La peine de mort dans le monde — Mauritanie https://www.peinedemort.org/rss/pays?id=MRT Mauritanie : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2018 Thu, 22 Feb 2018 15:35:19 +0100 Fri, 01 Dec 2017 12:12:24 +0100 120 Mauritanie : le blasphème sera systématiquement passible de la peine de mort (gouvernement) https://www.peinedemort.org/document/9649 Le gouvernement mauritanien a adopté un projet de loi durcissant la législation contre les auteurs d'apostasie et de blasphèmes, qui seront désormais passibles de la peine de mort, sans tenir compte d'un éventuel repentir, a indiqué vendredi l'agence officielle mauritanienne AMI. “Le présent projet de loi vise à abroger et remplacer l'article 306 du Code Pénal en vue de durcir les peines prévues à l'encontre du blasphémateur”, a indiqué jeudi le gouvernement, cité par l'AMI. “Chaque musulman, homme ou femme, qui se moque ou outrage Allah ou Son Messager (Mahomet), Paix et Salut sur Lui, ses anges, ses livres ou l'un de ses Prophètes est passible de la peine de mort, sans être appelé à se repentir. Il encourt la peine capitale même en cas de repentir”, stipule le texte, selon le ministre de la Justice, Brahim Ould Daddah. Le 9 novembre, un Mauritanien détenu depuis près de quatre ans pour un billet de blog jugé blasphématoire avait vu sa condamnation à mort convertie en une peine de prison de deux ans. La décision de la Cour d'appel de Nouadhibou (nord-ouest), saluée notamment par Amnesty international, avait provoqué un tollé dans cette république islamique du nord-ouest de l'Afrique. Le parquet s'est pourvu en cassation pour à nouveau réclamer la peine capitale. Et des fidèles avaient manifesté le lendemain à la sortie de la grande prière du vendredi pour réclamer la “potence”. Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir, un musulman âgé d'une trentaine d'années, était en détention depuis janvier 2014 pour avoir critiqué sur internet l'utilisation de la religion pour justifier certaine discriminations dans la société mauritanienne. Selon M. Ould Daddah, l'article qui accordait la possibilité du repentir aux fautifs “avait été fait dans une époque particulière, mais aujourd'hui les faits ont changé et la loi doit évoluer en conséquence”. Selon le ministre de la Justice, cette nouvelle disposition, qui n'aura “pas d'effet rétroactif”, doit remplacer l'ancien texte, en vigueur depuis 1983. Une source sécuritaire avait affirmé que le jeune homme avait été libéré et conduit à Nouakchott, où la gendarmerie veillait à sa sécurité. Mais, a affirmé vendredi le ministre, il se trouve “toujours à Nouadhibou”. Des mouvements religieux ont lancé des appels à manifester à nouveau vendredi pour réclamer l'application de la charia. Le jeune homme avait été reconnu coupable d'apostasie et condamné à mort le 24 décembre 2014 par la Cour criminelle de Nouadhibou. Le 21 avril 2016, la Cour d'appel de Nouadhibou avait confirmé la peine de mort mais en requalifiant les faits en “mécréance”, une accusation moins lourde prenant en compte le repentir de l'accusé, puis renvoyé son dossier devant la Cour suprême. Celle-ci avait ordonné un nouveau procès. La peine capitale n'a plus été appliquée en Mauritanie depuis 1987.
“Le présent projet de loi vise à abroger et remplacer l'article 306 du Code Pénal en vue de durcir les peines prévues à l'encontre du blasphémateur”, a indiqué jeudi le gouvernement, cité par l'AMI.

“Chaque musulman, homme ou femme, qui se moque ou outrage Allah ou Son Messager (Mahomet), Paix et Salut sur Lui, ses anges, ses livres ou l'un de ses Prophètes est passible de la peine de mort, sans être appelé à se repentir. Il encourt la peine capitale même en cas de repentir”, stipule le texte, selon le ministre de la Justice, Brahim Ould Daddah.

Le 9 novembre, un Mauritanien détenu depuis près de quatre ans pour un billet de blog jugé blasphématoire avait vu sa condamnation à mort convertie en une peine de prison de deux ans.

La décision de la Cour d'appel de Nouadhibou (nord-ouest), saluée notamment par Amnesty international, avait provoqué un tollé dans cette république islamique du nord-ouest de l'Afrique.

Le parquet s'est pourvu en cassation pour à nouveau réclamer la peine capitale. Et des fidèles avaient manifesté le lendemain à la sortie de la grande prière du vendredi pour réclamer la “potence”.

Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir, un musulman âgé d'une trentaine d'années, était en détention depuis janvier 2014 pour avoir critiqué sur internet l'utilisation de la religion pour justifier certaine discriminations dans la société mauritanienne.

Selon M. Ould Daddah, l'article qui accordait la possibilité du repentir aux fautifs “avait été fait dans une époque particulière, mais aujourd'hui les faits ont changé et la loi doit évoluer en conséquence”.

Selon le ministre de la Justice, cette nouvelle disposition, qui n'aura “pas d'effet rétroactif”, doit remplacer l'ancien texte, en vigueur depuis 1983.

Une source sécuritaire avait affirmé que le jeune homme avait été libéré et conduit à Nouakchott, où la gendarmerie veillait à sa sécurité. Mais, a affirmé vendredi le ministre, il se trouve “toujours à Nouadhibou”.

Des mouvements religieux ont lancé des appels à manifester à nouveau vendredi pour réclamer l'application de la charia.

Le jeune homme avait été reconnu coupable d'apostasie et condamné à mort le 24 décembre 2014 par la Cour criminelle de Nouadhibou.

Le 21 avril 2016, la Cour d'appel de Nouadhibou avait confirmé la peine de mort mais en requalifiant les faits en “mécréance”, une accusation moins lourde prenant en compte le repentir de l'accusé, puis renvoyé son dossier devant la Cour suprême. Celle-ci avait ordonné un nouveau procès.

La peine capitale n'a plus été appliquée en Mauritanie depuis 1987.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9649 Sat, 18 Nov 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Projet de loi pour rendre obligatoire la peine de mort pour apostasie en Mauritanie https://www.peinedemort.org/document/9656 Le Conseil des Ministres mauritanien approuve un projet de loi rendant la peine de mort obligatoire pour apostasie et blasphème. La loi actuelle permet de prononcer une peine de prison en cas de repentance. Ainsi, le blogueur mauritanien Mohamed Cheikh Ould Mohamed initialement condamné à mort venait de voir sa peine réduite. Il s'agissait de la première affaire dans laquelle une condamnation à mort était prononcée pour apostasie en Mauritanie. La dernière exécution capitale en Mauritanie remonte à 1987.
La loi actuelle permet de prononcer une peine de prison en cas de repentance.
Ainsi, le blogueur mauritanien Mohamed Cheikh Ould Mohamed initialement condamné à mort venait de voir sa peine réduite. Il s'agissait de la première affaire dans laquelle une condamnation à mort était prononcée pour apostasie en Mauritanie.
La dernière exécution capitale en Mauritanie remonte à 1987.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9656 Thu, 16 Nov 2017 00:00:00 +0100 Sophie Fotiadi
Affaire Ould M'khaitir : l'opposition mauritanienne parle de verdict « politisé » https://www.peinedemort.org/document/9631 APA-Nouakchott (Mauritanie) - Le Forum national pour la démocratie et l'unité en Mauritanie (FNDU) a qualifié de « politisée » la peine de deux ans de prison prononcée en appel jeudi contre Mohamed Cheikh Ould M'khaitir, déjà condamné à mort en première instance pour insulte au prophète Mohamed (PSL). Le « régime à cédé à des chantages de la part de l'Occident », a indiqué le FNDU dans un communiqué rendu public lundi à Nouakchott. Le Front qui regroupe une dizaine de partis politiques, des centrales syndicales, des organisations de la société civile et des personnalités indépendantes, a également exprimé son « rejet catégorique » de la politique du pouvoir consistant, selon lui, à « manipuler les dossiers sensibles qui menacent la stabilité et la sécurité du pays ». Des manifestations massives sont sorties dans la plupart des villes mauritaniennes, notamment à Nouakchott et Nouadhibou, pour exiger l'exécution de Ould M'khaitir. Elles ont été réprimées par les forces de l'ordre qui ont fait usage de matraques et grenades de gaz lacrymogène et procédé à des interpellations. « Nous avons été surpris par la réaction des autorités sécuritaires qui ont préféré le retour à leur ancien style en réprimant ceux qui expriment leur point de vie de façon pacifique », a aussi dit le FNDU. Le Parquet général en Mauritanie qui avait requis la peine de mort contre le prévenu, a fait un recours en cassation de la peine de deux ans de prison prononcée en appel jeudi. Il a cependant reconnu que la Cour d'appel a « appliqué des règles de fond consacrées par le Code pénal mauritanien élaboré par un groupe de grands ulémas du pays en application des dispositions de la Chariaa islamique, qui est en vigueur depuis 1983 ».
Le « régime à cédé à des chantages de la part de l'Occident », a indiqué le FNDU dans un communiqué rendu public lundi à Nouakchott.
Le Front qui regroupe une dizaine de partis politiques, des centrales syndicales, des organisations de la société civile et des personnalités indépendantes, a également exprimé son « rejet catégorique » de la politique du pouvoir consistant, selon lui, à « manipuler les dossiers sensibles qui menacent la stabilité et la sécurité du pays ».

Des manifestations massives sont sorties dans la plupart des villes mauritaniennes, notamment à Nouakchott et Nouadhibou, pour exiger l'exécution de Ould M'khaitir.

Elles ont été réprimées par les forces de l'ordre qui ont fait usage de matraques et grenades de gaz lacrymogène et procédé à des interpellations.
« Nous avons été surpris par la réaction des autorités sécuritaires qui ont préféré le retour à leur ancien style en réprimant ceux qui expriment leur point de vie de façon pacifique », a aussi dit le FNDU.

Le Parquet général en Mauritanie qui avait requis la peine de mort contre le prévenu, a fait un recours en cassation de la peine de deux ans de prison prononcée en appel jeudi.

Il a cependant reconnu que la Cour d'appel a « appliqué des règles de fond consacrées par le Code pénal mauritanien élaboré par un groupe de grands ulémas du pays en application des dispositions de la Chariaa islamique, qui est en vigueur depuis 1983 ».]]>
https://www.peinedemort.org/document/9631 Mon, 13 Nov 2017 00:00:00 +0100 Agence de Presse Africaine - APA
Peine de mort pour blasphème réduite à 2 ans de prison en Mauritanie: pourvoi et manifestations https://www.peinedemort.org/document/9628 Nouakchott - Le parquet mauritanien s'est pourvu en cassation contre la peine de deux ans de prison prononcée en appel contre un jeune homme auparavant condamné à mort pour un billet de blog jugé blasphématoire, un verdict qui a provoqué des manifestations de protestation vendredi à Nouakchott. Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir --également identifié comme Mohamed Cheikh Ould Mohamed-- a quitté vendredi Nouadhibou (nord-ouest), où il a passé près de quatre ans en détention préventive et où son nouveau procès en appel s'est tenu mercredi et jeudi, pour la capitale Nouakchott, a affirmé à l'AFP une source sécuritaire. Selon des médias mauritaniens, il se trouverait dans un bâtiment de la gendarmerie, qui assure sa protection, avant un possible départ à l'étranger. A la suite de la décision jeudi, "le parquet a immédiatement fait un recours en cassation devant la Cour suprême", indique le parquet général du tribunal de Nouadhibou dans un communiqué reçu vendredi par l'AFP. Ce pourvoi vise à "une application saine et rigoureuse de la loi", la décision de la Cour d'appel étant contraire aux réquisitions du procureur qui avait demandé la confirmation de la peine capitale, selon le texte. L'accusé, un musulman âgé d'une trentaine d'années, était en détention depuis janvier 2014 pour un article sur internet taxé de blasphème envers le prophète de l'islam. Le parquet général souligne aussi que "le pouvoir judiciaire est la seule autorité compétente pour trancher juridiquement les affaires portées devant la justice". L'annonce du verdict jeudi avait été couverte par le brouhaha de partisans d'une nouvelle condamnation à mort. Répondant à des appels sur les réseaux sociaux pour faire de vendredi un jour "de la colère", des fidèles ont tenté de se rassembler dans plusieurs endroits de la capitale, notamment à proximité la mosquée centrale, où la prière du vendredi s'est déroulée sous haute surveillance policière, a constaté un correspondant de l'AFP. Les manifestants portaient des pancartes et criaient des slogans appelant à la "reprise du procès du blasphémateur" et à sa condamnation à mort. "Au secours de notre prophète", "Condamnez le criminel à mort", "La potence, pas la liberté", pouvait-on notamment lire sur les pancartes. Ils ont tenté de marcher sur le siège de la présidence de la République, mais en ont été empêchés sans ménagement par les forces de l'ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de matraques et procédé à des interpellations, selon la même source. Deux heures après le début des manifestations, des escarmouches avaient toujours lieu entre manifestants et policiers dans le centre de la ville, où flottait une odeur de gaz lacrymogène, selon le journaliste de l'AFP. Le jeune homme avait été reconnu coupable d'apostasie et condamné à mort le 24 décembre 2014 par la Cour criminelle de Nouadhibou. Le 21 avril 2016, la Cour d'appel de Nouadhibou avait confirmé la peine de mort mais en requalifiant les faits en "mécréance", une accusation moins lourde prenant en compte le repentir de l'accusé, puis renvoyé son dossier devant la Cour suprême. Celle-ci avait ordonné un nouveau procès devant une Cour d'appel autrement composée. La peine capitale n'a plus été appliquée en Mauritanie depuis 1987. Cette affaire est le premier cas de condamnation à mort pour apostasie dans le pays. Elle a soulevé une vague d'inquiétude des organisations de défense des droits de l'Homme.
Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir --également identifié comme Mohamed Cheikh Ould Mohamed-- a quitté vendredi Nouadhibou (nord-ouest), où il a passé près de quatre ans en détention préventive et où son nouveau procès en appel s'est tenu mercredi et jeudi, pour la capitale Nouakchott, a affirmé à l'AFP une source sécuritaire.

Selon des médias mauritaniens, il se trouverait dans un bâtiment de la gendarmerie, qui assure sa protection, avant un possible départ à l'étranger.

A la suite de la décision jeudi, "le parquet a immédiatement fait un recours en cassation devant la Cour suprême", indique le parquet général du tribunal de Nouadhibou dans un communiqué reçu vendredi par l'AFP.

Ce pourvoi vise à "une application saine et rigoureuse de la loi", la décision de la Cour d'appel étant contraire aux réquisitions du procureur qui avait demandé la confirmation de la peine capitale, selon le texte.

L'accusé, un musulman âgé d'une trentaine d'années, était en détention depuis janvier 2014 pour un article sur internet taxé de blasphème envers le prophète de l'islam.

Le parquet général souligne aussi que "le pouvoir judiciaire est la seule autorité compétente pour trancher juridiquement les affaires portées devant la justice".

L'annonce du verdict jeudi avait été couverte par le brouhaha de partisans d'une nouvelle condamnation à mort.

Répondant à des appels sur les réseaux sociaux pour faire de vendredi un jour "de la colère", des fidèles ont tenté de se rassembler dans plusieurs endroits de la capitale, notamment à proximité la mosquée centrale, où la prière du vendredi s'est déroulée sous haute surveillance policière, a constaté un correspondant de l'AFP.

Les manifestants portaient des pancartes et criaient des slogans appelant à la "reprise du procès du blasphémateur" et à sa condamnation à mort. "Au secours de notre prophète", "Condamnez le criminel à mort", "La potence, pas la liberté", pouvait-on notamment lire sur les pancartes.

Ils ont tenté de marcher sur le siège de la présidence de la République, mais en ont été empêchés sans ménagement par les forces de l'ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de matraques et procédé à des interpellations, selon la même source.

Deux heures après le début des manifestations, des escarmouches avaient toujours lieu entre manifestants et policiers dans le centre de la ville, où flottait une odeur de gaz lacrymogène, selon le journaliste de l'AFP.

Le jeune homme avait été reconnu coupable d'apostasie et condamné à mort le 24 décembre 2014 par la Cour criminelle de Nouadhibou.

Le 21 avril 2016, la Cour d'appel de Nouadhibou avait confirmé la peine de mort mais en requalifiant les faits en "mécréance", une accusation moins lourde prenant en compte le repentir de l'accusé, puis renvoyé son dossier devant la Cour suprême. Celle-ci avait ordonné un nouveau procès devant une Cour d'appel autrement composée.

La peine capitale n'a plus été appliquée en Mauritanie depuis 1987. Cette affaire est le premier cas de condamnation à mort pour apostasie dans le pays. Elle a soulevé une vague d'inquiétude des organisations de défense des droits de l'Homme.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9628 Fri, 10 Nov 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Dispersion à Nouakchott de manifestations réclamant l'exécution de l'auteur d'insultes contre le prophète Mohamed (PSL) https://www.peinedemort.org/document/9630 APA-Nouakchott (Mauritanie) - Plusieurs manifestations réclamant l'exécution du jeune mauritanien Mohamed Cheikh Ould M'khaitir, accusé d'insultes à l'égard du prophète Mohamed (PSL), ont été dispersées vendredi par la police, a-t-on constaté à Nouakchott. La plus grande de ces manifestations s'est ébranlée de la grande mosquée après la prière du vendredi alors que les autres sont sorties d'autres mosquées dans plusieurs quartiers de la ville. Les différents rassemblements avaient pour plan de se rencontrer sur l'axe menant à la Présidence de la République pour exprimer leur rejet du verdict en appel (2 ans de prison) prononcé jeudi contre Ould M'khaitir, déjà condamné à mort en première instance en 2014. Les forces de l'ordre ont utilisé les grenades de gaz lacrymogène et les matraques pour disperser chaque manifestation dès sa sortie de la mosquée. Elles ont également procédé à des interpellations brèves, mais aucun incident majeur n'a été signalé en dépit de pneus brûlés à divers endroits de la ville. Des commerces au centre-ville ont fermé leurs portes pour échapper à toute tentative de vandalisme qui pourrait naitre de la dispersion des manifestants.
La plus grande de ces manifestations s'est ébranlée de la grande mosquée après la prière du vendredi alors que les autres sont sorties d'autres mosquées dans plusieurs quartiers de la ville.

Les différents rassemblements avaient pour plan de se rencontrer sur l'axe menant à la Présidence de la République pour exprimer leur rejet du verdict en appel (2 ans de prison) prononcé jeudi contre Ould M'khaitir, déjà condamné à mort en première instance en 2014.

Les forces de l'ordre ont utilisé les grenades de gaz lacrymogène et les matraques pour disperser chaque manifestation dès sa sortie de la mosquée.

Elles ont également procédé à des interpellations brèves, mais aucun incident majeur n'a été signalé en dépit de pneus brûlés à divers endroits de la ville.

Des commerces au centre-ville ont fermé leurs portes pour échapper à toute tentative de vandalisme qui pourrait naitre de la dispersion des manifestants.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9630 Fri, 10 Nov 2017 00:00:00 +0100 Agence de Presse Africaine - APA
Mauritanie: peine de mort pour blasphème ramenée à 2 ans de prison en appel (source judiciaire) https://www.peinedemort.org/document/9625 Nouakchott - Un Mauritanien condamné à mort pour un billet de blog jugé blasphématoire a vu sa peine ramenée à deux ans de prison par la Cour d'appel de Nouadhibou (nord-ouest), a-t-on appris de source judiciaire et de témoins. Le prévenu, Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir - également identifié comme Mohamed Cheikh Ould Mohamed - un musulman âgé d'une trentaine d'années, en détention depuis janvier 2014 pour un article sur internet jugé blasphématoire envers le prophète de l'islam, a donc déjà purgé sa peine. Il a également été condamné à une amende de 60.000 ouguiyas (environ 146 euros). L'annonce du verdict a été couverte par le brouhaha de partisans d'une nouvelle condamnation à mort, dont les avocats avaient été déboutés mercredi par la cour de leur demande de plaider en tant que "partie civile" pour défendre le prophète de l'islam, insulté selon eux par le prévenu. Faisant ainsi droit à une requête de la défense, la cour avait estimé que ce rôle revenait au ministère public, qui a de nouveau requis la peine capitale. Des femmes pleuraient à chaudes larmes alors que des insultes fusaient contre la cour et le gouvernement, accusés par une partie de l'assistance "d'avoir choisi le camp de l'Occident contre celui du prophète", selon des témoins. Les avocats de la défense sont sortis sous la protection des policiers. Depuis le matin, dans l'attente du verdict, la ville est quadrillée par les forces de l'ordre, afin d'empêcher tout rassemblement qui risquerait de donner lieu à des débordements. Ce nouveau procès en appel fait suite à la cassation de la condamnation prononcée le 31 janvier 2017 par la Cour suprême, qui avait renvoyé le dossier devant une "Cour d'appel autrement composée pour corriger les erreurs commises", sans préciser ses griefs. A l'ouverture de ce nouveau procès mercredi, Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir a reconnu avoir "décelé dans son article des erreurs", qu'il avait "immédiatement corrigées dans un autre article". Il a également exprimé "tout son repentir et ses excuses" et assuré la cour de sa "foi en Allah et en son prophète". Le procureur a relu son texte devant la cour, affirmant qu'il avait "accusé le prophète d'injustice flagrante, mis en doute l'équité de ses jugements et de ses décisions" et que de ce fait, "il mérite la peine de mort". Dans son article, le jeune homme critiquait l'utilisation de la religion pour justifier certaines discriminations au sein de la société mauritanienne. En première instance, il avait été reconnu coupable d'apostasie et condamné à mort le 24 décembre 2014 par la Cour criminelle de Nouadhibou. Le 21 avril 2016, la Cour d'appel de Nouadhibou avait confirmé la peine de mort mais en requalifiant les faits en "mécréance", une accusation moins lourde prenant en compte son repentir, puis renvoyé son dossier devant la Cour suprême. La peine capitale n'a plus été appliquée en Mauritanie depuis 1987. Cette affaire est le premier cas de condamnation à mort pour apostasie dans le pays.
Le prévenu, Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir - également identifié comme Mohamed Cheikh Ould Mohamed - un musulman âgé d'une trentaine d'années, en détention depuis janvier 2014 pour un article sur internet jugé blasphématoire envers le prophète de l'islam, a donc déjà purgé sa peine.

Il a également été condamné à une amende de 60.000 ouguiyas (environ 146 euros).

L'annonce du verdict a été couverte par le brouhaha de partisans d'une nouvelle condamnation à mort, dont les avocats avaient été déboutés mercredi par la cour de leur demande de plaider en tant que "partie civile" pour défendre le prophète de l'islam, insulté selon eux par le prévenu.

Faisant ainsi droit à une requête de la défense, la cour avait estimé que ce rôle revenait au ministère public, qui a de nouveau requis la peine capitale.

Des femmes pleuraient à chaudes larmes alors que des insultes fusaient contre la cour et le gouvernement, accusés par une partie de l'assistance "d'avoir choisi le camp de l'Occident contre celui du prophète", selon des témoins.

Les avocats de la défense sont sortis sous la protection des policiers.

Depuis le matin, dans l'attente du verdict, la ville est quadrillée par les forces de l'ordre, afin d'empêcher tout rassemblement qui risquerait de donner lieu à des débordements.

Ce nouveau procès en appel fait suite à la cassation de la condamnation prononcée le 31 janvier 2017 par la Cour suprême, qui avait renvoyé le dossier devant une "Cour d'appel autrement composée pour corriger les erreurs commises", sans préciser ses griefs.

A l'ouverture de ce nouveau procès mercredi, Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir a reconnu avoir "décelé dans son article des erreurs", qu'il avait "immédiatement corrigées dans un autre article". Il a également exprimé "tout son repentir et ses excuses" et assuré la cour de sa "foi en Allah et en son prophète".

Le procureur a relu son texte devant la cour, affirmant qu'il avait "accusé le prophète d'injustice flagrante, mis en doute l'équité de ses jugements et de ses décisions" et que de ce fait, "il mérite la peine de mort".

Dans son article, le jeune homme critiquait l'utilisation de la religion pour justifier certaines discriminations au sein de la société mauritanienne.

En première instance, il avait été reconnu coupable d'apostasie et condamné à mort le 24 décembre 2014 par la Cour criminelle de Nouadhibou.

Le 21 avril 2016, la Cour d'appel de Nouadhibou avait confirmé la peine de mort mais en requalifiant les faits en "mécréance", une accusation moins lourde prenant en compte son repentir, puis renvoyé son dossier devant la Cour suprême.

La peine capitale n'a plus été appliquée en Mauritanie depuis 1987. Cette affaire est le premier cas de condamnation à mort pour apostasie dans le pays.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9625 Thu, 09 Nov 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Libération prochaine d'un blogueur mauritanien condamné à mort https://www.peinedemort.org/document/9626 Un blogueur mauritanien condamné à mort en 2014 pour apostasie va être libéré, une cour d'appel ayant infirmé le verdict annoncé en première instance, a-t-on appris auprès de son avocat. Mohamed Ould Cheikh Ould Mkhaitir a passé près de quatre ans en prison pour avoir critiqué sur Facebook l'emploi de la religion comme outil de discrimination sociale. La justice mauritanienne n'a procédé à aucune exécution depuis 1987, mais plusieurs membres influents du clergé musulman ont réclamé l'année dernière que Mohamed Ould Cheikh Ould Mkhaitir soit mis à mort. En appel, la peine de Mohamed Ould Cheikh Ould Mkhaitir a été réduite à deux ans de prison et à une amende de 60.000 ouguiyas (146 euros).
Mohamed Ould Cheikh Ould Mkhaitir a passé près de quatre ans en prison pour avoir critiqué sur Facebook l'emploi de la religion comme outil de discrimination sociale.

La justice mauritanienne n'a procédé à aucune exécution depuis 1987, mais plusieurs membres influents du clergé musulman ont réclamé l'année dernière que Mohamed Ould Cheikh Ould Mkhaitir soit mis à mort.

En appel, la peine de Mohamed Ould Cheikh Ould Mkhaitir a été réduite à deux ans de prison et à une amende de 60.000 ouguiyas (146 euros).]]>
https://www.peinedemort.org/document/9626 Thu, 09 Nov 2017 00:00:00 +0100 Reuters
Libération d'un blogueur mauritanien anciennement condamné à mort https://www.peinedemort.org/document/9638 Dans le cadre d'un nouveau procès, le blogueur mauritanien Mohamed Cheikh Ould Mohamed a été condamné à 2 ans de prison alors qu'il y a déjà passé 3 ans. Il avait été condamné à mort en décembre 2014 pour apostasie puis pour mécréance pour un article de blog jugé blasphématoire, avant que sa peine ne soit annulée en janvier 2017 par la Cour suprême qui renvoya l'affaire devant une nouvelle cour d'appel. La dernière exécution capitale en Mauritanie remonte à 1987 et il s'agissait de la première affaire dans laquelle une condamnation à mort était prononcée pour apostasie. Il avait été condamné à mort en décembre 2014 pour apostasie puis pour mécréance pour un article de blog jugé blasphématoire, avant que sa peine ne soit annulée en janvier 2017 par la Cour suprême qui renvoya l'affaire devant une nouvelle cour d'appel.

La dernière exécution capitale en Mauritanie remonte à 1987 et il s'agissait de la première affaire dans laquelle une condamnation à mort était prononcée pour apostasie.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9638 Thu, 09 Nov 2017 00:00:00 +0100 Sophie Fotiadi
Mauritanie: la peine de mort à nouveau requise pour un condamné pour blasphème https://www.peinedemort.org/document/9623 Nouakchott - Le ministère public a de nouveau requis la peine capitale à l'encontre d'un Mauritanien dont la condamnation à mort pour un billet de blog jugé blasphématoire avait été cassée par la Cour suprême, lors d'un procès mercredi dont le verdict est attendu jeudi. Dans son réquisitoire devant la cour d'appel de Nouadhibou, dans le nord-ouest du pays, le procureur général a requis la peine maximale, estimant que le jeune homme, détenu depuis bientôt quatre ans, "ne saurait être excusé pour ses propos blessants et diffamatoires envers le prophète Mahomet". Le prévenu, Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir - également identifié comme Mohamed Cheikh Ould Mohamed - un musulman âgé d'une trentaine d'années, a été arrêté en janvier 2014 pour un article sur internet jugé blasphématoire envers le prophète de l'islam. A l'ouverture de son procès, il a reconnu avoir "décelé dans son article des erreurs", qu'il avait "immédiatement corrigées dans un autre article". Il a également exprimé "tout son repentir et ses excuses" et assuré la cour de sa "foi en Allah et en son prophète". Le procureur a relu son texte devant la cour, affirmant qu'il avait "accusé le prophète d'injustice flagrante, mis en doute l'équité de ses jugements et de ses décisions" et que de ce fait, "il mérite la peine de mort". "Le prophète a bien excusé de son vivant ceux qui lui ont tenu des propos similaires, mais il n'est plus là parmi nous pour accorder sa grâce et nous devons appliquer la sentence extrême contre le fauteur" a-t-il soutenu. Les avocats de la défense ont demandé à la cour de tenir compte de "ses regrets et excuses sincères", "d'annuler sa condamnation" et de lui accorder des "réparations pour les souffrances qu'il a subies". La cour d'appel a annoncé qu'elle rendrait son verdict jeudi. Les organisations de défense des droits de l'homme Amnesty International et Human Rights Watch (HRW) avaient une fois de plus appelé mardi à la cassation définitive de la condamnation de Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir et à l'abandon des poursuites. Le prévenu est un "prisonnier d'opinion, en détention depuis trois ans uniquement pour avoir exercé son droit à la liberté d'expression et s'être élevé contre la discrimination", a affirmé Amnesty dans un communiqué. "Il est bon que la cour d'appel réexamine cette affaire mais il n'aurait jamais dû être poursuivi", estime pour sa part HRW. Dans son article, le jeune homme critiquait l'utilisation de la religion pour justifier certaines discriminations dans la société mauritanienne, rappellent les ONG. Devant la cour, M. Ould Mkheitir a dénoncé le traitement dont est selon lui "victime" sa communauté, les Maalmines (forgerons), "tant au plan social que religieux". En première instance, il avait été reconnu coupable d'apostasie et condamné à mort le 24 décembre 2014 par la Cour criminelle de Nouadhibou. Le 21 avril 2016, la cour d'appel de Nouadhibou avait confirmé la peine de mort mais en requalifiant les faits en "mécréance", une accusation moins lourde prenant en compte son repentir, puis renvoyé son dossier devant la Cour suprême, qui avait ordonné en janvier la tenue d'un nouveau procès devant une cour d'appel autrement composée. La peine capitale n'a plus été appliquée en Mauritanie depuis 1987. Cette affaire est le premier cas de condamnation à mort pour apostasie dans le pays.
Dans son réquisitoire devant la cour d'appel de Nouadhibou, dans le nord-ouest du pays, le procureur général a requis la peine maximale, estimant que le jeune homme, détenu depuis bientôt quatre ans, "ne saurait être excusé pour ses propos blessants et diffamatoires envers le prophète Mahomet".

Le prévenu, Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir - également identifié comme Mohamed Cheikh Ould Mohamed - un musulman âgé d'une trentaine d'années, a été arrêté en janvier 2014 pour un article sur internet jugé blasphématoire envers le prophète de l'islam.

A l'ouverture de son procès, il a reconnu avoir "décelé dans son article des erreurs", qu'il avait "immédiatement corrigées dans un autre article".

Il a également exprimé "tout son repentir et ses excuses" et assuré la cour de sa "foi en Allah et en son prophète".

Le procureur a relu son texte devant la cour, affirmant qu'il avait "accusé le prophète d'injustice flagrante, mis en doute l'équité de ses jugements et de ses décisions" et que de ce fait, "il mérite la peine de mort".

"Le prophète a bien excusé de son vivant ceux qui lui ont tenu des propos similaires, mais il n'est plus là parmi nous pour accorder sa grâce et nous devons appliquer la sentence extrême contre le fauteur" a-t-il soutenu.

Les avocats de la défense ont demandé à la cour de tenir compte de "ses regrets et excuses sincères", "d'annuler sa condamnation" et de lui accorder des "réparations pour les souffrances qu'il a subies".

La cour d'appel a annoncé qu'elle rendrait son verdict jeudi.

Les organisations de défense des droits de l'homme Amnesty International et Human Rights Watch (HRW) avaient une fois de plus appelé mardi à la cassation définitive de la condamnation de Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir et à l'abandon des poursuites.

Le prévenu est un "prisonnier d'opinion, en détention depuis trois ans uniquement pour avoir exercé son droit à la liberté d'expression et s'être élevé contre la discrimination", a affirmé Amnesty dans un communiqué.

"Il est bon que la cour d'appel réexamine cette affaire mais il n'aurait jamais dû être poursuivi", estime pour sa part HRW.

Dans son article, le jeune homme critiquait l'utilisation de la religion pour justifier certaines discriminations dans la société mauritanienne, rappellent les ONG.

Devant la cour, M. Ould Mkheitir a dénoncé le traitement dont est selon lui "victime" sa communauté, les Maalmines (forgerons), "tant au plan social que religieux".

En première instance, il avait été reconnu coupable d'apostasie et condamné à mort le 24 décembre 2014 par la Cour criminelle de Nouadhibou.

Le 21 avril 2016, la cour d'appel de Nouadhibou avait confirmé la peine de mort mais en requalifiant les faits en "mécréance", une accusation moins lourde prenant en compte son repentir, puis renvoyé son dossier devant la Cour suprême, qui avait ordonné en janvier la tenue d'un nouveau procès devant une cour d'appel autrement composée.

La peine capitale n'a plus été appliquée en Mauritanie depuis 1987. Cette affaire est le premier cas de condamnation à mort pour apostasie dans le pays.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9623 Wed, 08 Nov 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP