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    <title>La peine de mort dans le monde — Thème drogue</title>
    <link>https://www.peinedemort.org/rss/theme?id=28</link>
    <description>Thème drogue : tous les documents concernant la peine de mort.</description>
    <language>fr</language>
    <copyright>Sophie Fotiadi &amp;lt;sophie.fotiadi@peinedemort.org&amp;gt;, 2026</copyright>
    <pubDate>Tue, 28 Jul 2026 16:32:05 +0000</pubDate>
    <lastBuildDate>Wed, 24 Jun 2026 23:47:39 +0000</lastBuildDate>
    <ttl>120</ttl>
    <item>
      <title>L'Arabie saoudite a exécuté 100 personnes depuis le début de l'année</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12713</link>
      <description>Sept personnes ont été exécutées mardi en Arabie saoudite, dont cinq pour trafic de drogue, portant à 100 le nombre d'exécutions depuis le début de l'année, selon un décompte de l'AFP établi à partir d'annonces du ministère de l'Intérieur.&#13;
&#13;
« Un sinistre cap qui met en lumière le recours inacceptable et illégal des autorités à la peine de mort », a dénoncé l'ONG Amnesty International dans un communiqué.&#13;
&#13;
Depuis début 2026, 65 des 100 personnes exécutées ont été condamnées pour des infractions liées aux stupéfiants, parmi lesquelles 43 étrangers, a recensé l'AFP. Sur l'ensemble des exécutions, figurent 52 étrangers, dont 12 Ethiopiens, sept Pakistanais, six Soudanais, quatre Yéménites et quatre Syriens.&#13;
&#13;
« Les ressortissants étrangers ont subi de plein fouet le recours impitoyable de l'Arabie saoudite à la peine de mort pour des infractions liées à la drogue, souvent à l'issue de procès profondément inéquitables », commente Amnesty dans son rapport publié à la veille de ces exécutions. L'ONG a également averti qu'au moins 63 Ethiopiens détenus dans une prison du sud-ouest du royaume risquaient une exécution imminente pour des infractions liées à la drogue.&#13;
&#13;
L'an dernier, la puissante monarchie du Golfe a exécuté 356 personnes. Un record et le bilan le plus élevé jamais enregistré en une seule année depuis qu'Amnesty International a commencé à y documenter les cas de peine capitale en 1990.&#13;
&#13;
L'Arabie saoudite a repris les exécutions pour des infractions liées aux stupéfiants fin 2022, après un moratoire dans ce type d'affaires pendant environ trois ans. Les autorités ont alors lancé une campagne de lutte contre la drogue très médiatisée, avec une série de raids et d'arrestations.&#13;
&#13;
Première économie du monde arabe, le royaume est aussi un marché important pour le captagon, une drogue de la famille des amphétamines produite en Syrie et au Liban. Le pays s'est classé au troisième rang mondial pour le nombre d'exécutions recensées au cours des quatre dernières années (2022-2025), derrière la Chine et l'Iran, selon Amnesty International. Il fait l'objet de critiques persistantes concernant son recours à la peine de mort, que des ONG jugent excessif et en décalage avec ses efforts pour projeter une image moderne. Les autorités affirment quant à elles que la peine capitale est nécessaire au maintien de l'ordre public et qu'elle n'est appliquée que lorsque toutes les voies de recours ont été épuisées.&#13;
&#13;
</description>
      <content:encoded><![CDATA[Sept personnes ont été exécutées mardi en Arabie saoudite, dont cinq pour trafic de drogue, portant à 100 le nombre d'exécutions depuis le début de l'année, selon un décompte de l'AFP établi à partir d'annonces du ministère de l'Intérieur.<br />
<br />
« Un sinistre cap qui met en lumière le recours inacceptable et illégal des autorités à la peine de mort », a dénoncé l'ONG Amnesty International dans un communiqué.<br />
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Depuis début 2026, 65 des 100 personnes exécutées ont été condamnées pour des infractions liées aux stupéfiants, parmi lesquelles 43 étrangers, a recensé l'AFP. Sur l'ensemble des exécutions, figurent 52 étrangers, dont 12 Ethiopiens, sept Pakistanais, six Soudanais, quatre Yéménites et quatre Syriens.<br />
<br />
« Les ressortissants étrangers ont subi de plein fouet le recours impitoyable de l'Arabie saoudite à la peine de mort pour des infractions liées à la drogue, souvent à l'issue de procès profondément inéquitables », commente Amnesty dans son rapport publié à la veille de ces exécutions. L'ONG a également averti qu'au moins 63 Ethiopiens détenus dans une prison du sud-ouest du royaume risquaient une exécution imminente pour des infractions liées à la drogue.<br />
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L'an dernier, la puissante monarchie du Golfe a exécuté 356 personnes. Un record et le bilan le plus élevé jamais enregistré en une seule année depuis qu'Amnesty International a commencé à y documenter les cas de peine capitale en 1990.<br />
<br />
L'Arabie saoudite a repris les exécutions pour des infractions liées aux stupéfiants fin 2022, après un moratoire dans ce type d'affaires pendant environ trois ans. Les autorités ont alors lancé une campagne de lutte contre la drogue très médiatisée, avec une série de raids et d'arrestations.<br />
<br />
Première économie du monde arabe, le royaume est aussi un marché important pour le captagon, une drogue de la famille des amphétamines produite en Syrie et au Liban. Le pays s'est classé au troisième rang mondial pour le nombre d'exécutions recensées au cours des quatre dernières années (2022-2025), derrière la Chine et l'Iran, selon Amnesty International. Il fait l'objet de critiques persistantes concernant son recours à la peine de mort, que des ONG jugent excessif et en décalage avec ses efforts pour projeter une image moderne. Les autorités affirment quant à elles que la peine capitale est nécessaire au maintien de l'ordre public et qu'elle n'est appliquée que lorsque toutes les voies de recours ont été épuisées.<br />
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]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12713</guid>
      <pubDate>Tue, 23 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Nombre d'exécutions record dans le monde en 2025, l'Iran en tête, selon Amnesty</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12665</link>
      <description>Le nombre d'exécutions recensées dans le monde a grimpé en 2025 et atteint son plus haut niveau depuis 1981, un bond principalement dû à l'Iran où elles ont plus que doublé l'an passé, selon le rapport annuel d'Amnesty International publié lundi.&#13;
&#13;
L'organisation de défense des droits humains basée à Londres a dénombré au moins 2707 exécutions dans le monde en 2025, mais « n'inclut pas les milliers d'exécutions qui (...) ont eu lieu en Chine – pays ayant procédé cette année encore au plus grand nombre d'exécutions au monde », précise-t-elle.&#13;
&#13;
Le nombre de personnes exécutées dans le monde est en hausse de 78 % par rapport à 2024 et atteint un niveau record depuis 1981, année au cours de laquelle 3191 exécutions -hors Chine- avaient été comptabilisées par l'ONG.&#13;
&#13;
À elle seule, l'Iran représente 80 % des exécutions recensées en 2025 par Amnesty. Quelque 2159 personnes y ont été exécutées par pendaison, contre 972 en 2024.&#13;
&#13;
« Les autorités iraniennes ont intensifié leur recours à la peine de mort comme outil de répression et de contrôle politiques, alimentant une hausse sans précédent du nombre d'exécutions », note l'ONG dans son rapport.&#13;
&#13;
Le recours aux exécutions a été particulièrement marqué après la guerre des 12 Jours qui a opposé l'Iran à Israël et aux États-Unis en juin : 654 exécutions avaient été comptabilisées avant ce conflit, contre 1505 entre juillet et décembre.&#13;
&#13;
Les condamnations à mort et exécutions en Iran à la suite du mouvement de protestation dans le pays en janvier et le début du conflit au Moyen-Orient le 28 février ne sont pas comptabilisés dans le rapport d'Amnesty.&#13;
&#13;
Selon l'ONU, au moins 21 personnes ont été exécutées en Iran depuis fin février pour des motifs politiques ou liés à la sécurité nationale.&#13;
&#13;
Près de la moitié (998) des exécutions en Iran en 2025 sont liées à des infractions à la législation sur les stupéfiants, note par ailleurs Amnesty. Elles ont elles aussi doublé par rapport à l'année précédente.&#13;
&#13;
Ailleurs dans le monde, l'Arabie saoudite a exécuté 356 personnes, le Yémen au moins 51, les États-Unis 47, l'Égypte 23, la Somalie, Singapour et le Koweït 17. Au total, 17 pays ont procédé à des exécutions.&#13;
&#13;
« Cette minorité éhontée (d'États, ndlr) se sert de la peine capitale pour instiller la peur, écraser la contestation et montrer la force qu'exercent les institutions sur les personnes défavorisées et les populations marginalisées » dénonce la secrétaire générale d'Amnesty International Agnès Callamard, citée dans un communiqué.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le nombre d'exécutions recensées dans le monde a grimpé en 2025 et atteint son plus haut niveau depuis 1981, un bond principalement dû à l'Iran où elles ont plus que doublé l'an passé, selon le rapport annuel d'Amnesty International publié lundi.<br />
<br />
L'organisation de défense des droits humains basée à Londres a dénombré au moins 2707 exécutions dans le monde en 2025, mais « n'inclut pas les milliers d'exécutions qui (...) ont eu lieu en Chine – pays ayant procédé cette année encore au plus grand nombre d'exécutions au monde », précise-t-elle.<br />
<br />
Le nombre de personnes exécutées dans le monde est en hausse de 78 % par rapport à 2024 et atteint un niveau record depuis 1981, année au cours de laquelle 3191 exécutions -hors Chine- avaient été comptabilisées par l'ONG.<br />
<br />
À elle seule, l'Iran représente 80 % des exécutions recensées en 2025 par Amnesty. Quelque 2159 personnes y ont été exécutées par pendaison, contre 972 en 2024.<br />
<br />
« Les autorités iraniennes ont intensifié leur recours à la peine de mort comme outil de répression et de contrôle politiques, alimentant une hausse sans précédent du nombre d'exécutions », note l'ONG dans son rapport.<br />
<br />
Le recours aux exécutions a été particulièrement marqué après la guerre des 12 Jours qui a opposé l'Iran à Israël et aux États-Unis en juin : 654 exécutions avaient été comptabilisées avant ce conflit, contre 1505 entre juillet et décembre.<br />
<br />
Les condamnations à mort et exécutions en Iran à la suite du mouvement de protestation dans le pays en janvier et le début du conflit au Moyen-Orient le 28 février ne sont pas comptabilisés dans le rapport d'Amnesty.<br />
<br />
Selon l'ONU, au moins 21 personnes ont été exécutées en Iran depuis fin février pour des motifs politiques ou liés à la sécurité nationale.<br />
<br />
Près de la moitié (998) des exécutions en Iran en 2025 sont liées à des infractions à la législation sur les stupéfiants, note par ailleurs Amnesty. Elles ont elles aussi doublé par rapport à l'année précédente.<br />
<br />
Ailleurs dans le monde, l'Arabie saoudite a exécuté 356 personnes, le Yémen au moins 51, les États-Unis 47, l'Égypte 23, la Somalie, Singapour et le Koweït 17. Au total, 17 pays ont procédé à des exécutions.<br />
<br />
« Cette minorité éhontée (d'États, ndlr) se sert de la peine capitale pour instiller la peur, écraser la contestation et montrer la force qu'exercent les institutions sur les personnes défavorisées et les populations marginalisées » dénonce la secrétaire générale d'Amnesty International Agnès Callamard, citée dans un communiqué.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12665</guid>
      <pubDate>Sun, 17 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Arabie saoudite: sept exécutions en une seule journée pour trafic de drogue</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12631</link>
      <description>L'Arabie saoudite a exécuté sept personnes en une seule journée pour trafic de drogue, ont rapporté dimanche des médias d'État.&#13;
&#13;
L'agence de presse saoudienne SPA a indiqué que cinq Saoudiens et deux Jordaniens avaient été reconnus coupables d'avoir introduit des comprimés d'amphétamine dans le royaume.&#13;
&#13;
« La peine de mort a été appliquée » contre eux dimanche, dans la région de Riyad, a précisé l'agence.&#13;
&#13;
Depuis le début de l'année, l'Arabie saoudite a exécuté 38 personnes dans des affaires liées à la drogue, sur un total de 61 exécutions recensées à ce stade, selon un décompte de l'AFP reposant sur des données officielles.&#13;
&#13;
Les ressortissants étrangers représentent la majorité des personnes exécutées cette année, avec un total de 33 individus.&#13;
&#13;
En 2025, le nombre d'exécutions dans la monarchie du Golfe a atteint un niveau record pour la deuxième année consécutive, avec 356 personnes mises à mort, dont 243 dans des affaires liées aux stupéfiants.&#13;
&#13;
Ce bilan est le plus élevé jamais enregistré en une seule année depuis qu'Amnesty International a commencé à documenter les cas de peine de mort dans le royaume, en 1990.&#13;
&#13;
Le précédent record, de 338 exécutions, datait de 2024.&#13;
&#13;
L'Arabie saoudite a repris les exécutions pour des infractions liées aux stupéfiants à la fin de l'année 2022, après avoir suspendu le recours à la peine capitale dans ces affaires pendant environ trois ans.&#13;
&#13;
Première économie du monde arabe, le royaume est également l'un des principaux marchés du captagon, un stimulant illicite qui constituait la principale exportation de la Syrie sous le règne du président déchu Bachar al-Assad, selon l'ONU.&#13;
&#13;
Le pays fait l'objet de critiques persistantes concernant son recours à la peine de mort, que des ONG jugent excessif et en décalage avec ses efforts pour projeter une image moderne.&#13;
&#13;
Des militants estiment que le maintien de la peine capitale contredit l'image d'une société plus ouverte et tolérante que cherche à promouvoir le dirigeant de facto du pays, le prince héritier Mohammed ben Salmane, dans le cadre de son vaste programme de réformes.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'Arabie saoudite a exécuté sept personnes en une seule journée pour trafic de drogue, ont rapporté dimanche des médias d'État.<br />
<br />
L'agence de presse saoudienne SPA a indiqué que cinq Saoudiens et deux Jordaniens avaient été reconnus coupables d'avoir introduit des comprimés d'amphétamine dans le royaume.<br />
<br />
« La peine de mort a été appliquée » contre eux dimanche, dans la région de Riyad, a précisé l'agence.<br />
<br />
Depuis le début de l'année, l'Arabie saoudite a exécuté 38 personnes dans des affaires liées à la drogue, sur un total de 61 exécutions recensées à ce stade, selon un décompte de l'AFP reposant sur des données officielles.<br />
<br />
Les ressortissants étrangers représentent la majorité des personnes exécutées cette année, avec un total de 33 individus.<br />
<br />
En 2025, le nombre d'exécutions dans la monarchie du Golfe a atteint un niveau record pour la deuxième année consécutive, avec 356 personnes mises à mort, dont 243 dans des affaires liées aux stupéfiants.<br />
<br />
Ce bilan est le plus élevé jamais enregistré en une seule année depuis qu'Amnesty International a commencé à documenter les cas de peine de mort dans le royaume, en 1990.<br />
<br />
Le précédent record, de 338 exécutions, datait de 2024.<br />
<br />
L'Arabie saoudite a repris les exécutions pour des infractions liées aux stupéfiants à la fin de l'année 2022, après avoir suspendu le recours à la peine capitale dans ces affaires pendant environ trois ans.<br />
<br />
Première économie du monde arabe, le royaume est également l'un des principaux marchés du captagon, un stimulant illicite qui constituait la principale exportation de la Syrie sous le règne du président déchu Bachar al-Assad, selon l'ONU.<br />
<br />
Le pays fait l'objet de critiques persistantes concernant son recours à la peine de mort, que des ONG jugent excessif et en décalage avec ses efforts pour projeter une image moderne.<br />
<br />
Des militants estiment que le maintien de la peine capitale contredit l'image d'une société plus ouverte et tolérante que cherche à promouvoir le dirigeant de facto du pays, le prince héritier Mohammed ben Salmane, dans le cadre de son vaste programme de réformes.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12631</guid>
      <pubDate>Sun, 12 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>La Chine a exécuté un Français condamné à mort en 2010 pour trafic de drogue</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12615</link>
      <description>Le Français Chan Thao Phoumy, condamné à mort en 2010 en Chine pour trafic de drogue, a été exécuté à Canton, dans le sud du pays, a annoncé samedi 4 avril dans la soirée le ministère français des Affaires étrangères. Ce Français de 62 ans, né au Laos, a été exécuté «malgré la mobilisation des autorités françaises, y compris pour obtenir une décision de clémence, à titre humanitaire, au bénéfice de notre compatriote», a dénoncé le ministère dans un communiqué.&#13;
&#13;
Le Quai d'Orsay souligne sa «consternation», réaffirmant l'opposition de la France à la peine de mort «partout et en toutes circonstances» et appelant à «son abolition universelle». «Nous regrettons particulièrement que la défense de M. Chan n'ait pas eu accès à la dernière audience au tribunal, ce qui constitue une violation des droits de l'intéressé», ajoute le ministère.&#13;
&#13;
Initialement condamné à la prison à vie suite à son arrestation en 2005, Chan Thao Phoumy avait été rejugé après l'apparition «d'éléments nouveaux» et condamné à la peine de mort par un tribunal de Canton pour fabrication, transport, contrebande et trafic de méthamphétamine. Il était accusé de faire partie d'un réseau qui aurait produit de 1999 à 2003 en Chine des tonnes de cette drogue synthétique.&#13;
&#13;
La Chine plus grand exécuteur du monde&#13;
&#13;
Selon des chiffres de l'association Ensemble contre la peine de mort (ECPM) de 2025, il faisait partie de quatre Français condamnés à mort dans le monde, avec Nora Lalam condamnée en 2005 en Algérie, et Stéphane Aït Idir et Redouane Hammadi condamnés au Maroc pour l'attentat de Marrakech en 1994.&#13;
&#13;
Un autre Français condamné à mort en Indonésie en 2007, Serge Atlaoui, a été transféré en France en février 2025 après un accord diplomatique, et la justice française a commué sa peine en trente ans de réclusion. Il est sorti de prison en juillet.&#13;
&#13;
Dans son dernier rapport sur la peine de mort en 2024, Amnesty International estime que la Chine est «le pays au monde ayant procédé au plus grand nombre d'exécutions», avec des «milliers de personnes condamnées à mort et exécutées» chaque année. La Chine ne publie pas de statistiques officielles sur le recours à la peine de mort, classées secret d'État.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le Français Chan Thao Phoumy, condamné à mort en 2010 en Chine pour trafic de drogue, a été exécuté à Canton, dans le sud du pays, a annoncé samedi 4 avril dans la soirée le ministère français des Affaires étrangères. Ce Français de 62 ans, né au Laos, a été exécuté «malgré la mobilisation des autorités françaises, y compris pour obtenir une décision de clémence, à titre humanitaire, au bénéfice de notre compatriote», a dénoncé le ministère dans un communiqué.<br />
<br />
Le Quai d'Orsay souligne sa «consternation», réaffirmant l'opposition de la France à la peine de mort «partout et en toutes circonstances» et appelant à «son abolition universelle». «Nous regrettons particulièrement que la défense de M. Chan n'ait pas eu accès à la dernière audience au tribunal, ce qui constitue une violation des droits de l'intéressé», ajoute le ministère.<br />
<br />
Initialement condamné à la prison à vie suite à son arrestation en 2005, Chan Thao Phoumy avait été rejugé après l'apparition «d'éléments nouveaux» et condamné à la peine de mort par un tribunal de Canton pour fabrication, transport, contrebande et trafic de méthamphétamine. Il était accusé de faire partie d'un réseau qui aurait produit de 1999 à 2003 en Chine des tonnes de cette drogue synthétique.<br />
<br />
La Chine plus grand exécuteur du monde<br />
<br />
Selon des chiffres de l'association Ensemble contre la peine de mort (ECPM) de 2025, il faisait partie de quatre Français condamnés à mort dans le monde, avec Nora Lalam condamnée en 2005 en Algérie, et Stéphane Aït Idir et Redouane Hammadi condamnés au Maroc pour l'attentat de Marrakech en 1994.<br />
<br />
Un autre Français condamné à mort en Indonésie en 2007, Serge Atlaoui, a été transféré en France en février 2025 après un accord diplomatique, et la justice française a commué sa peine en trente ans de réclusion. Il est sorti de prison en juillet.<br />
<br />
Dans son dernier rapport sur la peine de mort en 2024, Amnesty International estime que la Chine est «le pays au monde ayant procédé au plus grand nombre d'exécutions», avec des «milliers de personnes condamnées à mort et exécutées» chaque année. La Chine ne publie pas de statistiques officielles sur le recours à la peine de mort, classées secret d'État.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12615</guid>
      <pubDate>Sun, 05 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>[position de la France] Exécution de M. CHAN THAO PHOUMY</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12613</link>
      <description>Nous avons appris avec consternation l'exécution à Canton de notre compatriote Chan Thao Phoumy, 62 ans, condamné à mort pour trafic de drogue en 2010. Malgré la mobilisation des autorités françaises, y compris pour obtenir une décision de clémence, à titre humanitaire, au bénéfice de notre compatriote, les autorités chinoises ont pris la décision d'exécuter la peine au terme de plus de vingt ans d'emprisonnement. Nous regrettons particulièrement que la défense de M. Chan n'ait pas eu accès à la dernière audience au tribunal, ce qui constitue une violation des droits de l'intéressé. Nous adressons toutes nos condoléances à sa famille, dont nous partageons l'affliction. La France rappelle son opposition, partout et en toutes circonstances, à la peine de mort et appelle à son abolition universelle.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Nous avons appris avec consternation l'exécution à Canton de notre compatriote Chan Thao Phoumy, 62 ans, condamné à mort pour trafic de drogue en 2010. Malgré la mobilisation des autorités françaises, y compris pour obtenir une décision de clémence, à titre humanitaire, au bénéfice de notre compatriote, les autorités chinoises ont pris la décision d'exécuter la peine au terme de plus de vingt ans d'emprisonnement. Nous regrettons particulièrement que la défense de M. Chan n'ait pas eu accès à la dernière audience au tribunal, ce qui constitue une violation des droits de l'intéressé. Nous adressons toutes nos condoléances à sa famille, dont nous partageons l'affliction. La France rappelle son opposition, partout et en toutes circonstances, à la peine de mort et appelle à son abolition universelle.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12613</guid>
      <pubDate>Sat, 04 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Ministère des Affaires Etrangères français</author>
    </item>
    <item>
      <title>Exécution d'un ressortissant français en Chine</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12614</link>
      <description>Le Ministère des affaires étrangères français annonce qu'un ressortissant français né au Laos a été exécuté en Chine.&#13;
&#13;
Chan Thao Phoumy avait été arrêté en 2005 puis condamné à 2 ans de prison avant d'être condamné à mort pour trafic de drogue en 2010 dans un nouveau procès.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le Ministère des affaires étrangères français annonce qu'un ressortissant français né au Laos a été exécuté en Chine.<br />
<br />
Chan Thao Phoumy avait été arrêté en 2005 puis condamné à 2 ans de prison avant d'être condamné à mort pour trafic de drogue en 2010 dans un nouveau procès.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12614</guid>
      <pubDate>Sat, 04 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Sophie Fotiadi</author>
    </item>
    <item>
      <title>La Chine annule la peine de mort d'un Canadien après la visite de Carney, selon son avocat</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12578</link>
      <description>La plus haute juridiction chinoise a annulé la peine de mort prononcée contre un Canadien pour trafic de drogue, a annoncé lundi son avocat, marquant une avancée majeure dans une affaire qui a tendu les relations diplomatiques entre Ottawa et Pékin pendant des années.&#13;
&#13;
Robert Schellenberg avait été arrêté en Chine en 2014 pour suspicion de trafic de drogue et condamné en 2018, recevant initialement une peine de 15 ans de prison. Il avait ensuite été condamné à mort lors d'un nouveau procès en janvier 2019 – un mois après l'arrestation à Vancouver de la dirigeante de Huawei, Meng Wanzhou, sur mandat américain. &#13;
&#13;
La Cour suprême du peuple de Chine a décidé vendredi d'annuler la peine de mort prononcée par la juridiction inférieure, a déclaré à Reuters l'avocat basé à Pékin, Zhang Dongshuo. L'affaire sera renvoyée devant la Haute Cour populaire de la province du Liaoning pour un nouveau procès, a-t-il précisé.&#13;
&#13;
Ce dénouement intervient moins d'un mois après la visite de quatre jours du Premier ministre canadien Mark Carney en Chine, où il s'était félicité du rapprochement entre les deux pays, après une période de tensions sous le précédent dirigeant canadien Justin Trudeau.&#13;
&#13;
Un porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères a indiqué à Reuters être informé de la décision de la Cour suprême et a affirmé que le Canada continuerait d'apporter une assistance consulaire à Schellenberg et sa famille, sans donner plus de détails sur la décision.&#13;
&#13;
« Au vu des déclarations officielles des deux pays après la visite du Premier ministre canadien en Chine, la probabilité que la décision de la Cour suprême y soit liée est très élevée, selon mon expérience », a estimé Zhang.&#13;
&#13;
Cependant, il a ajouté que la probabilité d'un acquittement final de Schellenberg restait faible, compte tenu de la gravité de la peine initiale.&#13;
&#13;
« Les organes judiciaires chinois ont examiné l'affaire de manière indépendante et rendu un jugement conformément à la loi », a déclaré lundi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, lors d'un point presse sur l'affaire Schellenberg.&#13;
&#13;
Quatre citoyens canadiens ont été exécutés l'an dernier en Chine pour des accusations de trafic de drogue, avait alors indiqué Ottawa. &#13;
&#13;
La peine de mort de Schellenberg avait été confirmée par la cour du Liaoning en 2021 après une audience en appel, suscitant la condamnation du gouvernement canadien à l'époque.&#13;
&#13;
La Chine avait arrêté deux Canadiens pour espionnage peu après la détention de Meng, provoquant des accusations internationales de « diplomatie de l'otage ». Ils avaient été libérés en 2021, le jour même où les États-Unis ont abandonné leur demande d'extradition visant Meng, qui avait alors regagné la Chine.&#13;
&#13;
Les relations diplomatiques se sont encore dégradées après que le gouvernement canadien a imposé en 2024 des droits de douane sur les véhicules électriques chinois, suivant l'exemple de restrictions américaines similaires. &#13;
&#13;
La Chine avait répliqué en mars dernier en imposant des droits de douane sur plus de 2,6 milliards USD de produits agricoles et alimentaires canadiens, tels que l'huile et la farine de canola, puis sur les graines de canola en août.&#13;
&#13;
Après la visite de Carney, les deux pays se sont accordés pour réduire les droits de douane sur les véhicules électriques et le canola, marquant un revirement majeur par rapport à la politique précédente.&#13;
&#13;
Selon des analystes, le rapprochement entre le Canada et la Chine pourrait redéfinir le contexte politique et économique dans lequel se déroule la rivalité sino-américaine, même si Ottawa ne devrait pas pour autant s'éloigner radicalement de Washington.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La plus haute juridiction chinoise a annulé la peine de mort prononcée contre un Canadien pour trafic de drogue, a annoncé lundi son avocat, marquant une avancée majeure dans une affaire qui a tendu les relations diplomatiques entre Ottawa et Pékin pendant des années.<br />
<br />
Robert Schellenberg avait été arrêté en Chine en 2014 pour suspicion de trafic de drogue et condamné en 2018, recevant initialement une peine de 15 ans de prison. Il avait ensuite été condamné à mort lors d'un nouveau procès en janvier 2019 – un mois après l'arrestation à Vancouver de la dirigeante de Huawei, Meng Wanzhou, sur mandat américain. <br />
<br />
La Cour suprême du peuple de Chine a décidé vendredi d'annuler la peine de mort prononcée par la juridiction inférieure, a déclaré à Reuters l'avocat basé à Pékin, Zhang Dongshuo. L'affaire sera renvoyée devant la Haute Cour populaire de la province du Liaoning pour un nouveau procès, a-t-il précisé.<br />
<br />
Ce dénouement intervient moins d'un mois après la visite de quatre jours du Premier ministre canadien Mark Carney en Chine, où il s'était félicité du rapprochement entre les deux pays, après une période de tensions sous le précédent dirigeant canadien Justin Trudeau.<br />
<br />
Un porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères a indiqué à Reuters être informé de la décision de la Cour suprême et a affirmé que le Canada continuerait d'apporter une assistance consulaire à Schellenberg et sa famille, sans donner plus de détails sur la décision.<br />
<br />
« Au vu des déclarations officielles des deux pays après la visite du Premier ministre canadien en Chine, la probabilité que la décision de la Cour suprême y soit liée est très élevée, selon mon expérience », a estimé Zhang.<br />
<br />
Cependant, il a ajouté que la probabilité d'un acquittement final de Schellenberg restait faible, compte tenu de la gravité de la peine initiale.<br />
<br />
« Les organes judiciaires chinois ont examiné l'affaire de manière indépendante et rendu un jugement conformément à la loi », a déclaré lundi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, lors d'un point presse sur l'affaire Schellenberg.<br />
<br />
Quatre citoyens canadiens ont été exécutés l'an dernier en Chine pour des accusations de trafic de drogue, avait alors indiqué Ottawa. <br />
<br />
La peine de mort de Schellenberg avait été confirmée par la cour du Liaoning en 2021 après une audience en appel, suscitant la condamnation du gouvernement canadien à l'époque.<br />
<br />
La Chine avait arrêté deux Canadiens pour espionnage peu après la détention de Meng, provoquant des accusations internationales de « diplomatie de l'otage ». Ils avaient été libérés en 2021, le jour même où les États-Unis ont abandonné leur demande d'extradition visant Meng, qui avait alors regagné la Chine.<br />
<br />
Les relations diplomatiques se sont encore dégradées après que le gouvernement canadien a imposé en 2024 des droits de douane sur les véhicules électriques chinois, suivant l'exemple de restrictions américaines similaires. <br />
<br />
La Chine avait répliqué en mars dernier en imposant des droits de douane sur plus de 2,6 milliards USD de produits agricoles et alimentaires canadiens, tels que l'huile et la farine de canola, puis sur les graines de canola en août.<br />
<br />
Après la visite de Carney, les deux pays se sont accordés pour réduire les droits de douane sur les véhicules électriques et le canola, marquant un revirement majeur par rapport à la politique précédente.<br />
<br />
Selon des analystes, le rapprochement entre le Canada et la Chine pourrait redéfinir le contexte politique et économique dans lequel se déroule la rivalité sino-américaine, même si Ottawa ne devrait pas pour autant s'éloigner radicalement de Washington.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12578</guid>
      <pubDate>Mon, 09 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Reuters</author>
    </item>
    <item>
      <title>La Chine annule la condamnation à mort d'un Canadien dans une affaire de drogue</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12575</link>
      <description>La Chine a annulé la condamnation à mort d'un Canadien détenu depuis plus de dix ans sur son sol pour des accusations de trafic de drogue, marquant un nouveau signe de détente diplomatique entre les deux pays. &#13;
&#13;
Arrêté en 2014 pour trafic de drogue, Robert Lloyd Schellenberg avait été condamné à mort en janvier 2019, au moment où les tensions étaient très fortes entre Pékin et Ottawa après l'arrestation à Vancouver (ouest du Canada) de Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei, à la demande des États-Unis.&#13;
&#13;
Mais ces derniers mois, les poussées protectionnistes du président américain Donald Trump et sa diplomatie parfois erratique ont conduit le Canada à se rapprocher de la Chine.&#13;
&#13;
Mi-janvier, le président chinois, Xi Jinping, et le premier ministre canadien, Mark Carney, ont salué à Pékin l'avènement d'un nouveau partenariat, après des années de brouille.&#13;
&#13;
Arrestations&#13;
&#13;
L'annulation de la condamnation de Robert Lloyd Schellenberg a été confirmée à l'AFP par une source gouvernementale canadienne sous couvert d'anonymat.&#13;
&#13;
Sans la confirmer explicitement, une porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères a précisé qu'Ottawa avait été informé de la « décision de la Cour populaire suprême de la République populaire de Chine dans l'affaire de M. Robert Schellenberg ».&#13;
&#13;
« Le Canada a plaidé pour la clémence dans cette affaire, comme il le fait pour tous les Canadiens condamnés à la peine de mort », a-t-elle ajouté.&#13;
&#13;
L'avocat de M. Schellenberg, Zhang Dongshuo, joint par téléphone samedi à Pékin par l'AFP a confirmé que la décision avait été annoncée la veille par la plus haute juridiction chinoise.&#13;
&#13;
M. Schellenberg doit être rejugé par la Haute Cour populaire du Liaoning (nord-est), selon son avocat, qui explique avoir rencontré son client à Dalian vendredi.&#13;
&#13;
Condamné en première instance à 15 ans de prison, Robert Lloyd Schellenberg avait été rejugé et condamné à mort en 2019. À l'époque, la justice avait évoqué une peine initiale trop « indulgente ».&#13;
&#13;
Le tribunal l'avait accusé d'avoir joué un « rôle clé » dans un trafic de drogue destiné à expédier quelque 222 kilos de méthamphétamine en Australie.&#13;
&#13;
Déjà condamné dans le passé au Canada pour trafic de stupéfiants, M. Schellenberg affirmait quant à lui être un simple touriste qui aurait été piégé.&#13;
&#13;
À l'époque, Pékin dénonçait l'arrestation au Canada de Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei et fille du fondateur du géant chinois des télécoms, était accusée d'avoir menti pour contourner les sanctions américaines contre l'Iran.&#13;
&#13;
La Chine avait alors également placé derrière les barreaux deux ressortissants canadiens, Michael Kovrig et Michael Spavor, accusés d'espionnage.&#13;
&#13;
Deuxième partenaire commercial&#13;
&#13;
Si tous les trois ont depuis été libérés, les tensions ont perduré, Pékin reprochant notamment à Ottawa son alignement supposé sur la politique chinoise de Washington, jusqu'au retour de Donald Trump au pouvoir et son ingérence dans les élections canadiennes.&#13;
&#13;
En se rendant à Pékin mi-janvier, le premier ministre Mark Carney a voulu tourner la page d'années de brouille entre les deux pays. Il s'agissait de la première visite d'un chef de gouvernement canadien à Pékin depuis celle, en décembre 2017, de Justin Trudeau.&#13;
&#13;
Si le Canada a historiquement, économiquement et politiquement des liens bien plus forts avec son voisin américain, le Canada et la Chine ont en commun de subir, depuis un an, directement ou indirectement, les effets des politiques agressives du président Donald Trump, à l'encontre de ses rivaux comme de ses alliés.&#13;
&#13;
M. Carney a fait vœu de voir le Canada doubler ses exportations vers des pays autres que les États-Unis d'ici à 2035. Il a souligné le poids de la Chine, deuxième économie mondiale et deuxième partenaire économique du Canada, derrière les États-Unis.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La Chine a annulé la condamnation à mort d'un Canadien détenu depuis plus de dix ans sur son sol pour des accusations de trafic de drogue, marquant un nouveau signe de détente diplomatique entre les deux pays. <br />
<br />
Arrêté en 2014 pour trafic de drogue, Robert Lloyd Schellenberg avait été condamné à mort en janvier 2019, au moment où les tensions étaient très fortes entre Pékin et Ottawa après l'arrestation à Vancouver (ouest du Canada) de Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei, à la demande des États-Unis.<br />
<br />
Mais ces derniers mois, les poussées protectionnistes du président américain Donald Trump et sa diplomatie parfois erratique ont conduit le Canada à se rapprocher de la Chine.<br />
<br />
Mi-janvier, le président chinois, Xi Jinping, et le premier ministre canadien, Mark Carney, ont salué à Pékin l'avènement d'un nouveau partenariat, après des années de brouille.<br />
<br />
Arrestations<br />
<br />
L'annulation de la condamnation de Robert Lloyd Schellenberg a été confirmée à l'AFP par une source gouvernementale canadienne sous couvert d'anonymat.<br />
<br />
Sans la confirmer explicitement, une porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères a précisé qu'Ottawa avait été informé de la « décision de la Cour populaire suprême de la République populaire de Chine dans l'affaire de M. Robert Schellenberg ».<br />
<br />
« Le Canada a plaidé pour la clémence dans cette affaire, comme il le fait pour tous les Canadiens condamnés à la peine de mort », a-t-elle ajouté.<br />
<br />
L'avocat de M. Schellenberg, Zhang Dongshuo, joint par téléphone samedi à Pékin par l'AFP a confirmé que la décision avait été annoncée la veille par la plus haute juridiction chinoise.<br />
<br />
M. Schellenberg doit être rejugé par la Haute Cour populaire du Liaoning (nord-est), selon son avocat, qui explique avoir rencontré son client à Dalian vendredi.<br />
<br />
Condamné en première instance à 15 ans de prison, Robert Lloyd Schellenberg avait été rejugé et condamné à mort en 2019. À l'époque, la justice avait évoqué une peine initiale trop « indulgente ».<br />
<br />
Le tribunal l'avait accusé d'avoir joué un « rôle clé » dans un trafic de drogue destiné à expédier quelque 222 kilos de méthamphétamine en Australie.<br />
<br />
Déjà condamné dans le passé au Canada pour trafic de stupéfiants, M. Schellenberg affirmait quant à lui être un simple touriste qui aurait été piégé.<br />
<br />
À l'époque, Pékin dénonçait l'arrestation au Canada de Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei et fille du fondateur du géant chinois des télécoms, était accusée d'avoir menti pour contourner les sanctions américaines contre l'Iran.<br />
<br />
La Chine avait alors également placé derrière les barreaux deux ressortissants canadiens, Michael Kovrig et Michael Spavor, accusés d'espionnage.<br />
<br />
Deuxième partenaire commercial<br />
<br />
Si tous les trois ont depuis été libérés, les tensions ont perduré, Pékin reprochant notamment à Ottawa son alignement supposé sur la politique chinoise de Washington, jusqu'au retour de Donald Trump au pouvoir et son ingérence dans les élections canadiennes.<br />
<br />
En se rendant à Pékin mi-janvier, le premier ministre Mark Carney a voulu tourner la page d'années de brouille entre les deux pays. Il s'agissait de la première visite d'un chef de gouvernement canadien à Pékin depuis celle, en décembre 2017, de Justin Trudeau.<br />
<br />
Si le Canada a historiquement, économiquement et politiquement des liens bien plus forts avec son voisin américain, le Canada et la Chine ont en commun de subir, depuis un an, directement ou indirectement, les effets des politiques agressives du président Donald Trump, à l'encontre de ses rivaux comme de ses alliés.<br />
<br />
M. Carney a fait vœu de voir le Canada doubler ses exportations vers des pays autres que les États-Unis d'ici à 2035. Il a souligné le poids de la Chine, deuxième économie mondiale et deuxième partenaire économique du Canada, derrière les États-Unis.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12575</guid>
      <pubDate>Fri, 06 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Annulation en Chine de la condamnation à mort du Canadien Robert Lloyd Schellenberg</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12577</link>
      <description>La Cour populaire suprême chinoise annule la condamnation à mort pour trafic de drogue du ressortissant canadien Robert Lloyd Schellenberg. L'affaire va être renvoyée pour un nouveau procès.&#13;
&#13;
Arrêté en 2014, Robert Lloyd Schellenberg avait été condamné à mort en 2019 avant que sa peine ne soit confirmée en 2021.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La Cour populaire suprême chinoise annule la condamnation à mort pour trafic de drogue du ressortissant canadien Robert Lloyd Schellenberg. L'affaire va être renvoyée pour un nouveau procès.<br />
<br />
Arrêté en 2014, Robert Lloyd Schellenberg avait été condamné à mort en 2019 avant que sa peine ne soit confirmée en 2021.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12577</guid>
      <pubDate>Fri, 06 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Sophie Fotiadi</author>
    </item>
    <item>
      <title>Peine de mort : davantage d'exécutions dans certains pays malgré la tendance à l'abolition</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12556</link>
      <description>Alors que le monde semblait s'engager vers l'abolition universelle, 2025 marque un recul brutal : Iran, Arabie saoudite, États-Unis, Chine, Afghanistan… quelques États intensifient les exécutions, notamment pour des délits liés à la drogue, et font grimper le compteur mondial.&#13;
&#13;
Le Bureau des droits de l'homme de l'ONU indique avoir constaté une « hausse alarmante » du recours à la peine capitale en 2025, en particulier pour des infractions qui ne répondent pas au critère des « crimes les plus graves » requis par le droit international, « la poursuite des exécutions de personnes condamnées pour des crimes commis lorsqu'elles étaient mineures, ainsi que le secret persistant qui entoure les exécutions ».&#13;
&#13;
« Cela est non seulement incompatible avec le droit international, mais également inefficace pour dissuader la criminalité », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk.&#13;
&#13;
Outil d'intimidation&#13;
&#13;
Si le Haut-Commissaire alerte sur ces dérives, des pays comme l'Iran montrent, chiffres à l'appui, la réalité de cette tendance inquiétante. Dans ce pays, au moins 1.500 personnes ont été exécutées, dont 47 % pour des délits liés à la drogue. &#13;
&#13;
« L'ampleur et le rythme des exécutions suggèrent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État », a observé Volker Türk. &#13;
&#13;
En Arabie saoudite, 356 personnes ont été exécutées, dépassant le record de 2024, dont 78 % pour des infractions liées à la drogue. Parmi elles, au moins deux étaient mineures au moment des faits.&#13;
&#13;
Aux États-Unis, 47 exécutions ont été réalisées, le niveau le plus élevé en 16 ans, avec la généralisation de l'asphyxie au gaz, suscitant des inquiétudes sur la cruauté des peines. &#13;
&#13;
En Afghanistan, des exécutions publiques ont perduré, quatre personnes ayant été tuées par les proches des victimes le 11 avril 2025.&#13;
&#13;
Chine et Corée du Nord&#13;
&#13;
Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour. En Chine et en Corée du Nord, le secret autour de la peine de mort empêche d'obtenir des chiffres fiables. Enfin, en Biélorussie, le champ des crimes passibles de la peine capitale a été élargi dans le cadre des lois sur la sécurité nationale et le terrorisme.&#13;
&#13;
Alors que certaines régions restent marquées par l'opacité ou l'expansion de la peine de mort, d'autres pays, comme Israël et le Hamas à Gaza, attirent l'attention en raison de projets et pratiques ciblant des populations spécifiques.&#13;
&#13;
En Israël, des projets de loi visent à étendre la peine de mort aux Palestiniens, suscitant de sérieuses inquiétudes sur le respect du droit international et des procès équitables. Selon l'ONU, des exécutions menées par le Hamas à Gaza constituent également des violations des droits de l'homme.&#13;
&#13;
Des États freinent le recours aux exécutions&#13;
&#13;
En revanche, quelques États montrent des signes de progrès, réduisant le recours à la peine capitale et limitant les crimes passibles d'exécution. C'est le cas du Vietnam, qui a réduit le nombre d'infractions passibles de la peine de mort. &#13;
&#13;
Le Pakistan a supprimé deux infractions passibles de la peine capitale, tout en en conservant 29. Le Zimbabwe a aboli la peine de mort pour les crimes de droit commun fin 2024, et le Kenya a entamé une révision législative de la peine capitale.&#13;
&#13;
En Malaisie, plus de 1.000 personnes ont été retirées du risque d'exécution grâce à la révision des peines. Au Kirghizistan, la Cour constitutionnelle a confirmé l'interdiction de la peine de mort, jugeant inconstitutionnel un projet de loi visant à la réintroduire.&#13;
&#13;
Ces avancées mettent en lumière l'écart avec d'autres pays. Le chef des droits de l'homme de l'ONU appelle à instaurer un moratoire sur les exécutions, à commuer toutes les condamnations à mort et à s'engager vers l'abolition totale.&#13;
&#13;
« La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et elle peut conduire à l'exécution de personnes innocentes. Dans la pratique, la peine de mort est aussi souvent appliquée de manière arbitraire et discriminatoire, en violation des principes fondamentaux d'égalité devant la loi », a fait valoir M. Türk.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Alors que le monde semblait s'engager vers l'abolition universelle, 2025 marque un recul brutal : Iran, Arabie saoudite, États-Unis, Chine, Afghanistan… quelques États intensifient les exécutions, notamment pour des délits liés à la drogue, et font grimper le compteur mondial.<br />
<br />
Le Bureau des droits de l'homme de l'ONU indique avoir constaté une « hausse alarmante » du recours à la peine capitale en 2025, en particulier pour des infractions qui ne répondent pas au critère des « crimes les plus graves » requis par le droit international, « la poursuite des exécutions de personnes condamnées pour des crimes commis lorsqu'elles étaient mineures, ainsi que le secret persistant qui entoure les exécutions ».<br />
<br />
« Cela est non seulement incompatible avec le droit international, mais également inefficace pour dissuader la criminalité », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk.<br />
<br />
Outil d'intimidation<br />
<br />
Si le Haut-Commissaire alerte sur ces dérives, des pays comme l'Iran montrent, chiffres à l'appui, la réalité de cette tendance inquiétante. Dans ce pays, au moins 1.500 personnes ont été exécutées, dont 47 % pour des délits liés à la drogue. <br />
<br />
« L'ampleur et le rythme des exécutions suggèrent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État », a observé Volker Türk. <br />
<br />
En Arabie saoudite, 356 personnes ont été exécutées, dépassant le record de 2024, dont 78 % pour des infractions liées à la drogue. Parmi elles, au moins deux étaient mineures au moment des faits.<br />
<br />
Aux États-Unis, 47 exécutions ont été réalisées, le niveau le plus élevé en 16 ans, avec la généralisation de l'asphyxie au gaz, suscitant des inquiétudes sur la cruauté des peines. <br />
<br />
En Afghanistan, des exécutions publiques ont perduré, quatre personnes ayant été tuées par les proches des victimes le 11 avril 2025.<br />
<br />
Chine et Corée du Nord<br />
<br />
Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour. En Chine et en Corée du Nord, le secret autour de la peine de mort empêche d'obtenir des chiffres fiables. Enfin, en Biélorussie, le champ des crimes passibles de la peine capitale a été élargi dans le cadre des lois sur la sécurité nationale et le terrorisme.<br />
<br />
Alors que certaines régions restent marquées par l'opacité ou l'expansion de la peine de mort, d'autres pays, comme Israël et le Hamas à Gaza, attirent l'attention en raison de projets et pratiques ciblant des populations spécifiques.<br />
<br />
En Israël, des projets de loi visent à étendre la peine de mort aux Palestiniens, suscitant de sérieuses inquiétudes sur le respect du droit international et des procès équitables. Selon l'ONU, des exécutions menées par le Hamas à Gaza constituent également des violations des droits de l'homme.<br />
<br />
Des États freinent le recours aux exécutions<br />
<br />
En revanche, quelques États montrent des signes de progrès, réduisant le recours à la peine capitale et limitant les crimes passibles d'exécution. C'est le cas du Vietnam, qui a réduit le nombre d'infractions passibles de la peine de mort. <br />
<br />
Le Pakistan a supprimé deux infractions passibles de la peine capitale, tout en en conservant 29. Le Zimbabwe a aboli la peine de mort pour les crimes de droit commun fin 2024, et le Kenya a entamé une révision législative de la peine capitale.<br />
<br />
En Malaisie, plus de 1.000 personnes ont été retirées du risque d'exécution grâce à la révision des peines. Au Kirghizistan, la Cour constitutionnelle a confirmé l'interdiction de la peine de mort, jugeant inconstitutionnel un projet de loi visant à la réintroduire.<br />
<br />
Ces avancées mettent en lumière l'écart avec d'autres pays. Le chef des droits de l'homme de l'ONU appelle à instaurer un moratoire sur les exécutions, à commuer toutes les condamnations à mort et à s'engager vers l'abolition totale.<br />
<br />
« La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et elle peut conduire à l'exécution de personnes innocentes. Dans la pratique, la peine de mort est aussi souvent appliquée de manière arbitraire et discriminatoire, en violation des principes fondamentaux d'égalité devant la loi », a fait valoir M. Türk.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12556</guid>
      <pubDate>Mon, 19 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Organisation des Nations Unies</author>
    </item>
    <item>
      <title>L'Arabie saoudite a exécuté 356 personnes en 2025, un nouveau record</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12545</link>
      <description>L'Arabie saoudite a exécuté 356 personnes en 2025, selon un bilan établi jeudi par l'AFP, soit un nouveau record dans le royaume, l'un des pays au monde qui recourt le plus à la peine de mort.&#13;
&#13;
La monarchie conservatrice du Golfe applique la peine de mort à un rythme effréné, alimenté par sa campagne de lutte contre la drogue lancée en 2023, selon des experts.&#13;
&#13;
D'après ce bilan basé sur les chiffres officiels publiés par le gouvernement, 243 condamnés ont été exécutés en 2025 pour des affaires liées à la drogue.&#13;
&#13;
En 2024, l'Arabie saoudite avait déjà établi un record avec un total de 338 exécutions.&#13;
&#13;
Les défenseurs des droits humains dénoncent une application excessive de la peine de mort et en décalage avec les efforts affichés par le pays pour présenter l'image moderne et réformiste voulue par le prince héritier Mohammed ben Salmane.&#13;
&#13;
Selon Ryad, la peine capitale est nécessaire pour «maintenir l'ordre public» et elle n'est appliquée que si «les accusés ont épuisé tous les recours».&#13;
&#13;
Après avoir observé un moratoire d'environ trois ans pour les affaires de drogue, les autorités saoudiennes ont repris ces exécutions visant en particulier des étrangers, et lancé dans la foulée une campagne de lutte contre le narcotrafic.&#13;
&#13;
Elles ont multiplié les contrôles de police sur les routes et aux frontières, arrêté des dizaines de personnes et saisi des millions de pilules.&#13;
&#13;
L'Arabie saoudite est un marché important pour le captagon, une drogue de la famille des amphétamines très populaire au Moyen-Orient. Elle constituait notamment un important marché pour la Syrie à l'époque de l'ex-président Bachar al-Assad déchu fin 2024, selon l'ONU.&#13;
&#13;
D'après l'ONG Amnesty International, qui comptabilise depuis 1990 les exécutions dans cette riche monarchie suivant une application rigoriste de la loi islamique, le royaume était en 2024 le pays au monde qui a exécuté le plus de prisonniers après la Chine et l'Iran.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'Arabie saoudite a exécuté 356 personnes en 2025, selon un bilan établi jeudi par l'AFP, soit un nouveau record dans le royaume, l'un des pays au monde qui recourt le plus à la peine de mort.<br />
<br />
La monarchie conservatrice du Golfe applique la peine de mort à un rythme effréné, alimenté par sa campagne de lutte contre la drogue lancée en 2023, selon des experts.<br />
<br />
D'après ce bilan basé sur les chiffres officiels publiés par le gouvernement, 243 condamnés ont été exécutés en 2025 pour des affaires liées à la drogue.<br />
<br />
En 2024, l'Arabie saoudite avait déjà établi un record avec un total de 338 exécutions.<br />
<br />
Les défenseurs des droits humains dénoncent une application excessive de la peine de mort et en décalage avec les efforts affichés par le pays pour présenter l'image moderne et réformiste voulue par le prince héritier Mohammed ben Salmane.<br />
<br />
Selon Ryad, la peine capitale est nécessaire pour «maintenir l'ordre public» et elle n'est appliquée que si «les accusés ont épuisé tous les recours».<br />
<br />
Après avoir observé un moratoire d'environ trois ans pour les affaires de drogue, les autorités saoudiennes ont repris ces exécutions visant en particulier des étrangers, et lancé dans la foulée une campagne de lutte contre le narcotrafic.<br />
<br />
Elles ont multiplié les contrôles de police sur les routes et aux frontières, arrêté des dizaines de personnes et saisi des millions de pilules.<br />
<br />
L'Arabie saoudite est un marché important pour le captagon, une drogue de la famille des amphétamines très populaire au Moyen-Orient. Elle constituait notamment un important marché pour la Syrie à l'époque de l'ex-président Bachar al-Assad déchu fin 2024, selon l'ONU.<br />
<br />
D'après l'ONG Amnesty International, qui comptabilise depuis 1990 les exécutions dans cette riche monarchie suivant une application rigoriste de la loi islamique, le royaume était en 2024 le pays au monde qui a exécuté le plus de prisonniers après la Chine et l'Iran.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12545</guid>
      <pubDate>Thu, 01 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Les exécutions capitales en Iran en 2025</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12720</link>
      <description>Le nombre d'exécutions capitales en Iran a très fortement augmenté en 2025 par rapport à l'année précédente.&#13;
Le nombre d'exécutions recensées varie d'une source à l'autre car les autorités iraniennes n'ont annoncé qu'une très faible proportion de ces exécutions.&#13;
&#13;
Le rapport d'Iran human rights annonce au moins 1639 condamnés exécutés en 2025 (dont 11 en public) contre au moins 975 en 2024. Parmi ces exécutions figuraient au moins 48 femmes et au moins 88 ressortissants étrangers. Au moins 795 avaient été condamnés pour les infractions liées à la drogue et au moins 13 pour espionnage.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le nombre d'exécutions capitales en Iran a très fortement augmenté en 2025 par rapport à l'année précédente.<br />
Le nombre d'exécutions recensées varie d'une source à l'autre car les autorités iraniennes n'ont annoncé qu'une très faible proportion de ces exécutions.<br />
<br />
Le rapport d'Iran human rights annonce au moins 1639 condamnés exécutés en 2025 (dont 11 en public) contre au moins 975 en 2024. Parmi ces exécutions figuraient au moins 48 femmes et au moins 88 ressortissants étrangers. Au moins 795 avaient été condamnés pour les infractions liées à la drogue et au moins 13 pour espionnage.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12720</guid>
      <pubDate>Wed, 31 Dec 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Sophie Fotiadi</author>
    </item>
    <item>
      <title>Augmentation du champ d'application de la peine de mort pour trafic de drogue au Koweit</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12683</link>
      <description>Le Décret-loi no 159 de 2025 sur la lutte contre les stupéfiants et les substances psychotropes entre en vigueur au Koweït.&#13;
&#13;
Voici le résumé qu'en fait Amnesty international dans son rapport sur la peine de mort en 2025 : &#13;
"La nouvelle législation a rendu la peine de mort obligatoire en cas de production et de trafic de stupéfiants avec circonstances aggravantes (à savoir la récidive ; la vente à une personne mineure ; l'utilisation d'une personne mineure ou atteinte d'un handicap mental ou l'abus d'autorité pour vendre des stupéfiants ; la vente dans des prisons, des postes de police, des centres de désintoxication, des lieux de culte, des établissements d'enseignement ou des clubs sportifs), et pour les personnes ayant créé ou géré une organisation criminelle dans le but de commettre des infractions visées par cette loi. Ce châtiment est également devenu obligatoire pour les personnes ayant forcé un tiers à consommer de la drogue ou l'ayant administrée à son insu lorsqu'il en résulte un décès, ainsi que si des stupéfiants ont été placés ou dissimulés sur une personne afin de l'accuser de l'infraction lorsqu'il en résulte l'exécution de cette personne. L'application de la peine capitale reste discrétionnaire pour les personnes déclarées coupables d'avoir produit, cultivé, détenu, acheté, échangé ou importé des stupéfiants à des fins de trafic, de vente ou de transport."</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le Décret-loi no 159 de 2025 sur la lutte contre les stupéfiants et les substances psychotropes entre en vigueur au Koweït.<br />
<br />
Voici le résumé qu'en fait Amnesty international dans son rapport sur la peine de mort en 2025 : <br />
"La nouvelle législation a rendu la peine de mort obligatoire en cas de production et de trafic de stupéfiants avec circonstances aggravantes (à savoir la récidive ; la vente à une personne mineure ; l'utilisation d'une personne mineure ou atteinte d'un handicap mental ou l'abus d'autorité pour vendre des stupéfiants ; la vente dans des prisons, des postes de police, des centres de désintoxication, des lieux de culte, des établissements d'enseignement ou des clubs sportifs), et pour les personnes ayant créé ou géré une organisation criminelle dans le but de commettre des infractions visées par cette loi. Ce châtiment est également devenu obligatoire pour les personnes ayant forcé un tiers à consommer de la drogue ou l'ayant administrée à son insu lorsqu'il en résulte un décès, ainsi que si des stupéfiants ont été placés ou dissimulés sur une personne afin de l'accuser de l'infraction lorsqu'il en résulte l'exécution de cette personne. L'application de la peine capitale reste discrétionnaire pour les personnes déclarées coupables d'avoir produit, cultivé, détenu, acheté, échangé ou importé des stupéfiants à des fins de trafic, de vente ou de transport."]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12683</guid>
      <pubDate>Sun, 14 Dec 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Sophie Fotiadi</author>
    </item>
    <item>
      <title>L'importation de drogue passible de peine de mort aux Maldives</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12680</link>
      <description>Le président des Maldives promulgue le Third Amendment to the Drugs Act (Act No. 17/2011), qui modification de la Loi sur les stupéfiants et instaure la peine capitale pour l'importation de drogue. &#13;
&#13;
Les personnes reconnues coupables d'avoir introduit plus de 350 grammes de cannabis ou plus de 250 grammes de diamorphine ou plus de 100 grammes d'autres stupéfiants listés en annexe de la loi, sont désormais passibles de mort.&#13;
Par ailleurs les amendements interdisent les possibilités de recours en grâce pour ces cas de peine de mort.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le président des Maldives promulgue le Third Amendment to the Drugs Act (Act No. 17/2011), qui modification de la Loi sur les stupéfiants et instaure la peine capitale pour l'importation de drogue. <br />
<br />
Les personnes reconnues coupables d'avoir introduit plus de 350 grammes de cannabis ou plus de 250 grammes de diamorphine ou plus de 100 grammes d'autres stupéfiants listés en annexe de la loi, sont désormais passibles de mort.<br />
Par ailleurs les amendements interdisent les possibilités de recours en grâce pour ces cas de peine de mort.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12680</guid>
      <pubDate>Sat, 06 Dec 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Sophie Fotiadi</author>
    </item>
    <item>
      <title>Adoption d'un projet de loi élargissant le champ d'application de la peine de mort pour trafic de drogue aux Maldives</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12681</link>
      <description>Le Majlis du peuple (parlement des Maldives) adopte un projet de loi qui étend le champ d'application de la peine de mort pour les infractions liées au trafic de drogue.&#13;
&#13;
Ces amendements à la Loi sur les stupéfiants ont été approuvés à l'unanimité des 65 parlementaires présents.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le Majlis du peuple (parlement des Maldives) adopte un projet de loi qui étend le champ d'application de la peine de mort pour les infractions liées au trafic de drogue.<br />
<br />
Ces amendements à la Loi sur les stupéfiants ont été approuvés à l'unanimité des 65 parlementaires présents.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12681</guid>
      <pubDate>Wed, 03 Dec 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Sophie Fotiadi</author>
    </item>
    <item>
      <title>Condamnée à mort en Indonésie, une Britannique de 69 ans rapatriée à Londres</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12512</link>
      <description>Une Britannique de 69 ans, condamnée à mort en Indonésie en 2013 pour trafic de drogue, a quitté sa prison de Bali jeudi soir en vue d'être rapatriée vers Londres, a indiqué à l'AFP un responsable ministériel. &#13;
&#13;
Lindsay Sandiford a quitté en fin de journée sa prison avant de rejoindre l'aéroport international de l'île, a indiqué à l'AFP I Nyoman Gede Surya Mataram, responsable au ministère du Droit et des Droits de l'Homme.&#13;
&#13;
La grand-mère de 69 ans doit ensuite décoller dans la nuit sur un vol commercial pour Londres, via Doha, en compagnie d'un autre Britannique, Shahab Shahabadi, 36 ans, condamné à la prison à perpétuité après son arrestation pour trafic de drogue en 2014.&#13;
&#13;
L'Indonésie où plus de 90 étrangers se trouvent dans le couloir de la mort pour trafic de stupéfiants, possède l'une des législations les plus strictes au monde en la matière, mais a libéré plusieurs détenus au cours de l'année écoulée, dont le Français Serge Atlaoui, qui a purgé 18 ans de détention ainsi que les cinq derniers membres du réseau de trafiquants dit des «Neuf de Bali».&#13;
&#13;
Le gouvernement indonésien a signé un accord autorisant le rapatriement des deux Britanniques, a indiqué fin octobre le ministre indonésien des Affaires juridiques et des Droits humains, Yusril Ihza Mahendra.&#13;
&#13;
Lindsay Sandiford a été condamnée à mort pour trafic de drogue en 2013 et était emprisonnée à Bali.&#13;
&#13;
À son arrivée sur l'île touristique l'année précédente, des douaniers avaient découvert de la cocaïne d'une valeur estimée à 2,14 millions $ US (1,85 million d'euros) dans le double fond de sa valise.&#13;
&#13;
Elle avait reconnu les faits, mais en affirmant avoir accepté de transporter les stupéfiants, car un réseau de trafiquants menaçait de tuer son fils.&#13;
&#13;
Shahab Shahabadi, un homme de 36 ans, arrêté en 2014 pour des accusations de trafic de drogue, était détenu dans une prison de haute sécurité du centre de l'île de Java.&#13;
&#13;
Tous deux souffrent de graves problèmes de santé, avait précisé M. Yusril. Mme Sandiford a été «examinée par notre médecin, ainsi que par le médecin du consulat britannique à Bali, et est gravement malade», tandis que M. Shahabadi a «diverses maladies graves, notamment des troubles mentaux».&#13;
&#13;
Selon une source indonésienne qui a requis l'anonymat, les deux détenus doivent être hospitalisés dès leur arrivée sur le sol britannique, «pour un traitement médical».&#13;
&#13;
Dernières exécutions en 2016&#13;
&#13;
Le cas de Mme Sandiford avait attiré l'attention des tabloïds britanniques, un journal ayant notamment publié un article décrivant sa peur de la mort.&#13;
&#13;
«Mon exécution est imminente, et je sais que je peux mourir à tout moment. Je pourrais être emmenée demain de ma cellule», avait-elle témoigné dans le journal britannique Mail on Sunday en 2015.&#13;
&#13;
«J'ai commencé à écrire des lettres d'adieu aux membres de ma famille».&#13;
&#13;
L'Indonésie compte actuellement près de 600 condamnés dans le couloir de la mort selon l'association de défense des droits Kontras, citant des données officielles.&#13;
&#13;
Parmi eux figurent plus de 90 étrangers, selon le ministère de l'Immigration et des services correctionnels.&#13;
&#13;
Depuis son arrivée au pouvoir il y a un an, l'administration du président indonésien Prabowo Subianto a libéré plusieurs détenus, tous condamnés pour des infractions liées aux stupéfiants.&#13;
&#13;
En février dernier, le Français Serge Atlaoui, 61 ans, est rentré en France après 18 ans passés dans le couloir de la mort. De nouveau incarcéré à son arrivée sur le sol français, il a retrouvé la liberté en juillet.&#13;
&#13;
Les dernières exécutions en Indonésie remontent à 2016.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Une Britannique de 69 ans, condamnée à mort en Indonésie en 2013 pour trafic de drogue, a quitté sa prison de Bali jeudi soir en vue d'être rapatriée vers Londres, a indiqué à l'AFP un responsable ministériel. <br />
<br />
Lindsay Sandiford a quitté en fin de journée sa prison avant de rejoindre l'aéroport international de l'île, a indiqué à l'AFP I Nyoman Gede Surya Mataram, responsable au ministère du Droit et des Droits de l'Homme.<br />
<br />
La grand-mère de 69 ans doit ensuite décoller dans la nuit sur un vol commercial pour Londres, via Doha, en compagnie d'un autre Britannique, Shahab Shahabadi, 36 ans, condamné à la prison à perpétuité après son arrestation pour trafic de drogue en 2014.<br />
<br />
L'Indonésie où plus de 90 étrangers se trouvent dans le couloir de la mort pour trafic de stupéfiants, possède l'une des législations les plus strictes au monde en la matière, mais a libéré plusieurs détenus au cours de l'année écoulée, dont le Français Serge Atlaoui, qui a purgé 18 ans de détention ainsi que les cinq derniers membres du réseau de trafiquants dit des «Neuf de Bali».<br />
<br />
Le gouvernement indonésien a signé un accord autorisant le rapatriement des deux Britanniques, a indiqué fin octobre le ministre indonésien des Affaires juridiques et des Droits humains, Yusril Ihza Mahendra.<br />
<br />
Lindsay Sandiford a été condamnée à mort pour trafic de drogue en 2013 et était emprisonnée à Bali.<br />
<br />
À son arrivée sur l'île touristique l'année précédente, des douaniers avaient découvert de la cocaïne d'une valeur estimée à 2,14 millions $ US (1,85 million d'euros) dans le double fond de sa valise.<br />
<br />
Elle avait reconnu les faits, mais en affirmant avoir accepté de transporter les stupéfiants, car un réseau de trafiquants menaçait de tuer son fils.<br />
<br />
Shahab Shahabadi, un homme de 36 ans, arrêté en 2014 pour des accusations de trafic de drogue, était détenu dans une prison de haute sécurité du centre de l'île de Java.<br />
<br />
Tous deux souffrent de graves problèmes de santé, avait précisé M. Yusril. Mme Sandiford a été «examinée par notre médecin, ainsi que par le médecin du consulat britannique à Bali, et est gravement malade», tandis que M. Shahabadi a «diverses maladies graves, notamment des troubles mentaux».<br />
<br />
Selon une source indonésienne qui a requis l'anonymat, les deux détenus doivent être hospitalisés dès leur arrivée sur le sol britannique, «pour un traitement médical».<br />
<br />
Dernières exécutions en 2016<br />
<br />
Le cas de Mme Sandiford avait attiré l'attention des tabloïds britanniques, un journal ayant notamment publié un article décrivant sa peur de la mort.<br />
<br />
«Mon exécution est imminente, et je sais que je peux mourir à tout moment. Je pourrais être emmenée demain de ma cellule», avait-elle témoigné dans le journal britannique Mail on Sunday en 2015.<br />
<br />
«J'ai commencé à écrire des lettres d'adieu aux membres de ma famille».<br />
<br />
L'Indonésie compte actuellement près de 600 condamnés dans le couloir de la mort selon l'association de défense des droits Kontras, citant des données officielles.<br />
<br />
Parmi eux figurent plus de 90 étrangers, selon le ministère de l'Immigration et des services correctionnels.<br />
<br />
Depuis son arrivée au pouvoir il y a un an, l'administration du président indonésien Prabowo Subianto a libéré plusieurs détenus, tous condamnés pour des infractions liées aux stupéfiants.<br />
<br />
En février dernier, le Français Serge Atlaoui, 61 ans, est rentré en France après 18 ans passés dans le couloir de la mort. De nouveau incarcéré à son arrivée sur le sol français, il a retrouvé la liberté en juillet.<br />
<br />
Les dernières exécutions en Indonésie remontent à 2016.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12512</guid>
      <pubDate>Thu, 06 Nov 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Cinq personnes impliquées dans un gang criminel du nord du Myanmar condamnées à mort en Chine</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12510</link>
      <description>SHENZHEN, 4 novembre (Xinhua) -- Un tribunal du sud de la Chine a condamné mardi à mort cinq personnes impliquées dans un groupe criminel opérant dans le nord du Myanmar pour leur participation à des crimes, tels que fraudes, homicides volontaires et blessures volontaires.&#13;
&#13;
Les crimes commis par ce groupe criminel ont entraîné la mort de six ressortissants chinois, le suicide d'un ressortissant chinois et des blessures sur plusieurs autres personnes, selon le jugement rendu par le Tribunal populaire intermédiaire de Shenzhen, dans la province du Guangdong.&#13;
&#13;
Le tribunal a également condamné deux accusés impliqués dans le gang à la peine de mort avec sursis de deux ans, cinq accusés à l'emprisonnement à vie, et neuf autres reconnus coupables à des peines allant de trois à vingt ans, ainsi qu'à des peines supplémentaires, comprenant notamment des amendes, la confiscation de biens et l'expulsion.&#13;
&#13;
Les criminels ont été reconnus coupables d'avoir construit 41 complexes dans la région de Kokang au Myanmar et d'avoir mené des activités criminelles allant de la fraude par téléphone et Internet à l'exploitation de maisons de jeux, en passant par l'homicide volontaire, l'organisation et la coercition à la prostitution, et l'organisation du passage illégal des frontières nationales.&#13;
&#13;
L'un des accusés condamnés à mort a également été reconnu coupable d'avoir collaboré avec d'autres personnes dans le cadre du trafic et de la fabrication d'environ 11 tonnes de méthamphétamine, une drogue narcotique.&#13;
&#13;
Selon le jugement du tribunal, le montant total des fonds impliqués dans les activités de jeux d'argent et de fraude dépassait 29 milliards de yuans (environ 4 milliards de dollars). </description>
      <content:encoded><![CDATA[SHENZHEN, 4 novembre (Xinhua) -- Un tribunal du sud de la Chine a condamné mardi à mort cinq personnes impliquées dans un groupe criminel opérant dans le nord du Myanmar pour leur participation à des crimes, tels que fraudes, homicides volontaires et blessures volontaires.<br />
<br />
Les crimes commis par ce groupe criminel ont entraîné la mort de six ressortissants chinois, le suicide d'un ressortissant chinois et des blessures sur plusieurs autres personnes, selon le jugement rendu par le Tribunal populaire intermédiaire de Shenzhen, dans la province du Guangdong.<br />
<br />
Le tribunal a également condamné deux accusés impliqués dans le gang à la peine de mort avec sursis de deux ans, cinq accusés à l'emprisonnement à vie, et neuf autres reconnus coupables à des peines allant de trois à vingt ans, ainsi qu'à des peines supplémentaires, comprenant notamment des amendes, la confiscation de biens et l'expulsion.<br />
<br />
Les criminels ont été reconnus coupables d'avoir construit 41 complexes dans la région de Kokang au Myanmar et d'avoir mené des activités criminelles allant de la fraude par téléphone et Internet à l'exploitation de maisons de jeux, en passant par l'homicide volontaire, l'organisation et la coercition à la prostitution, et l'organisation du passage illégal des frontières nationales.<br />
<br />
L'un des accusés condamnés à mort a également été reconnu coupable d'avoir collaboré avec d'autres personnes dans le cadre du trafic et de la fabrication d'environ 11 tonnes de méthamphétamine, une drogue narcotique.<br />
<br />
Selon le jugement du tribunal, le montant total des fonds impliqués dans les activités de jeux d'argent et de fraude dépassait 29 milliards de yuans (environ 4 milliards de dollars). ]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12510</guid>
      <pubDate>Tue, 04 Nov 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Xinhua</author>
    </item>
    <item>
      <title>Chine. Sept cyberfraudeurs condamnés à mort</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12511</link>
      <description>La justice chinoise s'est montrée une nouvelle fois très sévère pour enrayer la prolifération des complexes de cyberfraude dans les zones dites du Triangle d'Or.&#13;
&#13;
La justice chinoise a prononcé mardi sept condamnations à mort, dont cinq ferme, contre les membres d'un gang à la tête de dizaines de centres d'arnaque en ligne construits de l'autre côté de la frontière avec la Birmanie, a rapporté Chine nouvelle.&#13;
&#13;
Deux des sept condamnations à la peine capitale prononcées par un tribunal de Shenzhen (sud) sont assorties d'un sursis de deux ans. Ce verdict se traduit communément par un emprisonnement à vie.&#13;
&#13;
Il s'agit de la dernière illustration en date de l'action menée par les autorités chinoises pour enrayer la prolifération des complexes de cyberfraude, dans les zones dites du Triangle d'Or. Une enquête publiée par l'AFP en octobre, a montré que ces centres continuaient à prospérer malgré les efforts entrepris par la Chine, de concert avec la Birmanie et la Thaïlande.&#13;
&#13;
Des milliards de dollars à travers le monde&#13;
&#13;
Des petites mains employées de gré ou de force derrière des écrans ou des téléphones dans ces centres soutirent chaque année des milliards de dollars à des victimes à travers le monde. La cyberfraude y va de pair avec les jeux clandestins, le trafic de drogue et d'êtres humains ainsi que la prostitution.&#13;
&#13;
Nombre des fraudeurs et des victimes sont chinois. Certains fraudeurs se livrent de leur plein gré à ces activités frauduleuses, d'autres y sont forcés et littéralement réduits en esclavage.&#13;
&#13;
Les agissements des personnes condamnées à mort mardi ont causé «la mort de six ressortissants chinois, le suicide d'un autre ressortissant chinois et des blessures pour plusieurs autres», a indiqué l'agence officielle en citant une juridiction de Shenzhen.&#13;
&#13;
Interpellation de 57 000 Chinois&#13;
&#13;
«Les criminels ont été reconnus coupables d'avoir construit 41 complexes dans la région de Kokang», a-t-elle dit. Ils se livraient à «la fraude aux télécommunications, l'exploitation de maisons de jeu clandestines, les homicides volontaires, le proxénétisme et l'incitation à la prostitution, ainsi que l'organisation de passages clandestins des frontières», a-t-elle dit.&#13;
&#13;
Cinq autres accusés ont été condamnés à la prison à vie, neuf autres à des peines allant de trois à 20 ans de prison.&#13;
&#13;
La justice chinoise avait condamné fin septembre à la peine capitale 16 membres présumés d'un gang se livrant à de la cyberfraude dans la même zone. La peine de cinq des seize condamnés avait été assortie d'un sursis de deux ans. Le sort de certains travailleurs de ces complexes a suscité un vif émoi en Chine. Les autorités ont dit, en octobre, avoir procédé, depuis juillet 2023, à l'interpellation de 57'000 Chinois en lien avec cette criminalité.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La justice chinoise s'est montrée une nouvelle fois très sévère pour enrayer la prolifération des complexes de cyberfraude dans les zones dites du Triangle d'Or.<br />
<br />
La justice chinoise a prononcé mardi sept condamnations à mort, dont cinq ferme, contre les membres d'un gang à la tête de dizaines de centres d'arnaque en ligne construits de l'autre côté de la frontière avec la Birmanie, a rapporté Chine nouvelle.<br />
<br />
Deux des sept condamnations à la peine capitale prononcées par un tribunal de Shenzhen (sud) sont assorties d'un sursis de deux ans. Ce verdict se traduit communément par un emprisonnement à vie.<br />
<br />
Il s'agit de la dernière illustration en date de l'action menée par les autorités chinoises pour enrayer la prolifération des complexes de cyberfraude, dans les zones dites du Triangle d'Or. Une enquête publiée par l'AFP en octobre, a montré que ces centres continuaient à prospérer malgré les efforts entrepris par la Chine, de concert avec la Birmanie et la Thaïlande.<br />
<br />
Des milliards de dollars à travers le monde<br />
<br />
Des petites mains employées de gré ou de force derrière des écrans ou des téléphones dans ces centres soutirent chaque année des milliards de dollars à des victimes à travers le monde. La cyberfraude y va de pair avec les jeux clandestins, le trafic de drogue et d'êtres humains ainsi que la prostitution.<br />
<br />
Nombre des fraudeurs et des victimes sont chinois. Certains fraudeurs se livrent de leur plein gré à ces activités frauduleuses, d'autres y sont forcés et littéralement réduits en esclavage.<br />
<br />
Les agissements des personnes condamnées à mort mardi ont causé «la mort de six ressortissants chinois, le suicide d'un autre ressortissant chinois et des blessures pour plusieurs autres», a indiqué l'agence officielle en citant une juridiction de Shenzhen.<br />
<br />
Interpellation de 57 000 Chinois<br />
<br />
«Les criminels ont été reconnus coupables d'avoir construit 41 complexes dans la région de Kokang», a-t-elle dit. Ils se livraient à «la fraude aux télécommunications, l'exploitation de maisons de jeu clandestines, les homicides volontaires, le proxénétisme et l'incitation à la prostitution, ainsi que l'organisation de passages clandestins des frontières», a-t-elle dit.<br />
<br />
Cinq autres accusés ont été condamnés à la prison à vie, neuf autres à des peines allant de trois à 20 ans de prison.<br />
<br />
La justice chinoise avait condamné fin septembre à la peine capitale 16 membres présumés d'un gang se livrant à de la cyberfraude dans la même zone. La peine de cinq des seize condamnés avait été assortie d'un sursis de deux ans. Le sort de certains travailleurs de ces complexes a suscité un vif émoi en Chine. Les autorités ont dit, en octobre, avoir procédé, depuis juillet 2023, à l'interpellation de 57'000 Chinois en lien avec cette criminalité.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12511</guid>
      <pubDate>Tue, 04 Nov 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Indonésie: rapatriement vers la Grande-Bretagne d'une Britannique condamnée à mort</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12501</link>
      <description>L'Indonésie va signer un accord mardi autorisant le rapatriement de deux Britanniques, dont une sexagénaire condamnée à mort pour trafic de drogue, a déclaré une source gouvernementale à l'AFP. &#13;
&#13;
«L'accord sera signé aujourd'hui. Le transfert sera effectué immédiatement après que les aspects techniques du transfert auront été convenus», a-t-on précisé de même source.&#13;
&#13;
Les deux personnes qui seront transférées sont Lindsay Sandiford et Shahab Shahabadi, précise cette source.&#13;
&#13;
En 2013, Mme Sandiford a été condamnée à mort pour trafic de drogue, après que des douaniers ont trouvé de la cocaïne d'une valeur estimée à 2,14 millions de dollars dissimulée dans le double fond de sa valise à son arrivée à Bali en 2012.&#13;
&#13;
Elle a reconnu les faits, mais a déclaré avoir accepté de transporter les stupéfiants, car un réseau de trafiquants aurait, selon elle, menacé de tuer son fils.&#13;
&#13;
Si une source gouvernementale indique que Mme Sandiford a 68 ans, les informations publiques la donnent âgée de 69 ans.&#13;
&#13;
Le cas de Lindsay Sandiford avait attiré l'attention des tabloïds britanniques, un journal ayant notamment publié un article qu'elle a écrit décrivant sa peur de la mort.&#13;
&#13;
«Mon exécution est imminente, et je sais que je peux mourir à tout moment. Je pourrais être emmenée demain de ma cellule», a-t-elle écrit dans le journal britannique «Mail on Sunday» en 2015.&#13;
&#13;
«J'ai commencé à écrire des lettres d'adieu aux membres de ma famille.»&#13;
&#13;
M. Shahabadi, 35 ans, a été arrêté en 2014 pour des accusations de trafic de drogue, selon les informations partagées par la même source.&#13;
&#13;
Les autorités indonésiennes ainsi que l'ambassadeur du Royaume-Uni dans le pays vont organiser plus tard mardi une conférence de presse pour la «libération de deux ressortissants britanniques», selon un communiqué du ministère de coordination des Affaires juridiques, des Droits de l'homme, de l'Immigration et des Services pénitentiaires.&#13;
&#13;
Plus de 90 étrangers se trouvent actuellement détenus en Indonésie, condamnés à mort pour trafic de drogue, selon des données de 2024 de ce même ministère.&#13;
&#13;
L'Indonésie a l'une des législations les plus sévères en matière de trafic de stupéfiants, mais les dernières exécutions pour trafic de drogue, celles d'un Indonésien et de trois Nigérians, remontent à 2016.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'Indonésie va signer un accord mardi autorisant le rapatriement de deux Britanniques, dont une sexagénaire condamnée à mort pour trafic de drogue, a déclaré une source gouvernementale à l'AFP. <br />
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«L'accord sera signé aujourd'hui. Le transfert sera effectué immédiatement après que les aspects techniques du transfert auront été convenus», a-t-on précisé de même source.<br />
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Les deux personnes qui seront transférées sont Lindsay Sandiford et Shahab Shahabadi, précise cette source.<br />
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En 2013, Mme Sandiford a été condamnée à mort pour trafic de drogue, après que des douaniers ont trouvé de la cocaïne d'une valeur estimée à 2,14 millions de dollars dissimulée dans le double fond de sa valise à son arrivée à Bali en 2012.<br />
<br />
Elle a reconnu les faits, mais a déclaré avoir accepté de transporter les stupéfiants, car un réseau de trafiquants aurait, selon elle, menacé de tuer son fils.<br />
<br />
Si une source gouvernementale indique que Mme Sandiford a 68 ans, les informations publiques la donnent âgée de 69 ans.<br />
<br />
Le cas de Lindsay Sandiford avait attiré l'attention des tabloïds britanniques, un journal ayant notamment publié un article qu'elle a écrit décrivant sa peur de la mort.<br />
<br />
«Mon exécution est imminente, et je sais que je peux mourir à tout moment. Je pourrais être emmenée demain de ma cellule», a-t-elle écrit dans le journal britannique «Mail on Sunday» en 2015.<br />
<br />
«J'ai commencé à écrire des lettres d'adieu aux membres de ma famille.»<br />
<br />
M. Shahabadi, 35 ans, a été arrêté en 2014 pour des accusations de trafic de drogue, selon les informations partagées par la même source.<br />
<br />
Les autorités indonésiennes ainsi que l'ambassadeur du Royaume-Uni dans le pays vont organiser plus tard mardi une conférence de presse pour la «libération de deux ressortissants britanniques», selon un communiqué du ministère de coordination des Affaires juridiques, des Droits de l'homme, de l'Immigration et des Services pénitentiaires.<br />
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Plus de 90 étrangers se trouvent actuellement détenus en Indonésie, condamnés à mort pour trafic de drogue, selon des données de 2024 de ce même ministère.<br />
<br />
L'Indonésie a l'une des législations les plus sévères en matière de trafic de stupéfiants, mais les dernières exécutions pour trafic de drogue, celles d'un Indonésien et de trois Nigérians, remontent à 2016.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12501</guid>
      <pubDate>Tue, 21 Oct 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>L'Iran a exécuté au moins 1.000 condamnés à mort depuis le début de l'année, selon une ONG</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12467</link>
      <description>Au moins 1.000 condamnés à mort ont été exécutés en Iran depuis le début de l'année, selon un décompte publié mardi par l'ONG Iran Human Rights (IHR), qui dénonce une "campagne de massacres" dans les prisons iraniennes.&#13;
&#13;
Ce chiffre est le plus élevé depuis que cette ONG basée en Norvège a commencé à recenser les exécutions en 2008. A trois mois de la fin de l'année, il dépasse déjà le record d'au moins 975 exécutions qu'elle avait enregistrées en 2024.&#13;
&#13;
Au moins 64 exécutions ont eu lieu durant la seule semaine dernière, soit une moyenne de neuf pendaisons par jour, selon l'IHR, qui précise que ces chiffres sont probablement sous-estimés en raison de la faible transparence des autorités iraniennes sur le sujet.&#13;
&#13;
Des organisations de défense des droits humains accusent régulièrement la République islamique de recourir massivement aux exécutions ces dernières années, marquées notamment par des mouvements de contestation contre le pouvoir de l'ayatollah Ali Khamenei en 2022-2023 et la guerre de 12 jours contre Israël en juin.&#13;
&#13;
Sollicité par l'AFP, un porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme à Genève a confirmé disposer d'informations similaires à celles d'IHR - plus de 1.000 exécutions depuis janvier-, "un chiffre vertigineux".&#13;
&#13;
Le pays a connu des vagues d'exécutions dans les années 1980 et 1990, au lendemain de la révolution islamique de 1979 et pendant la guerre Iran-Irak.&#13;
&#13;
"Ces derniers mois, la République islamique a lancé une campagne de massacres dans les prisons iraniennes, dont l'ampleur, en l'absence de réaction internationale sérieuse, s'accroît de jour en jour", déclare le directeur de l'IHR, Mahmood Amiry-Moghaddam, dans un communiqué.&#13;
&#13;
"Les exécutions arbitraires et généralisées de prisonniers, sans respect des garanties d'une procédure régulière ni d'un procès équitable, constituent des crimes contre l'humanité", ajoute-t-il.&#13;
&#13;
- "Crime contre l'humanité" -&#13;
&#13;
Pour Raphael Chenuil-Hazan, directeur de l'ONG Ensemble contre la peine de mort (ECPM), "la communauté internationale doit considérer l'Iran comme un Etat qui commet un crime contre l'humanité d'exécution massive et systématique de la peine de mort".&#13;
&#13;
Le président iranien Massoud Pezeshkian doit participer cette semaine à l'Assemblée générale des Nations unies à New York, au moment où Téhéran fait face à un rétablissement imminent de sanctions économiques.&#13;
&#13;
"Tout dialogue entre des pays attachés aux droits humains et la République islamique qui n'inclurait pas la question des exécutions en Iran est inacceptable", a rappelé Mahmood Amiry-Moghaddam.&#13;
&#13;
L'ONG appelle l'ONU à enquêter sur ces exécutions, utilisées à des fins politiques pour "intimider et susciter la peur au sein de la société".&#13;
&#13;
Le dernier condamné à mort par pendaison est Babak Shahbazi, exécuté le 17 septembre au terme de ce qu'Amnesty International a qualifié de "procès manifestement inéquitable, au cours duquel les autorités n'ont jamais enquêté sur ses tortures".&#13;
&#13;
- Pendaisons -&#13;
&#13;
En Iran, les exécutions se font actuellement par pendaison, le plus souvent en prison.&#13;
&#13;
Le bureau des droits de l'Homme de l'ONU a estimé le mois dernier que l'augmentation significative du nombre d'exécutions en Iran témoigne d'un "schéma systématique d'utilisation de la peine de mort comme outil d'intimidation d'État".&#13;
&#13;
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, avait assuré en juillet que Téhéran "s'efforçait de limiter l'utilisation de cette punition aux seuls crimes les plus graves".&#13;
&#13;
L'IHR estime, elle, que la majorité des pendaisons concernent des infractions non-mortelles, la moitié de celles recensées en 2025 étant liées à des infractions liées aux stupéfiants.&#13;
&#13;
Par ailleurs, 28 personnes exécutées étaient des femmes, dont beaucoup, selon des militants, ont été condamnées pour le meurtre d'un mari qu'elles avaient été forcées d'épouser ou qui était violent.&#13;
&#13;
Selon des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, l'Iran est le deuxième pays au monde qui exécute le plus de personnes, après la Chine qui procéderait à des milliers d'exécutions chaque année, bien qu'aucun chiffre précis ne soit disponible.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Au moins 1.000 condamnés à mort ont été exécutés en Iran depuis le début de l'année, selon un décompte publié mardi par l'ONG Iran Human Rights (IHR), qui dénonce une "campagne de massacres" dans les prisons iraniennes.<br />
<br />
Ce chiffre est le plus élevé depuis que cette ONG basée en Norvège a commencé à recenser les exécutions en 2008. A trois mois de la fin de l'année, il dépasse déjà le record d'au moins 975 exécutions qu'elle avait enregistrées en 2024.<br />
<br />
Au moins 64 exécutions ont eu lieu durant la seule semaine dernière, soit une moyenne de neuf pendaisons par jour, selon l'IHR, qui précise que ces chiffres sont probablement sous-estimés en raison de la faible transparence des autorités iraniennes sur le sujet.<br />
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Des organisations de défense des droits humains accusent régulièrement la République islamique de recourir massivement aux exécutions ces dernières années, marquées notamment par des mouvements de contestation contre le pouvoir de l'ayatollah Ali Khamenei en 2022-2023 et la guerre de 12 jours contre Israël en juin.<br />
<br />
Sollicité par l'AFP, un porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme à Genève a confirmé disposer d'informations similaires à celles d'IHR - plus de 1.000 exécutions depuis janvier-, "un chiffre vertigineux".<br />
<br />
Le pays a connu des vagues d'exécutions dans les années 1980 et 1990, au lendemain de la révolution islamique de 1979 et pendant la guerre Iran-Irak.<br />
<br />
"Ces derniers mois, la République islamique a lancé une campagne de massacres dans les prisons iraniennes, dont l'ampleur, en l'absence de réaction internationale sérieuse, s'accroît de jour en jour", déclare le directeur de l'IHR, Mahmood Amiry-Moghaddam, dans un communiqué.<br />
<br />
"Les exécutions arbitraires et généralisées de prisonniers, sans respect des garanties d'une procédure régulière ni d'un procès équitable, constituent des crimes contre l'humanité", ajoute-t-il.<br />
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- "Crime contre l'humanité" -<br />
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Pour Raphael Chenuil-Hazan, directeur de l'ONG Ensemble contre la peine de mort (ECPM), "la communauté internationale doit considérer l'Iran comme un Etat qui commet un crime contre l'humanité d'exécution massive et systématique de la peine de mort".<br />
<br />
Le président iranien Massoud Pezeshkian doit participer cette semaine à l'Assemblée générale des Nations unies à New York, au moment où Téhéran fait face à un rétablissement imminent de sanctions économiques.<br />
<br />
"Tout dialogue entre des pays attachés aux droits humains et la République islamique qui n'inclurait pas la question des exécutions en Iran est inacceptable", a rappelé Mahmood Amiry-Moghaddam.<br />
<br />
L'ONG appelle l'ONU à enquêter sur ces exécutions, utilisées à des fins politiques pour "intimider et susciter la peur au sein de la société".<br />
<br />
Le dernier condamné à mort par pendaison est Babak Shahbazi, exécuté le 17 septembre au terme de ce qu'Amnesty International a qualifié de "procès manifestement inéquitable, au cours duquel les autorités n'ont jamais enquêté sur ses tortures".<br />
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- Pendaisons -<br />
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En Iran, les exécutions se font actuellement par pendaison, le plus souvent en prison.<br />
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Le bureau des droits de l'Homme de l'ONU a estimé le mois dernier que l'augmentation significative du nombre d'exécutions en Iran témoigne d'un "schéma systématique d'utilisation de la peine de mort comme outil d'intimidation d'État".<br />
<br />
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, avait assuré en juillet que Téhéran "s'efforçait de limiter l'utilisation de cette punition aux seuls crimes les plus graves".<br />
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L'IHR estime, elle, que la majorité des pendaisons concernent des infractions non-mortelles, la moitié de celles recensées en 2025 étant liées à des infractions liées aux stupéfiants.<br />
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Par ailleurs, 28 personnes exécutées étaient des femmes, dont beaucoup, selon des militants, ont été condamnées pour le meurtre d'un mari qu'elles avaient été forcées d'épouser ou qui était violent.<br />
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Selon des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, l'Iran est le deuxième pays au monde qui exécute le plus de personnes, après la Chine qui procéderait à des milliers d'exécutions chaque année, bien qu'aucun chiffre précis ne soit disponible.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12467</guid>
      <pubDate>Tue, 23 Sep 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>L'Arabie saoudite exécute huit condamnés</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12452</link>
      <description>L'Arabie saoudite a exécuté huit personnes en une seule journée, ont annoncé les médias d'Etat, au moment où le recours à la peine de mort s'accélère dans la monarchie du Golfe, en particulier pour des condamnations liées à la drogue.&#13;
&#13;
L'agence de presse officielle saoudienne SPA a indiqué que quatre Somaliens et trois Ethiopiens avaient été exécutés samedi dans la région méridionale de Najran « pour avoir introduit clandestinement du haschisch dans le royaume ». Un Saoudien a par ailleurs été exécuté pour le meurtre de sa mère.&#13;
&#13;
Depuis le début de l'année 2025, l'Arabie saoudite a exécuté 230 personnes, selon un décompte de l'AFP fondé sur les annonces officielles. Parmi elles, 154 l'ont été pour des condamnations liées aux stupéfiants. En 2024, le royaume avait procédé à 338 exécutions, un record qui risque d'être encore dépassé cette année.&#13;
&#13;
Les analystes établissent un lien entre ce pic et la « guerre contre la drogue » lancée par le royaume en 2023, avec l'arrivée à terme actuellement des procédures judiciaires contre les personnes alors arrêtées. L'Arabie saoudite a repris les exécutions pour des infractions liées à la drogue fin 2022, après avoir suspendu l'application de la peine de mort dans les affaires de stupéfiants pendant environ trois ans. Elle a exécuté 19 personnes en 2022, deux en 2023 et 117 en 2024 pour des crimes liés aux stupéfiants, selon le décompte de l'AFP.&#13;
&#13;
Pour les défenseurs des droits humains, le maintien de la peine capitale nuit à l'image de tolérance et de modernité que le royaume cherche à véhiculer. Les autorités saoudiennes affirment que la peine de mort est nécessaire au maintien de l'ordre public et qu'elle n'est appliquée qu'après épuisement de toutes les voies de recours.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'Arabie saoudite a exécuté huit personnes en une seule journée, ont annoncé les médias d'Etat, au moment où le recours à la peine de mort s'accélère dans la monarchie du Golfe, en particulier pour des condamnations liées à la drogue.<br />
<br />
L'agence de presse officielle saoudienne SPA a indiqué que quatre Somaliens et trois Ethiopiens avaient été exécutés samedi dans la région méridionale de Najran « pour avoir introduit clandestinement du haschisch dans le royaume ». Un Saoudien a par ailleurs été exécuté pour le meurtre de sa mère.<br />
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Depuis le début de l'année 2025, l'Arabie saoudite a exécuté 230 personnes, selon un décompte de l'AFP fondé sur les annonces officielles. Parmi elles, 154 l'ont été pour des condamnations liées aux stupéfiants. En 2024, le royaume avait procédé à 338 exécutions, un record qui risque d'être encore dépassé cette année.<br />
<br />
Les analystes établissent un lien entre ce pic et la « guerre contre la drogue » lancée par le royaume en 2023, avec l'arrivée à terme actuellement des procédures judiciaires contre les personnes alors arrêtées. L'Arabie saoudite a repris les exécutions pour des infractions liées à la drogue fin 2022, après avoir suspendu l'application de la peine de mort dans les affaires de stupéfiants pendant environ trois ans. Elle a exécuté 19 personnes en 2022, deux en 2023 et 117 en 2024 pour des crimes liés aux stupéfiants, selon le décompte de l'AFP.<br />
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Pour les défenseurs des droits humains, le maintien de la peine capitale nuit à l'image de tolérance et de modernité que le royaume cherche à véhiculer. Les autorités saoudiennes affirment que la peine de mort est nécessaire au maintien de l'ordre public et qu'elle n'est appliquée qu'après épuisement de toutes les voies de recours.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12452</guid>
      <pubDate>Sun, 03 Aug 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
  </channel>
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