La peine de mort dans le monde — Japon https://www.peinedemort.org/rss/pays?id=JPN Japon : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2018 Wed, 21 Feb 2018 16:10:32 +0100 Tue, 19 Dec 2017 07:20:39 +0100 120 Le Japon exécute par pendaison deux condamnés à mort https://www.peinedemort.org/document/9678 (Agence France-Presse) Le Japon a exécuté mardi par pendaison deux condamnés à mort pour meurtres, a annoncé le ministère de la Justice, ignorant des demandes répétées d'organisations de défense des droits de l'homme à renoncer à la peine capitale. Cela porte à 21 le nombre de condamnés à mort au Japon exécutés depuis le retour au pouvoir du Premier ministre conservateur Shinzo Abe fin 2012, dont 4 cette année. L'un des deux hommes exécutés mardi, âgé de 44 ans, avait été condamné à mort pour avoir tué en 1992 quatre personnes à Chiba, au sud-est de Tokyo, selon le ministère. Selon les médias locaux, il s'agit de la première exécution dans le pays depuis 1997 d'un condamné à mort qui n'avait pas la majorité pénale au moment des faits (20 ans), étant âgé de 19 ans à l'époque. L'autre homme exécuté mardi avait 69 ans et avait été condamné pour les meurtres de sa petite amie et des parents de celle-ci en 1994. Les deux condamnés ont été exécutés alors qu'ils avaient fait appel de leur verdict. Il est rare dans ce genre de cas que la justice japonaise n'attende pas l'épuisement de tous les recours. «Il s'agissait de cas d'une extrême cruauté», a toutefois justifié la ministre de la Justice, Yoko Kamikawa, lors d'une conférence de presse. «J'ai ordonné les exécutions après un examen très attentif» des deux cas, a-t-elle ajouté. Le Japon et les États-Unis sont les deux seuls pays du G7 à continuer d'appliquer la peine de mort. Les Japonais sont très majoritairement favorables à son maintien, en dépit des protestations répétées des gouvernements européens, d'associations et d'ONG de défense des droits de l'homme. Ces derniers dénoncent un système japonais cruel, car des détenus peuvent être maintenus dans le «couloir de la mort» pendant de nombreuses années dans un grand isolement, et sont informés qu'ils vont être exécutés à peine quelques heures avant de monter sur l'échafaud. Le plus célèbre des condamnés à mort au Japon est Shoko Asahara, le gourou fondateur de la secte Aum, cerveau des attentats au gaz sarin à Tokyo en 1995, qui avaient fait 13 morts et plus de 6000 blessés, ainsi que de 15 autres homicides commis par la secte.
Cela porte à 21 le nombre de condamnés à mort au Japon exécutés depuis le retour au pouvoir du Premier ministre conservateur Shinzo Abe fin 2012, dont 4 cette année.

L'un des deux hommes exécutés mardi, âgé de 44 ans, avait été condamné à mort pour avoir tué en 1992 quatre personnes à Chiba, au sud-est de Tokyo, selon le ministère.

Selon les médias locaux, il s'agit de la première exécution dans le pays depuis 1997 d'un condamné à mort qui n'avait pas la majorité pénale au moment des faits (20 ans), étant âgé de 19 ans à l'époque.

L'autre homme exécuté mardi avait 69 ans et avait été condamné pour les meurtres de sa petite amie et des parents de celle-ci en 1994.

Les deux condamnés ont été exécutés alors qu'ils avaient fait appel de leur verdict. Il est rare dans ce genre de cas que la justice japonaise n'attende pas l'épuisement de tous les recours.

«Il s'agissait de cas d'une extrême cruauté», a toutefois justifié la ministre de la Justice, Yoko Kamikawa, lors d'une conférence de presse. «J'ai ordonné les exécutions après un examen très attentif» des deux cas, a-t-elle ajouté.

Le Japon et les États-Unis sont les deux seuls pays du G7 à continuer d'appliquer la peine de mort.

Les Japonais sont très majoritairement favorables à son maintien, en dépit des protestations répétées des gouvernements européens, d'associations et d'ONG de défense des droits de l'homme.

Ces derniers dénoncent un système japonais cruel, car des détenus peuvent être maintenus dans le «couloir de la mort» pendant de nombreuses années dans un grand isolement, et sont informés qu'ils vont être exécutés à peine quelques heures avant de monter sur l'échafaud.

Le plus célèbre des condamnés à mort au Japon est Shoko Asahara, le gourou fondateur de la secte Aum, cerveau des attentats au gaz sarin à Tokyo en 1995, qui avaient fait 13 morts et plus de 6000 blessés, ainsi que de 15 autres homicides commis par la secte.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9678 Tue, 19 Dec 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Deux nouvelles exécutions capitales au Japon https://www.peinedemort.org/document/9679 Deux hommes condamnés à mort pour meurtre, ont été exécutés par pendaison au Japon. Les deux précédentes exécutions remontaient à juillet, pour un total de 4 exécutions en 2017.
Les deux précédentes exécutions remontaient à juillet, pour un total de 4 exécutions en 2017.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9679 Tue, 19 Dec 2017 00:00:00 +0100 Sophie Fotiadi
Une "veuve noire" japonaise condamnée à mort pour le meurtre de trois conjoints https://www.peinedemort.org/document/9618 Une ancienne millionnaire au Japon a été condamnée à mort par pendaison mardi pour les meurtres de trois de ses conjoints et une tentative de meurtre sur un quatrième, au terme d'un procès qui a captivé tout le pays. Chisako Kakehi, 70 ans, avait été surnommée la "veuve noire", en référence à cette araignée dévorant les mâles après l'accouplement, mais aussi "l'empoisonneuse" car elle avait parfois recours à du cyanure pour arriver à ses fins. "L'accusée a fait boire du cyanure avec l'intention de tuer dans les quatre cas" pour lesquels elle était jugée, a déclaré mardi Ayako Nakagawa, la juge du tribunal de Kyoto (ouest) où se déroulait le procès de Mme Kakehi depuis fin juin, selon des propos rapportés par la chaîne publique NHK. La justice a rejeté l'argumentation de ses avocats qui plaidaient que l'accusée était atteinte de démence et que par conséquent elle ne pouvait être pénalement responsable. Selon le Parquet, elle supprimait ses amants après avoir veillé à ce qu'ils la désignent comme héritière de leur patrimoine après leur mort. Sur plus de dix ans, elle avait ainsi amassé une fortune d'un milliard de yens (7,6 millions d'euros environ) sous la forme d'assurance vie, de biens immobiliers et de dépôts bancaires, selon la presse. Elle avait par la suite perdu une bonne partie de sa fortune dans des placements financiers hasardeux, et avait été arrêtée en novembre 2014. - 'Je mourrais avec le sourire' - Depuis la mort de son premier conjoint en 1994 des suites d'une maladie, elle aurait eu selon la presse des relations avec une dizaine d'hommes, dont six sont passés de vie à trépas. Elle s'est mariée avec quatre d'entre eux et faisait leur connaissance via des agences matrimoniales qui lui présentaient, à sa demande, des hommes âgés, fortunés, sans enfants et vivant seuls. Du cyanure a été retrouvé dans les corps d'au moins deux de ses anciens conjoints, et les enquêteurs avaient retrouvé des traces du poison dans les poubelles de sa maison à Kyoto. Les enquêteurs avaient aussi retrouvé dans un autre appartement qu'elle possédait à Kyoto du matériel pour administrer des médicaments, ainsi que des livres médicaux. Mme Kakehi avait d'abord clamé son innocence, puis refusé de parler au début de son procès. Mais elle a ensuite créé la surprise en juillet en avouant avoir tué son quatrième époux. "Je l'ai tué (...) parce qu'il donnait à d'autres femmes des dizaines de millions de yens, mais qu'à moi il ne donnait rien", a-t-elle dit au tribunal selon l'agence de presse Jiji. Elle avait déclaré plus tard aux juges qu'elle était prête à affronter la peine capitale: "Même si j'étais exécutée demain, je mourrais avec le sourire". Cependant ses avocats envisagent de faire appel devant une plus haute juridiction, selon les médias, ce qui pourrait prolonger ce feuilleton judiciaire hors norme au Japon.
Chisako Kakehi, 70 ans, avait été surnommée la "veuve noire", en référence à cette araignée dévorant les mâles après l'accouplement, mais aussi "l'empoisonneuse" car elle avait parfois recours à du cyanure pour arriver à ses fins.

"L'accusée a fait boire du cyanure avec l'intention de tuer dans les quatre cas" pour lesquels elle était jugée, a déclaré mardi Ayako Nakagawa, la juge du tribunal de Kyoto (ouest) où se déroulait le procès de Mme Kakehi depuis fin juin, selon des propos rapportés par la chaîne publique NHK.

La justice a rejeté l'argumentation de ses avocats qui plaidaient que l'accusée était atteinte de démence et que par conséquent elle ne pouvait être pénalement responsable.

Selon le Parquet, elle supprimait ses amants après avoir veillé à ce qu'ils la désignent comme héritière de leur patrimoine après leur mort. Sur plus de dix ans, elle avait ainsi amassé une fortune d'un milliard de yens (7,6 millions d'euros environ) sous la forme d'assurance vie, de biens immobiliers et de dépôts bancaires, selon la presse.

Elle avait par la suite perdu une bonne partie de sa fortune dans des placements financiers hasardeux, et avait été arrêtée en novembre 2014.

- 'Je mourrais avec le sourire' -

Depuis la mort de son premier conjoint en 1994 des suites d'une maladie, elle aurait eu selon la presse des relations avec une dizaine d'hommes, dont six sont passés de vie à trépas. Elle s'est mariée avec quatre d'entre eux et faisait leur connaissance via des agences matrimoniales qui lui présentaient, à sa demande, des hommes âgés, fortunés, sans enfants et vivant seuls.

Du cyanure a été retrouvé dans les corps d'au moins deux de ses anciens conjoints, et les enquêteurs avaient retrouvé des traces du poison dans les poubelles de sa maison à Kyoto.

Les enquêteurs avaient aussi retrouvé dans un autre appartement qu'elle possédait à Kyoto du matériel pour administrer des médicaments, ainsi que des livres médicaux.

Mme Kakehi avait d'abord clamé son innocence, puis refusé de parler au début de son procès. Mais elle a ensuite créé la surprise en juillet en avouant avoir tué son quatrième époux.

"Je l'ai tué (...) parce qu'il donnait à d'autres femmes des dizaines de millions de yens, mais qu'à moi il ne donnait rien", a-t-elle dit au tribunal selon l'agence de presse Jiji.

Elle avait déclaré plus tard aux juges qu'elle était prête à affronter la peine capitale: "Même si j'étais exécutée demain, je mourrais avec le sourire".

Cependant ses avocats envisagent de faire appel devant une plus haute juridiction, selon les médias, ce qui pourrait prolonger ce feuilleton judiciaire hors norme au Japon.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9618 Tue, 07 Nov 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Le Japon réalise ses premières exécutions depuis 8 mois https://www.peinedemort.org/document/9491 (Belga) Le Japon a exécuté par pendaison deux détenus condamnés à la peine de mort, jeudi matin, selon l'agence de presse Kyodo, qui cite des sources anonymes. Il s'agit des premières exécutions du Japon depuis novembre dernier. L'information fournie par Kyodo ne précise pas l'identité des détenus, leur crime ou le lieu des exécutions. Ces décès font grimper le total des exécutions réalisées sous le gouvernement actuel du Premier ministre Shinzo Abe au nombre de 19. Le Japon et les Etats-Unis sont les seules démocraties industrialisées à appliquer la peine capitale, une pratique régulièrement dénoncée par les associations internationales de défense des droits de l'Homme. Celles-ci fustigent en outre un système nippon cruel car les condamnés peuvent attendre des années en isolement et ne sont informés du moment de leur exécution que quelques heures avant. Selon les organisations internationales, les proches du condamné sont, au Japon, mis au courant de l'exécution généralement après qu'elle a eu lieu. Il n'est pas rare que les détenus condamnés à mort attendent pendant 15 ou 20 ans avant d'être exécutés. Amnesty International pointait en 2016 qu'il arrive que les condamnés ne soient pas prévenus de l'arrivée de leur exécution.
Ces décès font grimper le total des exécutions réalisées sous le gouvernement actuel du Premier ministre Shinzo Abe au nombre de 19. Le Japon et les Etats-Unis sont les seules démocraties industrialisées à appliquer la peine capitale, une pratique régulièrement dénoncée par les associations internationales de défense des droits de l'Homme. Celles-ci fustigent en outre un système nippon cruel car les condamnés peuvent attendre des années en isolement et ne sont informés du moment de leur exécution que quelques heures avant. Selon les organisations internationales, les proches du condamné sont, au Japon, mis au courant de l'exécution généralement après qu'elle a eu lieu. Il n'est pas rare que les détenus condamnés à mort attendent pendant 15 ou 20 ans avant d'être exécutés. Amnesty International pointait en 2016 qu'il arrive que les condamnés ne soient pas prévenus de l'arrivée de leur exécution.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9491 Thu, 13 Jul 2017 00:00:00 +0200 Belga - Agence Télégraphique Belge de Presse
Deux condamnés à mort exécutés au Japon https://www.peinedemort.org/document/9492 Deux condamnés à mort ont été exécutés jeudi au Japon, portant à 19 le nombre de mises à mort dans l'archipel depuis le retour au pouvoir du Premier ministre conservateur Shinzo Abe fin 2012. Masakatsu Nishikawa, 61 ans, avait été condamné à la peine capitale pour avoir tué quatre tenantes de bars dans l'ouest du Japon en 1991. Koichi Sumida, 34 ans, a pour sa part été reconnu coupable du meurtre d'une de ses collègues en 2011, dont il avait démembré le corps, selon des informations de presse. Ces deux exécutions ont été mises en oeuvre sur ordre du ministre de la Justice, Katsutoshi Kaneda, a précisé le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga. Il avait également autorisé la précédente qui remonte à novembre 2016. Le Japon et les Etats-Unis sont les seules démocraties industrialisées à appliquer la peine capitale, une pratique régulièrement dénoncée par les associations internationales de défense des droits de l'Homme. Celles-ci fustigent en outre un système nippon cruel car les condamnés peuvent attendre des années en isolement et ne sont informés du moment de leur exécution que quelques heures avant. Actuellement, plus d'une centaine de prisonniers patientent dans le couloir de la mort.
Masakatsu Nishikawa, 61 ans, avait été condamné à la peine capitale pour avoir tué quatre tenantes de bars dans l'ouest du Japon en 1991. Koichi Sumida, 34 ans, a pour sa part été reconnu coupable du meurtre d'une de ses collègues en 2011, dont il avait démembré le corps, selon des informations de presse.

Ces deux exécutions ont été mises en oeuvre sur ordre du ministre de la Justice, Katsutoshi Kaneda, a précisé le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga. Il avait également autorisé la précédente qui remonte à novembre 2016.

Le Japon et les Etats-Unis sont les seules démocraties industrialisées à appliquer la peine capitale, une pratique régulièrement dénoncée par les associations internationales de défense des droits de l'Homme. Celles-ci fustigent en outre un système nippon cruel car les condamnés peuvent attendre des années en isolement et ne sont informés du moment de leur exécution que quelques heures avant.

Actuellement, plus d'une centaine de prisonniers patientent dans le couloir de la mort.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9492 Thu, 13 Jul 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Deux exécutions capitales au Japon https://www.peinedemort.org/document/9493 Masakatsu Nishikawa et Koichi Sumida, tous deux condamnés à mort pour meurtre, ont été exécutés au Japon. La précédente exécution remontait à novembre 2016. La précédente exécution remontait à novembre 2016.]]> https://www.peinedemort.org/document/9493 Thu, 13 Jul 2017 00:00:00 +0200 Sophie Fotiadi Le Rapporteur Général condamne les exécutions au Japon https://www.peinedemort.org/document/9501 Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) - QUESTIONS JURIDIQUES ET DROITS DE L'HOMME Le Rapporteur Général sur l'abolition de la peine de mort de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), Yves Cruchten (Luxembourg, SOC), a vivement condamné l'exécution de deux hommes - Masakatsu Nishikawa et Koichi Sumida – au Japon le 6 juillet 2017. « Je suis indigné que le Japon, qui a le statut d'observateur au Conseil de l'Europe, continue d'appliquer la peine de mort. Ceci est encore plus regrettable quand on sait que les condamnés ne sont prévenus que quelques heures avant leur exécution, et que les familles et les avocats ne sont alertés du sort de ceux-ci qu'après leur mise à mort. De plus, Masakatsu Nishikawa a été exécuté alors même qu'il avait demandé la réouverture de son procès », a déclaré le rapporteur. « La majeure partie des Etats dans le monde se sont détournés de la peine de mort, qui est en toutes circonstances un traitement cruel et inhumain. J'exhorte le Japon à faire de même et à abolir la peine capitale », a-t-il conclu.

Le Rapporteur Général sur l'abolition de la peine de mort de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), Yves Cruchten (Luxembourg, SOC), a vivement condamné l'exécution de deux hommes - Masakatsu Nishikawa et Koichi Sumida – au Japon le 6 juillet 2017.

« Je suis indigné que le Japon, qui a le statut d'observateur au Conseil de l'Europe, continue d'appliquer la peine de mort. Ceci est encore plus regrettable quand on sait que les condamnés ne sont prévenus que quelques heures avant leur exécution, et que les familles et les avocats ne sont alertés du sort de ceux-ci qu'après leur mise à mort. De plus, Masakatsu Nishikawa a été exécuté alors même qu'il avait demandé la réouverture de son procès », a déclaré le rapporteur.

« La majeure partie des Etats dans le monde se sont détournés de la peine de mort, qui est en toutes circonstances un traitement cruel et inhumain. J'exhorte le Japon à faire de même et à abolir la peine capitale », a-t-il conclu. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/9501 Thu, 13 Jul 2017 00:00:00 +0200 Conseil de l'Europe
Japon: peine de mort maintenue pour une "veuve noire" https://www.peinedemort.org/document/9400 Une "veuve noire" japonaise reconnue coupable du meurtre de trois compagnons rencontrés en ligne et dont elle convoitait l'argent a vu vendredi sa peine de mort maintenue après le rejet par la Cour suprême d'un ultime recours. En 2012, Kanae Kijima, à présent âgée de 42 ans, avait été condamnée à la mort par pendaison. Elle empoisonnait ses victimes au monoxyde de carbone après les avoir préalablement endormies à l'aide de somnifères. Un porte-parole de la Cour suprême a confirmé le rejet de son appel. Sa défense avait clamé son innocence, affirmant que les trois hommes avait dû se suicider, selon la chaîne de télévision publique NHK. Une autre femme surnommée "la veuve noire" en allusion à cette araignée mangeuse de mâles, Chisako Kakehi, 70 ans, accusée du meurtre de plusieurs hommes pour toucher la prime d'assurance, attend son procès en juin. Le Japon et les Etats-Unis sont les seules démocraties industrialisées à appliquer la peine capitale, une pratique régulièrement dénoncée par les associations internationales de défense des droits de l'homme. Ces organisations soulignent par ailleurs que le système japonais est cruel car les condamnés peuvent attendre leur exécution pendant des années et ne sont informés du moment de leur mort que quelques heures avant. Les sondages montrent cependant que la peine capitale est largement soutenue par les Japonais.
En 2012, Kanae Kijima, à présent âgée de 42 ans, avait été condamnée à la mort par pendaison. Elle empoisonnait ses victimes au monoxyde de carbone après les avoir préalablement endormies à l'aide de somnifères.

Un porte-parole de la Cour suprême a confirmé le rejet de son appel. Sa défense avait clamé son innocence, affirmant que les trois hommes avait dû se suicider, selon la chaîne de télévision publique NHK.

Une autre femme surnommée "la veuve noire" en allusion à cette araignée mangeuse de mâles, Chisako Kakehi, 70 ans, accusée du meurtre de plusieurs hommes pour toucher la prime d'assurance, attend son procès en juin.

Le Japon et les Etats-Unis sont les seules démocraties industrialisées à appliquer la peine capitale, une pratique régulièrement dénoncée par les associations internationales de défense des droits de l'homme.

Ces organisations soulignent par ailleurs que le système japonais est cruel car les condamnés peuvent attendre leur exécution pendant des années et ne sont informés du moment de leur mort que quelques heures avant.

Les sondages montrent cependant que la peine capitale est largement soutenue par les Japonais.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9400 Fri, 14 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP