La peine de mort dans le monde — Soudan du Sud https://www.peinedemort.org/rss/pays?id=SDS Soudan du Sud : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2018 Tue, 20 Feb 2018 02:34:26 +0100 Mon, 12 Feb 2018 18:37:33 +0100 120 Peine de mort pour le porte-parole des rebelles du Soudan du Sud https://www.peinedemort.org/document/9764 (Agence France-Presse) Juba - Le porte-parole des rebelles du Soudan du Sud, James Gatdet Dak, a été condamné à mort pour trahison lundi, un an après avoir été expulsé du Kenya où il avait obtenu le statut de réfugié. «Peine de mort par pendaison», a déclaré le juge Ladu Armenio d'un tribunal de Juba à l'accusé reconnu coupable de trahison et d'autres crimes contre l'État. L'ancien journaliste, qui a proclamé son innocence, a également été condamné à 21 ans de prison, une peine qu'il devrait purger avant son exécution. Cette condamnation intervient alors que des négociations de paix engagées entre le gouvernement sud-soudanais et les rebelles sont au point mort en Éthiopie et que les deux camps s'accusent mutuellement d'avoir lancé des opérations militaires contre l'autre. James Gatdet avait fui son pays et avait obtenu le statut de réfugié au Kenya d'où il a néanmoins été expulsé vers le Soudan du Sud en novembre 2016, en violation du droit international. Son expulsion avait eu lieu après qu'il eut salué le renvoi du chef de la force de l'ONU au Soudan du Sud, un général kényan, accusé de ne pas avoir réussi à protéger les populations civiles. Le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) avait à l'époque exprimé sa «profonde préoccupation» quant au sort de M. Gatdet. Le Soudan du Sud a obtenu en 2011 son indépendance du Soudan, mais, un peu plus de deux ans plus tard, une guerre civile a éclaté en décembre 2013, entre le président Salva Kiir et son rival, l'ex-vice-président Riek Machar. Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts et forcé près de quatre millions de personnes, soit environ un tiers de la population, à quitter leur domicile. Les défenseurs de M. Gatdet s'étaient retirés de son procès le mois dernier, affirmant que l'accusé aurait dû bénéficier d'une libération dans le cadre du dernier l'accord de paix intervenu entre les deux camps, en décembre, mais pas plus respecté sur le terrain que les précédents. Lundi, les pourparlers de paix ont achoppé en Éthiopie sur des accusations mutuelles d'attaque et des équipes chargées de contrôler le respect du cessez-le-feu ont été envoyées dans la région de Nasir, foyer des affrontements, dans l'extrême est.
«Peine de mort par pendaison», a déclaré le juge Ladu Armenio d'un tribunal de Juba à l'accusé reconnu coupable de trahison et d'autres crimes contre l'État. L'ancien journaliste, qui a proclamé son innocence, a également été condamné à 21 ans de prison, une peine qu'il devrait purger avant son exécution.

Cette condamnation intervient alors que des négociations de paix engagées entre le gouvernement sud-soudanais et les rebelles sont au point mort en Éthiopie et que les deux camps s'accusent mutuellement d'avoir lancé des opérations militaires contre l'autre.

James Gatdet avait fui son pays et avait obtenu le statut de réfugié au Kenya d'où il a néanmoins été expulsé vers le Soudan du Sud en novembre 2016, en violation du droit international.

Son expulsion avait eu lieu après qu'il eut salué le renvoi du chef de la force de l'ONU au Soudan du Sud, un général kényan, accusé de ne pas avoir réussi à protéger les populations civiles.

Le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) avait à l'époque exprimé sa «profonde préoccupation» quant au sort de M. Gatdet.

Le Soudan du Sud a obtenu en 2011 son indépendance du Soudan, mais, un peu plus de deux ans plus tard, une guerre civile a éclaté en décembre 2013, entre le président Salva Kiir et son rival, l'ex-vice-président Riek Machar.

Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts et forcé près de quatre millions de personnes, soit environ un tiers de la population, à quitter leur domicile.

Les défenseurs de M. Gatdet s'étaient retirés de son procès le mois dernier, affirmant que l'accusé aurait dû bénéficier d'une libération dans le cadre du dernier l'accord de paix intervenu entre les deux camps, en décembre, mais pas plus respecté sur le terrain que les précédents.

Lundi, les pourparlers de paix ont achoppé en Éthiopie sur des accusations mutuelles d'attaque et des équipes chargées de contrôler le respect du cessez-le-feu ont été envoyées dans la région de Nasir, foyer des affrontements, dans l'extrême est.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9764 Mon, 12 Feb 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Condamnation à mort au Soudan du Sud pour un ancien porte-parole https://www.peinedemort.org/document/9765 Un porte-parole de l'ancien vice-président sud-soudanais Riek Machar, devenu chef des rebelles, a été condamné à mort lundi pour des accusations de trahison et d'incitation à la révolte contre le gouvernement. Une haute juridiction de Juba, la capitale du Soudan du Sud, a infligé à James Gatdet Dak une peine de 21 ans de réclusion et une condamnation à mort pour avoir comploté contre le gouvernement du président Salva Kiir. Exilé au Kenya, où il avait obtenu refuge, James Gatdet Dak a été transféré en novembre 2016 au Soudan du Sud, mesure décriée par des organisations de défense des droits de l'homme et par l'Onu. L'ancien avocat de Gatdet Dak, Monyluak Alor Kuol, qui a démissionné pour protester contre la façon dont le dossier était traité, a estimé que cette condamnation était en infraction avec le cessez-le-feu signé le 21 décembre dernier, qui prévoit notamment la libération de tous les prisonniers. L'accord signé par le gouvernement et les groupes rebelles vise à rétablir la trêve conclue en 2015, qui a volé en éclats un an plus tard en raison de violents combats à Juba. Devenu indépendant en 2011, le Soudan du Sud a basculé deux ans plus tard dans la guerre civile quand le président Salva Kiir, un Dinka, a limogé son vice-président, Riek Machar, issu de l'ethnie Nuer. Les combats ont fait des dizaines de milliers de morts, déplacé environ un tiers des 12 millions d'habitants et pratiquement démantelé une économie reposant sur le pétrole. Riek Machar a fui le pays en juillet 2016. Il est actuellement détenu en Afrique du Sud.
Une haute juridiction de Juba, la capitale du Soudan du Sud, a infligé à James Gatdet Dak une peine de 21 ans de réclusion et une condamnation à mort pour avoir comploté contre le gouvernement du président Salva Kiir.

Exilé au Kenya, où il avait obtenu refuge, James Gatdet Dak a été transféré en novembre 2016 au Soudan du Sud, mesure décriée par des organisations de défense des droits de l'homme et par l'Onu.

L'ancien avocat de Gatdet Dak, Monyluak Alor Kuol, qui a démissionné pour protester contre la façon dont le dossier était traité, a estimé que cette condamnation était en infraction avec le cessez-le-feu signé le 21 décembre dernier, qui prévoit notamment la libération de tous les prisonniers.

L'accord signé par le gouvernement et les groupes rebelles vise à rétablir la trêve conclue en 2015, qui a volé en éclats un an plus tard en raison de violents combats à Juba.

Devenu indépendant en 2011, le Soudan du Sud a basculé deux ans plus tard dans la guerre civile quand le président Salva Kiir, un Dinka, a limogé son vice-président, Riek Machar, issu de l'ethnie Nuer.

Les combats ont fait des dizaines de milliers de morts, déplacé environ un tiers des 12 millions d'habitants et pratiquement démantelé une économie reposant sur le pétrole.

Riek Machar a fui le pays en juillet 2016. Il est actuellement détenu en Afrique du Sud.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9765 Mon, 12 Feb 2018 00:00:00 +0100 Reuters
Diminution de 48% des exécutions en Afrique subsaharienne (Amnesty) https://www.peinedemort.org/document/9389 APA-Dakar (Sénégal) - Vingt-deux personnes condamnées à la peine capitale ont été exécutées en Afrique subsaharienne en 2016 contre 43 en 2015, soit une diminution de 48% des exécutions dans cette partie du continent, révèle Amnesty international dans son dernier rapport sur la peine de mort publié mardi à Dakar. Pourtant, souligne la même source, le nombre de pays où se sont déroulées les exécutions est passé de quatre à cinq : Botswana, Nigeria, Somalie, le Soudan, Sud Soudan et Nigeria. Dans le détail, note le rapport, le Botswana a exécuté une personne en 2016 et au Nigeria, précisément dans l'Etat d'Edo, trois personnes ont été exécutées. Toujours au Nigeria, 527 personnes ont été condamnées à mort, renseigne le rapport. Selon, en outre, Samira Daoud, Directrice régionale adjointe bureau d'Amnesty International pour l'Afrique du Centre et de l'Ouest, « au moins 160 condamnations à la peine capitale ont été prononcées par des tribunaux militaires dans la ville de Maoua », à l'extrême nord du Cameroun. « A l'heure actuelle, indique le rapport, 19 pays de la région ont aboli la peine de mort pour tous les crimes », à l'exception de la Guinée qui prévoit toujours la peine capitale pour des crimes exceptionnels. Toutefois, le rapport signale qu'un projet de loi visant à supprimer toutes les dispositions de la peine de mort du Code militaire est sur la table de l'assemblée nationale guinéenne. A l'échelle mondiale, 104 pays ont, selon Amnesty, aboli la peine de mort pour tous les crimes. Au plan individuel, Amnesty International demande la libération « immédiate et sans condition » d'Ahmed Baba, correspondant de Radio France Internationale (RFI). Le procureur a requis la peine capitale contre M. Baba, détenu au Cameroun depuis juillet 2015 pour « complicité d'acte de terrorisme » et de « non-dénonciation d'actes de terrorisme ».
Pourtant, souligne la même source, le nombre de pays où se sont déroulées les exécutions est passé de quatre à cinq : Botswana, Nigeria, Somalie, le Soudan, Sud Soudan et Nigeria.

Dans le détail, note le rapport, le Botswana a exécuté une personne en 2016 et au Nigeria, précisément dans l'Etat d'Edo, trois personnes ont été exécutées.

Toujours au Nigeria, 527 personnes ont été condamnées à mort, renseigne le rapport.

Selon, en outre, Samira Daoud, Directrice régionale adjointe bureau d'Amnesty International pour l'Afrique du Centre et de l'Ouest, « au moins 160 condamnations à la peine capitale ont été prononcées par des tribunaux militaires dans la ville de Maoua », à l'extrême nord du Cameroun.

« A l'heure actuelle, indique le rapport, 19 pays de la région ont aboli la peine de mort pour tous les crimes », à l'exception de la Guinée qui prévoit toujours la peine capitale pour des crimes exceptionnels.

Toutefois, le rapport signale qu'un projet de loi visant à supprimer toutes les dispositions de la peine de mort du Code militaire est sur la table de l'assemblée nationale guinéenne.

A l'échelle mondiale, 104 pays ont, selon Amnesty, aboli la peine de mort pour tous les crimes.

Au plan individuel, Amnesty International demande la libération « immédiate et sans condition » d'Ahmed Baba, correspondant de Radio France Internationale (RFI).

Le procureur a requis la peine capitale contre M. Baba, détenu au Cameroun depuis juillet 2015 pour « complicité d'acte de terrorisme » et de « non-dénonciation d'actes de terrorisme ».]]>
https://www.peinedemort.org/document/9389 Tue, 11 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence de Presse Africaine - APA