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    <title>La peine de mort dans le monde — Zimbabwe</title>
    <link>https://www.peinedemort.org/rss/pays/ZWE</link>
    <description>Zimbabwe : tous les documents concernant la peine de mort.</description>
    <language>fr</language>
    <copyright>Sophie Fotiadi &amp;lt;sophie.fotiadi@peinedemort.org&amp;gt;, 2026</copyright>
    <pubDate>Thu, 16 Apr 2026 00:51:25 +0000</pubDate>
    <lastBuildDate>Mon, 19 Jan 2026 19:57:30 +0000</lastBuildDate>
    <ttl>120</ttl>
    <item>
      <title>Peine de mort : davantage d'exécutions dans certains pays malgré la tendance à l'abolition</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12556</link>
      <description>Alors que le monde semblait s'engager vers l'abolition universelle, 2025 marque un recul brutal : Iran, Arabie saoudite, États-Unis, Chine, Afghanistan… quelques États intensifient les exécutions, notamment pour des délits liés à la drogue, et font grimper le compteur mondial.&#13;
&#13;
Le Bureau des droits de l'homme de l'ONU indique avoir constaté une « hausse alarmante » du recours à la peine capitale en 2025, en particulier pour des infractions qui ne répondent pas au critère des « crimes les plus graves » requis par le droit international, « la poursuite des exécutions de personnes condamnées pour des crimes commis lorsqu'elles étaient mineures, ainsi que le secret persistant qui entoure les exécutions ».&#13;
&#13;
« Cela est non seulement incompatible avec le droit international, mais également inefficace pour dissuader la criminalité », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk.&#13;
&#13;
Outil d'intimidation&#13;
&#13;
Si le Haut-Commissaire alerte sur ces dérives, des pays comme l'Iran montrent, chiffres à l'appui, la réalité de cette tendance inquiétante. Dans ce pays, au moins 1.500 personnes ont été exécutées, dont 47 % pour des délits liés à la drogue. &#13;
&#13;
« L'ampleur et le rythme des exécutions suggèrent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État », a observé Volker Türk. &#13;
&#13;
En Arabie saoudite, 356 personnes ont été exécutées, dépassant le record de 2024, dont 78 % pour des infractions liées à la drogue. Parmi elles, au moins deux étaient mineures au moment des faits.&#13;
&#13;
Aux États-Unis, 47 exécutions ont été réalisées, le niveau le plus élevé en 16 ans, avec la généralisation de l'asphyxie au gaz, suscitant des inquiétudes sur la cruauté des peines. &#13;
&#13;
En Afghanistan, des exécutions publiques ont perduré, quatre personnes ayant été tuées par les proches des victimes le 11 avril 2025.&#13;
&#13;
Chine et Corée du Nord&#13;
&#13;
Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour. En Chine et en Corée du Nord, le secret autour de la peine de mort empêche d'obtenir des chiffres fiables. Enfin, en Biélorussie, le champ des crimes passibles de la peine capitale a été élargi dans le cadre des lois sur la sécurité nationale et le terrorisme.&#13;
&#13;
Alors que certaines régions restent marquées par l'opacité ou l'expansion de la peine de mort, d'autres pays, comme Israël et le Hamas à Gaza, attirent l'attention en raison de projets et pratiques ciblant des populations spécifiques.&#13;
&#13;
En Israël, des projets de loi visent à étendre la peine de mort aux Palestiniens, suscitant de sérieuses inquiétudes sur le respect du droit international et des procès équitables. Selon l'ONU, des exécutions menées par le Hamas à Gaza constituent également des violations des droits de l'homme.&#13;
&#13;
Des États freinent le recours aux exécutions&#13;
&#13;
En revanche, quelques États montrent des signes de progrès, réduisant le recours à la peine capitale et limitant les crimes passibles d'exécution. C'est le cas du Vietnam, qui a réduit le nombre d'infractions passibles de la peine de mort. &#13;
&#13;
Le Pakistan a supprimé deux infractions passibles de la peine capitale, tout en en conservant 29. Le Zimbabwe a aboli la peine de mort pour les crimes de droit commun fin 2024, et le Kenya a entamé une révision législative de la peine capitale.&#13;
&#13;
En Malaisie, plus de 1.000 personnes ont été retirées du risque d'exécution grâce à la révision des peines. Au Kirghizistan, la Cour constitutionnelle a confirmé l'interdiction de la peine de mort, jugeant inconstitutionnel un projet de loi visant à la réintroduire.&#13;
&#13;
Ces avancées mettent en lumière l'écart avec d'autres pays. Le chef des droits de l'homme de l'ONU appelle à instaurer un moratoire sur les exécutions, à commuer toutes les condamnations à mort et à s'engager vers l'abolition totale.&#13;
&#13;
« La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et elle peut conduire à l'exécution de personnes innocentes. Dans la pratique, la peine de mort est aussi souvent appliquée de manière arbitraire et discriminatoire, en violation des principes fondamentaux d'égalité devant la loi », a fait valoir M. Türk.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Alors que le monde semblait s'engager vers l'abolition universelle, 2025 marque un recul brutal : Iran, Arabie saoudite, États-Unis, Chine, Afghanistan… quelques États intensifient les exécutions, notamment pour des délits liés à la drogue, et font grimper le compteur mondial.<br />
<br />
Le Bureau des droits de l'homme de l'ONU indique avoir constaté une « hausse alarmante » du recours à la peine capitale en 2025, en particulier pour des infractions qui ne répondent pas au critère des « crimes les plus graves » requis par le droit international, « la poursuite des exécutions de personnes condamnées pour des crimes commis lorsqu'elles étaient mineures, ainsi que le secret persistant qui entoure les exécutions ».<br />
<br />
« Cela est non seulement incompatible avec le droit international, mais également inefficace pour dissuader la criminalité », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk.<br />
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Outil d'intimidation<br />
<br />
Si le Haut-Commissaire alerte sur ces dérives, des pays comme l'Iran montrent, chiffres à l'appui, la réalité de cette tendance inquiétante. Dans ce pays, au moins 1.500 personnes ont été exécutées, dont 47 % pour des délits liés à la drogue. <br />
<br />
« L'ampleur et le rythme des exécutions suggèrent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État », a observé Volker Türk. <br />
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En Arabie saoudite, 356 personnes ont été exécutées, dépassant le record de 2024, dont 78 % pour des infractions liées à la drogue. Parmi elles, au moins deux étaient mineures au moment des faits.<br />
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Aux États-Unis, 47 exécutions ont été réalisées, le niveau le plus élevé en 16 ans, avec la généralisation de l'asphyxie au gaz, suscitant des inquiétudes sur la cruauté des peines. <br />
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En Afghanistan, des exécutions publiques ont perduré, quatre personnes ayant été tuées par les proches des victimes le 11 avril 2025.<br />
<br />
Chine et Corée du Nord<br />
<br />
Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour. En Chine et en Corée du Nord, le secret autour de la peine de mort empêche d'obtenir des chiffres fiables. Enfin, en Biélorussie, le champ des crimes passibles de la peine capitale a été élargi dans le cadre des lois sur la sécurité nationale et le terrorisme.<br />
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Alors que certaines régions restent marquées par l'opacité ou l'expansion de la peine de mort, d'autres pays, comme Israël et le Hamas à Gaza, attirent l'attention en raison de projets et pratiques ciblant des populations spécifiques.<br />
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En Israël, des projets de loi visent à étendre la peine de mort aux Palestiniens, suscitant de sérieuses inquiétudes sur le respect du droit international et des procès équitables. Selon l'ONU, des exécutions menées par le Hamas à Gaza constituent également des violations des droits de l'homme.<br />
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Des États freinent le recours aux exécutions<br />
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En revanche, quelques États montrent des signes de progrès, réduisant le recours à la peine capitale et limitant les crimes passibles d'exécution. C'est le cas du Vietnam, qui a réduit le nombre d'infractions passibles de la peine de mort. <br />
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Le Pakistan a supprimé deux infractions passibles de la peine capitale, tout en en conservant 29. Le Zimbabwe a aboli la peine de mort pour les crimes de droit commun fin 2024, et le Kenya a entamé une révision législative de la peine capitale.<br />
<br />
En Malaisie, plus de 1.000 personnes ont été retirées du risque d'exécution grâce à la révision des peines. Au Kirghizistan, la Cour constitutionnelle a confirmé l'interdiction de la peine de mort, jugeant inconstitutionnel un projet de loi visant à la réintroduire.<br />
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Ces avancées mettent en lumière l'écart avec d'autres pays. Le chef des droits de l'homme de l'ONU appelle à instaurer un moratoire sur les exécutions, à commuer toutes les condamnations à mort et à s'engager vers l'abolition totale.<br />
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« La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et elle peut conduire à l'exécution de personnes innocentes. Dans la pratique, la peine de mort est aussi souvent appliquée de manière arbitraire et discriminatoire, en violation des principes fondamentaux d'égalité devant la loi », a fait valoir M. Türk.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12556</guid>
      <pubDate>Mon, 19 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Organisation des Nations Unies</author>
    </item>
    <item>
      <title>Déclaration de la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples à l'occasion de la célébration de la Journée Mondiale Contre la Peine de Mort</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12486</link>
      <description>A l'occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort célébrée chaque 10 octobre, la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples (la Commission) réaffirme son engagement indéfectible en faveur de l'éradication totale de cette pratique. Son inefficacité tout comme son caractère potentiellement arbitraire et discriminatoire ont été maintes fois démontrés au fil des années.&#13;
&#13;
Pour la deuxième année consécutive, la Journée mondiale est placée sous le thème : « Lutter contre la conception erronée selon laquelle la peine de mort rend les personnes et les communautés plus sûres ». &#13;
&#13;
Dans ma déclaration du 10 octobre 2024, j'avais déjà exprimé la préoccupation de la Commission face à la tendance observée dans certains Etats à justifier la levée des moratoires sur les exécutions, voire à envisager la réintroduction de la peine de mort en invoquant les défis sécuritaires et la montée des extrémismes violents.&#13;
&#13;
Cette préoccupation demeure pleinement d'actualité. Dans plusieurs pays, les législations relatives à la sécurité et à la lutte contre le terrorisme définissent de manière excessivement large les « actes de terrorisme », sans compter les nombreuses exceptions et dérogations accordées aux autorités de poursuite et de jugement dans ce domaine souvent au détriment des droits fondamentaux à la défense reconnus aux personnes mises en cause.  &#13;
&#13;
En Afrique, les systèmes judiciaires dans certains pays demeurent confrontés à des difficultés structurelles qui accroissent le risque d'erreurs judiciaires et de condamnations arbitraires, aux conséquences souvent irréversibles. &#13;
&#13;
Dans ce contexte, il convient de rappeler que les Principes et directives sur les droits de l'homme et des peuples dans la lutte contre le terrorisme en Afrique adoptés par la Commission en 2015 exhortent les Etats à respecter pleinement le droit à la vie, y compris dans la conception et la mise en œuvre de leurs stratégies de lutte contre le terrorisme. Ce respect doit se traduire aussi bien dans l'élaboration des politiques de sécurité et de défense que dans la formulation des législations pénales et des mesures de maintien de l'ordre.&#13;
&#13;
La peine capitale au même titre que toute sanction pénale, traduit la manière dont une société conçoit la criminalité et les moyens d'y répondre. Il est dès lors essentiel d'informer, de dialoguer et de déconstruire les mythes qui l'entourent, afin de démontrer qu'elle ne possède aucun effet dissuasif avéré et qu'elle ne garantit certainement pas une plus grande sécurité pour les personnes et les communautés. &#13;
&#13;
De nombreux conflits et crises déchirent l'Afrique. Dans les pays touchés, la peine de mort doit être intégrée à une réflexion plus large sur la justice transitionnelle et la réconciliation nationale, où l'objectif principal est de promouvoir la paix sociale, la reconnaissance des souffrances vécues et la construction d'un avenir commun. &#13;
&#13;
L'Afrique continue de progresser sur la voie de l'abolition et depuis la dernière commémoration de la Journée mondiale contre la peine de mort, le Zimbabwe a franchi une étape importante en l'abolissant en décembre 2024. La Commission salue cette avancée significative, qui s'ajoute aux progrès notables enregistrés au cours des dernières décennies dans la consolidation du mouvement abolitionniste sur le continent.&#13;
&#13;
Toutefois, le chemin vers une abolition universelle de la peine de mort en Afrique demeure long. C'est pourquoi, tout en félicitant les Etats qui ont aboli de façon définitive cette peine, nous encourageons ceux qui l'ont aboli pour les crimes de droit commun à évoluer vers une abolition totale. Nous invitons par ailleurs les pays qui n'ont pas encore aboli la peine de mort à imposer un moratoire sur l'exécution des condamnés à mort en commuant les peines de mort déjà prononcées en peines d'emprisonnement à perpétuité.&#13;
La Commission encourage vivement les Etats parties à la Charte africaine, les organes de l'Union africaine, les institutions nationales des droits de l'homme, ainsi que les organisations de la société civile, à unir leurs efforts pour soutenir le processus d'adoption et de ratification du Protocole à la Charte africaine portant abolition de la peine de mort.&#13;
&#13;
La Commission invite une nouvelle fois les Etats membres de l'Union africaine qui ne l'ont pas encore fait à ratifier le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant l'abolition de la peine de mort. Elle les exhorte également à harmoniser leurs législations nationales afin d'assurer la pleine conformité de leurs cadres juridiques avec les normes internationales et régionales de protection du droit à la vie.&#13;
&#13;
La Commission africaine des droits de l'homme et des peuples exhorte tous les Etats africains à soutenir et à voter en faveur du moratoire universel sur les exécutions, conformément aux résolutions de l'Assemblée générale des Nations Unies. &#13;
Pour les Etats qui maintiennent encore la peine capitale dans leur législation, la Commission leur recommande avec insistance de limiter son application aux crimes les plus graves et à considérer l'instauration d'un moratoire sur les exécutions en attendant d'envisager son abolition définitive dans leurs législations.&#13;
&#13;
En cette journée, nous voulons encourager davantage les Etats parties à la Charte africaine, la société civile, et les organisations internationales à intensifier leurs efforts pour construire un monde où la justice ne sacrifie jamais la vie humaine.&#13;
&#13;
Honorable Commissaire Idrissa Sow&#13;
Président du Groupe de Travail sur la Peine de Mort, les Exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires et les Disparitions forcées en Afrique</description>
      <content:encoded><![CDATA[A l'occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort célébrée chaque 10 octobre, la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples (la Commission) réaffirme son engagement indéfectible en faveur de l'éradication totale de cette pratique. Son inefficacité tout comme son caractère potentiellement arbitraire et discriminatoire ont été maintes fois démontrés au fil des années.<br />
<br />
Pour la deuxième année consécutive, la Journée mondiale est placée sous le thème : « Lutter contre la conception erronée selon laquelle la peine de mort rend les personnes et les communautés plus sûres ». <br />
<br />
Dans ma déclaration du 10 octobre 2024, j'avais déjà exprimé la préoccupation de la Commission face à la tendance observée dans certains Etats à justifier la levée des moratoires sur les exécutions, voire à envisager la réintroduction de la peine de mort en invoquant les défis sécuritaires et la montée des extrémismes violents.<br />
<br />
Cette préoccupation demeure pleinement d'actualité. Dans plusieurs pays, les législations relatives à la sécurité et à la lutte contre le terrorisme définissent de manière excessivement large les « actes de terrorisme », sans compter les nombreuses exceptions et dérogations accordées aux autorités de poursuite et de jugement dans ce domaine souvent au détriment des droits fondamentaux à la défense reconnus aux personnes mises en cause.  <br />
<br />
En Afrique, les systèmes judiciaires dans certains pays demeurent confrontés à des difficultés structurelles qui accroissent le risque d'erreurs judiciaires et de condamnations arbitraires, aux conséquences souvent irréversibles. <br />
<br />
Dans ce contexte, il convient de rappeler que les Principes et directives sur les droits de l'homme et des peuples dans la lutte contre le terrorisme en Afrique adoptés par la Commission en 2015 exhortent les Etats à respecter pleinement le droit à la vie, y compris dans la conception et la mise en œuvre de leurs stratégies de lutte contre le terrorisme. Ce respect doit se traduire aussi bien dans l'élaboration des politiques de sécurité et de défense que dans la formulation des législations pénales et des mesures de maintien de l'ordre.<br />
<br />
La peine capitale au même titre que toute sanction pénale, traduit la manière dont une société conçoit la criminalité et les moyens d'y répondre. Il est dès lors essentiel d'informer, de dialoguer et de déconstruire les mythes qui l'entourent, afin de démontrer qu'elle ne possède aucun effet dissuasif avéré et qu'elle ne garantit certainement pas une plus grande sécurité pour les personnes et les communautés. <br />
<br />
De nombreux conflits et crises déchirent l'Afrique. Dans les pays touchés, la peine de mort doit être intégrée à une réflexion plus large sur la justice transitionnelle et la réconciliation nationale, où l'objectif principal est de promouvoir la paix sociale, la reconnaissance des souffrances vécues et la construction d'un avenir commun. <br />
<br />
L'Afrique continue de progresser sur la voie de l'abolition et depuis la dernière commémoration de la Journée mondiale contre la peine de mort, le Zimbabwe a franchi une étape importante en l'abolissant en décembre 2024. La Commission salue cette avancée significative, qui s'ajoute aux progrès notables enregistrés au cours des dernières décennies dans la consolidation du mouvement abolitionniste sur le continent.<br />
<br />
Toutefois, le chemin vers une abolition universelle de la peine de mort en Afrique demeure long. C'est pourquoi, tout en félicitant les Etats qui ont aboli de façon définitive cette peine, nous encourageons ceux qui l'ont aboli pour les crimes de droit commun à évoluer vers une abolition totale. Nous invitons par ailleurs les pays qui n'ont pas encore aboli la peine de mort à imposer un moratoire sur l'exécution des condamnés à mort en commuant les peines de mort déjà prononcées en peines d'emprisonnement à perpétuité.<br />
La Commission encourage vivement les Etats parties à la Charte africaine, les organes de l'Union africaine, les institutions nationales des droits de l'homme, ainsi que les organisations de la société civile, à unir leurs efforts pour soutenir le processus d'adoption et de ratification du Protocole à la Charte africaine portant abolition de la peine de mort.<br />
<br />
La Commission invite une nouvelle fois les Etats membres de l'Union africaine qui ne l'ont pas encore fait à ratifier le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant l'abolition de la peine de mort. Elle les exhorte également à harmoniser leurs législations nationales afin d'assurer la pleine conformité de leurs cadres juridiques avec les normes internationales et régionales de protection du droit à la vie.<br />
<br />
La Commission africaine des droits de l'homme et des peuples exhorte tous les Etats africains à soutenir et à voter en faveur du moratoire universel sur les exécutions, conformément aux résolutions de l'Assemblée générale des Nations Unies. <br />
Pour les Etats qui maintiennent encore la peine capitale dans leur législation, la Commission leur recommande avec insistance de limiter son application aux crimes les plus graves et à considérer l'instauration d'un moratoire sur les exécutions en attendant d'envisager son abolition définitive dans leurs législations.<br />
<br />
En cette journée, nous voulons encourager davantage les Etats parties à la Charte africaine, la société civile, et les organisations internationales à intensifier leurs efforts pour construire un monde où la justice ne sacrifie jamais la vie humaine.<br />
<br />
Honorable Commissaire Idrissa Sow<br />
Président du Groupe de Travail sur la Peine de Mort, les Exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires et les Disparitions forcées en Afrique]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12486</guid>
      <pubDate>Fri, 10 Oct 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Commission africaine des droits de l'homme et des peuples</author>
    </item>
    <item>
      <title>Journée européenne et mondiale contre la peine de mort, 10 octobre 2025 : déclaration conjointe de la Haute Représentante de l'Union européenne et du Secrétaire Général du Conseil de l'Europe</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12482</link>
      <description>L'Union Européenne (UE) et le Conseil de l'Europe réaffirment fermement leur opposition catégorique à la peine de mort, dans tous les cas et en toutes circonstances.&#13;
&#13;
Plus des deux tiers des pays ont aboli la peine de mort en droit ou en pratique. Nous nous félicitons de l'abolition de la peine de mort au Zimbabwe en 2024, et de la ratification du deuxième protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits civils et politiques par la Zambie et la Côte d'Ivoire. La même année, un nombre record de 130 pays ont voté en faveur de la résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies relative au moratoire sur l'application de la peine de mort.&#13;
&#13;
Malgré cette tendance mondiale croissante en faveur l'abolition, la peine de mort continue à être appliquée dans un certain nombre de pays. Les cinq pays ayant procédé au plus grand nombre d'exécutions en 2024 sont la Chine, l'Iran, l'Arabie Saoudite, l'Irak et le Yémen. La Biélorussie est le seul pays en Europe qui maintient encore la peine de mort. Les exécutions se sont aussi poursuivies aux Etats-Unis.&#13;
&#13;
Nous appelons les quelques Etats qui continuent d'appliquer la peine de mort à instaurer juridiquement un moratoire en tant que première étape vers l'abolition totale.&#13;
&#13;
Les partisans de la peine de mort fondent souvent leur argumentation sur la notion de dissuasion. Cependant, les études montrent de manière constante que les Etats appliquant la peine capitale n'ont pas des taux de criminalité plus bas que ceux qui ne l'appliquent pas. La peine de mort rend aussi les erreurs judiciaires irréversibles et tout amendement et toute réhabilitation sociale impossibles.&#13;
&#13;
Le Conseil de l'Europe et l'UE continueront à combattre les discours qui prônent la réintroduction de la peine de mort, y compris en Europe, et à favoriser un débat ouvert et démocratique en vue de son abolition totale partout dans le monde. A cet égard, nous nous félicitons de l'organisation du Congrès régional contre la peine de mort au Japon en novembre 2025 et du Congrès mondial contre la peine de mort en France en 2026. Ces événements démontrent le rôle moteur important joué par la société civile dans la promotion d'un monde exempt de peine capitale.&#13;
&#13;
La peine de mort, y compris le processus menant à l'exécution, est un traitement ou un châtiment inhumain ou dégradant, qui constitue la négation ultime de la dignité humaine. L'UE et le Conseil de l'Europe appellent à son abolition.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'Union Européenne (UE) et le Conseil de l'Europe réaffirment fermement leur opposition catégorique à la peine de mort, dans tous les cas et en toutes circonstances.<br />
<br />
Plus des deux tiers des pays ont aboli la peine de mort en droit ou en pratique. Nous nous félicitons de l'abolition de la peine de mort au Zimbabwe en 2024, et de la ratification du deuxième protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits civils et politiques par la Zambie et la Côte d'Ivoire. La même année, un nombre record de 130 pays ont voté en faveur de la résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies relative au moratoire sur l'application de la peine de mort.<br />
<br />
Malgré cette tendance mondiale croissante en faveur l'abolition, la peine de mort continue à être appliquée dans un certain nombre de pays. Les cinq pays ayant procédé au plus grand nombre d'exécutions en 2024 sont la Chine, l'Iran, l'Arabie Saoudite, l'Irak et le Yémen. La Biélorussie est le seul pays en Europe qui maintient encore la peine de mort. Les exécutions se sont aussi poursuivies aux Etats-Unis.<br />
<br />
Nous appelons les quelques Etats qui continuent d'appliquer la peine de mort à instaurer juridiquement un moratoire en tant que première étape vers l'abolition totale.<br />
<br />
Les partisans de la peine de mort fondent souvent leur argumentation sur la notion de dissuasion. Cependant, les études montrent de manière constante que les Etats appliquant la peine capitale n'ont pas des taux de criminalité plus bas que ceux qui ne l'appliquent pas. La peine de mort rend aussi les erreurs judiciaires irréversibles et tout amendement et toute réhabilitation sociale impossibles.<br />
<br />
Le Conseil de l'Europe et l'UE continueront à combattre les discours qui prônent la réintroduction de la peine de mort, y compris en Europe, et à favoriser un débat ouvert et démocratique en vue de son abolition totale partout dans le monde. A cet égard, nous nous félicitons de l'organisation du Congrès régional contre la peine de mort au Japon en novembre 2025 et du Congrès mondial contre la peine de mort en France en 2026. Ces événements démontrent le rôle moteur important joué par la société civile dans la promotion d'un monde exempt de peine capitale.<br />
<br />
La peine de mort, y compris le processus menant à l'exécution, est un traitement ou un châtiment inhumain ou dégradant, qui constitue la négation ultime de la dignité humaine. L'UE et le Conseil de l'Europe appellent à son abolition.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12482</guid>
      <pubDate>Thu, 09 Oct 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Conseil de l'Europe + Union européenne</author>
    </item>
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