La peine de mort dans le monde — Irak https://www.peinedemort.org/rss/pays/IRQ Irak : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2018 Mon, 23 Jul 2018 13:55:01 +0200 Sat, 30 Jun 2018 11:58:20 +0200 120 L'Irak exécute 12 terroristes condamnés à mort https://www.peinedemort.org/document/9996 BAGDAD, 29 juin (Xinhua) -- L'Irak a exécuté 12 prisonniers condamnés à mort pour des actes de terrorisme, quelques heures après que le Premier ministre Haïdar al-Abadi a appelé à l'exécution sans délai des terroristes condamnés, a annoncé vendredi le gouvernement. Cet appel fait suite à l'enlèvement et au meurtre de huit agents de sécurité par des combattants de l'Etat islamique (EI), a ajouté le gouvernement. Conformément aux instructions du Premier ministre, les exécutions ont été menées jeudi sur 12 terroristes condamnés dont le verdict (la peine de mort) était final, a indiqué un communiqué du bureau de M. Abadi. Mercredi, les forces irakiennes ont retrouvé les corps de huit personnes qui avaient été enlevées par l'EI à proximité du village de Sarha, à la frontière provinciale entre Diyala et Salah ad-Din (centre), puis retenues en otage avant d'être exécutées. La récente détérioration en matière de sécurité a suscité de fortes critiques à l'encontre des forces de sécurité irakiennes, accusées d'échouer à mettre un terme aux attaques répétées des combattants de l'EI. Ceux-ci ont notamment enlevé des dizaines de personnes à de faux points de contrôle sur une route principale entre Bagdad et Kirkouk. Au cours des derniers mois, des centaines de combattants de l'EI ont fui leurs précédents bastions urbains de Mossoul, de la province de Salah ad-Din et de la région de Hawija, à l'ouest de Kirkouk, après que les forces irakiennes ont repris ces régions par de grandes offensives. La montée des exécutions dans le pays a suscité de vives réactions au niveau international, la mission de l'ONU en Irak appelant à mettre fin à la peine de mort tandis que l'Union européenne et certaines organisations internationales en faveur des droits de l'Homme ont critiqué le manque de transparence dans les tribunaux irakiens.
Cet appel fait suite à l'enlèvement et au meurtre de huit agents de sécurité par des combattants de l'Etat islamique (EI), a ajouté le gouvernement.

Conformément aux instructions du Premier ministre, les exécutions ont été menées jeudi sur 12 terroristes condamnés dont le verdict (la peine de mort) était final, a indiqué un communiqué du bureau de M. Abadi.

Mercredi, les forces irakiennes ont retrouvé les corps de huit personnes qui avaient été enlevées par l'EI à proximité du village de Sarha, à la frontière provinciale entre Diyala et Salah ad-Din (centre), puis retenues en otage avant d'être exécutées.

La récente détérioration en matière de sécurité a suscité de fortes critiques à l'encontre des forces de sécurité irakiennes, accusées d'échouer à mettre un terme aux attaques répétées des combattants de l'EI. Ceux-ci ont notamment enlevé des dizaines de personnes à de faux points de contrôle sur une route principale entre Bagdad et Kirkouk.

Au cours des derniers mois, des centaines de combattants de l'EI ont fui leurs précédents bastions urbains de Mossoul, de la province de Salah ad-Din et de la région de Hawija, à l'ouest de Kirkouk, après que les forces irakiennes ont repris ces régions par de grandes offensives.

La montée des exécutions dans le pays a suscité de vives réactions au niveau international, la mission de l'ONU en Irak appelant à mettre fin à la peine de mort tandis que l'Union européenne et certaines organisations internationales en faveur des droits de l'Homme ont critiqué le manque de transparence dans les tribunaux irakiens.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9996 Fri, 29 Jun 2018 00:00:00 +0200 Xinhua
Irak: exécution de 12 "terroristes" condamnés à mort https://www.peinedemort.org/document/9997 Douze "terroristes" condamnés à mort ont été exécutés jeudi sur ordre du Premier ministre Haider al-Abadi, a indiqué vendredi un communiqué officiel de la primature, sans préciser leur nationalité. M. Abadi avait ordonné jeudi l'exécution "immédiate" des centaines de jihadistes condamnés à mort, dont des femmes et des étrangers. "Sur ordre du Premier ministre Haider al-Abadi, 12 terroristes condamnés à mort, dont les jugements ont acquis un degré décisif, ont été exécutés jeudi", ce qui signifie que leur appel a été rejeté et que la peine capitale a été ratifiée par la présidence, selon le communiqué. Ces exécutions, en général par pendaison pour ceux condamnés pour "terrorisme", interviennent deux jours après la découverte des corps de huit Irakiens enlevés par le groupe État islamique (EI), qui avait diffusé une vidéo d'hommes au visage tuméfié en annonçant leur mort prochaine si des femmes jihadistes n'étaient pas libérées par Bagdad. Plus de 300 personnes, dont une centaine d'étrangères, ont été condamnées à mort en Irak, et autant d'autres à la prison à perpétuité, pour appartenance à l'EI, avait-on indiqué en avril de source judiciaire.
M. Abadi avait ordonné jeudi l'exécution "immédiate" des centaines de jihadistes condamnés à mort, dont des femmes et des étrangers.

"Sur ordre du Premier ministre Haider al-Abadi, 12 terroristes condamnés à mort, dont les jugements ont acquis un degré décisif, ont été exécutés jeudi", ce qui signifie que leur appel a été rejeté et que la peine capitale a été ratifiée par la présidence, selon le communiqué.

Ces exécutions, en général par pendaison pour ceux condamnés pour "terrorisme", interviennent deux jours après la découverte des corps de huit Irakiens enlevés par le groupe État islamique (EI), qui avait diffusé une vidéo d'hommes au visage tuméfié en annonçant leur mort prochaine si des femmes jihadistes n'étaient pas libérées par Bagdad.

Plus de 300 personnes, dont une centaine d'étrangères, ont été condamnées à mort en Irak, et autant d'autres à la prison à perpétuité, pour appartenance à l'EI, avait-on indiqué en avril de source judiciaire.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9997 Fri, 29 Jun 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Irak: le Premier ministre frappe fort avec l'exécution de 13 "terroristes" https://www.peinedemort.org/document/9998 Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a voulu frapper fort en faisant exécuter 13 jihadistes et en publiant pour la première fois les photos des pendaisons, pour calmer les critiques contre son manque de fermeté après l'assassinat de huit civils par le groupe Etat islamique (EI). Les Irakiens, habitués à l'horreur depuis des années, pensaient qu'après l'annonce en décembre par M. Abadi de la victoire sur l'EI, l'organisation extrémiste allait cesser de nuire mais son nouveau chantage les a replongés dans les cauchemars du passé. M. Abadi a essuyé des critiques sur les réseaux sociaux et vendredi de la part de la plus haute autorité religieuse chiite, l'ayatollah Ali Sistani, qui a reproché sans le nommer au gouvernement de n'avoir "pas pris en considération les appels des familles afin d'agir rapidement pour les sauver". Pour faire taire ces reproches, le chef du gouvernement a ordonné jeudi l'exécution "immédiate" des centaines de jihadistes condamnés à mort, dont des femmes et des étrangers. Quelques heures plus tard, 13 condamnés à mort ont été exécutés, a annoncé le ministre de la Justice, Haider al-Zamili. "Il s'agit du second groupe de condamnés à la peine capitale exécutés en 2018", indique son ministère. Ils "avaient été condamnés conformément à la loi antiterroriste. Ils avaient participé à des opérations armées avec des groupes terroristes, à des rapts, à des attentats à la bombe et au meurtre de civils", a-t-il précisé. Ces exécutions ont eu lieu par pendaison à la prison de Nassiriya (sud), surnommée "al-Hout" (la baleine) car quand on y rentre, on ne sort que mort, expliquent ironiquement les condamnés. Sur une photo publiée par le ministère de la Justice, des hommes apparaissent assis au sol avant l'exécution, les yeux bandés et les mains menottées. Vendredi, le ministère de la Justice a annoncé dans un communiqué que 64 personnes supplémentaires pouvaient être exécutées après avoir vu leur appel rejeté et leur condamnation à mort ratifiée par la présidence. - Confusion - Ces exécutions interviennent deux jours après la découverte des corps de huit Irakiens enlevés par l'EI, qui avait diffusé une vidéo d'hommes au visage tuméfié en annonçant leur mort prochaine si des femmes jihadistes n'étaient pas libérées par Bagdad. Dans la nuit de lundi à mardi, les familles des six personnes apparues sur la vidéo - des civils travaillant au département logistique des unités paramilitaires du Hachd al-Chaabi - avaient été informées que les forces armées les avaient libérées. Des scènes de liesse avaient eu lieu dans la ville sainte chiite de Kerbala, d'où ils étaient originaires, jusqu'à ce qu'ils apprennent qu'ils n'étaient en fait pas libres. Devant cette confusion, M. Abadi, désireux d'être reconduit dans son poste de Premier ministre après les élections du 12 mai, a adopté jeudi un ton très ferme. "Nous tuerons ou arrêterons ceux qui ont commis ces crimes, de la même manière dont nous avons promis de libérer le pays", a-t-il promis. Plus de 300 personnes, dont une centaine d'étrangères, ont été condamnées à mort en Irak, et autant d'autres à la prison à perpétuité, pour appartenance à l'EI, selon une source judiciaire. La plupart des condamnées sont Turques ou originaires des anciennes républiques de l'Union soviétique. - "Améliorer l'effort militaire" - L'ayatollah Ali Sistani, qui avait appelé avec succès en 2014 à la mobilisation populaire pour barrer la route à l'EI, a reproché au gouvernement de s'intéresser davantage aux considérations politiciennes qu'au combat contre les extrémistes. "Nous avons averti que la bataille avec Daech (acronyme arabe de l'EI) n'était pas terminée, même si l'organisation a été cassée", a déclaré Abdel Mahdi Karbalaï, considéré comme le porte-parole de l'ayatollah Sistani. "Il est erroné de se préoccuper des élections et des alliances, et d'ignorer la nécessité d'éliminer les terroristes et d'assurer la protection et la sécurité. Il faut améliorer le renseignement et l'effort militaire", a-t-il dit lors de son prêche de vendredi à Kerbala. L'Irak est régulièrement critiqué par des organisations des droits de l'Homme qui dénoncent les nombreuses condamnations à mort prononcées quasi quotidiennement par des tribunaux antiterroristes. "Les récents meurtres de l'EI sont abominables mais répondre comme le fait l'Irak par l'exécution d'un lot de détenus sent la vengeance plutôt que la justice", estime vendredi Human Rights Watch dans un communiqué. En 2017, au moins 111 personnes ont été pendues. Plus tôt en 2018, l'Irak avait exécuté 13 personnes, dont 11 condamnées pour "terrorisme". Environ 20.000 personnes ont été arrêtées au cours de la contre-offensive lancée par les troupes irakiennes pour repousser les jihadistes.
Les Irakiens, habitués à l'horreur depuis des années, pensaient qu'après l'annonce en décembre par M. Abadi de la victoire sur l'EI, l'organisation extrémiste allait cesser de nuire mais son nouveau chantage les a replongés dans les cauchemars du passé.

M. Abadi a essuyé des critiques sur les réseaux sociaux et vendredi de la part de la plus haute autorité religieuse chiite, l'ayatollah Ali Sistani, qui a reproché sans le nommer au gouvernement de n'avoir "pas pris en considération les appels des familles afin d'agir rapidement pour les sauver".

Pour faire taire ces reproches, le chef du gouvernement a ordonné jeudi l'exécution "immédiate" des centaines de jihadistes condamnés à mort, dont des femmes et des étrangers. Quelques heures plus tard, 13 condamnés à mort ont été exécutés, a annoncé le ministre de la Justice, Haider al-Zamili. "Il s'agit du second groupe de condamnés à la peine capitale exécutés en 2018", indique son ministère.

Ils "avaient été condamnés conformément à la loi antiterroriste. Ils avaient participé à des opérations armées avec des groupes terroristes, à des rapts, à des attentats à la bombe et au meurtre de civils", a-t-il précisé.

Ces exécutions ont eu lieu par pendaison à la prison de Nassiriya (sud), surnommée "al-Hout" (la baleine) car quand on y rentre, on ne sort que mort, expliquent ironiquement les condamnés. Sur une photo publiée par le ministère de la Justice, des hommes apparaissent assis au sol avant l'exécution, les yeux bandés et les mains menottées.

Vendredi, le ministère de la Justice a annoncé dans un communiqué que 64 personnes supplémentaires pouvaient être exécutées après avoir vu leur appel rejeté et leur condamnation à mort ratifiée par la présidence.

- Confusion -

Ces exécutions interviennent deux jours après la découverte des corps de huit Irakiens enlevés par l'EI, qui avait diffusé une vidéo d'hommes au visage tuméfié en annonçant leur mort prochaine si des femmes jihadistes n'étaient pas libérées par Bagdad.

Dans la nuit de lundi à mardi, les familles des six personnes apparues sur la vidéo - des civils travaillant au département logistique des unités paramilitaires du Hachd al-Chaabi - avaient été informées que les forces armées les avaient libérées. Des scènes de liesse avaient eu lieu dans la ville sainte chiite de Kerbala, d'où ils étaient originaires, jusqu'à ce qu'ils apprennent qu'ils n'étaient en fait pas libres.

Devant cette confusion, M. Abadi, désireux d'être reconduit dans son poste de Premier ministre après les élections du 12 mai, a adopté jeudi un ton très ferme. "Nous tuerons ou arrêterons ceux qui ont commis ces crimes, de la même manière dont nous avons promis de libérer le pays", a-t-il promis.

Plus de 300 personnes, dont une centaine d'étrangères, ont été condamnées à mort en Irak, et autant d'autres à la prison à perpétuité, pour appartenance à l'EI, selon une source judiciaire. La plupart des condamnées sont Turques ou originaires des anciennes républiques de l'Union soviétique.

- "Améliorer l'effort militaire" -

L'ayatollah Ali Sistani, qui avait appelé avec succès en 2014 à la mobilisation populaire pour barrer la route à l'EI, a reproché au gouvernement de s'intéresser davantage aux considérations politiciennes qu'au combat contre les extrémistes.

"Nous avons averti que la bataille avec Daech (acronyme arabe de l'EI) n'était pas terminée, même si l'organisation a été cassée", a déclaré Abdel Mahdi Karbalaï, considéré comme le porte-parole de l'ayatollah Sistani.

"Il est erroné de se préoccuper des élections et des alliances, et d'ignorer la nécessité d'éliminer les terroristes et d'assurer la protection et la sécurité. Il faut améliorer le renseignement et l'effort militaire", a-t-il dit lors de son prêche de vendredi à Kerbala.

L'Irak est régulièrement critiqué par des organisations des droits de l'Homme qui dénoncent les nombreuses condamnations à mort prononcées quasi quotidiennement par des tribunaux antiterroristes.

"Les récents meurtres de l'EI sont abominables mais répondre comme le fait l'Irak par l'exécution d'un lot de détenus sent la vengeance plutôt que la justice", estime vendredi Human Rights Watch dans un communiqué.

En 2017, au moins 111 personnes ont été pendues. Plus tôt en 2018, l'Irak avait exécuté 13 personnes, dont 11 condamnées pour "terrorisme".

Environ 20.000 personnes ont été arrêtées au cours de la contre-offensive lancée par les troupes irakiennes pour repousser les jihadistes.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9998 Fri, 29 Jun 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Irak: le Premier ministre demande l'exécution "immédiate" de tous les "terroristes" condamnés à mort https://www.peinedemort.org/document/9993 Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a ordonné jeudi l'exécution immédiate des jihadistes condamnés à mort, comme représailles à l'assassinat par le groupe Etat islamique (EI) de huit hommes dont les corps ont été retrouvés mercredi. M. Abadi "ordonne la punition immédiate des terroristes condamnés à mort et dont les peines ont passé le degré décisif", a-t-il annoncé dans un communiqué, voulant dire que leur appel a été rejeté et que la peine capitale a été ratifiée par la présidence de la République. Plus de 300 personnes, dont une centaine d'étrangères, ont été condamnées à mort en Irak, et autant d'autres à la prison à perpétuité, pour appartenance à l'EI, avait-on indiqué en avril de source judiciaire. La plupart des condamnées sont Turques ou originaires des anciennes républiques de l'Union soviétique. En outre figue un Russe et le Belge Tarik Jadaoun, qui avait rejoint l'EI en 2014 sous le nom de guerre d'Abou Hamza al-Belgiki. Le porte-parole du Conseil suprême de la magistrature, le juge Abdel Sattar Bayraqdar, avait précisé en avril que la grande majorité des personnes condamnées à mort appartenaient à EI.
M. Abadi "ordonne la punition immédiate des terroristes condamnés à mort et dont les peines ont passé le degré décisif", a-t-il annoncé dans un communiqué, voulant dire que leur appel a été rejeté et que la peine capitale a été ratifiée par la présidence de la République.

Plus de 300 personnes, dont une centaine d'étrangères, ont été condamnées à mort en Irak, et autant d'autres à la prison à perpétuité, pour appartenance à l'EI, avait-on indiqué en avril de source judiciaire.
La plupart des condamnées sont Turques ou originaires des anciennes républiques de l'Union soviétique. En outre figue un Russe et le Belge Tarik Jadaoun, qui avait rejoint l'EI en 2014 sous le nom de guerre d'Abou Hamza al-Belgiki.

Le porte-parole du Conseil suprême de la magistrature, le juge Abdel Sattar Bayraqdar, avait précisé en avril que la grande majorité des personnes condamnées à mort appartenaient à EI.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9993 Thu, 28 Jun 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
L'Irak exécute à nouveau 13 condamnés à mort https://www.peinedemort.org/document/10009 Treize personnes ont été pendues en Irak. Elles avaient été condamnées à mort en vertu de la loi antiterroriste. Le Premier ministre irakien, Haïdar al-Abadi, venait de demander l'exécution des personnes condamnées à mort pour "terrorisme". En avril déjà, 13 condamnés à mort avaient été exécutés le même jour.
Le Premier ministre irakien, Haïdar al-Abadi, venait de demander l'exécution des personnes condamnées à mort pour "terrorisme".

En avril déjà, 13 condamnés à mort avaient été exécutés le même jour.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10009 Thu, 28 Jun 2018 00:00:00 +0200 Sophie Fotiadi
Irak: un jihadiste belge condamné à mort pour appartenance au groupe EI https://www.peinedemort.org/document/9936 Un jihadiste belge qui avait menacé dans des vidéos la Belgique et la France a été condamné mardi en Irak à la mort par pendaison pour appartenance au groupe Etat islamique (EI), a constaté un journaliste de l'AFP. Tarik Jadaoun, né en 1988, avait rejoint l'EI en 2014 sous le nom de guerre d'Abou Hamza al-Belgiki. Lors de la première audience de son procès devant la Cour pénale centrale de Bagdad, le 10 mai, ce Belge d'origine marocaine avait plaidé "non coupable" et affirmé aux juges qu'il s'était "fourvoyé". Cette fois-ci, l'homme qui a été amené dans le box de bois grillagé des accusés vêtu de l'uniforme beige des détenus, le crâne rasé et une imposante moustache noire lui barrant le visage, ne s'est pas défendu. Le juge lui a d'abord lu la liste des chefs d'accusation, notamment son rôle de combattant au sein de l'EI et son entrée illégale sur le territoire irakien, avant de lui demander s'il souhaitait ajouter quelque chose. "Non", a seulement répondu M. Jadaoun. Le juge a alors indiqué qu'il prononçait "la pendaison jusqu'à ce que mort s'ensuive conformément à l'article 4 de la loi antiterroriste". M. Jadaoun a alors perdu son sourire et son visage a semblé se décomposer. L'audience a duré moins de dix minutes, selon le journaliste de l'AFP. Lors de l'ouverture du procès, le juge avait attribué à M. Jadaoun, qui s'exprimait en arabe, un avocat commis d'office. L'homme avait appelé dans des vidéos à frapper l'Europe et gagné le surnom de "nouvel Abaaoud", en référence à son compatriote Abdelhamid Abaaoud, l'un des organisateurs présumés des attentats du 13 novembre 2015 en France. En tout, plus de 300 personnes, dont une centaine d'étrangères, ont été condamnées à mort en Irak, et autant d'autres à la prison à perpétuité, pour appartenance à l'EI, selon des sources judiciaires. La plupart des condamnées sont Turques ou originaires des anciennes républiques de l'Union soviétique. Une Allemande et une Française ont été récemment condamnées à la perpétuité.
Tarik Jadaoun, né en 1988, avait rejoint l'EI en 2014 sous le nom de guerre d'Abou Hamza al-Belgiki. Lors de la première audience de son procès devant la Cour pénale centrale de Bagdad, le 10 mai, ce Belge d'origine marocaine avait plaidé "non coupable" et affirmé aux juges qu'il s'était "fourvoyé".

Cette fois-ci, l'homme qui a été amené dans le box de bois grillagé des accusés vêtu de l'uniforme beige des détenus, le crâne rasé et une imposante moustache noire lui barrant le visage, ne s'est pas défendu.

Le juge lui a d'abord lu la liste des chefs d'accusation, notamment son rôle de combattant au sein de l'EI et son entrée illégale sur le territoire irakien, avant de lui demander s'il souhaitait ajouter quelque chose. "Non", a seulement répondu M. Jadaoun.
Le juge a alors indiqué qu'il prononçait "la pendaison jusqu'à ce que mort s'ensuive conformément à l'article 4 de la loi antiterroriste". M. Jadaoun a alors perdu son sourire et son visage a semblé se décomposer.

L'audience a duré moins de dix minutes, selon le journaliste de l'AFP.
Lors de l'ouverture du procès, le juge avait attribué à M. Jadaoun, qui s'exprimait en arabe, un avocat commis d'office.

L'homme avait appelé dans des vidéos à frapper l'Europe et gagné le surnom de "nouvel Abaaoud", en référence à son compatriote Abdelhamid Abaaoud, l'un des organisateurs présumés des attentats du 13 novembre 2015 en France.

En tout, plus de 300 personnes, dont une centaine d'étrangères, ont été condamnées à mort en Irak, et autant d'autres à la prison à perpétuité, pour appartenance à l'EI, selon des sources judiciaires.
La plupart des condamnées sont Turques ou originaires des anciennes républiques de l'Union soviétique. Une Allemande et une Française ont été récemment condamnées à la perpétuité.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9936 Tue, 22 May 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Jihadiste condamné à mort en Irak: la Belgique souhaite que la peine soit commuée https://www.peinedemort.org/document/9938 Bruxelles - La Belgique a demandé mardi que la condamnation à mort d'un jihadiste belge en Irak, pour appartenance au groupe Etat islamique (EI), soit commuée en peine de prison à perpétuité. "J'ai demandé à mon homologue irakien de ne pas procéder à l'exécution", a déclaré à la presse le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, en marge d'une rencontre avec le président de la Commission de l'union Africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, à Bruxelles. "Nous sommes contre la peine de mort quelles que soient les circonstances", a souligné M. Reynders, cité par l'agence de presse Belga. "Nous souhaitons que la peine de mort soit transformée en détention à perpétuité", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère belge des Affaires étrangères, Didier Vanderhasselt, rappelant l'opposition de principe de la Belgique à la peine capitale. Né en 1988, Tarik Jadaoun, a été condamné mardi en Irak à la mort par pendaison pour appartenance à l'EI. Connu sous le nom de guerre d'Abou Hamza al-Belgiki, il avait rejoint l'organisation jihadiste en 2014. Tarik Jadaoun a désormais 30 jours pour faire appel et, passé ce délai, la peine de mort pourra être appliquée. Lors de la première audience de son procès devant la Cour pénale centrale de Bagdad, le 10 mai, ce Belge d'origine marocaine avait plaidé "non coupable" et affirmé aux juges qu'il s'était "fourvoyé". Il avait appelé, dans des vidéos, à frapper l'Europe, menaçant la Belgique et la France, et gagné le surnom de "nouvel Abaaoud", en référence à son compatriote Abdelhamid Abaaoud, l'un des organisateurs présumés des attentats du 13 novembre 2015 en France. En tout, plus de 300 personnes, dont une centaine d'étrangers, ont été condamnées à mort en Irak, et autant d'autres à la prison à perpétuité, pour appartenance à l'EI, selon des sources judiciaires.
"J'ai demandé à mon homologue irakien de ne pas procéder à l'exécution", a déclaré à la presse le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, en marge d'une rencontre avec le président de la Commission de l'union Africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, à Bruxelles.

"Nous sommes contre la peine de mort quelles que soient les circonstances", a souligné M. Reynders, cité par l'agence de presse Belga.

"Nous souhaitons que la peine de mort soit transformée en détention à perpétuité", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère belge des Affaires étrangères, Didier Vanderhasselt, rappelant l'opposition de principe de la Belgique à la peine capitale.
Né en 1988, Tarik Jadaoun, a été condamné mardi en Irak à la mort par pendaison pour appartenance à l'EI. Connu sous le nom de guerre d'Abou Hamza al-Belgiki, il avait rejoint l'organisation jihadiste en 2014.

Tarik Jadaoun a désormais 30 jours pour faire appel et, passé ce délai, la peine de mort pourra être appliquée.

Lors de la première audience de son procès devant la Cour pénale centrale de Bagdad, le 10 mai, ce Belge d'origine marocaine avait plaidé "non coupable" et affirmé aux juges qu'il s'était "fourvoyé".

Il avait appelé, dans des vidéos, à frapper l'Europe, menaçant la Belgique et la France, et gagné le surnom de "nouvel Abaaoud", en référence à son compatriote Abdelhamid Abaaoud, l'un des organisateurs présumés des attentats du 13 novembre 2015 en France.

En tout, plus de 300 personnes, dont une centaine d'étrangers, ont été condamnées à mort en Irak, et autant d'autres à la prison à perpétuité, pour appartenance à l'EI, selon des sources judiciaires.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9938 Tue, 22 May 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Un Russe condamné à mort en Irak pour appartenance à l'EI https://www.peinedemort.org/document/9930 La Cour pénale centrale de Bagdad, chargée des affaires de terrorisme, a condamné jeudi à la peine capitale un jihadiste russe pour appartenance au groupe Etat islamique (EI), a-t-on appris de source judiciaire. Plus de 300 personnes, dont une centaine d'étrangères, ont été condamnées à mort ces derniers mois en Irak, et autant d'autres à la prison à perpétuité, pour appartenance à l'EI, de source judiciaire. La plupart des condamnées sont Turques ou originaires des anciennes républiques de l'Union soviétique. Une Allemande et une Française ont été récemment condamnées à la perpétuité. Des centaines d'Irakiens comparaissent également quasi-quotidiennement. Mercredi, deux accusées irakiennes ont été relaxées, a indiqué une source judiciaire à l'AFP. L'EI s'était emparé en 2014 de près d'un tiers de l'Irak à la faveur d'une offensive éclair, prenant le contrôle entre autres de la deuxième ville du pays Mossoul. Les jihadistes ont depuis été chassés des zones qu'ils contrôlaient par une offensive des forces irakiennes soutenues par une coalition internationale conduite par les Etats-Unis. Au cours des trois années de règne de son "califat" auto-proclamé, l'EI a perpétré des "crimes contre l'humanité", selon une commission d'enquête de l'ONU qui a réclamé que ses dirigeants soient poursuivis devant la Cour pénale internationale. A ce sujet, David Marshall, du bureau de l'ONU pour les droits de l'Homme, a rencontré le président de la Cour d'appel d'al-Roussafa (la partie est de Bagdad). Il a indiqué qu'une délégation onusienne se rendrait prochainement en Irak, selon un communiqué de la justice irakienne.
Plus de 300 personnes, dont une centaine d'étrangères, ont été condamnées à mort ces derniers mois en Irak, et autant d'autres à la prison à perpétuité, pour appartenance à l'EI, de source judiciaire.
La plupart des condamnées sont Turques ou originaires des anciennes républiques de l'Union soviétique. Une Allemande et une Française ont été récemment condamnées à la perpétuité.
Des centaines d'Irakiens comparaissent également quasi-quotidiennement. Mercredi, deux accusées irakiennes ont été relaxées, a indiqué une source judiciaire à l'AFP.

L'EI s'était emparé en 2014 de près d'un tiers de l'Irak à la faveur d'une offensive éclair, prenant le contrôle entre autres de la deuxième ville du pays Mossoul. Les jihadistes ont depuis été chassés des zones qu'ils contrôlaient par une offensive des forces irakiennes soutenues par une coalition internationale conduite par les Etats-Unis.

Au cours des trois années de règne de son "califat" auto-proclamé, l'EI a perpétré des "crimes contre l'humanité", selon une commission d'enquête de l'ONU qui a réclamé que ses dirigeants soient poursuivis devant la Cour pénale internationale.

A ce sujet, David Marshall, du bureau de l'ONU pour les droits de l'Homme, a rencontré le président de la Cour d'appel d'al-Roussafa (la partie est de Bagdad). Il a indiqué qu'une délégation onusienne se rendrait prochainement en Irak, selon un communiqué de la justice irakienne.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9930 Thu, 17 May 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Amnesty rejette la peine de mort, "y compris pour les combattants de l'Etat islamique" https://www.peinedemort.org/document/9913 L'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International veut que la Belgique veille à ce que le combattant présumé du groupe terroriste Etat islamique (EI) Tarik Jadaoun ait droit à un procès équitable, affirme vendredi le directeur d'Amnesty International Vlaanderen Wies De Graeve. L'organisation s'oppose également à une condamnation à mort du suspect. "Nous sommes par principe contre la peine de mort, donc y compris dans cette affaire." Le procès de Tarik Jadaoun, l'un des Belges les plus connus ayant rejoint l'EI en Irak, a débuté jeudi dans la capitale Bagdad. Jadaoun, également connu sous son nom de combattant Abu Hamza Al-Belgiki, avait rejoint l'organisation islamiste en 2014. Il a été arrêté l'année dernière lors de la bataille de Mossoul, dans le nord du pays. Amnesty International espère que le suspect aura droit à un procès équitable. "Nous voulons que la justice soit rendue au nom des victimes, car cela est dans l'ADN d'Amnesty Internaional", affirme M. de Graeve. "Mais à notre avis, cela doit passer par un procès équitable auquel tout le monde a droit, y compris ce combattant de l'EI même s'ils est soupçonné de crimes terribles." L'organisation appelle dès lors les autorités belges à se montrer attentives à la tenue de ce procès, espérant que la Belgique plaide pour que la peine de mort éventuellement prononcée ne soit pas appliquée.
"Nous sommes par principe contre la peine de mort, donc y compris dans cette affaire." Le procès de Tarik Jadaoun, l'un des Belges les plus connus ayant rejoint l'EI en Irak, a débuté jeudi dans la capitale Bagdad. Jadaoun, également connu sous son nom de combattant Abu Hamza Al-Belgiki, avait rejoint l'organisation islamiste en 2014. Il a été arrêté l'année dernière lors de la bataille de Mossoul, dans le nord du pays.

Amnesty International espère que le suspect aura droit à un procès équitable. "Nous voulons que la justice soit rendue au nom des victimes, car cela est dans l'ADN d'Amnesty Internaional", affirme M. de Graeve. "Mais à notre avis, cela doit passer par un procès équitable auquel tout le monde a droit, y compris ce combattant de l'EI même s'ils est soupçonné de crimes terribles."

L'organisation appelle dès lors les autorités belges à se montrer attentives à la tenue de ce procès, espérant que la Belgique plaide pour que la peine de mort éventuellement prononcée ne soit pas appliquée.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9913 Fri, 11 May 2018 00:00:00 +0200 Belga - Agence Télégraphique Belge de Presse
Irak: le chef du Parlement réclame la libération du ministre de la Défense de Saddam Hussein https://www.peinedemort.org/document/9906 Le président du Parlement irakien a demandé jeudi aux autorités d'accorder une "grâce exceptionnelle", pour raisons de santé, au ministre de la Défense de l'ancien dictateur Saddam Hussein. Le général Sultan Hachem Ahmad, 74 ans, avait été condamné à mort en 2007 mais n'a jamais été exécuté en raison du refus du Conseil présidentiel de ratifier cette sentence. Dans une lettre datée de jeudi et consultée par l'AFP, Salim al-Joubouri a sollicité, auprès du président Fouad Massoum, du Premier ministre Haider al-Abadi ainsi que des plus hautes autorités judiciaires du pays, "une grâce exceptionnelle" à l'approche du mois sacré de jeûne musulman du ramadan. M. Joubouri a expliqué lors d'une conférence de presse avoir agi ainsi après avoir reçu "plusieurs demandes de dignitaires de Mossoul", la grande ville du nord du pays dont est originaire le général Ahmad. Son avocat Badia Aref avait récemment indiqué à l'AFP que l'état de santé de son client, détenu dans la prison de Nassiriya (sud), allait en se "dégradant". L'avocat avait également affirmé que ses demandes de libération de plusieurs des 14 responsables du régime de Saddam Hussein qui croupissent toujours en prison, quinze ans après l'invasion conduite par les États-Unis, étaient restées sans suite. Le général Ahmad a notamment joué un rôle important dans la guerre contre l'Iran (1980-1988) et la répression des Kurdes.
Le général Sultan Hachem Ahmad, 74 ans, avait été condamné à mort en 2007 mais n'a jamais été exécuté en raison du refus du Conseil présidentiel de ratifier cette sentence.

Dans une lettre datée de jeudi et consultée par l'AFP, Salim al-Joubouri a sollicité, auprès du président Fouad Massoum, du Premier ministre Haider al-Abadi ainsi que des plus hautes autorités judiciaires du pays, "une grâce exceptionnelle" à l'approche du mois sacré de jeûne musulman du ramadan.

M. Joubouri a expliqué lors d'une conférence de presse avoir agi ainsi après avoir reçu "plusieurs demandes de dignitaires de Mossoul", la grande ville du nord du pays dont est originaire le général Ahmad.
Son avocat Badia Aref avait récemment indiqué à l'AFP que l'état de santé de son client, détenu dans la prison de Nassiriya (sud), allait en se "dégradant".

L'avocat avait également affirmé que ses demandes de libération de plusieurs des 14 responsables du régime de Saddam Hussein qui croupissent toujours en prison, quinze ans après l'invasion conduite par les États-Unis, étaient restées sans suite.
Le général Ahmad a notamment joué un rôle important dans la guerre contre l'Iran (1980-1988) et la répression des Kurdes.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9906 Thu, 03 May 2018 00:00:00 +0200
Un tribunal irakien condamne à mort cinq étrangères pour appartenance à l'EI https://www.peinedemort.org/document/9899 BAGDAD, 26 avril (Xinhua) -- Un tribunal irakien a condamné jeudi cinq étrangères à la peine de mort pour leur appartenance au groupe terroriste Etat islamique (EI), a annoncé un porte-parole. "La Cour pénale centrale a condamné à la mort par pendaison trois Kirghizes et deux Azerbaïdjanaises pour avoir rejoint le groupe terroriste EI", a précisé Abdul Sattar al-Birakdar, porte-parole du Conseil supérieur de la magistrature, dans un communiqué. Il a ajouté que le tribunal avait aussi prononcé des peines de réclusion à perpétuité pour cinq autres étrangères : deux Russes, deux Azerbaïdjanaises et une Française. "Ces condamnées ont rejoint l'organisation terroriste EI et ont été impliquées dans des actes criminels contre les forces irakiennes", a noté le porte-parole. Malgré la défaite militaire du mouvement djihadiste fin 2017 en Irak, de nombreux combattants de l'EI se cachent encore dans ce pays arabe. La peine de mort a été suspendue en Irak le 10 juin 2003, mais a été rétablie le 8 août 2004.
"La Cour pénale centrale a condamné à la mort par pendaison trois Kirghizes et deux Azerbaïdjanaises pour avoir rejoint le groupe terroriste EI", a précisé Abdul Sattar al-Birakdar, porte-parole du Conseil supérieur de la magistrature, dans un communiqué.

Il a ajouté que le tribunal avait aussi prononcé des peines de réclusion à perpétuité pour cinq autres étrangères : deux Russes, deux Azerbaïdjanaises et une Française.

"Ces condamnées ont rejoint l'organisation terroriste EI et ont été impliquées dans des actes criminels contre les forces irakiennes", a noté le porte-parole.

Malgré la défaite militaire du mouvement djihadiste fin 2017 en Irak, de nombreux combattants de l'EI se cachent encore dans ce pays arabe.

La peine de mort a été suspendue en Irak le 10 juin 2003, mais a été rétablie le 8 août 2004.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9899 Thu, 26 Apr 2018 00:00:00 +0200 Xinhua
Irak : peine capitale commuée en perpétuité pour une jihadiste allemande https://www.peinedemort.org/document/9893 Une Allemande d'origine marocaine condamnée à mort en Irak pour avoir rejoint le groupe Etat islamique (EI) a vu sa sentence commuée en peine de prison à perpétuité, a annoncé mardi le ministère allemand des Affaires étrangères. "La condamnation à mort d'une ressortissante allemande en Irak a été commuée en une peine de réclusion à perpétuité", a indiqué dans un communiqué le ministère, confirmant une information du quotidien allemand Die Welt. La justice irakienne n'était pas immédiatement joignable pour confirmer cette information. L'Allemande, une quinquagénaire originaire de Mannheim (ouest) et identifiée par les médias allemands comme s'appelant Lamia K., avait été condamnée en janvier par la Cour pénale centrale de Bagdad pour avoir rejoint l'EI en Syrie et en Irak. C'était la première fois que la justice irakienne prononçait la peine capitale à l'encontre d'une femme européenne. La Cour, chargée notamment des affaires de terrorisme, l'avait condamnée à la mort par pendaison pour "soutien logistique et aide à l'organisation terroriste pour commettre des crimes", selon un communiqué de la juridiction. "L'accusée a reconnu lors des interrogatoires avoir quitté l'Allemagne pour la Syrie puis l'Irak pour rejoindre l'EI, avec ses deux filles qui ont épousé des membres de l'organisation terroriste", selon la même source. Lamia K. avait fait appel de cette sentence, finalement commuée en prison à perpétuité, ce qui équivaut dans le système pénal irakien à une peine comprise entre 15 et 20 ans de prison, rappelle l'agence de presse allemande DPA. Fin février, une Allemande mineure avait également été condamnée par un tribunal irakien à six ans de prison pour son appartenance à l'EI. Âgée de 17 ans, Linda W. avait écopé de cinq ans de prison pour appartenance à l'organisation jihadiste et à un an supplémentaire pour avoir traversé illégalement la frontière. Originaire de Pulsnitz, en ex-RDA, elle avait disparu à l'été 2016 peu après s'être convertie à l'islam. Elle serait entrée en contact avec des adeptes de l'EI via internet avant de se radicaliser, selon la presse allemande.
"La condamnation à mort d'une ressortissante allemande en Irak a été commuée en une peine de réclusion à perpétuité", a indiqué dans un communiqué le ministère, confirmant une information du quotidien allemand Die Welt.

La justice irakienne n'était pas immédiatement joignable pour confirmer cette information.
L'Allemande, une quinquagénaire originaire de Mannheim (ouest) et identifiée par les médias allemands comme s'appelant Lamia K., avait été condamnée en janvier par la Cour pénale centrale de Bagdad pour avoir rejoint l'EI en Syrie et en Irak.
C'était la première fois que la justice irakienne prononçait la peine capitale à l'encontre d'une femme européenne.

La Cour, chargée notamment des affaires de terrorisme, l'avait condamnée à la mort par pendaison pour "soutien logistique et aide à l'organisation terroriste pour commettre des crimes", selon un communiqué de la juridiction.
"L'accusée a reconnu lors des interrogatoires avoir quitté l'Allemagne pour la Syrie puis l'Irak pour rejoindre l'EI, avec ses deux filles qui ont épousé des membres de l'organisation terroriste", selon la même source.

Lamia K. avait fait appel de cette sentence, finalement commuée en prison à perpétuité, ce qui équivaut dans le système pénal irakien à une peine comprise entre 15 et 20 ans de prison, rappelle l'agence de presse allemande DPA.

Fin février, une Allemande mineure avait également été condamnée par un tribunal irakien à six ans de prison pour son appartenance à l'EI. Âgée de 17 ans, Linda W. avait écopé de cinq ans de prison pour appartenance à l'organisation jihadiste et à un an supplémentaire pour avoir traversé illégalement la frontière.

Originaire de Pulsnitz, en ex-RDA, elle avait disparu à l'été 2016 peu après s'être convertie à l'islam. Elle serait entrée en contact avec des adeptes de l'EI via internet avant de se radicaliser, selon la presse allemande.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9893 Tue, 24 Apr 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Plus de 300 peines de mort pour appartenance à l'EI en Irak https://www.peinedemort.org/document/9872 Plus de 300 personnes, dont une centaine d'étrangères, ont été condamnées à mort en Irak, et autant d'autres à la prison à perpétuité, pour appartenance au groupe Etat islamique (EI), a-t-on appris mercredi de source judiciaire. Deux tribunaux jugent les affaires de terrorisme en Irak, l'un à Tel Keif, près de Mossoul (nord) --l'ancienne "capitale" irakienne du "califat" autoproclamé de l'EI--, et l'autre à Bagdad, où la Cour pénale centrale s'occupe notamment des étrangers et des femmes. Depuis janvier à Bagdad, 103 ressortissantes étrangères ont été condamnées à mort, dont six Turques mercredi, 185 à la prison à vie, 15 à trois ans de prison et une à un an de prison, selon une source judiciaire. La plupart des condamnées sont Turques ou originaires des anciennes républiques de l'Union soviétique. Une Allemande a également été condamnée à la peine capitale, tandis qu'une Française a été condamnée mardi à la perpétuité. A Tel Keif, "815 personnes ont été jugées: 212 peines de mort et 150 peines de prison à perpétuité ont été prononcées", indique dans un communiqué le porte-parole du Conseil suprême de la magistrature, le juge Abdel Sattar Bayraqdar. Selon lui, la grande majorité de ces personnes appartiennent à EI. "Il a été prouvé qu'ils avaient mené des actions criminelles au cours d'audiences publiques menées conformément à la loi et durant lesquelles les droits des condamnés ont été garantis", poursuit-il. En outre, "341 personnes ont été condamnées à des peines de prison et 112 ont été libérées après que leur culpabilité n'a pas été prouvée". Lundi, le ministère de la Justice a annoncé que onze personnes condamnées pour "terrorisme" avaient été pendues en Irak, le quatrième pays qui exécute le plus au monde, selon l'ONG de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW). "Ces exécutions font suite à des procès entachés de violations de la procédure, notamment des condamnations basées uniquement sur des aveux parfois obtenus sous la torture", accuse Belkis Wille, chercheuse en Irak pour HRW. "La mauvaise gestion des procès de (membres de) l'EI ne privent pas seulement les victimes d'une véritable justice, mais pose également le risque d'envoyer des Irakiens innocents à la mort", ajoute-t-elle.
Deux tribunaux jugent les affaires de terrorisme en Irak, l'un à Tel Keif, près de Mossoul (nord) --l'ancienne "capitale" irakienne du "califat" autoproclamé de l'EI--, et l'autre à Bagdad, où la Cour pénale centrale s'occupe notamment des étrangers et des femmes.

Depuis janvier à Bagdad, 103 ressortissantes étrangères ont été condamnées à mort, dont six Turques mercredi, 185 à la prison à vie, 15 à trois ans de prison et une à un an de prison, selon une source judiciaire. La plupart des condamnées sont Turques ou originaires des anciennes républiques de l'Union soviétique. Une Allemande a également été condamnée à la peine capitale, tandis qu'une Française a été condamnée mardi à la perpétuité.

A Tel Keif, "815 personnes ont été jugées: 212 peines de mort et 150 peines de prison à perpétuité ont été prononcées", indique dans un communiqué le porte-parole du Conseil suprême de la magistrature, le juge Abdel Sattar Bayraqdar. Selon lui, la grande majorité de ces personnes appartiennent à EI. "Il a été prouvé qu'ils avaient mené des actions criminelles au cours d'audiences publiques menées conformément à la loi et durant lesquelles les droits des condamnés ont été garantis", poursuit-il. En outre, "341 personnes ont été condamnées à des peines de prison et 112 ont été libérées après que leur culpabilité n'a pas été prouvée".

Lundi, le ministère de la Justice a annoncé que onze personnes condamnées pour "terrorisme" avaient été pendues en Irak, le quatrième pays qui exécute le plus au monde, selon l'ONG de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW). "Ces exécutions font suite à des procès entachés de violations de la procédure, notamment des condamnations basées uniquement sur des aveux parfois obtenus sous la torture", accuse Belkis Wille, chercheuse en Irak pour HRW. "La mauvaise gestion des procès de (membres de) l'EI ne privent pas seulement les victimes d'une véritable justice, mais pose également le risque d'envoyer des Irakiens innocents à la mort", ajoute-t-elle.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9872 Wed, 18 Apr 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Irak: Plus de 200 condamnations à mort depuis la reprise de Mossoul https://www.peinedemort.org/document/9877 BAGDAD (Reuters) - Deux-cent douze prévenus ont été condamnés à mort à Mossoul et dans les régions voisines, essentiellement pour complicité avec le groupe Etat islamique (EI), depuis que les forces gouvernementales ont reconquis la métropole du nord de l'Irak, en juillet dernier, ont fait savoir mercredi les autorités judiciaires. Le Premier ministre Haïdar al Abadi a proclamé la défaite définitive des djihadistes de l'EI en décembre après la reprise des dernières poches de résistance en Irak. Depuis, plusieurs mouvements de défense des droits de l'homme ont dénoncé des incohérences dans le processus judiciaire et parlent de procès inéquitables ou de condamnations abusives. Le Conseil judiciaire suprême d'Irak a annoncé mercredi que les tribunaux pénaux relevant de la Cour d'appel fédérale de la province de Ninive, à laquelle Mossoul appartient, avaient statué dans 815 affaires depuis la reconquête de la région. "Les statistiques provenant des tribunaux pénaux montrent que 815 personnes ont été jugées, que 212 ont été condamnées à mort et que 150 autres ont été condamnées à la prison à vie", a déclaré le juge Abdoul Sattar al Birkdar, porte-parole du Conseil. On ignore combien ont été exécutées. "La grande majorité de ces décisions concernait des éléments de l'EI ayant commis des crimes reconnus et ont été prises à l'issue de procès publics menés conformément à la loi. Les droits des prévenus ont été respectés", a-t-il souligné. Outre les condamnations à mort, 341 personnes ont été condamnées à des peines de prison et 112 acquittées.
Le Premier ministre Haïdar al Abadi a proclamé la défaite définitive des djihadistes de l'EI en décembre après la reprise des dernières poches de résistance en Irak.

Depuis, plusieurs mouvements de défense des droits de l'homme ont dénoncé des incohérences dans le processus judiciaire et parlent de procès inéquitables ou de condamnations abusives.

Le Conseil judiciaire suprême d'Irak a annoncé mercredi que les tribunaux pénaux relevant de la Cour d'appel fédérale de la province de Ninive, à laquelle Mossoul appartient, avaient statué dans 815 affaires depuis la reconquête de la région.

"Les statistiques provenant des tribunaux pénaux montrent que 815 personnes ont été jugées, que 212 ont été condamnées à mort et que 150 autres ont été condamnées à la prison à vie", a déclaré le juge Abdoul Sattar al Birkdar, porte-parole du Conseil. On ignore combien ont été exécutées.

"La grande majorité de ces décisions concernait des éléments de l'EI ayant commis des crimes reconnus et ont été prises à l'issue de procès publics menés conformément à la loi. Les droits des prévenus ont été respectés", a-t-il souligné.

Outre les condamnations à mort, 341 personnes ont été condamnées à des peines de prison et 112 acquittées.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9877 Wed, 18 Apr 2018 00:00:00 +0200 Reuters
Irak : 4 femmes étrangères condamnées à mort pour avoir rejoint l'EI https://www.peinedemort.org/document/9874 BAGDAD, 17 avril (Xinhua) -- Un tribunal irakien a condamné mardi quatre femmes étrangères à mort et trois autres à la prison à perpétuité pour avoir rejoint le groupe extrémiste Etat islamique (EI), a annoncé le Conseil judiciaire suprême irakien dans un communiqué. Il s'agit de trois Azerbaïdjanaises et d'une Kirghize membres de l'EI. La Cour pénale centrale irakienne a aussi "condamné une Française et deux Russes à la prison à vie pour avoir rejoint l'EI". Le tribunal irakien condamne fréquemment des ressortissantes étrangères à la peine de mort ou à des peines d'emprisonnement pour avoir rejoint les rangs de l'EI. Seize Turques ont ainsi été condamnées à mort le 25 février dernier. Quand les forces irakiennes ont vaincu l'EI en Irak en 2017, des centaines de fidèles de l'EI ont été tués ou arrêtés, alors que d'autres sont toujours en fuite en Irak ou à l'étranger. Le ministère irakien de la Justice a annoncé lundi avoir exécuté 13 prisonniers irakiens, dont 11 pour le terrorisme. La peine de mort en Irak a été suspendue le 10 juin 2003, mais a été réintroduite le 8 août 2004.
Il s'agit de trois Azerbaïdjanaises et d'une Kirghize membres de l'EI.

La Cour pénale centrale irakienne a aussi "condamné une Française et deux Russes à la prison à vie pour avoir rejoint l'EI".

Le tribunal irakien condamne fréquemment des ressortissantes étrangères à la peine de mort ou à des peines d'emprisonnement pour avoir rejoint les rangs de l'EI. Seize Turques ont ainsi été condamnées à mort le 25 février dernier.

Quand les forces irakiennes ont vaincu l'EI en Irak en 2017, des centaines de fidèles de l'EI ont été tués ou arrêtés, alors que d'autres sont toujours en fuite en Irak ou à l'étranger.

Le ministère irakien de la Justice a annoncé lundi avoir exécuté 13 prisonniers irakiens, dont 11 pour le terrorisme.

La peine de mort en Irak a été suspendue le 10 juin 2003, mais a été réintroduite le 8 août 2004.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9874 Tue, 17 Apr 2018 00:00:00 +0200 Xinhua
L'Irak exécute 13 condamnés pour terrorisme malgré les préoccupations internationales https://www.peinedemort.org/document/9869 BAGDAD, 16 avril (Xinhua) -- L'Irak a déclaré lundi avoir exécuté 13 prisonniers condamnés pour des charges de terrorisme, malgré les appels internationaux à mettre fin à la peine de mort. "Onze condamnés ont été accusés de crimes comprenant attentat à la voiture piégée, meurtre de membres des forces de sécurité et enlèvement", a rapporté le ministère irakien de la Justice dans un communiqué, sans donner plus de détails sur les deux autres condamnés. Le ministère a réitéré son engagement à "mettre en œuvre la loi sans se laisser affecter par les pressions quelles qu'elles soient". La multiplication des exécutions en Irak a suscité des appels demandant de mettre fin à la peine capitale dans ce pays, de la part de la mission de l'ONU en Irak, de l'Union européenne et d'autres groupes internationaux de défense des droits de l'Homme, qui critiquent le manque de transparence des tribunaux irakiens. La peine de mort a été suspendue en Irak le 10 juin 2003 mais réinstaurée le 8 août 2004.
"Onze condamnés ont été accusés de crimes comprenant attentat à la voiture piégée, meurtre de membres des forces de sécurité et enlèvement", a rapporté le ministère irakien de la Justice dans un communiqué, sans donner plus de détails sur les deux autres condamnés.

Le ministère a réitéré son engagement à "mettre en œuvre la loi sans se laisser affecter par les pressions quelles qu'elles soient".

La multiplication des exécutions en Irak a suscité des appels demandant de mettre fin à la peine capitale dans ce pays, de la part de la mission de l'ONU en Irak, de l'Union européenne et d'autres groupes internationaux de défense des droits de l'Homme, qui critiquent le manque de transparence des tribunaux irakiens.

La peine de mort a été suspendue en Irak le 10 juin 2003 mais réinstaurée le 8 août 2004.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9869 Mon, 16 Apr 2018 00:00:00 +0200 Xinhua
Irak : 11 personnes exécutées pour "terrorisme" https://www.peinedemort.org/document/9870 L'Irak a procédé à l'exécution de 13 personnes, dont 11 condamnées pour "terrorisme", indique lundi un communiqué du ministère de la Justice. Ces 11 personnes avaient notamment été reconnues coupables d'"attentats à la voiture piégée", de "meurtres de membres des forces de sécurité" et d'"enlèvements", précise le texte sans donner de détails sur les lieux, les faits et les dates. Les deux autres personnes ont été exécutées pour des faits relevant du droit commun. Il s'agit des premières exécutions depuis le début de l'année en Irak, selon l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International. En 2017, au moins 111 personnes avaient été pendues dans le pays, selon la même source. Le 15 décembre, 38 jihadistes condamnés à mort pour "terrorisme" avaient été pendus dans la prison de Nassiriya (sud). Trois mois plus tôt, 42 jihadistes y avaient déjà été exécutés de la même manière. L'Irak fait régulièrement l'objet de critiques de la part de diplomates, d'experts et d'organisations des droits de l'Homme qui dénoncent les nombreuses condamnations à mort prononcées quasiment quotidiennement par des tribunaux antiterroristes. Environ 20.000 personnes ont été arrêtées au cours de la contre-offensive lancée par les troupes irakiennes pour repousser les jihadistes du groupe Etat islamique (EI), qui avaient pris le contrôle d'une partie du pays en 2014. Nombre de ces procès se sont déjà conclus par des condamnations à mort.
Ces 11 personnes avaient notamment été reconnues coupables d'"attentats à la voiture piégée", de "meurtres de membres des forces de sécurité" et d'"enlèvements", précise le texte sans donner de détails sur les lieux, les faits et les dates.
Les deux autres personnes ont été exécutées pour des faits relevant du droit commun.

Il s'agit des premières exécutions depuis le début de l'année en Irak, selon l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International.
En 2017, au moins 111 personnes avaient été pendues dans le pays, selon la même source.
Le 15 décembre, 38 jihadistes condamnés à mort pour "terrorisme" avaient été pendus dans la prison de Nassiriya (sud). Trois mois plus tôt, 42 jihadistes y avaient déjà été exécutés de la même manière.

L'Irak fait régulièrement l'objet de critiques de la part de diplomates, d'experts et d'organisations des droits de l'Homme qui dénoncent les nombreuses condamnations à mort prononcées quasiment quotidiennement par des tribunaux antiterroristes.

Environ 20.000 personnes ont été arrêtées au cours de la contre-offensive lancée par les troupes irakiennes pour repousser les jihadistes du groupe Etat islamique (EI), qui avaient pris le contrôle d'une partie du pays en 2014.
Nombre de ces procès se sont déjà conclus par des condamnations à mort. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/9870 Mon, 16 Apr 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
L'Irak exécute 13 condamnés à mort https://www.peinedemort.org/document/9871 Le ministère de la Justice irakien annonce l'exécution de 13 personnes, dont 11 condamnées à mort pour terrorisme. Pour l'année 2017, Amnesty International a recensé au moins 125 exécutions capitales en Irak, dont des exécutions collectives (ainsi, 42 pendaisons le même jour en septembre 2017, 38 en décembre...).
Pour l'année 2017, Amnesty International a recensé au moins 125 exécutions capitales en Irak, dont des exécutions collectives (ainsi, 42 pendaisons le même jour en septembre 2017, 38 en décembre...).]]>
https://www.peinedemort.org/document/9871 Mon, 16 Apr 2018 00:00:00 +0200 Sophie Fotiadi
Jihadistes français arrêtés en Irak: Paris interviendra en cas de condamnation à mort, dit Macron https://www.peinedemort.org/document/9873 Emmanuel Macron a affirmé dimanche que la France demanderait, en cas de condamnation à mort de jihadistes français jugés en Irak, que cette peine soit "commuée" en emprisonnement. "Nous demanderons, comme nous le faisons à chaque fois, que cette peine soit commuée dans une peine qui est conforme à ce que défend la France, c'est-à-dire en particulier une peine de prison", a promis le chef de l'Etat dans une interview à BFMTV, RMC et Mediapart. La Française Mélina Boughedir, accusée d'être une jihadiste du groupe Etat islamique, est actuellement emprisonnée en Irak, après avoir été arrêtée durant l'été 2017 à Mossoul avec ses quatre enfants, dont trois ont depuis été rapatriés. Mélina Boughedir a été condamnée à sept mois de prison pour "entrée illégale" en Irak. Début avril, six ressortissantes turques ont été condamnées à mort et une septième à la prison à perpétuité. En février, 15 autres Turques avaient été condamnées à la peine capitale. Avant elles, une Allemande et une Turque avaient été condamnées à mort lors de procès que l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) avait jugé "inéquitables".
"Nous demanderons, comme nous le faisons à chaque fois, que cette peine soit commuée dans une peine qui est conforme à ce que défend la France, c'est-à-dire en particulier une peine de prison", a promis le chef de l'Etat dans une interview à BFMTV, RMC et Mediapart.

La Française Mélina Boughedir, accusée d'être une jihadiste du groupe Etat islamique, est actuellement emprisonnée en Irak, après avoir été arrêtée durant l'été 2017 à Mossoul avec ses quatre enfants, dont trois ont depuis été rapatriés.

Mélina Boughedir a été condamnée à sept mois de prison pour "entrée illégale" en Irak.

Début avril, six ressortissantes turques ont été condamnées à mort et une septième à la prison à perpétuité. En février, 15 autres Turques avaient été condamnées à la peine capitale.

Avant elles, une Allemande et une Turque avaient été condamnées à mort lors de procès que l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) avait jugé "inéquitables".]]>
https://www.peinedemort.org/document/9873 Mon, 16 Apr 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Rapport d'Amnesty international : "Condamnations à mort et exécutions en 2017" https://www.peinedemort.org/document/9860 L'Organisation Non Gouvernementale Amnesty international présente son rapport sur les condamnations à mort et exécutions en 2017: "Le nombre d'exécutions dans le monde a continué de baisser en 2017. Amnesty International a recensé 993 exécutions durant l'année, soit 4% de moins qu'en 2016 (où 1032 exécutions avaient été enregistrées) et 39% de moins qu'en 2015 (année où l'organisation avait relevé le chiffre le plus haut depuis 1989: 1634 exécutions). Cette baisse ramène le nombre d'exécutions dans la moyenne des chiffres constatés avant le pic de 2015. Ces totaux ne comprennent pas les milliers d'exécutions qui ont eu lieu en Chine, où les données relatives à la peine de mort sont toujours classées secret d'État. Plus de la moitié (51%) des exécutions recensées ont eu lieu en Iran. Cet État et trois autres pays – l'Arabie saoudite, l'Irak et le Pakistan – ont été responsables de 84% des exécutions enregistrées à travers le monde."
"Le nombre d'exécutions dans le monde a continué de baisser en 2017. Amnesty International a recensé 993 exécutions durant l'année, soit 4% de moins qu'en 2016 (où 1032 exécutions avaient été enregistrées) et 39% de moins qu'en 2015 (année où l'organisation avait relevé le chiffre le plus haut depuis 1989: 1634 exécutions). Cette baisse ramène le nombre d'exécutions dans la moyenne des chiffres constatés avant le pic de 2015. Ces totaux ne comprennent pas les milliers d'exécutions qui ont eu lieu en Chine, où les données relatives à la peine de mort sont toujours classées secret d'État.

Plus de la moitié (51%) des exécutions recensées ont eu lieu en Iran. Cet État et trois autres pays – l'Arabie saoudite, l'Irak et le Pakistan – ont été responsables de 84% des exécutions enregistrées à travers le monde."]]>
https://www.peinedemort.org/document/9860 Thu, 12 Apr 2018 00:00:00 +0200 Sophie Fotiadi
Peine de mort: recul du nombre d'exécutions dans le monde https://www.peinedemort.org/document/9858 (Agence France-Presse) LONDRES - La peine de mort continue de reculer dans le monde, alors que la Guinée et la Mongolie s'ajoutent à la liste des pays qui l'ont abolie, selon le rapport annuel d'Amnistie internationale publié jeudi. Au total, 993 exécutions ont été enregistrées dans 23 pays en 2017, soit un recul de 4% par rapport à 2016, et de 39% par rapport à 2015, une année record qui avait comptabilisé 1634 exécutions. Ces statistiques excluent la Chine, pays qui exécute le plus, mais garde le chiffre exact secret. La Chine exceptée, l'Iran, l'Arabie Saoudite, l'Irak et le Pakistan comptent à eux quatre 84% des exécutions signalées dans le monde, bien qu'une diminution de 31% au Pakistan et de 11% en Iran ait été constatée l'année dernière. Dans son décompte, Amnistie identifie une baisse remarquable des mises à mort notamment en Biélorussie, où les exécutions ont été réduites de moitié. Parmi les améliorations, l'Égypte se démarque par un déclin de 20%. Néanmoins, le nombre de condamnations a légèrement augmenté aux États-Unis, de 41 en 2017, contre 32 en 2016, le chiffre le plus bas enregistré dans le pays depuis 1973. Pour la seconde année consécutive, cependant, les États-Unis ne figurent pas dans la liste des cinq pays qui exécutent le plus, occupant la 8e place du classement mondial. Amélioration notable en Afrique subsaharienne : la Guinée est devenue le 20e pays de la région à abolir la peine de mort. Et le nombre de condamnations a diminué, à 878 en 2017 contre 1086 en 2016. La Gambie a par ailleurs signé un traité international l'obligeant à ne pas mener d'exécutions et à progresser vers l'abolition de la peine de mort. «L'évolution perçue en Afrique subsaharienne renforce l'espoir d'une suppression définitive des sanctions cruelles, inhumaines et dégradantes», a affirmé Salil Shetty, secrétaire générale d'Amnesty International. Un progrès qui mérite d'être «reconnu», a déclaré à l'AFP Makmid Kamara, directeur adjoint du programme sur les questions mondiales, avant d'ajouter que ces chiffres «inciteront peut-être d'autres gouvernements à suivre le même l'exemple.» Jusqu'à présent, 142 pays sur 195 ont aboli la peine de mort en loi ou de facto, 106 l'ayant totalement abrogée.
Au total, 993 exécutions ont été enregistrées dans 23 pays en 2017, soit un recul de 4% par rapport à 2016, et de 39% par rapport à 2015, une année record qui avait comptabilisé 1634 exécutions.

Ces statistiques excluent la Chine, pays qui exécute le plus, mais garde le chiffre exact secret.

La Chine exceptée, l'Iran, l'Arabie Saoudite, l'Irak et le Pakistan comptent à eux quatre 84% des exécutions signalées dans le monde, bien qu'une diminution de 31% au Pakistan et de 11% en Iran ait été constatée l'année dernière.

Dans son décompte, Amnistie identifie une baisse remarquable des mises à mort notamment en Biélorussie, où les exécutions ont été réduites de moitié. Parmi les améliorations, l'Égypte se démarque par un déclin de 20%.

Néanmoins, le nombre de condamnations a légèrement augmenté aux États-Unis, de 41 en 2017, contre 32 en 2016, le chiffre le plus bas enregistré dans le pays depuis 1973. Pour la seconde année consécutive, cependant, les États-Unis ne figurent pas dans la liste des cinq pays qui exécutent le plus, occupant la 8e place du classement mondial.


Amélioration notable en Afrique subsaharienne : la Guinée est devenue le 20e pays de la région à abolir la peine de mort. Et le nombre de condamnations a diminué, à 878 en 2017 contre 1086 en 2016.

La Gambie a par ailleurs signé un traité international l'obligeant à ne pas mener d'exécutions et à progresser vers l'abolition de la peine de mort.

«L'évolution perçue en Afrique subsaharienne renforce l'espoir d'une suppression définitive des sanctions cruelles, inhumaines et dégradantes», a affirmé Salil Shetty, secrétaire générale d'Amnesty International.

Un progrès qui mérite d'être «reconnu», a déclaré à l'AFP Makmid Kamara, directeur adjoint du programme sur les questions mondiales, avant d'ajouter que ces chiffres «inciteront peut-être d'autres gouvernements à suivre le même l'exemple.»

Jusqu'à présent, 142 pays sur 195 ont aboli la peine de mort en loi ou de facto, 106 l'ayant totalement abrogée.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9858 Wed, 11 Apr 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Irak: six Turques condamnées à mort pour appartenance au groupe EI (source judiciaire) https://www.peinedemort.org/document/9844 Bagdad - Six ressortissantes turques ont été condamnées lundi par la Cour pénale centrale à Bagdad à la peine de mort et une septième à la prison à perpétuité pour appartenance au groupe jihadiste Etat islamique (EI), a indiqué à l'AFP une source judiciaire. Toutes ces femmes étaient accompagnées d'enfants en bas âge lors du verdict. Elles s'étaient rendues aux peshmergas, les combattants du Kurdistan irakien, après avoir fui Tal Afar, l'un des derniers bastions de l'organisation extrémiste repris par les forces irakiennes dans le nord, a expliqué cette source. Elles ont indiqué avoir rejoint le territoire du "califat" auto-proclamé à cheval sur la Syrie et l'Irak pour suivre leurs époux venus combattre dans les rangs de l'EI, qui s'était emparé en 2014 de près d'un tiers de l'Irak à la faveur d'une offensive éclair. Plusieurs ressortissantes étrangères accusées de liens avec l'EI ont récemment été jugées dans ce pays. En février, 15 Turques avaient déjà été condamnées à la peine capitale. Avant elles, une Allemande et une Turque avaient été condamnées à mort lors de procès que l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) avait jugé "inéquitables". Une Française a elle écopé d'une peine de prison couverte par sa détention préventive et doit être expulsée. La loi antiterroriste irakienne permet d'inculper des personnes qui ne sont pas impliquées dans des actions violentes mais sont soupçonnées d'avoir aidé l'EI et prévoit la peine capitale pour appartenance au groupe jihadiste même pour des non combattants. Le nombre de personnes emprisonnées en Irak pour appartenance présumée à l'EI s'élève à 20.000, selon des chercheurs. Les autorités irakiennes n'ont jamais indiqué officiellement le nombre de jihadistes faits prisonniers pendant la contre-offensive des forces progouvernementales, qui ont achevé de chasser l'EI de tous les centres urbains d'Irak en 2017. Les autorités de la région autonome kurde disent détenir quelque 4.000 jihadistes de l'EI, dont des étrangers. D'autres sont parvenus à se faufiler parmi les déplacés ou à rester sur place en retournant à la "vie civile".
Toutes ces femmes étaient accompagnées d'enfants en bas âge lors du verdict. Elles s'étaient rendues aux peshmergas, les combattants du Kurdistan irakien, après avoir fui Tal Afar, l'un des derniers bastions de l'organisation extrémiste repris par les forces irakiennes dans le nord, a expliqué cette source.

Elles ont indiqué avoir rejoint le territoire du "califat" auto-proclamé à cheval sur la Syrie et l'Irak pour suivre leurs époux venus combattre dans les rangs de l'EI, qui s'était emparé en 2014 de près d'un tiers de l'Irak à la faveur d'une offensive éclair.

Plusieurs ressortissantes étrangères accusées de liens avec l'EI ont récemment été jugées dans ce pays.

En février, 15 Turques avaient déjà été condamnées à la peine capitale. Avant elles, une Allemande et une Turque avaient été condamnées à mort lors de procès que l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) avait jugé "inéquitables".

Une Française a elle écopé d'une peine de prison couverte par sa détention préventive et doit être expulsée.

La loi antiterroriste irakienne permet d'inculper des personnes qui ne sont pas impliquées dans des actions violentes mais sont soupçonnées d'avoir aidé l'EI et prévoit la peine capitale pour appartenance au groupe jihadiste même pour des non combattants.

Le nombre de personnes emprisonnées en Irak pour appartenance présumée à l'EI s'élève à 20.000, selon des chercheurs.

Les autorités irakiennes n'ont jamais indiqué officiellement le nombre de jihadistes faits prisonniers pendant la contre-offensive des forces progouvernementales, qui ont achevé de chasser l'EI de tous les centres urbains d'Irak en 2017.

Les autorités de la région autonome kurde disent détenir quelque 4.000 jihadistes de l'EI, dont des étrangers.

D'autres sont parvenus à se faufiler parmi les déplacés ou à rester sur place en retournant à la "vie civile".]]>
https://www.peinedemort.org/document/9844 Mon, 02 Apr 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Bagdad condamne à mort la sœur de l'ancien chef d'el-Qaëda en Irak https://www.peinedemort.org/document/9822 Un tribunal irakien a annoncé jeudi avoir condamné à mort la soeur d'Abou Omar al-Bagdadi, ancien chef d'el-Qaëda en Irak, dont est issu le groupe jihadiste Etat islamique (EI), tué en 2010. Cette femme, dont l'identité n'a pas été dévoilée, "a été condamnée à la mort par pendaison", a indiqué dans un communiqué le porte-parole de la Cour pénale centrale, le juge Abdel Sattar Bayraqdar. Il a ajouté qu'elle avait "reconnu lors des interrogatoires avoir rejoint des organisations terroristes et avoir apporté un soutien logistique et de l'aide pour mener des actions criminelles". Elle a notamment affirmé aux enquêteurs avoir "distribué de l'argent à des membres de groupes armés à Mossoul", devenue en 2014 la "capitale" irakienne de l'EI. Abou Omar al-Bagdadi était le chef d'el-Qaëda en Irak puis, après la fusion de l'organisation avec d'autres groupes, avait pris la tête de l'Etat islamique d'Irak, responsable de dizaines d'attentats suicide dans le pays. Il a été tué le 19 avril 2010 lors d'une opération conjointe des forces irakiennes et américaines dans une région désertique. L'épouse d'Abou Omar al-Bagdadi avait été arrêtée puis condamnée à la prison à perpétuité par un tribunal de Bagdad. La justice irakienne prononce régulièrement depuis plusieurs mois des peines capitales à l'encontre de centaines d'Irakiens ou d'étrangers, hommes et femmes, accusés de lien avec l'EI. L'EI s'était emparé en 2014 lors d'une offensive fulgurante de près d'un tiers de l'Irak. Les forces irakiennes, soutenues par la coalition internationale menée par Washington, avaient ensuite repris du terrain et Bagdad avait annoncé en décembre la "fin" de la guerre contre le groupe jihadiste. Le chef de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi, reste introuvable.
Cette femme, dont l'identité n'a pas été dévoilée, "a été condamnée à la mort par pendaison", a indiqué dans un communiqué le porte-parole de la Cour pénale centrale, le juge Abdel Sattar Bayraqdar.

Il a ajouté qu'elle avait "reconnu lors des interrogatoires avoir rejoint des organisations terroristes et avoir apporté un soutien logistique et de l'aide pour mener des actions criminelles". Elle a notamment affirmé aux enquêteurs avoir "distribué de l'argent à des membres de groupes armés à Mossoul", devenue en 2014 la "capitale" irakienne de l'EI.

Abou Omar al-Bagdadi était le chef d'el-Qaëda en Irak puis, après la fusion de l'organisation avec d'autres groupes, avait pris la tête de l'Etat islamique d'Irak, responsable de dizaines d'attentats suicide dans le pays. Il a été tué le 19 avril 2010 lors d'une opération conjointe des forces irakiennes et américaines dans une région désertique.

L'épouse d'Abou Omar al-Bagdadi avait été arrêtée puis condamnée à la prison à perpétuité par un tribunal de Bagdad.

La justice irakienne prononce régulièrement depuis plusieurs mois des peines capitales à l'encontre de centaines d'Irakiens ou d'étrangers, hommes et femmes, accusés de lien avec l'EI.

L'EI s'était emparé en 2014 lors d'une offensive fulgurante de près d'un tiers de l'Irak. Les forces irakiennes, soutenues par la coalition internationale menée par Washington, avaient ensuite repris du terrain et Bagdad avait annoncé en décembre la "fin" de la guerre contre le groupe jihadiste.

Le chef de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi, reste introuvable. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/9822 Thu, 08 Mar 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Irak: 15 Turques condamnées à mort pour appartenance à l'EI (source judiciaire) https://www.peinedemort.org/document/9809 Bagdad - La Cour pénale centrale à Bagdad a condamné dimanche 15 ressortissantes turques à la peine capitale pour appartenance au groupe jihadiste Etat islamique (EI), a indiqué à l'AFP un responsable de la justice irakienne. Les 15 inculpées ont "reconnu les faits" qui leur étaient reprochés lors de leurs interrogatoires, a-t-il précisé, tandis qu'une seizième a été condamnée à une peine de prison à perpétuité. Quatre de ces femmes, qui se sont toutes présentées vêtues intégralement de noir, étaient accompagnées d'enfants en bas âge, a-t-il ajouté. Âgées d'une vingtaine à une cinquantaine d'années, toutes ont expliqué être entrées illégalement en Irak pour rejoindre leurs époux venus combattre dans les rangs de l'EI, un groupe jihadiste qui s'était emparé en 2014 de vastes territoires en Irak à la faveur d'une offensive éclair. L'une d'elles a même affirmé au juge avoir participé aux combats contre les forces irakiennes aux côtés des jihadistes, a-t-il affirmé. C'est ce qui explique la dureté du verdict, a-t-il ajouté. "Elles ont désormais un mois pour faire appel", a indiqué dans un communiqué le porte-parole de la Cour pénale centrale, le juge Abdel Sattar Bayraqdar. Plusieurs ressortissantes étrangères accusées de liens avec l'EI ont récemment été jugées en Irak. Une Allemande et une Turque ont ainsi été condamnées à mort lors de procès que l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) avait jugé "inéquitables". Une Française a, elle, écopé d'une peine de prison couverte par sa détention préventive et doit maintenant être expulsée. La loi antiterroriste irakienne permet d'inculper des personnes qui ne sont pas impliquées dans des actions violentes mais sont soupçonnées d'avoir aidé l'EI et prévoit la peine capitale pour appartenance au groupe jihadistes même pour des non combattants. Lors de l'audience de dimanche toutefois, contrairement aux fois précédentes, selon le responsable, toutes les accusées ont revendiqué leur appartenance à l'EI et n'ont pas rejeté les faits qui leur étaient reprochés. Il y a une semaine, lors d'une audience à laquelle assistait un journaliste de l'AFP, un autre groupe de femmes, des veuves étrangères de combattants de l'EI, avaient plaidé la bonne foi affirmant avoir été bernées ou menacées par leurs maris pour venir en Irak. Le nombre de personnes emprisonnées en Irak pour appartenance présumée à l'EI s'élève à 20.000, selon des chercheurs. Les autorités irakiennes n'ont jamais indiqué officiellement le nombre de jihadistes faits prisonniers pendant la contre-offensive des forces progouvernementales, qui ont achevé de chasser l'EI de tous les centres urbains d'Irak en 2017. Les autorités de la région autonome kurde d'Irak disent détenir quelque 4.000 jihadistes de l'EI, dont des étrangers. D'autres sont parvenus à se faufiler parmi les déplacés ou à rester sur place en retournant à la "vie civile".
Les 15 inculpées ont "reconnu les faits" qui leur étaient reprochés lors de leurs interrogatoires, a-t-il précisé, tandis qu'une seizième a été condamnée à une peine de prison à perpétuité.

Quatre de ces femmes, qui se sont toutes présentées vêtues intégralement de noir, étaient accompagnées d'enfants en bas âge, a-t-il ajouté.

Âgées d'une vingtaine à une cinquantaine d'années, toutes ont expliqué être entrées illégalement en Irak pour rejoindre leurs époux venus combattre dans les rangs de l'EI, un groupe jihadiste qui s'était emparé en 2014 de vastes territoires en Irak à la faveur d'une offensive éclair.

L'une d'elles a même affirmé au juge avoir participé aux combats contre les forces irakiennes aux côtés des jihadistes, a-t-il affirmé. C'est ce qui explique la dureté du verdict, a-t-il ajouté.

"Elles ont désormais un mois pour faire appel", a indiqué dans un communiqué le porte-parole de la Cour pénale centrale, le juge Abdel Sattar Bayraqdar.

Plusieurs ressortissantes étrangères accusées de liens avec l'EI ont récemment été jugées en Irak.

Une Allemande et une Turque ont ainsi été condamnées à mort lors de procès que l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) avait jugé "inéquitables".

Une Française a, elle, écopé d'une peine de prison couverte par sa détention préventive et doit maintenant être expulsée.

La loi antiterroriste irakienne permet d'inculper des personnes qui ne sont pas impliquées dans des actions violentes mais sont soupçonnées d'avoir aidé l'EI et prévoit la peine capitale pour appartenance au groupe jihadistes même pour des non combattants.

Lors de l'audience de dimanche toutefois, contrairement aux fois précédentes, selon le responsable, toutes les accusées ont revendiqué leur appartenance à l'EI et n'ont pas rejeté les faits qui leur étaient reprochés.

Il y a une semaine, lors d'une audience à laquelle assistait un journaliste de l'AFP, un autre groupe de femmes, des veuves étrangères de combattants de l'EI, avaient plaidé la bonne foi affirmant avoir été bernées ou menacées par leurs maris pour venir en Irak.

Le nombre de personnes emprisonnées en Irak pour appartenance présumée à l'EI s'élève à 20.000, selon des chercheurs.

Les autorités irakiennes n'ont jamais indiqué officiellement le nombre de jihadistes faits prisonniers pendant la contre-offensive des forces progouvernementales, qui ont achevé de chasser l'EI de tous les centres urbains d'Irak en 2017.

Les autorités de la région autonome kurde d'Irak disent détenir quelque 4.000 jihadistes de l'EI, dont des étrangers.

D'autres sont parvenus à se faufiler parmi les déplacés ou à rester sur place en retournant à la "vie civile".]]>
https://www.peinedemort.org/document/9809 Sun, 25 Feb 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
En Irak, des djihadistes condamnés à mort se «confessent» à la télévision https://www.peinedemort.org/document/9759 (Agence France-Presse) Bagdad - «Salam Aleikoum, chers auditeurs, où que vous soyez»: chaque vendredi le présentateur introduit ainsi les confessions de djihadistes condamnés à mort en Irak avant de les conduire sous bonne escorte sur les lieux de leur crime. Dans un pays qui a été terrorisé par le groupe État islamique (EI), chaque émission diffuse, à une heure de grande écoute, des images, parfois insoutenables, des crimes attribués à celui qui va être interrogé, menotté et vêtu d'une tunique orange ou jaune. «Je reçois l'information du ministère de l'Intérieur, de la Défense ou de la Sécurité nationale, qui les ont capturés. Eux choisissent le dossier à traiter, moi, je demande au ministère de la Justice l'autorisation d'interviewer le condamné», explique Ahmad Hassan, 36 ans, qui présente depuis fin 2013 «Dans les griffes de la loi» sur la chaîne officielle Iraqiya. Son émission fête son 150e numéro et elle n'est pas près de s'arrêter, car, selon lui, même si l'EI «a peut-être perdu militairement, son idéologie existe toujours». «Ses partisans considèrent les autres comme des incroyants et continueront à assassiner tant que son idéologie perdurera», dit-il. Images-chocs, reconstitution Cela commence toujours pas des images-chocs, comme la photo d'une cinquantaine de membres de la tribu d'Abou Nimr gisant dans une mare de sang. Ils ont été exécutés par l'EI à Hit (ouest). Puis apparaît l'un des meurtriers condamnés, Mithaq Hamid Hekmet, 41 ans, qui raconte le massacre en détail et donne les noms de ceux qui y ont participé. D'autres vidéos tournées par l'EI montrent l'attaque d'une bijouterie, des attentats, un camion bourré de 750 kg d'explosifs, l'exécution au pistolet de six hommes en tunique orange agenouillés sur une place, ou des rapts. Dans la plupart des émissions, les coupables se rendent sur place pour la reconstitution. Un responsable des Finances de l'EI, Mohammad Hamid Omar, surnommé Abou Hajjaj, détaille sa spécialité: l'extorsion de fonds auprès des pharmacies, écoles, agences immobilières, stations essence, médecins. Le présentateur assure qu'il n'interroge que des personnes déjà «condamnées». Pour la majorité, le verdict est la peine de mort, mais certains écopent de la réclusion à perpétuité ou des peines allant jusqu'à 20 ans de prison. Dans son émission, la plupart sont des Irakiens, mais il y a aussi des ressortissants d'autres pays arabes. «Certains de ceux que j'ai interrogés ont été depuis exécutés. C'est l'affaire de la justice pas la mienne», dit-il. Le Haut-commissariat aux droits de l'Homme a comptabilisé en 2017 106 exécutions, principalement pour «terrorisme». L'article 4 de la loi antiterroriste irakienne stipule que toute personne qui commet, incite, planifie, finance ou assiste des actes de terrorisme sera condamnée à mort. L'ambiance se veut celle d'un bureau de détectives dans les années 20 aux États-Unis avec un bureau en acajou, un portemanteau, un meuble rempli de classeurs, des cartes de Bagdad et les photos des coupables du jour. «Le décor est important pour attirer l'audience», assure le producteur Rami Ahmad al-Lami. Costume beige, cravate et pochette marrons, Ahmad Hassan assure que les condamnés participent «volontairement» à son émission et savent que cela ne leur donne aucune chance de voir leur peine réduite. «Pourquoi avez-vous tué mes fils?» «S'ils le font c'est parce qu'ils ont des regrets, ils veulent montrer les actes horribles qu'ils ont commis et révéler la façon de penser du groupe auquel ils ont appartenu, pour dissuader d'autres de commettre la même erreur», assure-t-il. Mais les moments les plus poignants sont les rencontres sur le terrain entre les mères de victimes et les meurtriers. «Pourquoi avez-vous tué mes deux fils Ahmed et Hamid? Ils étaient vos amis. Vous ont-ils fait du tort? Pourquoi avoir détruit ma famille?», demande cette femme tout en noir face aux trois hommes qui baissent la tête. Ses deux fils étaient des officiers de police. Une autre mère lance à quatre prisonniers: «Comment pouvez-vous manger avec ces mains qui ont tué mon fils en lui tirant dans la tête». Pour le porte-parole du ministère de l'Intérieur, le général Saad Maan, «les gens peuvent voir grâce à cette émission que les forces de sécurité fournissent des informations véridiques et cela crée des liens avec la population». Face aux organisations des droits de l'Homme critiques du fait de montrer à la télévision des condamnés qui vont certainement être exécutés, Ahmad Hassan se défend: «Les interviews sont conformes aux droits de l'Homme». «Nous ne faisons pression sur personne, mais nous sommes en situation de guerre et il vaut mieux s'intéresser aux droits des victimes plutôt qu'à ceux des terroristes».
Dans un pays qui a été terrorisé par le groupe État islamique (EI), chaque émission diffuse, à une heure de grande écoute, des images, parfois insoutenables, des crimes attribués à celui qui va être interrogé, menotté et vêtu d'une tunique orange ou jaune.

«Je reçois l'information du ministère de l'Intérieur, de la Défense ou de la Sécurité nationale, qui les ont capturés. Eux choisissent le dossier à traiter, moi, je demande au ministère de la Justice l'autorisation d'interviewer le condamné», explique Ahmad Hassan, 36 ans, qui présente depuis fin 2013 «Dans les griffes de la loi» sur la chaîne officielle Iraqiya.

Son émission fête son 150e numéro et elle n'est pas près de s'arrêter, car, selon lui, même si l'EI «a peut-être perdu militairement, son idéologie existe toujours». «Ses partisans considèrent les autres comme des incroyants et continueront à assassiner tant que son idéologie perdurera», dit-il.

Images-chocs, reconstitution

Cela commence toujours pas des images-chocs, comme la photo d'une cinquantaine de membres de la tribu d'Abou Nimr gisant dans une mare de sang. Ils ont été exécutés par l'EI à Hit (ouest).

Puis apparaît l'un des meurtriers condamnés, Mithaq Hamid Hekmet, 41 ans, qui raconte le massacre en détail et donne les noms de ceux qui y ont participé.

D'autres vidéos tournées par l'EI montrent l'attaque d'une bijouterie, des attentats, un camion bourré de 750 kg d'explosifs, l'exécution au pistolet de six hommes en tunique orange agenouillés sur une place, ou des rapts.

Dans la plupart des émissions, les coupables se rendent sur place pour la reconstitution.

Un responsable des Finances de l'EI, Mohammad Hamid Omar, surnommé Abou Hajjaj, détaille sa spécialité: l'extorsion de fonds auprès des pharmacies, écoles, agences immobilières, stations essence, médecins.

Le présentateur assure qu'il n'interroge que des personnes déjà «condamnées». Pour la majorité, le verdict est la peine de mort, mais certains écopent de la réclusion à perpétuité ou des peines allant jusqu'à 20 ans de prison. Dans son émission, la plupart sont des Irakiens, mais il y a aussi des ressortissants d'autres pays arabes.

«Certains de ceux que j'ai interrogés ont été depuis exécutés. C'est l'affaire de la justice pas la mienne», dit-il.

Le Haut-commissariat aux droits de l'Homme a comptabilisé en 2017 106 exécutions, principalement pour «terrorisme». L'article 4 de la loi antiterroriste irakienne stipule que toute personne qui commet, incite, planifie, finance ou assiste des actes de terrorisme sera condamnée à mort.

L'ambiance se veut celle d'un bureau de détectives dans les années 20 aux États-Unis avec un bureau en acajou, un portemanteau, un meuble rempli de classeurs, des cartes de Bagdad et les photos des coupables du jour. «Le décor est important pour attirer l'audience», assure le producteur Rami Ahmad al-Lami.

Costume beige, cravate et pochette marrons, Ahmad Hassan assure que les condamnés participent «volontairement» à son émission et savent que cela ne leur donne aucune chance de voir leur peine réduite.

«Pourquoi avez-vous tué mes fils?»

«S'ils le font c'est parce qu'ils ont des regrets, ils veulent montrer les actes horribles qu'ils ont commis et révéler la façon de penser du groupe auquel ils ont appartenu, pour dissuader d'autres de commettre la même erreur», assure-t-il.

Mais les moments les plus poignants sont les rencontres sur le terrain entre les mères de victimes et les meurtriers.

«Pourquoi avez-vous tué mes deux fils Ahmed et Hamid? Ils étaient vos amis. Vous ont-ils fait du tort? Pourquoi avoir détruit ma famille?», demande cette femme tout en noir face aux trois hommes qui baissent la tête. Ses deux fils étaient des officiers de police.

Une autre mère lance à quatre prisonniers: «Comment pouvez-vous manger avec ces mains qui ont tué mon fils en lui tirant dans la tête».

Pour le porte-parole du ministère de l'Intérieur, le général Saad Maan, «les gens peuvent voir grâce à cette émission que les forces de sécurité fournissent des informations véridiques et cela crée des liens avec la population».

Face aux organisations des droits de l'Homme critiques du fait de montrer à la télévision des condamnés qui vont certainement être exécutés, Ahmad Hassan se défend: «Les interviews sont conformes aux droits de l'Homme».

«Nous ne faisons pression sur personne, mais nous sommes en situation de guerre et il vaut mieux s'intéresser aux droits des victimes plutôt qu'à ceux des terroristes».]]>
https://www.peinedemort.org/document/9759 Tue, 06 Feb 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Djihadistes: Paris interviendrait en cas de peine capitale, déclare Belloubet https://www.peinedemort.org/document/9741 PARIS (Reuters) - La France “interviendrait pour négocier” si un ou des djihadistes français étaient condamnés à mort en Irak ou en Syrie, a déclaré dimanche la ministre de la Justice, qui assure que le gouvernement a une approche univoque de ce sujet délicat. La Cour pénale de Bagdad a condamné le 21 janvier dernier une ressortissante allemande d‘origine marocaine à la peine capitale par pendaison pour appartenance au groupe Etat islamique (EI). Une Française est actuellement en attente de jugement en Irak. Dans l‘hypothèse où un ressortissant français était condamné à mort, “l‘Etat français interviendrait, en négociant avec l‘Etat en question, et encore une fois ce serait un traitement au cas par cas”, a précisé Nicole Belloubet dans le cadre du “Grand Jury” RTL-LCI-Le Figaro. La Fédération internationale des droits de l‘Homme (FIDH) avait évoqué en janvier dernier la possibilité de rapatriements. La ministre des Armées Florence Parly, qui avait suscité la polémique en octobre dernier en avalisant implicitement l'élimination des djihadistes français en Irak et en Syrie, a réaffirmé lundi dernier qu‘elle n‘avait pas d'“états d'âme” les concernant. “Je ne crois pas qu‘il y ait de différence d‘analyse”, a répondu la ministre de la Justice à une question sur les propos de Florence Parly. “Je redis comme ma collègue Parly que c‘est volontairement que ces gens sont allés combattre aux côtés de Daech et donc ils assument une responsabilité et un choix”, a-t-elle justifié. “Mais en tant que ministre de la Justice, je ne peux dire autre chose que mon attachement aux règles du procès équitable”, a-t-elle nuancé. “La situation est différente selon les Etats dont vous parlez. Avec la Turquie, nous avons des accords qui sont clairs et qui nous permettent de faire revenir les personnes, avec l‘Irak, c‘est un Etat qui est reconnu comme tel et donc bien entendu les Français qui sont là-bas peuvent être jugés par l‘Etat irakien”, a-t-elle répété. “La Syrie, c‘est un peu plus compliqué puisque l‘Etat n‘est pas reconnu en tant que tel, et bien entendu c‘est un traitement au cas par cas qui doit être effectué”, a-t-elle expliqué, réitérant une position qui ne parvient pas à masquer l‘embarras de l‘exécutif français. “Je pense que c‘est important que le gouvernement ait une politique là-dessus qui soit claire et portée par tous”, a dit la garde des Sceaux. Selon le procureur de la République de Paris, François Molins, 676 Français, dont 295 femmes, se trouveraient encore sur le théâtre irako-syrien.
La Cour pénale de Bagdad a condamné le 21 janvier dernier une ressortissante allemande d‘origine marocaine à la peine capitale par pendaison pour appartenance au groupe Etat islamique (EI). Une Française est actuellement en attente de jugement en Irak.

Dans l‘hypothèse où un ressortissant français était condamné à mort, “l‘Etat français interviendrait, en négociant avec l‘Etat en question, et encore une fois ce serait un traitement au cas par cas”, a précisé Nicole Belloubet dans le cadre du “Grand Jury” RTL-LCI-Le Figaro.

La Fédération internationale des droits de l‘Homme (FIDH) avait évoqué en janvier dernier la possibilité de rapatriements.

La ministre des Armées Florence Parly, qui avait suscité la polémique en octobre dernier en avalisant implicitement l'élimination des djihadistes français en Irak et en Syrie, a réaffirmé lundi dernier qu‘elle n‘avait pas d'“états d'âme” les concernant.

“Je ne crois pas qu‘il y ait de différence d‘analyse”, a répondu la ministre de la Justice à une question sur les propos de Florence Parly.

“Je redis comme ma collègue Parly que c‘est volontairement que ces gens sont allés combattre aux côtés de Daech et donc ils assument une responsabilité et un choix”, a-t-elle justifié.

“Mais en tant que ministre de la Justice, je ne peux dire autre chose que mon attachement aux règles du procès équitable”, a-t-elle nuancé.

“La situation est différente selon les Etats dont vous parlez. Avec la Turquie, nous avons des accords qui sont clairs et qui nous permettent de faire revenir les personnes, avec l‘Irak, c‘est un Etat qui est reconnu comme tel et donc bien entendu les Français qui sont là-bas peuvent être jugés par l‘Etat irakien”, a-t-elle répété.

“La Syrie, c‘est un peu plus compliqué puisque l‘Etat n‘est pas reconnu en tant que tel, et bien entendu c‘est un traitement au cas par cas qui doit être effectué”, a-t-elle expliqué, réitérant une position qui ne parvient pas à masquer l‘embarras de l‘exécutif français.

“Je pense que c‘est important que le gouvernement ait une politique là-dessus qui soit claire et portée par tous”, a dit la garde des Sceaux.

Selon le procureur de la République de Paris, François Molins, 676 Français, dont 295 femmes, se trouveraient encore sur le théâtre irako-syrien.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9741 Sun, 28 Jan 2018 00:00:00 +0100 Reuters
Une jihadiste allemande condamnée à mort en Irak, une première https://www.peinedemort.org/document/9723 Une Allemande a été condamnée à mort dimanche en Irak pour avoir rejoint le groupe Etat islamique (EI), une première dans ce pays où des centaines de jihadistes étrangers attendent en prison leur procès après la défaite militaire de leur organisation. En décembre, les autorités irakiennes ont proclamé la victoire militaire contre l'EI, qui avait fait trembler l'Irak pendant trois ans après s'être emparé du tiers du territoire. Elles n'ont jamais indiqué officiellement le nombre de jihadistes faits prisonniers pendant la contre-offensive pour chasser l'EI des centres urbains. Mais selon des commandants irakiens et kurdes, des centaines de jihadistes se seraient rendus, des milliers d'autres seraient parvenus à se faufiler parmi les déplacés ou à rester sur place en retournant à la "vie civile". Dimanche, la Cour pénale centrale de Bagdad, chargée notamment des affaires de terrorisme, a condamné à la pendaison cette ressortissante allemande d'origine marocaine, dont l'identité n'a pas été précisée. Elle a été reconnue coupable de "soutien logistique et d'aide à une organisation terroriste pour commettre des crimes", a précisé dans un communiqué le juge Abdel Settar Bayraqdar, porte-parole de la cour. C'est la première fois que la justice irakienne prononce la peine capitale à l'encontre d'une femme européenne. L'Allemande a 30 jours pour faire appel et après cette période, elle pourra être exécutée, a expliqué à l'AFP Ezzedine al-Mohammadi, chercheur en matière juridique et pénale. - Russe, Suédois, Allemands - "L'accusée a reconnu lors des interrogatoires avoir quitté l'Allemagne pour la Syrie puis l'Irak pour rejoindre l'EI, avec ses deux filles qui ont épousé des membres de l'organisation terroriste", a indiqué le porte-parole de la cour. Une source judiciaire a indiqué à l'AFP qu'une des deux filles avait été tuée alors qu'elle se trouvait avec l'EI. Selon la presse allemande, une Allemande dénommée Lamia K. et sa fille, parties en août 2014 de Mannheim (sud-ouest), ont été arrêtées lors de la reprise en juillet dernier par les forces irakiennes de Mossoul (nord), la deuxième ville d'Irak. Au moins deux autres Allemandes sont aussi en prison en Irak, l'adolescente Linda Wenzel et une certaine Fatima M. qui est, elle, d'origine tchétchène. En septembre, la même Cour pénale centrale irakienne avait pour la première fois prononcé la peine capitale contre un jihadiste russe, arrêté à Mossoul. En décembre, un Suédois d'origine irakienne a été exécuté, avec 37 autres personnes condamnées pour "terrorisme". Selon les services allemands de renseignement, 910 personnes ont "quitté l'Allemagne pour rejoindre des groupes jihadistes en Syrie ou en Irak". Environ un tiers d'entre eux sont rentrés en Allemagne dont 70 qui sont considérés comme des combattants. Ils ajoutent que 145 autres ont été tués. Dans un rapport datant d'octobre, le centre de recherches Soufan notait que 190 Allemandes avec 70 enfants avaient rejoint le "califat" proclamé en 2014 par l'EI en Irak et en Syrie, et aujourd'hui en lambeaux. Dans la seule province de Ninive, dont Mossoul est le chef-lieu, "plus de 4.000 jihadistes ont été arrêtés" depuis juillet, selon la police. - Plus de 5.000 étrangers détenus - Sur le blog Lawfare, spécialisé dans les questions de sécurité, la chercheuse Kim Cragin de la National Defense University, affirmait fin novembre que 5.395 étrangers se trouvaient en prison en Syrie et en Irak. Selon une source de sécurité irakienne, les jihadistes étrangers arrêtés sont présentés devant un juge du bureau du contre-terrorisme à Bagdad pour interrogatoire avant d'être déférés devant un tribunal anti-terroriste. En juillet, la justice allemande avait annoncé l'arrestation à Mossoul d'une Allemande de 16 ans ayant rejoint l'EI. Des diplomates lui avaient rendu visite dans une prison dans la zone de l'aéroport de Bagdad, selon la presse. La question du sort des jihadistes occidentaux capturés en Syrie et en Irak fait débat alors que certains d'entre eux ou leurs proches ont demandé à retourner dans leur pays d'origine après la défaite de l'EI. Paris a estimé début janvier que les Français de la nébuleuse jihadiste capturés devaient être jugés sur place dès que les conditions le permettraient. Le nombre total de personnes emprisonnées en Irak pour appartenance supposée à l'EI s'élève à 20.000, selon des chercheurs. La loi antiterroriste en Irak permet d'inculper des personnes qui ne sont pas impliquées dans des actions violentes mais sont soupçonnées d'avoir aidé l'EI. Les ONG ont accusé les forces de sécurité de "recourir à la torture pour obtenir des aveux".
En décembre, les autorités irakiennes ont proclamé la victoire militaire contre l'EI, qui avait fait trembler l'Irak pendant trois ans après s'être emparé du tiers du territoire.

Elles n'ont jamais indiqué officiellement le nombre de jihadistes faits prisonniers pendant la contre-offensive pour chasser l'EI des centres urbains. Mais selon des commandants irakiens et kurdes, des centaines de jihadistes se seraient rendus, des milliers d'autres seraient parvenus à se faufiler parmi les déplacés ou à rester sur place en retournant à la "vie civile".

Dimanche, la Cour pénale centrale de Bagdad, chargée notamment des affaires de terrorisme, a condamné à la pendaison cette ressortissante allemande d'origine marocaine, dont l'identité n'a pas été précisée.

Elle a été reconnue coupable de "soutien logistique et d'aide à une organisation terroriste pour commettre des crimes", a précisé dans un communiqué le juge Abdel Settar Bayraqdar, porte-parole de la cour.

C'est la première fois que la justice irakienne prononce la peine capitale à l'encontre d'une femme européenne.

L'Allemande a 30 jours pour faire appel et après cette période, elle pourra être exécutée, a expliqué à l'AFP Ezzedine al-Mohammadi, chercheur en matière juridique et pénale.

- Russe, Suédois, Allemands -

"L'accusée a reconnu lors des interrogatoires avoir quitté l'Allemagne pour la Syrie puis l'Irak pour rejoindre l'EI, avec ses deux filles qui ont épousé des membres de l'organisation terroriste", a indiqué le porte-parole de la cour.

Une source judiciaire a indiqué à l'AFP qu'une des deux filles avait été tuée alors qu'elle se trouvait avec l'EI.

Selon la presse allemande, une Allemande dénommée Lamia K. et sa fille, parties en août 2014 de Mannheim (sud-ouest), ont été arrêtées lors de la reprise en juillet dernier par les forces irakiennes de Mossoul (nord), la deuxième ville d'Irak. Au moins deux autres Allemandes sont aussi en prison en Irak, l'adolescente Linda Wenzel et une certaine Fatima M. qui est, elle, d'origine tchétchène.

En septembre, la même Cour pénale centrale irakienne avait pour la première fois prononcé la peine capitale contre un jihadiste russe, arrêté à Mossoul. En décembre, un Suédois d'origine irakienne a été exécuté, avec 37 autres personnes condamnées pour "terrorisme".

Selon les services allemands de renseignement, 910 personnes ont "quitté l'Allemagne pour rejoindre des groupes jihadistes en Syrie ou en Irak". Environ un tiers d'entre eux sont rentrés en Allemagne dont 70 qui sont considérés comme des combattants. Ils ajoutent que 145 autres ont été tués.

Dans un rapport datant d'octobre, le centre de recherches Soufan notait que 190 Allemandes avec 70 enfants avaient rejoint le "califat" proclamé en 2014 par l'EI en Irak et en Syrie, et aujourd'hui en lambeaux.

Dans la seule province de Ninive, dont Mossoul est le chef-lieu, "plus de 4.000 jihadistes ont été arrêtés" depuis juillet, selon la police.

- Plus de 5.000 étrangers détenus -

Sur le blog Lawfare, spécialisé dans les questions de sécurité, la chercheuse Kim Cragin de la National Defense University, affirmait fin novembre que 5.395 étrangers se trouvaient en prison en Syrie et en Irak.

Selon une source de sécurité irakienne, les jihadistes étrangers arrêtés sont présentés devant un juge du bureau du contre-terrorisme à Bagdad pour interrogatoire avant d'être déférés devant un tribunal anti-terroriste.

En juillet, la justice allemande avait annoncé l'arrestation à Mossoul d'une Allemande de 16 ans ayant rejoint l'EI. Des diplomates lui avaient rendu visite dans une prison dans la zone de l'aéroport de Bagdad, selon la presse.

La question du sort des jihadistes occidentaux capturés en Syrie et en Irak fait débat alors que certains d'entre eux ou leurs proches ont demandé à retourner dans leur pays d'origine après la défaite de l'EI.

Paris a estimé début janvier que les Français de la nébuleuse jihadiste capturés devaient être jugés sur place dès que les conditions le permettraient.

Le nombre total de personnes emprisonnées en Irak pour appartenance supposée à l'EI s'élève à 20.000, selon des chercheurs.

La loi antiterroriste en Irak permet d'inculper des personnes qui ne sont pas impliquées dans des actions violentes mais sont soupçonnées d'avoir aidé l'EI.

Les ONG ont accusé les forces de sécurité de "recourir à la torture pour obtenir des aveux".]]>
https://www.peinedemort.org/document/9723 Sun, 21 Jan 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
En Irak et Syrie, "souhait légitime" des autorités de juger les jihadistes français (Parly) https://www.peinedemort.org/document/9714 La ministre des Armées Florence Parly confirme la volonté du gouvernement de laisser les autorités locales en Irak et en Syrie juger les jihadistes français du groupe Etat islamique arrêtés sur place, dans un entretien à paraître lundi dans Libération. "Dans l'examen des situations, l'intérêt de l'autorité judiciaire française est pris en compte. Mais beaucoup de ces personnes détenues sur ces théâtres continuent d'affirmer leur volonté de rentrer pour poursuivre le combat en France. Aussi, le souhait légitime des autorités locales de juger les crimes commis sur leur territoire ne saurait être négligé", déclare-t-elle au quotidien. D'après une source française proche du dossier, une quarantaine de jihadistes français adultes, autant d'hommes que de femmes, accompagnés d'une vingtaine d'enfants, ont été arrêtés en Syrie et Irak, dont la grande majorité par les forces kurdes en Syrie. "Pour la Syrie, la situation est complexe car nous n'avons pas de relations diplomatiques avec ce pays (...) Dans la partie tenue par les Kurdes, les autorités locales se prononceront sur la responsabilité éventuelle des ressortissants français concernant les crimes ou délits commis sur ce territoire", affirme la ministre. En Irak, "la situation est plus simple : c'est un Etat qui dispose d'institutions et avec lequel nous avons d'étroites relations", dit-elle. Quid de l'existence de la peine de mort en Irak? "La France est par principe opposée à la peine de mort. Dans le monde entier, des ressortissants français, qui ne sont pas des terroristes, risquent la peine capitale s'ils commettent des crimes dans les pays où ils se trouvent et qui l'appliquent. Le réseau diplomatique leur porte l'assistance due à tout citoyen français, mais chaque pays a des règles", rétorque Florence Parly. Ses propos font écho à ceux de la ministre de la Justice Nicole Belloubet, qui affirmait début janvier que la France n'irait "pas nécessairement chercher" les jihadistes français détenus en Syrie ou en Irak et qui demandent à être rapatriés pour être jugés. "Au Levant, de 500 à 600 personnes sont présentes, 300 environ seraient décédées", selon Mme Parly, qui évoque "moins de 20" cas de retours en France "en 2017". Par ailleurs, Paris n'observe "pas de basculement massif vers d'autres pays" de jihadistes français partis combattre en Irak ou en Syrie, "mais il ne faut pas exclure des fuites individuelles", souligne-t-elle. "Pour les enfants, certaines femmes arrêtées ont demandé qu'ils soient rapatriés en France. Une cinquantaine d'enfants sont déjà rentrés, dont la moitié ont moins de 5 ans. Tous sont pris en charge par la justice et placés dans des familles d'accueil ou chez des proches", précise la ministre. Au Levant, après les écrasantes défaites militaires infligées à l'EI par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis, la France mobilise encore quelque 1.200 hommes mais "va faire évoluer son dispositif". Paris a déjà rapatrié deux Rafale de la région (mais en conserve dix au total basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis, ndlr) et "d'autres ajustements interviendront en 2018, l'objectif étant de revoir à la baisse notre dispositif", baptisé "Chammal", rappelle Mme Parly. De source militaire, la France va prochainement retirer son artillerie d'Irak. Mais en parallèle, "nous sommes à la disposition des autorités irakiennes pour poursuivre, voire amplifier, la formation que nous leur accordons. Nous souhaitons basculer d'une logique d'intervention militaire à un objectif de stabilisation politique", souligne-t-elle. "Il ne s'agit pas uniquement de terminer les combats, il faut gagner la paix".
"Dans l'examen des situations, l'intérêt de l'autorité judiciaire française est pris en compte. Mais beaucoup de ces personnes détenues sur ces théâtres continuent d'affirmer leur volonté de rentrer pour poursuivre le combat en France. Aussi, le souhait légitime des autorités locales de juger les crimes commis sur leur territoire ne saurait être négligé", déclare-t-elle au quotidien.

D'après une source française proche du dossier, une quarantaine de jihadistes français adultes, autant d'hommes que de femmes, accompagnés d'une vingtaine d'enfants, ont été arrêtés en Syrie et Irak, dont la grande majorité par les forces kurdes en Syrie.

"Pour la Syrie, la situation est complexe car nous n'avons pas de relations diplomatiques avec ce pays (...) Dans la partie tenue par les Kurdes, les autorités locales se prononceront sur la responsabilité éventuelle des ressortissants français concernant les crimes ou délits commis sur ce territoire", affirme la ministre.

En Irak, "la situation est plus simple : c'est un Etat qui dispose d'institutions et avec lequel nous avons d'étroites relations", dit-elle.

Quid de l'existence de la peine de mort en Irak? "La France est par principe opposée à la peine de mort. Dans le monde entier, des ressortissants français, qui ne sont pas des terroristes, risquent la peine capitale s'ils commettent des crimes dans les pays où ils se trouvent et qui l'appliquent. Le réseau diplomatique leur porte l'assistance due à tout citoyen français, mais chaque pays a des règles", rétorque Florence Parly.

Ses propos font écho à ceux de la ministre de la Justice Nicole Belloubet, qui affirmait début janvier que la France n'irait "pas nécessairement chercher" les jihadistes français détenus en Syrie ou en Irak et qui demandent à être rapatriés pour être jugés.

"Au Levant, de 500 à 600 personnes sont présentes, 300 environ seraient décédées", selon Mme Parly, qui évoque "moins de 20" cas de retours en France "en 2017".

Par ailleurs, Paris n'observe "pas de basculement massif vers d'autres pays" de jihadistes français partis combattre en Irak ou en Syrie, "mais il ne faut pas exclure des fuites individuelles", souligne-t-elle.

"Pour les enfants, certaines femmes arrêtées ont demandé qu'ils soient rapatriés en France. Une cinquantaine d'enfants sont déjà rentrés, dont la moitié ont moins de 5 ans. Tous sont pris en charge par la justice et placés dans des familles d'accueil ou chez des proches", précise la ministre.

Au Levant, après les écrasantes défaites militaires infligées à l'EI par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis, la France mobilise encore quelque 1.200 hommes mais "va faire évoluer son dispositif".

Paris a déjà rapatrié deux Rafale de la région (mais en conserve dix au total basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis, ndlr) et "d'autres ajustements interviendront en 2018, l'objectif étant de revoir à la baisse notre dispositif", baptisé "Chammal", rappelle Mme Parly.

De source militaire, la France va prochainement retirer son artillerie d'Irak.

Mais en parallèle, "nous sommes à la disposition des autorités irakiennes pour poursuivre, voire amplifier, la formation que nous leur accordons. Nous souhaitons basculer d'une logique d'intervention militaire à un objectif de stabilisation politique", souligne-t-elle. "Il ne s'agit pas uniquement de terminer les combats, il faut gagner la paix".]]>
https://www.peinedemort.org/document/9714 Sun, 14 Jan 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Iraq : l'ONU plaide pour un moratoire immédiat sur la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/9671 15 décembre 2017 – Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) s'est déclaré « profondément choqué et atterré » par l'exécution de masse jeudi de 38 hommes en Iraq. Ces exécutions ont eu lieu jeudi à la prison de Nassiriya, dans le sud du pays. Les 38 prisonniers avaient été condamnés pour des crimes liés au terrorisme. Mais au regard des failles du système judiciaire iraquien, le Haut-Commissariat estime « extrêmement douteux » que les garanties d'une procédure en bonne et due forme et d'un procès équitable aient été respectées dans ces 38 cas. « Cela soulève la possibilité d'erreurs judiciaires irréversibles et de violations du droit à la vie », a déclaré vendredi la porte-parole du HCDH, Elizabeth Throssell, lors d'un point de presse à Genève. Si les autorités de Bagdad avancent près de 88 pendaisons, les services du Haut-Commissaire Zeid soulignent avoir comptabilisé jusqu'à présent 106 exécutions en Iraq cette année. A cet égard, le HCDH rappelle qu'en une seule journée de septembre, 42 personnes avaient été pendues dans la prison de Nassiriya. Face à cette situation, l'ONU exhorte de nouveau les autorités iraquiennes à suspendre toutes les exécutions. Elle invite Bagdad à établir un moratoire immédiat sur l'usage de la peine de mort et à procéder à un examen complet de leur système de justice pénale. Inquiétude après des bombardements dans le gouvernorat de Salah al-Din Le Haut-commissariat a également exprimé sa « vive préoccupation » concernant des bombardements ayant visé la ville de Touz Khourmatou, dans le nord de l'Iraq, les 9 et 12 décembre. « On rapporte que des zones résidentielles ont été bombardées, causant des victimes parmi la population civile », a déclaré Mme Throssell, ajoutant que l'origine des bombardements était pour le moment incertaine. Les tensions se sont exacerbées à Touz Khourmatou depuis le référendum d'indépendance kurde du 25 septembre, a indiqué la porte-parole, évoquant des affrontements « entre les forces de sécurité kurdes - également connues sous le nom de Peshmerga - et les Unités de mobilisation populaire turkmène ». « Ces affrontements ont jusqu'à présent abouti à un nombre non confirmé de morts dans chaque camp », a ajouté Mme Throssell, tout en mettant en garde contre un risque sérieux de voir la violence s'accroître et se répandre en raison des lignes de clivage ethniques et religieuses dans ces localités iraquiennes.
Ces exécutions ont eu lieu jeudi à la prison de Nassiriya, dans le sud du pays. Les 38 prisonniers avaient été condamnés pour des crimes liés au terrorisme.

Mais au regard des failles du système judiciaire iraquien, le Haut-Commissariat estime « extrêmement douteux » que les garanties d'une procédure en bonne et due forme et d'un procès équitable aient été respectées dans ces 38 cas. « Cela soulève la possibilité d'erreurs judiciaires irréversibles et de violations du droit à la vie », a déclaré vendredi la porte-parole du HCDH, Elizabeth Throssell, lors d'un point de presse à Genève.

Si les autorités de Bagdad avancent près de 88 pendaisons, les services du Haut-Commissaire Zeid soulignent avoir comptabilisé jusqu'à présent 106 exécutions en Iraq cette année. A cet égard, le HCDH rappelle qu'en une seule journée de septembre, 42 personnes avaient été pendues dans la prison de Nassiriya.

Face à cette situation, l'ONU exhorte de nouveau les autorités iraquiennes à suspendre toutes les exécutions. Elle invite Bagdad à établir un moratoire immédiat sur l'usage de la peine de mort et à procéder à un examen complet de leur système de justice pénale.


Inquiétude après des bombardements dans le gouvernorat de Salah al-Din

Le Haut-commissariat a également exprimé sa « vive préoccupation » concernant des bombardements ayant visé la ville de Touz Khourmatou, dans le nord de l'Iraq, les 9 et 12 décembre.

« On rapporte que des zones résidentielles ont été bombardées, causant des victimes parmi la population civile », a déclaré Mme Throssell, ajoutant que l'origine des bombardements était pour le moment incertaine.

Les tensions se sont exacerbées à Touz Khourmatou depuis le référendum d'indépendance kurde du 25 septembre, a indiqué la porte-parole, évoquant des affrontements « entre les forces de sécurité kurdes - également connues sous le nom de Peshmerga - et les Unités de mobilisation populaire turkmène ».

« Ces affrontements ont jusqu'à présent abouti à un nombre non confirmé de morts dans chaque camp », a ajouté Mme Throssell, tout en mettant en garde contre un risque sérieux de voir la violence s'accroître et se répandre en raison des lignes de clivage ethniques et religieuses dans ces localités iraquiennes.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9671 Fri, 15 Dec 2017 00:00:00 +0100 Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU
Irak: l'ONU réclame un "moratoire immédiat" sur les exécutions https://www.peinedemort.org/document/9672 Genève - Le Haut-commissariat aux droits de l'homme de l'ONU a demandé vendredi à l'Irak d'"établir un moratoire immédiat sur l'usage de la peine de mort", se disant "profondément choqué" par l'exécution de 38 jihadistes dans le pays. "Nous sommes profondément choqués et atterrés par l'exécution de masse de 38 hommes jeudi à la prison de Nassiriya, ville du sud de l'Irak", a déclaré Liz Throssell, porte-parole du Haut-commissariat, lors d'une conférence de presse à Genève. "Ces 38 prisonniers ont été condamnés pour des crimes liés au terrorisme", a-t-elle dit, mais il "apparaît extrêmement douteux que les garanties d'une procédure en bonne et due forme et d'un procès équitable aient été respectées dans ces 38 cas", a-t-elle souligné. Le Haut-commissariat aux droits de l'homme a comptabilisé jusqu'à présent 106 exécutions dans le pays cette année, rappelant notamment qu'en une seule journée de septembre, 42 personnes avaient été pendues dans cette même prison. "De nouveau, nous exhortons les autorités irakiennes à suspendre toutes les exécutions, à établir un moratoire immédiat sur l'usage de la peine de mort et à procéder à un examen complet de leur système de justice pénale", a affirmé Mme Throssell. "L'administration pénitentiaire a exécuté jeudi en présence du ministre de la Justice Haïdar al-Zameli, dans la prison de Nassiriya, 38 condamnés à mort appartenant à Al-Qaïda et Daech (le groupe Etat islamique) accusés d'avoir mené des activités terroristes", avait annoncé jeudi Dakhel Kazem, directeur adjoint de la Commission de sécurité au Conseil provincial de la région de Nassiriya. Parmi les 38 condamnés exécutés, la Suède a confirmé la présence d'un Irako-suédois condamné en 2010 en Irak pour "terrorisme". Selon les médias suédois, il était âgé d'une soixantaine d'années. Stockholm a condamné le recours à la peine capitale "un châtiment inhumain, cruel et irréversible", selon un communiqué de la ministre des Affaires étrangères Margot Wallström. "La Suède et les autres (pays membres) de l'UE condamnent son application sous toutes ses formes", a-t-elle dit. L'ambassadeur d'Irak en Suède a été convoqué au ministère vendredi. Amnesty International a aussi dénoncé les exécutions en Irak, et classé le pays parmi ceux où les exécutions sont les plus nombreuses après la Chine, l'Iran et l'Arabie saoudite.
"Nous sommes profondément choqués et atterrés par l'exécution de masse de 38 hommes jeudi à la prison de Nassiriya, ville du sud de l'Irak", a déclaré Liz Throssell, porte-parole du Haut-commissariat, lors d'une conférence de presse à Genève.

"Ces 38 prisonniers ont été condamnés pour des crimes liés au terrorisme", a-t-elle dit, mais il "apparaît extrêmement douteux que les garanties d'une procédure en bonne et due forme et d'un procès équitable aient été respectées dans ces 38 cas", a-t-elle souligné.

Le Haut-commissariat aux droits de l'homme a comptabilisé jusqu'à présent 106 exécutions dans le pays cette année, rappelant notamment qu'en une seule journée de septembre, 42 personnes avaient été pendues dans cette même prison.

"De nouveau, nous exhortons les autorités irakiennes à suspendre toutes les exécutions, à établir un moratoire immédiat sur l'usage de la peine de mort et à procéder à un examen complet de leur système de justice pénale", a affirmé Mme Throssell.

"L'administration pénitentiaire a exécuté jeudi en présence du ministre de la Justice Haïdar al-Zameli, dans la prison de Nassiriya, 38 condamnés à mort appartenant à Al-Qaïda et Daech (le groupe Etat islamique) accusés d'avoir mené des activités terroristes", avait annoncé jeudi Dakhel Kazem, directeur adjoint de la Commission de sécurité au Conseil provincial de la région de Nassiriya.

Parmi les 38 condamnés exécutés, la Suède a confirmé la présence d'un Irako-suédois condamné en 2010 en Irak pour "terrorisme". Selon les médias suédois, il était âgé d'une soixantaine d'années.

Stockholm a condamné le recours à la peine capitale "un châtiment inhumain, cruel et irréversible", selon un communiqué de la ministre des Affaires étrangères Margot Wallström.

"La Suède et les autres (pays membres) de l'UE condamnent son application sous toutes ses formes", a-t-elle dit. L'ambassadeur d'Irak en Suède a été convoqué au ministère vendredi.

Amnesty International a aussi dénoncé les exécutions en Irak, et classé le pays parmi ceux où les exécutions sont les plus nombreuses après la Chine, l'Iran et l'Arabie saoudite.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9672 Fri, 15 Dec 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
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