La peine de mort dans le monde — Yémen https://www.peinedemort.org/rss/pays/YEM Yémen : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2020 Fri, 03 Jul 2020 20:06:58 +0000 Tue, 21 Apr 2020 23:04:05 +0000 120 Baisse du nombre des exécutions en 2019 https://www.peinedemort.org/document/10902 Amnesty International - Il y a eu une trentaine d'exécutions en moins en 2019 par rapport à l'année précédente. Mais le manque de transparence de plusieurs pays rend le décompte compliqué. Le nombre des exécutions a diminué l'an passé, selon Amnesty International, pour atteindre 657 cas. Il y en avait eu 690 en 2018. Mais ces chiffres ne disent de loin pas tout. Ils ne comprennent en effet pas les exécutions menées en Chine, qui se compteraient en milliers, les statistiques sur la peine capitale étant classées secret d'État dans le pays. D'autres pays parmi ceux procédant au plus grand nombre d'exécutions comme l'Iran, la Corée du Nord et le Vietnam ont continué de dissimuler l'ampleur de leur recours à la peine de mort, en entravant l'accès aux informations à ce sujet. Le nombre d'exécutions recensées à l'échelle mondiale a diminué pour la quatrième année consécutive pour atteindre le chiffre le plus bas enregistré ces dix dernières années. «La peine de mort est un châtiment atroce et inhumain et aucun élément crédible ne prouve qu'elle ait un effet plus dissuasif sur la criminalité que des peines de prison. Une vaste majorité des pays le reconnaissent et il est encourageant de constater que le nombre d'exécutions dans le monde continue de diminuer», a déclaré Clare Algar, directrice générale de la recherche, du plaidoyer et des politiques à Amnesty International. Inquiétant «Cependant, un petit nombre de pays ont défié la tendance mondiale vers l'abandon de la peine capitale, en procédant à davantage d'exécutions. Le recours croissant de l'Arabie saoudite à la peine de mort, notamment comme arme contre la dissidence politique, est une évolution très inquiétante. La très forte augmentation des exécutions recensées en Irak, où elles ont presque doublé, est également choquante», a-t-elle poursuivi. Les cinq pays ayant procédé au plus grand nombre d'exécutions en 2019 sont la Chine (des milliers), l'Iran (au moins 251), l'Arabie saoudite (184), l'Irak (au moins 100) et l'Égypte (au moins 32). Le chiffre concernant l'Arabie saoudite est le plus élevé jamais relevé dans ce pays. Tout juste 20 pays étaient responsables de toutes les exécutions recensées dans le monde. Parmi eux, l'Arabie saoudite, l'Irak, le Soudan du Sud et le Yémen ont exécuté considérablement plus de personnes en 2019 qu'en 2018. Maintenir la dynamique Pour la première fois depuis 2010, aucune exécution n'a été recensée en Afghanistan l'an dernier. Des interruptions ont été constatées à Taiwan et en Thaïlande, où des exécutions avaient été recensées en 2018. Le Kazakhstan, la Fédération de Russie, le Tadjikistan, la Malaisie et la Gambie ont continué d'observer des moratoires officiels sur les exécutions. À la fin de l'année 2019, 106 pays avaient aboli la peine de mort pour tous les crimes et 142 pays étaient abolitionnistes en droit ou en pratique. En outre, plusieurs pays ont pris des mesures positives en vue de mettre fin au recours à la peine capitale. «Il faut maintenir la dynamique en faveur de l'abolition mondiale de la peine de mort», a conclu Clare Algar.
Le nombre des exécutions a diminué l'an passé, selon Amnesty International, pour atteindre 657 cas. Il y en avait eu 690 en 2018. Mais ces chiffres ne disent de loin pas tout.

Ils ne comprennent en effet pas les exécutions menées en Chine, qui se compteraient en milliers, les statistiques sur la peine capitale étant classées secret d'État dans le pays. D'autres pays parmi ceux procédant au plus grand nombre d'exécutions comme l'Iran, la Corée du Nord et le Vietnam ont continué de dissimuler l'ampleur de leur recours à la peine de mort, en entravant l'accès aux informations à ce sujet.

Le nombre d'exécutions recensées à l'échelle mondiale a diminué pour la quatrième année consécutive pour atteindre le chiffre le plus bas enregistré ces dix dernières années. «La peine de mort est un châtiment atroce et inhumain et aucun élément crédible ne prouve qu'elle ait un effet plus dissuasif sur la criminalité que des peines de prison. Une vaste majorité des pays le reconnaissent et il est encourageant de constater que le nombre d'exécutions dans le monde continue de diminuer», a déclaré Clare Algar, directrice générale de la recherche, du plaidoyer et des politiques à Amnesty International.

Inquiétant

«Cependant, un petit nombre de pays ont défié la tendance mondiale vers l'abandon de la peine capitale, en procédant à davantage d'exécutions. Le recours croissant de l'Arabie saoudite à la peine de mort, notamment comme arme contre la dissidence politique, est une évolution très inquiétante. La très forte augmentation des exécutions recensées en Irak, où elles ont presque doublé, est également choquante», a-t-elle poursuivi.

Les cinq pays ayant procédé au plus grand nombre d'exécutions en 2019 sont la Chine (des milliers), l'Iran (au moins 251), l'Arabie saoudite (184), l'Irak (au moins 100) et l'Égypte (au moins 32). Le chiffre concernant l'Arabie saoudite est le plus élevé jamais relevé dans ce pays.

Tout juste 20 pays étaient responsables de toutes les exécutions recensées dans le monde. Parmi eux, l'Arabie saoudite, l'Irak, le Soudan du Sud et le Yémen ont exécuté considérablement plus de personnes en 2019 qu'en 2018.

Maintenir la dynamique

Pour la première fois depuis 2010, aucune exécution n'a été recensée en Afghanistan l'an dernier. Des interruptions ont été constatées à Taiwan et en Thaïlande, où des exécutions avaient été recensées en 2018. Le Kazakhstan, la Fédération de Russie, le Tadjikistan, la Malaisie et la Gambie ont continué d'observer des moratoires officiels sur les exécutions.

À la fin de l'année 2019, 106 pays avaient aboli la peine de mort pour tous les crimes et 142 pays étaient abolitionnistes en droit ou en pratique. En outre, plusieurs pays ont pris des mesures positives en vue de mettre fin au recours à la peine capitale. «Il faut maintenir la dynamique en faveur de l'abolition mondiale de la peine de mort», a conclu Clare Algar.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10902 Tue, 21 Apr 2020 00:00:00 +0000 Agence Télégraphique Suisse - ATS
Record d'exécutions en Arabie saoudite alors que la peine de mort recule dans le monde https://www.peinedemort.org/document/10903 (Belga) Le nombre d'exécutions a reculé au niveau mondial en 2019, indique mardi l'ONG Amnesty International dans son rapport annuel sur la peine de mort. Malgré ce contexte global de diminution, l'Arabie saoudite a exécuté un nombre record de personnes l'an dernier tandis que l'Irak a doublé ses mises à mort. En 2019, l'Arabie saoudite a mis à mort 184 individus, le nombre le plus élevé jamais recensé par Amnesty International en un an dans ce pays. En 2018, le pays avait exécuté 149 personnes. La majorité des détenus exécutés "l'ont été pour des infractions à la législation sur les stupéfiants ou pour meurtre", détaille l'ONG. Celle-ci observe toutefois une augmentation du recours à la peine de mort "comme arme politique contre les dissidents de la minorité musulmane chiite en Arabie saoudite". Le pays comptant le plus de mises à mort reste la Chine, où le nombre d'exécutions est toutefois soumis au secret d'Etat. Amnesty International estime que des milliers d'exécutions ont eu lieu dans ce pays l'an dernier. Suivent l'Iran, avec 251 mises à morts recensées, l'Arabie saoudite (184), l'Irak (au moins 100, contre 52 en 2018) et l'Égypte (au moins 32). La tendance générale est à la diminution du nombre d'exécutions. Avec 657 mises à mort recensées en 2019, contre au moins 690 en 2018, le nombre global baisse pour la quatrième année consécutive (-5%). Le total ne comprend pas les exécutions en Chine. "D'autres pays parmi ceux procédant au plus grand nombre d'exécutions, comme l'Iran, la Corée du Nord et le Vietnam, ont continué de dissimuler l'ampleur de leur recours à la peine de mort, en entravant l'accès aux informations à ce sujet", relève l'ONG de défense des droits humains dans son rapport annuel. Les exécutions ont été effectuées par 20 pays. Quatre ont exécuté "considérablement plus de personnes en 2019 qu'en 2018": l'Arabie saoudite, l'Irak, le Soudan du Sud et le Yémen. La région "Asie-Pacifique" connaît elle une diminution du nombre de pays pratiquant la peine de mort, une première depuis 2011, se réjouit Amnesty International. "Le nombre de personnes exécutées au Japon et à Singapour a diminué considérablement par rapport à 2018, passant respectivement de 15 à trois, et de 13 à quatre", relève le rapport. Aucune mise à mort n'a été recensée en Afghanistan l'an dernier, pour la première fois depuis 2010. Taïwan et la Thaïlande ont interrompu leurs exécutions tandis que "le Kazakhstan, la Fédération de Russie, le Tadjikistan, la Malaisie et la Gambie ont continué d'observer des moratoires officiels". A la fin 2019, 106 pays avaient aboli la peine de mort pour tous les crimes. En outre, 142 pays étaient "abolitionnistes en droit ou en pratique". Amnesty a également recensé 2.307 condamnations à mort dans le monde en 2019, contre 2.531 en 2018. La comparaison avec les années précédentes se révèle toutefois ardue en raison d'un manque d'informations dans certains pays. "À la connaissance d'Amnesty International, 26.604 personnes au moins se trouvaient sous le coup d'une condamnation à mort à la fin de l'année 2019 dans le monde", précise l'ONG.
En 2019, l'Arabie saoudite a mis à mort 184 individus, le nombre le plus élevé jamais recensé par Amnesty International en un an dans ce pays. En 2018, le pays avait exécuté 149 personnes. La majorité des détenus exécutés "l'ont été pour des infractions à la législation sur les stupéfiants ou pour meurtre", détaille l'ONG. Celle-ci observe toutefois une augmentation du recours à la peine de mort "comme arme politique contre les dissidents de la minorité musulmane chiite en Arabie saoudite".

Le pays comptant le plus de mises à mort reste la Chine, où le nombre d'exécutions est toutefois soumis au secret d'Etat. Amnesty International estime que des milliers d'exécutions ont eu lieu dans ce pays l'an dernier.
Suivent l'Iran, avec 251 mises à morts recensées, l'Arabie saoudite (184), l'Irak (au moins 100, contre 52 en 2018) et l'Égypte (au moins 32).

La tendance générale est à la diminution du nombre d'exécutions. Avec 657 mises à mort recensées en 2019, contre au moins 690 en 2018, le nombre global baisse pour la quatrième année consécutive (-5%). Le total ne comprend pas les exécutions en Chine.

"D'autres pays parmi ceux procédant au plus grand nombre d'exécutions, comme l'Iran, la Corée du Nord et le Vietnam, ont continué de dissimuler l'ampleur de leur recours à la peine de mort, en entravant l'accès aux informations à ce sujet", relève l'ONG de défense des droits humains dans son rapport annuel.

Les exécutions ont été effectuées par 20 pays. Quatre ont exécuté "considérablement plus de personnes en 2019 qu'en 2018": l'Arabie saoudite, l'Irak, le Soudan du Sud et le Yémen.

La région "Asie-Pacifique" connaît elle une diminution du nombre de pays pratiquant la peine de mort, une première depuis 2011, se réjouit Amnesty International. "Le nombre de personnes exécutées au Japon et à Singapour a diminué considérablement par rapport à 2018, passant respectivement de 15 à trois, et de 13 à quatre", relève le rapport.

Aucune mise à mort n'a été recensée en Afghanistan l'an dernier, pour la première fois depuis 2010. Taïwan et la Thaïlande ont interrompu leurs exécutions tandis que "le Kazakhstan, la Fédération de Russie, le Tadjikistan, la Malaisie et la Gambie ont continué d'observer des moratoires officiels".

A la fin 2019, 106 pays avaient aboli la peine de mort pour tous les crimes. En outre, 142 pays étaient "abolitionnistes en droit ou en pratique".

Amnesty a également recensé 2.307 condamnations à mort dans le monde en 2019, contre 2.531 en 2018. La comparaison avec les années précédentes se révèle toutefois ardue en raison d'un manque d'informations dans certains pays. "À la connaissance d'Amnesty International, 26.604 personnes au moins se trouvaient sous le coup d'une condamnation à mort à la fin de l'année 2019 dans le monde", précise l'ONG. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10903 Tue, 21 Apr 2020 00:00:00 +0000 Belga - Agence Télégraphique Belge de Presse
Arabie : exécution de l'auteur d'une attaque contre une troupe espagnole https://www.peinedemort.org/document/10894 Un Yéménite, condamné à mort pour avoir attaqué une troupe espagnole de théâtre en Arabie saoudite, a été exécuté, ont indiqué jeudi les autorités de ce royaume ultraconservateur. "La peine de mort a été exécutée (...) à Riyad", a déclaré le ministère saoudien de l'Intérieur dans un communiqué relayé par l'agence de presse officielle SPA. L'attaque au couteau avait fait quatre blessés parmi les membres de la troupe lors d'une représentation musicale le 11 novembre à Riyad. Il s'agit de la première attaque contre des artistes depuis l'assouplissement des restrictions sur le divertissement en Arabie saoudite. Bien que ces réformes soient populaires auprès d'une partie de la population saoudienne, elles suscitent le courroux de partisans de la ligne dure religieuse dans ce pays profondément conservateur qui applique une version rigoriste de l'islam. Ces réformes visent à diversifier les revenus du royaume saoudien, à l'économie fortement tributaire des cours du pétrole. La télévision d'Etat Al-Ekhbariya avait affirmé en novembre que l'assaillant, qui a agi avec un complice condamné à 12 ans et six mois de prison, avait reçu ses ordres du chef de l'antenne yéménite du groupe el-Qaëda. Mais ce dernier n'a pas revendiqué l'attaque. Engagée de longue date dans la lutte contre les jihadistes au Yémen, l'Arabie saoudite sunnite conduit depuis mars 2015 une coalition qui intervient militairement contre les rebelles yéménites houthis, soutenus par l'Iran chiite. Riyad mène également des opérations contre el-Qaëda dans la Péninsule arabique (Aqap) qui a profité du chaos au Yémen pour avancer ses pions dans la région. Le royaume est coutumier des exécutions de détenus: en 2019, 187 personnes ont été exécutées d'après un bilan fondé sur les chiffres officiels, le plus important depuis 1995 --année pendant laquelle 195 personnes ont été exécutées. Douze détenus ont été mis à mort en Arabie saoudite depuis début 2020.
"La peine de mort a été exécutée (...) à Riyad", a déclaré le ministère saoudien de l'Intérieur dans un communiqué relayé par l'agence de presse officielle SPA.

L'attaque au couteau avait fait quatre blessés parmi les membres de la troupe lors d'une représentation musicale le 11 novembre à Riyad. Il s'agit de la première attaque contre des artistes depuis l'assouplissement des restrictions sur le divertissement en Arabie saoudite. Bien que ces réformes soient populaires auprès d'une partie de la population saoudienne, elles suscitent le courroux de partisans de la ligne dure religieuse dans ce pays profondément conservateur qui applique une version rigoriste de l'islam. Ces réformes visent à diversifier les revenus du royaume saoudien, à l'économie fortement tributaire des cours du pétrole.

La télévision d'Etat Al-Ekhbariya avait affirmé en novembre que l'assaillant, qui a agi avec un complice condamné à 12 ans et six mois de prison, avait reçu ses ordres du chef de l'antenne yéménite du groupe el-Qaëda. Mais ce dernier n'a pas revendiqué l'attaque.

Engagée de longue date dans la lutte contre les jihadistes au Yémen, l'Arabie saoudite sunnite conduit depuis mars 2015 une coalition qui intervient militairement contre les rebelles yéménites houthis, soutenus par l'Iran chiite. Riyad mène également des opérations contre el-Qaëda dans la Péninsule arabique (Aqap) qui a profité du chaos au Yémen pour avancer ses pions dans la région.

Le royaume est coutumier des exécutions de détenus: en 2019, 187 personnes ont été exécutées d'après un bilan fondé sur les chiffres officiels, le plus important depuis 1995 --année pendant laquelle 195 personnes ont été exécutées. Douze détenus ont été mis à mort en Arabie saoudite depuis début 2020.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10894 Thu, 16 Apr 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Quatre journalistes yéménites condamnés à mort par un tribunal des rebelles https://www.peinedemort.org/document/10893 Un tribunal des rebelles au Yémen a condamné à mort samedi quatre journalistes yéménites pour "trahison" et espionnage, selon une source judiciaire. Ce tribunal de la capitale Sanaa, sous contrôle des rebelles houthis, a reconnu les quatre journalistes coupables de "trahison et d'espionnage au profit d'Etats étrangers", a indiqué cette source à l'AFP sans autre précision. Le pouvoir yéménite a fustigé des "verdicts illégaux". Selon Amnesty International, les houthis détiennent depuis 2015 dix journalistes yéménites. Le mois dernier, l'ONG avait critiqué le procès des quatre journalistes. Elle avait dénoncé des "accusations d'espionnage fabriquées de toutes pièces" contre les dix journalistes détenus qui exerçaient "pacifiquement leur droit à la liberté d'expression". Le conflit au Yémen oppose depuis 2014 le pouvoir aux houthis qui contrôlent de vastes régions du pays. Il a fait des dizaines de milliers de morts, essentiellement des civils, selon des ONG, et provoqué la pire crise humanitaire au monde d'après l'ONU.
Ce tribunal de la capitale Sanaa, sous contrôle des rebelles houthis, a reconnu les quatre journalistes coupables de "trahison et d'espionnage au profit d'Etats étrangers", a indiqué cette source à l'AFP sans autre précision.

Le pouvoir yéménite a fustigé des "verdicts illégaux".

Selon Amnesty International, les houthis détiennent depuis 2015 dix journalistes yéménites.

Le mois dernier, l'ONG avait critiqué le procès des quatre journalistes. Elle avait dénoncé des "accusations d'espionnage fabriquées de toutes pièces" contre les dix journalistes détenus qui exerçaient "pacifiquement leur droit à la liberté d'expression".

Le conflit au Yémen oppose depuis 2014 le pouvoir aux houthis qui contrôlent de vastes régions du pays. Il a fait des dizaines de milliers de morts, essentiellement des civils, selon des ONG, et provoqué la pire crise humanitaire au monde d'après l'ONU.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10893 Sat, 11 Apr 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Au Yémen, les autorités houthies annoncent la libération des prisonniers politiques et la grâce d'un condamné à mort https://www.peinedemort.org/document/10881 Le président du Conseil politique suprême du Yémen, Mehdi Hussein al-Machat, chef de l'État de facto dans les territoires tenus par les Houthis, ordonne la libération de tous les prisonniers baha'is ainsi que la grâce de Hamed bin Haydara, dont la condamnation à mort venait d'être confirmée. https://www.peinedemort.org/document/10881 Wed, 25 Mar 2020 00:00:00 +0000 Sophie Fotiadi Confirmation de la condamnation à mort d'un prisonnier d'opinion au Yémen https://www.peinedemort.org/document/10880 La cour d'appel de Sanaa (administrée par les Houthis) confirme la condamnation à mort de Hamed bin Haydara, membre de la communauté des bahá'ís. Selon Amnesty International "il ne fait aucun doute qu'Hamid Haydara est condamné à mort uniquement en raison de ses croyances et convictions et de ses activités pacifiques".
Selon Amnesty International "il ne fait aucun doute qu'Hamid Haydara est condamné à mort uniquement en raison de ses croyances et convictions et de ses activités pacifiques".]]>
https://www.peinedemort.org/document/10880 Sun, 22 Mar 2020 00:00:00 +0000 Sophie Fotiadi
Yémen : l'ONU demande l'annulation des condamnations à mort par contumace de 35 parlementaires https://www.peinedemort.org/document/10870 Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) a demandé vendredi aux autorités de facto à Sana'a, au Yémen, d'annuler les condamnations à mort prononcées contre 35 parlementaires. « Nous sommes très préoccupés par le fait que 35 parlementaires yéménites ont été condamnés à mort - par contumace et par un tribunal de Sana'a, contrôlée par les Houthis - pour trahison, et leurs biens confisqués et leurs familles menacées », a dit une porte-parole du HCDH, Liz Throssell, lors d'un point de presse à Genève. « Nous appelons les autorités de facto à annuler immédiatement les peines prononcées contre les députés et à veiller à ce que leurs familles ne soient pas harcelées », a-t-elle ajouté. Les députés pro-gouvernementaux ont été condamnés le 3 mars par un tribunal pénal spécialisé à Sana'a. Aucun ne se trouvait dans le nord du Yémen, qui est contrôlé par les rebelles houthis. « Nous sommes extrêmement préoccupés par le déroulement général du procès et par son caractère politique, ainsi que par son non-respect des normes et standards internationaux », a dit la porte-parole du HCDH. « Notre Bureau comprend que les politiciens ont été condamnés à mort pour ‘avoir pris des mesures menaçant la stabilité de la République du Yémen, son unité et la sécurité de son territoire'. L'accusation porte sur leur participation à une réunion parlementaire tenue à Saywun (gouvernorat d'Hadramaout) le 11 avril 2019, convoquée par le Président reconnu internationalement Abdo Rabo Mansour Hadi », a-t-elle ajouté. À la suite des condamnations prononcées à Sana'a, le HCDH a reçu des informations selon lesquelles les domiciles de certains parlementaires à Sana'a auraient été saccagés par un groupe de femmes policières houthies et des membres de leur famille, qui se trouvaient à l'intérieur de leur domicile, ont reçu pour ordre de partir dans les 24 heures. « Nous rappelons aux autorités de facto que la peine de mort est une forme extrême de peine réservée aux ‘crimes les plus graves' impliquant des homicides intentionnels. Si elle est utilisée, elle ne devrait être imposée qu'après un procès équitable respectant les garanties de procédure régulière les plus strictes, comme le stipule le droit international des droits de l'homme », a dit la porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme. « Nous sommes très préoccupés par le fait que 35 parlementaires yéménites ont été condamnés à mort - par contumace et par un tribunal de Sana'a, contrôlée par les Houthis - pour trahison, et leurs biens confisqués et leurs familles menacées », a dit une porte-parole du HCDH, Liz Throssell, lors d'un point de presse à Genève.

« Nous appelons les autorités de facto à annuler immédiatement les peines prononcées contre les députés et à veiller à ce que leurs familles ne soient pas harcelées », a-t-elle ajouté.

Les députés pro-gouvernementaux ont été condamnés le 3 mars par un tribunal pénal spécialisé à Sana'a. Aucun ne se trouvait dans le nord du Yémen, qui est contrôlé par les rebelles houthis.

« Nous sommes extrêmement préoccupés par le déroulement général du procès et par son caractère politique, ainsi que par son non-respect des normes et standards internationaux », a dit la porte-parole du HCDH.

« Notre Bureau comprend que les politiciens ont été condamnés à mort pour ‘avoir pris des mesures menaçant la stabilité de la République du Yémen, son unité et la sécurité de son territoire'. L'accusation porte sur leur participation à une réunion parlementaire tenue à Saywun (gouvernorat d'Hadramaout) le 11 avril 2019, convoquée par le Président reconnu internationalement Abdo Rabo Mansour Hadi », a-t-elle ajouté.

À la suite des condamnations prononcées à Sana'a, le HCDH a reçu des informations selon lesquelles les domiciles de certains parlementaires à Sana'a auraient été saccagés par un groupe de femmes policières houthies et des membres de leur famille, qui se trouvaient à l'intérieur de leur domicile, ont reçu pour ordre de partir dans les 24 heures.

« Nous rappelons aux autorités de facto que la peine de mort est une forme extrême de peine réservée aux ‘crimes les plus graves' impliquant des homicides intentionnels. Si elle est utilisée, elle ne devrait être imposée qu'après un procès équitable respectant les garanties de procédure régulière les plus strictes, comme le stipule le droit international des droits de l'homme », a dit la porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10870 Fri, 06 Mar 2020 00:00:00 +0000 Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU
Attaque contre des artistes espagnols à Ryad : un Yéménite condamné à mort https://www.peinedemort.org/document/10782 Un Yéménite a été condamné à mort pour avoir attaqué une troupe espagnole de théâtre en novembre en Arabie saoudite, un pays ultraconservateur où se multiplient les manifestations culturelles depuis l'assouplissement des restrictions sur le divertissement. Son complice, dont la nationalité n'a pas été précisée, a été condamné à 12 ans et six mois de prison, a indiqué dimanche la télévision d'Etat Al-Ekhbariyah. L'attaque, survenue lors d'une représentation le 11 novembre à Ryad et qui n'a pas été revendiquée, a fait quatre blessés parmi les membres de la troupe, selon Madrid. C'était la première attaque contre des artistes depuis que le royaume s'est ouvert aux divertissements. "La cour pénale a condamné à mort en première instance l'auteur de l'attaque terroriste de Ryad", a indiqué la télévision d'Etat sans préciser la date du verdict. Le Yéménite est en détention. On ignore si son complice a été arrêté. Les deux condamnés ont la possibilité d'interjeter appel. A l'ouverture de leur procès le 19 décembre, Al-Ekhbariyah avait indiqué que l'auteur de l'attaque avait reçu des ordres d'Al-Qaïda. L'organisation Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), basée au Yémen, est considérée par les Etats-Unis comme la branche la plus dangereuse de ce réseau radical. Selon l'acte d'accusation cité par le journal progouvernemental Okaz, le principal accusé, identifié par la police saoudienne comme un expatrié yéménite de 33 ans, appartient à Al-Qaïda et a combattu dans ses rangs. Ouvrir le pays aux touristes L'attaque a eu lieu lors d'une représentation musicale au parc du Roi Abdallah dans la capitale saoudienne, l'un des lieux accueillant un festival appelé "Saison de Ryad". Cette manifestation fait partie d'un programme visant à ouvrir le royaume aux touristes et à diversifier son économie, très dépendante du pétrole. Bien que ces réformes soient populaires auprès d'une partie de la population saoudienne, elles suscitent le courroux de partisans de la ligne dure religieuse dans ce pays profondément conservateur qui applique une version rigoriste de l'islam. Engagée de longue date dans la lutte contre les jihadistes au Yémen, l'Arabie saoudite sunnite conduit depuis mars 2015 un coalition qui intervient militairement contre les rebelles yéménites Houthis soutenus par l'Iran chiite. Plus tôt cette année, des militants ont rapporté l'arrestation du religieux Omar al-Muqbil qui avait accusé la General Entertainment Authority (GEA, chargé d'organiser les concerts et autres évènements de loisir) "d'effacer l'identité originelle de la société saoudienne". Ces réformes interviennent alors que le royaume, un poids lourd de l'Opep, est touché par la faiblesse des prix du pétrole et cherche à stimuler les dépenses intérieures et à diversifier son économie. Tactique de diversion Les Saoudiens dépensent des milliards de dollars par an pour voir des films et visiter des parcs d'attraction dans les centres touristiques voisins comme Dubaï et Bahreïn. Selon les critiques, l'assouplissement des restrictions sociales est une tactique de diversion visant à rendre les citoyens plus obéissants et à atténuer la frustration du public face au ralentissement économique et à l'intensification de la répression de la dissidence. Le royaume est sous les projecteurs de pays et d'organisations occidentaux en ce qui concerne son bilan en matière de droits humains depuis l'assassinat en octobre 2018 par un commando envoyé par Ryad, du journaliste et opposant saoudien Jamal Khashoggi au consulat de son pays à Istanbul. L'image du pays a également souffert de l'arrestation d'une douzaine de militantes, quelques semaines seulement avant la levée de l'interdiction faite aux femmes de conduire en 2018. En juillet dernier, la rappeuse américaine Nicki Minaj s'est retirée d'un concert en Arabie saoudite, dans ce qu'elle a décrit comme une manifestation de soutien aux droits des femmes et des homosexuels dans le royaume.
Son complice, dont la nationalité n'a pas été précisée, a été condamné à 12 ans et six mois de prison, a indiqué dimanche la télévision d'Etat Al-Ekhbariyah.

L'attaque, survenue lors d'une représentation le 11 novembre à Ryad et qui n'a pas été revendiquée, a fait quatre blessés parmi les membres de la troupe, selon Madrid. C'était la première attaque contre des artistes depuis que le royaume s'est ouvert aux divertissements.

"La cour pénale a condamné à mort en première instance l'auteur de l'attaque terroriste de Ryad", a indiqué la télévision d'Etat sans préciser la date du verdict.

Le Yéménite est en détention. On ignore si son complice a été arrêté. Les deux condamnés ont la possibilité d'interjeter appel.

A l'ouverture de leur procès le 19 décembre, Al-Ekhbariyah avait indiqué que l'auteur de l'attaque avait reçu des ordres d'Al-Qaïda.

L'organisation Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), basée au Yémen, est considérée par les Etats-Unis comme la branche la plus dangereuse de ce réseau radical.

Selon l'acte d'accusation cité par le journal progouvernemental Okaz, le principal accusé, identifié par la police saoudienne comme un expatrié yéménite de 33 ans, appartient à Al-Qaïda et a combattu dans ses rangs.

Ouvrir le pays aux touristes
L'attaque a eu lieu lors d'une représentation musicale au parc du Roi Abdallah dans la capitale saoudienne, l'un des lieux accueillant un festival appelé "Saison de Ryad".

Cette manifestation fait partie d'un programme visant à ouvrir le royaume aux touristes et à diversifier son économie, très dépendante du pétrole.

Bien que ces réformes soient populaires auprès d'une partie de la population saoudienne, elles suscitent le courroux de partisans de la ligne dure religieuse dans ce pays profondément conservateur qui applique une version rigoriste de l'islam.

Engagée de longue date dans la lutte contre les jihadistes au Yémen, l'Arabie saoudite sunnite conduit depuis mars 2015 un coalition qui intervient militairement contre les rebelles yéménites Houthis soutenus par l'Iran chiite.

Plus tôt cette année, des militants ont rapporté l'arrestation du religieux Omar al-Muqbil qui avait accusé la General Entertainment Authority (GEA, chargé d'organiser les concerts et autres évènements de loisir) "d'effacer l'identité originelle de la société saoudienne".

Ces réformes interviennent alors que le royaume, un poids lourd de l'Opep, est touché par la faiblesse des prix du pétrole et cherche à stimuler les dépenses intérieures et à diversifier son économie.

Tactique de diversion
Les Saoudiens dépensent des milliards de dollars par an pour voir des films et visiter des parcs d'attraction dans les centres touristiques voisins comme Dubaï et Bahreïn.

Selon les critiques, l'assouplissement des restrictions sociales est une tactique de diversion visant à rendre les citoyens plus obéissants et à atténuer la frustration du public face au ralentissement économique et à l'intensification de la répression de la dissidence.

Le royaume est sous les projecteurs de pays et d'organisations occidentaux en ce qui concerne son bilan en matière de droits humains depuis l'assassinat en octobre 2018 par un commando envoyé par Ryad, du journaliste et opposant saoudien Jamal Khashoggi au consulat de son pays à Istanbul.

L'image du pays a également souffert de l'arrestation d'une douzaine de militantes, quelques semaines seulement avant la levée de l'interdiction faite aux femmes de conduire en 2018.

En juillet dernier, la rappeuse américaine Nicki Minaj s'est retirée d'un concert en Arabie saoudite, dans ce qu'elle a décrit comme une manifestation de soutien aux droits des femmes et des homosexuels dans le royaume.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10782 Sun, 29 Dec 2019 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Yémen : l'ONU alarmée par la condamnation à mort d'une trentaine de personnes https://www.peinedemort.org/document/10592 Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme (HCDH) s'est dit, vendredi, « profondément alarmé par l'application de la peine de mort » par un tribunal « des autorités de facto de Sanaa » au Yémen qui a condamné mardi à mort 30 personnes pour « espionnage » au profit « de pays agresseurs ». « Les 30 hommes condamnés sont la plupart des universitaires, des étudiants et des hommes politiques affiliés au parti Al-Islah », a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du HCDH lors d'un point de presse à Genève. Si les services de la Haut-Commissaire Michelle Bachelet ont pris note le fait que « les condamnations et les peines peuvent faire l'objet d'un appel », ils invitent toutefois le tribunal « à tenir compte des graves allégations de torture et autres mauvais traitements, ainsi que de violations des droits des personnes condamnées ». Le HCDH qui plaide pour « un procès équitable et une procédure régulière » rappelle d'ailleurs avoir reçu « des informations crédibles selon lesquelles nombre des condamnés auraient été placés en détention arbitraire ou illégale ». « Les personnes condamnées auraient été soumises à la torture et à d'autres formes de mauvais traitements lors de leur détention », a ajouté Mme Shamdasani. Ces 30 personnes ont été arrêtées par des membres des forces de sécurité et des comités populaires affiliés aux Houthis à divers moments en 2016. Elles ont été par la suite accusées en avril 2017 pour avoir participé à un groupe armé organisé dans l'intention de « perpétrer des actes criminels contre le personnel de sécurité et les comités populaires affiliés aux Houthis, tels que des attentats à la bombe et des assassinats à Sanaa ». On leur reproche également d'avoir fourni des renseignements « aux agresseurs » et menacé la paix et la sécurité sociales du Yémen. Devant une telle sentence, les services de Mme Bachelet soulignent que « toute accusation à caractère politique devrait être rejetée et les normes internationales en matière de procès équitable pleinement respectées ». « L'ONU s'oppose à l'application de la peine de mort en toutes circonstances », a fait valoir Mme Shamdasani. « Les 30 hommes condamnés sont la plupart des universitaires, des étudiants et des hommes politiques affiliés au parti Al-Islah », a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du HCDH lors d'un point de presse à Genève.

Si les services de la Haut-Commissaire Michelle Bachelet ont pris note le fait que « les condamnations et les peines peuvent faire l'objet d'un appel », ils invitent toutefois le tribunal « à tenir compte des graves allégations de torture et autres mauvais traitements, ainsi que de violations des droits des personnes condamnées ».

Le HCDH qui plaide pour « un procès équitable et une procédure régulière » rappelle d'ailleurs avoir reçu « des informations crédibles selon lesquelles nombre des condamnés auraient été placés en détention arbitraire ou illégale ».

« Les personnes condamnées auraient été soumises à la torture et à d'autres formes de mauvais traitements lors de leur détention », a ajouté Mme Shamdasani.

Ces 30 personnes ont été arrêtées par des membres des forces de sécurité et des comités populaires affiliés aux Houthis à divers moments en 2016. Elles ont été par la suite accusées en avril 2017 pour avoir participé à un groupe armé organisé dans l'intention de « perpétrer des actes criminels contre le personnel de sécurité et les comités populaires affiliés aux Houthis, tels que des attentats à la bombe et des assassinats à Sanaa ».

On leur reproche également d'avoir fourni des renseignements « aux agresseurs » et menacé la paix et la sécurité sociales du Yémen.

Devant une telle sentence, les services de Mme Bachelet soulignent que « toute accusation à caractère politique devrait être rejetée et les normes internationales en matière de procès équitable pleinement respectées ».

« L'ONU s'oppose à l'application de la peine de mort en toutes circonstances », a fait valoir Mme Shamdasani.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10592 Fri, 12 Jul 2019 00:00:00 +0000 Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU
Le gouvernement yéménite menace de suspendre les négociations sur l'échange de prisonniers avec les Houthis https://www.peinedemort.org/document/10583 ADEN (Yémen), 10 juillet (Xinhua) -- Le gouvernement yéménite soutenu par la communauté internationale a menacé mercredi de suspendre les négociations portant sur l'échange de prisonniers avec les rebelles houthis, en signe de protestation contre la condamnation à mort de 30 détenus à Sanaa. "Nous considérons comme illégales les condamnations à mort prononcées par ce tribunal houthi illégitime à l'encontre de 36 militants politiques à Sanaa", a indiqué sur Twitter Hadi Haig, président du Comité d'échange de prisonniers. "Les agissements des Houthis pourraient conduire à une suspension - voire à un effondrement complet - des négociations portant sur la mise en oeuvre de l'accord d'échange de prisonniers", a-t-il averti. Il a également appelé l'émissaire de l'ONU à "se prononcer contre les agissements illégaux des Houthis". Mardi, un tribunal de Sanaa, la capitale yéménite contrôlée par les rebelles, a condamné 30 personnes à la peine capitale pour espionnage au profit de l'Arabie saoudite et de ses alliés de la coalition militaire anti-houthie, qui lutte contre les rebelles au Yémen. Les condamnés, qui sont principalement des universitaires, des professeurs et des étudiants membres du parti politique yéménite Al-Islah, lié aux Frères musulmans, ont été arrêtés au cours d'une campagne de répression lancée par les Houthis en 2016. Amnesty International, une organisation non gouvernementale basée à Londres et consacrée aux droits de l'homme, a également condamné ce procès, qu'elle a décrit comme une "parodie de justice", tout en exhortant les Houthis à libérer immédiatement les 30 accusés. L'Arabie saoudite dirige depuis plus de quatre ans une coalition militaire arabe qui intervient au Yémen contre les rebelles houthis soutenus par l'Iran, dans le but de rétablir le gouvernement du président yéménite Abdrabbo Mansour Hadi reconnu par la communauté internationale.
"Nous considérons comme illégales les condamnations à mort prononcées par ce tribunal houthi illégitime à l'encontre de 36 militants politiques à Sanaa", a indiqué sur Twitter Hadi Haig, président du Comité d'échange de prisonniers.

"Les agissements des Houthis pourraient conduire à une suspension - voire à un effondrement complet - des négociations portant sur la mise en oeuvre de l'accord d'échange de prisonniers", a-t-il averti.

Il a également appelé l'émissaire de l'ONU à "se prononcer contre les agissements illégaux des Houthis".

Mardi, un tribunal de Sanaa, la capitale yéménite contrôlée par les rebelles, a condamné 30 personnes à la peine capitale pour espionnage au profit de l'Arabie saoudite et de ses alliés de la coalition militaire anti-houthie, qui lutte contre les rebelles au Yémen.

Les condamnés, qui sont principalement des universitaires, des professeurs et des étudiants membres du parti politique yéménite Al-Islah, lié aux Frères musulmans, ont été arrêtés au cours d'une campagne de répression lancée par les Houthis en 2016.

Amnesty International, une organisation non gouvernementale basée à Londres et consacrée aux droits de l'homme, a également condamné ce procès, qu'elle a décrit comme une "parodie de justice", tout en exhortant les Houthis à libérer immédiatement les 30 accusés.

L'Arabie saoudite dirige depuis plus de quatre ans une coalition militaire arabe qui intervient au Yémen contre les rebelles houthis soutenus par l'Iran, dans le but de rétablir le gouvernement du président yéménite Abdrabbo Mansour Hadi reconnu par la communauté internationale.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10583 Wed, 10 Jul 2019 00:00:00 +0000 Xinhua
Yémen : les rebelles houthistes condamnent à mort 30 opposants pour "espionnage" https://www.peinedemort.org/document/10582 SANAA, 9 juillet (Xinhua) -- Mardi, un tribunal de la capitale yéménite - Sanaa - sous contrôle des rebelles houthistes, a condamné à mort 30 personnes accusées d'espionnage pour le compte de la coalition conduite par l'Arabie saoudite, a déclaré une source judiciaire. Les hommes, principalement des chercheurs, des professeurs et des étudiants, sont des membres du parti Al-Islah, antenne locale des Frères musulmans. Ils ont été arrêtés lors d'une opération de sécurité houthiste, en 2016. Les condamnés peuvent faire appel de la décision du tribunal, a déclaré un responsable sous couvert de l'anonymat. Amnesty International a qualifié le procès d"'insulte à la justice" et a exhorté les houthistes à relâcher immédiatement les 30 hommes. L'Arabie saoudite dirige une coalition militaire arabe combattant au Yémen depuis quatre ans le mouvement rebelle houthi, allié à l'Iran, et soutenant le gouvernement en exil, reconnu par la communauté internationale, du président yéménite Abd-Rabbu Mansour Hadi.
Les hommes, principalement des chercheurs, des professeurs et des étudiants, sont des membres du parti Al-Islah, antenne locale des Frères musulmans. Ils ont été arrêtés lors d'une opération de sécurité houthiste, en 2016.

Les condamnés peuvent faire appel de la décision du tribunal, a déclaré un responsable sous couvert de l'anonymat.

Amnesty International a qualifié le procès d"'insulte à la justice" et a exhorté les houthistes à relâcher immédiatement les 30 hommes.

L'Arabie saoudite dirige une coalition militaire arabe combattant au Yémen depuis quatre ans le mouvement rebelle houthi, allié à l'Iran, et soutenant le gouvernement en exil, reconnu par la communauté internationale, du président yéménite Abd-Rabbu Mansour Hadi.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10582 Tue, 09 Jul 2019 00:00:00 +0000 Xinhua
Yémen: un tribunal des rebelles houthis condamne à mort 30 personnes pour "espionnage", selon une source https://www.peinedemort.org/document/10584 Un tribunal des rebelles houthis au Yémen a condamné mardi à mort 30 personnes pour avoir "espionné" au profit de la coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite, a-t-on appris de source judiciaire dans la capitale Sanaa. Jugés par la cour pénale de Sanaa, les condamnés - des universitaires, des syndicalistes et des prédicateurs - faisaient partie d'un groupe de 36 accusés et étaient en détention depuis un an, a précisé la même source à l'AFP. "La cour pénale a prononcé aujourd'hui (mardi) un verdict condamnant à mort 30 personnes pour espionnage au profit de pays agresseurs", en allusion à la coalition, a dit la source. Elle a précisé que ces personnes avaient été reconnues coupables d'avoir fourni aux pays de la coalition des informations sur des emplacements, en vue de frappes aériennes. Six autres accusés ont été acquittés. Dans un tweet en arabe, Amnesty International a qualifié les condamnations à mort des 30 opposants politiques de "grave violation des droits de l'homme" et a demandé que "ces sentences injustes soient annulées" et les accusés "libérés immédiatement". La coalition militaire dirigée par Riyad soutient depuis mars 2015 les forces gouvernementales au Yémen dans la guerre contre les rebelles houthis, soutenus par l'Iran. Depuis que les houthis se sont emparés de la capitale Sanaa en septembre 2014, leurs tribunaux ont prononcé plusieurs condamnations à mort pour espionnage. En mai 2018, un tribunal de Sanaa a condamné à mort deux hommes pour espionnage au profit de l'Arabie saoudite, et en janvier dernier, la même cour a prononcé la peine capitale contre une jeune mère de 22 ans, Asmaa al-Omeissy, et deux hommes pour "assistance à un pays ennemi", en l'occurrence les Emirats arabes unis, membre clé de la coalition. Ces condamnations à mort n'ont pas encore été appliquées. Mardi, la cour d'appel chargée des affaires de terrorisme a commué la peine capitale à l'encontre d'Asmaa al-Omeissy en 15 années de prison, selon une autre source judiciaire à Sanaa. Dans un autre tweet, dès lundi, Amnesty avait réclamé l'annulation de la sentence de mort et la libération de la jeune femme "qui subit des accusations sans fondement". Le conflit au Yémen a fait des dizaines de milliers de morts, dont de nombreux civils, selon diverses ONG, et provoqué la pire catastrophe humanitaire au monde, d'après l'ONU.
Jugés par la cour pénale de Sanaa, les condamnés - des universitaires, des syndicalistes et des prédicateurs - faisaient partie d'un groupe de 36 accusés et étaient en détention depuis un an, a précisé la même source à l'AFP.

"La cour pénale a prononcé aujourd'hui (mardi) un verdict condamnant à mort 30 personnes pour espionnage au profit de pays agresseurs", en allusion à la coalition, a dit la source. Elle a précisé que ces personnes avaient été reconnues coupables d'avoir fourni aux pays de la coalition des informations sur des emplacements, en vue de frappes aériennes. Six autres accusés ont été acquittés.

Dans un tweet en arabe, Amnesty International a qualifié les condamnations à mort des 30 opposants politiques de "grave violation des droits de l'homme" et a demandé que "ces sentences injustes soient annulées" et les accusés "libérés immédiatement".

La coalition militaire dirigée par Riyad soutient depuis mars 2015 les forces gouvernementales au Yémen dans la guerre contre les rebelles houthis, soutenus par l'Iran.

Depuis que les houthis se sont emparés de la capitale Sanaa en septembre 2014, leurs tribunaux ont prononcé plusieurs condamnations à mort pour espionnage.

En mai 2018, un tribunal de Sanaa a condamné à mort deux hommes pour espionnage au profit de l'Arabie saoudite, et en janvier dernier, la même cour a prononcé la peine capitale contre une jeune mère de 22 ans, Asmaa al-Omeissy, et deux hommes pour "assistance à un pays ennemi", en l'occurrence les Emirats arabes unis, membre clé de la coalition. Ces condamnations à mort n'ont pas encore été appliquées.

Mardi, la cour d'appel chargée des affaires de terrorisme a commué la peine capitale à l'encontre d'Asmaa al-Omeissy en 15 années de prison, selon une autre source judiciaire à Sanaa.

Dans un autre tweet, dès lundi, Amnesty avait réclamé l'annulation de la sentence de mort et la libération de la jeune femme "qui subit des accusations sans fondement".

Le conflit au Yémen a fait des dizaines de milliers de morts, dont de nombreux civils, selon diverses ONG, et provoqué la pire catastrophe humanitaire au monde, d'après l'ONU.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10584 Tue, 09 Jul 2019 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Trente personnes condamnées à mort pour espionnage au Yémen par un tribunal houthi https://www.peinedemort.org/document/10628 Un tribunal de Sanaa, sous contrôle des rebelles houthistes, a condamné à mort trente personnes pour "espionnage". Il se s'agit pas des premières condamnations à mort prononcées par un tribunal houthi (que le gouvernement yéménite considère comme illégitime). Il se s'agit pas des premières condamnations à mort prononcées par un tribunal houthi (que le gouvernement yéménite considère comme illégitime).]]> https://www.peinedemort.org/document/10628 Tue, 09 Jul 2019 00:00:00 +0000 Sophie Fotiadi