La peine de mort - Comores
la peine de Mort dans le monde
Pays qui pratique la peine de mort
Comores : la peine de mort au niveau international
Dispositions du droit national concernant la peine capitale
Présentation à travers les années
10 février 2009 53 pays s'opposent au projet d'imposer un moratoire sur la peine de mort au niveau de l'ONU
Dans une note verbale à propos de la résolution 63/168 "Moratoire sur la peine de mort" adoptée le 18 décembre 2008, 53 pays "continuent de s'opposer à toute tentative visant à imposer un moratoire sur la peine de mort ou son abolition".

Cette note, introduite est adressée au Secrétaire Général de l'Onu et distribuée à l'Assemblée Générale des Nations Unies. L'année précédente une note similaire a été signée par 58 pays.
 
  • Note verbale sur la résolution 63/168 intitulée "Moratoire sur la peine de mort"  - note verbale A/63/716 du 12 février 2009
  • Moratoire sur l'application de la peine de mort  - résolution A/RES/63/168 du 18 décembre 2008
  • Note verbale sur la résolution 62/149 intitulée "Moratoire sur la peine de mort"  - note verbale A/62/658 du 02 février 2008
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    11 janvier 2008 58 pays s'opposent au projet d'imposer un moratoire sur la peine de mort au niveau de l'ONU
    Dans une note verbale à propos de la résolution 62/149 "Moratoire sur la peine de mort" adoptée le 18 décembre 2007, 58 pays "continuent de s'opposer à toute tentative visant à imposer un moratoire sur la peine de mort ou son abolition".

    Cette note, introduite par Singapour est adressée au Secrétaire Général de l'Onu et distribuée à l'Assemblée Genérale des Nations Unies.
     
  • Note verbale sur la résolution 62/149 intitulée "Moratoire sur la peine de mort"  - note verbale A/62/658 du 02 février 2008
  • Résolution - Moratoire sur l'application de la peine de mort  - résolution A/RES/62/149 du 18 décembre 2007
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    18 septembre 1996 Reprise des exécutions aux Comores
    Un homme reconnu coupable de meurtre la veille a été fusillé aux Comores. Il n'a pu exercer aucune voie de recours contre sa condamnation car les juges de la juridiction prévue à cet effet n'ont pas encore été nommés.

    Il n'y avait eu aucune exécution aux Comores depuis l'année de l'indépendance, en 1978.
     

     

    Consultez les précédents points d'actualité sur ce pays
    Les engagements internationaux en matière de peine de mort :

    Pacte international relatif aux droits civils et politiques - signé le 25 septembre 2008

    Convention relative aux droits de l'enfant - ratifiéee le 23 juin 1993

    Les acteurs de l'ONU et la peine de mort dans ce pays
    Note verbale sur la résolution 63/168 intitulée "Moratoire sur la peine de mort" 12 février 2009
    Note verbale sur la résolution 62/149 intitulée "Moratoire sur la peine de mort" 02 février 2008
    Rapport sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires 1997 - Situation dans les pays mis en cause (extraits) 19 décembre 1997
    Rapport sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires 1996 - Situation dans les pays mis en cause (extraits) 23 décembre 1996
    Droit national - Comores
    Constitution
    La Constitution des Comores du 20 octobre 1996 ne traite ni du droit à la vie ni de la peine capitale.
    Certaines de ses dispositions règlent cependant quelques modalités d'application de la peine de mort, par exemple le titre IV sur le pouvoir judiciaire, ou l'article 21 :

    Art. 21 - Le Président de la République [...] a le droit de faire grâce.
    Législation
    Code pénal

    La loi n° 81-06/PR du 19 novembre 1982 portant code pénal précise les modalités d'application de la peine capitale aux Comores :

    LIVRE PREMIER

    Des peines en matière criminelle et correctionnelle et de leurs effets [...]

    Art. 7 - Les peines afflictives et infamantes sont : 1°) la mort ;
    [...]
    CHAPITRE I
    Des peines en matière criminelle

    Art. 12 - Tout condamné à mort sera fusillé.

    Art. 13 - Les corps des suppliciés seront délivrés à leurs familles si elles les réclament, à charge pour elles de les faire inhumer sans aucun appareil.

    Le procès-verbal d'exécution sera, sous peine d'une amende civile de 2 000 à 10 000 francs, dressé sur le champ par le greffier. Il sera signé par le Président des assises ou son remplaçant, le représentant du Ministère public et le greffier.

    Immédiatement après l'exécution, copie de ce procès-verbal sera, sous la même peine, affichée à la porte de l'établissement pénitentiaire où a eu lieu l'exécution et y demeurera apposée pendant vingt-quatre heures. Au cas où l'exécution aurait été faite hors de l'enceinte d'un établissement pénitentiaire, le procès-verbal en sera affiché à la porte de la mairie du lieu d'exécution.

    Aucune indication, aucun document relatifs à l'exécution autres que le procès-verbal ne pourront être publiés par la voie de la presse, à peine d'une amende de 20 000 à 35 000 francs. il est interdit, sous la même peine, tant que le procès-verbal de l'exécution n'a pas été affiché ou le décret de grâce notifié au condamné ou mentionné à la minute de l'arrêt, de publier par la voie de la presse, d'affiche, de tract, ou par tout autre moyen de publicité, aucune information relative aux avis émis par le Conseil supérieur de la magistrature ou à la décision prise par le Président de la République.

    Le procès-verbal sera, sous la peine prévue à l'alinéa 1er, transcrit par le greffier dans les vingt-quatre heures au pied de la minute de l'arrêt. La transcription sera signée par lui et il fera mention du tout sous la même peine, en marge du procès-verbal. Cette mention sera également signée et la transcription fera preuve comme le procès-verbal lui-même.

    Si la condamnation émane d'une juridiction autre que la Cour d'assises, son président exercera les attributions appartenant au Président des assises pour l'application du présent article.

    Art. 14 - Si l'exécution doit se faire dans un établissement pénitentiaire, celui-ci doit être parmi les établissements pénitentiaires figurant sur une liste dressée par un arrêté du ministre chargé de la justice.

    Seront seules admises à assister à l'exécution, les personnes indiquées ci-après :

    1°) le Président de la Cour d'assises ou, à défaut, un magistrat désigné par le Président de la Cour d'appel ;
    2°) un représentant du Ministère public désigné par le Procureur général ;
    3° ) un juge du tribunal du lieu d'exécution ;
    4°) le greffier de la Cour d'assises ou, à défaut, un greffier du tribunal du lieu d'exécution ;
    5°) les défenseurs du condamné ;
    6°) un ministre du culte ;
    7°) le directeur de l'établissement pénitentiaire ;
    8°) le commissaire de police et s'il y a lieu, les agents de la force publique requis par le Procureur général ou par le Procureur de la République ;
    9°) le médecin de la prison ou, à défaut,un médecin désigné par le Procureur général ou par le Procureur de la République ;


    Aucune condamnation ne pourra être exécutée pendant les jours de fêtes nationales ou religieuses, ni les dimanches, ni les vendredis.

    Art. 15 - Si une femme condamnée à mort se déclare et s'il est vérifié qu'elle est enceinte, elle ne subira la peine qu'après sa délivrance.
  • Rapport initial présenté par les Comores au Comité des droits de l'enfant (extraits)
  • 07 octobre 1998

     

    Historique
    Suite à l'exécution de septembre 1996, la République fédérale islamique des Comores a rejoint les pays qui pratiquent la peine de mort, alors qu'elle était auparavant considérée comme abolitionniste de facto.


    1997 - exécution

    Saidali Mohamed, condamné à mort pour vol à main armée en décembre 1996, est exécuté le 29 mai 1997. Comme Youssouf Ali en 1996, il n'a pas pu exercer de voie de recours.

    Suite à la reprise d'exécution, le rapporteur spécial de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires a adressé un appel urgent au gouvernement comorien en demandant notamment le respect des normes internationales relatives au droit à un procès équitable.


    1996 - reprise d'exécution

    Après vingt ans sans exécution capitale, les Comores exécutent un condamné à mort en public le 17 septembre 1996. Youssouf Ali - qui n'a pas bénéficié de l'assistance d'un avocat et n'a pas pu interjeter appel, faute d'instance d'appel désignée - a été passé par les armes peu de temps après sa condamnation. La législation comorienne prévoit le droit de faire appel, mais aucune juridiction n'a été instituée pour traiter ces pourvois.
    Les Comores cessent ainsi de faire partie des pays abolitionnistes de facto.
    Cette exécution fait suite à un discours, fin août, du nouveau président Mohamed Taki Abdoulkarim

    1993 - condamnations à mort

    En avril 1993, deux anciens ministres et sept soldats ont été condamnés à mort par la Cour de sûreté de l'Etat pour tentative de coup d'Etat (en 1992). Quatre des soldats ont été jugés par défaut.
    En mai 1993, le gouvernement a commué en détention à perpétuité les condamnations à mort des cinq prisonniers ; en septembre, leurs peines ont été ramenées à vingt ans d'emprisonnement.