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Deux hommes exécutés en lien avec les manifestations de janvier à Ispahan

dépêche de presse du 3 novembre 2026 - Agence mondiale d'information - AFP
Pays :
peine de mort / Iran
Thème :
L'Iran a pendu mardi deux jeunes hommes pour des accusations liées aux manifestations de janvier, des organisations de défense des droits de l'Homme accusant les autorités de les avoir soumis à la torture et à un procès inéquitable.

Amirhossein Ebrahimi et Amirhossein Maleki, respectivement âgés de 19 et 20 ans, ont été exécutés après avoir été reconnus coupables d'avoir participé à des événements ayant conduit à la mort de quatre policiers à Ispahan, dans le centre du pays, en début d'année, a indiqué l'ONG Iran Human Rights (IHR).

Selon cette organisation basée en Norvège, ces nouvelles pendaisons portent à 36 le nombre de personnes exécutées ces derniers mois en lien avec les manifestations.

Plusieurs ONG accusent Téhéran de multiplier les exécutions dans le but d'intimider la population et d'empêcher toute répétition des manifestations antigouvernementales massives de janvier, réprimées dans le sang, dans un contexte de guerre avec les Etats-Unis.

Les deux hommes ont été pendus pour des « actions brutales et atroces (qui) ont conduit au martyre de quatre policiers », a déclaré Mizan, l'agence du pouvoir judiciaire, qui précise que l'appel des deux condamnés a été rejeté.

Sept autres hommes ont déjà été exécutés dans le cadre de cette affaire et trois autres risquent toujours la pendaison, selon l'IHR.

L'organisation a dénoncé une affaire marquée par « de la torture, des aveux forcés et de graves violations » de la procédure judiciaire, les autorités utilisant selon elle « la mort de quatre agents de sécurité pour justifier ces exécutions, alors qu'aucune des personnes exécutées n'a été inculpée de meurtre ».

« L'ampleur des tortures et des violations de la procédure dans cette affaire est effrayante », a déclaré à l'AFP le directeur de l'IHR, Mahmood Amiry Moghaddam.

Ces exécutions ont également été confirmées par l'ONG HRANA (Human Rights Activists News Agency), basée aux États-Unis. Cette dernière a fait état d'un accès limité au dossier par les accusés et leurs avocats et « d'allégations selon lesquelles des pressions et des actes de torture auraient été exercés au cours de l'enquête ».

Amirhossein Ebrahimi « a été soumis à de sévères tortures physiques et psychologiques durant les interrogatoires, afin d'extorquer des aveux forcés », a affirmé l'ONG Hengaw, basée elle aussi en Norvège.

Selon les ONG, l'Iran est le deuxième pays au monde qui exécute le plus de personnes, après la Chine.
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