La peine de mort - Guatémala
la peine de Mort dans le monde
Pays qui prévoit la peine de mort dans sa législation
Guatémala : la peine de mort au niveau international
Dispositions du droit national concernant la peine capitale
Présentation à travers les années
Les derniers communiqués et dépêches de presse - Guatémala
Le général à la retraite Otto Pérez Molina favori de la présidentielle au Guatemala 06 novembre 2011
[position de la France] Guatemala : moratoire sur la peine de mort 09 novembre 2010
Guatemala: le président rejette la peine de mort 04 novembre 2010
Guatemala: veto du président sur une loi rétablissant la peine de mort 04 novembre 2010
Guatemala : Les députés pour la mesure mais le président Colom annonce son veto 07 octobre 2010
Rétablissement controversé de la peine de mort au Guatemala 13 février 2008
Guatemala: Abolir la peine de mort, proposition en hommage à Jean-Paul II 14 avril 2005
Guatemala: le président veut abolir la peine de mort en hommage à Jean Paul II 06 avril 2005
Guatemala: 500.000 fidèles rassemblés pour le pape 31 juillet 2002
Le pape très satisfait de l'initiative pour l'abolition de la peine de mort 30 juillet 2002
Consultez les précédentes dépêches de presse pour ce pays
04 novembre 2010 Le président du Guatémala s'oppose à nouveau à une loi qui permettrait la reprise des exécutions capitales
Comme en 2008, le président guatémaltèque, Álvaro Colom, appose son veto au projet de loi no 4175 adopté le 5 octobre 2010 pour remettre en place une grâce présidentielle pour les condamnés à mort. Cette procédure de grâce est indispensable pour permettre de relancer les exécutions capitales au Guatémala.

Selon le président, en "rétablissant" la peine de mort cette loi violerait la constitution qui garantit notamment le droit à la vie.

Les exécutions capitales demeurent donc impossible en l'état au Guatémala.
 
  • [position de la France] Guatemala : moratoire sur la peine de mort  - communiqué de presse du 09 novembre 2010
  • Guatemala: le président rejette la peine de mort  - dépêche de presse du 04 novembre 2010
  • Guatemala: veto du président sur une loi rétablissant la peine de mort  - dépêche de presse du 04 novembre 2010
  • Le parlement adopte une procédure pour permettre de relancer l'application de la peine de mort au Guatémala  - ACTU du 05 octobre 2010
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    05 octobre 2010 Le parlement adopte une procédure pour permettre de relancer l'application de la peine de mort au Guatémala
    Le parlement guatémaltèque adopte le projet de loi no 4175 qui vise à remettre en place une grâce présidentielle pour les condamnés à mort. Cette procédure de grâce est indispensable pour permettre de relancer les exécutions capitales.

    Le président Alvaro Colom a aussitôt indiqué qu'il apposerait son veto à la loi, comme il l'avait déjà fait en 2008.

    [projet de loi en espagnol : http://www.congreso.gob.gt/archivos/iniciativas/registro4175.pdf]
     
  • Guatemala : Les députés pour la mesure mais le président Colom annonce son veto  - dépêche de presse du 07 octobre 2010
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    14 mars 2008 Le président du Guatémala s'oppose à une loi qui permettrait la reprise des exécutions capitales
    Le président guatémaltèque, Álvaro Colom, oppose son veto à la "Ley Reguladora de la Conmutación de la Pena para los Condenados a Muerte" adoptée par le Congrès le 12 février 2008.
    Ce texte remet en place une procédure de grâce présidentielle pour les condamnés à mort, ce qui permettrait de procéder à nouveau à des exécutions capitales.

    Le texte est maintenant renvoyé devant le Congrès qui peut décider de le réexaminer ou de passer outre le veto présidentiel (avec une majorité des deux tiers).
     
  • Déclaration de la présidence au nom de l'Union européenne concernant la décision du président du Guatemala d'opposer son veto à la loi sur le rétablissement de la peine de mort  - déclaration du 19 mars 2008
  • Déclaration de la présidence au nom de l'Union européenne concernant la peine de mort au Guatemala  - déclaration du 25 février 2008
  • Rétablissement controversé de la peine de mort au Guatemala  - dépêche de presse du 13 février 2008
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    Consultez les précédents points d'actualité sur ce pays
    Droit international - Guatémala
    Les engagements internationaux en matière de peine de mort :

    Pacte international relatif aux droits civils et politiques - ratifié le 06 mai 1992
    Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques - ratifié le 28 novembre 2000

    Convention relative aux droits de l'enfant - ratifiéee le 06 juin 1990

    Les acteurs de l'ONU et la peine de mort dans ce pays
    Question de la peine de mort : Rapport annuel du Secrétaire général (juin 2010-juillet 2011) 04 juillet 2011
    Rapport sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires 1998 - Situation dans les pays mis en cause (extraits) 06 janvier 1999
    Rapport sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires 1997 - Situation dans les pays mis en cause (extraits) 19 décembre 1997
    Rapport sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires 1996 - Situation dans les pays mis en cause (extraits) 23 décembre 1996
    Les acteurs de l'Europe et la peine de mort dans ce pays (Conseil de l'Europe et Union européenne)
    Déclaration de la présidence au nom de l'Union européenne concernant la décision du président du Guatemala d'opposer son veto à la loi sur le rétablissement de la peine de mort 19 mars 2008
    Déclaration de la présidence au nom de l'Union européenne concernant la peine de mort au Guatemala 25 février 2008
    D'autres acteurs intervenant sur la peine de mort dans ce pays
    [position de la France] Guatemala : moratoire sur la peine de mort 09 novembre 2010
    Droit national - Guatémala
    Constitution
    L'article 18 de la constitution de 1985 limite l'application de la peine de mort au Guatémala.
    Il interdit notamment qu'elle soit prononcée contre des femmes, contre des personnes âgées de plus de soixante ans, contre l'auteur d'infractions à caractère politique ou d'infractions connexes de droit commun, et contre une personne extradée sous condition de ne pas être condamnée à mort.

    "ARTICULO 18.- Pena de muerte. La pena de muerte no podrá imponerse en los siguientes casos:

    a) Con fundamente en presunciones;
    b) A las mujeres;
    c) A los mayores de sesenta años;
    d) A los reos de delitos políticos y comunes conexos con los políticos; y
    e) A reos cuya extradición haya sido concedida bajo esa condición.

    Contra la sentencia que imponga la pena de muerte, serán admisibles todos los recursos legales pertinentes, inclusive el de casación; éste siempre será admitido para su trámite. La pena se ejecutará después de agotarse todos los recursos.

    El Congreso de la República podrá abolir la pena de muerte."
    Législation
    De nombreux crimes sont passibles de la peine de mort dans le droit commun et dans le droit militaire : meurtre, parricide, viol grave; enlèvement,...

    La peine de mort est parfois obligatoire (par exemple, le viol d'un enfant de moins de dix ans si la victime meurt).

    Historique législatif :
    1995 - extension du champ d'application de la peine de mort en violation de l'article 4-2 de la Convention américiane relative aux droits de l'homme.
    * mars 1995 : le décret 14-95 étend la peine de mort aux personnes reconnues coupables d'enlèvement.
    * juillet 1995 : avec le décret 48-95 les responsables d'exécutions extrajudiciaires deviennent passibles de mort lorsque la victime a moins de 12 ans ou plus de 60 ans. Les disparitions forcées peuvent également entraîner la peine de mort si la victime a de graves blessures, un traumatisme important ou décède.

    1996
    Le Congrès adopte à l'unanimité une loi substituant l'injection létale au peloton d'exécution pour les peines capitales.
  • Troisième rapport présenté par le Guatemala au Comité des droits de l'homme (extraits)
  • 31 mars 2010

     

    Historique
    Suite aux exécutions de septembre 1996, le Guatémala a rejoint les pays qui pratiquent effectivement la peine de mort, alors qu'il était auparavant considéré comme abolitionniste de facto (les précédents exécutions remontaient à 1983).

    2000 - exécutions retransmises à la télévision
    29 juin : deux exécutions par injection létale sont retransmises en direct (puis en boucle) à la télévision. Il s'agit de la deuxième et de la troisième exécution par injection létale.
    Amilcar Cetino Perez et Tomas Cerrate Hernandez avait été condamnés à mort pour l'enlèvement en janvier 1997 d'une riche héritière retrouvée morte malgré le versement d'une rançon.

    1999
    Aucune exécution. Plusieurs condamnations à mort ont été prononcées durant l'année 1999.

    1998 - première exécution par injection létale

    Février 1998 : première exécution par injection létale.
    Manuel Martìnez Coronado, condamné à mort en 1995 pour homicides multiples, a été exécuté malgré une demande de suspension de la Commission interaméricaine des droits de l'homme qui souhaitait vérifier le respect de la Convention américaine relative aux droits de l'homme au cours de la procédure judiciaire.
    Son exécution a été retransmise à la télévision. Le gouvernement a par la suite annoncé que les exécutions ne seraient plus diffusées au public et que les journalistes ne pourraient plus y assister.
    En décembre, trois miliciens des anciennes patrouilles d'autodéfense civile ont été condamnés à mort pour des massacres commis en 1982.

    1997
    Aucune exécution. Sept condamnés à mort seraient en attente d'exécution.

    1996 - premières exécutions depuis 1983
    Pedro Castillo Mendoza et Roberto Giron ont été passés par les armes le 13 septembre 1996: il s'agissait des premières exécutions judiciaires au Guatémala depuis 1983. La Cour suprême quatémaltèque avait rejeté l'appel interjeté par ces deux hommes, condamnés à mort pour viol et meurtre.
    Le 11 septembre, la Cour suprême a rejetté la demande de la Commission interaméricaine des droits de l'homme quant à: la mise en place de mesures conservatoires et d'un sursis à l'exécution.
    Les exécutions ont eu lieu dans un établissement pénitentiaire, à 60 kilomètres au sud de la ville de Guatémala, en présence du juge ayant prononcé la peine et d'une centaine de reporters, qui ont filmé l'événement. Un des deux hommes n'ayant pas été tué par les salves du peloton d'exécution, le commandant de cette formation l'a exécuté d'une balle dans la tête.

    Le Rapporteur spécial de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires a exprimé sa préoccupation suite à la reprise des exécutions au Guatémala.

    1995[extenstion du champ d'application de la peine de mort]
    Trois ex-policiers, Miguel Angel Revolorio Rodrìguez, Miguel Angel Lòpez Calo
    et Anìbal Archila Pérez, sont condamnés à mort pour assassinat en février 1995. Le Rapporteur spécial de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires a, par la suite, lancé un appel urgent relatif à ces trois condamnations.



    1993
    En octobre 1993, le nouveau président a commué la peine capitale -qui avait été
    confirmée par la Cour suprême- de Nicolàs Gutiérrez Cruz, un soldat reconnu coupable du meurtre de quatre indigènes déplacés, morts en janvier 1992
    dans le département de Solalà.

    1992
    Au mois d'août, la Cour suprême a confirmé les condamnations à mort prononcées par un tribunal militaire contre les soldats Nicolàs Gutiérrez et Eliseo Suchité Hernàndez pour le meurtre d'une famille déplacée perpétré à Ciudad Peronia (département de Solalà). Les deux hommes se sont évadés au mois de juin, mais
    Nicolàs Gutiérrez a été repris par la suite.

    1983 - exécutions
    Onze exécutions ont eu lieu, notamment suite à des condamnations pour enlèvement et subversion en vertu du décret 46-82 promulgué sous l'état d'urgence qui avait été proclamé lors de la prise du pouvoir par le général Efrain Rios Montt en
    1982. Ce décret qui créait des tribunaux militaires secrets qui pouvaient prononcer la peine de mort pour un grand nombre de crimes politiques a été abrogé en août 1983.

    1982 - exécutions
    Quatre exécutions ont eu lieu en 1982.