L'Iran a exécuté mercredi un homme arrêté en avril 2025 et reconnu coupable d'espionnage au profit d'Israël, ennemi juré de la République islamique, a annoncé l'organe de presse du pouvoir judiciaire.
Hamidreza Sabet Esmailpour, condamné pour avoir transmis des informations à un agent du Mossad, les services de renseignements extérieurs israéliens, a été pendu à l'aube, d'après l'agence Mizan.
Elle affirme qu'il a transféré des documents, des enregistrements et des informations classifiées, acquis du matériel et transféré des véhicules bourrés d'explosifs afin d'aider Israël au «sabotage d'infrastructures (...) du ministère de la Défense».
Un autre homme avait été exécuté pour les mêmes motifs le 7 janvier, portant à douze le nombre de personnes pendues pour des accusations similaires après la guerre de douze jours entre l'Iran et Israël en juin 2025, selon le décompte des groupes de défense des droits humains.
Ces organisations craignent que des manifestants arrêtés ce mois-ci lors du mouvement de contestation en Iran soient également exécutés, la justice iranienne ayant suggéré que certains pourraient en effet être condamnés à la peine capitale.
Le pouvoir judiciaire n'a toutefois fait aucun lien entre cette exécution et les manifestations.
L'Iran, qui ne reconnaît pas Israël, l'accuse depuis longtemps de mener des opérations de sabotage contre ses installations nucléaires et d'assassiner ses scientifiques.
Le Mossad avait récemment appelé en persan, sur le réseau social X, les protestataires à intensifier leur mobilisation, affirmant être présent avec eux «sur le terrain».
L'Iran est le pays qui compte le plus de condamnations à mort après la Chine. Au moins 1500 personnes ont été pendues l'année dernière, selon l'ONG Iran Human Rights (IHR).
Les défenseurs des droits humains craignent de longue date que des personnes innocentes soient exécutées sur la base d'aveux extorqués sous la torture, tandis que des agents israéliens continuent d'opérer sans être découverts.