'amitié avec Hang A Chinh, un Vietnamien né en 1996 et résidant dans la province de Dak Nong dans le Tay Nguyen (Hauts Plateaux du Centre).

Le 9 octobre 2018, les deux sont arrivés à l'aéroport international de Tan Son Nhat en provenance du Laos.

Le 11 octobre, ils se sont rendus à Ha Tinh, où Chinh a demandé à son ami laotien de se procurer de la drogue à Da Nang pour 10 000 USD. L'homme laotien a accepté l'offre.

Xeng Vang a admis que, mis à part l'argent, Chinh avait promis de lui acheter un billet de retour pour le Laos. Chinh lui a également dit de fuir s'il était détecté et a menacé de nuire à la famille de Xeng Vang s'il parlait de Chinh à la police.

Le 12 octobre, le Laotien a conduit une voiture transportant Chinh et la drogue à Da Nang sur la route nationale 1A. Alors qu'ils traversaient la province de Quang Binh, ils ont été arrêtés par la police locale pour violation de la vitesse. Leur comportement suspect a conduit la police à ordonner une fouille de leur voiture. Soudainement, les deux hommes se sont précipités dans la forêt.

Le 13 octobre, Xeng Vang a été arrêté, tandis que Chinh s'est échappé avec un mandat d'arrêt.

La fouille a révélé la présence de 308,6 kg de méthamphétamine dans 25 sacs en plastique jaune. Xeng Vang a déclaré qu'il ne connaissait ni le type ni la quantité de drogue qu'il avait été engagé pour transporter.

Lors du procès, Xeng Vang a admis tous ses crimes.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10651 Thu, 29 Aug 2019 00:00:00 +0000 Agence Vietnamienne d'Information - AVI
Vietnam : 4 trafiquants de drogue condamnés à mort https://www.peinedemort.org/document/10580 HO CHI MINH-VILLE, 3 juillet (Xinhua) -- Quatre Vietnamiens ont été condamnés à mort mercredi et deux autres ont écopé respectivement de 18 et 20 ans de prison pour le trafic de plus de 3,4 kg d'héroïne. Le tribunal populaire de Ho Chi Minh-Ville a prononcé ces sentences pour les six accusés, trois hommes et trois femmes, qui étaient les membres d'un groupe de trafiquants qui transportait de l'héroïne de la province de Nam Dinh (nord) vers celle de Ho Chi Minh-Ville (sud), a rapporté mercredi l'Agence vietnamienne d'information. Le meneur, un homme de 42 ans, a été condamné à la peine de mort pour trafic de drogue et à une peine de deux ans de prison pour détention illégale d'une arme militaire. Selon la loi vietnamienne, les personnes reconnues coupables d'avoir fait de la contrebande de plus de 600 grammes d'héroïne ou plus de 2,5 kg de métamphétamine peuvent être condamnés à mort. Il en va de même en cas de fabrication ou de vente de 100 grammes d'héroïne ou de 300 grammes de toute autre drogue illégale.
Le tribunal populaire de Ho Chi Minh-Ville a prononcé ces sentences pour les six accusés, trois hommes et trois femmes, qui étaient les membres d'un groupe de trafiquants qui transportait de l'héroïne de la province de Nam Dinh (nord) vers celle de Ho Chi Minh-Ville (sud), a rapporté mercredi l'Agence vietnamienne d'information.

Le meneur, un homme de 42 ans, a été condamné à la peine de mort pour trafic de drogue et à une peine de deux ans de prison pour détention illégale d'une arme militaire.

Selon la loi vietnamienne, les personnes reconnues coupables d'avoir fait de la contrebande de plus de 600 grammes d'héroïne ou plus de 2,5 kg de métamphétamine peuvent être condamnés à mort. Il en va de même en cas de fabrication ou de vente de 100 grammes d'héroïne ou de 300 grammes de toute autre drogue illégale.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10580 Wed, 03 Jul 2019 00:00:00 +0000 Xinhua