La peine de mort dans le monde — Somalie https://www.peinedemort.org/rss/pays?id=SOM Somalie : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2018 Tue, 20 Feb 2018 02:19:14 +0100 Wed, 07 Feb 2018 08:09:41 +0100 120 Somalie : un condamné à mort pour l'attentat le plus meurtrier du pays https://www.peinedemort.org/document/9757 Un tribunal militaire a condamné mardi à la peine de mort un homme de 23 ans reconnu coupable d'avoir organisé l'attentat le plus meurtrier de l'histoire de la Somalie, qui avait fait plus de 500 morts le 14 octobre 2017 dans la capitale Mogadiscio. Les juges ont estimé que Hassan Adan Isaq était à la tête d'une cellule du groupe islamiste somalien shebab, affilié à Al-Qaïda, chargée d'organiser cet attentat au camion piégé. L'attaque n'a pas été revendiquée par les shebab, mais ces derniers ont été pointés du doigt par les autorités car coutumiers de ce genre d'attentat. Un deuxième accusé a été condamné par contumace à la prison à perpétuité, pour avoir fourni le véhicule ayant servi à l'attaque, ainsi que pour son appartenance au groupe shebab. Un troisième homme a lui été condamné à trois ans de prison pour avoir permis au véhicule de passer un checkpoint sans encombres, avant son explosion. Deux autres accusés ont été acquittés. "Le premier accusé a été condamné à la peine de mort, le second, qui n'est pas présent, a été condamné à la prison à vie, et le troisième a été condamné à trois ans dans une prison militaire", a déclaré le juge principal, le colonel Hassan Ali Shute. L'attentat au camion piégé du 14 octobre, mené dans le centre de Mogadiscio, a fait jusqu'à 512 morts, selon un bilan officiel. Il avait soulevé une vague d'indignation en Somalie. Les shebab ont juré la perte du fragile gouvernement central somalien, soutenu par la communauté internationale et par la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom). Ils ont été chassés de Mogadiscio en août 2011 et ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, souvent dans la capitale, et contre des bases militaires, somaliennes ou étrangères.
Les juges ont estimé que Hassan Adan Isaq était à la tête d'une cellule du groupe islamiste somalien shebab, affilié à Al-Qaïda, chargée d'organiser cet attentat au camion piégé. L'attaque n'a pas été revendiquée par les shebab, mais ces derniers ont été pointés du doigt par les autorités car coutumiers de ce genre d'attentat.

Un deuxième accusé a été condamné par contumace à la prison à perpétuité, pour avoir fourni le véhicule ayant servi à l'attaque, ainsi que pour son appartenance au groupe shebab. Un troisième homme a lui été condamné à trois ans de prison pour avoir permis au véhicule de passer un checkpoint sans encombres, avant son explosion.

Deux autres accusés ont été acquittés.

"Le premier accusé a été condamné à la peine de mort, le second, qui n'est pas présent, a été condamné à la prison à vie, et le troisième a été condamné à trois ans dans une prison militaire", a déclaré le juge principal, le colonel Hassan Ali Shute.

L'attentat au camion piégé du 14 octobre, mené dans le centre de Mogadiscio, a fait jusqu'à 512 morts, selon un bilan officiel. Il avait soulevé une vague d'indignation en Somalie.

Les shebab ont juré la perte du fragile gouvernement central somalien, soutenu par la communauté internationale et par la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom).

Ils ont été chassés de Mogadiscio en août 2011 et ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, souvent dans la capitale, et contre des bases militaires, somaliennes ou étrangères.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9757 Tue, 06 Feb 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Somalie: un soldat condamné à mort pour le meurtre d'un ministre https://www.peinedemort.org/document/9479 Un soldat somalien a été condamné à la peine de mort lundi pour le meurtre du jeune ministre des Travaux publics Abdullahi Siraji, la défense assurant que l'accusé avait tiré par erreur alors qu'il était chargé de la sécurité d'un autre haut responsable somalien. Vu comme une source d'inspiration par de nombreux Somaliens, Abdullahi Siraji était au volant de son véhicule le soir du 3 mai dans le quartier sécurisé de la présidence, à Mogadiscio, lorsqu'il a été abattu d'une balle par l'accusé, un des gardes du corps du contrôleur général des finances publiques, Nur Jimale, limogé après l'incident. "Après avoir pris en compte les preuves présentées devant ce tribunal, dont les témoignages, les photos du véhicule utilisé, l'analyse de la scène de crime et de l'arme à feu utilisée pour le meurtre, la cour est convaincue que l'accusé est coupable de ce dont il est inculpé", a déclaré le colonel Hassan Ali Nur Shute, président du tribunal militaire. "La cour le condamne à la peine de mort", a ajouté la même source. "Quiconque n'est pas satisfait de ce verdict peut faire appel". Les circonstances exactes et le mobile du meurtre restent floues. La défense soutient que l'accusé, âgé de 29 ans et membre de la marine somalienne, avait vu la voiture du ministre approcher de celle du contrôleur général des finances publiques et, ignorant qu'un ministre était au volant, l'avait considérée comme suspecte. Dans une ville minée par les attaques à la voiture piégée menées par les insurgés islamistes shebab, affiliés à el-Qaëda, de nombreux responsables, riches somaliens ou étrangers se déplacent à Mogadiscio escortés de soldats armés ayant souvent la détente facile. De nombreux civils ont de la sorte été tués "par erreur" par des soldats soupçonnant une éventuelle attaque. L'histoire du jeune ministre Siraji était perçue comme une source d'inspiration dans un pays ravagé par les conflits et l'anarchie depuis 25 ans. Il était à 31 ans le plus jeune membre du nouveau gouvernement nommé en mars. Il avait grandi dans le camp de réfugiés de Dadaab, au Kenya, et avait l'an passé remporté une victoire surprise contre un ancien ministre pour devenir député. En Somalie, la peine de mort est généralement appliquée par des pelotons d'exécution.
Vu comme une source d'inspiration par de nombreux Somaliens, Abdullahi Siraji était au volant de son véhicule le soir du 3 mai dans le quartier sécurisé de la présidence, à Mogadiscio, lorsqu'il a été abattu d'une balle par l'accusé, un des gardes du corps du contrôleur général des finances publiques, Nur Jimale, limogé après l'incident.

"Après avoir pris en compte les preuves présentées devant ce tribunal, dont les témoignages, les photos du véhicule utilisé, l'analyse de la scène de crime et de l'arme à feu utilisée pour le meurtre, la cour est convaincue que l'accusé est coupable de ce dont il est inculpé", a déclaré le colonel Hassan Ali Nur Shute, président du tribunal militaire.
"La cour le condamne à la peine de mort", a ajouté la même source. "Quiconque n'est pas satisfait de ce verdict peut faire appel".

Les circonstances exactes et le mobile du meurtre restent floues. La défense soutient que l'accusé, âgé de 29 ans et membre de la marine somalienne, avait vu la voiture du ministre approcher de celle du contrôleur général des finances publiques et, ignorant qu'un ministre était au volant, l'avait considérée comme suspecte.

Dans une ville minée par les attaques à la voiture piégée menées par les insurgés islamistes shebab, affiliés à el-Qaëda, de nombreux responsables, riches somaliens ou étrangers se déplacent à Mogadiscio escortés de soldats armés ayant souvent la détente facile.

De nombreux civils ont de la sorte été tués "par erreur" par des soldats soupçonnant une éventuelle attaque.

L'histoire du jeune ministre Siraji était perçue comme une source d'inspiration dans un pays ravagé par les conflits et l'anarchie depuis 25 ans. Il était à 31 ans le plus jeune membre du nouveau gouvernement nommé en mars. Il avait grandi dans le camp de réfugiés de Dadaab, au Kenya, et avait l'an passé remporté une victoire surprise contre un ancien ministre pour devenir député.
En Somalie, la peine de mort est généralement appliquée par des pelotons d'exécution.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9479 Mon, 19 Jun 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Diminution de 48% des exécutions en Afrique subsaharienne (Amnesty) https://www.peinedemort.org/document/9389 APA-Dakar (Sénégal) - Vingt-deux personnes condamnées à la peine capitale ont été exécutées en Afrique subsaharienne en 2016 contre 43 en 2015, soit une diminution de 48% des exécutions dans cette partie du continent, révèle Amnesty international dans son dernier rapport sur la peine de mort publié mardi à Dakar. Pourtant, souligne la même source, le nombre de pays où se sont déroulées les exécutions est passé de quatre à cinq : Botswana, Nigeria, Somalie, le Soudan, Sud Soudan et Nigeria. Dans le détail, note le rapport, le Botswana a exécuté une personne en 2016 et au Nigeria, précisément dans l'Etat d'Edo, trois personnes ont été exécutées. Toujours au Nigeria, 527 personnes ont été condamnées à mort, renseigne le rapport. Selon, en outre, Samira Daoud, Directrice régionale adjointe bureau d'Amnesty International pour l'Afrique du Centre et de l'Ouest, « au moins 160 condamnations à la peine capitale ont été prononcées par des tribunaux militaires dans la ville de Maoua », à l'extrême nord du Cameroun. « A l'heure actuelle, indique le rapport, 19 pays de la région ont aboli la peine de mort pour tous les crimes », à l'exception de la Guinée qui prévoit toujours la peine capitale pour des crimes exceptionnels. Toutefois, le rapport signale qu'un projet de loi visant à supprimer toutes les dispositions de la peine de mort du Code militaire est sur la table de l'assemblée nationale guinéenne. A l'échelle mondiale, 104 pays ont, selon Amnesty, aboli la peine de mort pour tous les crimes. Au plan individuel, Amnesty International demande la libération « immédiate et sans condition » d'Ahmed Baba, correspondant de Radio France Internationale (RFI). Le procureur a requis la peine capitale contre M. Baba, détenu au Cameroun depuis juillet 2015 pour « complicité d'acte de terrorisme » et de « non-dénonciation d'actes de terrorisme ».
Pourtant, souligne la même source, le nombre de pays où se sont déroulées les exécutions est passé de quatre à cinq : Botswana, Nigeria, Somalie, le Soudan, Sud Soudan et Nigeria.

Dans le détail, note le rapport, le Botswana a exécuté une personne en 2016 et au Nigeria, précisément dans l'Etat d'Edo, trois personnes ont été exécutées.

Toujours au Nigeria, 527 personnes ont été condamnées à mort, renseigne le rapport.

Selon, en outre, Samira Daoud, Directrice régionale adjointe bureau d'Amnesty International pour l'Afrique du Centre et de l'Ouest, « au moins 160 condamnations à la peine capitale ont été prononcées par des tribunaux militaires dans la ville de Maoua », à l'extrême nord du Cameroun.

« A l'heure actuelle, indique le rapport, 19 pays de la région ont aboli la peine de mort pour tous les crimes », à l'exception de la Guinée qui prévoit toujours la peine capitale pour des crimes exceptionnels.

Toutefois, le rapport signale qu'un projet de loi visant à supprimer toutes les dispositions de la peine de mort du Code militaire est sur la table de l'assemblée nationale guinéenne.

A l'échelle mondiale, 104 pays ont, selon Amnesty, aboli la peine de mort pour tous les crimes.

Au plan individuel, Amnesty International demande la libération « immédiate et sans condition » d'Ahmed Baba, correspondant de Radio France Internationale (RFI).

Le procureur a requis la peine capitale contre M. Baba, détenu au Cameroun depuis juillet 2015 pour « complicité d'acte de terrorisme » et de « non-dénonciation d'actes de terrorisme ».]]>
https://www.peinedemort.org/document/9389 Tue, 11 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence de Presse Africaine - APA