La peine de mort dans le monde — Thème drogue https://www.peinedemort.org/rss/theme?id=28 Thème drogue : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2018 Mon, 23 Jul 2018 13:27:59 +0200 Sun, 22 Jul 2018 07:50:46 +0200 120 En Indonésie, la lutte sans merci contre la drogue produit peu d'effets https://www.peinedemort.org/document/10023 La lutte contre la drogue est une priorité en Indonésie, où la législation anti-stupéfiants est parmi les plus restrictives du monde et où des dizaines d'étrangers, dont un Français, ont été condamnés à mort. Mais les résultats sont peu probants, observent des experts. Un autre Français, Michaël Blanc, arrêté en 1999 à Bali en possession de 3,8 kilos de haschisch, devrait pouvoir regagner la France samedi après 14 ans de prison et quatre années supplémentaires d'interdiction de quitter l'archipel d'Asie du Sud-Est. Il avait échappé de peu à la peine capitale, sanction ultime que risque toute personne interpellée avec cinq grammes ou plus de drogue, héroïne comme cannabis, à partir du moment où le juge considère qu'il s'agit de trafic. Signe qu'il ne plaisante pas avec ce fléau, le président indonésien, Joko Widodo, avait donné l'ordre l'an passé à la police de tirer systématiquement sur les trafiquants de drogue présumés, y compris étrangers, s'ils résistaient à leur arrestation. Pas moins de 18 condamnés à mort pour trafic de stupéfiants, en majorité des ressortissants étrangers, ont été exécutés en Indonésie depuis l'arrivée au pouvoir fin 2014 de M. Widodo, qui a déclaré la «guerre à la drogue». «Toute guerre doit se terminer par une victoire, mais en réalité, nous avons perdu», constate Dhira Narayana, directeur de l'ONG Cercle du cannabis de l'archipel, qui se définit comme un mouvement de sensibilisation aux effets de la drogue. «Dans certains pays, le cannabis a été légalisé. Il est prouvé que notre approche n'est pas la bonne car le nombre de consommateurs et de trafiquants ne cesse d'augmenter chaque année». Les produits stupéfiants font un peu plus de 11.000 morts chaque année en Indonésie - soit en moyenne 30 par jour, selon des statistiques de l'agence chargée de la lutte contre la drogue. Le nombre de consommateurs de drogue a nettement augmenté ces dernières années, passant de 0,02% de la population en 2016 à 1,77% l'an passé, soit 4,5 millions d'usagers supplémentaires. - «Pas d'effet dissuasif» - De plus, souligne M. Narayana, certains détenus dans des affaires de drogue ont été «torturés et contraints d'avouer. Nous devrions en fait nous pencher sur notre système», dit-il, en référence à la corruption qui mine aussi bien l'administration pénitentiaire que la police et le système judiciaire. Des défenseurs des droits de l'Homme dénoncent régulièrement les incohérences et approximations du système judiciaire indonésien. Dans le cas du Français Serge Atlaoui, arrêté en 2005 pour trafic de drogue et condamné à mort deux ans plus tard, le ministre français des Affaires étrangères de l'époque, Laurent Fabius, avait dénoncé de «graves dysfonctionnements de la justice indonésienne» et le «traitement expéditif» de cette affaire comportant «des affirmations erronées». M. Atlaoui, qui devait initialement être exécuté début 2015 avec huit autres condamnés à mort pour trafic de drogue - deux Australiens, un Brésilien, quatre Africains et un Indonésien - avait été retiré de la liste au dernier moment à la suite d'initiatives diplomatiques. Il est toujours en prison et figure parmi plus de 70 étrangers dans le couloir de la mort pour des affaires de drogue. Dans le cas de Michaël Blanc, sa mère très active en Indonésie pour obtenir sa libération avait dénoncé une loi qui interdisait en théorie aux étrangers, contrairement aux Indonésiens, d'être libérés après avoir purgé les deux tiers de leur peine. Hélène Le Touzey avait finalement obtenu gain de cause pour son fils sorti de prison en 2014. De son côté, Daniel Awigra, fondateur de l'ONG Coalition pour l'abolition de la peine de mort en Asie du Sud-Est, estime lui aussi que la répression sans merci appliquée par l'Indonésie «n'a pas d'effet dissuasif» et que la politique du gouvernement est «contre-productive». Dans une interview à l'AFP début 2017, le président indonésien s'était déclaré ouvert à un moratoire sur la peine de mort si la population y était favorable, se montrant ainsi moins sévère qu'au début de son mandat. Aucun condamné à la peine capitale n'a été exécuté depuis deux ans.
Un autre Français, Michaël Blanc, arrêté en 1999 à Bali en possession de 3,8 kilos de haschisch, devrait pouvoir regagner la France samedi après 14 ans de prison et quatre années supplémentaires d'interdiction de quitter l'archipel d'Asie du Sud-Est.

Il avait échappé de peu à la peine capitale, sanction ultime que risque toute personne interpellée avec cinq grammes ou plus de drogue, héroïne comme cannabis, à partir du moment où le juge considère qu'il s'agit de trafic.

Signe qu'il ne plaisante pas avec ce fléau, le président indonésien, Joko Widodo, avait donné l'ordre l'an passé à la police de tirer systématiquement sur les trafiquants de drogue présumés, y compris étrangers, s'ils résistaient à leur arrestation.

Pas moins de 18 condamnés à mort pour trafic de stupéfiants, en majorité des ressortissants étrangers, ont été exécutés en Indonésie depuis l'arrivée au pouvoir fin 2014 de M. Widodo, qui a déclaré la «guerre à la drogue».

«Toute guerre doit se terminer par une victoire, mais en réalité, nous avons perdu», constate Dhira Narayana, directeur de l'ONG Cercle du cannabis de l'archipel, qui se définit comme un mouvement de sensibilisation aux effets de la drogue.

«Dans certains pays, le cannabis a été légalisé. Il est prouvé que notre approche n'est pas la bonne car le nombre de consommateurs et de trafiquants ne cesse d'augmenter chaque année».

Les produits stupéfiants font un peu plus de 11.000 morts chaque année en Indonésie - soit en moyenne 30 par jour, selon des statistiques de l'agence chargée de la lutte contre la drogue. Le nombre de consommateurs de drogue a nettement augmenté ces dernières années, passant de 0,02% de la population en 2016 à 1,77% l'an passé, soit 4,5 millions d'usagers supplémentaires.

- «Pas d'effet dissuasif» -

De plus, souligne M. Narayana, certains détenus dans des affaires de drogue ont été «torturés et contraints d'avouer. Nous devrions en fait nous pencher sur notre système», dit-il, en référence à la corruption qui mine aussi bien l'administration pénitentiaire que la police et le système judiciaire.

Des défenseurs des droits de l'Homme dénoncent régulièrement les incohérences et approximations du système judiciaire indonésien.

Dans le cas du Français Serge Atlaoui, arrêté en 2005 pour trafic de drogue et condamné à mort deux ans plus tard, le ministre français des Affaires étrangères de l'époque, Laurent Fabius, avait dénoncé de «graves dysfonctionnements de la justice indonésienne» et le «traitement expéditif» de cette affaire comportant «des affirmations erronées».

M. Atlaoui, qui devait initialement être exécuté début 2015 avec huit autres condamnés à mort pour trafic de drogue - deux Australiens, un Brésilien, quatre Africains et un Indonésien - avait été retiré de la liste au dernier moment à la suite d'initiatives diplomatiques. Il est toujours en prison et figure parmi plus de 70 étrangers dans le couloir de la mort pour des affaires de drogue.

Dans le cas de Michaël Blanc, sa mère très active en Indonésie pour obtenir sa libération avait dénoncé une loi qui interdisait en théorie aux étrangers, contrairement aux Indonésiens, d'être libérés après avoir purgé les deux tiers de leur peine. Hélène Le Touzey avait finalement obtenu gain de cause pour son fils sorti de prison en 2014.

De son côté, Daniel Awigra, fondateur de l'ONG Coalition pour l'abolition de la peine de mort en Asie du Sud-Est, estime lui aussi que la répression sans merci appliquée par l'Indonésie «n'a pas d'effet dissuasif» et que la politique du gouvernement est «contre-productive».

Dans une interview à l'AFP début 2017, le président indonésien s'était déclaré ouvert à un moratoire sur la peine de mort si la population y était favorable, se montrant ainsi moins sévère qu'au début de son mandat. Aucun condamné à la peine capitale n'a été exécuté depuis deux ans.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10023 Fri, 20 Jul 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Arabie saoudite: sept personnes exécutées en une seule journée https://www.peinedemort.org/document/10019 Sept personnes condamnées à mort pour meurtre et trafic de drogue ont été exécutées mardi en Arabie saoudite, ont rapporté les médias d'État. Le royaume est régi par une version rigoriste de la charia, la loi islamique, et applique la peine capitale dans des affaires de terrorisme, de meurtre, de viol, de vol à main armée et de trafic de drogue. Il compte l'un des taux d'exécutions les plus élevés au monde. Deux citoyens saoudiens et trois ressortissants tchadiens ont été exécutés pour l'enlèvement et le meurtre d'un agent de sécurité pakistanais, alors qu'ils cherchaient à cambrioler l'entrepôt qu'il gardait, selon l'agence officielle SPA. Un autre citoyen saoudien a été exécuté pour avoir tué un homme en lui mettant le feu, rapporte SPA. Un Libanais a été exécuté pour tentative de contrebande de captagon, drogue fabriquée à base d'amphétamine utilisée comme psychostimulant. Ces exécutions portent à 73 le nombre de personnes exécutées dans le royaume depuis le début de l'année, selon un décompte établi par l'AFP à partir d'annonces officielles. Des experts des droits de l'Homme tirent régulièrement la sonnette d'alarme sur le manque d'équité des procès dans ce pays. Les autorités invoquent elles la dissuasion pour justifier la peine de mort. En 2017, près de 150 personnes ont été exécutées dans le royaume, qui a recours aux décapitations à l'aide d'un sabre pour les mises à mort. Dans une interview en avril avec Time Magazine, le prince héritier Mohammed ben Salmane a suggéré que son pays pourrait changer les peines de mort en prison à vie dans certains cas, à l'exception des affaires d'homicide.
Le royaume est régi par une version rigoriste de la charia, la loi islamique, et applique la peine capitale dans des affaires de terrorisme, de meurtre, de viol, de vol à main armée et de trafic de drogue. Il compte l'un des taux d'exécutions les plus élevés au monde.

Deux citoyens saoudiens et trois ressortissants tchadiens ont été exécutés pour l'enlèvement et le meurtre d'un agent de sécurité pakistanais, alors qu'ils cherchaient à cambrioler l'entrepôt qu'il gardait, selon l'agence officielle SPA.

Un autre citoyen saoudien a été exécuté pour avoir tué un homme en lui mettant le feu, rapporte SPA.

Un Libanais a été exécuté pour tentative de contrebande de captagon, drogue fabriquée à base d'amphétamine utilisée comme psychostimulant.

Ces exécutions portent à 73 le nombre de personnes exécutées dans le royaume depuis le début de l'année, selon un décompte établi par l'AFP à partir d'annonces officielles.

Des experts des droits de l'Homme tirent régulièrement la sonnette d'alarme sur le manque d'équité des procès dans ce pays. Les autorités invoquent elles la dissuasion pour justifier la peine de mort.

En 2017, près de 150 personnes ont été exécutées dans le royaume, qui a recours aux décapitations à l'aide d'un sabre pour les mises à mort.

Dans une interview en avril avec Time Magazine, le prince héritier Mohammed ben Salmane a suggéré que son pays pourrait changer les peines de mort en prison à vie dans certains cas, à l'exception des affaires d'homicide.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10019 Tue, 17 Jul 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
La peine de mort rétablie, le Sri Lanka cherche un bourreau https://www.peinedemort.org/document/10015 Le Sri Lanka cherche d'urgence un bourreau, ont indiqué vendredi les autorités pénitentiaires après la fin du moratoire sur la peine de mort pour les trafiquants de drogue annoncée par le président du pays. Une annonce pour un poste de responsable qui exécutera des prisonniers par pendaison va être publiée la semaine prochaine, a précisé Thushara Upuldeniya, porte-parole du système pénitentiaire. Le candidat choisi touchera 35,000 roupies (environ 200 euros) par mois, a-t-il ajouté. Le président du Sri Lanka Maithripala Sirisena a annoncé cette semaine que les trafiquants de drogue allaient désormais être exécutés alors qu'ils purgent actuellement des peines de prison à vie. Aucune exécution n'a eu lieu au Sri Lanka depuis 1976. Des condamnations à la peine de mort sont régulièrement prononcées pour meurtre, viol et des crimes liés à la drogue, mais elles ont été jusqu'à présent commuées en prison à perpétuité. Selon M. Upuldeniya, 373 personnes ont été condamnées à morts dans son pays, dont 18 pour des crimes graves liés à la drogue. Un organisme chargé des exécutions existe toujours, mais ses trois bourreaux démissionné. "Nous devons être prêts à procéder à des exécutions après la décision du gouvernement cette semaine", a souligné le porte-parole. Le gouvernement sri-lankais dit s'inspirer de la politique suivie aux Philippines. "Nous allons essayer de rééditer ce succès", a expliqué son porte-parole Rajitha Senaratne, évoquant notamment un déploiement de l'armée pour lutter contre la drogue. Depuis son arrivée au pouvoir en 2016, le président philippin Rodrigo Duterte a déclaré une guerre sans merci au trafic de drogue. La police philippine dit avoir tué environ 4.200 toxicomanes et trafiquants présumés mais les défenseurs des droits affirment qu'il faut multiplier ce chiffre par trois et dénoncent des exécutions extrajudiciaires. L'ONG Amnesty International a exhorté les autorités du Sri-Lanka à ne pas revenir à la peine capitale.
Une annonce pour un poste de responsable qui exécutera des prisonniers par pendaison va être publiée la semaine prochaine, a précisé Thushara Upuldeniya, porte-parole du système pénitentiaire. Le candidat choisi touchera 35,000 roupies (environ 200 euros) par mois, a-t-il ajouté.

Le président du Sri Lanka Maithripala Sirisena a annoncé cette semaine que les trafiquants de drogue allaient désormais être exécutés alors qu'ils purgent actuellement des peines de prison à vie.

Aucune exécution n'a eu lieu au Sri Lanka depuis 1976. Des condamnations à la peine de mort sont régulièrement prononcées pour meurtre, viol et des crimes liés à la drogue, mais elles ont été jusqu'à présent commuées en prison à perpétuité.

Selon M. Upuldeniya, 373 personnes ont été condamnées à morts dans son pays, dont 18 pour des crimes graves liés à la drogue.

Un organisme chargé des exécutions existe toujours, mais ses trois bourreaux démissionné.

"Nous devons être prêts à procéder à des exécutions après la décision du gouvernement cette semaine", a souligné le porte-parole.

Le gouvernement sri-lankais dit s'inspirer de la politique suivie aux Philippines. "Nous allons essayer de rééditer ce succès", a expliqué son porte-parole Rajitha Senaratne, évoquant notamment un déploiement de l'armée pour lutter contre la drogue.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2016, le président philippin Rodrigo Duterte a déclaré une guerre sans merci au trafic de drogue. La police philippine dit avoir tué environ 4.200 toxicomanes et trafiquants présumés mais les défenseurs des droits affirment qu'il faut multiplier ce chiffre par trois et dénoncent des exécutions extrajudiciaires.

L'ONG Amnesty International a exhorté les autorités du Sri-Lanka à ne pas revenir à la peine capitale. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10015 Fri, 13 Jul 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Le Sri Lanka met fin à son moratoire sur la peine capitale pour les affaires de drogue https://www.peinedemort.org/document/10014 Le Sri Lanka a annoncé mercredi qu'il allait pendre les auteurs d'infractions en matière de drogue, se promettant de "réitérer le succès" des Philippines pour lutter contre la drogue et mettant ainsi fin à un moratoire officieux sur la peine de mort en place depuis près d'un demi-siècle. Le président Maithripala Sirisena a déclaré à son gouvernement qu'il était "prêt à signer les arrêts de mort" de récidivistes dans le domaine de la drogue, a expliqué le porte-parole du gouvernement Rajitha Senaratne. "Dorénavant, nous allons pendre les auteurs d'infractions en matière de drogue sans commuer leurs condamnations à mort", a-t-il dit. Depuis sa dernière exécution en 1976, le Sri Lanka commue les condamnations à mort en peines d'emprisonnement à perpétuité. Selon le porte-parole du gouvernement, 19 criminels en matière de drogue ont vu leur condamnation à la peine capitale commuée en prison à vie. Il n'a pas été possible de déterminer s'ils seraient pendus aux termes du changement de politique annoncé. Les autorités estiment qu'une approche plus ferme est nécessaire pour combattre la criminalité liée à la drogue, en pleine augmentation. M. Senaratne a cité le cas découvert cette semaine d'un trafiquant de drogue dont la condamnation à mort avait été commuée en emprisonnement à perpétuité et qui avait organisé l'importation de 100 kilogrammes d'héroïne alors qu'il se trouvait derrière les barreaux. Le gouvernement dit s'inspirer de la politique suivie aux Philippines. "Nous allons essayer de rééditer ce succès", a dit M. Senaratne évoquant notamment un déploiement de l'armée pour lutter contre la drogue. Depuis son arrivée au pouvoir en 2016, le président philippin Rodrigo Duterte a déclaré une guerre sans merci au trafic de drogue. La police philippine dit avoir tué environ 4.200 toxicomanes et trafiquants présumés mais les défenseurs des droits affirment qu'il faut multiplier ce chiffre par trois et dénoncent des exécutions extrajudiciaires.
Le président Maithripala Sirisena a déclaré à son gouvernement qu'il était "prêt à signer les arrêts de mort" de récidivistes dans le domaine de la drogue, a expliqué le porte-parole du gouvernement Rajitha Senaratne.

"Dorénavant, nous allons pendre les auteurs d'infractions en matière de drogue sans commuer leurs condamnations à mort", a-t-il dit.

Depuis sa dernière exécution en 1976, le Sri Lanka commue les condamnations à mort en peines d'emprisonnement à perpétuité.

Selon le porte-parole du gouvernement, 19 criminels en matière de drogue ont vu leur condamnation à la peine capitale commuée en prison à vie. Il n'a pas été possible de déterminer s'ils seraient pendus aux termes du changement de politique annoncé.

Les autorités estiment qu'une approche plus ferme est nécessaire pour combattre la criminalité liée à la drogue, en pleine augmentation.

M. Senaratne a cité le cas découvert cette semaine d'un trafiquant de drogue dont la condamnation à mort avait été commuée en emprisonnement à perpétuité et qui avait organisé l'importation de 100 kilogrammes d'héroïne alors qu'il se trouvait derrière les barreaux.

Le gouvernement dit s'inspirer de la politique suivie aux Philippines. "Nous allons essayer de rééditer ce succès", a dit M. Senaratne évoquant notamment un déploiement de l'armée pour lutter contre la drogue.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2016, le président philippin Rodrigo Duterte a déclaré une guerre sans merci au trafic de drogue. La police philippine dit avoir tué environ 4.200 toxicomanes et trafiquants présumés mais les défenseurs des droits affirment qu'il faut multiplier ce chiffre par trois et dénoncent des exécutions extrajudiciaires.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10014 Wed, 11 Jul 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Chine : cinq trafiquants de drogue condamnés à mort https://www.peinedemort.org/document/9983 TAIYUAN, 26 juin (Xinhua) -- Cinq trafiquants de drogue ont été condamnés à la peine capitale et six autres condamnés à mort avec deux ans de sursis dans la province chinoise du Shanxi (nord). Le Tribunal populaire intermédiaire de Changzhi a prononcé lundi des verdicts contre 32 accusés dans trois affaires de trafic de drogue, a annoncé mardi le Tribunal populaire supérieur de la province du Shanxi. Quatorze personnes ont été condamnées à la perpétuité et les sept restantes à au moins deux ans de prison. Dans une des affaires, 27 membres d'un cartel de la drogue ont été jugés coupables de trafic de méthcathinone entre différentes provinces d'août 2015 à mars 2016, selon le tribunal. Mardi marque la Journée internationale contre l'abus et le trafic de drogues.
Le Tribunal populaire intermédiaire de Changzhi a prononcé lundi des verdicts contre 32 accusés dans trois affaires de trafic de drogue, a annoncé mardi le Tribunal populaire supérieur de la province du Shanxi.

Quatorze personnes ont été condamnées à la perpétuité et les sept restantes à au moins deux ans de prison.

Dans une des affaires, 27 membres d'un cartel de la drogue ont été jugés coupables de trafic de méthcathinone entre différentes provinces d'août 2015 à mars 2016, selon le tribunal.

Mardi marque la Journée internationale contre l'abus et le trafic de drogues.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9983 Tue, 26 Jun 2018 00:00:00 +0200 Xinhua
Chine : dix personnes condamnées à mort pour production, trafic et transport de drogues https://www.peinedemort.org/document/10000 GUANGZHOU, 24 juin (Xinhua) -- Un tribunal de la province chinoise du Guangdong (sud) a condamné à mort dix personnes pour production, trafic et transport de drogues avant la Journée internationale contre l'abus et le trafic illicite des drogues. Le tribunal populaire intermédiaire de Shanwei a ordonné l'exécution immédiate des dix personnes ayant impliqué de très grandes quantités de drogues. Dans une affaire, Fan Shuixian a été reconnu coupable d'avoir acheté 75 tonnes d'éphédra pour produire de l'éphédrine en septembre et octobre 2012. Deux barils d'éphédrine ont été vendus pour 1,1 million de yuans (170.000 dollars) chacun, et deux autres barils ont été échangés contre 16,4 kilos de méthamphétamine. Des armes et des munitions ont également été retrouvées lorsque la police a fait une descente dans la base de production de drogues le 31 octobre 2012. Il est illégal pour les civils de posséder des armes en Chine. Le 26 juin marquera la Journée internationale contre l'abus et le trafic illicite des drogues.
Le tribunal populaire intermédiaire de Shanwei a ordonné l'exécution immédiate des dix personnes ayant impliqué de très grandes quantités de drogues.

Dans une affaire, Fan Shuixian a été reconnu coupable d'avoir acheté 75 tonnes d'éphédra pour produire de l'éphédrine en septembre et octobre 2012. Deux barils d'éphédrine ont été vendus pour 1,1 million de yuans (170.000 dollars) chacun, et deux autres barils ont été échangés contre 16,4 kilos de méthamphétamine.

Des armes et des munitions ont également été retrouvées lorsque la police a fait une descente dans la base de production de drogues le 31 octobre 2012. Il est illégal pour les civils de posséder des armes en Chine.

Le 26 juin marquera la Journée internationale contre l'abus et le trafic illicite des drogues.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10000 Sun, 24 Jun 2018 00:00:00 +0200 Xinhua
Une Australienne condamnée à mort pour trafic de drogue en Malaisie https://www.peinedemort.org/document/9939 Une quinquagénaire australienne qui affirme avoir transporté de la drogue à son insu en Malaisie après avoir été piégée par une "arnaque à la romance" en ligne a été condamnée à mort jeudi, a déclaré son avocat. Maria Elvira Pinto Exposto, 54 ans, avait été arrêtée en décembre 2014 à l'aéroport de Kuala Lumpur où elle était en transit, avec 1,1 kilogramme de méthamphétamine cousu dans un compartiment de son sac à dos. En première instance, cette grand-mère, mère de quatre enfants, avait été acquittée, le tribunal estimant qu'elle ne savait pas qu'elle transportait des stupéfiants. Mais le parquet a fait appel et la cour d'appel l'a reconnue coupable jeudi de trafic de drogue, a déclaré à l'AFP son avocat Muhammad Shafee Abdullah. Dans ce pays à majorité musulmane, quiconque est surpris en possession d'au moins 50 grammes de méthamphétamine est considéré comme un trafiquant, et la peine de mort par pendaison est automatique en cas de verdict de culpabilité. Me Shafee a dénoncé un jugement "pervers", ajoutant que sa cliente ferait un dernier appel devant la plus haute juridiction du pays. "Je pensais que la défense avait un dossier extrêmement solide. Je suis choqué par cette décision", a-t-il dit. Mme Exposito raconte qu'elle ne savait pas qu'elle transportait la drogue de synthèse surnommée "ice". Elle dit avoir été piégée après s'être rendue en Chine pour y retrouver un "capitaine Daniel Smith" rencontré en ligne et qui prétendait être dans l'armée américaine. Après avoir entretenu pendant longtemps une romance sur internet avec "le capitaine Smith", elle est allée à Shanghai pour le rencontrer. Mais, selon son récit, elle n'avait pu le voir et avait fini par accepter de transporter jusqu'à Melbourne un sac remis par un inconnu. En arrivant à l'aéroport de Kuala Lumpur pour changer d'avion, elle est passée par erreur par l'immigration car elle ne connaissait pas les lieux. Puis, elle avait remis volontairement son sac aux douaniers qui ont découvert la drogue. D'après les autorités, au moins 900 personnes sont dans les couloirs de la mort mais depuis quelques années, les exécutions sont rares. La chambre basse du Parlement a voté une réforme pour que la peine de mort ne soit plus automatique dans les affaires de trafic de drogue mais la loi doit encore être approuvée par la chambre haute. Deux Australiens avaient été pendus en 1986 pour trafic d'héroïne, les premiers Occidentaux à être exécutés en Malaisie, une affaire qui avait dégradé les relations bilatérales.
Maria Elvira Pinto Exposto, 54 ans, avait été arrêtée en décembre 2014 à l'aéroport de Kuala Lumpur où elle était en transit, avec 1,1 kilogramme de méthamphétamine cousu dans un compartiment de son sac à dos.

En première instance, cette grand-mère, mère de quatre enfants, avait été acquittée, le tribunal estimant qu'elle ne savait pas qu'elle transportait des stupéfiants.

Mais le parquet a fait appel et la cour d'appel l'a reconnue coupable jeudi de trafic de drogue, a déclaré à l'AFP son avocat Muhammad Shafee Abdullah.

Dans ce pays à majorité musulmane, quiconque est surpris en possession d'au moins 50 grammes de méthamphétamine est considéré comme un trafiquant, et la peine de mort par pendaison est automatique en cas de verdict de culpabilité.

Me Shafee a dénoncé un jugement "pervers", ajoutant que sa cliente ferait un dernier appel devant la plus haute juridiction du pays.

"Je pensais que la défense avait un dossier extrêmement solide. Je suis choqué par cette décision", a-t-il dit.

Mme Exposito raconte qu'elle ne savait pas qu'elle transportait la drogue de synthèse surnommée "ice". Elle dit avoir été piégée après s'être rendue en Chine pour y retrouver un "capitaine Daniel Smith" rencontré en ligne et qui prétendait être dans l'armée américaine.

Après avoir entretenu pendant longtemps une romance sur internet avec "le capitaine Smith", elle est allée à Shanghai pour le rencontrer. Mais, selon son récit, elle n'avait pu le voir et avait fini par accepter de transporter jusqu'à Melbourne un sac remis par un inconnu.

En arrivant à l'aéroport de Kuala Lumpur pour changer d'avion, elle est passée par erreur par l'immigration car elle ne connaissait pas les lieux. Puis, elle avait remis volontairement son sac aux douaniers qui ont découvert la drogue.

D'après les autorités, au moins 900 personnes sont dans les couloirs de la mort mais depuis quelques années, les exécutions sont rares.

La chambre basse du Parlement a voté une réforme pour que la peine de mort ne soit plus automatique dans les affaires de trafic de drogue mais la loi doit encore être approuvée par la chambre haute.

Deux Australiens avaient été pendus en 1986 pour trafic d'héroïne, les premiers Occidentaux à être exécutés en Malaisie, une affaire qui avait dégradé les relations bilatérales.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9939 Thu, 24 May 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Arabie saoudite : 48 exécutions depuis le début de l'année https://www.peinedemort.org/document/9900 L'Arabie saoudite a exécuté 48 personnes lors des quatre premiers mois de l'année, la moitié pour des affaires de drogue, a indiqué Human Rights Watch (HRW), exhortant le royaume à améliorer son système judiciaire, "connu pour son iniquité". "Beaucoup plus de gens condamnés pour des affaires de drogue demeurent dans les couloirs de la mort suite à des condamnations par le système judiciaire pénal", écrit l'ONG basée à New York dans un rapport publié mercredi soir.* Le royaume compte l'un des taux d'exécutions les plus élevés au monde. Il est régi par une version rigoriste de la charia, la loi islamique, et applique la peine capitale dans des affaires de terrorisme, de meurtre, de viol, de vol à main armée et de trafic de drogue. Des experts des droits de l'Homme tire régulièrement la sonnette d'alarme sur le manque d'équité des procès dans ce pays. Les autorités invoquent elles la dissuasion pour justifier la peine de mort. "C'est déjà terrible que l'Arabie saoudite exécute autant de gens, mais en plus nombre d'entre eux n'ont pas commis de crimes violents", déplore Sarah Leah Whitson, responsable Moyen-Orient et Afrique Nord à HRW. En 2017, près de 150 personnes ont été exécutées dans le royaume, qui a recours aux décapitations à l'aide d'un sabre pour les mises à mort. Dans une interview ce mois avec Time Magazine, le prince héritier Mohammed ben Salmane a suggéré que son pays pourrait changer les peines de mort en prison à vie dans certains cas, à l'exception des affaires d'homicide.
"Beaucoup plus de gens condamnés pour des affaires de drogue demeurent dans les couloirs de la mort suite à des condamnations par le système judiciaire pénal", écrit l'ONG basée à New York dans un rapport publié mercredi soir.*

Le royaume compte l'un des taux d'exécutions les plus élevés au monde. Il est régi par une version rigoriste de la charia, la loi islamique, et applique la peine capitale dans des affaires de terrorisme, de meurtre, de viol, de vol à main armée et de trafic de drogue. Des experts des droits de l'Homme tire régulièrement la sonnette d'alarme sur le manque d'équité des procès dans ce pays. Les autorités invoquent elles la dissuasion pour justifier la peine de mort.

"C'est déjà terrible que l'Arabie saoudite exécute autant de gens, mais en plus nombre d'entre eux n'ont pas commis de crimes violents", déplore Sarah Leah Whitson, responsable Moyen-Orient et Afrique Nord à HRW.

En 2017, près de 150 personnes ont été exécutées dans le royaume, qui a recours aux décapitations à l'aide d'un sabre pour les mises à mort.

Dans une interview ce mois avec Time Magazine, le prince héritier Mohammed ben Salmane a suggéré que son pays pourrait changer les peines de mort en prison à vie dans certains cas, à l'exception des affaires d'homicide.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9900 Thu, 26 Apr 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Indonésie : 8 Taïwanais condamnés à mort pour trafic de drogue https://www.peinedemort.org/document/9904 Huit Taïwanais arrêtés en Indonésie après la saisie d'une tonne de méthamphétamines en provenance de Chine ont été condamnés jeudi à la peine de mort pour trafic de drogue par un tribunal de l'archipel d'Asie du Sud-Est. Ces hommes avaient été interpellés lors de plusieurs opérations de police en juillet dernier, au cours desquelles le chef présumé du réseau avait été tué dans des échanges de coups de feu avec les forces de l'ordre. "Les prévenus ont été reconnus coupables d'association de malfaiteurs et de contrebande de drogue", a déclaré le président du tribunal du district de Jakarta-Sud, Haruno Patriadi. A la suite d'un renseignement de la police taïwanaise, les enquêteurs indonésiens avaient saisi une tonne de méthamphétamines, drogue illicite utilisée pour son effet dopant et euphorisant, dissimulées dans une cinquantaine de boîtes. La valeur marchande de la drogue était estimée à environ 118 millions d'euros. Certains suspects avaient été arrêtés sur une plage de l'ouest de Java où 125 kilos de drogue avaient été livrés, tandis que les autres avaient été appréhendés près des eaux de Singapour, à bord du bateau qui aurait servi a transporter la totalité de la marchandise. Ces jugements interviennent après les récentes condamnations de 11 autres ressortissants taïwanais à la peine de mort pour trafic de drogue. L'Indonésie est un pays dont la législation antidrogue est l'une des plus sévères au monde. Des dizaines de condamnés à la peine capitale pour trafic de drogue, parmi lesquels le Français Serge Atlaoui, sont dans le couloir de la mort.
Ces hommes avaient été interpellés lors de plusieurs opérations de police en juillet dernier, au cours desquelles le chef présumé du réseau avait été tué dans des échanges de coups de feu avec les forces de l'ordre.

"Les prévenus ont été reconnus coupables d'association de malfaiteurs et de contrebande de drogue", a déclaré le président du tribunal du district de Jakarta-Sud, Haruno Patriadi.

A la suite d'un renseignement de la police taïwanaise, les enquêteurs indonésiens avaient saisi une tonne de méthamphétamines, drogue illicite utilisée pour son effet dopant et euphorisant, dissimulées dans une cinquantaine de boîtes. La valeur marchande de la drogue était estimée à environ 118 millions d'euros.

Certains suspects avaient été arrêtés sur une plage de l'ouest de Java où 125 kilos de drogue avaient été livrés, tandis que les autres avaient été appréhendés près des eaux de Singapour, à bord du bateau qui aurait servi a transporter la totalité de la marchandise.

Ces jugements interviennent après les récentes condamnations de 11 autres ressortissants taïwanais à la peine de mort pour trafic de drogue.

L'Indonésie est un pays dont la législation antidrogue est l'une des plus sévères au monde. Des dizaines de condamnés à la peine capitale pour trafic de drogue, parmi lesquels le Français Serge Atlaoui, sont dans le couloir de la mort.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9904 Thu, 26 Apr 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Quarante-huit personnes exécutées en Arabie saoudite en 2018 https://www.peinedemort.org/document/9895 RYAD (Reuters) - Quarante-huit personnes ont été exécutées en Arabie saoudite depuis le début de l'année, dont la moitié pour des affaires de drogue sans violence, a annoncé mercredi Human Rights Watch. D'autres personnes reconnues coupables dans des affaires de drogue sont toujours dans le couloir de la mort, ajoute le groupe de défense des droits de l'homme. L'Arabie saoudite a procédé à une série de réformes l'année dernière, mais les organisations internationales de défense des droits de l'homme lui demandent d'en faire plus et de modifier la façon dont sont traités les défenseurs des droits de l'homme, d'arrêter les exécutions et d'annuler son système de mise sous tutelle des femmes. L'Arabie saoudite a procédé à près de 600 exécutions depuis le début de 2014, dont plus de 200 liées à des affaires de drogue, a indiqué HRW.
D'autres personnes reconnues coupables dans des affaires de drogue sont toujours dans le couloir de la mort, ajoute le groupe de défense des droits de l'homme.

L'Arabie saoudite a procédé à une série de réformes l'année dernière, mais les organisations internationales de défense des droits de l'homme lui demandent d'en faire plus et de modifier la façon dont sont traités les défenseurs des droits de l'homme, d'arrêter les exécutions et d'annuler son système de mise sous tutelle des femmes.

L'Arabie saoudite a procédé à près de 600 exécutions depuis le début de 2014, dont plus de 200 liées à des affaires de drogue, a indiqué HRW.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9895 Wed, 25 Apr 2018 00:00:00 +0200 Reuters
Opiacés: Trump favorable à la peine de mort pour certains trafiquants de drogue https://www.peinedemort.org/document/9832 Le président américain Donald Trump présentera lundi un plan de lutte contre les opiacés qui prévoit en particulier le recours à la peine de mort contre certains trafiquants de drogue. "Le ministère de la Justice réclamera la peine de mort contre les trafiquants de drogue lorsque cela est possible en vertu des lois existantes", a indiqué dimanche un responsable de la Maison Blanche en présentant les grandes lignes de ce plan. Interrogé sur les cas concrets dans lesquels cela pourrait être envisagé, l'exécutif américain est resté évasif. M. Trump doit présenter les détails de son plan lors d'une allocution depuis Manchester, dans le New Hampshire, un Etat durement frappé par ce qu'il a qualifié de "fléau". Véritable crise de santé publique aux Etats-Unis, la dépendance aux opiacés a été érigée en chantier prioritaire par le président républicain. En 2016, les Etats-Unis ont enregistré quelque 64.000 morts par overdose, dont une majorité liées aux opiacés. Cette catégorie de stupéfiants englobe des médicaments analgésiques délivrés sur ordonnance, tels que l'oxycontin et le fentanyl, ainsi que l'héroïne souvent mélangée à des substances de synthèse. Début mars, lors d'une réunion à la Maison Blanche, M. Trump avait souligné que les pays qui avaient recours à la peine de mort contre les trafiquants avaient "beaucoup moins de problèmes de drogue" que les Etats-Unis. "Nous avons besoin de fermeté (...) Nous allons devoir être très fermes sur les peines", avait-il lancé. "Si vous tuez quelqu'un, ils vous condamnent à perpétuité, ils vous condamnent à la peine de mort. Ces types peuvent tuer 2.000, 3.000 personnes, et rien ne leur arrive", avait-il déploré. L'idée de requérir le peine de mort contre certains trafiquants est loin de faire l'unanimité dans la classe politique américaine. "Nous ne résoudrons pas la crise des opiacés à coups d'incarcérations et d'exécutions", a par avance mis en garde le sénateur démocrate du Massachusetts, Ed Markey. "Des propositions extrêmes comme le recours à la peine de mort ne font que faire perdurer la marque d'infamie associée à l'utilisation des opiacés et sont une diversion par rapport au nécessaire débat sur (...) les initiatives de santé publiques indispensables pour sauver des vies", a-t-il estimé. Le plan de la Maison Blanche prévoit aussi de "réduire la demande" d'opiacés grâce à l'éducation et de lutter contre la surprescription. Il souligne par ailleurs la nécessité "d'aider ceux qui se battent contre l'addiction".
"Le ministère de la Justice réclamera la peine de mort contre les trafiquants de drogue lorsque cela est possible en vertu des lois existantes", a indiqué dimanche un responsable de la Maison Blanche en présentant les grandes lignes de ce plan.

Interrogé sur les cas concrets dans lesquels cela pourrait être envisagé, l'exécutif américain est resté évasif.

M. Trump doit présenter les détails de son plan lors d'une allocution depuis Manchester, dans le New Hampshire, un Etat durement frappé par ce qu'il a qualifié de "fléau".

Véritable crise de santé publique aux Etats-Unis, la dépendance aux opiacés a été érigée en chantier prioritaire par le président républicain.

En 2016, les Etats-Unis ont enregistré quelque 64.000 morts par overdose, dont une majorité liées aux opiacés. Cette catégorie de stupéfiants englobe des médicaments analgésiques délivrés sur ordonnance, tels que l'oxycontin et le fentanyl, ainsi que l'héroïne souvent mélangée à des substances de synthèse.

Début mars, lors d'une réunion à la Maison Blanche, M. Trump avait souligné que les pays qui avaient recours à la peine de mort contre les trafiquants avaient "beaucoup moins de problèmes de drogue" que les Etats-Unis.

"Nous avons besoin de fermeté (...) Nous allons devoir être très fermes sur les peines", avait-il lancé. "Si vous tuez quelqu'un, ils vous condamnent à perpétuité, ils vous condamnent à la peine de mort. Ces types peuvent tuer 2.000, 3.000 personnes, et rien ne leur arrive", avait-il déploré.

L'idée de requérir le peine de mort contre certains trafiquants est loin de faire l'unanimité dans la classe politique américaine.

"Nous ne résoudrons pas la crise des opiacés à coups d'incarcérations et d'exécutions", a par avance mis en garde le sénateur démocrate du Massachusetts, Ed Markey.

"Des propositions extrêmes comme le recours à la peine de mort ne font que faire perdurer la marque d'infamie associée à l'utilisation des opiacés et sont une diversion par rapport au nécessaire débat sur (...) les initiatives de santé publiques indispensables pour sauver des vies", a-t-il estimé.

Le plan de la Maison Blanche prévoit aussi de "réduire la demande" d'opiacés grâce à l'éducation et de lutter contre la surprescription. Il souligne par ailleurs la nécessité "d'aider ceux qui se battent contre l'addiction".]]>
https://www.peinedemort.org/document/9832 Mon, 19 Mar 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Trafic de drogue: Trump veut la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/9833 WASHINGTON — Le président américain Donald Trump s'est inspiré de dirigeants autocrates de certains pays du monde, lundi, en suggérant d'imposer la peine de mort aux trafiquants de drogues qui aggravent l'épidémie d'opioïdes au pays. Ce fléau s'est propagé dans les communautés rurales et ouvrières qui avaient largement appuyé Donald Trump lors de l'élection présidentielle. Et selon le président, pour freiner la crise, il faut donner de plus lourdes peines aux contrevenants. Devant une foule réunie au New Hampshire, l'un des États les plus touchés par l'épidémie, M. Trump a déclaré que les trafiquants craignaient d'abord et avant tout la «robustesse». M. Trump a aussi souligné l'importance de l'éducation et de la sensibilisation sur la toxicomanie et a plaidé pour élargir l'accès à des traitements efficaces. Mais l'épine dorsale de son projet est de raffermir les sanctions contre ceux qui sont pris en train de faire du trafic de drogues qui créent une forte dépendance. Le président a précisé que l'objectif de ce plan n'était pas d'être «gentil», mais bien de «contrer un problème très, très difficile» et selon lui, pour ce faire, le gouvernement doit durcir le ton contre les revendeurs. M. Trump a formellement annoncé une avenue qu'il envisageait depuis longtemps: si une personne peut se voir infliger la peine capitale ou la prison à vie pour avoir tiré sur quelqu'un, alors la punition devrait être la même pour le vendeur d'un produit qui tue des milliers de personnes, selon le président. Donald Trump appuie ouvertement des pays comme Singapour, qui sanctionnent durement les trafiquants. Lors d'un voyage en Asie, il n'avait pas réprimandé publiquement le président des Philippines, Rodrigo Duterte, qui autorise les exécutions sommaires de trafiquants de drogues. «Les trafiquants de drogue tuent plusieurs milliers de nos citoyens chaque année, a déclaré le président. C'est pourquoi mon département de la Justice réclamera des peines beaucoup plus sévères comme nous n'en avons jamais eu avant.» «Les autres pays ne jouent pas de jeu… Mais la peine ultime doit être la peine capitale». En ce moment, la peine capitale peut être réclamée dans quelques rares cas, par exemple dans l'éventualité où l'on aurait affaire à un baron de la drogue. Difficile de savoir pour l'instant si l'imposition de la peine de mort serait constitutionnelle, même dans les cas où le trafiquant aurait causé la mort de plusieurs personnes avec ses produits. Doug Berman, professeur de droit de l'Université de l'État de l'Ohio, prédit que cette affaire se rendra jusqu'en en Cour suprême. Le plan du président a suscité les critiques de plusieurs démocrates, dont le sénateur de l'Illinois, Dick Durbin. «Nous ne pouvons pas nous sortir de la crise des opioïdes en arrêtant (des gens) (…) La guerre contre la drogue n'a pas fonctionné dans les années 1980», a-t-il soutenu.
Ce fléau s'est propagé dans les communautés rurales et ouvrières qui avaient largement appuyé Donald Trump lors de l'élection présidentielle. Et selon le président, pour freiner la crise, il faut donner de plus lourdes peines aux contrevenants.

Devant une foule réunie au New Hampshire, l'un des États les plus touchés par l'épidémie, M. Trump a déclaré que les trafiquants craignaient d'abord et avant tout la «robustesse».

M. Trump a aussi souligné l'importance de l'éducation et de la sensibilisation sur la toxicomanie et a plaidé pour élargir l'accès à des traitements efficaces.

Mais l'épine dorsale de son projet est de raffermir les sanctions contre ceux qui sont pris en train de faire du trafic de drogues qui créent une forte dépendance.

Le président a précisé que l'objectif de ce plan n'était pas d'être «gentil», mais bien de «contrer un problème très, très difficile» et selon lui, pour ce faire, le gouvernement doit durcir le ton contre les revendeurs.

M. Trump a formellement annoncé une avenue qu'il envisageait depuis longtemps: si une personne peut se voir infliger la peine capitale ou la prison à vie pour avoir tiré sur quelqu'un, alors la punition devrait être la même pour le vendeur d'un produit qui tue des milliers de personnes, selon le président.

Donald Trump appuie ouvertement des pays comme Singapour, qui sanctionnent durement les trafiquants. Lors d'un voyage en Asie, il n'avait pas réprimandé publiquement le président des Philippines, Rodrigo Duterte, qui autorise les exécutions sommaires de trafiquants de drogues.

«Les trafiquants de drogue tuent plusieurs milliers de nos citoyens chaque année, a déclaré le président. C'est pourquoi mon département de la Justice réclamera des peines beaucoup plus sévères comme nous n'en avons jamais eu avant.»

«Les autres pays ne jouent pas de jeu… Mais la peine ultime doit être la peine capitale».

En ce moment, la peine capitale peut être réclamée dans quelques rares cas, par exemple dans l'éventualité où l'on aurait affaire à un baron de la drogue.

Difficile de savoir pour l'instant si l'imposition de la peine de mort serait constitutionnelle, même dans les cas où le trafiquant aurait causé la mort de plusieurs personnes avec ses produits. Doug Berman, professeur de droit de l'Université de l'État de l'Ohio, prédit que cette affaire se rendra jusqu'en en Cour suprême.

Le plan du président a suscité les critiques de plusieurs démocrates, dont le sénateur de l'Illinois, Dick Durbin. «Nous ne pouvons pas nous sortir de la crise des opioïdes en arrêtant (des gens) (…) La guerre contre la drogue n'a pas fonctionné dans les années 1980», a-t-il soutenu.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9833 Mon, 19 Mar 2018 00:00:00 +0100 Associated Press - AP
Le président des Etats-Unis se prononce en faveur de la peine de mort pour lutter contre le trafic de drogue https://www.peinedemort.org/document/9839 A l'occasion de la présentation d'un plan de lutte contre les opiacés, le président américain, Donald Trump, indique qu'il souhaiterait pouvoir imposer la peine capitale pour les trafiquants de drogue. https://www.peinedemort.org/document/9839 Mon, 19 Mar 2018 00:00:00 +0100 Sophie Fotiadi Participation de la Suisse aux travaux de la Commission des stupéfiants de l'ONU https://www.peinedemort.org/document/10002 Berne, 14.03.2018 - La Suisse participe aux travaux de la 61ème session de la Commission des stupéfiants des Nations Unies (Commission on Narcotic Drugs, CND), du 12 au 16 mars 2018 à Vienne. Elle en est à nouveau membre depuis le 1er janvier 2018, pour une période de quatre ans. La Commission des stupéfiants est l'entité centrale de l'ONU en matière de politique des drogues. La Commission formule des recommandations en matière de politique des drogues à l'intention des États membres de l'ONU, gère les programmes de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et décide du contrôle et de la classification des stupéfiants, des substances psychotropes et des précurseurs. Lors de cette conférence, la délégation suisse s'engage notamment afin que les recommandations issues de la session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies (UNGASS) d'avril 2016 soient dûment prises en compte. Ce texte contient en effet des avancées considérables pour une politique mondiale des drogues centrée sur l'être humain, sa santé et ses droits. De plus, en tant que membre de la CND, la Suisse présente une résolution visant à favoriser la pleine exploitation de la plateforme informatique I2ES (Système international d'autorisation des importations et des exportations). Ce système permet aux États de générer des autorisations d'importation et d'exportation pour le commerce licite de stupéfiants et de substances psychotropes, d'échanger ces informations électroniquement en temps réel et de vérifier rapidement la légitimité d'une transaction donnée, dans le respect des conventions internationales relatives au contrôle des drogues. Cela permet de surveiller plus efficacement le commerce international des substances placées sous contrôle et de mieux prévenir leur détournement. Par ailleurs, la Suisse co-organise des événements complémentaires portant sur des thèmes tels que la perception sociale de la consommation de substances narcotiques ou psychotropes, l'abolition de la peine de mort dans les politiques de drogues, ainsi que l'amélioration des indicateurs statistiques en matière de santé et droits humains. Le programme de la délégation suisse est complété par plusieurs rencontres bilatérales et discussions au niveau technique. La Suisse, qui a déjà été membre à plusieurs reprises de la CND (1961-1975, 1988-1995, 1997-2001 et 2004-2011), s'est toujours investie activement dans les travaux et les discussions de la Commission. En y siégeant de nouveau, elle continue à œuvrer à la promotion d'une politique en matière de drogues qui se concentre sur la santé et les droits de l'homme. Avec sa stratégie des quatre piliers (prévention, thérapie, réduction des risques et répression) et son développement successif vers une stratégie nationale en matière d'addictions, la Suisse poursuit une approche reconnue et regardée avec intérêt au niveau international.
La Commission formule des recommandations en matière de politique des drogues à l'intention des États membres de l'ONU, gère les programmes de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et décide du contrôle et de la classification des stupéfiants, des substances psychotropes et des précurseurs.

Lors de cette conférence, la délégation suisse s'engage notamment afin que les recommandations issues de la session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies (UNGASS) d'avril 2016 soient dûment prises en compte. Ce texte contient en effet des avancées considérables pour une politique mondiale des drogues centrée sur l'être humain, sa santé et ses droits.

De plus, en tant que membre de la CND, la Suisse présente une résolution visant à favoriser la pleine exploitation de la plateforme informatique I2ES (Système international d'autorisation des importations et des exportations). Ce système permet aux États de générer des autorisations d'importation et d'exportation pour le commerce licite de stupéfiants et de substances psychotropes, d'échanger ces informations électroniquement en temps réel et de vérifier rapidement la légitimité d'une transaction donnée, dans le respect des conventions internationales relatives au contrôle des drogues. Cela permet de surveiller plus efficacement le commerce international des substances placées sous contrôle et de mieux prévenir leur détournement.

Par ailleurs, la Suisse co-organise des événements complémentaires portant sur des thèmes tels que la perception sociale de la consommation de substances narcotiques ou psychotropes, l'abolition de la peine de mort dans les politiques de drogues, ainsi que l'amélioration des indicateurs statistiques en matière de santé et droits humains. Le programme de la délégation suisse est complété par plusieurs rencontres bilatérales et discussions au niveau technique.

La Suisse, qui a déjà été membre à plusieurs reprises de la CND (1961-1975, 1988-1995, 1997-2001 et 2004-2011), s'est toujours investie activement dans les travaux et les discussions de la Commission. En y siégeant de nouveau, elle continue à œuvrer à la promotion d'une politique en matière de drogues qui se concentre sur la santé et les droits de l'homme. Avec sa stratégie des quatre piliers (prévention, thérapie, réduction des risques et répression) et son développement successif vers une stratégie nationale en matière d'addictions, la Suisse poursuit une approche reconnue et regardée avec intérêt au niveau international.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10002 Wed, 14 Mar 2018 00:00:00 +0100 Département fédéral des affaires étrangères - Suisse
Pas de justice pour des milliers de Pakistanais détenus et condamnés à mort en Arabie saoudite, selon un rapport https://www.peinedemort.org/document/9818 Les violations des droits de la défense sont multiples en Arabie saoudite, où des milliers de Pakistanais sont emprisonnés et des dizaines ont été condamnés à mort sans possibilités de se défendre, dénonce un rapport publié mercredi à Islamabad. "L'Arabie saoudite exécute plus de Pakistanais que n'importe quelle autre nationalité, presque tous pour trafic d'héroïne", avec 66 d'entre eux décapités entre 2014 et 2017, pointe l'étude co-réalisée par les ONG Projet justice Pakistan (JPP) et Human rights watch (HRW). D'après les médias saoudiens, un Pakistanais a été exécuté mardi à la Mecque, reconnu coupable de trafic de drogue. Quatre autres ont reçu la peine capitale le mois dernier pour avoir violé et tué une femme et violé sa fille adolescente, selon le ministère de l'Intérieur saoudien. Depuis le début de l'année, 31 personnes, toutes nationalité confondues, ont été exécutées en Arabie saoudite, selon un décompte de l'AFP. Quelque 2.795 Pakistanais sont actuellement emprisonnés en Arabie saoudite, s'émeut l'étude, intitulée "Pris dans une toile d'araignée". Ils "affrontent un système qui les place longuement en détention préventive, sans accusations ni assistance légale, qui voit les autorités faire pression sur les détenus pour qu'ils signent des aveux et acceptent des peines de prison décidées d'avance afin d'éviter de prolonger ces détentions arbitraires", a dénoncé Sarah Belal, la directrice de JPP, lors d'une conférence de presse. Les deux organisations critiquent aussi "des services de traduction inefficaces", "qui font que des Pakistanais signent des aveux sans même le savoir", a regretté Saroop Ijaz, chercheur de HRW, interrogé par l'AFP. "Vous n'êtes pas seulement condamné à mort. Vous l'êtes sans procédure établie et sans les bases élémentaires d'un procès juste", s'est-il ému, la justice saoudienne ne fournissant en outre pas d'avocats aux accusés si ceux-ci ne peuvent se le payer. Ce qui est généralement le cas des "migrants économiques pakistanais". Avec 1,6 million de ressortissants, les Pakistanais constituent la seconde plus forte communauté étrangère en Arabie saoudite, souvent main d'oeuvre peu qualifiée. Le système de "kafala" en vigueur dans ce pays, qui régit le statut des travailleurs immigrés, interdit à nombre d'entre eux de changer d'emploi avant le terme de leur contrat si leur employeur s'y oppose, ce que les ONG qualifient de travail forcé voire d'esclavage. Les migrants pakistanais, "exceptionnellement démunis et marginalisés", font alors face à un système judiciaire "pré-moderne et discriminatoire", note Saroop Ijaz, qui critique également "le manque de volonté du gouvernement pakistanais de protéger ses citoyens" en Arabie saoudite.
"L'Arabie saoudite exécute plus de Pakistanais que n'importe quelle autre nationalité, presque tous pour trafic d'héroïne", avec 66 d'entre eux décapités entre 2014 et 2017, pointe l'étude co-réalisée par les ONG Projet justice Pakistan (JPP) et Human rights watch (HRW).

D'après les médias saoudiens, un Pakistanais a été exécuté mardi à la Mecque, reconnu coupable de trafic de drogue. Quatre autres ont reçu la peine capitale le mois dernier pour avoir violé et tué une femme et violé sa fille adolescente, selon le ministère de l'Intérieur saoudien.

Depuis le début de l'année, 31 personnes, toutes nationalité confondues, ont été exécutées en Arabie saoudite, selon un décompte de l'AFP.

Quelque 2.795 Pakistanais sont actuellement emprisonnés en Arabie saoudite, s'émeut l'étude, intitulée "Pris dans une toile d'araignée". Ils "affrontent un système qui les place longuement en détention préventive, sans accusations ni assistance légale, qui voit les autorités faire pression sur les détenus pour qu'ils signent des aveux et acceptent des peines de prison décidées d'avance afin d'éviter de prolonger ces détentions arbitraires", a dénoncé Sarah Belal, la directrice de JPP, lors d'une conférence de presse.

Les deux organisations critiquent aussi "des services de traduction inefficaces", "qui font que des Pakistanais signent des aveux sans même le savoir", a regretté Saroop Ijaz, chercheur de HRW, interrogé par l'AFP. "Vous n'êtes pas seulement condamné à mort. Vous l'êtes sans procédure établie et sans les bases élémentaires d'un procès juste", s'est-il ému, la justice saoudienne ne fournissant en outre pas d'avocats aux accusés si ceux-ci ne peuvent se le payer. Ce qui est généralement le cas des "migrants économiques pakistanais".

Avec 1,6 million de ressortissants, les Pakistanais constituent la seconde plus forte communauté étrangère en Arabie saoudite, souvent main d'oeuvre peu qualifiée. Le système de "kafala" en vigueur dans ce pays, qui régit le statut des travailleurs immigrés, interdit à nombre d'entre eux de changer d'emploi avant le terme de leur contrat si leur employeur s'y oppose, ce que les ONG qualifient de travail forcé voire d'esclavage.

Les migrants pakistanais, "exceptionnellement démunis et marginalisés", font alors face à un système judiciaire "pré-moderne et discriminatoire", note Saroop Ijaz, qui critique également "le manque de volonté du gouvernement pakistanais de protéger ses citoyens" en Arabie saoudite.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9818 Wed, 07 Mar 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Trump fait l'éloge de la peine de mort dans la lutte contre la drogue https://www.peinedemort.org/document/9815 Le président américain Donald Trump a loué jeudi l'efficacité de la peine de mort dans la lutte contre le trafic de drogue, soulignant que les pays qui y avaient recours obtenaient des résultats probants. «Les trafiquants de drogue font vraiment des dégâts», a souligné M. Trump à l'occasion d'un sommet sur la crise des opiacés aux Etats-Unis. «Certains pays ont une peine très, très dure, la peine ultime (...) et d'ailleurs, ils ont beaucoup moins de problèmes de drogue que nous», a-t-il poursuivi. Le président américain a par le passé loué la poigne de son homologue philippin Rodrigo Duterte, dirigeant controversé en raison d'une «guerre contre la drogue» menée avec des méthodes expéditives vivement dénoncées par les associations de défense des droits de l'homme. «Nous avons besoin de fermeté face aux trafiquants de drogue (...) Nous allons devoir être très fermes sur les peines», a encore dit M. Trump. «Si vous tuez quelqu'un, ils vous condamnent à perpétuité, ils vous condamnent à la peine de mort. Ces types peuvent tuer 2.000, 3.000 personnes, et rien ne leur arrive», a-t-il affirmé.
«Les trafiquants de drogue font vraiment des dégâts», a souligné M. Trump à l'occasion d'un sommet sur la crise des opiacés aux Etats-Unis.

«Certains pays ont une peine très, très dure, la peine ultime (...) et d'ailleurs, ils ont beaucoup moins de problèmes de drogue que nous», a-t-il poursuivi.

Le président américain a par le passé loué la poigne de son homologue philippin Rodrigo Duterte, dirigeant controversé en raison d'une «guerre contre la drogue» menée avec des méthodes expéditives vivement dénoncées par les associations de défense des droits de l'homme.

«Nous avons besoin de fermeté face aux trafiquants de drogue (...) Nous allons devoir être très fermes sur les peines», a encore dit M. Trump.

«Si vous tuez quelqu'un, ils vous condamnent à perpétuité, ils vous condamnent à la peine de mort. Ces types peuvent tuer 2.000, 3.000 personnes, et rien ne leur arrive», a-t-il affirmé.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9815 Thu, 01 Mar 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Drogue : des milliers de condamnés échappent à la peine de mort en Iran https://www.peinedemort.org/document/9707 Plusieurs milliers de personnes condamnées à mort pour trafic de drogue en Iran vont échapper à la peine capitale, a rapporté mercredi le quotidien gouvernemental Iran après l'entrée en vigueur d'une nouvelle loi punissant moins sévèrement le trafic de stupéfiants. Le chef de l'Autorité judiciaire, l'ayatollah Sadegh Larijani, a notifié "à l'ensemble de l'appareil judiciaire" le décret d'application de ce texte voté en août 2017 par le Parlement, indique l'agence Mizanonline, qui dépend du pouvoir judiciaire. Selon cette circulaire, les juges doivent "cesser immédiatement l'application de la peine capitale et examiner de nouveau les dossiers" des condamnés concernés. "Cette loi rétroactive va clarifier la situation d'environ 5.000 prisonniers condamnés à mort pour trafic de drogue et dont la peine n'a pas encore été appliquée", écrit le journal Iran. La plupart d'entre eux devraient voir leur condamnation "commuée en peines allant de 25 à 30 ans de prison", ajoute le quotidien. En vertu d'un amendement à "loi contre les drogues" adopté en août, la production ou la distribution d'héroïne, de cocaïne et d'amphétamines est désormais passible de la peine capitale uniquement au-delà de deux kilos contre 30 grammes auparavant. Le seuil passe de 5 à 50 kilos pour l'opium et la marijuana. La peine capitale est maintenue pour les criminels à la tête de cartels de drogue, pour ceux employant des mineurs dans ces trafics ou utilisant des armes à feu. Outre le trafic de drogue au-dessus des nouveaux seuils définis par la loi, la peine de mort est applicable en Iran pour les cas de viol, de meurtre et d'apostasie notamment. Téhéran ne publie pas de chiffre officiel sur les exécutions. Selon l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International, l'Iran figurait en 2016 au deuxième rang du classement mondial des pays ayant le plus appliqué la peine capitale, derrière la Chine: plus de 567 exécutions y ont eu lieu (contre 977 en 2015).
Le chef de l'Autorité judiciaire, l'ayatollah Sadegh Larijani, a notifié "à l'ensemble de l'appareil judiciaire" le décret d'application de ce texte voté en août 2017 par le Parlement, indique l'agence Mizanonline, qui dépend du pouvoir judiciaire.

Selon cette circulaire, les juges doivent "cesser immédiatement l'application de la peine capitale et examiner de nouveau les dossiers" des condamnés concernés.

"Cette loi rétroactive va clarifier la situation d'environ 5.000 prisonniers condamnés à mort pour trafic de drogue et dont la peine n'a pas encore été appliquée", écrit le journal Iran. La plupart d'entre eux devraient voir leur condamnation "commuée en peines allant de 25 à 30 ans de prison", ajoute le quotidien.

En vertu d'un amendement à "loi contre les drogues" adopté en août, la production ou la distribution d'héroïne, de cocaïne et d'amphétamines est désormais passible de la peine capitale uniquement au-delà de deux kilos contre 30 grammes auparavant.

Le seuil passe de 5 à 50 kilos pour l'opium et la marijuana.

La peine capitale est maintenue pour les criminels à la tête de cartels de drogue, pour ceux employant des mineurs dans ces trafics ou utilisant des armes à feu.

Outre le trafic de drogue au-dessus des nouveaux seuils définis par la loi, la peine de mort est applicable en Iran pour les cas de viol, de meurtre et d'apostasie notamment.

Téhéran ne publie pas de chiffre officiel sur les exécutions. Selon l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International, l'Iran figurait en 2016 au deuxième rang du classement mondial des pays ayant le plus appliqué la peine capitale, derrière la Chine: plus de 567 exécutions y ont eu lieu (contre 977 en 2015).]]>
https://www.peinedemort.org/document/9707 Wed, 10 Jan 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Décret d'application pour l'amendement qui limite l'application de la peine de mort dans les affaires de drogue en Iran https://www.peinedemort.org/document/9713 Le décret d'application de la loi limitant l'application de la peine capitale pour trafic de stupéfiants est transmis et aura un effet rétroactif. Il devrait permettre de suspendre la condamnation de milliers de condamnés à mort en Iran.
Il devrait permettre de suspendre la condamnation de milliers de condamnés à mort en Iran.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9713 Tue, 09 Jan 2018 00:00:00 +0100 Sophie Fotiadi
Arabie saoudite: sept exécutions, 130 depuis le début de l'année https://www.peinedemort.org/document/9646 RYAD | Six Yéménites et un Saoudien ont été exécutés mardi en Arabie saoudite, portant à 130 le nombre de personnes mises à mort dans le royaume depuis le début de l'année, a annoncé l'agence officielle SPA. Le Saoudien, condamné pour trafic de drogue, a été exécuté à Tabouk (nord), tandis que les six Yéménites ont été mis à mort à Abha (sud), a indiqué l'agence. Ces derniers avaient été reconnus coupables d'avoir formé une bande et attaqué plusieurs Saoudiens pour voler leurs biens. Une femme et un homme avaient ainsi été tués, a précisé SPA. En 2016, l'Arabie saoudite avait exécuté au total 153 personnes, selon un décompte élaboré par l'AFP à partir d'annonces officielles. Après la Chine et l'Iran, le royaume saoudien est l'un des pays ayant le plus recours à la peine capitale, appliquée dans des affaires de terrorisme, de meurtre, de viol, de vol à main armée et de trafic de drogue.
Le Saoudien, condamné pour trafic de drogue, a été exécuté à Tabouk (nord), tandis que les six Yéménites ont été mis à mort à Abha (sud), a indiqué l'agence.

Ces derniers avaient été reconnus coupables d'avoir formé une bande et attaqué plusieurs Saoudiens pour voler leurs biens. Une femme et un homme avaient ainsi été tués, a précisé SPA.

En 2016, l'Arabie saoudite avait exécuté au total 153 personnes, selon un décompte élaboré par l'AFP à partir d'annonces officielles.
Après la Chine et l'Iran, le royaume saoudien est l'un des pays ayant le plus recours à la peine capitale, appliquée dans des affaires de terrorisme, de meurtre, de viol, de vol à main armée et de trafic de drogue.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9646 Tue, 28 Nov 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
L'Iran limite l'application de la peine de mort pour trafic de drogue https://www.peinedemort.org/document/9529 Le Parlement iranien a adopté dimanche un amendement limitant l'application de la peine capitale dans des affaires de trafic de drogue, un geste qui pourrait sauver la vie de nombreux condamnés attendant dans les couloirs de la mort. Cet amendement, qui doit encore être approuvé par le conseil des Gardiens de la Constitution, une instance dominée par les conservateurs, s'appliquerait en effet de manière rétroactive, selon le site internet du Parlement. Une partie des 5.300 détenus actuellement condamnés à mort pour trafic de drogue pourraient voir leur peine commuée. Selon Amnesty International, l'Iran figurait en 2016 parmi les cinq pays au monde ayant exécuté le plus de personnes, la majorité d'entre elles par pendaison pour des affaires de trafic de drogue. Mais le nombre des exécutions a baissé fortement cette année, de 42% selon l'organisation de défense des droits de l'Homme. En vertu de l'amendement voté dimanche, la production ou la distribution d'héroïne, de cocaïne et d'amphétamines sera passible de la peine capitale uniquement au-delà de deux kilos contre 30 grammes jusqu'à présent. Le seuil passera à 50 kilos pour l'opium et la marijuana contre cinq kilos actuellement. La peine capitale sera maintenue pour les criminels à la tête de cartels de drogue, pour ceux employant des mineurs dans ces trafics ou utilisant des armes à feu, ainsi que pour ceux ayant déjà été condamnés à mort ou à des peines de plus de 15 ans de prison. Pour ceux qui n'entrent pas dans ces catégories, la sentence capitale sera commuée en une peine de prison d'un maximum de 30 ans assortie d'une amende. Le coût de la guerre contre le trafic de drogue menée par l'Iran a presque doublé depuis 2010, a fait valoir la semaine dernière le porte-parole de la commission parlementaire sur la justice, Hassan Norouzi. Selon ce défenseur du nouvel amendement, plus de six millions d'Iraniens consomment de la drogue de manière plus ou moins régulière, 5,2 millions pouvant être considérés comme toxicomanes. De nombreux juges, favorables à un assouplissement de la loi, ont ajourné des exécutions, dans l'attente des résultats du débat à l'Assemblée, a-t-il ajouté. Des responsables de la police se sont en revanche opposés à cet amendement, affirmant qu'il allait encourager les criminels. Voisin de l'Afghanistan, premier producteur d'opium au monde, l'Iran se situe sur l'un des plus grands axes du trafic de drogue. Chaque année, le pays dit confisquer ou détruire des centaines de tonnes de stupéfiants. En 2009, 44 personnes reconnues coupables de trafic de drogue avaient été pendues en l'espace de deux jours, dans l'une des plus importantes exécutions de masse en Iran.
Cet amendement, qui doit encore être approuvé par le conseil des Gardiens de la Constitution, une instance dominée par les conservateurs, s'appliquerait en effet de manière rétroactive, selon le site internet du Parlement.

Une partie des 5.300 détenus actuellement condamnés à mort pour trafic de drogue pourraient voir leur peine commuée.

Selon Amnesty International, l'Iran figurait en 2016 parmi les cinq pays au monde ayant exécuté le plus de personnes, la majorité d'entre elles par pendaison pour des affaires de trafic de drogue.

Mais le nombre des exécutions a baissé fortement cette année, de 42% selon l'organisation de défense des droits de l'Homme.

En vertu de l'amendement voté dimanche, la production ou la distribution d'héroïne, de cocaïne et d'amphétamines sera passible de la peine capitale uniquement au-delà de deux kilos contre 30 grammes jusqu'à présent.

Le seuil passera à 50 kilos pour l'opium et la marijuana contre cinq kilos actuellement.

La peine capitale sera maintenue pour les criminels à la tête de cartels de drogue, pour ceux employant des mineurs dans ces trafics ou utilisant des armes à feu, ainsi que pour ceux ayant déjà été condamnés à mort ou à des peines de plus de 15 ans de prison.

Pour ceux qui n'entrent pas dans ces catégories, la sentence capitale sera commuée en une peine de prison d'un maximum de 30 ans assortie d'une amende.

Le coût de la guerre contre le trafic de drogue menée par l'Iran a presque doublé depuis 2010, a fait valoir la semaine dernière le porte-parole de la commission parlementaire sur la justice, Hassan Norouzi.

Selon ce défenseur du nouvel amendement, plus de six millions d'Iraniens consomment de la drogue de manière plus ou moins régulière, 5,2 millions pouvant être considérés comme toxicomanes.

De nombreux juges, favorables à un assouplissement de la loi, ont ajourné des exécutions, dans l'attente des résultats du débat à l'Assemblée, a-t-il ajouté.

Des responsables de la police se sont en revanche opposés à cet amendement, affirmant qu'il allait encourager les criminels.

Voisin de l'Afghanistan, premier producteur d'opium au monde, l'Iran se situe sur l'un des plus grands axes du trafic de drogue.

Chaque année, le pays dit confisquer ou détruire des centaines de tonnes de stupéfiants.

En 2009, 44 personnes reconnues coupables de trafic de drogue avaient été pendues en l'espace de deux jours, dans l'une des plus importantes exécutions de masse en Iran.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9529 Sun, 13 Aug 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Le parlement iranien se prononce en faveur d'une diminution de l'application de la peine de mort dans les affaires de drogue https://www.peinedemort.org/document/9712 Le parlement iranien adopte un amendement qui limite l'application de la peine capitale dans les affaires de trafic de drogue. Le texte rend passible de peine de mort la production ou la distribution de 2 kilos ou plus de cocaïne, d'héroïne ou d'amphétamines au lieu de 30 grammes jusqu'à présent, ou de 50 kilos d'opium ou de marijuana au lieu de 5 kilos actuellement. Il doit maintenant être approuvé par le conseil des Gardiens de la Constitution.
Le texte rend passible de peine de mort la production ou la distribution de 2 kilos ou plus de cocaïne, d'héroïne ou d'amphétamines au lieu de 30 grammes jusqu'à présent, ou de 50 kilos d'opium ou de marijuana au lieu de 5 kilos actuellement. Il doit maintenant être approuvé par le conseil des Gardiens de la Constitution.
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https://www.peinedemort.org/document/9712 Sun, 13 Aug 2017 00:00:00 +0200 Sophie Fotiadi
La Malaisie pourrait supprimer la peine de mort obligatoire pour trafic de drogue https://www.peinedemort.org/document/9530 Le gouvernement malaisien pourrait supprimer la peine de mort obligatoire pour les trafiquants de drogue, a déclaré lundi une responsable du cabinet du Premier ministre, une annonce saluée par les groupes de défense des droits de l'homme. Répondant à une question au Parlement, Azalina Othma Said, responsable du cabinet du Premier ministre, a révélé cette décision de réviser la législation sur le trafic de drogue en vigueur depuis les années 1950, soit depuis l'ère coloniale. Le Parlement doit encore approuver cette décision qui doit autoriser les juges à appliquer d'autres sanctions que la peine capitale pour les trafiquants de drogue. "Nous nous félicitons de cette décision qui reconnaît que la peine de mort est une forme monstrueuse de punition", a réagit Shamini Darshni Kaliemuthu, directrice générale d'Amnesty international en Malaisie. Mais "cela doit être considéré comme un premier pas vers l'abolition totale. L'imposition de la peine de mort, incluant la peine de mort obligatoire, est une violation du droit de vie". La Malaisie impose la peine de mort obligatoire pour d'autres crimes, comme les meurtres et les infractions liées au terrorisme. Singapour, pays voisin, a franchi le pas en 2012 en abolissant la peine de mort obligatoire pour certains cas de trafics de drogues ou pour certains meurtres.
Répondant à une question au Parlement, Azalina Othma Said, responsable du cabinet du Premier ministre, a révélé cette décision de réviser la législation sur le trafic de drogue en vigueur depuis les années 1950, soit depuis l'ère coloniale.

Le Parlement doit encore approuver cette décision qui doit autoriser les juges à appliquer d'autres sanctions que la peine capitale pour les trafiquants de drogue.

"Nous nous félicitons de cette décision qui reconnaît que la peine de mort est une forme monstrueuse de punition", a réagit Shamini Darshni Kaliemuthu, directrice générale d'Amnesty international en Malaisie.

Mais "cela doit être considéré comme un premier pas vers l'abolition totale. L'imposition de la peine de mort, incluant la peine de mort obligatoire, est une violation du droit de vie".

La Malaisie impose la peine de mort obligatoire pour d'autres crimes, comme les meurtres et les infractions liées au terrorisme.

Singapour, pays voisin, a franchi le pas en 2012 en abolissant la peine de mort obligatoire pour certains cas de trafics de drogues ou pour certains meurtres.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9530 Mon, 07 Aug 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Philippines: Duterte défend son "implacable" guerre contre la drogue https://www.peinedemort.org/document/9513 Le président philippin Rodrigo Duterte s'est engagé lundi à poursuivre aussi longtemps que nécessaire sa sanglante "guerre contre la drogue" et défendu le rétablissement de la peine capitale comme réponse aux crimes. Le chef de l'Etat a consacré une importante partie de son discours annuel sur l'état de la Nation à sa politique de lutte contre le trafic de stupéfiants qui, si elle est très critiquée par certaines capitales étrangères, demeure très populaire auprès des Philippins. "Quel que soit le temps qu'il prendra, le combat contre les drogues illégales se poursuivra parce qu'elles sont la cause de tant de mal et de souffrance", a déclaré M. Duterte aux parlementaires des deux chambres. "Le combat sera implacable en dépit des pressions internationales et locales, le combat ne cessera pas tant que ceux qui sont impliqués n'arrêtent pas, ils doivent arrêter car l'alternative est la prison ou l'enfer", a-t-il averti. M. Duterte avait été élu au printemps 2016 en promettant de tuer des dizaines de milliers de trafiquants de drogue. Depuis sa prise de fonctions le 30 juin 2016, la police a tué près de 3.200 personnes dans sa lutte contre les stupéfiants. Plusieurs milliers d'autres ont par ailleurs péri dans des crimes liés aux stupéfiants, selon des chiffres de la police. Des organisations de défense des droits de l'Homme font état de nombreuses victimes de milices liées au gouvernement. Le président a également exhorté lundi les parlementaires à rétablir la peine de mort. "Je demande au Congrès d'agir sur une législation pour rétablir la peine de mort contre les crimes odieux, en particulier ceux qui sont liés au trafic de drogue", a-t-il dit. Il a expliqué que la peine capitale était autant affaire de châtiment que de dissuasion. "Aux Philippines, c'est vraiment +oeil pour oeil, dent pour dent+. Vous prenez une vie, vous devez payer en mourant. C'est la seule façon de rendre la pareille", a-t-il dit. Le Sénat doit encore voter le texte rétablissant la peine de mort, qui a été voté par la Chambre des représentants.
Le chef de l'Etat a consacré une importante partie de son discours annuel sur l'état de la Nation à sa politique de lutte contre le trafic de stupéfiants qui, si elle est très critiquée par certaines capitales étrangères, demeure très populaire auprès des Philippins.

"Quel que soit le temps qu'il prendra, le combat contre les drogues illégales se poursuivra parce qu'elles sont la cause de tant de mal et de souffrance", a déclaré M. Duterte aux parlementaires des deux chambres.

"Le combat sera implacable en dépit des pressions internationales et locales, le combat ne cessera pas tant que ceux qui sont impliqués n'arrêtent pas, ils doivent arrêter car l'alternative est la prison ou l'enfer", a-t-il averti.

M. Duterte avait été élu au printemps 2016 en promettant de tuer des dizaines de milliers de trafiquants de drogue.

Depuis sa prise de fonctions le 30 juin 2016, la police a tué près de 3.200 personnes dans sa lutte contre les stupéfiants.

Plusieurs milliers d'autres ont par ailleurs péri dans des crimes liés aux stupéfiants, selon des chiffres de la police. Des organisations de défense des droits de l'Homme font état de nombreuses victimes de milices liées au gouvernement.

Le président a également exhorté lundi les parlementaires à rétablir la peine de mort.

"Je demande au Congrès d'agir sur une législation pour rétablir la peine de mort contre les crimes odieux, en particulier ceux qui sont liés au trafic de drogue", a-t-il dit.

Il a expliqué que la peine capitale était autant affaire de châtiment que de dissuasion.

"Aux Philippines, c'est vraiment +oeil pour oeil, dent pour dent+. Vous prenez une vie, vous devez payer en mourant. C'est la seule façon de rendre la pareille", a-t-il dit.

Le Sénat doit encore voter le texte rétablissant la peine de mort, qui a été voté par la Chambre des représentants.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9513 Mon, 24 Jul 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
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