La peine de mort dans le monde — France https://www.peinedemort.org/rss/pays/FRA France : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2018 Sun, 22 Jul 2018 06:38:19 +0200 Thu, 28 Jun 2018 17:42:50 +0200 120 [position de la France] Iran – Exécution d'Abolfazl Chezani Sharahi (27.06.18) https://www.peinedemort.org/document/9990 La France condamne l'exécution d'Abolfazl Chezani Sharahi survenue le 27 juin 2018 en Iran. Celui-ci était détenu depuis l'âge de 14 ans pour homicide. La France réitère son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances et son engagement en faveur de l'abolition universelle de ce châtiment injuste, inhumain et inefficace. Elle rappelle son attachement aux principes du Pacte international pour les droits civils et politiques et de la Convention internationale des droits de l'enfant qui prohibent la peine de mort pour les crimes commis par les mineurs. Nous appelons tous les États appliquant encore la peine de mort à établir un moratoire en vue d'une abolition définitive.
La France réitère son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances et son engagement en faveur de l'abolition universelle de ce châtiment injuste, inhumain et inefficace.

Elle rappelle son attachement aux principes du Pacte international pour les droits civils et politiques et de la Convention internationale des droits de l'enfant qui prohibent la peine de mort pour les crimes commis par les mineurs.

Nous appelons tous les États appliquant encore la peine de mort à établir un moratoire en vue d'une abolition définitive.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9990 Thu, 28 Jun 2018 00:00:00 +0200 Ministère des Affaires Etrangères français
[position de la France] Territoires Palestiniens - Abolition de la peine de mort (6 juin 2018) https://www.peinedemort.org/document/9969 La France salue la signature par l'Autorité palestinienne, le 6 juin dernier, du protocole pour l'abolition de la peine de mort. La France rappelle son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances et son engagement déterminé pour l'abolition universelle de ce châtiment injuste, inhumain et inefficace. Elle appelle tous les Etats appliquant encore la peine de mort à établir un moratoire en vue d'une abolition définitive.
La France rappelle son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances et son engagement déterminé pour l'abolition universelle de ce châtiment injuste, inhumain et inefficace. Elle appelle tous les Etats appliquant encore la peine de mort à établir un moratoire en vue d'une abolition définitive.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9969 Wed, 13 Jun 2018 00:00:00 +0200 Ministère des Affaires Etrangères français
[position de la France] Burkina Faso – Abolition de la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/9959 La France salue l'adoption au Burkina Faso d'un nouveau code pénal qui supprime la peine de mort des sanctions prévues. La France est engagée de façon déterminée et constante pour l'abolition universelle de ce châtiment injuste, inhumain et inefficace. Elle appelle tous les États appliquant encore la peine de mort à établir un moratoire en vue d'une abolition définitive.
La France est engagée de façon déterminée et constante pour l'abolition universelle de ce châtiment injuste, inhumain et inefficace. Elle appelle tous les États appliquant encore la peine de mort à établir un moratoire en vue d'une abolition définitive.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9959 Mon, 04 Jun 2018 00:00:00 +0200 Ministère des Affaires Etrangères français
[position de la France] Biélorussie - Peine de mort https://www.peinedemort.org/document/9951 La France condamne les exécutions, révélées par la presse le 29 mai, d'Alexandre Mikhalienia et de Viktor Liotov condamnés respectivement en mars et octobre 2017 à la peine capitale. Nous réitérons également nos vives préoccupations s'agissant de la situation des autres Biélorusses condamnés à mort. La France rappelle son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances. Nous exhortons les autorités biélorusses à instaurer un moratoire sur la peine capitale, première étape vers son abolition. Une telle évolution est indispensable pour le rapprochement de la Biélorussie tant avec l'Union européenne qu'avec le Conseil de l'Europe.
La France rappelle son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances. Nous exhortons les autorités biélorusses à instaurer un moratoire sur la peine capitale, première étape vers son abolition. Une telle évolution est indispensable pour le rapprochement de la Biélorussie tant avec l'Union européenne qu'avec le Conseil de l'Europe.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9951 Wed, 30 May 2018 00:00:00 +0200 Ministère des Affaires Etrangères français
Jihadistes français arrêtés en Irak: Paris interviendra en cas de condamnation à mort, dit Macron https://www.peinedemort.org/document/9873 Emmanuel Macron a affirmé dimanche que la France demanderait, en cas de condamnation à mort de jihadistes français jugés en Irak, que cette peine soit "commuée" en emprisonnement. "Nous demanderons, comme nous le faisons à chaque fois, que cette peine soit commuée dans une peine qui est conforme à ce que défend la France, c'est-à-dire en particulier une peine de prison", a promis le chef de l'Etat dans une interview à BFMTV, RMC et Mediapart. La Française Mélina Boughedir, accusée d'être une jihadiste du groupe Etat islamique, est actuellement emprisonnée en Irak, après avoir été arrêtée durant l'été 2017 à Mossoul avec ses quatre enfants, dont trois ont depuis été rapatriés. Mélina Boughedir a été condamnée à sept mois de prison pour "entrée illégale" en Irak. Début avril, six ressortissantes turques ont été condamnées à mort et une septième à la prison à perpétuité. En février, 15 autres Turques avaient été condamnées à la peine capitale. Avant elles, une Allemande et une Turque avaient été condamnées à mort lors de procès que l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) avait jugé "inéquitables".
"Nous demanderons, comme nous le faisons à chaque fois, que cette peine soit commuée dans une peine qui est conforme à ce que défend la France, c'est-à-dire en particulier une peine de prison", a promis le chef de l'Etat dans une interview à BFMTV, RMC et Mediapart.

La Française Mélina Boughedir, accusée d'être une jihadiste du groupe Etat islamique, est actuellement emprisonnée en Irak, après avoir été arrêtée durant l'été 2017 à Mossoul avec ses quatre enfants, dont trois ont depuis été rapatriés.

Mélina Boughedir a été condamnée à sept mois de prison pour "entrée illégale" en Irak.

Début avril, six ressortissantes turques ont été condamnées à mort et une septième à la prison à perpétuité. En février, 15 autres Turques avaient été condamnées à la peine capitale.

Avant elles, une Allemande et une Turque avaient été condamnées à mort lors de procès que l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) avait jugé "inéquitables".]]>
https://www.peinedemort.org/document/9873 Mon, 16 Apr 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Djihadistes: Paris interviendrait en cas de peine capitale, déclare Belloubet https://www.peinedemort.org/document/9741 PARIS (Reuters) - La France “interviendrait pour négocier” si un ou des djihadistes français étaient condamnés à mort en Irak ou en Syrie, a déclaré dimanche la ministre de la Justice, qui assure que le gouvernement a une approche univoque de ce sujet délicat. La Cour pénale de Bagdad a condamné le 21 janvier dernier une ressortissante allemande d‘origine marocaine à la peine capitale par pendaison pour appartenance au groupe Etat islamique (EI). Une Française est actuellement en attente de jugement en Irak. Dans l‘hypothèse où un ressortissant français était condamné à mort, “l‘Etat français interviendrait, en négociant avec l‘Etat en question, et encore une fois ce serait un traitement au cas par cas”, a précisé Nicole Belloubet dans le cadre du “Grand Jury” RTL-LCI-Le Figaro. La Fédération internationale des droits de l‘Homme (FIDH) avait évoqué en janvier dernier la possibilité de rapatriements. La ministre des Armées Florence Parly, qui avait suscité la polémique en octobre dernier en avalisant implicitement l'élimination des djihadistes français en Irak et en Syrie, a réaffirmé lundi dernier qu‘elle n‘avait pas d'“états d'âme” les concernant. “Je ne crois pas qu‘il y ait de différence d‘analyse”, a répondu la ministre de la Justice à une question sur les propos de Florence Parly. “Je redis comme ma collègue Parly que c‘est volontairement que ces gens sont allés combattre aux côtés de Daech et donc ils assument une responsabilité et un choix”, a-t-elle justifié. “Mais en tant que ministre de la Justice, je ne peux dire autre chose que mon attachement aux règles du procès équitable”, a-t-elle nuancé. “La situation est différente selon les Etats dont vous parlez. Avec la Turquie, nous avons des accords qui sont clairs et qui nous permettent de faire revenir les personnes, avec l‘Irak, c‘est un Etat qui est reconnu comme tel et donc bien entendu les Français qui sont là-bas peuvent être jugés par l‘Etat irakien”, a-t-elle répété. “La Syrie, c‘est un peu plus compliqué puisque l‘Etat n‘est pas reconnu en tant que tel, et bien entendu c‘est un traitement au cas par cas qui doit être effectué”, a-t-elle expliqué, réitérant une position qui ne parvient pas à masquer l‘embarras de l‘exécutif français. “Je pense que c‘est important que le gouvernement ait une politique là-dessus qui soit claire et portée par tous”, a dit la garde des Sceaux. Selon le procureur de la République de Paris, François Molins, 676 Français, dont 295 femmes, se trouveraient encore sur le théâtre irako-syrien.
La Cour pénale de Bagdad a condamné le 21 janvier dernier une ressortissante allemande d‘origine marocaine à la peine capitale par pendaison pour appartenance au groupe Etat islamique (EI). Une Française est actuellement en attente de jugement en Irak.

Dans l‘hypothèse où un ressortissant français était condamné à mort, “l‘Etat français interviendrait, en négociant avec l‘Etat en question, et encore une fois ce serait un traitement au cas par cas”, a précisé Nicole Belloubet dans le cadre du “Grand Jury” RTL-LCI-Le Figaro.

La Fédération internationale des droits de l‘Homme (FIDH) avait évoqué en janvier dernier la possibilité de rapatriements.

La ministre des Armées Florence Parly, qui avait suscité la polémique en octobre dernier en avalisant implicitement l'élimination des djihadistes français en Irak et en Syrie, a réaffirmé lundi dernier qu‘elle n‘avait pas d'“états d'âme” les concernant.

“Je ne crois pas qu‘il y ait de différence d‘analyse”, a répondu la ministre de la Justice à une question sur les propos de Florence Parly.

“Je redis comme ma collègue Parly que c‘est volontairement que ces gens sont allés combattre aux côtés de Daech et donc ils assument une responsabilité et un choix”, a-t-elle justifié.

“Mais en tant que ministre de la Justice, je ne peux dire autre chose que mon attachement aux règles du procès équitable”, a-t-elle nuancé.

“La situation est différente selon les Etats dont vous parlez. Avec la Turquie, nous avons des accords qui sont clairs et qui nous permettent de faire revenir les personnes, avec l‘Irak, c‘est un Etat qui est reconnu comme tel et donc bien entendu les Français qui sont là-bas peuvent être jugés par l‘Etat irakien”, a-t-elle répété.

“La Syrie, c‘est un peu plus compliqué puisque l‘Etat n‘est pas reconnu en tant que tel, et bien entendu c‘est un traitement au cas par cas qui doit être effectué”, a-t-elle expliqué, réitérant une position qui ne parvient pas à masquer l‘embarras de l‘exécutif français.

“Je pense que c‘est important que le gouvernement ait une politique là-dessus qui soit claire et portée par tous”, a dit la garde des Sceaux.

Selon le procureur de la République de Paris, François Molins, 676 Français, dont 295 femmes, se trouveraient encore sur le théâtre irako-syrien.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9741 Sun, 28 Jan 2018 00:00:00 +0100 Reuters
En Irak et Syrie, "souhait légitime" des autorités de juger les jihadistes français (Parly) https://www.peinedemort.org/document/9714 La ministre des Armées Florence Parly confirme la volonté du gouvernement de laisser les autorités locales en Irak et en Syrie juger les jihadistes français du groupe Etat islamique arrêtés sur place, dans un entretien à paraître lundi dans Libération. "Dans l'examen des situations, l'intérêt de l'autorité judiciaire française est pris en compte. Mais beaucoup de ces personnes détenues sur ces théâtres continuent d'affirmer leur volonté de rentrer pour poursuivre le combat en France. Aussi, le souhait légitime des autorités locales de juger les crimes commis sur leur territoire ne saurait être négligé", déclare-t-elle au quotidien. D'après une source française proche du dossier, une quarantaine de jihadistes français adultes, autant d'hommes que de femmes, accompagnés d'une vingtaine d'enfants, ont été arrêtés en Syrie et Irak, dont la grande majorité par les forces kurdes en Syrie. "Pour la Syrie, la situation est complexe car nous n'avons pas de relations diplomatiques avec ce pays (...) Dans la partie tenue par les Kurdes, les autorités locales se prononceront sur la responsabilité éventuelle des ressortissants français concernant les crimes ou délits commis sur ce territoire", affirme la ministre. En Irak, "la situation est plus simple : c'est un Etat qui dispose d'institutions et avec lequel nous avons d'étroites relations", dit-elle. Quid de l'existence de la peine de mort en Irak? "La France est par principe opposée à la peine de mort. Dans le monde entier, des ressortissants français, qui ne sont pas des terroristes, risquent la peine capitale s'ils commettent des crimes dans les pays où ils se trouvent et qui l'appliquent. Le réseau diplomatique leur porte l'assistance due à tout citoyen français, mais chaque pays a des règles", rétorque Florence Parly. Ses propos font écho à ceux de la ministre de la Justice Nicole Belloubet, qui affirmait début janvier que la France n'irait "pas nécessairement chercher" les jihadistes français détenus en Syrie ou en Irak et qui demandent à être rapatriés pour être jugés. "Au Levant, de 500 à 600 personnes sont présentes, 300 environ seraient décédées", selon Mme Parly, qui évoque "moins de 20" cas de retours en France "en 2017". Par ailleurs, Paris n'observe "pas de basculement massif vers d'autres pays" de jihadistes français partis combattre en Irak ou en Syrie, "mais il ne faut pas exclure des fuites individuelles", souligne-t-elle. "Pour les enfants, certaines femmes arrêtées ont demandé qu'ils soient rapatriés en France. Une cinquantaine d'enfants sont déjà rentrés, dont la moitié ont moins de 5 ans. Tous sont pris en charge par la justice et placés dans des familles d'accueil ou chez des proches", précise la ministre. Au Levant, après les écrasantes défaites militaires infligées à l'EI par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis, la France mobilise encore quelque 1.200 hommes mais "va faire évoluer son dispositif". Paris a déjà rapatrié deux Rafale de la région (mais en conserve dix au total basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis, ndlr) et "d'autres ajustements interviendront en 2018, l'objectif étant de revoir à la baisse notre dispositif", baptisé "Chammal", rappelle Mme Parly. De source militaire, la France va prochainement retirer son artillerie d'Irak. Mais en parallèle, "nous sommes à la disposition des autorités irakiennes pour poursuivre, voire amplifier, la formation que nous leur accordons. Nous souhaitons basculer d'une logique d'intervention militaire à un objectif de stabilisation politique", souligne-t-elle. "Il ne s'agit pas uniquement de terminer les combats, il faut gagner la paix".
"Dans l'examen des situations, l'intérêt de l'autorité judiciaire française est pris en compte. Mais beaucoup de ces personnes détenues sur ces théâtres continuent d'affirmer leur volonté de rentrer pour poursuivre le combat en France. Aussi, le souhait légitime des autorités locales de juger les crimes commis sur leur territoire ne saurait être négligé", déclare-t-elle au quotidien.

D'après une source française proche du dossier, une quarantaine de jihadistes français adultes, autant d'hommes que de femmes, accompagnés d'une vingtaine d'enfants, ont été arrêtés en Syrie et Irak, dont la grande majorité par les forces kurdes en Syrie.

"Pour la Syrie, la situation est complexe car nous n'avons pas de relations diplomatiques avec ce pays (...) Dans la partie tenue par les Kurdes, les autorités locales se prononceront sur la responsabilité éventuelle des ressortissants français concernant les crimes ou délits commis sur ce territoire", affirme la ministre.

En Irak, "la situation est plus simple : c'est un Etat qui dispose d'institutions et avec lequel nous avons d'étroites relations", dit-elle.

Quid de l'existence de la peine de mort en Irak? "La France est par principe opposée à la peine de mort. Dans le monde entier, des ressortissants français, qui ne sont pas des terroristes, risquent la peine capitale s'ils commettent des crimes dans les pays où ils se trouvent et qui l'appliquent. Le réseau diplomatique leur porte l'assistance due à tout citoyen français, mais chaque pays a des règles", rétorque Florence Parly.

Ses propos font écho à ceux de la ministre de la Justice Nicole Belloubet, qui affirmait début janvier que la France n'irait "pas nécessairement chercher" les jihadistes français détenus en Syrie ou en Irak et qui demandent à être rapatriés pour être jugés.

"Au Levant, de 500 à 600 personnes sont présentes, 300 environ seraient décédées", selon Mme Parly, qui évoque "moins de 20" cas de retours en France "en 2017".

Par ailleurs, Paris n'observe "pas de basculement massif vers d'autres pays" de jihadistes français partis combattre en Irak ou en Syrie, "mais il ne faut pas exclure des fuites individuelles", souligne-t-elle.

"Pour les enfants, certaines femmes arrêtées ont demandé qu'ils soient rapatriés en France. Une cinquantaine d'enfants sont déjà rentrés, dont la moitié ont moins de 5 ans. Tous sont pris en charge par la justice et placés dans des familles d'accueil ou chez des proches", précise la ministre.

Au Levant, après les écrasantes défaites militaires infligées à l'EI par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis, la France mobilise encore quelque 1.200 hommes mais "va faire évoluer son dispositif".

Paris a déjà rapatrié deux Rafale de la région (mais en conserve dix au total basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis, ndlr) et "d'autres ajustements interviendront en 2018, l'objectif étant de revoir à la baisse notre dispositif", baptisé "Chammal", rappelle Mme Parly.

De source militaire, la France va prochainement retirer son artillerie d'Irak.

Mais en parallèle, "nous sommes à la disposition des autorités irakiennes pour poursuivre, voire amplifier, la formation que nous leur accordons. Nous souhaitons basculer d'une logique d'intervention militaire à un objectif de stabilisation politique", souligne-t-elle. "Il ne s'agit pas uniquement de terminer les combats, il faut gagner la paix".]]>
https://www.peinedemort.org/document/9714 Sun, 14 Jan 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Décès de l'ancien patron de Ouest-France, François-Régis Hutin https://www.peinedemort.org/document/9666 Le président du comité éditorial et ancien patron du groupe Ouest-France, François-Régis Hutin, est décédé dimanche soir à l'âge de 88 ans à Rennes, a annoncé lundi à l'AFP le rédacteur en chef du quotidien, François-Xavier Lefranc. Longtemps à la tête du plus grand quotidien régional français, M. Hutin, qui s'était retiré progressivement de la direction pour des raisons de santé, figurait parmi les grands patrons de presse de l'après-guerre. Pendant 32 ans, jusqu'en octobre 2016, il avait piloté le développement de Ouest-France (1.300 salariés). "Il a permis à notre quotidien de devenir le premier quotidien francophone avec une diffusion quotidienne de 690.000 exemplaires et une audience internet de 65 millions de visites par mois", a souligné le journal en annonçant la nouvelle. François-Régis Hutin, catholique pratiquant, personnalité très engagée pour les idéaux démocrates-chrétiens, avait signé encore à la Une du journal, samedi, un éditorial: "Paix pour Jérusalem". "Ouest-France est en deuil. La direction générale rend hommage au patron de presse, au journaliste, au reporter, à l'éditorialiste et à l'homme de conviction investi dans la compréhension de l'actualité avec le souci d'informer le mieux possible les lecteurs", a souligné la direction du quotidien dans un communiqué. "Sous son impulsion, Ouest-France s'est engagé dans de grands combats en faveur de l'abolition de la peine de mort, de la préservation de l'enseignement libre ou encore de l'amélioration des conditions de détention dans les prisons", a-t-elle ajouté, en relevant aussi que François-Régis Hutin avait "porté haut les valeurs européennes".
Longtemps à la tête du plus grand quotidien régional français, M. Hutin, qui s'était retiré progressivement de la direction pour des raisons de santé, figurait parmi les grands patrons de presse de l'après-guerre.

Pendant 32 ans, jusqu'en octobre 2016, il avait piloté le développement de Ouest-France (1.300 salariés). "Il a permis à notre quotidien de devenir le premier quotidien francophone avec une diffusion quotidienne de 690.000 exemplaires et une audience internet de 65 millions de visites par mois", a souligné le journal en annonçant la nouvelle.

François-Régis Hutin, catholique pratiquant, personnalité très engagée pour les idéaux démocrates-chrétiens, avait signé encore à la Une du journal, samedi, un éditorial: "Paix pour Jérusalem".

"Ouest-France est en deuil. La direction générale rend hommage au patron de presse, au journaliste, au reporter, à l'éditorialiste et à l'homme de conviction investi dans la compréhension de l'actualité avec le souci d'informer le mieux possible les lecteurs", a souligné la direction du quotidien dans un communiqué.

"Sous son impulsion, Ouest-France s'est engagé dans de grands combats en faveur de l'abolition de la peine de mort, de la préservation de l'enseignement libre ou encore de l'amélioration des conditions de détention dans les prisons", a-t-elle ajouté, en relevant aussi que François-Régis Hutin avait "porté haut les valeurs européennes".]]>
https://www.peinedemort.org/document/9666 Mon, 11 Dec 2017 00:00:00 +0100
Mort de Patrick Henry, détenu 40 ans pour le meurtre d'un enfant https://www.peinedemort.org/document/9652 Patrick Henry, détenu pendant 40 ans pour le meurtre d'un enfant et qui avait obtenu en septembre une suspension de peine pour motif médical, est mort dimanche à 64 ans d'un cancer, a-t-on appris auprès d'une proche et de son avocat. "Il est mort dimanche à 10H30 au CHU de Lille d'un cancer du poumon", a déclaré à l'AFP Martine Veys, une amie qui lui avait trouvé un logement à sa sortie de prison. Condamné en 1977 à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre du petit Philippe Bertrand, âgé de 7 ans, Patrick Henry avait obtenu le 15 septembre dernier une suspension de peine. Le tribunal de l'application des peines (TAP) de Melun avait notamment suivi l'avis des médecins qui avaient considéré que son état de santé était "durablement incompatible avec la détention". Ses proches "s'étaient réjouis de cette +dernière victoire sur les murs+ et conjuraient avec lui sa brièveté", a dit à l'AFP son avocat Hugo Lévy. Patrick Henry fut aussi un symbole de la lutte contre la peine de mort. Il avait échappé de justesse à la guillotine grâce à l'un de ses avocats, Robert Badinter, qui, devenu ensuite ministre de la Justice, fut à l'origine de l'abolition de la peine capitale en 1981. Mais il avait très vite cassé son image d'ex-détenu modèle: interpellé avec près de 10 kilos de cannabis en Espagne en 2002, il était retourné derrière les barreaux. Il avait ensuite présenté plusieurs demandes de libération conditionnelle, sans succès jusqu'au 15 septembre. "Depuis le 16 septembre, malgré la douleur physique et la lourdeur des soins, il a eu des moments de bonheur comme jamais il en a connu", a confié Martine Veys.
"Il est mort dimanche à 10H30 au CHU de Lille d'un cancer du poumon", a déclaré à l'AFP Martine Veys, une amie qui lui avait trouvé un logement à sa sortie de prison.

Condamné en 1977 à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre du petit Philippe Bertrand, âgé de 7 ans, Patrick Henry avait obtenu le 15 septembre dernier une suspension de peine.

Le tribunal de l'application des peines (TAP) de Melun avait notamment suivi l'avis des médecins qui avaient considéré que son état de santé était "durablement incompatible avec la détention".

Ses proches "s'étaient réjouis de cette +dernière victoire sur les murs+ et conjuraient avec lui sa brièveté", a dit à l'AFP son avocat Hugo Lévy.

Patrick Henry fut aussi un symbole de la lutte contre la peine de mort. Il avait échappé de justesse à la guillotine grâce à l'un de ses avocats, Robert Badinter, qui, devenu ensuite ministre de la Justice, fut à l'origine de l'abolition de la peine capitale en 1981.

Mais il avait très vite cassé son image d'ex-détenu modèle: interpellé avec près de 10 kilos de cannabis en Espagne en 2002, il était retourné derrière les barreaux.

Il avait ensuite présenté plusieurs demandes de libération conditionnelle, sans succès jusqu'au 15 septembre.

"Depuis le 16 septembre, malgré la douleur physique et la lourdeur des soins, il a eu des moments de bonheur comme jamais il en a connu", a confié Martine Veys.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9652 Sun, 03 Dec 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Le procès Henry, l'assaut final contre la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/9653 Le procès de Patrick Henry aura marqué l'assaut final contre la peine de mort, mené par son avocat Robert Badinter qui, devenu ministre de la Justice quatre ans après l'avoir arraché à la guillotine, fut à l'origine de l'abolition de la peine capitale en 1981. Le cas Henry était extrême: un jeune enfant tué, une rançon réclamée alors que la victime gît sans vie depuis dix jours sous le lit d'une chambre d'hôtel minable, un ravisseur cynique et sensible aux médias. Paradoxalement, ce tableau sans nuance va jouer en sa faveur. D'une part, la brutale unanimité de la foule pour réclamer la mort, à laquelle s'associent des ministres comme Michel Poniatowski (Intérieur) et Jean Lecanuet (Justice), va engendrer des réactions contraires chez une partie des intellectuels, des journalistes, des responsables politiques et religieux. D'autre part, les avocats d'Henry vont concentrer leurs plaidoiries contre la peine de mort. La pudeur des parents du petit Philippe Bertrand, dont l'avocat était abolitionniste, les y aide. Après son confrère Robert Bocquillon, Me Badinter, un abolitionniste viscéral, prend alors les jurés un par un, les yeux dans les yeux, les enjoint de ne pas "couper vivant un homme en deux". Et les dissuade de délayer leur responsabilité dans l'espoir d'une grâce présidentielle rendue inimaginable par l'exécution controversée, six mois plus tôt, de Christian Ranucci pour le meurtre d'une fillette. Me Badinter met son âme dans sa plaidoirie du 20 janvier 1977, car il a un compte à régler avec la guillotine: il n'a pu l'éviter à Roger Bontemps cinq ans plus tôt, alors que son client n'a été que le complice du meurtre d'un surveillant et d'une infirmière de la centrale de Clairvaux (Aube). Depuis cinq ans, Me Badinter était plongé dans "la recherche obsessionnelle des causes de cet échec". Promise par le candidat François Mitterrand devenu président, l'abolition est un des premiers textes de la gauche soumis au Parlement en 1981, alors que les Français sont encore pour la peine de mort à 62%. Robert Badinter, qui a troqué la robe de l'avocat contre le complet du ministre, prononce devant les députés sa dernière plaidoirie. Le oui l'emporte par 363 voix (dont 11 RPR, parmi lesquels Jacques Chirac, et 20 UDF) contre 117. La loi est promulguée le 10 octobre 1981. Soit 190 ans après une première tentative devant l'Assemblée constituante en 1791 et après treize votes négatifs en deux siècles, malgré des défenseurs comme Victor Hugo, Jean Jaurès, Aristide Briand ou Albert Camus.
Le cas Henry était extrême: un jeune enfant tué, une rançon réclamée alors que la victime gît sans vie depuis dix jours sous le lit d'une chambre d'hôtel minable, un ravisseur cynique et sensible aux médias. Paradoxalement, ce tableau sans nuance va jouer en sa faveur.

D'une part, la brutale unanimité de la foule pour réclamer la mort, à laquelle s'associent des ministres comme Michel Poniatowski (Intérieur) et Jean Lecanuet (Justice), va engendrer des réactions contraires chez une partie des intellectuels, des journalistes, des responsables politiques et religieux.

D'autre part, les avocats d'Henry vont concentrer leurs plaidoiries contre la peine de mort. La pudeur des parents du petit Philippe Bertrand, dont l'avocat était abolitionniste, les y aide.

Après son confrère Robert Bocquillon, Me Badinter, un abolitionniste viscéral, prend alors les jurés un par un, les yeux dans les yeux, les enjoint de ne pas "couper vivant un homme en deux". Et les dissuade de délayer leur responsabilité dans l'espoir d'une grâce présidentielle rendue inimaginable par l'exécution controversée, six mois plus tôt, de Christian Ranucci pour le meurtre d'une fillette.

Me Badinter met son âme dans sa plaidoirie du 20 janvier 1977, car il a un compte à régler avec la guillotine: il n'a pu l'éviter à Roger Bontemps cinq ans plus tôt, alors que son client n'a été que le complice du meurtre d'un surveillant et d'une infirmière de la centrale de Clairvaux (Aube). Depuis cinq ans, Me Badinter était plongé dans "la recherche obsessionnelle des causes de cet échec".

Promise par le candidat François Mitterrand devenu président, l'abolition est un des premiers textes de la gauche soumis au Parlement en 1981, alors que les Français sont encore pour la peine de mort à 62%.

Robert Badinter, qui a troqué la robe de l'avocat contre le complet du ministre, prononce devant les députés sa dernière plaidoirie. Le oui l'emporte par 363 voix (dont 11 RPR, parmi lesquels Jacques Chirac, et 20 UDF) contre 117. La loi est promulguée le 10 octobre 1981.

Soit 190 ans après une première tentative devant l'Assemblée constituante en 1791 et après treize votes négatifs en deux siècles, malgré des défenseurs comme Victor Hugo, Jean Jaurès, Aristide Briand ou Albert Camus.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9653 Sun, 03 Dec 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
[position de la France] Droits de l'Homme - Journée mondiale contre la peine de mort (10 octobre 2017) https://www.peinedemort.org/document/9570 A l'occasion de la 15ème journée mondiale contre la peine de mort et du 40ème anniversaire de la dernière exécution en France, la France rappelle son attachement à l'abolition universelle de la peine de mort. La France est opposée à la peine de mort, en tous lieux et toutes circonstances. Elle est engagée en faveur de l'abolition universelle de ce châtiment injuste, inhumain et inefficace et appelle tous les États appliquant encore la peine de mort à établir un moratoire en vue d'une abolition définitive. Nous saluons ainsi la décision de la Mongolie, effective depuis le 1er juillet 2017, d'abolir définitivement la peine de mort, ainsi que l'engagement à l'abolir pris par le président gambien Adama Barrow devant les Nations unies le 21 septembre. Nous saluons également l'abolition en 2016 de la peine de mort pour tous les crimes au Bénin et à Nauru et l'adoption par la Guinée d'un nouveau code pénal ne prévoyant plus ce châtiment. Nous souhaitons marquer notre préoccupation quant au recours persistant à la peine de mort, notamment en Chine, en Iran, en Arabie Saoudite, au Pakistan, en Irak, et aux États-Unis, ou à la reprise des exécutions au Nigéria, à Bahreïn, au Koweït ou en Jordanie. La France est également préoccupée par la volonté des autorités des Philippines de réintroduire la peine de mort, après son abolition en 2006. Pour marquer cet événement, une série d'interviews télévisées sera organisée au Quai d'Orsay le 10 octobre à partir de 18h et retransmise en direct sur les réseaux sociaux. Ces échanges seront centrés sur le thème de la peine de mort et de la pauvreté et bénéficieront des témoignages de Me. Shreya Rastogi, avocate indienne ; M. Joaquin José Martinez, ancien condamné à mort aux Etats-Unis, innocenté ; Me. Taieb Bessadok, avocat de Maher Manaï, ancien condamné à mort tunisien ; et M. Urbain Yamaego, coordinateur de la coalition contre la peine de mort du Burkina Faso. Il est possible de suivre cet événement sur Facebook. Une conférence ouverte au public autour de ces mêmes intervenants sera par ailleurs accueillie dans la matinée par le conseil national des barreaux, en partenariat avec l'association "Ensemble contre la peine de mort", l'organisation internationale de la Francophonie et le ministère de l'Europe et des affaires étrangères.
La France est opposée à la peine de mort, en tous lieux et toutes circonstances. Elle est engagée en faveur de l'abolition universelle de ce châtiment injuste, inhumain et inefficace et appelle tous les États appliquant encore la peine de mort à établir un moratoire en vue d'une abolition définitive.

Nous saluons ainsi la décision de la Mongolie, effective depuis le 1er juillet 2017, d'abolir définitivement la peine de mort, ainsi que l'engagement à l'abolir pris par le président gambien Adama Barrow devant les Nations unies le 21 septembre. Nous saluons également l'abolition en 2016 de la peine de mort pour tous les crimes au Bénin et à Nauru et l'adoption par la Guinée d'un nouveau code pénal ne prévoyant plus ce châtiment.

Nous souhaitons marquer notre préoccupation quant au recours persistant à la peine de mort, notamment en Chine, en Iran, en Arabie Saoudite, au Pakistan, en Irak, et aux États-Unis, ou à la reprise des exécutions au Nigéria, à Bahreïn, au Koweït ou en Jordanie. La France est également préoccupée par la volonté des autorités des Philippines de réintroduire la peine de mort, après son abolition en 2006.

Pour marquer cet événement, une série d'interviews télévisées sera organisée au Quai d'Orsay le 10 octobre à partir de 18h et retransmise en direct sur les réseaux sociaux. Ces échanges seront centrés sur le thème de la peine de mort et de la pauvreté et bénéficieront des témoignages de Me. Shreya Rastogi, avocate indienne ; M. Joaquin José Martinez, ancien condamné à mort aux Etats-Unis, innocenté ; Me. Taieb Bessadok, avocat de Maher Manaï, ancien condamné à mort tunisien ; et M. Urbain Yamaego, coordinateur de la coalition contre la peine de mort du Burkina Faso. Il est possible de suivre cet événement sur Facebook.

Une conférence ouverte au public autour de ces mêmes intervenants sera par ailleurs accueillie dans la matinée par le conseil national des barreaux, en partenariat avec l'association "Ensemble contre la peine de mort", l'organisation internationale de la Francophonie et le ministère de l'Europe et des affaires étrangères.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9570 Fri, 06 Oct 2017 00:00:00 +0200 Ministère des Affaires Etrangères français
Lancement d'une Alliance mondiale pour un commerce sans torture https://www.peinedemort.org/document/9604 L'"Alliance mondiale pour un commerce sans torture" vise à mettre fin au commerce de biens utilisés pour infliger la peine capitale ou la torture. Cette initiative, portée par l'Union européenne, l'Argentine et la Mongolie, a été signée par 58 pays lors de son lancement le 18 septembre 2017 à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies.
Cette initiative, portée par l'Union européenne, l'Argentine et la Mongolie, a été signée par 58 pays lors de son lancement le 18 septembre 2017 à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9604 Mon, 18 Sep 2017 00:00:00 +0200 Sophie Fotiadi
France: Patrick Henry, détenu depuis 40 ans et malade, va sortir de prison https://www.peinedemort.org/document/9596 L'un des détenus les plus célèbres de France, Patrick Henry, condamné à la prison à vie en 1977 pour le meurtre d'un enfant et naguère symbole de la lutte contre la peine de mort, a obtenu vendredi une suspension de peine en raison d'un cancer avancé, a-t-on appris vendredi de sources concordantes. "Ayant exécuté une peine de réclusion criminelle à hauteur de quarante années d'enfermement et compte tenu de la maladie mortelle dont il souffre, nul ne peut raisonnablement considérer cette décision comme une faveur judiciaire injustifiée", a déclaré son avocat Hugo Lévy en saluant la décision des juges. Les autorités judiciaires locales ont autorisé Patrick Henry, aujourd'hui âgé de 64 ans, à sortir dès samedi. Le jugement, que l'AFP a pu consulter, souligne que "les médecins s'accordent pour considérer que l'état de santé de M. Patrick Henry est durablement incompatible avec la détention". Condamné en 1977 à la prison à vie pour le meurtre du petit Philippe Bertrand, 7 ans, Patrick Henry est l'un des plus anciens détenus de France. Il fut aussi un symbole en son temps de la lutte contre la peine de mort, échappant de justesse à la guillotine, grâce notamment à la plaidoirie de son avocat Robert Badinter, ancien ministre de la Justice qui avait fait abolir en France la peine capitale en 1981. Libéré sous conditions en 2001, Patrick Henry était retourné derrière les barreaux après avoir été interpellé en Espagne avec 10 kilos de cannabis en 2002. Il avait ensuite présenté plusieurs demandes de libération conditionnelle, jusque-là sans succès. Mais selon les juges, cette fois, "la motivation financière, qui a toujours guidé les passages à l'acte de Monsieur Patrick Henry, semble pouvoir être écartée" car sa "sortie sera entièrement prise en charge sur un plan matériel et financier par un couple d'amis qui le soutient depuis 25 ans".
"Ayant exécuté une peine de réclusion criminelle à hauteur de quarante années d'enfermement et compte tenu de la maladie mortelle dont il souffre, nul ne peut raisonnablement considérer cette décision comme une faveur judiciaire injustifiée", a déclaré son avocat Hugo Lévy en saluant la décision des juges.

Les autorités judiciaires locales ont autorisé Patrick Henry, aujourd'hui âgé de 64 ans, à sortir dès samedi.
Le jugement, que l'AFP a pu consulter, souligne que "les médecins s'accordent pour considérer que l'état de santé de M. Patrick Henry est durablement incompatible avec la détention".

Condamné en 1977 à la prison à vie pour le meurtre du petit Philippe Bertrand, 7 ans, Patrick Henry est l'un des plus anciens détenus de France.
Il fut aussi un symbole en son temps de la lutte contre la peine de mort, échappant de justesse à la guillotine, grâce notamment à la plaidoirie de son avocat Robert Badinter, ancien ministre de la Justice qui avait fait abolir en France la peine capitale en 1981.

Libéré sous conditions en 2001, Patrick Henry était retourné derrière les barreaux après avoir été interpellé en Espagne avec 10 kilos de cannabis en 2002. Il avait ensuite présenté plusieurs demandes de libération conditionnelle, jusque-là sans succès.

Mais selon les juges, cette fois, "la motivation financière, qui a toujours guidé les passages à l'acte de Monsieur Patrick Henry, semble pouvoir être écartée" car sa "sortie sera entièrement prise en charge sur un plan matériel et financier par un couple d'amis qui le soutient depuis 25 ans".]]>
https://www.peinedemort.org/document/9596 Fri, 15 Sep 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Il y a 40 ans, la dernière exécution d'un prisonnier en France https://www.peinedemort.org/document/9549 Marseille (AFP) - "J'entends un bruit sourd. Je me retourne - du sang, beaucoup de sang, du sang très rouge -, le corps a basculé dans le panier": le 10 septembre 1977, Hamida Djandoubi, 27 ans, est guillotiné à Marseille - la dernière exécution d'un condamné à mort en France. Monique Mabelly, doyenne des juges d'instruction de la ville, a été désignée pour faire partie des témoins de la scène. En rentrant chez elle, elle consigne par écrit ses impressions. Le document est rendu public dans Le Monde en 2013 par l'ancien garde des Sceaux Robert Badinter, qui a fait abolir la peine de mort en 1981. La magistrate décrit toute la scène, du moment où le condamné est réveillé jusqu'à cette effusion de sang, rincée par un gardien avec un tuyau d'arrosage pour "vite effacer les traces du crime". Elle s'attarde aussi sur le physique de Djandoubi, un Tunisien condamné pour avoir torturé et tué son ex-compagne: "Il est jeune. Les cheveux très noirs, bien coiffés. Le visage est assez beau, des traits réguliers, mais le teint livide et des cernes sous les yeux. Il n'a rien d'un débile, ni d'une brute". Selon l'historien Jean-Yves Le Naour, qui a dressé son portrait dans "Le dernier guillotiné", cet aîné d'une famille de huit enfants subit les coups et les brimades de sa mère à Tunis durant toute son enfance. A 19 ans, il quitte son pays. Décrit comme "un garçon doux, docile, travailleur et honnête", qui a du succès auprès des femmes, il a la jambe broyée par un motoculteur en 1971. "C'est depuis ce jour-là que par moment, je me rends compte que je ne suis pas normal", assure-t-il à son procès: "J'en ai voulu à tout le monde, et en particulier aux femmes". A l'hôpital, il rencontre Elisabeth Bousquet, 19 ans. Très vite, leur idylle vire au sordide: Hamida bat Elisabeth et la prostitue contre son gré. En mai 1973, elle porte plainte contre lui, mais la procédure n'aboutit pas. - "Silence angoissant" - Quand Elisabeth retombe sur Hamida plus d'un an après, le jeune homme forme un ménage à trois avec deux jeunes filles qu'il séquestre et prostitue. Sous les yeux de ses deux prisonnières, il la torture et finit par l'étrangler dans un cabanon de Lançon-de-Provence, près de Marseille. Le 25 février 1977, Hamida Djandoubi est condamné à la peine de mort. Il se pourvoit en cassation, sans succès. Près de six mois plus tard, le 10 septembre, il est réveillé peu avant 04H00 du matin pour son exécution. Il met sans un mot sa prothèse de jambe avant d'être conduit sans résistance jusqu'à un préau de la prison marseillaise des Baumettes. "Il y a un silence particulièrement angoissant, et pourtant il y a près de 30 personnes autour du condamné. Tout cela dure près de 40 minutes. C'est évidemment trop long et insupportable", raconte à l'AFP au lendemain de l'exécution Me Jean Goudareau, un de ses avocats. Attablé pour boire un verre de rhum et fumer deux cigarettes, Hamida Djandoubi ne laisse aucun mot sur la feuille mise à sa disposition. "Cet homme va mourir, il est lucide, il sait qu'il ne peut rien faire d'autre que de retarder la fin de quelques minutes", note Monique Mabelly. Hamida Djandoubi se voit refuser une troisième cigarette par le bourreau, qui s'impatiente. On lie alors prestement ses mains avec une cordelette, on coupe le col de sa chemise, avant d'avancer la guillotine dans la cour. Quelques instants plus tard, il est mort. Après Christian Ranucci en juillet 1976, pour l'enlèvement et le meurtre d'une fillette, et Jérôme Carrein en juin 1977 pour l'enlèvement, le viol et l'assassinat d'une autre fillette, Djandoubi est le troisième condamné exécuté sous le septennat de Valéry Giscard d'Estaing - qui s'était pourtant dit hostile à la guillotine pendant la campagne présidentielle de 1974. C'est sous la présidence de son successeur François Mitterrand, par la loi du 9 octobre 1981, que la peine de mort sera abolie en France. En février 2007, le président de la République Jacques Chirac fait inscrire dans la Constitution française que "nul ne peut être condamné à la peine de mort".
Monique Mabelly, doyenne des juges d'instruction de la ville, a été désignée pour faire partie des témoins de la scène. En rentrant chez elle, elle consigne par écrit ses impressions. Le document est rendu public dans Le Monde en 2013 par l'ancien garde des Sceaux Robert Badinter, qui a fait abolir la peine de mort en 1981.

La magistrate décrit toute la scène, du moment où le condamné est réveillé jusqu'à cette effusion de sang, rincée par un gardien avec un tuyau d'arrosage pour "vite effacer les traces du crime". Elle s'attarde aussi sur le physique de Djandoubi, un Tunisien condamné pour avoir torturé et tué son ex-compagne: "Il est jeune. Les cheveux très noirs, bien coiffés. Le visage est assez beau, des traits réguliers, mais le teint livide et des cernes sous les yeux. Il n'a rien d'un débile, ni d'une brute".

Selon l'historien Jean-Yves Le Naour, qui a dressé son portrait dans "Le dernier guillotiné", cet aîné d'une famille de huit enfants subit les coups et les brimades de sa mère à Tunis durant toute son enfance. A 19 ans, il quitte son pays. Décrit comme "un garçon doux, docile, travailleur et honnête", qui a du succès auprès des femmes, il a la jambe broyée par un motoculteur en 1971. "C'est depuis ce jour-là que par moment, je me rends compte que je ne suis pas normal", assure-t-il à son procès: "J'en ai voulu à tout le monde, et en particulier aux femmes".

A l'hôpital, il rencontre Elisabeth Bousquet, 19 ans. Très vite, leur idylle vire au sordide: Hamida bat Elisabeth et la prostitue contre son gré. En mai 1973, elle porte plainte contre lui, mais la procédure n'aboutit pas.

- "Silence angoissant" -

Quand Elisabeth retombe sur Hamida plus d'un an après, le jeune homme forme un ménage à trois avec deux jeunes filles qu'il séquestre et prostitue. Sous les yeux de ses deux prisonnières, il la torture et finit par l'étrangler dans un cabanon de Lançon-de-Provence, près de Marseille.

Le 25 février 1977, Hamida Djandoubi est condamné à la peine de mort. Il se pourvoit en cassation, sans succès.

Près de six mois plus tard, le 10 septembre, il est réveillé peu avant 04H00 du matin pour son exécution. Il met sans un mot sa prothèse de jambe avant d'être conduit sans résistance jusqu'à un préau de la prison marseillaise des Baumettes. "Il y a un silence particulièrement angoissant, et pourtant il y a près de 30 personnes autour du condamné. Tout cela dure près de 40 minutes. C'est évidemment trop long et insupportable", raconte à l'AFP au lendemain de l'exécution Me Jean Goudareau, un de ses avocats.

Attablé pour boire un verre de rhum et fumer deux cigarettes, Hamida Djandoubi ne laisse aucun mot sur la feuille mise à sa disposition. "Cet homme va mourir, il est lucide, il sait qu'il ne peut rien faire d'autre que de retarder la fin de quelques minutes", note Monique Mabelly.

Hamida Djandoubi se voit refuser une troisième cigarette par le bourreau, qui s'impatiente. On lie alors prestement ses mains avec une cordelette, on coupe le col de sa chemise, avant d'avancer la guillotine dans la cour. Quelques instants plus tard, il est mort.

Après Christian Ranucci en juillet 1976, pour l'enlèvement et le meurtre d'une fillette, et Jérôme Carrein en juin 1977 pour l'enlèvement, le viol et l'assassinat d'une autre fillette, Djandoubi est le troisième condamné exécuté sous le septennat de Valéry Giscard d'Estaing - qui s'était pourtant dit hostile à la guillotine pendant la campagne présidentielle de 1974.

C'est sous la présidence de son successeur François Mitterrand, par la loi du 9 octobre 1981, que la peine de mort sera abolie en France. En février 2007, le président de la République Jacques Chirac fait inscrire dans la Constitution française que "nul ne peut être condamné à la peine de mort".]]>
https://www.peinedemort.org/document/9549 Fri, 08 Sep 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
[position de la France] Iran - Peine de mort https://www.peinedemort.org/document/9539 La France condamne l'exécution en Iran, le 10 août 2017, d'Alireza Tajiki, mineur au moment des faits et lors de son jugement, et exprime ses préoccupations quant aux informations faisant état de l'exécution imminente de Mehdi Bohlouli, condamné à la peine capitale alors qu'il était lui aussi mineur. Cette exécution est contraire aux engagements internationaux auxquels l'Iran a lui-même souscrit, en particulier la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Elle intervient par ailleurs à rebours de l'évolution positive constatée en matière de droits de l'Homme en Iran, avec, notamment, l'adoption par le parlement iranien d'une loi réduisant le champ de la peine de mort le 13 août. La France rappelle son opposition constante à la peine de mort, partout dans le monde et en toutes circonstances. Elle encourage l'Iran à poursuivre ses efforts et à instaurer un moratoire en vue d'une abolition.
Cette exécution est contraire aux engagements internationaux auxquels l'Iran a lui-même souscrit, en particulier la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Elle intervient par ailleurs à rebours de l'évolution positive constatée en matière de droits de l'Homme en Iran, avec, notamment, l'adoption par le parlement iranien d'une loi réduisant le champ de la peine de mort le 13 août.

La France rappelle son opposition constante à la peine de mort, partout dans le monde et en toutes circonstances. Elle encourage l'Iran à poursuivre ses efforts et à instaurer un moratoire en vue d'une abolition.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9539 Wed, 16 Aug 2017 00:00:00 +0200 Ministère des Affaires Etrangères français
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