La peine de mort dans le monde — Guinée Equatoriale https://www.peinedemort.org/rss/pays?id=GNQ Guinée Equatoriale : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2018 Sat, 24 Feb 2018 13:06:17 +0100 Thu, 15 Feb 2018 07:10:49 +0100 120 Guinée équatoriale : peine de mort requise contre 147 opposants (avocat) https://www.peinedemort.org/document/9770 La peine de mort a été requise par le procureur de la République de Guinée équatoriale pour 147 militants du premier parti d'opposition jugés depuis lundi pour "sédition" et "attentats contre l'autorité", selon leur avocat. "Le procureur a demandé la peine capitale contre tous les opposants", a déclaré mercredi à l'AFP Me Fabian Nsue, l'avocat des accusés jugés au tribunal de grande instance de Mongomo, fief du président Teodoro Obiang Nguema situé sur la partie continentale de la Guinée. La tenue du procès a été confirmée à l'AFP de sources diplomatiques. Jointes par l'AFP, les autorités n'ont pas donné suite. Les 147 militants, dont des cadres du parti Citoyens pour l'Innovation (CI), ont été arrêtés à diverses occasions non détaillées depuis les élections législatives de novembre. Ils sont poursuivis pour "sédition, attentat contre l'autorité, désordre public, blessures graves et dégâts", selon leur avocat. Selon leur parti dans un communiqué, une trentaine d'accusés ne pouvait se tenir debout mardi au procès, "en raison de la torture subie" pendant leur détention "à Guantanamo", le surnom du commissariat central de la capitale Malabo. Le procureur "veut cacher ou faire taire les atrocités et la brutalité des crimes de torture (mais) nous irons devant les tribunaux internationaux et la CPI (Cour pénale internationale) pour crimes contre l'humanité", affirme CI. Si rien n'est fait, "tous (les militants détenus) pourront mourir comme Santiago Ebbe Ela". Début janvier, M. Ebbe Ela, un militant de CI, est décédé en détention à "Guantanamo". Mi-janvier, Le président Obiang avait martelé face à la presse qu'il "n'était pas vrai" que ce militant soit décédé à la suite de torture. Début février, l'Union européenne s'est inquiétée de la "forte détérioration de la situation des droits de l'homme" dans le pays. La Guinée équatoriale, un des plus gros producteurs de pétrole d'Afrique subsaharienne, mais dont la grande majorité des 1,2 million d'habitants vit dans la pauvreté, est dirigée de façon autoritaire par le président Obiang Nguema depuis 1979. Le pouvoir a obtenu 99 sièges sur 100 au Parlement aux élections de novembre, un siège allant au CI. Depuis ces élections, "les restrictions de liberté et arrestations, en particulier d'opposants politiques, se poursuivent sans discontinuer", selon l'Union européenne.
"Le procureur a demandé la peine capitale contre tous les opposants", a déclaré mercredi à l'AFP Me Fabian Nsue, l'avocat des accusés jugés au tribunal de grande instance de Mongomo, fief du président Teodoro Obiang Nguema situé sur la partie continentale de la Guinée.

La tenue du procès a été confirmée à l'AFP de sources diplomatiques. Jointes par l'AFP, les autorités n'ont pas donné suite.

Les 147 militants, dont des cadres du parti Citoyens pour l'Innovation (CI), ont été arrêtés à diverses occasions non détaillées depuis les élections législatives de novembre.

Ils sont poursuivis pour "sédition, attentat contre l'autorité, désordre public, blessures graves et dégâts", selon leur avocat.

Selon leur parti dans un communiqué, une trentaine d'accusés ne pouvait se tenir debout mardi au procès, "en raison de la torture subie" pendant leur détention "à Guantanamo", le surnom du commissariat central de la capitale Malabo.

Le procureur "veut cacher ou faire taire les atrocités et la brutalité des crimes de torture (mais) nous irons devant les tribunaux internationaux et la CPI (Cour pénale internationale) pour crimes contre l'humanité", affirme CI. Si rien n'est fait, "tous (les militants détenus) pourront mourir comme Santiago Ebbe Ela".

Début janvier, M. Ebbe Ela, un militant de CI, est décédé en détention à "Guantanamo". Mi-janvier, Le président Obiang avait martelé face à la presse qu'il "n'était pas vrai" que ce militant soit décédé à la suite de torture.

Début février, l'Union européenne s'est inquiétée de la "forte détérioration de la situation des droits de l'homme" dans le pays.

La Guinée équatoriale, un des plus gros producteurs de pétrole d'Afrique subsaharienne, mais dont la grande majorité des 1,2 million d'habitants vit dans la pauvreté, est dirigée de façon autoritaire par le président Obiang Nguema depuis 1979. Le pouvoir a obtenu 99 sièges sur 100 au Parlement aux élections de novembre, un siège allant au CI.

Depuis ces élections, "les restrictions de liberté et arrestations, en particulier d'opposants politiques, se poursuivent sans discontinuer", selon l'Union européenne.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9770 Wed, 14 Feb 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Guinée équatoriale: 2 hommes condamnés à mort pour meurtre https://www.peinedemort.org/document/9597 Malabo (Guinée équatoriale), 17 sept 2017 (AFP) - - Deux hommes ont été condamnés à la peine de mort samedi par un tribunal de Guinée équatoriale pour le meurtre d'un enseignant, a annoncé dimanche la télévision d'Etat, sur fond de débat sur la peine capitale dans le petit pays africain. "Deux des trois personnes accusées et jugées pour avoir tué un maître (enseignant) et (l'avoir) enterré en forêt ont été condamnées à la peine capitale. Le troisième a écopé de 30 ans de prison", selon le verdict lu à la télévision d'Etat. La condamnation, prononcée par le tribunal de Micomiseng, dans le nord-est de la Guinée équatoriale, intervient alors qu'un moratoire pour la suspension temporaire de la peine de mort avait été voté en 2014 par le Parlement de ce pays d'environ un million d'habitants. En 2015, alors candidat à sa réélection, le président Teodoro Obiang Nguema avait annoncé la tenue prochaine d'un référendum sur la peine de mort. A l'époque, le chef de l'Etat avait dit être "soumis à une pression internationale pour abolir la peine de mort" mais qu'il appartenait au "peuple de décider". Le référendum n'a pas eu lieu. Le Portugal avait conditionné l'abolition de la peine de mort à l'intégration de Guinée équatoriale à la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), en 2014. En 2010, quatre personnes jugées pour l'attaque du palais présidentiel en février 2009 avaient été condamnées à mort.
"Deux des trois personnes accusées et jugées pour avoir tué un maître (enseignant) et (l'avoir) enterré en forêt ont été condamnées à la peine capitale. Le troisième a écopé de 30 ans de prison", selon le verdict lu à la télévision d'Etat.

La condamnation, prononcée par le tribunal de Micomiseng, dans le nord-est de la Guinée équatoriale, intervient alors qu'un moratoire pour la suspension temporaire de la peine de mort avait été voté en 2014 par le Parlement de ce pays d'environ un million d'habitants.

En 2015, alors candidat à sa réélection, le président Teodoro Obiang Nguema avait annoncé la tenue prochaine d'un référendum sur la peine de mort.

A l'époque, le chef de l'Etat avait dit être "soumis à une pression internationale pour abolir la peine de mort" mais qu'il appartenait au "peuple de décider".

Le référendum n'a pas eu lieu.

Le Portugal avait conditionné l'abolition de la peine de mort à l'intégration de Guinée équatoriale à la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), en 2014.

En 2010, quatre personnes jugées pour l'attaque du palais présidentiel en février 2009 avaient été condamnées à mort.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9597 Sun, 17 Sep 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP