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Trump approuve la mise à mort par peloton d'exécution de l'auteur d'une tuerie sur une base militaire

dépêche de presse du 6 octobre 2026 - Agence mondiale d'information - AFP
Pays :
peine de mort / Etats-Unis
Thèmes :
Nidal Hasan Christa Pike
Donald Trump a donné son accord pour la mise à mort par peloton d'exécution de l'auteur d'une tuerie sur une base militaire au Texas en 2009, une méthode que l'armée américaine n'a plus employée depuis 65 ans.

Nidal Hasan, un Américain musulman d'origine palestinienne, avait ouvert le feu le 5 novembre 2009 dans un centre médical de l'immense base de Fort Hood, pour empêcher les soldats de participer à une guerre qu'il jugeait "illégale" en Afghanistan et en Irak.

Considéré comme un loup solitaire d'Al-Qaïda, il avait tué 13 personnes, dont 12 soldats, et fait des dizaines de blessés.

Le ministre de la Défense Pete Hegseth "a recommandé - et le président Donald Trump a approuvé - que le terroriste condamné Nidal Malik Hasan soit exécuté par un peloton d'exécution de l'armée américaine", a déclaré lundi le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, sur X.

La date et le lieu de l'exécution seront fixés ultérieurement par le ministère. "Le jour du Jugement est enfin arrivé pour Hasan", a-t-il ajouté.

Blessé par balle lors de l'attaque, Nidal Hasan, un ancien psychiatre de l'armée, est aujourd'hui partiellement paralysé.

Il avait été condamné à mort par un tribunal militaire en 2013 et est détenu dans un centre pénitentiaire de l'armée dans le Kansas (centre).

- Exécution ratée -

Cette décision intervient alors que l'insoluble débat sur l'application de la peine de mort aux Etats-Unis a été relancé par l'exécution ratée d'une condamnée, Christa Pike, la semaine dernière dans le Tennessee (sud).

Cette dernière est toujours hospitalisée dans un état critique, après avoir survécu mercredi à deux injections létales.

Elle devait être la première femme mise à mort depuis plus de deux siècles au Tennessee.

Le peloton d'exécution est autorisé dans cinq Etats américains pour appliquer la peine de mort. Cette méthode n'a cependant pas été employée par l'armée américaine depuis 1961.

Nidal Hasan avait choisi d'assurer sa propre défense lors de son procès, sans déposer ni appeler de témoins. Il n'a jamais nié les accusations contre lui et, selon les avocats de la défense commis d'office, il semblait chercher à être condamné à la peine capitale.

Pendant le procès, les audiences avaient révélé qu'Hasan s'était entretenu en ligne avec une figure présumée d'Al-Qaïda, l'imam américain Anwar al-Awlaqi, tué en 2011 par une frappe de drone américaine au Yémen.

Les Etats-Unis ont connu plusieurs tueries comparables à celle de Fort Hood sur leur territoire ces 15 dernières années.

En 2025, un soldat avait ouvert le feu sur une base dans l'Etat de Géorgie, blessant cinq autres militaires avant d'être appréhendé.

En 2019, un matelot américain avait tué deux personnes et blessé une troisième sur une base à Hawaï. La même année, un étudiant saoudien en école militaire a fait trois morts sur une installation militaire de Floride.

En 2015, un citoyen américain né koweïti avait attaqué deux installations militaires du Tennessee, tuant quatre marines et un matelot. La police fédérale avait conclu à un acte inspiré par un "groupe terroriste étranger".

Et deux ans auparavant, un homme avait fait 12 victimes et huit blessés au Washington Navy Yard, un site de la marine à Washington, avant d'être abattu par les forces de l'ordre.

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