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Deux Chinois ouïghours condamnés à mort pour l'attentat le plus meurtrier de Thaïlande

dépêche de presse du 11 juin 2026 - Agence mondiale d'information - AFP
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Deux Chinois ouïghours ont été condamnés à mort jeudi pour avoir mené l'attentat le plus meurtrier de l'histoire de la Thaïlande, dans lequel 20 personnes avaient été tuées en 2015 sur un site religieux de Bangkok.

« Les accusés ont commis un acte unique correspondant à de multiples violations de la loi. Le tribunal a donc imposé la peine la plus sévère prévue par la législation, la peine de mort », a déclaré l'un des juges d'un tribunal de la capitale thaïlandaise.

« Les deux hommes ont commis un crime portant atteinte à la sécurité et à la sûreté publiques de la Thaïlande », a-t-il ajouté.

Yusufu Mieraili et Bilal Mohammed comptent faire appel de la décision, selon leur avocat.

Ils ont été désignés coupables d'avoir placé des explosifs dans le sanctuaire hindou d'Erawan, situé au cœur du quartier commercial de la capitale thaïlandaise.

La charge était apparemment placée dans un sac à dos et l'explosion avait ravagé la cour du sanctuaire où fidèles et touristes étaient rassemblés le 17 août 2015. Plusieurs touristes chinois avaient été tués. L'explosion avait fait également plus de 100 blessés, au milieu de fragments de scooters et de débris calcinés.

L'un des quatre juges a affirmé lors de la longue lecture du verdict, très attendu, qu'il existait « suffisamment de preuves pour conclure que les accusés avaient commis une tentative de meurtre et un meurtre avec préméditation ».

Les deux hommes, qui nient les faits, ont en revanche été acquittés pour une seconde explosion survenue dans le même temps dans un autre quartier de Bangkok, sans faire de victimes.

En cours depuis une décennie, le procès a été longuement retardé en raison de la pandémie de Covid et de difficultés à trouver des traducteurs.

L'attentat avait eu lieu quelques semaines après que la junte alors au pouvoir en Thaïlande avait renvoyé de force 109 Ouïghours en Chine, où cette minorité musulmane fait face à une répression culturelle et religieuse, selon des organisations de défense des droits humains.

Cela laissait penser à un acte de vengeance contre un pays qui avait été un point de transit clé pour les Ouïghours, alors que les dirigeants militaires thaïlandais se rapprochaient de Pékin.
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