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Soudan. Mort d'un manifestant : peine capitale confirmée pour 29 agents du renseignement

dépêche de presse du 16 février 2021 - Agence mondiale d'information - AFP
Pays :
peine de mort / Soudan
La justice soudanaise a confirmé mardi la condamnation à mort de 29 agents du renseignement pour le meurtre en 2019 d'un professeur qui avait participé à des manifestations contre le président de l'époque Omar el-Bachir, destitué la même année, selon l'avocat de la victime.

Mort en détention en février 2019 dans l'Etat de Kassala (est), Ahmed al-Khair avait été arrêté pour avoir participé à des manifestations contre l'autocrate qui a dirigé le Soudan sans partage durant trente ans, jusqu'à sa chute en avril de cette année-là. Le décès de cet homme de 36 ans avait suscité l'indignation de la population.

"La Cour suprême a décidé cette semaine de confirmer la condamnation à mort, par une juridiction inférieure, de 29 agents du renseignement" accusés de meurtre et de torture, a indiqué l'avocat Adel Abdelghani. Trois autres accusés ont écopé de trois ans de prison et cinq personnes ont été acquittées, a-t-il ajouté.

Les prévenus peuvent toutefois encore "se pourvoir en appel devant la Cour constitutionnelle", selon M. Abdelghani. M. Bachir, âgé de 76 ans, est incarcéré dans la prison de Kober à Khartoum depuis sa destitution. Il est actuellement jugé, aux côtés de 27 autres accusés, pour le coup d'Etat qui l'a porté au pouvoir en 1989, une première dans le monde arabe. Ce procès ouvert en juillet 2020 a plusieurs fois été reporté. La prochaine audience est prévue le 23 février. Il est également mis en cause devant la Cour pénale internationale pour génocide et crimes de guerre au Darfour (ouest), région ravagée par la guerre où le conflit débuté en 2003 a fait 300.000 morts et des millions de déplacés, selon l'ONU.
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