La peine de mort dans le monde — Yémen https://www.peinedemort.org/rss/pays/YEM Yémen : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2019 Fri, 22 Nov 2019 03:38:52 +0100 Mon, 22 Jul 2019 08:07:35 +0200 120 Yémen : l'ONU alarmée par la condamnation à mort d'une trentaine de personnes https://www.peinedemort.org/document/10592 Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme (HCDH) s'est dit, vendredi, « profondément alarmé par l'application de la peine de mort » par un tribunal « des autorités de facto de Sanaa » au Yémen qui a condamné mardi à mort 30 personnes pour « espionnage » au profit « de pays agresseurs ». « Les 30 hommes condamnés sont la plupart des universitaires, des étudiants et des hommes politiques affiliés au parti Al-Islah », a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du HCDH lors d'un point de presse à Genève. Si les services de la Haut-Commissaire Michelle Bachelet ont pris note le fait que « les condamnations et les peines peuvent faire l'objet d'un appel », ils invitent toutefois le tribunal « à tenir compte des graves allégations de torture et autres mauvais traitements, ainsi que de violations des droits des personnes condamnées ». Le HCDH qui plaide pour « un procès équitable et une procédure régulière » rappelle d'ailleurs avoir reçu « des informations crédibles selon lesquelles nombre des condamnés auraient été placés en détention arbitraire ou illégale ». « Les personnes condamnées auraient été soumises à la torture et à d'autres formes de mauvais traitements lors de leur détention », a ajouté Mme Shamdasani. Ces 30 personnes ont été arrêtées par des membres des forces de sécurité et des comités populaires affiliés aux Houthis à divers moments en 2016. Elles ont été par la suite accusées en avril 2017 pour avoir participé à un groupe armé organisé dans l'intention de « perpétrer des actes criminels contre le personnel de sécurité et les comités populaires affiliés aux Houthis, tels que des attentats à la bombe et des assassinats à Sanaa ». On leur reproche également d'avoir fourni des renseignements « aux agresseurs » et menacé la paix et la sécurité sociales du Yémen. Devant une telle sentence, les services de Mme Bachelet soulignent que « toute accusation à caractère politique devrait être rejetée et les normes internationales en matière de procès équitable pleinement respectées ». « L'ONU s'oppose à l'application de la peine de mort en toutes circonstances », a fait valoir Mme Shamdasani. « Les 30 hommes condamnés sont la plupart des universitaires, des étudiants et des hommes politiques affiliés au parti Al-Islah », a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du HCDH lors d'un point de presse à Genève.

Si les services de la Haut-Commissaire Michelle Bachelet ont pris note le fait que « les condamnations et les peines peuvent faire l'objet d'un appel », ils invitent toutefois le tribunal « à tenir compte des graves allégations de torture et autres mauvais traitements, ainsi que de violations des droits des personnes condamnées ».

Le HCDH qui plaide pour « un procès équitable et une procédure régulière » rappelle d'ailleurs avoir reçu « des informations crédibles selon lesquelles nombre des condamnés auraient été placés en détention arbitraire ou illégale ».

« Les personnes condamnées auraient été soumises à la torture et à d'autres formes de mauvais traitements lors de leur détention », a ajouté Mme Shamdasani.

Ces 30 personnes ont été arrêtées par des membres des forces de sécurité et des comités populaires affiliés aux Houthis à divers moments en 2016. Elles ont été par la suite accusées en avril 2017 pour avoir participé à un groupe armé organisé dans l'intention de « perpétrer des actes criminels contre le personnel de sécurité et les comités populaires affiliés aux Houthis, tels que des attentats à la bombe et des assassinats à Sanaa ».

On leur reproche également d'avoir fourni des renseignements « aux agresseurs » et menacé la paix et la sécurité sociales du Yémen.

Devant une telle sentence, les services de Mme Bachelet soulignent que « toute accusation à caractère politique devrait être rejetée et les normes internationales en matière de procès équitable pleinement respectées ».

« L'ONU s'oppose à l'application de la peine de mort en toutes circonstances », a fait valoir Mme Shamdasani.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10592 Fri, 12 Jul 2019 00:00:00 +0200 Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU
Le gouvernement yéménite menace de suspendre les négociations sur l'échange de prisonniers avec les Houthis https://www.peinedemort.org/document/10583 ADEN (Yémen), 10 juillet (Xinhua) -- Le gouvernement yéménite soutenu par la communauté internationale a menacé mercredi de suspendre les négociations portant sur l'échange de prisonniers avec les rebelles houthis, en signe de protestation contre la condamnation à mort de 30 détenus à Sanaa. "Nous considérons comme illégales les condamnations à mort prononcées par ce tribunal houthi illégitime à l'encontre de 36 militants politiques à Sanaa", a indiqué sur Twitter Hadi Haig, président du Comité d'échange de prisonniers. "Les agissements des Houthis pourraient conduire à une suspension - voire à un effondrement complet - des négociations portant sur la mise en oeuvre de l'accord d'échange de prisonniers", a-t-il averti. Il a également appelé l'émissaire de l'ONU à "se prononcer contre les agissements illégaux des Houthis". Mardi, un tribunal de Sanaa, la capitale yéménite contrôlée par les rebelles, a condamné 30 personnes à la peine capitale pour espionnage au profit de l'Arabie saoudite et de ses alliés de la coalition militaire anti-houthie, qui lutte contre les rebelles au Yémen. Les condamnés, qui sont principalement des universitaires, des professeurs et des étudiants membres du parti politique yéménite Al-Islah, lié aux Frères musulmans, ont été arrêtés au cours d'une campagne de répression lancée par les Houthis en 2016. Amnesty International, une organisation non gouvernementale basée à Londres et consacrée aux droits de l'homme, a également condamné ce procès, qu'elle a décrit comme une "parodie de justice", tout en exhortant les Houthis à libérer immédiatement les 30 accusés. L'Arabie saoudite dirige depuis plus de quatre ans une coalition militaire arabe qui intervient au Yémen contre les rebelles houthis soutenus par l'Iran, dans le but de rétablir le gouvernement du président yéménite Abdrabbo Mansour Hadi reconnu par la communauté internationale.
"Nous considérons comme illégales les condamnations à mort prononcées par ce tribunal houthi illégitime à l'encontre de 36 militants politiques à Sanaa", a indiqué sur Twitter Hadi Haig, président du Comité d'échange de prisonniers.

"Les agissements des Houthis pourraient conduire à une suspension - voire à un effondrement complet - des négociations portant sur la mise en oeuvre de l'accord d'échange de prisonniers", a-t-il averti.

Il a également appelé l'émissaire de l'ONU à "se prononcer contre les agissements illégaux des Houthis".

Mardi, un tribunal de Sanaa, la capitale yéménite contrôlée par les rebelles, a condamné 30 personnes à la peine capitale pour espionnage au profit de l'Arabie saoudite et de ses alliés de la coalition militaire anti-houthie, qui lutte contre les rebelles au Yémen.

Les condamnés, qui sont principalement des universitaires, des professeurs et des étudiants membres du parti politique yéménite Al-Islah, lié aux Frères musulmans, ont été arrêtés au cours d'une campagne de répression lancée par les Houthis en 2016.

Amnesty International, une organisation non gouvernementale basée à Londres et consacrée aux droits de l'homme, a également condamné ce procès, qu'elle a décrit comme une "parodie de justice", tout en exhortant les Houthis à libérer immédiatement les 30 accusés.

L'Arabie saoudite dirige depuis plus de quatre ans une coalition militaire arabe qui intervient au Yémen contre les rebelles houthis soutenus par l'Iran, dans le but de rétablir le gouvernement du président yéménite Abdrabbo Mansour Hadi reconnu par la communauté internationale.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10583 Wed, 10 Jul 2019 00:00:00 +0200 Xinhua
Yémen : les rebelles houthistes condamnent à mort 30 opposants pour "espionnage" https://www.peinedemort.org/document/10582 SANAA, 9 juillet (Xinhua) -- Mardi, un tribunal de la capitale yéménite - Sanaa - sous contrôle des rebelles houthistes, a condamné à mort 30 personnes accusées d'espionnage pour le compte de la coalition conduite par l'Arabie saoudite, a déclaré une source judiciaire. Les hommes, principalement des chercheurs, des professeurs et des étudiants, sont des membres du parti Al-Islah, antenne locale des Frères musulmans. Ils ont été arrêtés lors d'une opération de sécurité houthiste, en 2016. Les condamnés peuvent faire appel de la décision du tribunal, a déclaré un responsable sous couvert de l'anonymat. Amnesty International a qualifié le procès d"'insulte à la justice" et a exhorté les houthistes à relâcher immédiatement les 30 hommes. L'Arabie saoudite dirige une coalition militaire arabe combattant au Yémen depuis quatre ans le mouvement rebelle houthi, allié à l'Iran, et soutenant le gouvernement en exil, reconnu par la communauté internationale, du président yéménite Abd-Rabbu Mansour Hadi.
Les hommes, principalement des chercheurs, des professeurs et des étudiants, sont des membres du parti Al-Islah, antenne locale des Frères musulmans. Ils ont été arrêtés lors d'une opération de sécurité houthiste, en 2016.

Les condamnés peuvent faire appel de la décision du tribunal, a déclaré un responsable sous couvert de l'anonymat.

Amnesty International a qualifié le procès d"'insulte à la justice" et a exhorté les houthistes à relâcher immédiatement les 30 hommes.

L'Arabie saoudite dirige une coalition militaire arabe combattant au Yémen depuis quatre ans le mouvement rebelle houthi, allié à l'Iran, et soutenant le gouvernement en exil, reconnu par la communauté internationale, du président yéménite Abd-Rabbu Mansour Hadi.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10582 Tue, 09 Jul 2019 00:00:00 +0200 Xinhua
Yémen: un tribunal des rebelles houthis condamne à mort 30 personnes pour "espionnage", selon une source https://www.peinedemort.org/document/10584 Un tribunal des rebelles houthis au Yémen a condamné mardi à mort 30 personnes pour avoir "espionné" au profit de la coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite, a-t-on appris de source judiciaire dans la capitale Sanaa. Jugés par la cour pénale de Sanaa, les condamnés - des universitaires, des syndicalistes et des prédicateurs - faisaient partie d'un groupe de 36 accusés et étaient en détention depuis un an, a précisé la même source à l'AFP. "La cour pénale a prononcé aujourd'hui (mardi) un verdict condamnant à mort 30 personnes pour espionnage au profit de pays agresseurs", en allusion à la coalition, a dit la source. Elle a précisé que ces personnes avaient été reconnues coupables d'avoir fourni aux pays de la coalition des informations sur des emplacements, en vue de frappes aériennes. Six autres accusés ont été acquittés. Dans un tweet en arabe, Amnesty International a qualifié les condamnations à mort des 30 opposants politiques de "grave violation des droits de l'homme" et a demandé que "ces sentences injustes soient annulées" et les accusés "libérés immédiatement". La coalition militaire dirigée par Riyad soutient depuis mars 2015 les forces gouvernementales au Yémen dans la guerre contre les rebelles houthis, soutenus par l'Iran. Depuis que les houthis se sont emparés de la capitale Sanaa en septembre 2014, leurs tribunaux ont prononcé plusieurs condamnations à mort pour espionnage. En mai 2018, un tribunal de Sanaa a condamné à mort deux hommes pour espionnage au profit de l'Arabie saoudite, et en janvier dernier, la même cour a prononcé la peine capitale contre une jeune mère de 22 ans, Asmaa al-Omeissy, et deux hommes pour "assistance à un pays ennemi", en l'occurrence les Emirats arabes unis, membre clé de la coalition. Ces condamnations à mort n'ont pas encore été appliquées. Mardi, la cour d'appel chargée des affaires de terrorisme a commué la peine capitale à l'encontre d'Asmaa al-Omeissy en 15 années de prison, selon une autre source judiciaire à Sanaa. Dans un autre tweet, dès lundi, Amnesty avait réclamé l'annulation de la sentence de mort et la libération de la jeune femme "qui subit des accusations sans fondement". Le conflit au Yémen a fait des dizaines de milliers de morts, dont de nombreux civils, selon diverses ONG, et provoqué la pire catastrophe humanitaire au monde, d'après l'ONU.
Jugés par la cour pénale de Sanaa, les condamnés - des universitaires, des syndicalistes et des prédicateurs - faisaient partie d'un groupe de 36 accusés et étaient en détention depuis un an, a précisé la même source à l'AFP.

"La cour pénale a prononcé aujourd'hui (mardi) un verdict condamnant à mort 30 personnes pour espionnage au profit de pays agresseurs", en allusion à la coalition, a dit la source. Elle a précisé que ces personnes avaient été reconnues coupables d'avoir fourni aux pays de la coalition des informations sur des emplacements, en vue de frappes aériennes. Six autres accusés ont été acquittés.

Dans un tweet en arabe, Amnesty International a qualifié les condamnations à mort des 30 opposants politiques de "grave violation des droits de l'homme" et a demandé que "ces sentences injustes soient annulées" et les accusés "libérés immédiatement".

La coalition militaire dirigée par Riyad soutient depuis mars 2015 les forces gouvernementales au Yémen dans la guerre contre les rebelles houthis, soutenus par l'Iran.

Depuis que les houthis se sont emparés de la capitale Sanaa en septembre 2014, leurs tribunaux ont prononcé plusieurs condamnations à mort pour espionnage.

En mai 2018, un tribunal de Sanaa a condamné à mort deux hommes pour espionnage au profit de l'Arabie saoudite, et en janvier dernier, la même cour a prononcé la peine capitale contre une jeune mère de 22 ans, Asmaa al-Omeissy, et deux hommes pour "assistance à un pays ennemi", en l'occurrence les Emirats arabes unis, membre clé de la coalition. Ces condamnations à mort n'ont pas encore été appliquées.

Mardi, la cour d'appel chargée des affaires de terrorisme a commué la peine capitale à l'encontre d'Asmaa al-Omeissy en 15 années de prison, selon une autre source judiciaire à Sanaa.

Dans un autre tweet, dès lundi, Amnesty avait réclamé l'annulation de la sentence de mort et la libération de la jeune femme "qui subit des accusations sans fondement".

Le conflit au Yémen a fait des dizaines de milliers de morts, dont de nombreux civils, selon diverses ONG, et provoqué la pire catastrophe humanitaire au monde, d'après l'ONU.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10584 Tue, 09 Jul 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Trente personnes condamnées à mort pour espionnage au Yémen par un tribunal houthi https://www.peinedemort.org/document/10628 Un tribunal de Sanaa, sous contrôle des rebelles houthistes, a condamné à mort trente personnes pour "espionnage". Il se s'agit pas des premières condamnations à mort prononcées par un tribunal houthi (que le gouvernement yéménite considère comme illégitime). Il se s'agit pas des premières condamnations à mort prononcées par un tribunal houthi (que le gouvernement yéménite considère comme illégitime).]]> https://www.peinedemort.org/document/10628 Tue, 09 Jul 2019 00:00:00 +0200 Sophie Fotiadi Yémen: Amnistie accuse les rebelles de détenir 10 journalistes https://www.peinedemort.org/document/10492 (Agence France-Presse) Dubaï - Amnistie internationale a dénoncé mercredi la détention prolongée de dix journalistes yéménites, aux mains des rebelles Houthis, y voyant « un triste indicateur sur l'état déplorable de la liberté de la presse » dans ce pays en guerre. Selon l'organisation, les dix journalistes sont détenus depuis l'été 2015 et sont poursuivis pour espionnage, alors qu'ils n'ont fait qu'« exercer pacifiquement leur droit à la liberté d'expression ». « Au cours de leur détention, ces hommes ont été mis au secret de façon intermittente, privés d'accès aux soins médicaux et subi des tortures et autres mauvais traitements », a ajouté Amnistie dans un communiqué. C'est « un rappel choquant du climat répressif auquel sont confrontés les journalistes au Yémen » et cela « illustre les risques auxquels ils sont exposés par toutes les parties en conflit », a déclaré Rasha Mohamed, chercheuse d'Amnistie pour le Yémen. « Ces hommes sont punis pour avoir exercé pacifiquement leur droit à la liberté d'expression. (Les Houthis) doivent les libérer immédiatement et abandonner toutes les charges retenues contre eux », a-t-elle ajouté. Plus de trois ans après leur détention, en décembre 2018, les journalistes ont été déférés devant un tribunal spécialisé dans les affaires de « terrorisme ». Certains ont été inculpés d'espionnage au profit de la coalition militaire anti-rebelles menée par l'Arabie saoudite et risquent la peine de mort, selon Amnistie. Certains travaillaient pour des organes d'information en ligne affiliés à al-Islah, un parti islamiste sunnite opposé aux rebelles chiites. Les Houthis, appuyés par l'Iran, contrôlent la capitale Sanaa et une bonne partie du nord du Yémen depuis fin 2014. Ils sont en guerre contre le camp gouvernemental soutenu par l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Huit journalistes ont été tués en 2018 au Yémen, selon Reporters sans frontières (RSF). Le conflit au Yémen, qui dure depuis plus de quatre ans, a fait des dizaines de milliers de morts, dont des milliers de civils, selon des organisations humanitaires. Plus de 3,6 millions de personnes ont été déplacées depuis 2015 et 24,1 millions ont besoin d'assistance, selon l'ONU qui évoque régulièrement la pire crise humanitaire en cours dans le monde.
Selon l'organisation, les dix journalistes sont détenus depuis l'été 2015 et sont poursuivis pour espionnage, alors qu'ils n'ont fait qu'« exercer pacifiquement leur droit à la liberté d'expression ».

« Au cours de leur détention, ces hommes ont été mis au secret de façon intermittente, privés d'accès aux soins médicaux et subi des tortures et autres mauvais traitements », a ajouté Amnistie dans un communiqué.

C'est « un rappel choquant du climat répressif auquel sont confrontés les journalistes au Yémen » et cela « illustre les risques auxquels ils sont exposés par toutes les parties en conflit », a déclaré Rasha Mohamed, chercheuse d'Amnistie pour le Yémen.

« Ces hommes sont punis pour avoir exercé pacifiquement leur droit à la liberté d'expression. (Les Houthis) doivent les libérer immédiatement et abandonner toutes les charges retenues contre eux », a-t-elle ajouté.

Plus de trois ans après leur détention, en décembre 2018, les journalistes ont été déférés devant un tribunal spécialisé dans les affaires de « terrorisme ».

Certains ont été inculpés d'espionnage au profit de la coalition militaire anti-rebelles menée par l'Arabie saoudite et risquent la peine de mort, selon Amnistie.

Certains travaillaient pour des organes d'information en ligne affiliés à al-Islah, un parti islamiste sunnite opposé aux rebelles chiites.

Les Houthis, appuyés par l'Iran, contrôlent la capitale Sanaa et une bonne partie du nord du Yémen depuis fin 2014. Ils sont en guerre contre le camp gouvernemental soutenu par l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.

Huit journalistes ont été tués en 2018 au Yémen, selon Reporters sans frontières (RSF).

Le conflit au Yémen, qui dure depuis plus de quatre ans, a fait des dizaines de milliers de morts, dont des milliers de civils, selon des organisations humanitaires.

Plus de 3,6 millions de personnes ont été déplacées depuis 2015 et 24,1 millions ont besoin d'assistance, selon l'ONU qui évoque régulièrement la pire crise humanitaire en cours dans le monde.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10492 Tue, 30 Apr 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Le nombre d'exécutions capitales dans le monde au plus bas depuis une décennie https://www.peinedemort.org/document/10458 Amnesty International a enregistré 690 exécutions capitales en 2018, un chiffre au plus bas depuis dix ans, malgré une hausse dans plusieurs pays dont les Etats-Unis et le Japon, selon son rapport mondial sur la peine de mort publié mercredi. L'organisation a cependant précisé que ce chiffre ne comprend pas les exécutions en Chine, où les chiffres sont classés secret d'Etat. "On pense que les exécutions s'y comptent par milliers", précise l'ONG. "La chute du nombre d'exécutions à l'échelle mondiale", qui ont baissé de 31% par rapport à l'année précédente, "prouve que même les pays apparemment les plus rétifs amorcent un changement et réalisent que la peine de mort n'est pas la solution", a déclaré Kumi Naidoo, secrétaire général d'Amnesty International. "Cela incite à espérer que ce n'est qu'une simple question de temps avant que ce châtiment cruel et archaïque ne soit relégué au passé", a-t-il ajouté. L'ONG explique cette baisse principalement par les modifications apportées à la loi relative à la lutte contre les stupéfiants en Iran, où le nombre d'exécution a baissé de 50%, et par la "diminution des chiffres dans certains des pays responsables de la majorité des exécutions", principalement en Irak, au Pakistan et en Somalie. Derrière la Chine, les pays ayant eu le plus massivement recours aux exécutions sont l'Iran (253), l'Arabie saoudite (149), le Vietnam (85) et l'Irak (52). Ces quatre derniers pays représentent ensemble près de quatre cinquièmes (78%) des exécutions recensées dans le monde. Malgré un recul global, le nombre d'exécutions a augmenté dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis (25), au Japon (15), à Singapour (13) au Soudan du Sud (7) et au Belarus (4). La Thaïlande, elle, a renoué avec les exécutions, où elles n'avaient plus cours depuis 2009. Au total, vingt pays ont procédé à des exécutions en 2018, par décapitation (Arabie Saoudite), électrocution (Etats-Unis), pendaison (Afghanistan, Japon, Singapour), injection létale (Chine, Etats-Unis, Thaïlande) ou arme à feu (Corée du Nord, Yémen). - "Consensus mondial" - Amnesty International a par ailleurs enregistré 2.531 condamnations à mort (Chine non incluse) l'année dernière -contre 2.591 en 2017-, portant à 19.336 le nombre de personnes dans les couloirs de la mort. L'ONG s'est dite "préoccupée par la forte hausse du nombre" de ces condamnations dans certains pays. Elles ont ainsi été multipliées par quatre en Irak (271 condamnations à mort en 2018), et ont augmenté de 75% en Egypte (717). Malgré ces chiffres, l'organisation juge que la peine de mort est "résolument en recul" dans le monde, donnant plusieurs exemples de mesures prises pour mettre fin à ce châtiment. Le Burkina Faso a ainsi adopté un nouveau code pénal excluant la peine de mort, tandis que la Gambie et la Malaisie ont déclaré un moratoire officiel sur les exécutions. Aux États-Unis, la loi relative à la peine capitale dans l'État de Washington a été déclarée inconstitutionnelle. "Les autres pays concernés doivent à présent s'engager sur la même voie", a réclamé Kumi Naidoo. "Lentement mais sûrement, un consensus mondial est en train de se former visant à la suppression du recours à la peine de mort", a-t-il estimé. Selon Amnesty International, à la fin de l'année 2018, 106 pays, soit plus de la moitié des États dans le monde, avaient aboli la peine de mort, et 142 d'entre eux étaient abolitionnistes en droit ou en pratique. Amnesty International a également recensé huit cas de condamnés à mort innocentés au cours de l'année écoulée, dont deux aux États-Unis et un en Egypte.
L'organisation a cependant précisé que ce chiffre ne comprend pas les exécutions en Chine, où les chiffres sont classés secret d'Etat. "On pense que les exécutions s'y comptent par milliers", précise l'ONG.

"La chute du nombre d'exécutions à l'échelle mondiale", qui ont baissé de 31% par rapport à l'année précédente, "prouve que même les pays apparemment les plus rétifs amorcent un changement et réalisent que la peine de mort n'est pas la solution", a déclaré Kumi Naidoo, secrétaire général d'Amnesty International.

"Cela incite à espérer que ce n'est qu'une simple question de temps avant que ce châtiment cruel et archaïque ne soit relégué au passé", a-t-il ajouté.

L'ONG explique cette baisse principalement par les modifications apportées à la loi relative à la lutte contre les stupéfiants en Iran, où le nombre d'exécution a baissé de 50%, et par la "diminution des chiffres dans certains des pays responsables de la majorité des exécutions", principalement en Irak, au Pakistan et en Somalie.

Derrière la Chine, les pays ayant eu le plus massivement recours aux exécutions sont l'Iran (253), l'Arabie saoudite (149), le Vietnam (85) et l'Irak (52). Ces quatre derniers pays représentent ensemble près de quatre cinquièmes (78%) des exécutions recensées dans le monde.

Malgré un recul global, le nombre d'exécutions a augmenté dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis (25), au Japon (15), à Singapour (13) au Soudan du Sud (7) et au Belarus (4). La Thaïlande, elle, a renoué avec les exécutions, où elles n'avaient plus cours depuis 2009.

Au total, vingt pays ont procédé à des exécutions en 2018, par décapitation (Arabie Saoudite), électrocution (Etats-Unis), pendaison (Afghanistan, Japon, Singapour), injection létale (Chine, Etats-Unis, Thaïlande) ou arme à feu (Corée du Nord, Yémen).

- "Consensus mondial" -

Amnesty International a par ailleurs enregistré 2.531 condamnations à mort (Chine non incluse) l'année dernière -contre 2.591 en 2017-, portant à 19.336 le nombre de personnes dans les couloirs de la mort. L'ONG s'est dite "préoccupée par la forte hausse du nombre" de ces condamnations dans certains pays.

Elles ont ainsi été multipliées par quatre en Irak (271 condamnations à mort en 2018), et ont augmenté de 75% en Egypte (717).

Malgré ces chiffres, l'organisation juge que la peine de mort est "résolument en recul" dans le monde, donnant plusieurs exemples de mesures prises pour mettre fin à ce châtiment.

Le Burkina Faso a ainsi adopté un nouveau code pénal excluant la peine de mort, tandis que la Gambie et la Malaisie ont déclaré un moratoire officiel sur les exécutions. Aux États-Unis, la loi relative à la peine capitale dans l'État de Washington a été déclarée inconstitutionnelle.

"Les autres pays concernés doivent à présent s'engager sur la même voie", a réclamé Kumi Naidoo. "Lentement mais sûrement, un consensus mondial est en train de se former visant à la suppression du recours à la peine de mort", a-t-il estimé.

Selon Amnesty International, à la fin de l'année 2018, 106 pays, soit plus de la moitié des États dans le monde, avaient aboli la peine de mort, et 142 d'entre eux étaient abolitionnistes en droit ou en pratique.

Amnesty International a également recensé huit cas de condamnés à mort innocentés au cours de l'année écoulée, dont deux aux États-Unis et un en Egypte.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10458 Wed, 10 Apr 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Arabie: quatre personnes exécutées pour trafic de drogue https://www.peinedemort.org/document/10443 Quatre personnes dont une femme ont été exécutées lundi en Arabie saoudite après avoir été condamnées pour trafic de drogue, a indiqué le ministère de l'Intérieur, portant à 53 le nombre de personnes mises à mort en 2019. Deux Pakistanais, un Yéménite et une Nigériane ont été exécutés dans la ville sainte de la Mecque (ouest), a indiqué le ministère de l'Intérieur dans des communiqués publiés par l'agence de presse officielle SPA. Depuis le début de l'année, 53 personnes ont été mises a mort en Arabie saoudite, selon un décompte réalisé à partir de chiffres officiels publiés par SPA. Le royaume saoudien est régi par une version rigoriste de la charia, la loi islamique, et applique la peine capitale dans des affaires de terrorisme, de meurtre, de viol, de vol à main armée et de trafic de drogue. Il compte l'un des taux d'exécutions les plus élevés au monde. Des experts des droits humains tirent régulièrement la sonnette d'alarme sur le manque d'équité des procès dans ce pays. Les autorités invoquent elles la dissuasion pour justifier la peine de mort. En 2018, 120 personnes ont été exécutées en Arabie saoudite.
Deux Pakistanais, un Yéménite et une Nigériane ont été exécutés dans la ville sainte de la Mecque (ouest), a indiqué le ministère de l'Intérieur dans des communiqués publiés par l'agence de presse officielle SPA.

Depuis le début de l'année, 53 personnes ont été mises a mort en Arabie saoudite, selon un décompte réalisé à partir de chiffres officiels publiés par SPA.

Le royaume saoudien est régi par une version rigoriste de la charia, la loi islamique, et applique la peine capitale dans des affaires de terrorisme, de meurtre, de viol, de vol à main armée et de trafic de drogue. Il compte l'un des taux d'exécutions les plus élevés au monde.

Des experts des droits humains tirent régulièrement la sonnette d'alarme sur le manque d'équité des procès dans ce pays. Les autorités invoquent elles la dissuasion pour justifier la peine de mort.

En 2018, 120 personnes ont été exécutées en Arabie saoudite. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10443 Mon, 01 Apr 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Quatre Yéménites condamnés à mort exécutés en Arabie saoudite https://www.peinedemort.org/document/10337 Quatre Yéménites, condamnés à mort pour le meurtre d'un Pakistanais, ont été exécutés dimanche en Arabie saoudite, a annoncé le ministère saoudien de l'Intérieur dans un communiqué. Ils ont été reconnus coupables du meurtre d'un gardien pakistanais et du pillage de l'entreprise qui l'employait, selon le communiqué publié par l'agence officielle SPA. Ils ont été exécutés dans la ville sainte de La Mecque, dans l'ouest de l'Arabie saoudite, où les condamnés à mort sont généralement décapités au sabre. Ces exécutions portent à 20 le nombre de personnes mises à mort depuis le début de cette année, selon les autorités saoudiennes. En 2018, plus de 120 condamnés à mort ont exécutés en Arabie saoudite, un pays mis à l'index par les organisations de défense des droits humains pour le nombre élevé d'exécutions, à l'instar de la Chine et de l'Iran. Les lois en Arabie saoudite suivent une version rigoriste de l'islam qui prévoit la peine de mort pour de nombreux crimes, dont les meurtres et les trafics aggravés de drogue. Ils ont été exécutés dans la ville sainte de La Mecque, dans l'ouest de l'Arabie saoudite, où les condamnés à mort sont généralement décapités au sabre.

Ces exécutions portent à 20 le nombre de personnes mises à mort depuis le début de cette année, selon les autorités saoudiennes.
En 2018, plus de 120 condamnés à mort ont exécutés en Arabie saoudite, un pays mis à l'index par les organisations de défense des droits humains pour le nombre élevé d'exécutions, à l'instar de la Chine et de l'Iran.
Les lois en Arabie saoudite suivent une version rigoriste de l'islam qui prévoit la peine de mort pour de nombreux crimes, dont les meurtres et les trafics aggravés de drogue.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10337 Sun, 27 Jan 2019 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP