La peine de mort dans le monde — Bangladesh https://www.peinedemort.org/rss/pays/BGD Bangladesh : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2018 Thu, 19 Jul 2018 15:08:14 +0200 Tue, 02 Jan 2018 00:27:14 +0100 120 Bangladesh: peine capitale requise contre le fils de la chef de l'opposition https://www.peinedemort.org/document/9694 Le parquet au Bangladesh a demandé lundi la peine de mort pour le fils aîné de la chef de l'opposition Khaleda Zia, accusé d'avoir joué un rôle dans une attaque sanglante à la grenade en 2004 durant laquelle l'actuelle Première ministre Sheikh Hasina avait été blessée. Plus de 20 personnes avaient été tuées et des centaines d'autres blessées dans cette attaque le 21 août 2004 contre un rassemblement du parti de Mme Hasina, la Ligue Awami. A l'époque, Mme Hasina se trouvait dans l'opposition alors que Mme Zia était Première ministre. Les deux rivales alternent au pouvoir depuis près d'une trentaine d'années. Le fils de Mme Zia, Tareque Rahman, qui vit en exil à Londres, a estimé que le procès intenté contre lui s'inscrivait dans une chasse aux sorcières politique. Dans ce procès-marathon qui touche à sa fin, le parquet a requis lundi la peine de mort contre Tareque Rahman et 48 autres personnes, y compris le ministre de l'Intérieur de l'époque et les chefs d'alors des principales agences de renseignement. Le procureur en chef Syed Rezaur Rahman a indiqué à l'AFP que des rencontres pour préparer l'attaque s'étaient tenues dans le bureau de Tareque Rahman au siège du Parti nationaliste du Bangladesh (Bangladesh Nationalist Party, BNP), la formation de sa mère. "Il a assuré aux tueurs toutes sortes d'aides administratives et financières", a-t-il déclaré, reprenant son argumentation développée devant le tribunal. Il a ajouté que le frère d'un ministre de Mme Zia qui s'était enfui au Pakistan avait distribué les grenades aux tueurs. Selon lui, l'objectif était de tuer Mme Hasina et les chefs de la Ligue Awami. Plus de dix grenades avaient été jetées sur un rassemblement à Dacca de milliers de partisans de Mme Hasina. Mme Zia, deux fois Première ministre, est également accusée dans une trentaine d'affaires pour corruption, trahison ou violences. Son procès sur deux accusations de corruption devrait s'achever en janvier.
Plus de 20 personnes avaient été tuées et des centaines d'autres blessées dans cette attaque le 21 août 2004 contre un rassemblement du parti de Mme Hasina, la Ligue Awami.

A l'époque, Mme Hasina se trouvait dans l'opposition alors que Mme Zia était Première ministre. Les deux rivales alternent au pouvoir depuis près d'une trentaine d'années.

Le fils de Mme Zia, Tareque Rahman, qui vit en exil à Londres, a estimé que le procès intenté contre lui s'inscrivait dans une chasse aux sorcières politique.

Dans ce procès-marathon qui touche à sa fin, le parquet a requis lundi la peine de mort contre Tareque Rahman et 48 autres personnes, y compris le ministre de l'Intérieur de l'époque et les chefs d'alors des principales agences de renseignement.

Le procureur en chef Syed Rezaur Rahman a indiqué à l'AFP que des rencontres pour préparer l'attaque s'étaient tenues dans le bureau de Tareque Rahman au siège du Parti nationaliste du Bangladesh (Bangladesh Nationalist Party, BNP), la formation de sa mère.

"Il a assuré aux tueurs toutes sortes d'aides administratives et financières", a-t-il déclaré, reprenant son argumentation développée devant le tribunal. Il a ajouté que le frère d'un ministre de Mme Zia qui s'était enfui au Pakistan avait distribué les grenades aux tueurs.

Selon lui, l'objectif était de tuer Mme Hasina et les chefs de la Ligue Awami. Plus de dix grenades avaient été jetées sur un rassemblement à Dacca de milliers de partisans de Mme Hasina.

Mme Zia, deux fois Première ministre, est également accusée dans une trentaine d'affaires pour corruption, trahison ou violences. Son procès sur deux accusations de corruption devrait s'achever en janvier.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9694 Mon, 01 Jan 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Mutinerie en 2009 au Bangladesh: 139 soldats condamnés à mort en appel https://www.peinedemort.org/document/9641 Dacca - La Haute Cour du Bangladesh a maintenu lundi en appel la condamnation à mort de 139 soldats qui avaient participé à une mutinerie meurtrière en 2009, lors de laquelle des dizaines d'officiers avaient été massacrés. "La verdict a confirmé la condamnation à mort de 139 personnes", a déclaré le procureur Mahbubey Alam à la presse à l'issue de l'audience. En première instance en 2013, environ 150 soldats avaient été condamnés à la peine capitale. La Haute Cour a par ailleurs maintenu des peines de prison diverses pour plus de 380 accusés, dont 185 condamnations à perpétuité. 45 soldats ont été acquittés. Ces sentences devraient désormais faire l'objet d'un nouvel appel et monter à la Cour suprême, la plus haute instance judiciaire. Outre les centaines de condamnations au civil dans ce dossier tentaculaire, près de 6.000 soldats ont été condamnés au total par des tribunaux militaires pour cette rébellion militaire, la plus importante de l'histoire du pays. La mutinerie, qui avait démarré le 25 février 2009 et duré une trentaine d'heures, avait éclaté au sein des Bangladesh Rifles, une unité chargée de la surveillance des frontières. Une enquête a conclu à des années de frustration et de colère de la part des soldats, qui réclamaient en vain des hausses de salaires et une amélioration de leurs conditions de vie. Les mutins avaient volé 2.500 armes avant de faire irruption dans une réunion annuelle de hauts responsables de cette unité et de les abattre. Au moins 57 officiers avaient été tués et leurs corps mutilés jetés dans les égouts ou des fosses communes. La rébellion s'était ensuite répandue à d'autres base, où des milliers de soldats avait pris les armes et prêté allégeance aux renégats, avant que l'armée ne parvienne à écraser le soulèvement. Au total, 74 personnes avaient été tuées par les mutins, la plupart dans des conditions atroces: torturées, dépecées ou encore brûlées vivantes. "Cela a été le carnage le plus haineux, brutal et barbare de notre histoire", a estimé le juge Md Abu Zafor Siddique à l'audience. La manière dont se sont tenus ces procès de masse a été vertement critiquée par les organisations de défense des droits de l'Homme, qui l'ont qualifiée "d'affront aux critères juridiques internationaux".
"La verdict a confirmé la condamnation à mort de 139 personnes", a déclaré le procureur Mahbubey Alam à la presse à l'issue de l'audience. En première instance en 2013, environ 150 soldats avaient été condamnés à la peine capitale.

La Haute Cour a par ailleurs maintenu des peines de prison diverses pour plus de 380 accusés, dont 185 condamnations à perpétuité. 45 soldats ont été acquittés.

Ces sentences devraient désormais faire l'objet d'un nouvel appel et monter à la Cour suprême, la plus haute instance judiciaire.

Outre les centaines de condamnations au civil dans ce dossier tentaculaire, près de 6.000 soldats ont été condamnés au total par des tribunaux militaires pour cette rébellion militaire, la plus importante de l'histoire du pays.

La mutinerie, qui avait démarré le 25 février 2009 et duré une trentaine d'heures, avait éclaté au sein des Bangladesh Rifles, une unité chargée de la surveillance des frontières.

Une enquête a conclu à des années de frustration et de colère de la part des soldats, qui réclamaient en vain des hausses de salaires et une amélioration de leurs conditions de vie.

Les mutins avaient volé 2.500 armes avant de faire irruption dans une réunion annuelle de hauts responsables de cette unité et de les abattre. Au moins 57 officiers avaient été tués et leurs corps mutilés jetés dans les égouts ou des fosses communes.

La rébellion s'était ensuite répandue à d'autres base, où des milliers de soldats avait pris les armes et prêté allégeance aux renégats, avant que l'armée ne parvienne à écraser le soulèvement.

Au total, 74 personnes avaient été tuées par les mutins, la plupart dans des conditions atroces: torturées, dépecées ou encore brûlées vivantes.

"Cela a été le carnage le plus haineux, brutal et barbare de notre histoire", a estimé le juge Md Abu Zafor Siddique à l'audience.

La manière dont se sont tenus ces procès de masse a été vertement critiquée par les organisations de défense des droits de l'Homme, qui l'ont qualifiée "d'affront aux critères juridiques internationaux".]]>
https://www.peinedemort.org/document/9641 Mon, 27 Nov 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
139 condamnations à mort confirmées au Bangladesh dans le procès collectif d'une mutinerie https://www.peinedemort.org/document/9645 La Haute Cour du Bangladesh confirme la condamnation à mort de 139 personnes pour les crimes commis durant la mutinerie de Dacca en 2009. 152 condamnations à mort avaient été prononcées en première instance, en novembre 2003.
152 condamnations à mort avaient été prononcées en première instance, en novembre 2003.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9645 Mon, 27 Nov 2017 00:00:00 +0100 Sophie Fotiadi
Bangladesh : 15 peines de mort confirmées pour des assassinats politiques https://www.peinedemort.org/document/9532 La justice du Bangladesh a confirmé mardi en appel des peines de mort pour un ex-élu du parti au pouvoir et 14 membres d'une unité d'élite pour l'assassinat de rivaux politiques, affaire vue comme un test pour le gouvernement. En janvier, un tribunal de première instance avait condamné à la pendaison 26 hommes pour les enlèvements et meurtres de sept personnes dans la ville de Narayanganj, au sud de la capitale Dacca, en avril 2014. Le Bangladesh avait suivi avec attention le procès retentissant de ce règlement de comptes entre cadres locaux de l'Awami League, la formation au pouvoir. Seize des suspects impliqués dans l'affaire se trouvent être des membres de l'unité d'élite Rapid Action Battalion (RAB), dans un pays où les condamnations de membres de forces de sécurité sont rares. Les groupes de défense des droits de l'homme accusent cette unité d'élite d'être le bras armé d'une campagne de "disparitions" et d'assassinats visant l'opposition au gouvernement de la Première ministre Sheikh Hasina et d'agir dans un climat d'impunité. Mardi, la Haute Cour de Dacca a maintenu la peine de mort pour 15 des accusés et commué la peine des autres à la prison à vie, a annoncé à l'AFP le procureur général adjoint Jahid Sarwar Kazal. Les membres du RAB "étaient des protecteurs de la vie et propriété du peuple, au lieu de ça ils sont devenus des prédateurs", a déclaré le procureur Bashir Ahmed en référence au jugement. Les partis d'opposition affirment que des centaines de leurs partisans ont été enlevés depuis neuf ans. Le gouvernement de Mme Hasina dément toute implication des forces de sécurité. Lors de l'audience de première instance, le parquet avait décrit comment Nur Hossain, un conseiller municipal de Narayanganj et alors membre de l'Awami League, avait engagé des membres du RAB pour se débarrasser de son collègue et ennemi juré Nazrul Islam et de quatre de ses conseillers. Le commando avait également capturé un avocat qui filmait la scène sur son portable ainsi que son chauffeur. Embarquées dans une camionnette banalisée à l'extérieur d'un stade de cricket, les victimes étaient mortes asphyxiées par des sacs en plastique. Leurs corps avaient été retrouvés flottant sur une rivière, le ventre ouvert. Selon des ONG locales, au moins 326 personnes ont disparu depuis janvier 2009, date du retour au pouvoir de Mme Hasina. Nombre d'entre elles se trouvent être des supporters de l'opposition.
En janvier, un tribunal de première instance avait condamné à la pendaison 26 hommes pour les enlèvements et meurtres de sept personnes dans la ville de Narayanganj, au sud de la capitale Dacca, en avril 2014. Le Bangladesh avait suivi avec attention le procès retentissant de ce règlement de comptes entre cadres locaux de l'Awami League, la formation au pouvoir.

Seize des suspects impliqués dans l'affaire se trouvent être des membres de l'unité d'élite Rapid Action Battalion (RAB), dans un pays où les condamnations de membres de forces de sécurité sont rares.
Les groupes de défense des droits de l'homme accusent cette unité d'élite d'être le bras armé d'une campagne de "disparitions" et d'assassinats visant l'opposition au gouvernement de la Première ministre Sheikh Hasina et d'agir dans un climat d'impunité.

Mardi, la Haute Cour de Dacca a maintenu la peine de mort pour 15 des accusés et commué la peine des autres à la prison à vie, a annoncé à l'AFP le procureur général adjoint Jahid Sarwar Kazal.
Les membres du RAB "étaient des protecteurs de la vie et propriété du peuple, au lieu de ça ils sont devenus des prédateurs", a déclaré le procureur Bashir Ahmed en référence au jugement.

Les partis d'opposition affirment que des centaines de leurs partisans ont été enlevés depuis neuf ans. Le gouvernement de Mme Hasina dément toute implication des forces de sécurité.

Lors de l'audience de première instance, le parquet avait décrit comment Nur Hossain, un conseiller municipal de Narayanganj et alors membre de l'Awami League, avait engagé des membres du RAB pour se débarrasser de son collègue et ennemi juré Nazrul Islam et de quatre de ses conseillers.

Le commando avait également capturé un avocat qui filmait la scène sur son portable ainsi que son chauffeur.
Embarquées dans une camionnette banalisée à l'extérieur d'un stade de cricket, les victimes étaient mortes asphyxiées par des sacs en plastique. Leurs corps avaient été retrouvés flottant sur une rivière, le ventre ouvert.
Selon des ONG locales, au moins 326 personnes ont disparu depuis janvier 2009, date du retour au pouvoir de Mme Hasina. Nombre d'entre elles se trouvent être des supporters de l'opposition.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9532 Tue, 22 Aug 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
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