Le dirigeant birman Min Aung Hlaing annonce que toutes les condamnations à mort seront commuées en emprisonnement à vie.
Cette annonce a été faite dans le cadre d'une amnistie plus large à l'occasion du Nouvel An birman. Elle intervient alors que Min Aung Hlaing vient d'être désigné président civil, 5 ans après son coup d'État en 2021.
La junte birmane avait repris les exécutions capitales en juillet 2022 et les condamnations à mort s'étaient poursuivies depuis.
L'ONU rapporte la condamnation à mort le 30 novembre de sept étudiants jugés à huis clos par un tribunal militaire au Myanmar et dénonce l'utilisation de la peine de mort à des fins politiques. Selon le communiqué cela porterait à 139 le nombre de condamnations à mort prononcées depuis le coup d'État de l'armée birmane le 1er février 2021.
Le Myanmar avait repris les exécutions capitales en juillet 2022, alors que les précédentes remontaient à la fin des années 80, en exécutant des opposants politiques.
La junte birmane a exécuté quatre condamnés à mort dont deux figures de l'opposition, Phyo Zeya Thaw, ancien parlementaire de la Ligue nationale pour la démocratie, et Kyaw Min Yu, militant prodémocratie connu sous le nom de Ko Jimmy.
Des réactions internationales avaient déjà suivi l'annonce par la junte birmane début juin du projet de reprendre les exécutions capitales, elles ont redoublé d'ampleur après ces exécutions capitales.
Selon Amnesty International la dernière exécution recensée au Myanmar remontait à la fin des années 1980. Par contre depuis le coup d'État militaire de février 2021, Amnesty International avait constaté une importante hausse du nombre de condamnations à mort.
Condamnations et exécutions de 2007 à 2024 — Myanmar (Birmanie)
Données des rapports d'Amnesty International
? : aucune donnée pour cette année
3+ : au moins 3, le nombre exact pouvant être supérieur
* : "des" (plus d'une, sans qu'un chiffre minimum fiable puisse être donné)
Ces chiffres proviennent des rapports d'Amnesty International sur la peine de mort.
Il s'agit du nombre de condamnations à mort et d'exécutions capitales dont Amnesty a connaissance au moment de la publication de ces rapports annuels (en général vers le mois d'avril)
et dont elle a pu raisonnablement obtenir confirmation, sachant que pour certains pays les chiffres réels sont considérablement plus élevés.
Pour plus de précisions, consultez le dernier rapport : Condamnations à mort et exécutions en 2023.