La peine de mort dans le monde — Malaisie https://www.peinedemort.org/rss/pays/MYS Malaisie : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2018 Mon, 23 Jul 2018 13:45:55 +0200 Thu, 24 May 2018 20:55:20 +0200 120 Une Australienne condamnée à mort pour trafic de drogue en Malaisie https://www.peinedemort.org/document/9939 Une quinquagénaire australienne qui affirme avoir transporté de la drogue à son insu en Malaisie après avoir été piégée par une "arnaque à la romance" en ligne a été condamnée à mort jeudi, a déclaré son avocat. Maria Elvira Pinto Exposto, 54 ans, avait été arrêtée en décembre 2014 à l'aéroport de Kuala Lumpur où elle était en transit, avec 1,1 kilogramme de méthamphétamine cousu dans un compartiment de son sac à dos. En première instance, cette grand-mère, mère de quatre enfants, avait été acquittée, le tribunal estimant qu'elle ne savait pas qu'elle transportait des stupéfiants. Mais le parquet a fait appel et la cour d'appel l'a reconnue coupable jeudi de trafic de drogue, a déclaré à l'AFP son avocat Muhammad Shafee Abdullah. Dans ce pays à majorité musulmane, quiconque est surpris en possession d'au moins 50 grammes de méthamphétamine est considéré comme un trafiquant, et la peine de mort par pendaison est automatique en cas de verdict de culpabilité. Me Shafee a dénoncé un jugement "pervers", ajoutant que sa cliente ferait un dernier appel devant la plus haute juridiction du pays. "Je pensais que la défense avait un dossier extrêmement solide. Je suis choqué par cette décision", a-t-il dit. Mme Exposito raconte qu'elle ne savait pas qu'elle transportait la drogue de synthèse surnommée "ice". Elle dit avoir été piégée après s'être rendue en Chine pour y retrouver un "capitaine Daniel Smith" rencontré en ligne et qui prétendait être dans l'armée américaine. Après avoir entretenu pendant longtemps une romance sur internet avec "le capitaine Smith", elle est allée à Shanghai pour le rencontrer. Mais, selon son récit, elle n'avait pu le voir et avait fini par accepter de transporter jusqu'à Melbourne un sac remis par un inconnu. En arrivant à l'aéroport de Kuala Lumpur pour changer d'avion, elle est passée par erreur par l'immigration car elle ne connaissait pas les lieux. Puis, elle avait remis volontairement son sac aux douaniers qui ont découvert la drogue. D'après les autorités, au moins 900 personnes sont dans les couloirs de la mort mais depuis quelques années, les exécutions sont rares. La chambre basse du Parlement a voté une réforme pour que la peine de mort ne soit plus automatique dans les affaires de trafic de drogue mais la loi doit encore être approuvée par la chambre haute. Deux Australiens avaient été pendus en 1986 pour trafic d'héroïne, les premiers Occidentaux à être exécutés en Malaisie, une affaire qui avait dégradé les relations bilatérales.
Maria Elvira Pinto Exposto, 54 ans, avait été arrêtée en décembre 2014 à l'aéroport de Kuala Lumpur où elle était en transit, avec 1,1 kilogramme de méthamphétamine cousu dans un compartiment de son sac à dos.

En première instance, cette grand-mère, mère de quatre enfants, avait été acquittée, le tribunal estimant qu'elle ne savait pas qu'elle transportait des stupéfiants.

Mais le parquet a fait appel et la cour d'appel l'a reconnue coupable jeudi de trafic de drogue, a déclaré à l'AFP son avocat Muhammad Shafee Abdullah.

Dans ce pays à majorité musulmane, quiconque est surpris en possession d'au moins 50 grammes de méthamphétamine est considéré comme un trafiquant, et la peine de mort par pendaison est automatique en cas de verdict de culpabilité.

Me Shafee a dénoncé un jugement "pervers", ajoutant que sa cliente ferait un dernier appel devant la plus haute juridiction du pays.

"Je pensais que la défense avait un dossier extrêmement solide. Je suis choqué par cette décision", a-t-il dit.

Mme Exposito raconte qu'elle ne savait pas qu'elle transportait la drogue de synthèse surnommée "ice". Elle dit avoir été piégée après s'être rendue en Chine pour y retrouver un "capitaine Daniel Smith" rencontré en ligne et qui prétendait être dans l'armée américaine.

Après avoir entretenu pendant longtemps une romance sur internet avec "le capitaine Smith", elle est allée à Shanghai pour le rencontrer. Mais, selon son récit, elle n'avait pu le voir et avait fini par accepter de transporter jusqu'à Melbourne un sac remis par un inconnu.

En arrivant à l'aéroport de Kuala Lumpur pour changer d'avion, elle est passée par erreur par l'immigration car elle ne connaissait pas les lieux. Puis, elle avait remis volontairement son sac aux douaniers qui ont découvert la drogue.

D'après les autorités, au moins 900 personnes sont dans les couloirs de la mort mais depuis quelques années, les exécutions sont rares.

La chambre basse du Parlement a voté une réforme pour que la peine de mort ne soit plus automatique dans les affaires de trafic de drogue mais la loi doit encore être approuvée par la chambre haute.

Deux Australiens avaient été pendus en 1986 pour trafic d'héroïne, les premiers Occidentaux à être exécutés en Malaisie, une affaire qui avait dégradé les relations bilatérales.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9939 Thu, 24 May 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Le parlement de Malaisie adopte un projet de loi supprimant la peine de mort obligatoire pour trafic de drogue https://www.peinedemort.org/document/9651 Le parlement malaisien vote en faveur d'un amendement supprimant la peine capitale obligatoire pour trafic de drogue. Cet amendement au "Dangerous Drugs Act" permettra aux juges d'appliquer d'autres sanctions que la peine de mort pour les trafiquants de drogue. La législation malaisienne continue de prévoir la peine de mort obligatoire pour d'autres crimes (meurtre, terrorisme).
La législation malaisienne continue de prévoir la peine de mort obligatoire pour d'autres crimes (meurtre, terrorisme).]]>
https://www.peinedemort.org/document/9651 Thu, 30 Nov 2017 00:00:00 +0100 Sophie Fotiadi
La Malaisie pourrait supprimer la peine de mort obligatoire pour trafic de drogue https://www.peinedemort.org/document/9530 Le gouvernement malaisien pourrait supprimer la peine de mort obligatoire pour les trafiquants de drogue, a déclaré lundi une responsable du cabinet du Premier ministre, une annonce saluée par les groupes de défense des droits de l'homme. Répondant à une question au Parlement, Azalina Othma Said, responsable du cabinet du Premier ministre, a révélé cette décision de réviser la législation sur le trafic de drogue en vigueur depuis les années 1950, soit depuis l'ère coloniale. Le Parlement doit encore approuver cette décision qui doit autoriser les juges à appliquer d'autres sanctions que la peine capitale pour les trafiquants de drogue. "Nous nous félicitons de cette décision qui reconnaît que la peine de mort est une forme monstrueuse de punition", a réagit Shamini Darshni Kaliemuthu, directrice générale d'Amnesty international en Malaisie. Mais "cela doit être considéré comme un premier pas vers l'abolition totale. L'imposition de la peine de mort, incluant la peine de mort obligatoire, est une violation du droit de vie". La Malaisie impose la peine de mort obligatoire pour d'autres crimes, comme les meurtres et les infractions liées au terrorisme. Singapour, pays voisin, a franchi le pas en 2012 en abolissant la peine de mort obligatoire pour certains cas de trafics de drogues ou pour certains meurtres.
Répondant à une question au Parlement, Azalina Othma Said, responsable du cabinet du Premier ministre, a révélé cette décision de réviser la législation sur le trafic de drogue en vigueur depuis les années 1950, soit depuis l'ère coloniale.

Le Parlement doit encore approuver cette décision qui doit autoriser les juges à appliquer d'autres sanctions que la peine capitale pour les trafiquants de drogue.

"Nous nous félicitons de cette décision qui reconnaît que la peine de mort est une forme monstrueuse de punition", a réagit Shamini Darshni Kaliemuthu, directrice générale d'Amnesty international en Malaisie.

Mais "cela doit être considéré comme un premier pas vers l'abolition totale. L'imposition de la peine de mort, incluant la peine de mort obligatoire, est une violation du droit de vie".

La Malaisie impose la peine de mort obligatoire pour d'autres crimes, comme les meurtres et les infractions liées au terrorisme.

Singapour, pays voisin, a franchi le pas en 2012 en abolissant la peine de mort obligatoire pour certains cas de trafics de drogues ou pour certains meurtres.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9530 Mon, 07 Aug 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
An internal server error occurred.