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    <title>La peine de mort dans le monde — Thème femme</title>
    <link>https://www.peinedemort.org/rss/theme?id=8</link>
    <description>Thème femme : tous les documents concernant la peine de mort.</description>
    <language>fr</language>
    <copyright>Sophie Fotiadi &amp;lt;sophie.fotiadi@peinedemort.org&amp;gt;, 2026</copyright>
    <pubDate>Wed, 15 Apr 2026 15:09:02 +0000</pubDate>
    <lastBuildDate>Fri, 13 Feb 2026 20:13:59 +0000</lastBuildDate>
    <ttl>120</ttl>
    <item>
      <title>Peine capitale: le cas rare d'une Somalienne exécutée au fusil</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12582</link>
      <description>APA-Mogadiscio (Somalie)&#13;
Une Somalienne a été exécutée par peloton d'exécution ce mardi à Galkayo, ville de la région semi-autonome du Puntland. Ce recours à la peine capitale, particulièrement rare pour une femme, fait suite au meurtre de sa domestique de 14 ans à la fin de l'année dernière.&#13;
&#13;
Hodan Mohamud Diiriye, 34 ans, avait été reconnue coupable d'avoir battu à mort sa jeune employée, Saabirin Saylaan, en novembre dernier. Avant l'ouverture du procès devant un tribunal islamique, des vidéos montrant les sévices infligés par l'accusée avaient fuité, suscitant l'indignation générale.&#13;
&#13;
Dans l'un de ces enregistrements, Hodan Mohamud Diiriye lançait à la victime ensanglantée : « Je prends plaisir à ta douleur ». L'autopsie pratiquée sur le corps de l'adolescente a révélé des marques de tortures sévères.&#13;
&#13;
Le tribunal a appliqué le principe juridique islamique de la « Qisas » (loi du talion). Conformément à cette règle, la famille de la victime a décliné toute compensation financière, exigeant l'exécution de la condamnée. Le président de la cour, Mohamed Abdulsalam, a qualifié cette sentence de « justice rétributive ».&#13;
&#13;
Par ailleurs, le mari de l'accusée, Abdicaziiz Hashi Nur, a été reconnu complice et condamné à un an de prison assorti d'une amende de 500 dollars. La défense, qui plaidait l'aliénation mentale au moment des faits, a vu ses arguments rejetés par les juges.&#13;
&#13;
L'exécution d'une femme est un événement exceptionnel en Somalie. Le dernier cas recensé remonte à 2013, lorsque des complices présumés du groupe Al-Shabaab avaient été pendus pour l'assassinat d'une autorité régionale.&#13;
&#13;
Le meurtre de la jeune Saylaan a relancé le débat national sur la maltraitance des enfants, un phénomène largement sous-documenté dans le pays.</description>
      <content:encoded><![CDATA[APA-Mogadiscio (Somalie)<br />
Une Somalienne a été exécutée par peloton d'exécution ce mardi à Galkayo, ville de la région semi-autonome du Puntland. Ce recours à la peine capitale, particulièrement rare pour une femme, fait suite au meurtre de sa domestique de 14 ans à la fin de l'année dernière.<br />
<br />
Hodan Mohamud Diiriye, 34 ans, avait été reconnue coupable d'avoir battu à mort sa jeune employée, Saabirin Saylaan, en novembre dernier. Avant l'ouverture du procès devant un tribunal islamique, des vidéos montrant les sévices infligés par l'accusée avaient fuité, suscitant l'indignation générale.<br />
<br />
Dans l'un de ces enregistrements, Hodan Mohamud Diiriye lançait à la victime ensanglantée : « Je prends plaisir à ta douleur ». L'autopsie pratiquée sur le corps de l'adolescente a révélé des marques de tortures sévères.<br />
<br />
Le tribunal a appliqué le principe juridique islamique de la « Qisas » (loi du talion). Conformément à cette règle, la famille de la victime a décliné toute compensation financière, exigeant l'exécution de la condamnée. Le président de la cour, Mohamed Abdulsalam, a qualifié cette sentence de « justice rétributive ».<br />
<br />
Par ailleurs, le mari de l'accusée, Abdicaziiz Hashi Nur, a été reconnu complice et condamné à un an de prison assorti d'une amende de 500 dollars. La défense, qui plaidait l'aliénation mentale au moment des faits, a vu ses arguments rejetés par les juges.<br />
<br />
L'exécution d'une femme est un événement exceptionnel en Somalie. Le dernier cas recensé remonte à 2013, lorsque des complices présumés du groupe Al-Shabaab avaient été pendus pour l'assassinat d'une autorité régionale.<br />
<br />
Le meurtre de la jeune Saylaan a relancé le débat national sur la maltraitance des enfants, un phénomène largement sous-documenté dans le pays.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12582</guid>
      <pubDate>Tue, 03 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence de Presse Africaine - APA</author>
    </item>
    <item>
      <title>Plus de 400 personnalités féminines exhortent l'Iran à annuler l'exécution d'une militante</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12544</link>
      <description>Plus de 400 figures féminines du monde entier, dont quatre prix Nobel et plusieurs anciennes présidentes et cheffes de gouvernement, ont réclamé mardi à Téhéran la libération « immédiate » de l'ingénieure et militante iranienne Zahra Tabari, craignant son exécution imminente.&#13;
&#13;
Mme Tabari, une mère de 67 ans, a été condamnée à mort en octobre dernier, à l'issue d'un « simulacre de procès de dix minutes, tenu par visioconférence sans la présence de son avocat », indique cette lettre.&#13;
&#13;
Le texte précise que Mme Tabari risque l'exécution « pour avoir brandi une banderole portant l'inscription +Femme, Résistance, Liberté+ », probablement dérivée du slogan « Femme, Vie, Liberté » devenu populaire lors de la vague de manifestations de 2022.&#13;
&#13;
Rédigé par l'association londonienne de familles de victimes « Justice pour les victimes du massacre de 1988 en Iran », le courrier a été signé par d' anciennes présidentes de la Suisse et de l'Équateur, des ex-Premières ministres de Finlande, du Pérou, de Pologne ou encore d'Ukraine.&#13;
&#13;
« Nous exigeons la libération immédiate de Zahra et nous appelons les gouvernements du monde entier à se solidariser avec les femmes iraniennes dans leur lutte pour la démocratie, l'égalité et la liberté », indique la lettre également signée par des magistrates, diplomates et parlementaires, des personnalités publiques telles que la philosophe française Elisabeth Badinter.&#13;
&#13;
Les médias officiels iraniens n'ont fait aucune mention de son cas ni confirmé sa condamnation à mort, mais un groupe de huit experts indépendants des Nations unies a confirmé mardi cette condamnation - sur la seule base d'une banderole et d'un message audio non publié -, et exigé mardi que l'Iran « suspende immédiatement » son exécution.&#13;
&#13;
Ces experts, mandatés par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU mais n'agissant pas au nom de cette instance, ont souligné que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ratifié par l'Iran, limite en principe le recours à la peine de mort aux « crimes les plus graves ».&#13;
&#13;
Or « cette affaire ne comporte aucun meurtre intentionnel et présente de nombreuses irrégularités de procédure », ont-ils souligné, estimant que « l'exécution de Mme Tabari dans ces circonstances constituerait une exécution arbitraire ».&#13;
&#13;
La lettre de plus de 400 personnalités féminines rappelle et dénonce la terreur que subissent les femmes depuis des décennies en Iran, pays qui exécute le plus de femmes au monde par habitant.&#13;
&#13;
Selon l'organisation Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, les autorités iraniennes ont exécuté plus de 40 femmes cette année.&#13;
&#13;
Le courrier précise également que Mme Tabari est accusée de collaboration avec l'organisation d'opposition Moudjahidines du peuple (MEK), interdite en Iran. La MEK a indiqué à l'AFP que Mme Tabari figurait parmi les 18 militants actuellement condamnés à mort en Iran pour leur appartenance au groupe.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Plus de 400 figures féminines du monde entier, dont quatre prix Nobel et plusieurs anciennes présidentes et cheffes de gouvernement, ont réclamé mardi à Téhéran la libération « immédiate » de l'ingénieure et militante iranienne Zahra Tabari, craignant son exécution imminente.<br />
<br />
Mme Tabari, une mère de 67 ans, a été condamnée à mort en octobre dernier, à l'issue d'un « simulacre de procès de dix minutes, tenu par visioconférence sans la présence de son avocat », indique cette lettre.<br />
<br />
Le texte précise que Mme Tabari risque l'exécution « pour avoir brandi une banderole portant l'inscription +Femme, Résistance, Liberté+ », probablement dérivée du slogan « Femme, Vie, Liberté » devenu populaire lors de la vague de manifestations de 2022.<br />
<br />
Rédigé par l'association londonienne de familles de victimes « Justice pour les victimes du massacre de 1988 en Iran », le courrier a été signé par d' anciennes présidentes de la Suisse et de l'Équateur, des ex-Premières ministres de Finlande, du Pérou, de Pologne ou encore d'Ukraine.<br />
<br />
« Nous exigeons la libération immédiate de Zahra et nous appelons les gouvernements du monde entier à se solidariser avec les femmes iraniennes dans leur lutte pour la démocratie, l'égalité et la liberté », indique la lettre également signée par des magistrates, diplomates et parlementaires, des personnalités publiques telles que la philosophe française Elisabeth Badinter.<br />
<br />
Les médias officiels iraniens n'ont fait aucune mention de son cas ni confirmé sa condamnation à mort, mais un groupe de huit experts indépendants des Nations unies a confirmé mardi cette condamnation - sur la seule base d'une banderole et d'un message audio non publié -, et exigé mardi que l'Iran « suspende immédiatement » son exécution.<br />
<br />
Ces experts, mandatés par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU mais n'agissant pas au nom de cette instance, ont souligné que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ratifié par l'Iran, limite en principe le recours à la peine de mort aux « crimes les plus graves ».<br />
<br />
Or « cette affaire ne comporte aucun meurtre intentionnel et présente de nombreuses irrégularités de procédure », ont-ils souligné, estimant que « l'exécution de Mme Tabari dans ces circonstances constituerait une exécution arbitraire ».<br />
<br />
La lettre de plus de 400 personnalités féminines rappelle et dénonce la terreur que subissent les femmes depuis des décennies en Iran, pays qui exécute le plus de femmes au monde par habitant.<br />
<br />
Selon l'organisation Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, les autorités iraniennes ont exécuté plus de 40 femmes cette année.<br />
<br />
Le courrier précise également que Mme Tabari est accusée de collaboration avec l'organisation d'opposition Moudjahidines du peuple (MEK), interdite en Iran. La MEK a indiqué à l'AFP que Mme Tabari figurait parmi les 18 militants actuellement condamnés à mort en Iran pour leur appartenance au groupe.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12544</guid>
      <pubDate>Tue, 23 Dec 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Iran. Une femme exécutée pour avoir tué sa belle-fille de quatre ans</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12542</link>
      <description>L'Iran a exécuté samedi, dans le nord-ouest du pays, une femme reconnue coupable d'avoir tué sa belle-fille de quatre ans, a indiqué la justice. L'enfant, identifiée comme Ava, est décédée en décembre 2023 des suites de lésions cérébrales provoquées par des blessures infligées par sa belle-mère, avait rapporté à l'époque le média en ligne du pouvoir judiciaire, Mizan Online.&#13;
&#13;
À l'issue de la procédure judiciaire, la femme a été condamnée en mars 2024 en vertu du principe islamique de « qisas », ou loi du talion, qui permet à la famille de la victime d'exiger l'exécution. La sentence a ensuite été confirmée par la Cour suprême. Naser Atabati, président du tribunal de la province d'Azerbaïdjan occidental — où le crime a eu lieu —, a déclaré que l'exécution avait été menée à l'aube samedi, ajoutant que la mère de l'enfant l'« avait fermement exigée ».&#13;
&#13;
L'Iran, où la peine de mort s'applique généralement dans les cas de meurtres et viols, procède à la plupart des exécutions par pendaison à l'aube. L'Iran est le deuxième pays au monde en termes de nombre d'exécutions après la Chine, selon des groupes de défense des droits humains, notamment Amnesty International.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'Iran a exécuté samedi, dans le nord-ouest du pays, une femme reconnue coupable d'avoir tué sa belle-fille de quatre ans, a indiqué la justice. L'enfant, identifiée comme Ava, est décédée en décembre 2023 des suites de lésions cérébrales provoquées par des blessures infligées par sa belle-mère, avait rapporté à l'époque le média en ligne du pouvoir judiciaire, Mizan Online.<br />
<br />
À l'issue de la procédure judiciaire, la femme a été condamnée en mars 2024 en vertu du principe islamique de « qisas », ou loi du talion, qui permet à la famille de la victime d'exiger l'exécution. La sentence a ensuite été confirmée par la Cour suprême. Naser Atabati, président du tribunal de la province d'Azerbaïdjan occidental — où le crime a eu lieu —, a déclaré que l'exécution avait été menée à l'aube samedi, ajoutant que la mère de l'enfant l'« avait fermement exigée ».<br />
<br />
L'Iran, où la peine de mort s'applique généralement dans les cas de meurtres et viols, procède à la plupart des exécutions par pendaison à l'aube. L'Iran est le deuxième pays au monde en termes de nombre d'exécutions après la Chine, selon des groupes de défense des droits humains, notamment Amnesty International.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12542</guid>
      <pubDate>Sat, 13 Dec 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Bangladesh : l'ancienne PM Hasina condamnée à mort par contumace pour crimes contre l'humanité</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12515</link>
      <description>DACCA, 17 novembre (Xinhua) -- Un tribunal spécial de Dacca, la capitale du Bangladesh, a condamné lundi par contumace l'ancienne Première ministre déchue Sheikh Hasina à la peine de mort pour crimes contre l'humanité durant le soulèvement de juillet 2024 dans le pays.&#13;
&#13;
L'ancien ministre de l'Intérieur Asaduzzaman Khan Kamal a également été condamné à la peine capitale, tandis que l'ex-directeur général de la police, Chowdhury Abdullah Al-Mamun, a écopé de cinq ans d'emprisonnement dans cette affaire.&#13;
&#13;
Le Tribunal des crimes internationaux a ordonné à Mme Hasina, âgée de 78 ans, de revenir d'Inde pour être jugée. Elle est accusée d'avoir ordonné une répression policière violente contre une manifestation étudiante, ce qui avait conduit à son éviction du pouvoir l'année dernière.&#13;
&#13;
Alors que M. Kamal est toujours en fuite, son co-accusé M. Mamun, en détention, a plaidé coupable et est devenu le premier témoin de l'accusation depuis la création du tribunal en 2010.</description>
      <content:encoded><![CDATA[DACCA, 17 novembre (Xinhua) -- Un tribunal spécial de Dacca, la capitale du Bangladesh, a condamné lundi par contumace l'ancienne Première ministre déchue Sheikh Hasina à la peine de mort pour crimes contre l'humanité durant le soulèvement de juillet 2024 dans le pays.<br />
<br />
L'ancien ministre de l'Intérieur Asaduzzaman Khan Kamal a également été condamné à la peine capitale, tandis que l'ex-directeur général de la police, Chowdhury Abdullah Al-Mamun, a écopé de cinq ans d'emprisonnement dans cette affaire.<br />
<br />
Le Tribunal des crimes internationaux a ordonné à Mme Hasina, âgée de 78 ans, de revenir d'Inde pour être jugée. Elle est accusée d'avoir ordonné une répression policière violente contre une manifestation étudiante, ce qui avait conduit à son éviction du pouvoir l'année dernière.<br />
<br />
Alors que M. Kamal est toujours en fuite, son co-accusé M. Mamun, en détention, a plaidé coupable et est devenu le premier témoin de l'accusation depuis la création du tribunal en 2010.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12515</guid>
      <pubDate>Mon, 17 Nov 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Xinhua</author>
    </item>
    <item>
      <title>Bangladesh. L'ex-Première ministre condamnée à mort, l'ONU «regrette»</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12518</link>
      <description>Le tribunal de Dacca a prononcé la sentence ultime contre Sheikh Hasina, pour avoir organisé la répression meurtrière des manifestations qui ont causé sa chute en 2024.&#13;
&#13;
L'ex-Première ministre en exil du Bangladesh Sheikh Hasina, 78 ans, a été condamnée lundi à mort pour avoir ordonné la répression meurtrière des manifestations qui ont causé sa chute pendant l'été 2024, dénonçant aussitôt un verdict «politiquement motivé». Au terme de cinq mois de procès, un tribunal de la capitale Dacca a estimé que la «bégum de fer» était coupable de crimes contre l'humanité, notamment pour avoir incité et ordonné des meurtres.&#13;
&#13;
«Tous les éléments (...) constitutifs du crime contre l'humanité sont réunis», a déclaré le juge Golam Mortuza Mozumder en rendant son verdict, «nous avons décidé de lui infliger une seule peine, la peine de mort».&#13;
&#13;
Depuis son exil en Inde, Sheikh Hasina, qui a toujours nié les accusations portées contre elles, a aussitôt dénoncé un jugement «politiquement motivé», ordonné par «un tribunal illégal, nommé et présidé par un gouvernement non élu et sans mandat démocratique». «Ce verdict de culpabilité était préétabli», a-t-elle ajouté dans un communiqué. «Je n'ai pas peur d'être confrontée à mes accusateurs devant un tribunal impartial où les preuves seront entendues honnêtement».&#13;
&#13;
En juillet et août 2024, les manifestations antigouvernementales qui l'ont contrainte à quitter le pays après quinze ans de règne ont fait au moins 1400 morts, selon l'ONU, pour la plupart des civils. Dans un pays sous fortes tensions politiques déjà tourné vers les élections législatives prévues dans trois mois, la décision était très attendue.&#13;
&#13;
«Bouc émissaire»&#13;
&#13;
La police de la capitale avait été placée en alerte et déployée en nombre pour procéder à des contrôles stricts autour du tribunal et dans tous les points névralgiques de la ville, ont constaté des journalistes de l'AFP. Au terme des débats, le représentant de l'accusation, Tajul Islam, avait requis le mois dernier la condamnation de Sheikh Hasina à la peine capitale. «Pour un simple meurtre, la peine de mort est la règle. Pour 1400 meurtres, elle la mérite 1400 fois», avait-il déclaré devant les juges. «Elle est une criminelle endurcie et n'a fait preuve d'aucun remord pour sa brutalité.»&#13;
&#13;
Dans le communiqué qu'elle a publié lundi, Sheikh Hasina a rejeté les éléments retenus contre elle par l'accusation, notamment des enregistrements suggérant qu'elle avait autorisé le recours aux «armes létales» contre la foule. Ces enregistrements sont «fragmentaires et ont été sortis de leur contexte», a argué l'ex-cheffe du gouvernement. «Les dirigeants du Bangladesh ont agi de bonne foi et avec le souci de minimiser les pertes en vies humaines».&#13;
&#13;
Sheikh Hasina en a également profiter pour dénoncer le gouvernement provisoire mené par le prix Nobel de la paix Muhammad Yunus qui a pris sa succession jusqu'aux élections prévues en février prochain. Ella a notamment dénoncé sa décision d'interdire son parti, la Ligue Awami, d'y participer. «Leur but consiste à faire de la Ligue Awami des boucs émissaires pour détourner l'attention du monde de (leurs) échecs», a-t-elle lancé.&#13;
&#13;
Ex-ministre condamné&#13;
&#13;
Dans l'opposition sous le règne de Sheikh Hasina, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) est considéré comme le grand favori du prochain scrutin. Après ce verdict, «la perspective de voir Sheikh Hasina organiser un retour au Bangladesh apparaît extrêmement mince», a commenté Thomas Kean, analyste à l'ONG International Crisis Group (ICG).&#13;
&#13;
Le tribunal a également condamné à mort lundi l'ancien ministre de l'Intérieur, Asaduzzaman Khan Kamal, lui aussi en fuite. L'ex-chef de la police, Chowdhury Abdullah Al Mamun, en détention et qui a plaidé coupable, s'est vu lui infliger une peine de cinq ans d'emprisonnement.&#13;
&#13;
Le parcours judiciaire de Sheikh Hasina ne se limite pas à ce procès. Elle fait également l'objet de multiples plaintes pour les meurtres, enlèvements et séquestrations dont l'ont accusé, tout au long de ses mandats, ses adversaires politiques et les ONG.&#13;
&#13;
Une commission d'enquête a récemment chiffré à plus de 250 le nombre de disparitions d'opposants ordonnées par son gouvernement. Sheikh Hasina a une nouvelle fois balayé ces accusations lundi. «Je suis très fière du bilan de mon gouvernement en matière de respect des droits humains et de développement», a-t-elle insisté.&#13;
&#13;
L'ONU «regrette» la condamnation à mort de l'ex-Première ministre&#13;
&#13;
L'ONU a estimé lundi que le verdict rendu contre l'ancienne Première ministre du Bangladesh, accusée de crimes contre l'humanité, constitue un «moment important pour les victimes», mais regrette sa condamnation à mort.&#13;
&#13;
«Nous regrettons (...) l'imposition de la peine de mort, à laquelle nous nous opposons dans toutes les circonstances», a déclaré une porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, Ravina Shamdasani.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le tribunal de Dacca a prononcé la sentence ultime contre Sheikh Hasina, pour avoir organisé la répression meurtrière des manifestations qui ont causé sa chute en 2024.<br />
<br />
L'ex-Première ministre en exil du Bangladesh Sheikh Hasina, 78 ans, a été condamnée lundi à mort pour avoir ordonné la répression meurtrière des manifestations qui ont causé sa chute pendant l'été 2024, dénonçant aussitôt un verdict «politiquement motivé». Au terme de cinq mois de procès, un tribunal de la capitale Dacca a estimé que la «bégum de fer» était coupable de crimes contre l'humanité, notamment pour avoir incité et ordonné des meurtres.<br />
<br />
«Tous les éléments (...) constitutifs du crime contre l'humanité sont réunis», a déclaré le juge Golam Mortuza Mozumder en rendant son verdict, «nous avons décidé de lui infliger une seule peine, la peine de mort».<br />
<br />
Depuis son exil en Inde, Sheikh Hasina, qui a toujours nié les accusations portées contre elles, a aussitôt dénoncé un jugement «politiquement motivé», ordonné par «un tribunal illégal, nommé et présidé par un gouvernement non élu et sans mandat démocratique». «Ce verdict de culpabilité était préétabli», a-t-elle ajouté dans un communiqué. «Je n'ai pas peur d'être confrontée à mes accusateurs devant un tribunal impartial où les preuves seront entendues honnêtement».<br />
<br />
En juillet et août 2024, les manifestations antigouvernementales qui l'ont contrainte à quitter le pays après quinze ans de règne ont fait au moins 1400 morts, selon l'ONU, pour la plupart des civils. Dans un pays sous fortes tensions politiques déjà tourné vers les élections législatives prévues dans trois mois, la décision était très attendue.<br />
<br />
«Bouc émissaire»<br />
<br />
La police de la capitale avait été placée en alerte et déployée en nombre pour procéder à des contrôles stricts autour du tribunal et dans tous les points névralgiques de la ville, ont constaté des journalistes de l'AFP. Au terme des débats, le représentant de l'accusation, Tajul Islam, avait requis le mois dernier la condamnation de Sheikh Hasina à la peine capitale. «Pour un simple meurtre, la peine de mort est la règle. Pour 1400 meurtres, elle la mérite 1400 fois», avait-il déclaré devant les juges. «Elle est une criminelle endurcie et n'a fait preuve d'aucun remord pour sa brutalité.»<br />
<br />
Dans le communiqué qu'elle a publié lundi, Sheikh Hasina a rejeté les éléments retenus contre elle par l'accusation, notamment des enregistrements suggérant qu'elle avait autorisé le recours aux «armes létales» contre la foule. Ces enregistrements sont «fragmentaires et ont été sortis de leur contexte», a argué l'ex-cheffe du gouvernement. «Les dirigeants du Bangladesh ont agi de bonne foi et avec le souci de minimiser les pertes en vies humaines».<br />
<br />
Sheikh Hasina en a également profiter pour dénoncer le gouvernement provisoire mené par le prix Nobel de la paix Muhammad Yunus qui a pris sa succession jusqu'aux élections prévues en février prochain. Ella a notamment dénoncé sa décision d'interdire son parti, la Ligue Awami, d'y participer. «Leur but consiste à faire de la Ligue Awami des boucs émissaires pour détourner l'attention du monde de (leurs) échecs», a-t-elle lancé.<br />
<br />
Ex-ministre condamné<br />
<br />
Dans l'opposition sous le règne de Sheikh Hasina, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) est considéré comme le grand favori du prochain scrutin. Après ce verdict, «la perspective de voir Sheikh Hasina organiser un retour au Bangladesh apparaît extrêmement mince», a commenté Thomas Kean, analyste à l'ONG International Crisis Group (ICG).<br />
<br />
Le tribunal a également condamné à mort lundi l'ancien ministre de l'Intérieur, Asaduzzaman Khan Kamal, lui aussi en fuite. L'ex-chef de la police, Chowdhury Abdullah Al Mamun, en détention et qui a plaidé coupable, s'est vu lui infliger une peine de cinq ans d'emprisonnement.<br />
<br />
Le parcours judiciaire de Sheikh Hasina ne se limite pas à ce procès. Elle fait également l'objet de multiples plaintes pour les meurtres, enlèvements et séquestrations dont l'ont accusé, tout au long de ses mandats, ses adversaires politiques et les ONG.<br />
<br />
Une commission d'enquête a récemment chiffré à plus de 250 le nombre de disparitions d'opposants ordonnées par son gouvernement. Sheikh Hasina a une nouvelle fois balayé ces accusations lundi. «Je suis très fière du bilan de mon gouvernement en matière de respect des droits humains et de développement», a-t-elle insisté.<br />
<br />
L'ONU «regrette» la condamnation à mort de l'ex-Première ministre<br />
<br />
L'ONU a estimé lundi que le verdict rendu contre l'ancienne Première ministre du Bangladesh, accusée de crimes contre l'humanité, constitue un «moment important pour les victimes», mais regrette sa condamnation à mort.<br />
<br />
«Nous regrettons (...) l'imposition de la peine de mort, à laquelle nous nous opposons dans toutes les circonstances», a déclaré une porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, Ravina Shamdasani.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12518</guid>
      <pubDate>Mon, 17 Nov 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Condamnée à mort en Indonésie, une Britannique de 69 ans rapatriée à Londres</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12512</link>
      <description>Une Britannique de 69 ans, condamnée à mort en Indonésie en 2013 pour trafic de drogue, a quitté sa prison de Bali jeudi soir en vue d'être rapatriée vers Londres, a indiqué à l'AFP un responsable ministériel. &#13;
&#13;
Lindsay Sandiford a quitté en fin de journée sa prison avant de rejoindre l'aéroport international de l'île, a indiqué à l'AFP I Nyoman Gede Surya Mataram, responsable au ministère du Droit et des Droits de l'Homme.&#13;
&#13;
La grand-mère de 69 ans doit ensuite décoller dans la nuit sur un vol commercial pour Londres, via Doha, en compagnie d'un autre Britannique, Shahab Shahabadi, 36 ans, condamné à la prison à perpétuité après son arrestation pour trafic de drogue en 2014.&#13;
&#13;
L'Indonésie où plus de 90 étrangers se trouvent dans le couloir de la mort pour trafic de stupéfiants, possède l'une des législations les plus strictes au monde en la matière, mais a libéré plusieurs détenus au cours de l'année écoulée, dont le Français Serge Atlaoui, qui a purgé 18 ans de détention ainsi que les cinq derniers membres du réseau de trafiquants dit des «Neuf de Bali».&#13;
&#13;
Le gouvernement indonésien a signé un accord autorisant le rapatriement des deux Britanniques, a indiqué fin octobre le ministre indonésien des Affaires juridiques et des Droits humains, Yusril Ihza Mahendra.&#13;
&#13;
Lindsay Sandiford a été condamnée à mort pour trafic de drogue en 2013 et était emprisonnée à Bali.&#13;
&#13;
À son arrivée sur l'île touristique l'année précédente, des douaniers avaient découvert de la cocaïne d'une valeur estimée à 2,14 millions $ US (1,85 million d'euros) dans le double fond de sa valise.&#13;
&#13;
Elle avait reconnu les faits, mais en affirmant avoir accepté de transporter les stupéfiants, car un réseau de trafiquants menaçait de tuer son fils.&#13;
&#13;
Shahab Shahabadi, un homme de 36 ans, arrêté en 2014 pour des accusations de trafic de drogue, était détenu dans une prison de haute sécurité du centre de l'île de Java.&#13;
&#13;
Tous deux souffrent de graves problèmes de santé, avait précisé M. Yusril. Mme Sandiford a été «examinée par notre médecin, ainsi que par le médecin du consulat britannique à Bali, et est gravement malade», tandis que M. Shahabadi a «diverses maladies graves, notamment des troubles mentaux».&#13;
&#13;
Selon une source indonésienne qui a requis l'anonymat, les deux détenus doivent être hospitalisés dès leur arrivée sur le sol britannique, «pour un traitement médical».&#13;
&#13;
Dernières exécutions en 2016&#13;
&#13;
Le cas de Mme Sandiford avait attiré l'attention des tabloïds britanniques, un journal ayant notamment publié un article décrivant sa peur de la mort.&#13;
&#13;
«Mon exécution est imminente, et je sais que je peux mourir à tout moment. Je pourrais être emmenée demain de ma cellule», avait-elle témoigné dans le journal britannique Mail on Sunday en 2015.&#13;
&#13;
«J'ai commencé à écrire des lettres d'adieu aux membres de ma famille».&#13;
&#13;
L'Indonésie compte actuellement près de 600 condamnés dans le couloir de la mort selon l'association de défense des droits Kontras, citant des données officielles.&#13;
&#13;
Parmi eux figurent plus de 90 étrangers, selon le ministère de l'Immigration et des services correctionnels.&#13;
&#13;
Depuis son arrivée au pouvoir il y a un an, l'administration du président indonésien Prabowo Subianto a libéré plusieurs détenus, tous condamnés pour des infractions liées aux stupéfiants.&#13;
&#13;
En février dernier, le Français Serge Atlaoui, 61 ans, est rentré en France après 18 ans passés dans le couloir de la mort. De nouveau incarcéré à son arrivée sur le sol français, il a retrouvé la liberté en juillet.&#13;
&#13;
Les dernières exécutions en Indonésie remontent à 2016.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Une Britannique de 69 ans, condamnée à mort en Indonésie en 2013 pour trafic de drogue, a quitté sa prison de Bali jeudi soir en vue d'être rapatriée vers Londres, a indiqué à l'AFP un responsable ministériel. <br />
<br />
Lindsay Sandiford a quitté en fin de journée sa prison avant de rejoindre l'aéroport international de l'île, a indiqué à l'AFP I Nyoman Gede Surya Mataram, responsable au ministère du Droit et des Droits de l'Homme.<br />
<br />
La grand-mère de 69 ans doit ensuite décoller dans la nuit sur un vol commercial pour Londres, via Doha, en compagnie d'un autre Britannique, Shahab Shahabadi, 36 ans, condamné à la prison à perpétuité après son arrestation pour trafic de drogue en 2014.<br />
<br />
L'Indonésie où plus de 90 étrangers se trouvent dans le couloir de la mort pour trafic de stupéfiants, possède l'une des législations les plus strictes au monde en la matière, mais a libéré plusieurs détenus au cours de l'année écoulée, dont le Français Serge Atlaoui, qui a purgé 18 ans de détention ainsi que les cinq derniers membres du réseau de trafiquants dit des «Neuf de Bali».<br />
<br />
Le gouvernement indonésien a signé un accord autorisant le rapatriement des deux Britanniques, a indiqué fin octobre le ministre indonésien des Affaires juridiques et des Droits humains, Yusril Ihza Mahendra.<br />
<br />
Lindsay Sandiford a été condamnée à mort pour trafic de drogue en 2013 et était emprisonnée à Bali.<br />
<br />
À son arrivée sur l'île touristique l'année précédente, des douaniers avaient découvert de la cocaïne d'une valeur estimée à 2,14 millions $ US (1,85 million d'euros) dans le double fond de sa valise.<br />
<br />
Elle avait reconnu les faits, mais en affirmant avoir accepté de transporter les stupéfiants, car un réseau de trafiquants menaçait de tuer son fils.<br />
<br />
Shahab Shahabadi, un homme de 36 ans, arrêté en 2014 pour des accusations de trafic de drogue, était détenu dans une prison de haute sécurité du centre de l'île de Java.<br />
<br />
Tous deux souffrent de graves problèmes de santé, avait précisé M. Yusril. Mme Sandiford a été «examinée par notre médecin, ainsi que par le médecin du consulat britannique à Bali, et est gravement malade», tandis que M. Shahabadi a «diverses maladies graves, notamment des troubles mentaux».<br />
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Selon une source indonésienne qui a requis l'anonymat, les deux détenus doivent être hospitalisés dès leur arrivée sur le sol britannique, «pour un traitement médical».<br />
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Dernières exécutions en 2016<br />
<br />
Le cas de Mme Sandiford avait attiré l'attention des tabloïds britanniques, un journal ayant notamment publié un article décrivant sa peur de la mort.<br />
<br />
«Mon exécution est imminente, et je sais que je peux mourir à tout moment. Je pourrais être emmenée demain de ma cellule», avait-elle témoigné dans le journal britannique Mail on Sunday en 2015.<br />
<br />
«J'ai commencé à écrire des lettres d'adieu aux membres de ma famille».<br />
<br />
L'Indonésie compte actuellement près de 600 condamnés dans le couloir de la mort selon l'association de défense des droits Kontras, citant des données officielles.<br />
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Parmi eux figurent plus de 90 étrangers, selon le ministère de l'Immigration et des services correctionnels.<br />
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Depuis son arrivée au pouvoir il y a un an, l'administration du président indonésien Prabowo Subianto a libéré plusieurs détenus, tous condamnés pour des infractions liées aux stupéfiants.<br />
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En février dernier, le Français Serge Atlaoui, 61 ans, est rentré en France après 18 ans passés dans le couloir de la mort. De nouveau incarcéré à son arrivée sur le sol français, il a retrouvé la liberté en juillet.<br />
<br />
Les dernières exécutions en Indonésie remontent à 2016.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12512</guid>
      <pubDate>Thu, 06 Nov 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Indonésie: rapatriement vers la Grande-Bretagne d'une Britannique condamnée à mort</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12501</link>
      <description>L'Indonésie va signer un accord mardi autorisant le rapatriement de deux Britanniques, dont une sexagénaire condamnée à mort pour trafic de drogue, a déclaré une source gouvernementale à l'AFP. &#13;
&#13;
«L'accord sera signé aujourd'hui. Le transfert sera effectué immédiatement après que les aspects techniques du transfert auront été convenus», a-t-on précisé de même source.&#13;
&#13;
Les deux personnes qui seront transférées sont Lindsay Sandiford et Shahab Shahabadi, précise cette source.&#13;
&#13;
En 2013, Mme Sandiford a été condamnée à mort pour trafic de drogue, après que des douaniers ont trouvé de la cocaïne d'une valeur estimée à 2,14 millions de dollars dissimulée dans le double fond de sa valise à son arrivée à Bali en 2012.&#13;
&#13;
Elle a reconnu les faits, mais a déclaré avoir accepté de transporter les stupéfiants, car un réseau de trafiquants aurait, selon elle, menacé de tuer son fils.&#13;
&#13;
Si une source gouvernementale indique que Mme Sandiford a 68 ans, les informations publiques la donnent âgée de 69 ans.&#13;
&#13;
Le cas de Lindsay Sandiford avait attiré l'attention des tabloïds britanniques, un journal ayant notamment publié un article qu'elle a écrit décrivant sa peur de la mort.&#13;
&#13;
«Mon exécution est imminente, et je sais que je peux mourir à tout moment. Je pourrais être emmenée demain de ma cellule», a-t-elle écrit dans le journal britannique «Mail on Sunday» en 2015.&#13;
&#13;
«J'ai commencé à écrire des lettres d'adieu aux membres de ma famille.»&#13;
&#13;
M. Shahabadi, 35 ans, a été arrêté en 2014 pour des accusations de trafic de drogue, selon les informations partagées par la même source.&#13;
&#13;
Les autorités indonésiennes ainsi que l'ambassadeur du Royaume-Uni dans le pays vont organiser plus tard mardi une conférence de presse pour la «libération de deux ressortissants britanniques», selon un communiqué du ministère de coordination des Affaires juridiques, des Droits de l'homme, de l'Immigration et des Services pénitentiaires.&#13;
&#13;
Plus de 90 étrangers se trouvent actuellement détenus en Indonésie, condamnés à mort pour trafic de drogue, selon des données de 2024 de ce même ministère.&#13;
&#13;
L'Indonésie a l'une des législations les plus sévères en matière de trafic de stupéfiants, mais les dernières exécutions pour trafic de drogue, celles d'un Indonésien et de trois Nigérians, remontent à 2016.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'Indonésie va signer un accord mardi autorisant le rapatriement de deux Britanniques, dont une sexagénaire condamnée à mort pour trafic de drogue, a déclaré une source gouvernementale à l'AFP. <br />
<br />
«L'accord sera signé aujourd'hui. Le transfert sera effectué immédiatement après que les aspects techniques du transfert auront été convenus», a-t-on précisé de même source.<br />
<br />
Les deux personnes qui seront transférées sont Lindsay Sandiford et Shahab Shahabadi, précise cette source.<br />
<br />
En 2013, Mme Sandiford a été condamnée à mort pour trafic de drogue, après que des douaniers ont trouvé de la cocaïne d'une valeur estimée à 2,14 millions de dollars dissimulée dans le double fond de sa valise à son arrivée à Bali en 2012.<br />
<br />
Elle a reconnu les faits, mais a déclaré avoir accepté de transporter les stupéfiants, car un réseau de trafiquants aurait, selon elle, menacé de tuer son fils.<br />
<br />
Si une source gouvernementale indique que Mme Sandiford a 68 ans, les informations publiques la donnent âgée de 69 ans.<br />
<br />
Le cas de Lindsay Sandiford avait attiré l'attention des tabloïds britanniques, un journal ayant notamment publié un article qu'elle a écrit décrivant sa peur de la mort.<br />
<br />
«Mon exécution est imminente, et je sais que je peux mourir à tout moment. Je pourrais être emmenée demain de ma cellule», a-t-elle écrit dans le journal britannique «Mail on Sunday» en 2015.<br />
<br />
«J'ai commencé à écrire des lettres d'adieu aux membres de ma famille.»<br />
<br />
M. Shahabadi, 35 ans, a été arrêté en 2014 pour des accusations de trafic de drogue, selon les informations partagées par la même source.<br />
<br />
Les autorités indonésiennes ainsi que l'ambassadeur du Royaume-Uni dans le pays vont organiser plus tard mardi une conférence de presse pour la «libération de deux ressortissants britanniques», selon un communiqué du ministère de coordination des Affaires juridiques, des Droits de l'homme, de l'Immigration et des Services pénitentiaires.<br />
<br />
Plus de 90 étrangers se trouvent actuellement détenus en Indonésie, condamnés à mort pour trafic de drogue, selon des données de 2024 de ce même ministère.<br />
<br />
L'Indonésie a l'une des législations les plus sévères en matière de trafic de stupéfiants, mais les dernières exécutions pour trafic de drogue, celles d'un Indonésien et de trois Nigérians, remontent à 2016.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12501</guid>
      <pubDate>Tue, 21 Oct 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>L'Iran a exécuté au moins 1.000 condamnés à mort depuis le début de l'année, selon une ONG</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12467</link>
      <description>Au moins 1.000 condamnés à mort ont été exécutés en Iran depuis le début de l'année, selon un décompte publié mardi par l'ONG Iran Human Rights (IHR), qui dénonce une "campagne de massacres" dans les prisons iraniennes.&#13;
&#13;
Ce chiffre est le plus élevé depuis que cette ONG basée en Norvège a commencé à recenser les exécutions en 2008. A trois mois de la fin de l'année, il dépasse déjà le record d'au moins 975 exécutions qu'elle avait enregistrées en 2024.&#13;
&#13;
Au moins 64 exécutions ont eu lieu durant la seule semaine dernière, soit une moyenne de neuf pendaisons par jour, selon l'IHR, qui précise que ces chiffres sont probablement sous-estimés en raison de la faible transparence des autorités iraniennes sur le sujet.&#13;
&#13;
Des organisations de défense des droits humains accusent régulièrement la République islamique de recourir massivement aux exécutions ces dernières années, marquées notamment par des mouvements de contestation contre le pouvoir de l'ayatollah Ali Khamenei en 2022-2023 et la guerre de 12 jours contre Israël en juin.&#13;
&#13;
Sollicité par l'AFP, un porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme à Genève a confirmé disposer d'informations similaires à celles d'IHR - plus de 1.000 exécutions depuis janvier-, "un chiffre vertigineux".&#13;
&#13;
Le pays a connu des vagues d'exécutions dans les années 1980 et 1990, au lendemain de la révolution islamique de 1979 et pendant la guerre Iran-Irak.&#13;
&#13;
"Ces derniers mois, la République islamique a lancé une campagne de massacres dans les prisons iraniennes, dont l'ampleur, en l'absence de réaction internationale sérieuse, s'accroît de jour en jour", déclare le directeur de l'IHR, Mahmood Amiry-Moghaddam, dans un communiqué.&#13;
&#13;
"Les exécutions arbitraires et généralisées de prisonniers, sans respect des garanties d'une procédure régulière ni d'un procès équitable, constituent des crimes contre l'humanité", ajoute-t-il.&#13;
&#13;
- "Crime contre l'humanité" -&#13;
&#13;
Pour Raphael Chenuil-Hazan, directeur de l'ONG Ensemble contre la peine de mort (ECPM), "la communauté internationale doit considérer l'Iran comme un Etat qui commet un crime contre l'humanité d'exécution massive et systématique de la peine de mort".&#13;
&#13;
Le président iranien Massoud Pezeshkian doit participer cette semaine à l'Assemblée générale des Nations unies à New York, au moment où Téhéran fait face à un rétablissement imminent de sanctions économiques.&#13;
&#13;
"Tout dialogue entre des pays attachés aux droits humains et la République islamique qui n'inclurait pas la question des exécutions en Iran est inacceptable", a rappelé Mahmood Amiry-Moghaddam.&#13;
&#13;
L'ONG appelle l'ONU à enquêter sur ces exécutions, utilisées à des fins politiques pour "intimider et susciter la peur au sein de la société".&#13;
&#13;
Le dernier condamné à mort par pendaison est Babak Shahbazi, exécuté le 17 septembre au terme de ce qu'Amnesty International a qualifié de "procès manifestement inéquitable, au cours duquel les autorités n'ont jamais enquêté sur ses tortures".&#13;
&#13;
- Pendaisons -&#13;
&#13;
En Iran, les exécutions se font actuellement par pendaison, le plus souvent en prison.&#13;
&#13;
Le bureau des droits de l'Homme de l'ONU a estimé le mois dernier que l'augmentation significative du nombre d'exécutions en Iran témoigne d'un "schéma systématique d'utilisation de la peine de mort comme outil d'intimidation d'État".&#13;
&#13;
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, avait assuré en juillet que Téhéran "s'efforçait de limiter l'utilisation de cette punition aux seuls crimes les plus graves".&#13;
&#13;
L'IHR estime, elle, que la majorité des pendaisons concernent des infractions non-mortelles, la moitié de celles recensées en 2025 étant liées à des infractions liées aux stupéfiants.&#13;
&#13;
Par ailleurs, 28 personnes exécutées étaient des femmes, dont beaucoup, selon des militants, ont été condamnées pour le meurtre d'un mari qu'elles avaient été forcées d'épouser ou qui était violent.&#13;
&#13;
Selon des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, l'Iran est le deuxième pays au monde qui exécute le plus de personnes, après la Chine qui procéderait à des milliers d'exécutions chaque année, bien qu'aucun chiffre précis ne soit disponible.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Au moins 1.000 condamnés à mort ont été exécutés en Iran depuis le début de l'année, selon un décompte publié mardi par l'ONG Iran Human Rights (IHR), qui dénonce une "campagne de massacres" dans les prisons iraniennes.<br />
<br />
Ce chiffre est le plus élevé depuis que cette ONG basée en Norvège a commencé à recenser les exécutions en 2008. A trois mois de la fin de l'année, il dépasse déjà le record d'au moins 975 exécutions qu'elle avait enregistrées en 2024.<br />
<br />
Au moins 64 exécutions ont eu lieu durant la seule semaine dernière, soit une moyenne de neuf pendaisons par jour, selon l'IHR, qui précise que ces chiffres sont probablement sous-estimés en raison de la faible transparence des autorités iraniennes sur le sujet.<br />
<br />
Des organisations de défense des droits humains accusent régulièrement la République islamique de recourir massivement aux exécutions ces dernières années, marquées notamment par des mouvements de contestation contre le pouvoir de l'ayatollah Ali Khamenei en 2022-2023 et la guerre de 12 jours contre Israël en juin.<br />
<br />
Sollicité par l'AFP, un porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme à Genève a confirmé disposer d'informations similaires à celles d'IHR - plus de 1.000 exécutions depuis janvier-, "un chiffre vertigineux".<br />
<br />
Le pays a connu des vagues d'exécutions dans les années 1980 et 1990, au lendemain de la révolution islamique de 1979 et pendant la guerre Iran-Irak.<br />
<br />
"Ces derniers mois, la République islamique a lancé une campagne de massacres dans les prisons iraniennes, dont l'ampleur, en l'absence de réaction internationale sérieuse, s'accroît de jour en jour", déclare le directeur de l'IHR, Mahmood Amiry-Moghaddam, dans un communiqué.<br />
<br />
"Les exécutions arbitraires et généralisées de prisonniers, sans respect des garanties d'une procédure régulière ni d'un procès équitable, constituent des crimes contre l'humanité", ajoute-t-il.<br />
<br />
- "Crime contre l'humanité" -<br />
<br />
Pour Raphael Chenuil-Hazan, directeur de l'ONG Ensemble contre la peine de mort (ECPM), "la communauté internationale doit considérer l'Iran comme un Etat qui commet un crime contre l'humanité d'exécution massive et systématique de la peine de mort".<br />
<br />
Le président iranien Massoud Pezeshkian doit participer cette semaine à l'Assemblée générale des Nations unies à New York, au moment où Téhéran fait face à un rétablissement imminent de sanctions économiques.<br />
<br />
"Tout dialogue entre des pays attachés aux droits humains et la République islamique qui n'inclurait pas la question des exécutions en Iran est inacceptable", a rappelé Mahmood Amiry-Moghaddam.<br />
<br />
L'ONG appelle l'ONU à enquêter sur ces exécutions, utilisées à des fins politiques pour "intimider et susciter la peur au sein de la société".<br />
<br />
Le dernier condamné à mort par pendaison est Babak Shahbazi, exécuté le 17 septembre au terme de ce qu'Amnesty International a qualifié de "procès manifestement inéquitable, au cours duquel les autorités n'ont jamais enquêté sur ses tortures".<br />
<br />
- Pendaisons -<br />
<br />
En Iran, les exécutions se font actuellement par pendaison, le plus souvent en prison.<br />
<br />
Le bureau des droits de l'Homme de l'ONU a estimé le mois dernier que l'augmentation significative du nombre d'exécutions en Iran témoigne d'un "schéma systématique d'utilisation de la peine de mort comme outil d'intimidation d'État".<br />
<br />
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, avait assuré en juillet que Téhéran "s'efforçait de limiter l'utilisation de cette punition aux seuls crimes les plus graves".<br />
<br />
L'IHR estime, elle, que la majorité des pendaisons concernent des infractions non-mortelles, la moitié de celles recensées en 2025 étant liées à des infractions liées aux stupéfiants.<br />
<br />
Par ailleurs, 28 personnes exécutées étaient des femmes, dont beaucoup, selon des militants, ont été condamnées pour le meurtre d'un mari qu'elles avaient été forcées d'épouser ou qui était violent.<br />
<br />
Selon des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, l'Iran est le deuxième pays au monde qui exécute le plus de personnes, après la Chine qui procéderait à des milliers d'exécutions chaque année, bien qu'aucun chiffre précis ne soit disponible.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12467</guid>
      <pubDate>Tue, 23 Sep 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
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