La peine de mort dans le monde — Jordanie https://www.peinedemort.org/rss/pays?id=JOR Jordanie : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2018 Sun, 21 Jan 2018 05:54:25 +0100 Tue, 05 Dec 2017 07:15:54 +0100 120 Jordanie : un Syrien condamné à mort pour une attaque "terroriste" https://www.peinedemort.org/document/9655 Un tribunal jordanien a condamné à mort par pendaison lundi un Syrien reconnu coupable d'avoir mené une attaque "terroriste" qui avait tué sept soldats près de la frontière avec la Syrie en 2016. Le tribunal militaire a condamné à mort par pendaison Najm al-Amour, 21 ans, reconnu coupable d'"acte terroriste ayant entraîné mort d'homme", a rapporté un journaliste de l'AFP présent à la cour de sûreté de l'Etat Il est considéré comme le cerveau de l'attaque et décrit dans l'acte d'accusation comme membre du groupe jihadiste Etat islamique (EI). Trois autres Syriens ont également été condamnés à mort, mais leur peine a été réduite à la réclusion à perpétuité, la cour ayant "tenu compte des circonstances atténuantes éventuelles." Et un cinquième ressortissant syrien a écopé de deux ans de prison pour entrée illégale en Jordanie. Selon l'acte d'accusation, il avait été envoyé en Jordanie pour planifier l'attaque. Tous les cinq, âgés d'une vingtaine d'années, étaient jugés depuis mars pour un attentat suicide ayant tué sept soldats et blessé 13 autres en juin 2016 dans un no man's land près du point de passage de Rokbane, à la frontière avec la Syrie. Peu après l'attaque, l'armée jordanienne avait déclaré "zones militaires fermées" les vastes régions désertiques qui s'étendent au nord-est de la Syrie et à l'est de l'Irak. Cette mesure avait entraîné le blocage de dizaines de milliers de réfugiés syriens dans la région, plusieurs ONG internationales appelant le royaume hachémite à abandonner la décision. La Jordanie est membre de la coalition internationale anti-EI dirigée par Washington.
Le tribunal militaire a condamné à mort par pendaison Najm al-Amour, 21 ans, reconnu coupable d'"acte terroriste ayant entraîné mort d'homme", a rapporté un journaliste de l'AFP présent à la cour de sûreté de l'Etat Il est considéré comme le cerveau de l'attaque et décrit dans l'acte d'accusation comme membre du groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Trois autres Syriens ont également été condamnés à mort, mais leur peine a été réduite à la réclusion à perpétuité, la cour ayant "tenu compte des circonstances atténuantes éventuelles." Et un cinquième ressortissant syrien a écopé de deux ans de prison pour entrée illégale en Jordanie. Selon l'acte d'accusation, il avait été envoyé en Jordanie pour planifier l'attaque.

Tous les cinq, âgés d'une vingtaine d'années, étaient jugés depuis mars pour un attentat suicide ayant tué sept soldats et blessé 13 autres en juin 2016 dans un no man's land près du point de passage de Rokbane, à la frontière avec la Syrie.

Peu après l'attaque, l'armée jordanienne avait déclaré "zones militaires fermées" les vastes régions désertiques qui s'étendent au nord-est de la Syrie et à l'est de l'Irak. Cette mesure avait entraîné le blocage de dizaines de milliers de réfugiés syriens dans la région, plusieurs ONG internationales appelant le royaume hachémite à abandonner la décision.

La Jordanie est membre de la coalition internationale anti-EI dirigée par Washington.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9655 Mon, 04 Dec 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
[position de la France] Jordanie - Peine de mort (4 mars 2017) https://www.peinedemort.org/document/9341 La France condamne l'exécution le 4 mars de quinze personnes par les autorités jordaniennes. Elle appelle les autorités jordaniennes à établir un moratoire en vue d'une abolition définitive de la peine de mort. La France réitère son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances. Elle est engagée en faveur de l'abolition universelle de la peine de mort.
Elle appelle les autorités jordaniennes à établir un moratoire en vue d'une abolition définitive de la peine de mort.

La France réitère son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances. Elle est engagée en faveur de l'abolition universelle de la peine de mort.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9341 Mon, 06 Mar 2017 00:00:00 +0100 Ministère des Affaires Etrangères français
Quinze "terroristes et criminels" pendus en Jordanie https://www.peinedemort.org/document/9336 Amman - Quinze Jordaniens condamnés à mort pour "terrorisme" et divers crimes ont été pendus samedi à l'aube en Jordanie, une rare exécution de masse dans le royaume, a annoncé le porte-parole du gouvernement. Cité par l'agence Pétra, Mahmoud al-Momani, également ministre d'Etat pour l'Information, a précisé que les condamnés avaient été exécutés à la prison de Souaga, au sud d'Amman. Dix condamnés avaient été reconnus coupables "d'être membres d'une cellule terroriste" responsable de plusieurs attaques dont celles "contre les bureaux renseignements généraux en Jordanie, contre des membres des forces de sécurité et contre l'ambassade de Jordanie à Bagdad en 2003", a-t-il ajouté. Les cinq autres avaient été reconnus coupables de "crimes horribles dont des viols". La dernière exécution de masse en Jordanie remonte à décembre 2014 quand onze hommes condamnés à mort pour des crimes sans lien avec la politique ou le terrorisme avaient été pendus. Il s'agissait des premières exécutions depuis 2006. La Jordanie est membre de la coalition internationale sous commandement américain qui mènent des frappes aériennes contre le groupe jihadiste Etat islamique en Syrie et en Irak. Le royaume a été frappé par quatre attaques sanglantes en 2016. Des milliers de Jordaniens sont soupçonnés d'être des partisans de l'EI et d'Al-Qaïda.
Cité par l'agence Pétra, Mahmoud al-Momani, également ministre d'Etat pour l'Information, a précisé que les condamnés avaient été exécutés à la prison de Souaga, au sud d'Amman.

Dix condamnés avaient été reconnus coupables "d'être membres d'une cellule terroriste" responsable de plusieurs attaques dont celles "contre les bureaux renseignements généraux en Jordanie, contre des membres des forces de sécurité et contre l'ambassade de Jordanie à Bagdad en 2003", a-t-il ajouté.

Les cinq autres avaient été reconnus coupables de "crimes horribles dont des viols".

La dernière exécution de masse en Jordanie remonte à décembre 2014 quand onze hommes condamnés à mort pour des crimes sans lien avec la politique ou le terrorisme avaient été pendus. Il s'agissait des premières exécutions depuis 2006.

La Jordanie est membre de la coalition internationale sous commandement américain qui mènent des frappes aériennes contre le groupe jihadiste Etat islamique en Syrie et en Irak.

Le royaume a été frappé par quatre attaques sanglantes en 2016. Des milliers de Jordaniens sont soupçonnés d'être des partisans de l'EI et d'Al-Qaïda.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9336 Sat, 04 Mar 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Le Président de l'APCE condamne fermement les exécutions en Jordanie https://www.peinedemort.org/document/9337 Pedro Agramunt, Président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), a exprimé son indignation à l'annonce aujourd'hui de l'exécution de quinze Jordaniens condamnés à mort pour terrorisme et divers crimes, à la prison de Souaga, au sud d'Amman. « Lorsque le Parlement jordanien a obtenu le statut de Partenaire pour la Démocratie* en janvier 2016, celui-ci s'était engagé à poursuivre ses efforts pour sensibiliser les organes publics et la société civile à l'abolition de la peine capitale et à appliquer de manière constante le moratoire sur les exécutions instauré en 2006 », a-t-il rappelé « Ces exécutions, que je condamne fermement, vont dans le sens contraire des engagements pris par la Jordanie. Le recours, où que ce soit, à la peine de mort est tout simplement injustifiable » a souligné le Président Agramunt, qui a appelé les autorités jordaniennes à mettre fin aux exécutions et à supprimer la peine de mort du Code pénal. *Ce statut, instauré en 2010 par l'APCE, vise à établir une coopération institutionnelle avec les parlements des Etats non membres des régions voisines souhaitant bénéficier de l'expérience de l'Assemblée en matière de renforcement de la démocratie, et participer au débat politique sur les enjeux communs dépassant les frontières européennes.
« Lorsque le Parlement jordanien a obtenu le statut de Partenaire pour la Démocratie* en janvier 2016, celui-ci s'était engagé à poursuivre ses efforts pour sensibiliser les organes publics et la société civile à l'abolition de la peine capitale et à appliquer de manière constante le moratoire sur les exécutions instauré en 2006 », a-t-il rappelé

« Ces exécutions, que je condamne fermement, vont dans le sens contraire des engagements pris par la Jordanie. Le recours, où que ce soit, à la peine de mort est tout simplement injustifiable » a souligné le Président Agramunt, qui a appelé les autorités jordaniennes à mettre fin aux exécutions et à supprimer la peine de mort du Code pénal.

*Ce statut, instauré en 2010 par l'APCE, vise à établir une coopération institutionnelle avec les parlements des Etats non membres des régions voisines souhaitant bénéficier de l'expérience de l'Assemblée en matière de renforcement de la démocratie, et participer au débat politique sur les enjeux communs dépassant les frontières européennes.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9337 Sat, 04 Mar 2017 00:00:00 +0100 Conseil de l'Europe
Exécution de 15 condamnés à mort en Jordanie https://www.peinedemort.org/document/9339 La Jordanie exécute quinze hommes par pendaison, dont dix condamnés à mort pour terrorisme. En décembre 2014 déjà la Jordanie avait exécuté 11 condamnés à mort le même jour (sachant que les précédentes exécutions remontaient alors à 2006).
En décembre 2014 déjà la Jordanie avait exécuté 11 condamnés à mort le même jour (sachant que les précédentes exécutions remontaient alors à 2006).]]>
https://www.peinedemort.org/document/9339 Sat, 04 Mar 2017 00:00:00 +0100 Sophie Fotiadi
Les exécutions à Koweït reflètent une tendance régionale alarmante, selon HRW https://www.peinedemort.org/document/9292 Human Rights Watch (HRW) a critiqué jeudi la fin d'un moratoire de quatre ans sur les exécutions de condamnés à mort au Koweït, estimant qu'elle reflète une "tendance alarmante" au Moyen-Orient. "L'exécution de sept personnes le 25 janvier met en évidence une tendance alarmante dans la région consistant à recourir de plus en plus à la peine de mort", a souligné dans un communiqué Sarah Leah Whitson, directrice de HRW pour le Moyen-Orient. Un membre de la famille régnante du Koweït et une femme reconnue coupable d'avoir provoqué un massacre par jalousie ont été pendus avec cinq autres condamnés mercredi dans l'émirat, les premières exécutions depuis 2013. "Le gouvernement koweïtien aurait pu prolonger le moratoire, au lieu de pendre ces sept personnes", a ajouté Mme Whitson, estimant que le Koweït allait "dans la mauvaise direction". HRW a relevé la multiplication des applications de la peine de mort au Moyen-Orient, rappelant que Bahreïn avait mis fin en janvier à un moratoire de six ans en exécutant trois personnes. En décembre 2014, la Jordanie avait aussi procédé à l'exécution de 11 condamnés après un moratoire de huit ans. L'Arabie saoudite et l'Iran ont eux des taux d'exécutions parmi les plus élevés au monde, écrit également HRW. Depuis 2014, l'Arabie saoudite a exécuté plus de 400 condamnés à mort et l'Iran en a exécuté 437 pour la seule année 2016, selon des groupes de défense des droits de l'Homme dans ce pays. Dès mercredi, Amnesty International avait qualifié les exécutions à Koweït de "choquantes et de profondément regrettables". "En reprenant les exécutions, les autorités koweïtiennes témoignent d'un mépris injustifié pour le droit à la vie", avait écrit Samah Hadid, directrice adjointe chargée des Campagnes au bureau régional d'Amnesty à Beyrouth.
"L'exécution de sept personnes le 25 janvier met en évidence une tendance alarmante dans la région consistant à recourir de plus en plus à la peine de mort", a souligné dans un communiqué Sarah Leah Whitson, directrice de HRW pour le Moyen-Orient.

Un membre de la famille régnante du Koweït et une femme reconnue coupable d'avoir provoqué un massacre par jalousie ont été pendus avec cinq autres condamnés mercredi dans l'émirat, les premières exécutions depuis 2013.
"Le gouvernement koweïtien aurait pu prolonger le moratoire, au lieu de pendre ces sept personnes", a ajouté Mme Whitson, estimant que le Koweït allait "dans la mauvaise direction".

HRW a relevé la multiplication des applications de la peine de mort au Moyen-Orient, rappelant que Bahreïn avait mis fin en janvier à un moratoire de six ans en exécutant trois personnes.

En décembre 2014, la Jordanie avait aussi procédé à l'exécution de 11 condamnés après un moratoire de huit ans.
L'Arabie saoudite et l'Iran ont eux des taux d'exécutions parmi les plus élevés au monde, écrit également HRW.
Depuis 2014, l'Arabie saoudite a exécuté plus de 400 condamnés à mort et l'Iran en a exécuté 437 pour la seule année 2016, selon des groupes de défense des droits de l'Homme dans ce pays.

Dès mercredi, Amnesty International avait qualifié les exécutions à Koweït de "choquantes et de profondément regrettables".
"En reprenant les exécutions, les autorités koweïtiennes témoignent d'un mépris injustifié pour le droit à la vie", avait écrit Samah Hadid, directrice adjointe chargée des Campagnes au bureau régional d'Amnesty à Beyrouth.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9292 Thu, 26 Jan 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP