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La peine de mort - Guatémala |
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| 14 mars 2008 | Le président du Guatémala s'oppose à une loi qui permettrait la reprise des exécutions capitales | |
| Le président guatémaltèque, Álvaro Colom, oppose son veto à la "Ley Reguladora de la Conmutación de la Pena para los Condenados a Muerte" adoptée par le Congrès le 12 février 2008. Ce texte remet en place une procédure de grâce présidentielle pour les condamnés à mort, ce qui permettrait de procéder à nouveau à des exécutions capitales. Le texte est maintenant renvoyé devant le Congrès qui peut décider de le réexaminer ou de passer outre le veto présidentiel (avec une majorité des deux tiers). | ||
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| 12 février 2008 | Une loi rétablissant le droit de grâce pour les condamnés à mort au Guatémala permettra la reprise des exécutions capitales | |
| Une “Ley Reguladora de la Conmutación de la Pena para los Condenados a Muerte” remet en place une procédure de grâce présidentielle au Guatémala. Dès que cette loi sera entrée en vigueur, les condamnés actuellement dans les couloirs de la mort disposeront d'un délai de trente jours pour faire un recours en grâce. Aucune exécution n'a eu lieu depuis 2000 au Guatémala où l'application de la peine de mort avait été jugée inconstitutionnelle en l'absence de possibilité de grâce. | ||
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| 29 juin 2000 | Exécutions retransmises à la télévision au Guatémala | |
| La télévision guatemaltèque diffuse, en direct dans un premier temps, puis en boucle, l'exécution de deux condamnés à mort. Il s'agit de la deuxième et de la troisième exécution par injection létale dans ce pays, la première ayant eu lieu en février 1998 (auparavant les condamnés étaient exécutés par peloton d'exécution). | ||
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Pacte international relatif aux droits civils et politiques - ratifié le 06 mai 1992
Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques - ratifié le 28 novembre 2000
- Observations finales du Comité des droits de l'homme : Guatemala (extraits)
27 août 2001 - Observations finales du Comité des droits de l'homme : Guatémala (extraits)
03 avril 1996 Convention relative aux droits de l'enfant - ratifiéee le 06 juin 1990

Constitution | L'article 18 de la constitution de 1985 limite l'application de la peine de mort au Guatémala. Il interdit notamment qu'elle soit prononcée contre des femmes, contre des personnes âgées de plus de soixante ans, contre l'auteur d'infractions à caractère politique ou d'infractions connexes de droit commun, et contre une personne extradée sous condition de ne pas être condamnée à mort. "ARTICULO 18.- Pena de muerte. La pena de muerte no podrá imponerse en los siguientes casos: a) Con fundamente en presunciones; b) A las mujeres; c) A los mayores de sesenta años; d) A los reos de delitos políticos y comunes conexos con los políticos; y e) A reos cuya extradición haya sido concedida bajo esa condición. Contra la sentencia que imponga la pena de muerte, serán admisibles todos los recursos legales pertinentes, inclusive el de casación; éste siempre será admitido para su trámite. La pena se ejecutará después de agotarse todos los recursos. El Congreso de la República podrá abolir la pena de muerte." |
Législation | De nombreux crimes sont passibles de la peine de mort dans le droit commun et dans le droit militaire : meurtre, parricide, viol grave; enlèvement,... La peine de mort est parfois obligatoire (par exemple, le viol d'un enfant de moins de dix ans si la victime meurt). Historique législatif : 1995 - extension du champ d'application de la peine de mort en violation de l'article 4-2 de la Convention américiane relative aux droits de l'homme. * mars 1995 : le décret 14-95 étend la peine de mort aux personnes reconnues coupables d'enlèvement. * juillet 1995 : avec le décret 48-95 les responsables d'exécutions extrajudiciaires deviennent passibles de mort lorsque la victime a moins de 12 ans ou plus de 60 ans. Les disparitions forcées peuvent également entraîner la peine de mort si la victime a de graves blessures, un traumatisme important ou décède. 1996 Le Congrès adopte à l'unanimité une loi substituant l'injection létale au peloton d'exécution pour les peines capitales. |

Historique | Suite aux exécutions de septembre 1996, le Guatémala a rejoint les pays qui pratiquent effectivement la peine de mort, alors qu'il était auparavant considéré comme abolitionniste de facto (les précédents exécutions remontaient à 1983). 2000 - exécutions retransmises à la télévision 29 juin : deux exécutions par injection létale sont retransmises en direct (puis en boucle) à la télévision. Il s'agit de la deuxième et de la troisième exécution par injection létale. Amilcar Cetino Perez et Tomas Cerrate Hernandez avait été condamnés à mort pour l'enlèvement en janvier 1997 d'une riche héritière retrouvée morte malgré le versement d'une rançon. 1999 Aucune exécution. Plusieurs condamnations à mort ont été prononcées durant l'année 1999. 1998 - première exécution par injection létale Février 1998 : première exécution par injection létale. Manuel Martìnez Coronado, condamné à mort en 1995 pour homicides multiples, a été exécuté malgré une demande de suspension de la Commission interaméricaine des droits de l'homme qui souhaitait vérifier le respect de la Convention américaine relative aux droits de l'homme au cours de la procédure judiciaire. Son exécution a été retransmise à la télévision. Le gouvernement a par la suite annoncé que les exécutions ne seraient plus diffusées au public et que les journalistes ne pourraient plus y assister. En décembre, trois miliciens des anciennes patrouilles d'autodéfense civile ont été condamnés à mort pour des massacres commis en 1982. 1997 Aucune exécution. Sept condamnés à mort seraient en attente d'exécution. 1996 - premières exécutions depuis 1983 Pedro Castillo Mendoza et Roberto Giron ont été passés par les armes le 13 septembre 1996: il s'agissait des premières exécutions judiciaires au Guatémala depuis 1983. La Cour suprême quatémaltèque avait rejeté l'appel interjeté par ces deux hommes, condamnés à mort pour viol et meurtre. Le 11 septembre, la Cour suprême a rejetté la demande de la Commission interaméricaine des droits de l'homme quant à: la mise en place de mesures conservatoires et d'un sursis à l'exécution. Les exécutions ont eu lieu dans un établissement pénitentiaire, à 60 kilomètres au sud de la ville de Guatémala, en présence du juge ayant prononcé la peine et d'une centaine de reporters, qui ont filmé l'événement. Un des deux hommes n'ayant pas été tué par les salves du peloton d'exécution, le commandant de cette formation l'a exécuté d'une balle dans la tête. Le Rapporteur spécial de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires a exprimé sa préoccupation suite à la reprise des exécutions au Guatémala. 1995[extenstion du champ d'application de la peine de mort] Trois ex-policiers, Miguel Angel Revolorio Rodrìguez, Miguel Angel Lòpez Calo et Anìbal Archila Pérez, sont condamnés à mort pour assassinat en février 1995. Le Rapporteur spécial de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires a, par la suite, lancé un appel urgent relatif à ces trois condamnations. 1993 En octobre 1993, le nouveau président a commué la peine capitale -qui avait été confirmée par la Cour suprême- de Nicolàs Gutiérrez Cruz, un soldat reconnu coupable du meurtre de quatre indigènes déplacés, morts en janvier 1992 dans le département de Solalà. 1992 Au mois d'août, la Cour suprême a confirmé les condamnations à mort prononcées par un tribunal militaire contre les soldats Nicolàs Gutiérrez et Eliseo Suchité Hernàndez pour le meurtre d'une famille déplacée perpétré à Ciudad Peronia (département de Solalà). Les deux hommes se sont évadés au mois de juin, mais Nicolàs Gutiérrez a été repris par la suite. 1983 - exécutions Onze exécutions ont eu lieu, notamment suite à des condamnations pour enlèvement et subversion en vertu du décret 46-82 promulgué sous l'état d'urgence qui avait été proclamé lors de la prise du pouvoir par le général Efrain Rios Montt en 1982. Ce décret qui créait des tribunaux militaires secrets qui pouvaient prononcer la peine de mort pour un grand nombre de crimes politiques a été abrogé en août 1983. 1982 - exécutions Quatre exécutions ont eu lieu en 1982. |
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- Sophie Fotiadi -