La peine de mort - Mali

la peine de Mort dans le monde

barbelé

pays qui prévoit la peine de mort dans sa législation

Date de la dernière exécution : 21 août 1980

barbelé

  • Mali : la peine de mort au niveau international
  • Dispositions du droit national concernant la peine capitale
  • Présentation à travers les années
  •   
    Points marquants - 17 octobre 2007
    Projet de loi pour l'abolition de la peine capitale au Mali

    barbelé

    Les derniers communiqués et dépêches de presse - Mali

    Extraits du Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 17 octobre 2007 17 octobre 2007
    Le Mali adopte un projet de loi contre le terrorisme 06 septembre 2007
    Communiqué du Conseil des ministres (projet de loi portant répression du terrorisme) 05 septembre 2007
    Violences communautaires de 2003 au Mali: 84 condamnés, dont cinq à mort 07 avril 2005
    Les principaux procès contre les anciens chefs d'Etat africains 09 décembre 2003
    Mali: l'ex-dictateur Moussa Traoré gracié 30 mai 2002
    La peine de mort contre Moussa Traoré commuée en détention à perpétuité 22 septembre 1999
    L'ancien président Moussa Traoré et son épouse condamnés à mort 12 janvier 1999
    Moussa Traoré, ancien dictateur deux fois condamné à mort 12 janvier 1999

    barbelé

    Les points marquants

    17 octobre 2007 Projet de loi pour l'abolition de la peine capitale au Mali
    Le Conseil des Ministres adopte un projet de loi portant abolition de la peine de mort au Mali. La peine capitale y est remplacée par la réclusion criminelle à perpétuité.

     
  • Extraits du Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 17 octobre 2007
  •  

    22 septembre 2007 Le Président du Mali souhaite abolir la peine de mort
    Dans un discours à la nation prononcé à l'occasion du 47ème anniversaire de l’indépendance, le président du Mali, Amadou Toumani TOURE, engage le Gouvernement à présenter, dans les prochaines semaines, un projet de loi portant sur la suppression de la peine de mort.
     

     

    05 septembre 2007 Le gouvernement malien adopte un projet de loi pour terrorisme prévoyant la peine de mort
    Le Conseil des Ministres du Mali adopte un projet de loi portant répression du terrorisme qui prévoit entre autres sanctions la peine capitale.
     
  • Communiqué du Conseil des ministres (projet de loi portant répression du terrorisme)
  • Le Mali adopte un projet de loi contre le terrorisme
  •  

  • Consultez les précédents points d'actualité sur ce pays
  • barbelé

    Droit international - Mali

    Les engagements internationaux en matière de peine de mort :

    Pacte international relatif aux droits civils et politiques - ratifié le 16 juillet 1974
    Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques - ratifié le 24 octobre 2001

    Convention relative aux droits de l'enfant - ratifiéee le 21 septembre 1990

    barbelé

    Droit national - Mali

    Constitution

    La Constitution du Mali de 1992 protège le droit à la vie dans son article premier, mais ne traite pas de la peine de mort.

    Législation

    La législation prévoit la peine capitale pour un certain nombre de crimes.

    L'article 8 du code pénal de 1961 (tel qu'il a été modifié par une une ordonnance du 1er décembre 1973) précise que :

    "Tout condamné à mort sera fusillé".
    "La femme condamnée à mort qui est reconnue enceinte, ne subira sa peine qu'après sa délivrance".



    La loi no 99 AN-RM du 3 août 1961 prévoit la peine de mort (article 4) pour des crimes graves contre l'Etat ou les personnes : assassinat, parricide, empoisonnement, vol aggravé, trahison, sédition, espionnage, incendie et destruction par explosif de bâtiments publics, complot contre l'Etat, etc. La peine capitale est également prévue pour des crimes économiques.

    L'ordonnance numéro 6 du 13 février 1974 portant répression des atteintes aux biens publics prévoit la peine capitale pour tout détournement de fonds publics d'un montant supérieur ou égal à 20 millions de francs CFA (article 2, alinéa 7, paragraphe c).
    La Cour spéciale de sûreté de l'Etat est un tribunal militaire, institué en 1976, qui est habilité à prononcer la peine de mort pour les atteintes à la sûreté de l'Etat et le détournement de fonds publics dépassant une certaine somme. Le tribunal est présidé par des juges civils qui peuvent être assistés par des officiers de l'armée siégeant en qualité d'assesseurs. Ses jugements ne sont pas susceptibles d'appel, mais les condamnés peuvent se pourvoir en cassation pour vice de forme.

  • Extraits du Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 17 octobre 2007
  • 17 octobre 2007
  • Communiqué du Conseil des ministres (projet de loi portant répression du terrorisme)
  • 05 septembre 2007
  • Deuxième rapport présenté par le Mali au Comité des droits de l'homme (extraits)
  • 13 janvier 2003

     

    barbelé

    Historique

    Le Mali n'a procédé à aucune exécution judiciaire depuis 1980. Il n'applique pas la peine de mort dans la pratique, mais des condamnations à mort continuent d'être prononcées.

    2000

    Le 25 juillet, la Cour d'assises de Bamako condamne trois personnes à mort, par fusillade. Cheikh Kanoute, le fondateur d'une secte malienne appelée "les Pieds-nus", ainsi que deux de ses disciples, Abdou Doumbia et Abdoulaye Diakite, ont été reconnus coupables du meurtre d'un juge.

    1999

    En janvier 1999, l'ancien président malien Moussa Traoré, son épouse Mariam ainsi qu'un troisième accusé ont été condamnés à mort pour crimes économiques par la Cour d'assises de Bamako. Leurs peines de mort ont été commuées en détention à perpétuité par le président malien en septembre 1999.

    1998

    Au moins cinq personnes ont été condamnées à mort.
    Bourama Konaté a été condamné à mort par la Cour d'assises pour homicide volontaire en février 1998. En octobre, Moussa Coulibaly, Emmanuel Johnson, Ibrahim Konte et Afousseyri Camara ont été condamnés à mort entre autres pour homicide volontaire et vol à main armée.

    1997 - commutation de toutes les peines capitales

    En décembre 1997, le président Konaré a commué toutes les condamnations à mort prononcées au cours des années précédentes en peines de détention à perpétuité.

    1996

    En mars le président Konaré a fait une déclaration dans laquelle il se disait opposé à la peine de mort.
    Six personnes ont été condamnées à mort, en juin, par la Cour d'assises de Ségou. Trois d'entre elles (Diango Sissoko, Daouda Traoré et Karim Koné) pour atteinte aux biens publics et vol à main armée, les trois autres pour incendie volontaire, vol qualifié et détention de stupéfiants.

    1995

    En mars 1995 Boubacar Dembelé, ancien directeur de la Société nationale des tabacs et alumettes du Mali (SONATAM), est condamné à mort pour corruption.

    1994

    Un homme, Kantara Traoré, est condamné à mort en août pour tentative de meurtre.

    1993

    En 1993, l'ancien président malien Moussa Traoré a été condamné à mort, une première fois, pour la répression sanglante des émeutes qui avaient entraîné sa chute. Cette peine de mort a été commuée en détention à perpétuité en décembre 1997 par le président Konaré qui s'est toujours déclaré hostile à la peine capitale.

    1992

    En février, treize hommes et une femme ont été condamnés à mort pour meurtre et complicité de meurtre. Ces sentences capitales ont été prononcées à l'issue du procès expéditif de 31 personnes accusées de diverses infractions dans le cadre du meurtre d'un douanier. En avril le chef de l'Etat a commué les condamnations à mort en réclusion à perpétuité assortie de travaux forcés.

    1990

    En décembre, quatre personnes ont été condamnées à mort par contumace pour détournement de fonds par la Cour spéciale de sûreté de l'Etat.

    1989

    En juin, quatre personnes ont été condamnées à mort pour détournement de fonds publics par la Cour spéciale de sûreté de l'Etat.

    1988

    La Cour spéciale de sûreté de l'Etat a prononcé sept condamnations à mort, dont trois par contumace, pour détournement de fonds. En septembre, des mesures de grâce ont commué six condamnations à mort, dont quatre en travaux forcés à perpétuité.

    1987

    Au moins 19 condamnations à mort, dont trois par contumace, ont été prononcées. Quatre, dont une par contumace, ont été prononcées en juin par la cour d'assises de Bamako pour des infractions pénales. La Cour spéciale de sûreté de l'Etat, tribunal spécial compétent pour les infractions relatives aux biens publics aurait prononcé les autres pour détournement de fonds publics.

    1986

    Cinq personnes auraient été condamnées à mort par contumace en 1986, Sidi Demba Madina Soumbounou, condamné en août pour trahison et offense au Chef de l'Etat, et quatre hommes condamnés en décembre pour vol, coups et blessures et recel.

    1980 - exécutions

    Deux condamnés à mort ont été passés par les armes.
    Mamadou Keiita et Karuba Coulibaly, tous deux condamnés à mort pour meurtre, vol à main armée et autres délits, ont été fusillés le 21 août 1980.

    barbelé
    Consultez les autres fiches pays :

     

    barbelé

    Creative Commons License - Sophie Fotiadi - la peine de Mort dans le monde

    http://www.peinedemort.org/National/pays.php