Conseil de l'Union européenne - Déclaration et observations
L'Union européenne se félicite de l'adoption par le Liban de la loi abolissant la peine de mort, annoncée lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort qui s'est tenu à Paris le 30 juin. Cette disposition législative historique marque une avancée significative pour les droits de l'homme dans le pays.
L'abolition de la peine de mort pour tous les crimes, y compris par son application rétroactive, est une réalisation importante, qui s'appuie sur le moratoire que le Liban maintient de fait sur les exécutions capitales depuis 2004, et elle témoigne de l'engagement du pays à respecter, protéger et garantir le droit à la vie.
En tant que premier pays de la région à abolir la peine de mort, le Liban montre l'exemple de manière retentissante aux autres pays du Moyen-Orient et au-delà, renforçant la forte tendance mondiale à l'abolition de la peine de mort et le soutien international croissant en faveur de celle-ci dans le monde.
L'Union européenne invite tous les autres pays qui appliquent encore la peine de mort à l'abolir et, dans l'attente de l'abolition, à maintenir ou à instaurer un moratoire sur les exécutions dans un premier temps.
L'Union européenne exhorte les pays qui envisagent de la réintroduire à s'abstenir d'une telle mesure qui constituerait un retour en arrière.
L'Union européenne se réjouit à la perspective de poursuivre sa coopération étroite avec le Liban en matière de promotion et de protection des droits de l'homme, des libertés fondamentales et de l'état de droit, et réaffirme qu'elle soutient résolument le programme de réformes des autorités libanaises et leur détermination à consolider l'État et à protéger ses citoyens.
L'Albanie, l'Arménie, la Bosnie-Herzégovine, la Géorgie, l'Islande, le Liechtenstein, la Macédoine du Nord, la Moldavie (République de), le Monténégro, la Norvège, la Serbie et l'Ukraine se rallient à la présente déclaration.