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Attentat contre la garde présidentielle en Tunisie : peine de mort pour 8 accusés

dépêche de presse du 18 janvier 2020 - Agence mondiale d'information - AFP
Pays :
peine de mort / Tunisie
Thème :
La justice tunisienne a condamné huit personnes à la peine de mort dans le procès de l'attentat contre un bus de la garde présidentielle à Tunis en 2015 qui avait été revendiqué par le groupe Etat islamique (EI).

Parmi les dix accusés jugés dans cette affaire, quatre seulement ont comparu devant le tribunal. Les autres, en fuite, ont été condamnés par contumace.

Le 24 novembre 2015, un Tunisien s'est fait exploser dans un bus transportant des membres de la sécurité présidentielle, tuant 12 d'entre eux et en blessant 20 autres dans la capitale.

Vendredi soir, "le tribunal a prononcé la peine de mort contre huit personnes accusées d'avoir participé à l'attentat contre le bus de la garde présidentielle", a indiqué à l'AFP samedi l'adjoint du procureur de la République, Mohsen Dali.

Deux autres personnes ont écopé de 10 ans d'emprisonnement et de la réclusion à perpétuité, a-t-il ajouté.

Tous les condamnés ont été reconnus coupables d'"homicide volontaire et d'appartenance à des groupes terroristes", selon M. Dali, qui n'a pas fourni de détails sur leur identité.

La peine capitale fait l'objet d'un moratoire depuis 1991 en Tunisie.

L'année 2015 avait été aussi marquée par deux autres attentats sanglants revendiqués par l'EI contre des touristes au musée de Bardo à Tunis et dans une zone touristique de Sousse (est) qui avaient fait au total 60 morts (59 touristes et un policier).

En février 2019, la justice avait condamné à la réclusion à perpétuité sept personnes reconnues coupables d'avoir participé aux attentats du Bardo et de Sousse.

Le pays a été confronté après sa révolution en 2011 à un essor de la mouvance jihadiste, responsable de la mort de plusieurs dizaines de soldats et de policiers, mais aussi de civils et de touristes étrangers.

Même si la situation sécuritaire s'est nettement améliorée, le pays reste sous état d'urgence depuis l'attentat suicide contre la sécurité présidentielle.
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